Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique


Une autre jeune, une Ougandaise Leah Namugerwa qui a voulu suivre les traces de Greta Thunberg. Elle a organisé toute seule sa première manifestation pour l’environnement malgré les doutes de sa famille. Aujourd’hui, ils sont plusieurs jeunes qui veulent des actions concrètes contre les changements climatique en Ouganda.
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Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique

Le combat d'une jeune Ougandaise contre le changement climatiqueLeah Namugerwa, une Ougandaise de 15 ans, tient une pancarte prônant la grève pour alerter contre le réchauffement planétaire, le 4 septembre 2019 à Kampala.© AFP/SUMY SADURNI

Par AFP

Kampala (AFP)

Quand la jeune Ougandaise Leah Namugerwa a eu 15 ans en août, au lieu de fêter son anniversaire avec sa famille et ses amis, elle a décidé de planter 200 arbres, pour alerter sur les dommages causés à l’environnement dans son pays.

Jonglant entre l’école, les manifestations, les discours qu’elle prononce dans les capitales de la région pour appeler à sauver la planète, elle fait partie de ces jeunes inspirés par la désormais célèbre militante écologiste suédoise Greta Thunberg, âgée de 16 ans.

« Si les adultes ne sont pas prêts à prendre l’initiative, moi et d’autres enfants nous leur montrerons la voie. Pourquoi est-ce que je devrais regarder sans rien faire, quand des injustices environnementales se déroulent sous mes yeux », a déclaré Leah la semaine dernière à Kigali, où son discours sur l’urgence climatique lui a valu une « standing ovation ».

De retour à Kampala, elle raconte que l' »inaction » du gouvernement ougandais sur les thématiques environnementales et les sit-in de Greta Thunberg devant le Parlement suédois l’ont incité à organiser des grèves hebdomadaires dans son école.

Leah fait partie du mouvement de jeunes Fridays for Future, initié par Greta Thunberg, qui a reçu cette semaine le prix d' »ambassadeurs de conscience » de l’ONG Amnesty International.

La jeune fille est à l’origine d’une campagne pour inciter la ville de Kampala à interdire l’usage des sacs plastiques, et pour alerter sur les risques de la déforestation et les sécheresses prolongées et inondations attribuées au changement climatique.

« Ce qui m’a fait m’inquiéter et m’a poussée à m’impliquer dans cette campagne, c’est le changement climatique et l’impact qu’il a sur nos vies: les fortes températures, plus élevées que jamais, que nous avons connues; les inondations (…); les maladies qui se répandent », dit-elle.

Elle considère que les jeunes « doivent dire ce qu’ils ont sur le cœur ». « Si on ne le fait pas, notre avenir n’est pas garanti. Les dirigeants actuels ne seront plus là, mais nous nous le serons et nous souffrirons des conséquences de leur inaction. Nous devons parler maintenant, pas demain. »

– ‘C’est réel’ –

Originaire du district de Mukono, dont les forêts ont été décimées ces dernières décennies en raison de l’expansion de la capitale ougandaise voisine, elle a organisé toute seule sa première manifestation pour la défense de l’environnement un vendredi en février cette année, dans une banlieue de Kampala.

« Je sentais que je faisais ce qu’il fallait, que j’étais sur la bonne voie, mais pour la plupart des gens, dont des membres de ma famille, ça leur semblait bizarre. Ils me regardaient étrangement, secouaient leur tête comme s’ils n’y croyaient pas, pendant que je tenais mes pancartes », raconte-t-elle.

Maintenant, un groupe de jeunes gens la rejoint chaque vendredi, manquant un jour d’école pour faire grève.

« Des gens m’ont critiquée. Ils disent qu’à mon âge, le vendredi, je devrais être en cours et pas dans les rues à faire grève. C’est une bonne chose que mes parents m’aient soutenue et encouragée », explique l’adolescente dont le père, à la tête d’une société de vente de matériaux de construction, accompagne régulièrement sa fille en voiture pour son action hebdomadaire.

Leah, qui prendra part ce vendredi à des manifestations mondiales sur le thème de l’urgence climatique, est rassurée de voir que l’intérêt pour les questions environnementales augmente en Ouganda.

« On ne donne pas aux problématiques liées au changement climatique la priorité qu’on devrait leur donner (…). Mais grâce à notre campagne, le débat commence à prendre maintenant », remarque-t-elle.

Pour Jérome Mukasa, 15 ans, l’un des jeunes qui l’ont rejointe dans son combat, Leah a ouvert les yeux des jeunes Ougandais sur les crises environnementales qui frappent l’Ouganda.

