Écouter la vie


Plus on apprendre, plus il y a des questions sans réponses, c’est la vie. Elle change au gré des années et des mentalités.
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Écouter la vie

 

Il n’y a pas de mal à écouter. La vie est un apprentissage permanent ; plus on croit savoir, moins on sait, tant les choses changent, et avec elles les mentalités.

Yasmina Khadra

Une nouvelle police de caractères vous aide à vous souvenir de ce que vous lisez


Il semble qu’avec une nouvelle police de caractères qui a été créée aiderait a mieux se souvenir ce que nous lisons, car il fait travailler le cerveau pour décoder chaque mot lu.
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Une nouvelle police de caractères vous aide à vous souvenir de ce que vous lisez

 

police écriture

Sans Forgetica, une police de caractères mise au point pas des chercheurs qui permettra de mieux vous souvenir de ce que vous lirez. Crédits : SANSFORGETICA.RMIT

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs annonce avoir mis au point une toute nouvelle police de caractères permettant de se souvenir plus facilement de ce que nous lisons. L’idée générale ? Un peu de difficultés, mais pas trop non plus.

Appelée Sans Forgetica, des chercheurs de l’Université australienne du Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT) expliquent avoir fondé cette nouvelle police de caractères sur le principe d’apprentissage dit de “difficulté souhaitable”. L’idée n’est pas de proposer une police parfaitement lisible qui implique un travail cognitif assez faible, ni une police trop compliquée qui serait illisible. Il s’agit de trouver le juste milieu : une police qui ne présente que quelques obstacles à la lecture. Le travail cognitif est alors approfondi, permettant ainsi de mieux se rappeler de ce que nous avons lu, les textes étant plus facilement “gravés” dans la mémoire.

«Dans de nombreux cas les lecteurs ne font que regarder le texte sans créer de mémoire de trace. De même, si ce que la personne lit est en grande partie illisible, le cerveau ne peut pas traiter les informations pour les conserver», explique Janneke Blijlevens, du RMIT Behavioral Business Lab, et principale auteure de l’étude.

Pour en arriver à cette police de caractères, les chercheurs en ont testé plusieurs sur 400 étudiants. Il en ressort que contrairement aux autres “Sans Forgetica” est suffisamment “difficile” pour que les lecteurs s’attardent un peu plus longtemps sur chaque mot, mais pas assez pour les amener à renoncer.

Cette petite dose de difficulté dans la lecture de chaque mot permettrait ainsi de stimuler nos capacités mémorielles.

Comme l’explique John Aggleton, professeur de neuroscience cognitive à l’Université de Cardiff, au Pays de Galles, «la mémoire n’est pas un processus passif. Pour cette raison, une simple exposition à l’information ne garantit pas une mémoire durable, dit-il. La mémoire fonctionne mieux lorsque nous sommes activement impliqués dans l’information, car nous devons en traiter le sens».

Une agence marketing propose aujourd’hui une police similaire à Times New Roman, mais 5 à 10% plus large, permettant ainsi de remplir le nombre de pages exigé pour un devoir par manque de connaissances. Désormais, certain·e·s pourront donc adopter une stratégie différente : mieux apprendre. Pour les intéressé·e·s, Sans Forgetica peut d’ores et déjà être utilisée sur votre ordinateur (cliquez ici).

Source

https://sciencepost.fr/

Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!


Dans les films de science-fiction, les humains et les extraterrestres finissent par communiquer et comprendre les intentions de l’autre. La réalité pourrait être tout autre. Tout chez l’humain, il n’y a pas juste les mots, mais le corps aussi est un langage. Est-ce pareil pour les extraterrestres ? Le meilleur moyen pour établir un contact ne serait pas avoir les meilleurs linguistiques, mais simplement des bébés en phase d’apprentissage à la parole.
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Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Kate Morgan — Traduit par Yann Champion

Dans l’éventualité d’un premier contact, les très jeunes enfants pourraient être les seuls capables de décrypter rapidement une langue extraterrestre.

