Enseignement


La vie a de bon et de mauvais côtés. Nous pouvons apprendre du mauvais pour grandir et s’améliorer, et ce, même si cela est souvent difficile, car nous acquérons de l’expérience tout au long des années
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Enseignement

 

Tout ce qui vous ennuie vous enseigne la patience,
Quiconque vous abandonne vous enseigne comment vous tenir sur vos propres pieds,
Tout ce qui vous met en colère vous enseigne le pardon et la compassion,
Tout ce qui a du pouvoir sur vous vous enseigne comment reprendre votre pouvoir,
Tout ce que vous haïssez vous enseigne l’amour inconditionnel,
Tout ce dont vous avez peur vous enseigne le courage de dépasser votre peur,
Tout ce que vous ne pouvez pas contrôler vous enseigne comment lâcher prise.

Jackson Kiddard

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L’élan passe 9 heures sur le parking d’un magasin


On ne choisit pas toujours quand, et ou mettre un monde un bébé. Cet élan a décidé de donner naissance de son petit dans un stationnement en plein jour. Heureusement pour eux, les agents on créer une zone de sécurité qui a été maintenue pendant tout le temps qu’il fallait. Cela a pris 9 heures avant que le petit apparaisse enfin. Ce fut probablement un beau spectacle pour les clients de voir une extraordinaire naissance
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L’élan passe 9 heures sur le parking d’un magasin

 

Le Saviez-Vous ► Savez-vous ce que vous avalez quand vous buvez la tasse?


Il y a tout un monde dans une goutte d’eau ! Alors imaginez que vous buvez une tasse d’eau de mer ! La photo de David Liittschwager en 2006, vous donne un petit aperçu qui ne semble pas très rajoutant
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Savez-vous ce que vous avalez quand vous buvez la tasse?

Il n’y a pas que de microscopiques végétaux et animaux que l’on absorbe en buvant la tasse | Phuket@photographer.net via Flickr CC License by

Il n’y a pas que de microscopiques végétaux et animaux que l’on absorbe en buvant la tasse | Phuket@photographer.net via Flickr CC License by

Daphnée Leportois

Eh non, l’eau de mer, ce n’est pas que de l’eau salée.

Qui n’a jamais bu la tasse pour cause de vague plus puissante que prévue ou d’«ami» qui a décidé de vous couler par surprise? La quinte de toux passée, afin de recracher l’eau qui s’était frayée un chemin dans vos poumons, vous êtes passé(e) à autre chose. Alors que vous auriez dû, par amour pour la science, vous demander ce que vous aviez vraiment avalé –plus ou moins de travers. Car ce n’est pas parce que cette eau est dite salée (et non douce) qu’elle contient uniquement de nombreux sels dissous.

«Il suffit de regarder une goutte d’eau de mer au microscope pour s’apercevoir que ça grouille de bestioles!» énonce la biologiste Françoise Gaill, conseillère scientifique à l’Institut CNRS Écologie et Environnement et spécialiste des milieux marins et océaniques.

Si vous voulez les admirer (et non vous contenter de les avaler en buvant la tasse), allez observer cette photo prise en 2006 par David Liittschwager, qui s’est amusé à grossir vingt-cinq fois une goutte d’eau de mer. Et, en effet, ça fourmille.

Végétation en suspension

On y retrouve des êtres unicellulaires, comme les ciliés, appelés ainsi en raison de la présence de cils vibratiles à leur surface. Mais aussi de nombreuses bactéries, «qui vivent dans l’eau naturellement» le bactérioplancton. Celles du genre Vibrio par exemple, comme la Vibrio alginolyticus, qui a l’inconvénient de pouvoir être à l’origine d’otites post-baignade mais est, rassurez-vous, rarement pathogène pour l’être humain.

On trouvera également des cyanobactéries. Si ce terme peut faire peur à tous ceux qui lui trouvent une consonance trop proche du cyanure, dites-vous que leur nom vient du grec ancien kuanos, qui signifie «éclat bleu». Ce n’est pas pour rien que les quatre premières lettres de ces bactéries, qui tiennent donc leur dénomination de la couleur qu’elles donnent à la mer, sont aussi celle d’une des couleurs primaires: le cyan. Et qu’elles portent aussi le nom plus parlant pour les néophytes d’algues bleues –même si elles ont l’air de petits filaments marron orangé. L’oxygène que vous respirez, c’est en partie grâce à elles, puisqu’elles «jouent le rôle de pompage de carbone» et de relargage de dioxygène dans l’air par le processus de photosynthèse. Appréciez donc ce phytoplancton (ou plancton végétal) à sa juste saveur pour toutes les fois où vous l’avez ingéré par mégarde en buvant la tasse!

