Le Saviez-Vous ► Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley


Je ne suis pas une fan du hockey, je ne suis donc les éliminations pour la Coupe Stanley, surtout pas avec les Canadiens qui depuis quelques années, ils ne sont pas comme autrefois. Je m’intéresse quand même à certains point de son histoire. Il y a eu deux fois que la Coupe Stanley n’a pas été décernée à cause d’un lock-out en 2004-2005, et à celle de 2019 et c’est elle qui est détaillée ici expliquant que c’est la grippe espagnole qui a eu raison du hockey
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Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley

 

Il y a 100 ans, le monde était frappé par la terrible épidémie de grippe espagnole. Entre 1918 et 1920, on estime que la maladie a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale. Le monde du sport n’est pas épargné. En 1919, pour la première fois, la coupe Stanley n’est pas attribuée, au grand dam du Canadien de Montréal.

Un texte de Robert Frosi

Retrouver une coupe Stanley qui n’a jamais pu être attribuée n’est pas une mission simple. Nous avons dû traverser un siècle d’histoire et, surtout, naviguer au cœur de l’une des plus terribles tragédies.

La grippe espagnole frappe le Québec à l’été 1918 et fera plus de 18 000 victimes dans la province. À l’époque, toutes les interprétations sur l’origine de la pandémie sont imaginées. À Montréal, par exemple, certains pensent que c’est un bateau en provenance de l’Inde qui a amené cette maladie qui fera plus de 3000 morts dans la métropole.

Pour en savoir plus, nous donnons rendez-vous à Magda Fahrni, professeure et directrice du département d’histoire à l’UQAM. Elle a longtemps étudié l’histoire de la grippe espagnole. C’est au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal que nous allons la rencontrer. Comme nous, elle découvre pour la première fois ce lieu un peu méconnu. Quand on déambule dans le musée, on découvre l’histoire des infirmières du Québec. Devant le comptoir où l’on préparait les médicaments, la professeure commence à nous parler des origines de l’épidémie.

« On a longtemps cru que c’était les soldats canadiens qui revenaient du front qui l’avaient apportée avec eux, raconte Magda Fahrni. Aujourd’hui, on sait que la vague de 1918 a commencé en Angleterre et ensuite, elle a été transportée aux États-Unis par les soldats américains.

« Et ce sont les soldats américains et les civils qui l’ont répandue en Amérique du Nord et au Québec. L’éclosion a eu lieu à Victoriaville, puis à Montréal quelques semaines plus tard. La promiscuité dans laquelle vivaient les soldats sera une des causes de l’arrivée de la maladie au Canada. »

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Nous continuons notre visite au milieu des vitrines qui renferment d’énormes seringues, des stéthoscopes rudimentaires, et, en regardant des pots qui renfermaient toutes sortes de remèdes, Magda Fahrni rappelle :

« Le plus grand problème, c’est que la médecine était impuissante, car il n’y avait pas de médicaments, le vaccin n’existait pas. En plus, on faisait face à une pénurie de médecins et d’infirmières, qui étaient réquisitionnés sur le front. »

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Devant un portrait des infirmières de l’époque, elle termine ses explications sur la rapidité avec laquelle la pandémie s’est répandue.

« On avait beaucoup d’institutions au Québec, des collèges, des orphelinats, des hôpitaux et donc, encore une fois, c’est la promiscuité qui a facilité la transmission. »

Finalement c’est comme ce qui s’est passé dans le vestiaire du Canadien de Montréal, lui demande-t-on.

« Sûrement, sûrement », répond-elle.

Avant de nous rencontrer, Mme Fahrni nous avait prévenus qu’elle ne connaissait pas vraiment l’épisode qui concernait la Coupe Stanley de 1919, mais nous tenions à ce qu’une spécialiste nous parle de l’ampleur de la tragédie.

Notre enquête nous mène ensuite dans les voûtes de Radio-Canada, où nous trouvons un document saisissant : un témoignage glaçant qui fait prendre conscience de l’immense gravité de la situation de l’époque.

Une publicité pour l'un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s'affichait dans les journaux de l'époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une publicité pour l’un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s’affichait dans les journaux de l’époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

En 1918, le Dr Albert Cholette fait ses débuts en médecine. Il a décrit ce qu’il a vécu à l’émission radiophonique La vie quotidienne, animée par Lizette Gervais, en 1976.