Comment enseigner un langage que personne ne parle ou n’a même jamais entendu? C’est la première question à laquelle a dû répondre Sheri Wells-Jensen, professeure de linguistique à l’Université d’État de Bowling Green (Ohio), en composant le programme de son cours de xénolinguistique, l’étude des langues extraterrestres.

«Le fait de ne pas connaître de langue extraterrestre existante n’est pas vraiment un problème, explique Wells-Jensen. Mais si on en découvre une un jour, ce serait bien d’y avoir pensé auparavant. Il faut être prêt. Nous pourrions très bien établir un premier contact demain. On ne sait pas.»

Si un premier contact était établi demain, affirme Sheri Wells-Jensen, le premier réflexe de l’humanité serait sans doute de trouver les linguistes les plus prestigieux et les mieux diplômés pour les amener dans «notre base secrète» un peu comme la docteure Louise Banks, personnage joué par Amy Adams dans Premier contact. Dans le film, suite à l’apparition de douze ovnis en divers endroits du globe, Banks est recrutée par l’armée américaine pour se rendre dans un vaisseau spatial stationné au Montana et y déchiffrer le langage étrange des extraterrestres afin de savoir ce qu’ils veulent. Hollywood étant Hollywood, il lui suffit, bien entendu, d’associer deux messages extraterrestres pour tout connaître de leur langue. Ou presque.

Dans le monde réel, si nous recevions la visite d’extraterrestres, il est probable que nous tenterions de communiquer avec eux de la même manière que dans le film, c’est-à-dire en utilisant des images et beaucoup de gestes, afin d’établir un vocabulaire basique constitué de noms et d’adjectifs simples. Toutefois, à l’inverse de ce qui se passe dans Premier contact, pour communiquer de façon rapide et efficace, le meilleur moyen ne serait pas de faire appel aux plus éminents linguistes du monde, mais plutôt aux champions toutes catégories de l’apprentissage: les bébés.

Beaucoup de «si»

Revenons d’abord aux adultes. Comment enseigner une langue vraiment extraterrestre? Pour Sheri Wells-Jensen, c’est impossible, mais commençons par les bases.

Afin d’étudier l’hypothèse d’une langue extraterrestre, le cours universitaire de xénolinguistique de Sheri Wells-Jensen analyse les relations existant entre le langage, la pensée et la manière dont sont construits les différents messages des langues terrestres. Il étudie également ce que les langages terrestres ne font pas, mais que les humains pourraient sans doute gérer. Lorsqu’il s’agit de communiquer, les êtres humains peuvent faire preuve de capacités extraordinaires et s’il fallait échanger avec des extraterrestres, les possibilités seraient, selon Sheri Wells-Jensen, nombreuses… Si tant est que le style de communication des extraterrestres soit un peu «humanoïde».

Par exemple, beaucoup de nos méthodes de communication sont dictées par notre corps et par la manière dont nous manipulons le monde physique qui nous entoure. Si les extraterrestres avaient des appendices qui ressemblaient, d’une certaine manière, à des mains (et, de préférence, un visage pouvant diriger l’attention vers un objet), nous pourrions avoir une chance de nous comprendre.

«Nous pourrions apprendre une langue qui ressemblerait à un langage humain. Nous pourrions apprendre la langue d’une sorte de gros lapin poilu… mais nous aurions sans doute beaucoup de mal à apprendre la langue d’un blob informe hyperintelligent», avance Sheri Wells-Jensen.

Il faut aussi envisager la possibilité que la communication extraterrestre ne passe pas par le son. Dans Premier contact, les extraterrestres «parlent» en émettant des représentations gazeuses circulaires qui constituent des phrases entières. Si, dans un scénario de premier contact avec des extraterrestres, le langage de ces derniers était quelque chose que nous ne pouvions reproduire, cela poserait, d’après l’experte, un problème de taille. Que faire si leur langage était constitué d’émanations chimiques ou de fluctuations magnétiques? Et s’ils produisaient des sons trop hauts ou trop bas pour que nous puissions les entendre? Il y a, d’après elle, beaucoup de «si».