« Avant, le message sur le climat et l’environnement n’était pas clair pour certains d’entre nous, mais Leah l’a simplifié pour nous, en nous disant que c’est réel et que c’est un danger pour nous tous. »

© 2019 AFP

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37 cellules de prison à travers le monde


Des prisons à travers le monde pour loger des criminel à court ou à long terme. Il y a des prisons qui sont dignes d’une chambre d’hôtel, propre, colorés, alors que d’autres, sont des prisons bien ordinaires et ailleurs, ce n’est qu’un entassement de prisonniers.
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37 cellules de prison à travers le monde

 

Prison d’Aranjuez, à Aranjuez, en Espagne

Prison de Bastøy, à Horten, en Norvège

Prison de Luzira, à Kampala, en Ouganda

Prison pour femmes à sécurité moyenne de San Diego, à Carthagène, en Colombie

Prison de Halden, à Halden, en Norvège

Prison de Norgerhaven, à Veenhuizen, aux Pays-Bas

Penal De Ciudad Barrios, à Ciudad Barrios, à San Miguel, en El Salvador

HMP Addiewell, à Lothian, en Écosse

Prison Black Dolphin, à Sol-Iletsk, en Russie

Prison d’Onomichi, à Onomichi, au Japon

Prison de Champ-Dollon, à Genève, en Suisse

La prison de Maula, à Lilongwe, en Malawi

Prison civile d’Haïti, à Arcahaie, en Haïti

Prison Skien d’Oslo, à Oslo, en Norvège

Prison Landsberg, à Landsberg Am Lech, en Allemagne

Prison de Quezon City, à Quezon City, aux Philippines

Prison d’Evin, à Téhéran, en Iran

ADX Florence, au Colorado, aux États-Unis

Otago Corrections Facility, à Milburn, en Nouvelle-Zélande

Prison d’État de San Quentin, à San Quentin, en Californie

Quartier pénitentiaire des Nations Unies, à l’extérieur de La Haye, aux Pays-Bas

Prison d’Abashiri, à Abashiri, au Japon

Centre Provincial de Détention et de Réhabilitation de Cebu (CPDRC), à Cebu, dans la province de Cebu, aux Philippines

Neve Tirza, à Ramla, en Israël

Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, à Yvelines, en France

Las Colinas Detention And Reentry Facility, à Santee, en Californie

Prison de San Pedro, à La Paz, en Bolivie

Prison de l’île Petak, à Vologda, en Russie

Rikers Island Prison, à New York, aux États-Unis

Prison d’État de Pelican Bay, à Crescent City, en Californie

HM Prison Dartmoor, à Princetown, en Angleterre

Prison pour femmes El Buen Pastor, à Bogota, en Colombie

Prison de Bordeaux, à Montréal, au Canada

Prison Altiplano, à Almoloya De Juarez, au Mexique

Desembargador Raimundo Pénitencier Vidal Pessoa, à Manaus, au Brésil

Prison centrale de Kashimpur, à Gazipur, au Bangladesh

Federal Correctional Institution, à El Reno, en Oklahoma

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Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes


Chasser des autochtones de leur terre, brûler leur maison pour permettre à des compagnies américaines d’acheter les terres étendre l’accès au pays pour le tourisme, les safaris, est tout simplement odieux. Pire, la justice ne les protège pas, mais se penche vers les Américains. Sachant cela, ce genre de tourisme devrait être boycotté
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Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes

 

Getty Images/iStockphoto

Par Rodney MuhumuzaThe Associated Press

KAMPALA, Ouganda — Des dizaines de milliers de Masaïs se retrouvent sans toit depuis que le gouvernement tanzanien a incendié leurs maisons pour libérer la savane au profit de deux entreprises étrangères de safaris, a accusé jeudi une organisation américaine.

Les villageois de la région de Loliondo — dans le nord de la Tanzanie, près du cratère Ngorongoro, une des principales attractions touristiques du pays — ont été chassés depuis un an, et on leur refuse maintenant l’accès à l’eau potable et aux pâturages dont ils ont besoin pour survivre, a dit l’Institut Oakland, un groupe de recherche basé en Californie.

Une représentante de l’organisation, Anuradha Mittal, a prévenu que «les stratagèmes de safaris et de réserves fauniques chamboulent les vies et la survie des Masaïs», au fur et à mesure que le tourisme prend de plus en plus de place au sein de l’économie de la Tanzanie.

Des allégations d’actes répréhensibles éclaboussent depuis des années Tanzania Conservation Limited, une filiale de la compagnie américaine Thomson Safaris, et Othello, qui organise des voyages de chasse pour la famille royale des Émirats arabes unis.

Les jeunes bergers masaïs ont tellement peur du gouvernement qu’ils s’enfuient «dès qu’un véhicule approche», par crainte qu’il ne s’agisse de représentants des entreprises de safaris, affirme le rapport.

Ce n’est pas la première fois qu’on s’inquiète du sort des Masaïs. Des groupes comme Minority Rights International et Survival International ont déjà prévenu que ces accaparements allégués de terres «pourraient sonner le glas des Masaïs».