« C’était une maladie terrible et nous n’avions rien pour la combattre. On n’avait pas d’antibiotiques, on n’avait pas de médicaments. On avait juste de l’aspirine et de l’huile de camphre. Il y aura même une pénurie de camphre, même si cette essence ne soignait pas vraiment la grippe espagnole. Ce qui compliquait notre travail, c’est que la maladie se transformait rapidement en une double pneumonie et les malades devenaient bleus. C’est pour cela qu’on l’avait surnommée « la maladie bleue ». »

« À l’époque, je pouvais voir 50 malades dans une journée. J’ai visité des familles où il y avait six malades, je revenais le lendemain, trois étaient morts. Il y avait une voiture qui ramassait les cadavres et on les enterrait à la hâte sans grande cérémonie. » – Albert Cholette

Un hôpital américain débordé en 1918 par l'épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

Un hôpital américain débordé en 1918 par l’épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

 

Les archives nationales

Nous nous dirigeons vers les archives nationales pour en savoir plus sur ce qui est arrivé aux joueurs du Canadien et sur cette fameuse Coupe Stanley de 1919.

Dans un immense bâtiment du quartier Rosemont-La Petite-Patrie nous attend, dans un silence de bibliothèque, l’une des archivistes des lieux. Nous espérions, alors, retrouver les traces du précieux trophée.

C’est avec une grande délicatesse que l’archiviste déplie chacun des journaux jaunis par le temps. Elle va tourner chaque page avec parcimonie. Les premiers articles sur la finale de la Coupe Stanley de 1919 apparaissent enfin. Quelques entrefilets à peine. La lutte, la boxe, la crosse sont les sports en vogue à l’époque.

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Évidemment, les gros titres sont réservés à la fin de la guerre et, surtout, à l’épidémie de grippe espagnole. Au fil des pages, on découvre de nombreuses publicités vantant un sirop ou une crème miraculeuse. Certaines font même état d’une eau pure guérisseuse de la grippe espagnole.

Entre deux publicités, on découvre malgré tout que dans la Ligue de l’Est, il y avait trois équipes : Toronto, Ottawa et Montréal. La finale d’association commence entre Ottawa et Montréal en février 1919. Le Canadien remporte en cinq matchs sa série quatre de sept. L’attaquant vedette du CH, Newsy Lalonde, marquera à lui seul 11 buts dans la série.

Le Canadien à la conquête de la Coupe Stanley

La finale se joue contre les vainqueurs de l’Association du Pacifique, les Metropolitans de Seattle. Après six jours de voyage, les joueurs du Tricolore arrivent enfin dans la ville américaine. Le 19 mars 1919 commence le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Sans doute fatigués par le voyage, les joueurs montréalais s’effondrent et les Metropolitans l’emportent 7-0.

Au deuxième match, le CH rebondit et gagne 4-2, grâce aux quatre buts de Newsy Lalonde. Mais Seattle, vainqueur de la Coupe en 1917, est tenace et remporte le troisième match 7-2. Dans le quatrième affrontement, les deux gardiens, Georges Vézina et Harry « Hap » Holmes, rivalisent de talent devant leur but. Et après les 20 minutes de prolongation, la partie est nulle. Devant les minces informations que nous recueillons dans les journaux, nous voulons en savoir plus et nous nous rendons au Centre Bell rencontrer l’archiviste du Canadien de Montréal, Carl Lavigne, un homme aussi volubile qu’élégant, costume et nœud de papillon assorti.

Nous entrons avec lui dans le salon des anciens, une sorte de temple de la renommée des joueurs du Canadien. Le gardien de la mémoire du Bleu-blanc-rouge commence alors son récit.

« Il faut rappeler que les joueurs à l’époque étaient de véritables guerriers, dit-il. On alignait 10 joueurs, mais seulement 6 jouaient les 60 minutes. Les joueurs étaient souvent blessés, mais refusaient l’infirmerie tant ils voulaient sauter sur la glace.