Photosynthèse en surface

Ce ne sont pas la seule espèce de phytoplancton à camper en suspension dans l’eau de mer. Il y a aussi les diatomées, des microalgues unicellulaires. Sous leur délicate apparence de petits rectangles tachetés jaune et brun sur la photo prise par David Liittschwager, elles jouent elles aussi un rôle photosynthétique. Et c’est pour cela qu’on les trouve majoritairement en surface, au plus près de la lumière. Comme elles ont une enveloppe en silice, à leur mort, elles coulent au fond de la mer et viennent constituer des gisements de tourbe siliceuse ou former une roche appelée diatomite.

Forcément, cette composition de l’eau varie suivant les températures:

«Quand il fait très chaud, le phytoplancton est boosté par la température et se multiplie très rapidement. Quand il fait plus froid, tout fonctionne au ralenti.»

Ainsi que la profondeur et les courants, qui viennent brasser l’ensemble:

«La densité des excréments des poissons et animaux marins est telle qu’ils tombent au fond de l’eau. Certaines bactéries peuvent aussi mourir plus facilement à la surface de l’eau quand la mer est agitée car l’air peut être toxique pour ces aquatiques», pointe Françoise Gaill.

L’écume en est donc davantage exempte qu’une eau un peu plus calme.

Larves en croissance

Au côté de ces végétaux, on trouve du zooplancton (ou plancton animal). Certains sont du plancton temporaire, comme les œufs de poisson ou le crabe au stade larvaire, qui est, alors qu’il fait moins de 5 mm et est transparent, déjà reconnaissable par ses pattes sur la photo de David Liittschwager. D’autres, comme les copépodes, sont du plancton du début à la fin de leur vie. Avec leurs airs de minuscules crevettes, ils constituent la principale source de protéines des poissons en mer.

Il suffit de regarder une goutte d’eau de mer au microscope pour s’apercevoir que ça grouille de bestioles! Françoise Gaill, conseillère scientifique à l’Institut CNRS Écologie et Environnement

On peut aussi observer des chétognathes, des petits prédateurs appelés «vers sagittaires» parce qu’ils ont une forme de flèche. Ils représentent à eux seuls près de 10% du zooplancton. Il ne faudrait pas oublier non plus les vers aquatiques qui portent le nom de polychètes et, malgré leur petite taille, sont au-dessus du plancton dans la chaîne alimentaire.

Microplastiques en profusion

Il n’y a évidemment pas que des végétaux et animaux aux dimensions microscopiques que l’on absorbe en buvant la tasse. Il y a aussi tous les rejets dit anthropiques. Ceux qui sont dus à l’être humain. Je ne parle pas ici de l’urine, qui est, faut-il le rappeler, majoritairement constituée d’eau et se dilue dans l’immensité de la mer, mais des déchets, de l’essence aux crèmes solaires. On considère en effet que les océans sont recouverts d’un film d’hydrocarbures car environ six millions de tonnes d’hydrocarbures sont introduites chaque année par l’activité humaine dans les océans. Et qu’environ 25% des composants de la crème solaire se retrouvent dans l’eau au bout de vingt minutes de baignade —mais tous n’arrivent pas dans nos poumons ni notre estomac, puisque les silicones tout comme certains filtres non solubles dans l’eau se déposent et se sédimentent au fond de l’océan.

