La NASA envisage des missions vers une comète et une lune de Saturne


On va commencer à entendre parler de Caesar et de Dragonfly issus de la NASA. Caeasar va étudier la comète Churyumov-Gerasimenko et Dragonfly, c’est un drone qui va scruter différents sites de Titan. Peut-être, les scientifiques trouveront des réponses sur la formation de la Terre, océan et la vie qui en a émergé. Cela est prévu vers 2020
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La NASA envisage des missions vers une comète et une lune de Saturne

 

Les scientifiques pensent que Titan pourrait contenir un... (PHOTO AP)

Les scientifiques pensent que Titan pourrait contenir un océan d’eau sous une épaisse croûte de glace et que la vie pourrait y exister.

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Agence France-Presse
Washington

La NASA a annoncé mercredi avoir retenu deux concepts d’exploration robotique du système solaire parmi douze soumis par différentes équipes scientifiques: l’un porte sur l’exploration d’une comète et l’autre sur l’envoi d’une sonde vers Titan, la plus grosse lune de Saturne.

Mais l’agence spatiale américaine devra, à l’issue d’études plus poussées, choisir entre l’un ou l’autre de ces deux finalistes en 2019 pour développer une mission d’exploration qui sera lancée au milieu des années 2020.

«Ces deux projets d’exploration cherchent à répondre à plusieurs des plus grandes questions dans notre système solaire», a précisé Thomas Zurbuchen, responsable des programmes scientifiques à la NASA.

La première de ces deux missions, baptisée «Caesar» (Comet Astrobiology Exploration SAmple Return), vise à collecter des échantillons du noyau de la comète Churyumov-Gerasimenko pour les rapporter sur la Terre.

Ils pourraient révéler comment l’origine de la formation de notre planète, des océans et de la vie terrestre.

Les comètes sont constituées de matériaux provenant d’anciennes étoiles et de nuages interstellaires qui remontent à la naissance du système solaire, il y a cinq milliards d’années.

De ce fait, ce sont des témoins précieux du passé.

Quant à la seconde mission, «Dragonfly», il s’agit d’une forme de drone capable d’explorer l’habitabilité de dizaines de sites sur Titan, lune dotée d’une épaisse atmosphère, de lacs et de rivières de méthane liquide à sa surface.

Les scientifiques pensent que Titan pourrait contenir un océan d’eau sous une épaisse croûte de glace et que la vie pourrait y exister.

La mission retenue sera la quatrième sélectionnée par la NASA dans le cadre de son programme «New Frontiers», doté d’un budget de quelque 850 millions de dollars.

Ces prédécesseurs sont la mission New Horizon, qui a survolé Pluton en 2015, Juno, sonde en orbite autour de Jupiter, et OSIRIS-REx, vaisseau qui doit prélever des échantillons sur l’astéroïde Bennu en 2023 pour les ramener sur Terre.

Les autres projets du programme «New Frontiers» portent sur l’étude de Saturne, de Vénus ou d’astéroïdes autour de Jupiter.

Deux de ces projets viennent également d’être retenus par la NASA pour faire d’objet d’un plus grand développement technologique: les sondes «Enceladus Life Finder» et «Venus In situ Composition Investigations» ou Vici.

La première est conçue pour capter des indices d’une activité biologique dans le geyser géant qui jaillit d’Encelade.

Quant à Vici, ce serait le premier vaisseau robotique de la NASA à explorer Vénus en trois décennies. Venus Express de l’Agence spatiale européenne (ESA) est le dernier vaisseau à avoir étudié de près cette planète, entre 2006 et 2014, avant de se retrouver à cours de carburant.

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Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne


Nous sommes à une époque vraiment extraordinaire pour découvrir les planètes, les lunes de notre système solaire. Cassini, depuis 13 ans envoie des informations sur Saturne et ses satellites naturels. Comme toute bonne chose à une fin, Cassini ira mourir sur Saturne durant la nuit, laissant ses dernières informations pendant le saut de la mort
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Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne

Une image de Saturne captée par Cassini depuis... (AFP)

Une image de Saturne captée par Cassini depuis une distance de 1,4 millions de km.

AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les heures sont comptées pour la sonde américaine Cassini, dont le plongeon final vendredi dans l’atmosphère de Saturne mettra fin à une mission très fructueuse de treize ans, qui a bouleversé les connaissances sur la planète géante gazeuse et la science planétaire.

«Cassini-Huygens est une mission extraordinaire qui a révolutionné notre compréhension des confins de notre système solaire», explique Alexander Hayes, professeur d’astronomie à l’Université Cornell dans l’État de New York.

Avec près de 300 orbites autour de Saturne, Cassini a fait d’importantes découvertes: les mers de méthane liquide sur Titan, son plus grand satellite naturel, et l’existence d’un vaste océan d’eau salée sous la surface glacée d’Encelade, une petite lune saturnienne.

Les données recueillies par le spectromètre à bord de Cassini, lors de la traversée d’un panache de vapeur au pôle sud d’Encelade, ont révélé la présence d’hydrogène jaillissant de fissures dans la couche de glace.

Cet hydrogène est la signature certaine d’une activité hydrothermale propice à l’existence de la vie, comme l’avaient expliqué les scientifiques en annonçant cette découverte en avril dernier.

«Ces découvertes faites par Cassini figurent  parmi les plus époustouflantes en science planétaire», a estimé mercredi devant la presse, Linda Spilker, principale scientifique de la mission au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA en Californie.

«Ce monde océanique d’Encelade a vraiment changé notre approche sur la recherche de la vie, ailleurs dans notre système solaire et au-delà», a-t-elle dit.

Cassini, une sonde de 2,5 tonnes lancée en 1997 et dotée de douze instruments, a amorcé le 22 avril la première manoeuvre qui la fera plonger dans l’atmosphère de Saturne le 15 septembre.

Pour ce faire, le vaisseau s’était approché de Titan, grâce à sa poussée gravitationnelle, pour descendre sous les anneaux de Saturne et le haut de sa couche nuageuse. Pour la première fois, il avait ainsi exploré cet espace vide de 2700 kilomètres.

Cassini aura effectué au total vingt-deux de ces orbites jusqu’au dernier vendredi.

Une photographie infrarouge de Titan.... (AP) - image 2.0

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Une photographie infrarouge de Titan.

AP

Baiser d’adieu

Cassini a survolé une dernière fois Titan le 12 septembre et transmis les images et données scientifiques recueillies pendant ce survol.

C’est le dernier «baiser d’adieu», ont dit les ingénieurs de la NASA qui ont profité de cette communication pour s’assurer que le vaisseau est bien sur la trajectoire qui le fera plonger dans l’atmosphère saturnienne.

«La sonde transmettra des données durant son plongeon, du sans précédent pour Saturne», pointe Linda Spilker.

Cassini devrait perdre le contact avec la Terre deux minutes après le début de sa descente à 113 000 kilomètres/heure durant laquelle dix de ses instruments fonctionneront, dont le spectromètre pour analyser l’atmosphère.

Ces informations aideront à comprendre la formation et l’évolution de la planète gazeuse.

La veille, jeudi, d’autres instruments effectueront des observations des aurores boréales et des tourbillons aux pôles de Saturne.

Le grand final

Cassini amorcera son ultime descente à 3h14, vendredi matin, pour entrer dans l’atmosphère de Saturne à une altitude d’environ 1915 km.

Le signal de cette manoeuvre sera reçu par la NASA à 4h37, 86 minutes plus tard, le temps mis par les ondes radio pour atteindre notre planète.

Avec ses antennes orientées vers la Terre, Cassini entrera dans l’atmosphère de Saturne à 06h31, ce qui sera confirmé sur Terre à 7h54.

Une minute plus tard, à 1510 kilomètres au-dessus de la couche nuageuse, les communications s’arrêteront et peu après Cassini commencera à se désintégrer, prédit la NASA. Ce dernier signal sera capté à 7h55.

«Ce grand final représente la culmination d’un programme pour utiliser le carburant restant dans le vaisseau de la manière la plus productive scientifiquement», explique Earl Maize, responsable du projet Cassini au JPL.