« Les matchs à l’époque étaient d’une rare violence et tous les coups étaient permis. L’équipement de l’époque était tellement rudimentaire qu’il n’était pas rare qu’un joueur finisse le match en se faisant recoudre sur plusieurs parties du corps. » – Carl Lavigne, archiviste du Canadien

Dans le salon des anciens, Carl Lavigne s’arrête devant la galerie des portraits des grands joueurs de l’histoire du Tricolore. Comme s’il nous présentait ses amis, il nous parle des grandes vedettes de 1918-1919. Et il commence par le capitaine Édouard Cyrille « Newsy » Lalonde, l’as compteur de l’époque.

« Lalonde venait du milieu de l’imprimerie, il travaillait pour un journal de Cornwall, d’où son sobriquet de Newsy. Il faut dire que le contrat de Lalonde avec le Canadien était de 2000 $ par année. Durant la série finale qui a été interrompue, il marquera 6 des 10 buts des siens.

« Lalonde, c’était la grande vedette de l’époque et, sans le savoir, il va contribuer aux grandes années du Canadien, car on va l’échanger aux Sheiks de Saskatoon en retour d’un jeune de 21 ans, Aurèle Joliat. L’arrivée de Joliat, qu’on va jumeler avec Howie Morenz, va contribuer à la victoire de trois Coupes Stanley. »

Puis il nous parle de l’étonnant Jack Laviolette.

« C’était une force de la nature. Imaginez qu’en 1918, il va avoir un grave accident de voiture et on va devoir lui amputer une partie de la jambe. Eh bien, il va revenir au jeu avec ce qu’on appelait à l’époque une jambe de bois! Il ne faut pas oublier que Laviolette était là depuis la naissance du club de hockey Canadien en 1909 déjà. »

La grippe gagne contre la Coupe Stanley

Intarissable, Carl Lavigne, qui voulait nous parler de Joe Malone et de Didier Pitre, reprend son récit sur la finale de la Coupe Stanley de 1919.

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Avant le cinquième match, le dur à cuire du Canadien, Joe « Bad » Hall est transporté d’urgence à l’Hôpital de Seattle, victime de la grippe espagnole. « Bad » Hall était ce joueur qui se caractérisait par sa fougue, voire sa violence. Il faut dire que Joe Hall jouait tous les matchs durant 60 minutes avec une telle intensité qu’on peut de se demander si son système immunitaire n’a pas eu raison de lui. »

Pendant que Joe « Bad » Hall agonise à l’hôpital, son équipe décroche une victoire de 4-3 en prolongation. La série est égale 2-2, rappelle l’archiviste du CH.

Dans le vestiaire du CH, la maladie s’est installée. Il y a plusieurs joueurs qui ne sont plus en mesure de jouer. Cinq seront d’ailleurs hospitalisés, si bien que le propriétaire de l’équipe, Georges Kennedy, demande la permission à l’équipe de Seattle d’utiliser des joueurs de Vancouver.

Les Metropolitans ont peur de ne pas remporter la Coupe. Leurs dirigeants s’opposent à l’idée de faire venir de nouveaux joueurs, plus frais. Finalement, les instances de la ligue tranchent : il n’y aura pas de Coupe Stanley. Le 30 mars 1919, la finale est annulée.

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Joe Hall décède après six jours d’agonie. Le propriétaire du Canadien meurt deux ans plus tard. Il ne se remet jamais des séquelles de la grippe espagnole.

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Sa mort va permettre à un trio d’hommes d’affaires, dont Léo Dandurand, qui deviendra également propriétaire des Alouettes et des Royaux, de racheter l’équipe pour la somme de 11 000 $.

C’est la seule fois dans l’histoire que la finale est interrompue. Ce sera la seule fois que la coupe ne sera pas remise jusqu’au lock-out qui a forcé l’annulation de la saison 2004-2005. Devant la vitrine qui renferme les 24 coupes Stanley du Canadien, Carl Lavigne s’exclame avec un brin de nostalgie :

« Et dire qu’on était si proche d’une 25e! »

https://ici.radio-canada.ca/

L’implacable répétition des fusillades à l’école aux États-Unis


Une autre fusillade aux États-Unis dans une école en Floride, cela ne fait pas les grand titre, car c’est rendu tellement répétitif. Les pro-armes veulent armer les enseignants au lieu d’aller dans le fond du problème. Comment se fait-il que des enfants puissent avoir accès aussi facilement à des armes ? Comment il se fait que ce soit le seul pays qui a le plus de fusillades dans le milieu scolaire qui sont le plus souvent meurtrières parmi les pays développés. Et ils sont encore attaché a ce droit de porter des armes !!!
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L’implacable répétition des fusillades à l’école aux États-Unis

 

Une mère serre son fils dans ses bras,... (Photo MARK WILSON, archives Reuters)

Une mère serre son fils dans ses bras, après une fusillade à l’école secondaire de Roswell.