Des centaines de milliers de bergers masaïs habitent le sud du Kenya et des portions du nord de la Tanzanie voisine. Ils ont besoin de pâturages pour leur bétail et pour préserver leur mode de vie pastoral, mais les terres qui encerclent le légendaire parc du Serengeti sont aussi très populaires auprès des touristes venus admirer la faune africaine.

Le gouvernement tanzanien dépend lourdement des revenus touristiques pour financer son budget.

Le gouvernement fait passer les groupes de safaris avant les communautés autochtones, accuse Hellen Kijo-Bisimba, du Centre tanzanien des droits juridiques et de la personne.

«Le gouvernement a révisé les frontières et subséquemment il a évincé des communautés au nom de la conservation, a-t-elle dit à l’Associated Press. D’après moi la conservation devrait profiter aux habitants, et si les habitants en souffrent alors il y a lieu de s’inquiéter. Et la communauté masaïe souffre.»

Un tribunal de la capitale régionale, Arusha, a débouté les Masaïs en 2015 quand il a statué que Thomson Safaris avait légalement acheté 10 000 acres de terrain en 2006. Les Masaïs ont porté cette décision en appel et un nouveau jugement est attendu.

Thomson Safaris n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Le ministre tanzanien du Tourisme, Gaudence Milanzi, nie que les Masaïs soient ciblés. Il prétend plutôt que le gouvernement cherche à améliorer leurs vies en adoptant des méthodes modernes d’élevage du bétail.

«Aucun groupe particulier, par exemple les Masaïs, n’est intimidé, arrêté, battu ou chassé de ses terres par la force», a-t-il assuré.

http://journalmetro.com

Les jeunes chimpanzés font comme maman


Les chimpanzés sont un peu comme nos enfants, ils apprennent par le jeu par imitation. Une éthologue a pu constater que la mère des chimpanzés avait beaucoup d’influence envers leurs petits avec les outils qui entre dans leur jeu. Si la mère n’utilise pas un tel outil, les petits le délaisseront à l’âge adulte.
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Les jeunes chimpanzés font comme maman

 

Deux jeunes chimpanzés

Deux jeunes chimpanzés Photo : iStock

Les jeunes chimpanzés préfèrent s’amuser avec des objets similaires à ceux que leur mère utilise comme outils, ont observé des éthologues français.

Un texte d’Alain Labelle

La chercheuse Noémie Lamon et ses collègues du Laboratoire de cognition comparée de l’Université de Neuchâtel ont étudié pendant des années les comportements d‘une communauté de chimpanzés sauvages en Ouganda pour constater que les jeunes chimpanzés apprennent à maîtriser des outils grâce au jeu.

La maman est donc un modèle non seulement pour la maîtrise d’outils, mais aussi lors d’activités purement ludiques.

Noémie Lamon

Un jeune chimpanzé

Un jeune chimpanzé Photo : iStock

Apprendre en manipulant des objets

De façon naturelle, les chimpanzés ont tendance à manipuler les objets de leur environnement. Ces comportements les aident dans leur développement psychomoteur et leur permettent plus tard de manipuler adéquatement des outils.

Si le jeu est le précurseur de l’utilisation d’outils, la chercheuse s’est demandé ce qui influençait le choix des objets manipulés par les jeunes. Pour l’établir, son équipe a suivi un groupe de 37 chimpanzés, de la communauté de Sonso en Ouganda, âgés de 5 mois à plus de 50 ans.

Nous avons noté toutes les manipulations d’objets, comprenant le jeu, mais aussi l’utilisation d’outils. Noémie Lamon

Le répertoire d’outils de ce groupe comprend des feuilles ou des branches qu’on secoue, entre autres.

Les objets retenus par les petits pour jouer en premier lieu sont la végétation ligneuse, comme des branches et des feuilles.

Dans ce groupe, les chimpanzés mâles se servent des branches pour, par exemple, intimider d’autres mâles. En outre, tous les membres du groupe construisent leur nid avec des branches.

Les feuilles, quant à elles, sont utilisées comme support pour écraser les parasites trouvés lors de séances d’épouillage. Les mâles, eux, les déchirent. Un son qui a comme effet d’attirer vers eux l’attention des femelles en ovulation. Les feuilles sont aussi utilisées pour essuyer des souillures d’excréments, de sperme, de sang ou de boue.

Une culture différente

Ce groupe de chimpanzés est particulier, puisqu’il ne se sert pas de bâtons pour chercher de la nourriture, un comportement présent chez presque tous les groupes de chimpanzés en Afrique.

Ainsi, même si dans leur tendre enfance les jeunes de la communauté Sonso jouent avec des bâtons qui pourraient se révéler fort utiles comme outils, ils les abandonnent dès l’âge de 10 ans, date du passage à l’âge adulte, parce que leur mère ne s’en sert pas.

À l’inverse, plus la mère utilise un certain type d’outils, plus son petit est susceptible de jouer avec ce même genre d’objet.