«En précipitant Cassini dans l’atmosphère de Saturne on évite tout risque que le vaisseau aille s’écraser sur l’une des lunes où la vie pourrait exister comme Encelade, les préservant de toute contamination», précise-t-il.

La mission est une coopération entre la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale italienne, ces deux dernières ayant construit la sonde Huygens transportée par Cassini jusqu’en en décembre 2004, quand elle est allée se poser sur Titan.

La mission Cassini-Huygen a coûté au total 3,26 milliards de dollars dont 2,6 milliards pour les États-Unis, 500 millions pour l’ESA et 160 millions pour l’Agence spatiale italienne.

Giovanni Cassini était un astronome italien du 17e siècle qui a découvert quatre lunes de Saturne, qui en compte plus de 60.

Christiaan Huygens, son contemporain, était un mathématicien hollandais qui a déterminé que Saturne avait des anneaux. Il a aussi observé Titan pour la première fois.

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Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie


Titan, une lune de Saturne, intéresse de plus en plus les scientifiques, car une molécule de vie serait présente. Cependant, il sera sans doute impossible qu’un jour nous puissions survivre sur cette lune si ce n’est que les températures extrêmes que nous ne pourrions supporter
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Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA)

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux des satellites de Saturne, soit Titan et Rhéa.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des chercheurs de la NASA ont détecté sur Titan une molécule qui serait essentielle pour que ce satellite de Saturne abrite la vie. Titan est sur l’écran radar des astrobiologistes parce que c’est la seule lune du système solaire qui a une atmosphère en bonne et due forme.

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA) - image 1.0

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne et sa lune, Titan.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

 

Cette image de la surface de Titan a été captée par la sonde Hyugens.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

« Nous avons trouvé de bonnes quantités d’acrylonitrile dans l’atmosphère de Titan, assez pour qu’il s’en trouve à sa surface », explique Maureen Palmer, étudiante du collège St. Olaf, à Minneapolis, qui fait depuis l’an dernier un stage au centre de recherche Goddard de la NASA, au Maryland, et est l’auteure principale de l’étude publiée vendredi dernier dans la revue Science Advances.

« Les conditions sur Titan ne permettent pas la survie des lipides qui, sur Terre, forment la base des cellules vivantes. Mais l’acrylonitrile pourrait aussi servir à la formation de cellules vivantes. »

 L’acrylonitrile, aussi connu sous le nom de cyanure de vinyle, est utilisé sur Terre pour la fabrication de plastiques.

Pour que les astrobiologistes concluent qu’un autre endroit que la Terre abrite la vie, ils doivent trouver trois types de preuves, selon Mme Palmer. 

« Il doit y avoir une molécule pouvant être utilisée pour fabriquer des cellules vivantes, pour isoler sur le plan biochimique la cellule de son environnement. C’est ce que nous venons de faire. »

« Il doit y avoir des sources d’énergie, ce qui existe sur Titan, qui contient toutes sortes d’hydrocarbures, notamment des lacs de méthane. Et il doit y avoir du matériel génétique. L’un de mes coauteurs, Conor Nixon, est en train de chercher sur Titan des traces de pyrimidine, qui forme l’anneau structurel de certaines molécules d’ADN sur Terre », ajoute Mme Palmer.

Mme Palmer et ses collègues sont tombés par hasard sur le cyanure de vinyle.

« Nous cherchions une autre molécule dans l’atmosphère de Titan, avec le télescope Alma, qui est au Chili. Alma est souvent utilisé pour la calibration des autres télescopes et a beaucoup de données d’observation. »

Un parcours digne d’un conte de fées

Dans le monde de l’astrophysique, le parcours de Mme Palmer est l’équivalent d’un conte de fées. Peu de jeunes femmes ont une publication dans une revue relativement respectée avec des coauteurs prestigieux de la NASA, avant même d’avoir commencé leur maîtrise.

« J’ai commencé à avoir une passion pour la vie sur Titan en lisant Eery Silence, un livre sur la vie extraterrestre, au début de l’université », explique Maureen Palmer. 