PHOTO MARK WILSON, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis sont le seul pays développé du monde où se répètent désespérément les fusillades en milieu scolaire, comme celle qui a endeuillé mercredi la Floride: il y en a déjà eu 18 en 2018, et nous ne sommes que le 14 février.

«Il s’agit de la 291e fusillade en milieu scolaire depuis le début de 2013», a réagi Shannon Watts, fondatrice de «Moms Demand Action For Gun Sense In America», une organisation qui lutte contre la prolifération des armes à feu.

Les écoles américaines sont de moins en moins des sanctuaires épargnés par la violence armée et les Américains semblent fatalistes face à la situation.

La plupart de ces fusillades ne font d’ailleurs même pas les gros titres de la presse nationale, étant donnée leur banalité répétitive.

Il y a environ une fusillade en milieu scolaire par semaine, selon Everytown for Gun Safety, une autre organisation militant pour le durcissement des lois sur les armes individuelles.

Un tireur a fait mercredi plusieurs morts, selon un bilan encore provisoire, dans une école de Parkland, dans le sud-est de la Floride, avant d’être interpellé.

Un élève porteur d’une arme de poing avait lui ouvert le feu le 23 janvier dans son école de l’État du Kentucky, à l’heure du début des classes. Il avait tué deux adolescents, une fille et un garçon, âgés de 15 ans comme lui.

Au total, 18 autres jeunes victimes avaient été prises en charge par les secours, dont 14 blessées par balle.

La veille, une adolescente avait été blessée par balle dans la cantine de son lycée du Texas.

Le 22 janvier, un garçon de 14 ans avait lui été éraflé par une balle sur le stationnement d’un collège de La Nouvelle-Orléans. Dans les jours précédents, des tirs avaient visé un bus scolaire dans l’Iowa, un lycée de Seattle, un campus de Californie…

Ces drames relancent invariablement un débat qui tourne à vide: faut-il équiper toutes les écoles de portiques de sécurité ? Faut-il au contraire armer (davantage) les enseignants ? Au fond chacun sait que, comme d’habitude, aux réactions outrées succédera l’inaction d’un Congrès contrôlé par les républicains.

Pourtant la tendance sur le long terme offre des motifs d’inquiétude.

Dans une étude sur des «tireurs en action» des années 2000 à 2013, la police fédérale américaine constate une «fréquence en hausse» de ces événements sur la période.

Dans 70 % des cas, l’irréparable est commis en cinq minutes ou moins, ce qui relativise la réaction que peuvent avoir les forces de l’ordre. Dans 24,4 % des cas, les tirs concernent des sites éducatifs.

Les tireurs ayant ouvert le feu à l’intérieur d’un collège ou d’un lycée sont, dans la majorité des faits recensés, élèves de l’établissement. Enfin, note le FBI, les fusillades en milieu scolaire sont souvent les plus meurtrières.

Certaines de ces tragédies ont durablement traumatisé l’Amérique, comme celles de Columbine en 1999, de Virginia Tech en 2007, ou le massacre de Sandy Hook, une école primaire du Connecticut où furent abattus il y a cinq ans 20 enfants âgés de 6 et 7 ans.

Depuis ce dernier drame, les procédures d’alerte et les exercices d’entraînement se sont multipliés dans les établissements scolaires.

L’objectif de ces formations est d’apprendre aux écoliers comment réagir face à un individu tirant à l’aveugle dans le but de faire un maximum de victimes.

http://www.lapresse.ca/

À Seattle, on installe des arceaux à vélos contre les sans-abri


Le mobilier urbain n’est pas nécessairement pour l’esthétique ou pour comme ici offrir des supports à vélo, mais pour empêcher des sans-abris de s’y installer. Ce qui veut dire au lieu de trouver des solutions pour les SDF, on préfère se fermer les yeux et les chasser. Et souvent, on investit dans des solutions techniques et on coupe l’aide aux sans-abris. On ne sait jamais ce que sera fait demain. Du jour au lendemain, c’est nous qui pouvons nous retrouver dans la rue
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À Seattle, on installe des arceaux à vélos contre les sans-abri

 

Les nouveaux parkings pour vélos de Seattle | Capture d'écran via Seattle.gov

Les nouveaux parkings pour vélos de Seattle | Capture d’écran via Seattle.gov

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Guardian

Le mobilier urbain anti-SDF a proliféré dans les grandes villes, sans solution de secours viable pour les personnes délogées.