« Si le fait que la mère sert de modèle à ses petits semble assez logique, ce qui est intéressant, c’est qu’elle soit le seul modèle », explique Noémie Lamon.

Les petits ne seraient donc pas influencés par ce que font les autres membres du groupe, qui passent pourtant aussi beaucoup de temps à proximité. Noémie Lamon

De l’importance de la mère

Ce résultat montre que même au niveau du jeu, seuls les comportements de la mère comptent.

Une autre étude de la même chercheuse avait mis en évidence que l’acquisition d’un nouvel outil (une éponge à base de mousse végétale) passait par l’imitation de la mère.

Les présents travaux, dont le détail est publié dans la revue Animal Behaviour, indiquent que l’influence de la mère survient bien plus tôt, déjà au niveau du jeu.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► De l’Inde à l’Ouganda, le terrible sort réservé aux veuves


Le droit des femmes, il y a des pays qui ont encore un très long chemin à faire. En Inde des femmes pour la plus part se sont mariées très jeunes à la puberté. Peut importe de quoi est mort leur mari, être veuve est tabou, ces femmes doivent être expulsées de la société, analphabète et vivent dans la misère. On les accuse souvent d’être la cause de la mort de leur mari, elles risquent d’être maltraités par leur propre famille, d’être empoisonnée, bref leur vie sont en danger. Certaines vont dans des temples pour être payé pour prier, d’autres sont livrées à la prostitution. Ont-elles le choix ? La seule excuse qu’une veuve peut se remarier est que leur mari soit mort pendant une guerre, et si elles n’ont pas d’enfants, elles peuvent se remarier. Une injustice flagrante fait à l’égard des femmes
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De l’Inde à l’Ouganda, le terrible sort réservé aux veuves

 

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

 

«En Inde, les veuves sont marginalisées. La pauvreté, l'analphabétisme, la misère et l'itinérance forcent souvent les veuves à devenir prostituées. Des milliers choisissent aussi, comme Usha Pal, de vivre dans les villes saintes où les temples leur donnent des pennies pour prier six heures par jour. Usha Pal s'habille après avoir pris un bain. Elle est veuve depuis vingt ans et vit à Vrindavan dans une ashram, un ermiatge, pour prier et chanter dans les temples hindous.»

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

TF

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

Fanny Arlandis

Double X

Monde

«Je suis intéressée de manière générale par les questions relatives aux femmes dans le monde, raconte la photographe Amy Toensing. Puis je me suis rendue compte que le statut des veuves est un bon indicateur de la place des femmes en général dans un pays. Que leur arrive-t-il à la mort de leur mari? Quelle place ont-elles ensuite dans la société? Ont-elles le droit de se remarier?»

Son travail, mené depuis 2005, est actuellement exposé au festival Visa pour L’image, à Perpignan jusqu’au 17 septembre.

«En Inde, les veuves sont marginalisées. La pauvreté, l’analphabétisme, la misère et l’itinérance forcent souvent les veuves à devenir prostituées. Des milliers choisissent aussi, comme Usha Pal, de vivre dans les villes saintes où les temples leur donnent des pennies pour prier six heures par jour. Usha Pal s’habille après avoir pris un bain. Elle est veuve depuis vingt ans et vit à Vrindavan dans une ashram, un ermiatge, pour prier et chanter dans les temples hindous.»

Nabadwip, ouest du Bengale, Inde, le 5 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Bhakti Dashi, 75 ans, vient du Bangladesh. Elle vit dans l'ashram Nabadwip Bhajan depuis l'indépendance du pays il y a vingt-cinq ans. Bhakti vit dans un coin reculé de l'ashram, derrière le temple avec quelques autres veuves. Le jour, les autres veuves viennent à l'ashram pour prier et chanter en échange de nourriture.»

TF

Nabadwip, ouest du Bengale, Inde, le 5 avril 2016 | Amy Toensing

«Bhakti Dashi, 75 ans, vient du Bangladesh. Elle vit dans l’ashram Nabadwip Bhajan depuis l’indépendance du pays il y a vingt-cinq ans. Bhakti vit dans un coin reculé de l’ashram, derrière le temple avec quelques autres veuves. Le jour, les autres veuves viennent à l’ashram pour prier et chanter en échange de nourriture.»

Vrindavan, Inde, le 8 décembre 2005 | Amy Toensing

 

«Cette photo montre le corps de Chapla Sundari, veuve de 95 ans, morte dans son sommeil, près de la rivière Yamuna avant d'être incinérée. Les veuves en Inde sont souvent discriminées socialement et légalement. Non seulement il est inacceptable pour elles de se remarier, les éloignant de la reproduction et de la sexualité, mais leurs familles les fuient aussi car elles accusées par leurs belles familles d'être responsables de la mort de leurs maris. Beaucoup fuient leur maisons volontairement, par peur d'être maltraitées si elles restent.»