« J’ai posé ma candidature pour un stage de travail d’été à la NASA, et mon intérêt pour Titan m’a valu de participer à ce projet. Ça va tellement bien que je vais travailler à la NASA quelques années avant de commencer ma maîtrise. »

Titan n’est pas aussi célèbre que Mars, Vénus ou Europe, la lune glacée de Jupiter, dans le panthéon des extraterrestres. Mais elle a fait l’objet de quelques spéculations, notamment dans le film Oblivion avec Tom Cruise, où les hommes sont en théorie partis coloniser Titan, ainsi que dans le film Gattaca, avec Uma Thurman et Jude Law, qui met en scène une mission habitée vers le satellite de Saturne, à la recherche de l’origine de la vie.

La possibilité de la vie sur Titan a été proposée à partir des années 70, quand les premiers télescopes spatiaux ont laissé croire que la température y était supérieure à ce qu’elle est réellement. La NASA planche actuellement sur un projet de sous-marin qui explorerait les lacs de méthane de Titan.

En chiffres

  • 5000 km: Diamètre de Titan
  • -179 degrés Celsius: Température à la surface de Titan
  • -7: La gravité de Titan est sept fois inférieure à celle de la Terre.
  • 1,5 degré Celsius: La température sur Titan varie de 1,5 degré Celsius entre le jour et la nuit.
  • 3400 km: Diamètre de la Lune
  • -233 à + 123 degrés Celsius: Température à la surface de la Lune
  • 6: La gravité de la Lune est six fois inférieure à celle de la Terre.
  • 407 000 km: La Lune se situe à une distance de 356 000 à 407 000 km de la Terre.

Source: NASA

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La sonde Cassini a fait des photos et découvertes incroyables autour de Saturne


La sonde Cassini se prépare à mourir sur Saturne, l’écrasement est prévu pour septembre. Entre-temps, elle a permis de nous donner de merveilles photos de ses anneaux, de ses lunes. De plus, les scientifiques ont pu explorer et mieux connaitre ce monde lointain. Espérons qu’avant sa phase finale que Cassini pourra encore donner des données à étudier
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La sonde Cassini a fait des photos et découvertes incroyables autour de Saturne

 

SATURN

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

C’est l’heure de vérité pour le petit vaisseau. Depuis 11h ce mercredi 26 avril, le dernier plongeon de la sonde Cassini, dans l’espace inexploré entre Saturne et ses anneaux, a débuté. En novembre dernier, le vaisseau d’exploration de la Nasa avait déjà commencé à se rapprocher de ces incroyables disques de matière qui entourent la géante gazeuse.

Après 22 tours en orbite, Cassini ira finir sa vie dans l’atmosphère de Saturne, en septembre. Il ne faut pour autant pas être trop triste. En orbite autour de la planète depuis 2004, la petite sonde a eu une vie bien remplie.

Et si son dernier voyage devrait être riche en observations, c’est le moment idéal pour se remémorer les plus belles photos et les découvertes scientifiques les plus incroyables de Cassini.

Le robot Huygens largué sur Titan

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Six mois après son arrivée autour de Saturne, Cassini largue Huygens, un robot atterrisseur, sur Titan, l’une des lunes de la géante gazeuse. C’est la première fois qu’un objet humain touche le sol d’un satellite naturel, autre que celui de la Terre. En plus d’offrir de belles photos, le robot a surtout permis aux scientifiques de mieux cerner la composition de l’atmosphère et de la surface de Titan. Depuis, Cassini a continué d’observer Titan et l’on connait mieux ce monde assez proche de la Terre, si ce n’est que le méthane y remplace l’eau…

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Encelade, la lune propice à la vie

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Encelade, l’une des lunes de Saturne, est certainement l’un des astres les plus intéressants du système solaire, pour ce qui concerne la recherche d’une vie extraterrestre. Avec son océan souterrain d’eau liquide, elle dispose de beaucoup d’éléments nécessaires à l’émergence d’une vie biologique.