Discrète et insidieuse mais pourtant bien sensible, «l’architecture hostile» –plus connue en France sous le nom de «mobilier urbain anti-SDF»– est devenue tellement fréquente dans les villes qu’on en vient souvent à ne plus l’identifier comme telle, remarquant au mieux que certaines installations sont rudement inconfortables ou incongrues.

Le plus souvent présentées comme une affaire de design biscornu ou d’intérêt supposément public, elles visent en réalité à empêcher les personnes sans-abri de se mettre à couvert ou de rester sur les bancs publics et autres surfaces planes pour y dormir.

Des barres de fer contre les tentes

Lorsque Jeff Few a quitté son appartement du quartier de Belltown à Seattle, il y avait un campement de sans-abri sur un tronçon de chaussée, juste en-dessous de l’autoroute 99. Quand il est revenu, «les tentes et les hommes, les femmes et les enfants cherchant là-bas un abri étaient partis et dix-huit nouveaux râteliers à vélos étaient installés à leur place», raconte le Guardian.

Après quelques mails envoyés aux employés du Seattle Department of Transportation, on lui confirma que l’installation de ces racks avait été coordonnée avec l’intervention de la police, afin qu’ils soient prêts dès que les sans-abri auraient été délogés.

«Ce ne sont pas des râteliers à vélo, ce sont des pics anti-SDF sous des airs de râteliers à vélo. En tant que personne qui a été un grand militant pour l’expansion des parkings à vélo dans la ville, il est dérangeant de voir ces arceaux difficilement acquis être utilisés d’une telle manière», écrivait Tom Fucoloro sur le blog Seattle Bike.

Les exemples les plus courants de ce type d’installations destinées à chasser de l’espace urbain un certain type de population sont les bancs avec accoudoirs ou inclinés et les pics ou clous métalliques —du même genre que ceux utilisés pour les pigeons, mais à taille humaine.

On trouve également d’autres mesures plus inventives, telles que les lumières bleues dans les toilettes publiques, destinées à empêcher les toxicomanes de s’y faire des injections —les veines sont plus difficilement repérables éclairées ainsi—, ou la peinture hydrophobe qui recouvre les murs des stations ferroviaires de Cologne et qui fait rejaillir sur les personnes se soulageant en public leur propre urine.

«Les grandes villes riches sont assurément plus enclines à utiliser des “designs désagréables”, car il est difficile de gérer un grand nombre de personnes. Les designs désagréables éliminent le besoin de surveillance et d’intervention humaines», explique Selena Savić, co-éditrice du livre Unpleasant Design.

Des réponses qui nient la dimension humaine du problème

Seattle, comme tant d’autres villes à travers le monde, est devenue spécialiste de ce type de mobilier urbain.

Récemment, l’un de ses habitants publiait sur Twitter un petit thread relevant le nombre d’éléments hostiles aux sans-abri qu’il croisait sur le court chemin entre son arrêt de bus et son bureau: pas moins de quatre exemples en l’espace de trois rues et six supplémentaires en poussant plus avant dans les avenues alentour.

Parfois, ce mobilier est retiré, comme en 2014 à Londres, lorsqu’un supermarché Tesco avait fini par retirer des pics à la suite d’une vague de protestations venant d’activistes et de clients scandalisés. La plupart du temps, il demeure, au prétexte de prévenir les «comportements antisociaux» ou «dangereux».

«Cela revient essentiellement à traiter la réalité désastreuse du sans-abrisme de masse et de la pauvreté comme un problème technique plutôt que comme un problème d’êtres humains qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins», déplore Alison Eisinger, la directrice du Seattle/King County Coalition on Homelessness.

Lors du dernier recensement réalisé par l’association, on estimait le nombre de personnes sans domicile dans la zone métropolitaine de Seattle à 11.643, dont 5.485 sans-abri.