C’est là qu’interviennent les bébés

En réalité, nous n’aurions sans doute aucune idée de ce à quoi pourrait ressembler un être ou un langage extraterrestre avant d’en découvrir un, commente Wells-Jensen, qui a travaillé avec les experts du programme international Messaging Extraterrestrial Intelligence, ou METI (formé par un ancien responsable du programme SETI, Search for Extraterrestrial Intelligence, afin de se concentrer plus sur l’envoi de messages aux extraterrestres qu’à leur seule écoute). S’il doit y avoir un premier contact un jour, il s’agira probablement d’un message provenant de plusieurs années-lumière qui sera intercepté par une organisation comme le METI.

«On recevra un signal radio, tout le monde sera très excité et puis ça s’arrêtera là, explique Sheri Wells-Jensen. Nous trouverons ensuite un moyen d’envoyer une réponse et il faudra attendre cinquante ans pour voir si ça a marché.»

Toutefois, comme tous les astrolinguistes, Sheri Wells-Jensen œuvre dans l’hypothétique et elle se plaît donc à imaginer ce qui arriverait si la réalité dépassait la fiction et que des extraterrestres débarquaient vraiment sur Terre comme Hollywood l’a imaginé. Et s’ils disposaient d’un langage que nous pourrions comprendre et reproduire, ainsi que de corps leur permettant de manipuler leur environnement. Et si nous étions relativement certains qu’ils n’ont pas l’intention de nous manger ou de nous détruire.

Les représentations gazeuses circulaires dans Premier contact. | Capture d’écran via YouTube

C’est là qu’interviennent les bébés. Si toutes ces conditions étaient réunies, la meilleure chose que les humains pourraient faire pour comprendre un langage extraterrestre serait d’envoyer de jeunes enfants qui commencent tout juste à parler. En effet, puisque c’est à cet âge que la plasticité du cerveau humain est à son apogée (c’est-à-dire qu’il s’agit d’une période durant laquelle le but premier du cerveau est de trouver des moyens de transmettre et recevoir des informations), les très jeunes enfants sont des candidats parfaits pour comprendre des structures qui pourraient échapper à des experts adultes.

Les bébés commencent à reconnaître le langage comme une forme de communication vers l’âge de quatre mois et, à partir de ce moment, ils commencent à apprendre incroyablement vite. À ce stade, ils sont capables de distinguer et de reproduire chaque son individuel (baptisé phonème) utilisé dans les quelque 6.500 langues que compte la Terre. C’est cette capacité que nous perdons vers l’adolescence, voire un peu avant, qui fait que les jeunes enfants sont capables d’apprendre à prononcer sans accent les phonèmes d’une deuxième langue, ce que ne réussissent pas à faire la plupart des adultes.

Essayer des choses qui semblent stupides

Catharine Echols, professeure à l’université du Texas qui étudie l’acquisition du langage, explique que les très jeunes enfants sont non seulement capables d’apprendre à parler une langue couramment bien mieux que les adultes, mais qu’ils sont aussi plus flexibles par rapport à ce qu’ils classent comme faisant partie du langage. Cette flexibilité pourrait vraiment se révéler très pratique si nous rencontrions des sons qui n’existent pas sur Terre.

Pour confirmer ses dires, Catharine Echols renvoie à des études selon lesquelles les enfants de 13 mois qui apprennent des mots sont plus susceptibles d’associer des sons non linguistiques (un bip, un signal ou autre bruit) à la description d’un objet que les enfants plus âgés, qui favorisent la parole au fur et à mesure qu’ils grandissent. Mais la fenêtre est étroite et ce type de malléabilité du cerveau ne dure pas.

«Dès l’âge de 20 mois, les enfants n’accepteront plus qu’un bruit de sifflet ou d’harmonica puisse servir à désigner un objet, énonce Catharine Echols. Ils n’accepteront plus que les mots.»