Mieux, les chercheurs ont découvert il y a quelques semaines la présence d’une source d’énergie, qui pourrait théoriquement nourrir des microbes. Pour cela, la sonde Cassini a plongé au plus près de la surface et est passée à travers l’un des geysers d’Encelade.

Des lunes aux formes improbables

pan

Si on connait surtout Titan et Encelade, Saturne possède de nombreuses lunes: au moins une cinquantaine. Et parmi celles-ci, certaines ont des formes bizarres, comme Pan (ci-dessus), qui ressemble à un ravioli. Ou encore Téthys et Mimas (ci-dessous), dont la forme fait un peu penser à l’Etoile de la mort de Star Wars. Ou à l’oeil de Sauron du Seigneur des anneaux.

En plus d’être intrigantes, ces images permettent aux astrophysiciens de mieux comprendre l’histoire de notre système solaire et la formation des lunes et planètes.

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Des anneaux toujours mystérieux

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Cassini a pris de nombreuses photos des anneaux de Saturne. Elle a également permis aux scientifiques de mieux comprendre leur fonctionnement. Ceux-ci pourraient même donner naissance à des lunes. Enfin, quand celles-ci ne créent pas des vagues dans les anneaux lors de leur passage.

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Mille études de la NASA


La NASA a fait de grands progrès dans ses recherches et continu a explorer de plus en plus loin tout en s’intéressant à la vie, la santé des astronautes et les similarités sur terre qu’ils pourraient trouver dans l’espace
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Mille études de la NASA

 

Il y a 3,4 milliards d'années, deux mégatsunamis,... (Photo : ESA / DLR / FU Berlin)

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire.

MATHIEU PERREAULT
La Presse

À la fin janvier, la NASA a rendu publiques et gratuites près de 1000 études scientifiques publiées depuis plus d’un demi-siècle par ses chercheurs. Auparavant, ces études étaient souvent payantes. Voici un aperçu des résultats les plus marquants.

Mémoire sur papier

De la mémoire informatique pliable. Tel est l’exploit qu’ont réussi des chercheurs coréens, avec du financement de la NASA. L’avantage de cette technologie est qu’elle pourrait être fabriquée au besoin sur une mission spatiale à long terme, à bas coût, notamment pour des capteurs installés sur les vêtements des astronautes.

Source : Nature

Le coeur des vétérans d’Apollo

La moitié des astronautes qui ont été sur la Lune sont morts du coeur, une proportion quatre à cinq fois plus élevée que chez les autres astronautes, ont calculé des chercheurs de la NASA. Une partie du problème est liée à l’apesanteur, qui affecte la circulation sanguine, notamment dans la veine jugulaire, ont observé d’autres chercheurs lors de vols paraboliques simulant l’absence de gravité. D’autres chercheurs ont étudié les effets néfastes des radiations solaires, plus intenses loin de la Terre, sur les mitochondries, les usines énergétiques des cellules humaines. Ces radiations ont aussi un effet sur les os que pourrait contrer l’alimentation, notamment des prunes séchées. Une autre étude a noté que 20 % des astronautes ayant séjourné sur la Station spatiale internationale ont eu des hypersensibilités cutanées ou respiratoires.

Tsunamis sur Mars

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire. L’équipe internationale de chercheurs qui a publié ces résultats l’an dernier, à partir de données de la sonde Mars Odyssey, a calculé que les deux tsunamis, survenus à quelques millions d’années d’intervalle, ont déferlé jusqu’à 500 km à l’intérieur des terres. Ces tsunamis étaient présumés, mais leurs itinéraires n’avaient jamais été élucidés.

Saturne dès 1961

L’une des premières publications des spécialistes de la NASA examinait la possibilité d’utiliser des panneaux solaires pour alimenter en énergie les missions à longue distance dans le système solaire. L’étude notait que Pioneer V, une sonde ayant exploré l’espace entre la Terre et Vénus, ne disposait que de 30 watts. L’estimation des besoins d’une sonde vers Saturne était de 1000 watts et pour Mars, de 500 watts. Le calcul n’était pas loin de la réalité : les sondes en orbite actuellement autour de Mars bénéficient de 1000 watts.