Alors que la ville mène une politique d’évacuation des campements non autorisés sans pour autant augmenter le nombre de places dans les refuges d’urgence –un nouveau plan de «refuges améliorés» avec rangements a conduit à une suppression de 300 lits–, le problème ne fait qu’être repoussé, de même que les sans-abri vers l’extérieur de la ville, dans des conditions toujours plus précaires.

«Il est facile de s’indigner contre l’architecture hostile, mais la question, c’est: “comment ces choses-là arrivent?”, affirme Eisinger. En ce qui me concerne, je trouve que c’est une occasion parfaite pour le nouveau maire de Seattle de dire non seulement que c’était une décision inacceptable, mais aussi que la chaîne de commandement qui a permis à différentes personnes de faire et d’approuver cette utilisation des ressources publiques va changer.»

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Les États-Unis face à la litanie des fusillades à l’école


Depuis 2013, 283 fusillade qui veut en moyenne une fusillade par semaine dans une école américaine. En 2018, le mois de janvier n’est pas terminé et ils sont déjà rendus à 11 fusillade toujours dans des écoles. Qu’est-ce que le gouvernement américain attend pour protéger les enfants ? Cela arrive tellement souvent que c’est rendu un fait banal. !! Les armes sont trop présent et trop accessibles, qu’est ce qu’ils ne comprennent pas là-dedans ? Au Québec, il n’y a pas eu de fusillade dans les écoles, pour le moment, mais les écoles ont fait une pratique pour les élèves au cas qu’il y aurait ce genre d’évènement tragique. C’est important, mais je trouve cela grave qu’on soit rendu là
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Les États-Unis face à la litanie des fusillades à l’école

 

«Depuis janvier 2013, il y a eu au... (REUTERS)

«Depuis janvier 2013, il y a eu au moins 283 fusillades à travers tout le pays, ce qui revient à une fusillade en milieu scolaire par semaine», souligne Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux États-Unis.

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SÉBASTIEN BLANC
Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont enregistré 11 fusillades en milieu scolaire en 2018, et nous ne sommes que le 24 janvier: les écoles y sont de moins en moins des sanctuaires épargnés par la violence et les Américains semblent fatalistes face à la situation.

Un élève porteur d’une arme de poing a ouvert le feu mardi dans son lycée de l’État du Kentucky, à l’heure du début des classes. Il a tué deux adolescents, une fille et un garçon, âgés de 15 ans comme lui.

La veille, une adolescente avait été blessée par balle dans la cantine de son lycée du Texas.

Ce même lundi, un garçon de 14 ans a lui été éraflé par une balle sur le stationnement d’un collège de la Nouvelle-Orléans. On pourrait également citer, dans les jours précédents, les tirs qui ont visé un bus scolaire dans l’Iowa, un lycée de Seattle, un campus de Californie…

Au lycée de Marshall County dans le Kentucky, 18 autres jeunes victimes ont été prises en charge par les secours, dont 14 blessées par balle. Le tireur, interpelé de façon non violente, va être inculpé de meurtres et tentatives de meurtres et poursuivi comme s’il était majeur.

Un tel fait divers ferait les gros titres de la presse dans beaucoup de pays développés, mais pas aux États-Unis où il s’inscrit dans une banalité répétitive.

Le président Donald Trump n’a d’ailleurs fait aucune allusion au drame durant plus de 24 heures, alors que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, avait présenté mardi ses condoléances par téléphone au gouverneur du Kentucky, Matt Bevin.

M. Trump a finalement également appelé M. Bevin et témoigné sa sympathie aux victimes. «Nous sommes avec vous», a-t-il tweeté mercredi après-midi.

Canada 0, USA 11

«Depuis janvier 2013, il y a eu au moins 283 fusillades à travers tout le pays, ce qui revient à une fusillade en milieu scolaire par semaine», souligne Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux États-Unis.

«Pour l’instant zéro fusillade en milieu scolaire au Canada cette année», a relevé de son côté Shannon Watts, la fondatrice de Moms Demand Action, une association militant également pour un renforcement de la législation sur les armes.

L’énième drame dans le Kentucky a relancé un débat qui tourne à vide: faut-il équiper toutes les écoles de portiques de sécurité? Faut-il au contraire armer (davantage) les enseignants ? Au fond chacun sait que, comme d’habitude, aux réactions outrées succédera l’inaction d’un Congrès contrôlé par les républicains.