«C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau analytique pourrait, théoriquement, leur donner une longueur d’avance pour décomposer un langage inconnu en éléments de base et en structures grammaticales. Beaucoup de linguistes traditionnels pensent que l’apprentissage du langage est essentiellement une question de reconnaissance des structures et des régularités dans le discours. Et il s’agit de quelque chose que les jeunes enfants savent particulièrement bien faire.

«Nous devrions être capables d’apprendre toute forme de communication possédant une certaine forme de structure, commente Catharine Echols. Pour reconnaître un système, il faut le décomposer, le réduire aux parties qui le constituent. Et, sans doute parce que leur mémoire est encore relativement faible, les jeunes enfants pourraient être bien meilleurs que les adultes pour se concentrer sur ces petites parties du langage.»

Si s’appuyer sur des êtres humains qui portent encore des couches-culottes pour trouver comment communiquer avec des espèces extraterrestres intelligentes peut sembler ridicule… c’est que ça l’est. Mais le fait est que tout le champ de l’étude d’une possible vie extraterrestre (sans parler des conséquences culturelles, théologiques et économiques que revêtirait un premier contact) repose sur des théories qui échappent entièrement à la réalité que nous connaissons. Et pour comprendre l’inconnu, comme le dit Sheri Wells-Jensen, il faut savoir sortir des sentiers battus.

Si nous devons résoudre un problème que nous savons être extrêmement difficile et qui risque d’affecter l’humanité tout entière, il est de notre devoir, selon elle, de tout essayer. Il faut essayer des choses qui semblent a priori stupides, accepter la créativité, la sagesse et le talent d’où qu’ils viennent.

«Pour accomplir une tâche de cette difficulté et de cette importance, il va nous falloir donner le meilleur de nous-mêmes. Aussi, nous ferions mieux d’être prêts, conseille-t-elle. C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

http://www.slate.fr/

Ce que cache le cerveau d’une mouche


Qui aurait cru qu’un jour, nous pourrions voir le cerveau d’une mouche à fruits ? C’est minuscule et pourtant avec la technologie, les scientifiques y sont arrivé et ils ont vu des choses intéressantes.
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Ce que cache le cerveau d’une mouche

 

Pour les non-initiés, cela ne ressemble pas à autre chose qu’à un arc-en-ciel de fils entremêlés. Mais pour les neurologues, il s’agit là d’un précieux cliché numérique haute résolution du cerveau d’une mouche des fruits. Un cerveau étonnamment complexe.

Deux microscopes électroniques à grande vitesse. 7.062 tranches de cerveau. 21 millions d’images. Des scientifiques de l’Institut médical Howard Hughes (États-Unis) nous offrent aujourd’hui l’image la plus détaillée qui soit d’un cerveau de drosophile femelle adulte. Tellement détaillée qu’elle permet de cartographier les circuits du cerveau de la mouche.

« Ces petits insectes sont capables d’apprendre, de se souvenir. Ils savent distinguer les endroits sûrs des endroits dangereux. Ils ont des séquences élaborées de parade nuptiale et de toilettage », raconte Davi Bock, neuroscientifique.

Pourtant, le cerveau d’une mouche ne mesure pas plus que la taille d’une graine de pavot et ne contient que 100.000 neurones.

Pour cartographier les circuits du cerveau, les scientifiques ont besoin d’images haute résolution. Ici, ils sont parvenus à voir jusqu’au nanomètre, ce qui se cache dans le cerveau d’une mouche. © HHMI Howard Hughes Medical Institute, Youtube

Plus complexe que prévu

L’équipe de l’Institut médical Howard Hughes s’est particulièrement intéressée à une région impliquée dans la mémoire et l’apprentissage et à des neurones qualifiés de neurones olfactifs de projection. Selon leurs données, ces neurones sont plus étroitement liés que ce qui était imaginé. Avec des neurones appelés cellules de Kenyon et d’autres neurones encore, ils forment ainsi une structure bien ordonnée.