TF

Vrindavan, Inde, le 8 décembre 2005 | Amy Toensing

«Cette photo montre le corps de Chapla Sundari, veuve de 95 ans, morte dans son sommeil, près de la rivière Yamuna avant d’être incinérée. Les veuves en Inde sont souvent discriminées socialement et légalement. Non seulement il est inacceptable pour elles de se remarier, les éloignant de la reproduction et de la sexualité, mais leurs familles les fuient aussi car elles accusées par leurs belles familles d’être responsables de la mort de leurs maris. Beaucoup fuient leur maisons volontairement, par peur d’être maltraitées si elles restent.»

Vrindavan, Inde, le 21 novembre 2013 | Amy Toensing

 

«Deux veuves se trouvent à l'entrée de l'ashram Merra Sehbhagini Mahila, un ashram gouvernemental soutenu par l'organisation Sulabh International. Ranjana (à gauche) et Lalita (à droite) sont des veuves qui résident dans l'ashram. Ces deux femmes représentent visuellement les changements générationels qu'on vécu les veuves en Inde.»

TF

Vrindavan, Inde, le 21 novembre 2013 | Amy Toensing

«Deux veuves se trouvent à l’entrée de l’ashram Merra Sehbhagini Mahila, un ashram gouvernemental soutenu par l’organisation Sulabh International. Ranjana (à gauche) et Lalita (à droite) sont des veuves qui résident dans l’ashram. Ces deux femmes représentent visuellement les changements générationels qu’on vécu les veuves en Inde.»

Vrindavan, Inde, le 21 mars 2016 | Amy Toensing

 

 «Les veuves des ashram aux environs de Vrindavan jouent avec des couleurs lors d'une célébration religieuse au temple Gopinath. L'événement est organisé par Sulabh International, qui tente de ramener les veuves dans la société –traditionnellement il est tabou pour les veuves de célébrer les vacances.»

TF

Vrindavan, Inde, le 21 mars 2016 | Amy Toensing

«Les veuves des ashram aux environs de Vrindavan jouent avec des couleurs lors d’une célébration religieuse au temple Gopinath. L’événement est organisé par Sulabh International, qui tente de ramener les veuves dans la société –traditionnellement il est tabou pour les veuves de célébrer les vacances.»

Calcutta, ouest du Bengale, Inde, le 8 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Bisakha, 37 ans, est une veuve prostituée. Elle se lave avant d'aller travailler le soir dans le quartier Sonagachi où se trouve de nombreuses prostituées de Calcutta. Bisakha a été marriée à 13 ans et est devenue veuve à 27. Six mois après avoir perdu son mari, elle a déménagé de son village pour venir à Calcutta pour gagner de l'argent comme prostituée. Elle donne l'argent qu'elle gagne à ses parents et à sa fille de 10 ans. Ils vivent encore tous au village et ne savent pas qu'elle travaille comme prostituée.»

TF

Calcutta, ouest du Bengale, Inde, le 8 avril 2016 | Amy Toensing

«Bisakha, 37 ans, est une veuve prostituée. Elle se lave avant d’aller travailler le soir dans le quartier Sonagachi où se trouve de nombreuses prostituées de Calcutta. Bisakha a été mariée à 13 ans et est devenue veuve à 27. Six mois après avoir perdu son mari, elle a déménagé de son village pour venir à Calcutta pour gagner de l’argent comme prostituée. Elle donne l’argent qu’elle gagne à ses parents et à sa fille de 10 ans. Ils vivent encore tous au village et ne savent pas qu’elle travaille comme prostituée.»

Village de Rameswarpur, ouest du Bengale, Inde, le 10 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Ganga Chowdhury, 62 ans, se lave dans un bassin de Maheshtala, un village au sud de Calcutta. Ganga vit dans une maison de bambou sur une terre héritée de sa mère. Ses frères vivent dans un immeuble juste à côté et lui ont dit qu'ils voulaient qu'elle parte. Ils veulent la terre sur laquelle elle vit. Ganga a été marriée à 15 ans et est devenue veuve à 20. Sa belle famille a essayé de l'empoisonner et l'a vendu pour des services sexuels. Sa mère l'a secourue et l'a ramené à la maison. Aujourd'hui elle survit avec 300 roupies que son plus jeune fils lui donne chaque mois et en faisant des petits boulots dans le village. Elle ne se rend à aucun événement familial, comme les mariages, parce qu'elle sait qu'une croyance dit que les veuves apportent des malheurs et qu'elle ne veut pas être tenue responsable si quelque chose arrive à la mariée alors qu'elle est présente au mariage.»