Pourtant la tendance sur le long terme offre des motifs d’inquiétude.

Dans une étude sur des «tireurs en action» des années 2000 à 2013, la police fédérale américaine constate une «fréquence en hausse» de ces événements sur la période.

Dans 70% des cas, l’irréparable est commis en cinq minutes ou moins, ce qui relativise la réaction que peuvent avoir les forces de l’ordre. Dans 24,4% des cas, les tirs concernent des sites éducatifs.

Limites de la prévention

Les tireurs ayant ouvert le feu à l’intérieur d’un collège ou d’un lycée sont, dans la majorité des faits recensés, élèves de l’établissement. Enfin, note le FBI, les fusillades en milieu scolaire sont souvent les plus meurtrières.

Depuis le massacre de Sandy Hook, une école primaire du Connecticut où furent abattus il y a cinq ans 20 enfants âgés de 6 et 7 ans, les procédures d’alerte et les exercices d’entraînement se sont multipliés dans les établissements scolaires américains.

L’objectif de ces formations est d’apprendre aux écoliers comment réagir face à un individu tirant à l’aveugle dans le but de faire un maximum de victimes.

La police du Kentucky a fait savoir qu’elle avait récemment assuré une telle formation au lycée de Marshall County. Peut-être que sans cela le bilan humain y aurait été pire.

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Amazon ouvre une épicerie physique sans caisses


Avec un an de retard dû à des bogues du système lors des tests, Amazon ouvre une épicerie intelligente aux États-Unis. Pas de queue à la caisse, muni d’un mobile, et d’un panier intelligent, vous prenez et sortez et la facture va sur votre compte Amazon. Adieu relation humaine et une autre ouverture vers des pertes d’emploi.
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Amazon ouvre une épicerie physique sans caisses

 

 

Le groupe américain avait dévoilé fin 2016 ce... (PHOTO REUTERS)

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Le groupe américain avait dévoilé fin 2016 ce concept de magasin physique d’environ 170 mètres carrés, où il propose essentiellement des produits alimentaires.

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Agence France-Presse

Le géant du commerce en ligne Amazon va ouvrir au public une épicerie «intelligente» où le client n’a plus besoin de passer à la caisse, lundi à Seattle, avec un an de retard.

Le groupe américain avait dévoilé fin 2016 ce concept de magasin physique d’environ 170 mètres carrés, où il propose essentiellement des produits alimentaires. Accessible alors seulement aux employés du groupe, il devait s’ouvrir au grand public début 2017.

Selon la presse américaine, le groupe a dû faire face à des bogues de son système lors des tests, ce qui explique ce retard.

«Nous avons créé la technologie de magasinage la plus avancée du monde pour que vous n’ayez jamais à faire la queue», assure le groupe dimanche sur son site internet, en annonçant l’ouverture au public.

Concrètement, après avoir utilisé l’application mobile du groupe pour rentrer dans le magasin, les clients peuvent remplir leur caddie comme dans n’importe quel supermarché, puis partir sans avoir à passer à la caisse.

C’est «rendu possible par le même type de technologies que celles utilisées dans les voitures autonomes», à savoir des capteurs combinés à de l’intelligence artificielle permettant aux ordinateurs de «voir» et d’apprendre, explique le groupe.

Ces technologies «détectent automatiquement quand les produits sont pris ou remis dans les rayons, et en garde la trace dans un panier virtuel. Quand vous avez fini vos courses, vous pouvez simplement quitter le magasin. Peu après, nous facturerons votre compte Amazon», détaille-t-il.

Ce n’est pas la première fois que le géant du commerce en ligne ouvre un magasin physique: il avait inauguré en 2015 sa première librairie, également à Seattle où le groupe a son siège. D’autres ont ouvert depuis, dont une à New York en mai dernier.

Son intérêt pour les magasins «en dur» s’était surtout illustré en juin 2017, lorsque le groupe avait annoncé le rachat de la chaîne de supermarchés bio américaine Whole Foods, au grand dam des commerçants traditionnels.

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Cette entreprise vous fera tourbillonner dans de magnifiques créations en verre lors de votre décès.


Je ne crois pas faire ce genre de chose, car je ne veux pas être incinérée. Cependant, c’est magnifique ces oeuvres d’art fait avec des cendres de personnes décédées
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Cette entreprise vous fera tourbillonner dans de magnifiques créations en verre lors de votre décès.