Et il ne faudrait pas oublier dans cette tasse d’eau de mer les microplastiques. Il arrive que des microplastiques conçus comme tel –des granulés industriels qui nécessitent moins d’énergie pour être chauffés, devenir du liquide et ainsi être moulés à la forme voulue–, se retrouvent dispersés en mer et prennent alors le poétique nom de «larmes de sirène», explique le spécialiste des déchets François Galgani, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). À cause du typhon Vicente, un bateau avait perdu sa cargaison en juillet 2012 non loin de Hong-Kong et 150 tonnes de microplastiques avaient ainsi envahi les plages.

http://www.slate.fr/

Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie


Titan, une lune de Saturne, intéresse de plus en plus les scientifiques, car une molécule de vie serait présente. Cependant, il sera sans doute impossible qu’un jour nous puissions survivre sur cette lune si ce n’est que les températures extrêmes que nous ne pourrions supporter
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Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA)

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux des satellites de Saturne, soit Titan et Rhéa.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des chercheurs de la NASA ont détecté sur Titan une molécule qui serait essentielle pour que ce satellite de Saturne abrite la vie. Titan est sur l’écran radar des astrobiologistes parce que c’est la seule lune du système solaire qui a une atmosphère en bonne et due forme.

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA) - image 1.0

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne et sa lune, Titan.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

 

Cette image de la surface de Titan a été captée par la sonde Hyugens.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

« Nous avons trouvé de bonnes quantités d’acrylonitrile dans l’atmosphère de Titan, assez pour qu’il s’en trouve à sa surface », explique Maureen Palmer, étudiante du collège St. Olaf, à Minneapolis, qui fait depuis l’an dernier un stage au centre de recherche Goddard de la NASA, au Maryland, et est l’auteure principale de l’étude publiée vendredi dernier dans la revue Science Advances.

« Les conditions sur Titan ne permettent pas la survie des lipides qui, sur Terre, forment la base des cellules vivantes. Mais l’acrylonitrile pourrait aussi servir à la formation de cellules vivantes. »

 L’acrylonitrile, aussi connu sous le nom de cyanure de vinyle, est utilisé sur Terre pour la fabrication de plastiques.

Pour que les astrobiologistes concluent qu’un autre endroit que la Terre abrite la vie, ils doivent trouver trois types de preuves, selon Mme Palmer. 

« Il doit y avoir une molécule pouvant être utilisée pour fabriquer des cellules vivantes, pour isoler sur le plan biochimique la cellule de son environnement. C’est ce que nous venons de faire. »

« Il doit y avoir des sources d’énergie, ce qui existe sur Titan, qui contient toutes sortes d’hydrocarbures, notamment des lacs de méthane. Et il doit y avoir du matériel génétique. L’un de mes coauteurs, Conor Nixon, est en train de chercher sur Titan des traces de pyrimidine, qui forme l’anneau structurel de certaines molécules d’ADN sur Terre », ajoute Mme Palmer.

Mme Palmer et ses collègues sont tombés par hasard sur le cyanure de vinyle.

« Nous cherchions une autre molécule dans l’atmosphère de Titan, avec le télescope Alma, qui est au Chili. Alma est souvent utilisé pour la calibration des autres télescopes et a beaucoup de données d’observation. »

Un parcours digne d’un conte de fées

Dans le monde de l’astrophysique, le parcours de Mme Palmer est l’équivalent d’un conte de fées. Peu de jeunes femmes ont une publication dans une revue relativement respectée avec des coauteurs prestigieux de la NASA, avant même d’avoir commencé leur maîtrise.

« J’ai commencé à avoir une passion pour la vie sur Titan en lisant Eery Silence, un livre sur la vie extraterrestre, au début de l’université », explique Maureen Palmer. 

« J’ai posé ma candidature pour un stage de travail d’été à la NASA, et mon intérêt pour Titan m’a valu de participer à ce projet. Ça va tellement bien que je vais travailler à la NASA quelques années avant de commencer ma maîtrise. »

Titan n’est pas aussi célèbre que Mars, Vénus ou Europe, la lune glacée de Jupiter, dans le panthéon des extraterrestres. Mais elle a fait l’objet de quelques spéculations, notamment dans le film Oblivion avec Tom Cruise, où les hommes sont en théorie partis coloniser Titan, ainsi que dans le film Gattaca, avec Uma Thurman et Jude Law, qui met en scène une mission habitée vers le satellite de Saturne, à la recherche de l’origine de la vie.

La possibilité de la vie sur Titan a été proposée à partir des années 70, quand les premiers télescopes spatiaux ont laissé croire que la température y était supérieure à ce qu’elle est réellement. La NASA planche actuellement sur un projet de sous-marin qui explorerait les lacs de méthane de Titan.