« Nous pensons que notre travail pourra nous aider à comprendre comment la mouche associe les odeurs à une récompense ou à une punition, par exemple », explique Davi Bock.

Et déjà plus de 20 groupes de recherche se sont saisis des images que son équipe a gracieusement mises à disposition de tous afin de sonder l’esprit de la mouche.

https://www.futura-sciences.com/

La vie un chemin


La vie peut être longue, certains la trouve ennuyante ou il y a trop de problème, mais moi, j’aime la vie, car malgré tout, elle est merveilleuse, enrichissante
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La vie un chemin

 

La vie est un chemin à long terme, où vous êtes le maitre et l’élève : parfois, vous devrez enseigner, mais tous les jours vous d devrez apprendre

Inconnu

Étude: les adultes peuvent transmettre leur peur aux enfants


Cette étude ne me surprend pas, d’ailleurs avec un peu d’observation, on remarquer que les peurs peuvent se transmettre les peurs à leurs enfants sans pourtant être une cause génétique
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Étude: les adultes peuvent transmettre leur peur aux enfants

 

« C'est sûr que c'est une première étude, c'est... (Photothèque Le Soleil)

« C’est sûr que c’est une première étude, c’est un développement de protocole qu’on veut utiliser pour tester d’autres personnes par la suite. Mais pour l’instant, oui, ça semble être le cas, les enfants semblent apprendre la peur par observation », a expliqué Alexe Bilodeau Houle, une étudiante à la maîtrise en psychologie à l’Université de Montréal.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne

 

Les enfants pourraient apprendre la peur en observant leurs parents et les adultes en général, selon les conclusions d’une nouvelle étude présentée la semaine dernière au Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS).

Alexe Bilodeau Houle, une étudiante à la maîtrise en psychologie à l’Université de Montréal, voulait étudier l’impact de l’environnement familial sur l’apprentissage de la peur chez les enfants, au-delà du facteur génétique. Son projet a été dirigé par une équipe du laboratoire de Marie-France Marin, qui est chercheuse au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM).

L’étudiante à la maîtrise et l’équipe de Mme Marin ont donc organisé une expérience pour déterminer si les stimulus de peur ressentis chez l’adulte pouvaient être transmis aux enfants par l’apprentissage, et il semble que ce soit bel et bien le cas, selon les conclusions.

Vingt-six couples d’enfants et de parents ont participé à l’étude. Les enfants étaient âgés de 8 à 12 ans, et parmi eux, il y avait 14 filles et 12 garçons.

Les parents étaient installés dans une salle, où on leur montrait des couleurs – une qui était associée à un choc électrique très léger, et une autre liée à un stimulus neutre, lors duquel rien ne se passait. Sans surprise, les adultes éprouvaient de la peur lorsqu’ils voyaient la couleur associée au choc.

Les enfants voyaient ensuite une vidéo de cette séance, avant d’être soumis au même test que les parents, évidemment sans recevoir de choc électrique. Les chercheurs ont alors mesuré la réaction à l’aide d’électrodes placées sur leurs corps, puisque la transpiration est un indice de peur. Les responsables ont aussi demandé après l’expérience aux enfants s’ils avaient eu peur à la vue de la couleur associée au choc.

Les chercheurs ont découvert que les enfants réagissaient davantage au stimulus négatif qu’au stimulus neutre. Et lorsque les jeunes participants parlaient aux chercheurs par la suite, ils disaient avoir éprouvé de la peur en voyant la couleur liée au choc électrique.

« C’est sûr que c’est une première étude, c’est un développement de protocole qu’on veut utiliser pour tester d’autres personnes par la suite. Mais pour l’instant, oui, ça semble être le cas, les enfants semblent apprendre la peur par observation », a expliqué Alexe Bilodeau Houle, en entrevue la semaine dernière.

« C’est important de comprendre que c’est une étude, donc ça prend plus de recherche », a-t-elle nuancé.