TF

Village de Rameswarpur, ouest du Bengale, Inde, le 10 avril 2016 | Amy Toensing

«Ganga Chowdhury, 62 ans, se lave dans un bassin de Maheshtala, un village au sud de Calcutta. Ganga vit dans une maison de bambou sur une terre héritée de sa mère. Ses frères vivent dans un immeuble juste à côté et lui ont dit qu’ils voulaient qu’elle parte. Ils veulent la terre sur laquelle elle vit. Ganga a été mariée à 15 ans et est devenue veuve à 20. Sa belle famille a essayé de l’empoisonner et l’a vendu pour des services sexuels. Sa mère l’a secourue et l’a ramené à la maison. Aujourd’hui elle survit avec 300 roupies que son plus jeune fils lui donne chaque mois et en faisant des petits boulots dans le village. Elle ne se rend à aucun événement familial, comme les mariages, parce qu’elle sait qu’une croyance dit que les veuves apportent des malheurs et qu’elle ne veut pas être tenue responsable si quelque chose arrive à la mariée alors qu’elle est présente au mariage.»

Tuzla, Bosnie-Herzégovine, le 7 juillet 2015 | Amy Toensing

 

«Hajra Catic, fondatrice et directrice de Femmes de Srebrenica (Zene Srebrenice), est assise sur le canapé des locaux de l'organisation à Tuzla. Les murs sont recouverts des photographies des hommes massacrés pendant la guerre. Ils étaient plus de 8.000. Les veuves en Bosnie peuvent se remarrier si elles n'ont pas d'enfants de leur premier mari.» 

TF

Tuzla, Bosnie-Herzégovine, le 7 juillet 2015 | Amy Toensing

«Hajra Catic, fondatrice et directrice de Femmes de Srebrenica (Zene Srebrenice), est assise sur le canapé des locaux de l’organisation à Tuzla. Les murs sont recouverts des photographies des hommes massacrés pendant la guerre. Ils étaient plus de 8.000. Les veuves en Bosnie peuvent se remarier si elles n’ont pas d’enfants de leur premier mari.» 

Province de Luweero, Ouganda, le 11 juin 2016 | Amy Toensing

 

«Solome Sekimuli, 54 ans, a perdu son mari Ben à cause du diabète une semaine plus tôt. Sa belle famille a immédiatement essayé de l'expulser de sa maison, un crime dont sont victimes 3 veuves sur 5 en Ouganda. Ils sont arrivés le jour de l'enterrement avec des outils agricoles en guise d'armes et ils ont demandé à tout le monde de partir. Ils l'ont ensuite menacé physiquement. La famille n'a pas contre-attaqué à cause des règles de hierarchie familiale. Deux des assaillants étaient des oncles paternels et personne n'a le droit de leur répondre. Solome a été mariée à son mari depuis 1979 alors qu'elle avait 17 ans et lui 19. Ils étaient meilleurs amis et sont tombés amoureux lorsqu'ils étaient adolescents et le sont restés toute leur vie.»

TF

Province de Luweero, Ouganda, le 11 juin 2016 | Amy Toensing

«Solome Sekimuli, 54 ans, a perdu son mari Ben à cause du diabète une semaine plus tôt. Sa belle famille a immédiatement essayé de l’expulser de sa maison, un crime dont sont victimes 3 veuves sur 5 en Ouganda. Ils sont arrivés le jour de l’enterrement avec des outils agricoles en guise d’armes et ils ont demandé à tout le monde de partir. Ils l’ont ensuite menacé physiquement. La famille n’a pas contre-attaqué à cause des règles de hierarchie familiale. Deux des assaillants étaient des oncles paternels et personne n’a le droit de leur répondre. Solome a été mariée à son mari depuis 1979 alors qu’elle avait 17 ans et lui 19. Ils étaient meilleurs amis et sont tombés amoureux lorsqu’ils étaient adolescents et le sont restés toute leur vie.»

Province de Mukono, Ouganda, le 20 juin 2016 | Amy Toensing

 

«Christine Namatovu est avec son fils Andrew dans sa maison. Elle a dû se battre pour la garder quand son mari est mort en juillet 2014. La mère, la tante et trois frères du défunt ont fermé à la clé la maison pour l'écarter et lui ont pris ses enfants. L'organisation International Justice Mission (IJM) l'a ensuite aidé à aller en justice pour tenter de récupérer ses enfants et sa maison. Si sa belle famille commet un nouveau crime, ils seront arrêtés et détenus pour deux ans.»

TF

Province de Mukono, Ouganda, le 20 juin 2016 | Amy Toensing

«Christine Namatovu est avec son fils Andrew dans sa maison. Elle a dû se battre pour la garder quand son mari est mort en juillet 2014. La mère, la tante et trois frères du défunt ont fermé à la clé la maison pour l’écarter et lui ont pris ses enfants. L’organisation International Justice Mission (IJM) l’a ensuite aidé à aller en justice pour tenter de récupérer ses enfants et sa maison. Si sa belle famille commet un nouveau crime, ils seront arrêtés et détenus pour deux ans.»