En chiffres

  • 5000 km: Diamètre de Titan
  • -179 degrés Celsius: Température à la surface de Titan
  • -7: La gravité de Titan est sept fois inférieure à celle de la Terre.
  • 1,5 degré Celsius: La température sur Titan varie de 1,5 degré Celsius entre le jour et la nuit.
  • 3400 km: Diamètre de la Lune
  • -233 à + 123 degrés Celsius: Température à la surface de la Lune
  • 6: La gravité de la Lune est six fois inférieure à celle de la Terre.
  • 407 000 km: La Lune se situe à une distance de 356 000 à 407 000 km de la Terre.

Source: NASA

http://www.lapresse.ca/

Londres : un garçon de 10 ans corrige le Musée d’histoire naturelle


Un jeune garçon de 10 ans atteint du syndrome d’Asperger a une passion pour les dinosaures, tellement qu’il a su détecter une erreur dans un musée de Londres lors d’une exposition d’animaux préhistoriques
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Londres : un garçon de 10 ans corrige le Musée d’histoire naturelle

 

PAR 6MEDIAS

 

La BBC raconte comment un jeune garçon passionné de dinosaures a signalé au célèbre musée londonien une erreur sur la désignation de l’un des animaux.

C’est lors d’une visite du Musée d’histoire naturelle de Londres le 21 juillet dernier, en compagnie de son frère et de ses parents, que Charlie Edwards a pu mettre en application ses nombreuses connaissances concernant les dinosaures. Le garçon de 10 ans a en effet repéré une erreur de dénomination de l’un des animaux préhistoriques sur un schéma exposé dans l’une des galeries du musée. Alors que la silhouette du dinosaure en question était accompagnée de la légende « Oviraptor », Charlie a vite identifié à la place un « Protoceratops », comme le raconte la BBC.

Après que le paléontologue en herbe a fait part de sa découverte à ses parents, ceux-ci ont dans un premier temps fait preuve de circonspection, estimant difficile à croire qu’un musée aussi prestigieux et renommé ait pu commettre une bourde comme celle-ci. Finalement alertés, les responsables du musée ont reconnu leur erreur, félicitant Charlie Edwards de façon très officielle, par un courrier le remerciant et lui conseillant de « garder son enthousiasme pour la paléontologie ».

Atteint du syndrome d’Asperger

Les parents du jeune garçon, interrogés par la BBC, ont confirmé que Charlie se passionnait pour ce sujet depuis sa plus tendre enfance et qu’il avait « commencé à lire des encyclopédies dès l’âge de trois ans ». Souffrant du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qui se caractérise souvent par un intérêt poussé pour un sujet bien défini, Charlie Edwards ne se fatigue jamais d’apprendre de nouvelles choses sur les dinosaures, comme le raconte sa mère.

« Nous aurions dû réaliser tout de suite qu’il avait raison, il adore vraiment les dinosaures », a-t-elle confié au Telegraph, fière de son fils et ravie de le voir mettre en pratique son immense savoir en la matière.

http://www.lepoint.fr/

Un Britannique frôle la mort en mâchant des noyaux de cerises


Avaler des noyaux ou des pépins n’est pas dangereux en soi, mais si on manges certains d’entre eux, il y a un risque sérieux d’empoisonnement
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Un Britannique frôle la mort en mâchant des noyaux de cerises

 

Un Britannique frôle la mort en mâchant des noyaux de cerises

gresey/Epictura

par Ambre Amias

Un père de famille a découvert à ses dépends que les noyaux de cerise contiennent une substance toxique qui peut provoquer des symptômes sévères.

Les fruits font partie des petits plaisirs estivaux, en particulier les pêches, les abricots et les cerises. Amateurs de fruits à noyaux, prenez cependant garde à vous, la mésaventure d’un père de famille britannique rappelle qu’ils peuvent se révéler toxiques. Si leur chair est tout à fait inoffensive, il n’en va pas de même pour leur noyau.

Matthew Creme, 28 ans, s’est intoxiqué avec des cerises en conserve, relate The Independent. Par curiosité, le jeune homme aurait décidé de manger les cerises en entier, avec leurs noyaux. Il ne s’est pas contenté de les gober, mais les a en plus mâchés ! Ce qui aurait tout bonnement pu lui coûter la vie.