Sources : NASA, PNAS

La vie sur Titan…

Titan, une lune de Saturne, est le seul corps céleste de notre système solaire qui a des océans liquides à sa surface, notaient l’an dernier des chercheurs de la NASA dans une étude. Il s’agit d’hydrocarbures et non d’eau, mais comme il est beaucoup plus facile de les examiner que les océans souterrains d’autres endroits qui pourraient abriter la vie, comme la lune Europe de Jupiter, il pourrait valoir la peine d’y envoyer une sonde. D’autres chercheurs de la NASA ont d’ailleurs proposé que les brouillards de Titan, aussi la seule lune du système solaire à avoir une atmosphère, pourraient être similaires à l’atmosphère des débuts de la Terre. Les étudier pourrait donc nous éclairer sur les conditions existant au début de la vie terrestre.

… et les limites de la vie

La NASA finance beaucoup de recherches sur les régions de la Terre qui sont les moins propices à la vie. Des chercheurs ont ainsi découvert l’un des seuls endroits où il n’y a aucune activité microbienne, dans les vallées arides de McMurdo en Antarctique, où la température moyenne est de -23 et le mercure ne dépasse jamais zéro. Les microbes de cette région se réveillent quand on les réchauffe en laboratoire, mais il y en avait 10 000 à 100 000 fois moins que dans le pergélisol contenant de l’eau glacée. À l’opposé, d’autres chercheurs ont trouvé une abondance de microbes à 1,6 km sous les fonds océaniques, au beau milieu de l’Atlantique, lors d’un forage à 4,5 km sous la surface de l’océan. La division de l’exobiologie de la NASA s’intéresse quant à elle aux différents bouillons de culture qu’il faudra concocter pour examiner en laboratoire des microbes extraterrestres qui ne se nourriront peut-être pas des mêmes éléments que ceux de la Terre.

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Avis de gros temps… sur Titan


Il y a de l’action sur Titan, car c’est l’été là-bas, pour au moins 7 ans. Mais, ce serait une mauvaise idée d’aller passer les vacances sur cette lune, vu que le méthane compose les lacs et qu’on cuirait dans par la chaleur intense. Mieux vaut rester sur Terre
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Avis de gros temps… sur Titan

 

La sonde Cassini, en orbite autour de Saturne depuis 2004, vient d’observer pour la première fois la formation de nuages dans les régions polaires boréales de Titan, la principale lune de la planète aux anneaux.

Nuages sur Titan

Des nuages se forment sur Ligeia Mare, une mer de méthane située dans les régions polaires boréales de Titan, la principale lune de Saturne. Les images de cette séquence ont été prises par la sonde Cassini entre le 20 et le 22 juillet 2014. Elles sont espacées de 1 à 2 heures, à l’exception d’un saut de 17,5 heures entre la 2e et la 3e.

Crédits : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

Entre le 20 et le 22 juillet 2014, des nuages se sont formés au-dessus de Ligeia Mare, une grande mer de méthane située non loin du pôle Nord de Titan, la principale lune de Saturne. Portés par un léger vent de 11 à 16 km/h, ils se sont développés et ont progressivement voilé les flots sombres avant de se dissiper. Les scientifiques attendaient ces premiers nuages septentrionaux depuis plusieurs mois. L’été, une saison qui dure près de 7 années sur Titan, vient en effet de débuter dans son hémisphère Nord et l’augmentation de la température doit favoriser le développement des formations nuageuses d’après le modèle actuel de circulation atmosphérique sur ce satellite naturel d’une dimension planétaire – Titan mesure 5 150 km de diamètre, soit 300 km de mieux que Mercure. Lors de la mise en orbite de la sonde Cassini-Huygens autour de Saturne, le 1er juillet 2004, l’hémisphère Sud de Titan était en pleine saison estivale et de nombreux nuages avaient été observés au fil des années suivantes, du pôle Sud aux régions tropicales, pourtant, depuis le développement d’une belle tempête tropicale à la fin de l’année 2010, c’était le calme plat ou presque.