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Quand la pollution déforme le visage des chimpanzés


Des singes dans une région dans l’Ouganda ont des déformations du visage qu’il n’y a pas ailleurs en Afrique. C’est un parc national qui a une particularité d’être proche des installations humaines avec des exploitations agricoles dont le maïs qu’ils vont chercher la nuit. Les pesticides sont montrés du doigt en particulier le DDT qui est interdit dans beaucoup de pays, mais pas en Ouganda.
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Quand la pollution déforme le visage des chimpanzés

 

La femelle chimpanzé Kyara est porteuse d'un bec-de-lièvre

Sur les 16 chimpanzés porteurs d’une déformation de la face, la femelle Kyara est la seule à avoir un bec-de-lièvre.

© JEAN-MICHEL KRIEF

Par Olivier Lascar

La vétérinaire Sabrina Krief lance l’alerte sur le grand nombre de chimpanzés porteurs d’une déformation de la face à Sebitoli, dans le parc national de Kibale, en Ouganda : ce pourrait être la conséquence d’une trop grande exposition aux pesticides…

C’est à Sebitoli, parc national de Kibale, à l’ouest de l’Ouganda. 25 ans que les scientifiques étudient les chimpanzés dans ce parc africain, et ils n’avaient jamais vu cela : les primates y sont victimes d’une  » épidémie «  de déformation faciale. Narines disymétriques, absentes, lèvres tordues par un bec-de-lièvre. Si cette fente labiale a été observée sur un unique individu – une femelle baptisée Kyara – elle symbolise à elle seule le mystère de Sebitoli…

Comment expliquer en effet que 25% des chimpanzés étudiés par l’équipe de la primatologue française Sabrina Krief portent ces stigmates ?

« Nous avons constaté ces déformations sur 16 des 66 chimpanzés que nous étudions à Sebitoli depuis 2008 », confirme la vétérinaire, professeure au Muséum National d’Histoire naturelle (MNHN).

Et le mal semble circonscrit à cette seule région du parc national. Car il y a près de 1000 chimpanzés dans Kibale pris dans son entièreté. Au sud de Sebitoli, plus de 300 grands singes sont  » monitorés «  quotidiennement dans les zones de Ngogo, Kanyawara et Kanyanchu. Or seul un autre cas de déformation labiale a été répertorié chez les chimpanzés sauvages… dans toute l’Afrique !

Mais Sebitoli a une particularité par rapport aux autres régions du parc national de Kibale. C’est sa très grande proximité avec les installations humaines. A sa bordure, on trouve des exploitations industrielles de thé et d’eucalyptus. Cette zone a été exploitée dans les années 70 pour son bois en faisant usage d’Agent Orange, le défoliant tristement connu pour son usage par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam : la forêt tropicale originelle ne correspond plus qu’à 14% de Sebitoli. On y trouve aussi autour des myriades de petits jardins où les habitants de la région cultivent leur nourriture, tout particulièrement du maïs.

Une situation dramatique pour les grands singes comme pour les populations humaines de la région de Sebitoli

« Les caméras installés dans ces cultures vivrières montrent que les chimpanzés viennent de nuit chaparder du maïs pour se nourrir », raconte Sabrina Krief.

La primatologue et ses collègues ougandais ont donc décidé d’analyser des échantillons de maïs, les graines, les tiges, mais aussi la terre, l’eau des rivières et les poissons de l’habitat des chimpanzés de Sebitoli. Résultat des analyses pratiqués dans le laboratoire d’écotoxicologie de l’Ecole vétérinaire de Lyon : ils recèlent d’alarmantes quantités de pesticides. Du DDT (interdit pour un usage agricole par la convention de Stockholm depuis 2001, signée par plus de 100 pays, mais pas par l’Ouganda qui ne doit l’utiliser qu’à l’intérieur des maisons), le chlorpyrifos, un insecticide organophosphoré, ou encore de l’imidaclopride, le principe actif du Gaucho, le célèbre insecticide de la famille des néonicotinoïdes qui enrobe les grains de maïs que plantent les villageois.

Pour les scientifiques, dont Barbara Demeneix, Professeure au MNHN et co-auteure de l’article publié dans Science of the Total Environment, l’exposition à ces substances chimiques est très probablement responsable des déformations faciales des chimpanzés. Ces substance agiraient comme des perturbateurs endocriniens qui affectent le développement facial in utero du bébé chimpanzé.

« Nous suspectons également ces pesticides d’agir sur le cycle de la reproduction car certaines femelles n’ont pas de cycle sexuel », ajoute Sabrina Krief, qui tire le signal d’alarme : cette situation est dramatique pour les grands singes, mais aussi pour les populations humaines qui vivent dans la région.

Les scientifiques tentent actuellement d’analyser urines et selles des chimpanzés pour vérifier la présence de pesticides dans l’organisme des primates. Mais ils ont d’ores et déjà entamé un travail de sensibilisation auprès des Ougandais pour expliquer que le mésusage des pesticides a, pour tous, des conséquences dramatiques. C’est à ce prix que les chimpanzés retrouveront le « sourire ».