Précurseur de cyanure

Pris rapidement de maux de tête et de fièvre, il a été pris en charge par les services de secours de Blackpool, et hospitalisé. Il s’est alors avéré que le jeune homme s’était empoisonné.

Les noyaux de cerises contiennent en effet de l’amygdaline, qui une fois ingérée peut se transformer en acide cyanhydrique, toxique pour l’être humain Les cerises ne sont pas les seuls fruits à risque : prunes, pêches, abricots, amandes amères, mais aussi pommes, recèlent de l’amygdaline.

Plus précisément c’est l’amande à l’intérieur des noyaux et pépins qui renferme la molécule toxique. Avaler un noyau n’est donc pas bien grave, mais mieux vaut éviter de le mâcher. Les noyaux des abricots et des pêches pouvant s’ouvrir très facilement il est recommandé d’être vigilant avec les plus jeunes, qui eux aussi par curiosité, pourraient être tenté des machouiller l’amande des fruits. Matthew Creme aurait pour sa part demandé à ce qu’un message de prévention soit ajouté sur les bocaux et conserves de cerises, rapporte Le Dauphiné.

https://www.pourquoidocteur.fr

Une intelligence artificielle a décrypté le cerveau des mouches


Une mouche semble ne pas être grand chose à cause de sa petitesse. Mais en réalité, vouloir créer une petite créature semblable serait très difficile. Imaginer environs 2204 groupes de neurones différents chez quelque 400.000 mouches ont été filmée en vidéo 225 jours de données. Il faudrait plus de 3 000 ans pour l’homme les décrypter. Heureusement, que l’intelligence artificielle peut aider à aller plus vite. Il semble que ce genre d’étude permette de mieux comprendre l’activité cérébrale humaine
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Une intelligence artificielle a décrypté le cerveau des mouches

 

Activité neuronale

Les chercheurs américains connaissent désormais précisément l’activité cérébrale des mouches du vinaigre pour plusieurs comportements.

© ROBIE ET AL./CELL 2017

Anne-Sophie Tassart

Journaliste

Des chercheurs américains ont fait appel à une intelligence artificielle pour étudier l’activité cérébrale des mouches.

Le cerveau des mouches du vinaigre (Drosophilia melanogaster) n’a absolument plus aucun secret pour eux : des chercheurs américains ont réussi à mettre au point une carte détaillée de l’activité neuronale de ces insectes pour plusieurs comportements. Selon les résultats publiés le 13 juillet 2017 dans la revue Cell, cette recherche a permis l’analyse de pas moins de 2204 groupes de neurones différents chez quelques 400.000 mouches.

3800 ans de données à décrypter pour un humain

Les scientifiques ont filmé des insectes dont certains neurones ont été activés artificiellement pour observer les résultats et ils ont ainsi pu enregistrer 225 jours de vidéos. Face à cette masse colossale de données (des humains auraient mis environ 3800 ans à décrypter les vidéos), ils en ont confié l’analyse à une intelligence artificielle nommée JAABA pour Janelia Automatic Animal Behaviour Annotator.

Cette dernière a permis de confirmer certaines hypothèses sur le rôle de plusieurs groupes de neurones dans différents comportements mais elle a aussi permis de faire de nouvelles découvertes. Par exemple, les neurones nécessaires à la vision sont impliqués dans les comportements de fuite et un groupe de neurones présent dans le protocérébron (cerveau antérieur) est quant à lui impliqué dans les comportements agressifs entre femelles.

Comprendre les mouches pour étudier l’humain

Etudier les quelques 100.000 neurones du cerveau des mouches peut fournir des pistes pour analyser l’activité cérébrale humaine et les comportements qui en découlent.

« Les mouches font tout ce qu’un organisme doit faire pour survivre dans ce monde, affirme Alice Robie, l’auteure principale de l’étude. Elles ont besoin de trouver de la nourriture, d’échapper à des prédateurs, de trouver un partenaire sexuel et de se reproduire ».

Ces actions nécessitent une interaction complexe avec l’environnement que l’on retrouve au quotidien chez l’espèce humaine.

https://www.sciencesetavenir.fr/