Autres observations de l’étude

Un autre résultat que les chercheurs ont pu tirer de cette expérience : les filles réagissaient davantage que les garçons au stimulus négatif.

« Il y a vraiment peu d’études sur l’apprentissage de la peur par observation, peu d’études chez les enfants aussi. Mais ce qu’on voit dans la littérature, c’est que pour les troubles anxieux et les troubles de stress post-traumatique, les femmes sont beaucoup plus à risque que les hommes », a-t-elle suggéré.

Mme Bilodeau Houle a aussi été surprise d’une autre conclusion de sa recherche : les enfants étaient aussi réceptifs aux réactions des étrangers. Les chercheurs ont appliqué la même procédure à une personne que l’enfant ne connaît pas, et même dans ces cas, il semblait apprendre de l’adulte.

« Dans la littérature, des enfants de cet âge-là, il ne semble pas y avoir de différence pour l’apprentissage d’un parent ou d’un autre adulte. Par contre, d’après ce que j’ai lu, les enfants plus jeunes, là il y aurait peut-être plus une différence », a-t-elle expliqué.

« C’est sûr que, de 8 à 12 ans, les enfants ont commencé à aller à l’école, ils ont d’autres personnes significatives dans leur entourage », a-t-elle ajouté.

Mme Bilodeau-Houle n’est pas rendue au point où elle peut donner des conseils aux parents, car les recherches sont encore à un stade préliminaire.

Mais si des études subséquentes démontrent que l’environnement familial joue un rôle majeur dans l’apprentissage de la peur, alors les chercheurs suggéreront peut-être des moyens de limiter la transmission.

« On n’est pas rendus là, mais c’est sûr que ce serait le but », a-t-elle conclu.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Naît-on intelligent ?


L’intelligence est-elle innée ? Bien sûr, la génétique peut y être pour quelque chose, mais cela ne suffit pas. À la naissance le cerveau des bébés est malléable. D’autres facteurs y sont importants, telque l’environnement de lequel ils grandissent ainsi que l’alimentation
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Naît-on intelligent ?

 

Par la rédaction de Futura

 

Naît-on intelligent ? Pour répondre à cette question, il faut déjà définir le terme d’ « intelligence ». Reste ensuite à savoir s’il existe une intelligence innée…

 

Pour les scientifiques, l’intelligence désignerait la capacité à s’adapter à de nouvelles situations. Or, la source de cette capacité est située dans une région particulière du cerveau, les lobes frontaux du cortex cérébral, naturellement plus développée chez l’Homme que chez l’animal. Un bébé qui vient de naître serait donc naturellement intelligent. Pourtant, cela n’est pas si simple !

    Des nouveaux cerveaux malléables

    Le cerveau d’un nouveau-né n’est pas structuré de façon définitive. Au contraire. Étant très malléable, il ne demande qu’à créer de nouvelles connexions neuronales, responsables de son apprentissage. C’est ainsi qu’un bébé apprend sans difficulté à marcher, à parler une ou plusieurs langues, à effectuer des gestes de la vie courante.

    Intelligence innée et rôle de l’environnement

    Si les bébés en bonne santé ont tous plus ou moins les mêmes possibilités intellectuelles à la naissance, ils ne vont pas tous devenir des surdoués car l’environnement joue un rôle prépondérant dans le développement cérébral. L’ « effet Flynn », qui désigne le fait que le quotient intellectuel (QI) a tendance à augmenter de génération en génération, montre d’ailleurs que la génétique seule ne suffit pas à expliquer l’intelligence.

    Alimentation et stimulation

    Deux facteurs permettent de favoriser le développement intellectuel de l’enfant :

    • D’une part, une bonne alimentation est essentielle puisqu’elle offre au cerveau tous les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de façon performante.

    • D’autre part, l’environnement familial est également primordial car il est la source principale de stimulations qui permettront de développer au mieux les capacités intellectuelles et l’envie d’apprendre de l’enfant. On ne « naît » donc pas intellectuel, on le devient !

    https://www.futura-sciences.com/