La région polaire boréale de Titan

La région polaire boréale de Titan où Cassini a détecté des masses nuageuses au-dessus de Ligeia Mare.

Crédits : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

Constituée essentiellement d’azote, l’épaisse atmosphère de Titan est le siège d’une chimie organique complexe. Le rayonnement solaire ultraviolet brise les molécules de la très haute atmosphère et leur permet de se recombiner de multiples façons. Il se forme alors des hydrocarbures qui tombent peu à peu vers le sol. L’incessante répétition de ce processus depuis des milliards d’années explique l’étonnante richesse de Titan en composés organiques complexes. Cette atmosphère est totalement opaque à la lumière visible, mais elle laisse presque entièrement repartir vers l’espace le rayonnement infrarouge reçu par le sol. Il n’existe donc presque pas d’effet de serre sur cette lune à la surface de laquelle il règne une température moyenne de -176 °C ; n’oublions pas que nous nous trouvons à plus de 1,4 milliard de kilomètres du Soleil !

Surface de Titan

Les réseaux fluviaux visibles sur cette mosaïque de 3 images prises par la sonde Huygens lors de sa descente vers la surface de Titan, le 14 janvier 2005, ont vraisemblablement été creusés par du méthane, un élément liquide dans les conditions de température et de pression qui règnent à la surface de Titan.© NASA/JPL/ESA/University of Arizona

La transparence de l’atmosphère aux infrarouges permet à la sonde Cassini de « voir » la surface de Titan grâce à des capteurs électroniques sensibles à cette longueur d’onde. Cassini utilise également un radar pour déterminer la nature de cette surface qui abrite des réseaux fluviaux creusés dans une croûte de glace d’eau par les fleuves temporaires de méthane qui emplissent les mers. Titan est vraiment un monde très étrange et la compréhension de sa météorologie progresse lentement. Heureusement, la durée exceptionnelle de la mission de Cassini permet d’observer les changements saisonniers et, ainsi, d’élaborer des modèles de circulation atmosphérique de plus en plus précis.

« Nous sommes impatients de découvrir si cette formation nuageuse signale le début de la saison estivale ou s’il s’agit d’un cas isolé », explique Elizabeth Turtle qui fait partie de l’équipe de scientifiques qui analysent les images de Cassini, « et nous aimerions aussi déterminer si nous avons eu de la chance en voyant ces nuages se développer au-dessus de Ligeia Mare ou si, au contraire, les nuages se forment préférentiellement au-dessus de ces étendues de méthane liquide. »

La prolongation de la mission de Cassini, au moins jusqu’en 2017, devrait lui permettre de suivre la météorologie titanienne alors que les régions polaires australes s’enfoncent progressivement dans la nuit et que les mers du Nord se couvrent de nuages.

Source


Guillaume Cannat

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Du plastique repéré dans l’atmosphère de la lune Titan


Non ce ne sont pas des débris qui auraient pollués l’environnement de Titan, ni un objet venu des profondeurs de l’espace
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Du plastique repéré dans l’atmosphère de la lune Titan

 

De petites quantités de propylène, un produit chimique utilisé dans la fabrication des contenants de plastique et d’autres produits, ont été repérées dans l’atmosphère de Titan, la plus grosse lune de Saturne.

PHOTO AP/NASA

Associated Press
PASADENA, Californie

C’est officiel: on retrouve dorénavant du plastique partout, même dans l’espace.

La sonde spatiale Cassini a repéré de petites quantités de propylène, un produit chimique utilisé dans la fabrication des contenants de plastique et d’autres produits, dans l’atmosphère de Titan, la plus grosse lune de Saturne.

Titan compte parmi les rares corps du système solaire à avoir une atmosphère importante fait d’hydrocarbures.

Cassini avait précédemment détecté des signes permettant de croire qu’on retrouvait du propylène dans l’atmosphère obscure de Titan. Mais les scientifiques sont demeurés sceptiques jusqu’à ce que la sonde mesure la chaleur émise par Saturne et ses lunes, et qu’elle identifie le produit chimique.

La découverte a été annoncée lundi par le Astrophysical Journal Letters.

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