 

L’entreprise Artful Ashes, basée à Seattle, aux États-Unis, aide les proches durant le processus de deuil en créant des objets commémoratifs uniques en verre pour les décédés.

En utilisant l’art du soufflage de verre, Artful Ashes collecte une cuillère à soupe de cendres de votre proche et l’inclut dans un orbe ou un cœur de verre.

Proposé par Gaz metro

“Nos artistes capturent l’essence de l’esprit de votre proche en un tourbillon de couleurs et de cendres, scellé pour toujours dans une magnifique pièce d’art en verre”, écrivent-ils.

“Ces extraordinaires pièces vous réconfortent durant le deuil, vous permettant de la tenir et de chérir vos souvenirs.”

Les cendres apparaissent en suivant un motif enroulé enchevêtré avec des couleurs effervescentes. Chaque pièce commémorative est accompagnée d’un message gravé avec le nom du proche.

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Elles mesurent approximativement 8,9 cm sur 8,9 cm et pèsent 6,35 kg. Selon quelqu’un qui en a acheté une sur Reddit, elle coûte environ 135 €, mais vous pouvez trouver plus d’informations ici. Vous pouvez également les suivre sur leur page Facebook.

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Etats-Unis : fin du marathon pour un lion de mer aventurier


Ce n’est pas la première fois que cette otarie se perd, cela est peut-être causé par des algues qui les désorientent les otaries. Cette fois-ci, ce fut sa dernière escapade
Nuage

 

Etats-Unis : fin du marathon pour un lion de mer aventurier

 

L'otarie de Californie a été retrouvée au beau milieu d'un ranch. © Lance Martin/AP/SIPA.

L’otarie de Californie a été retrouvée au beau milieu d’un ranch. © Lance Martin/AP/SIPA.

Par Valentine Delattre

ATHLETE. C’était le Chuck Norris des otaries. Un lion de mer (ou otarie) de Californie (Zalophus californianus) retrouvé mort récemment, avait parcouru 80 kilomètres depuis l’océan en remontant une rivière, un ruisseau et peut-être même un canal de drainage.

L’athlète de 160 kg âgé de 7 à 10 ans avait surpris le propriétaire d’un ranch à proximité de Seattle, sur la côte ouest des Etats-Unis. Le 15 avril 2016, celui-ci s’était retrouvé nez à nez avec l’animal au beau milieu de son allée. Le fermier a immédiatement joint les autorités compétentes qui, d’après le journal localNews Tribune, ont eu du mal à le croire tant l’événement semblait incongru.

D’après Steve Jeffries, chercheur spécialiste des mammifères marins au Washington Department of Fish & Wildlife, les lions de mer parcourent de grandes distances en quête de poissons et remontent même les rivières.

 « Ce qui est inhabituel, c’est qu’il ait emprunté ce ruisseau », précise-t-il au News Tribune. 

Les autorités ont transporté le mammifère marin jusqu’à un estuaire. Elles l’ont ensuite relâché dans l’océan après l’avoir marqué avec de la peinture pour bétail. C’est cette marque qui a permis d’identifier l’individu, le 22 avril, quand il a été retrouvé mort à proximité de la zone où il avait retrouvé l’eau. La cause de la mort n’a pas pu être établie clairement.

L’acide domoïque des algues brouille la mémoire spatiale des otaries

Pendant l’autopsie, les vétérinaires surveillaient particulièrement la présence d’acide domoïque, une neurotoxine sécrétée par des algues marines. D’après une étude de 2015 parue dans le journal Science, cette substance nocive s’attaquerait à la région hippocampe du cerveau. Elle brouillerait la mémoire spatiale des otaries, les empêchant de retrouver leur chemin. Les dommages cérébraux s’avèrent particulièrement dramatiques pour ces mammifères qui partent chasser loin de leur colonie.

« L’acide domoïque, c’est l’une des choses que nous voyons le plus fréquemment dans nos populations de lions de mer », a déploré dans le News Tribune Cara Field, vétérinaire au Centre des Mammifères Marins de Sausalito (Californie). Malgré cela, les colonies d’otaries de Californie semblent bien se porter, riches de 300.000 individus. « Un record historique ! »

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