 

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Une veste «intelligente» pour diagnostiquer la pneumonie


En Ouganda, la pneumonie tue environ 24 000 enfants de moins de cinq ans par an, avec le manque de laboratoire et de médecins (un pour 24 000), il est difficile d’établir un diagnostic fiable et le différencier avec le paludisme ou la tuberculose. Des ingénieurs ougandais ont inventé un prototype (une veste intelligente) qui serait capable de diagnostiquer plus vite qu’un médecin et minimisant les risques d’erreurs humaines.
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Une veste «intelligente» pour diagnostiquer la pneumonie

 

Une veste «intelligente» pour diagnostiquer la pneumonie

Le Mama-Ope peut effectuer un diagnostic plus rapidement qu’un médecin.Photo Isaac Kasamani / AFP

Une équipe d’ingénieurs ougandais a inventé une «veste intelligente» capable de diagnostiquer la pneumonie plus rapidement qu’un médecin et devant permettre de mieux combattre une maladie qui fait plus de victimes infantiles qu’aucune autre au monde.

L’idée est venue à Olivia Koburongo, 26 ans, après que sa grand-mère fut tombée malade. Trimbalée d’hôpital en hôpital, celle-ci est décédée avant même que la pneumonie ne soit diagnostiquée.

«Il était alors trop tard pour la sauver», regrette la jeune ingénieure. «C’était trop difficile de suivre la trace de ses signes vitaux, de comment elle allait. C’est comme ça que j’ai pensé à une manière d’automatiser tout le processus pour suivre l’évolution de sa santé».

Olivia a présenté son concept à son camarade Brian Turyabagye, 24 ans, diplômé comme elle d’une école en ingénierie des télécommunications.

Ensemble et avec une équipe de docteurs, ils ont créé le «Mama-Ope» («mother’s hope», l’espoir de la mère), un équipement utilisé pour les jeunes enfants. Il est composé d’une «veste intelligente» biomédicale et d’une application pour téléphone mobile qui effectue le diagnostic.

Le Mama-Ope est très simple d’utilisation. L’enfant a simplement à enfiler la veste, dont les capteurs permettront de mesurer certains paramètres, comme les bruits émis par les poumons, la température ou le rythme de la respiration.

«Ces informations sont envoyées à l’application mobile qui les compare à des données connues pour estimer la gravité de la maladie», explique Brian.

La pneumonie, une maladie respiratoire, tue environ 24 000 enfants ougandais de moins de cinq ans par an, qui pour la plupart souffrent déjà de paludisme, selon le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef).

Le manque d’infrastructures et de laboratoires capables d’effectuer les tests nécessaires dans les communautés pauvres signifie que le personnel de santé ne peut compter que sur un simple examen clinique pour établir son diagnostic.

UN DIAGNOSTIC PRÉCOCE

La veste, qui n’en est encore qu’à l’état de prototype, peut diagnostiquer la pneumonie trois fois plus vite qu’un docteur, tout en réduisant le risque d’erreur humaine, selon une étude produite par ses inventeurs.

Traditionnellement, les médecins utilisent un stéthoscope pour écouter les bruits anormaux venant des poumons. Mais s’ils diagnostiquent le paludisme ou la tuberculose, qui peuvent aussi induire une détresse respiratoire, l’erreur peut se révéler fatale pour le patient.

«Le problème que nous essayons de résoudre est de diagnostiquer la pneumonie à un stade précoce, avant que cela ne devienne sérieux. Et nous essayons aussi de résoudre le problème du manque d’effectifs dans les hôpitaux, parce qu’actuellement le ratio docteur/patient dans le pays est de un pour 24 000», explique Olivia.

Selon Brian, leur matériel devrait bientôt être introduit dans les principaux hôpitaux d’Ouganda, avant d’équiper les centres de soins plus isolés.

«Une fois que l’information obtenue est emmagasinée dans le « cloud » (en ligne), ça signifie qu’un médecin qui n’est même pas dans la zone rurale, qui n’est même pas sur le terrain, peut avoir accès à l’information concernant n’importe quel patient et cela aide à prendre une décision en toute connaissance de cause», ajoute-t-il.

Ils travaillent également à faire breveter leur équipement, qui a été retenu parmi les candidats pour le prix africain 2017 de l’Académie royale britannique d’ingénierie.

«Une fois que ça marchera (en Ouganda), nous espérons que ce sera lancé dans d’autres pays africains et dans d’autres endroits du monde où la pneumonie tue des milliers d’enfants», indique Olivia.

Selon l’Unicef, la plupart des 900 000 décès annuels d’enfants de moins de cinq ans dus à la pneumonie ont lieu en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

C’est plus que les principales autres causes de décès infantiles, comme la diarrhée, le paludisme, la méningite ou le sida.

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