Le Saviez-Vous ► Les satellites météo, d’hier à aujourd’hui


Grâce à la satellite météo, on peut savoir quel temps fera t’il, sans oublier toutefois que ce sont des prévisions et non des certitudes. Le temps a ses propres caprices. C’est la NASA qui a lancé le premier satellite météo, mais sans grand succès. Aujourd’hui, il serait difficile de s’en passer.
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Les satellites météo, d’hier à aujourd’hui

Un satellite survole l'Europe.

Le satellite météo européen Aerolus.

PHOTO : ESA

La technologie se peaufine constamment et les images sont de plus en plus détaillées.

Pascal Yiacouvakis

Les images satellites météo font maintenant partie du quotidien de la majorité d’entre nous. On les voit régulièrement durant les bulletins météorologiques télévisés et on les trouve en abondance sur Internet, et ce, en temps réel.

À l’instar du radar météorologique, les images satellites sont d’une importance capitale en météorologie, offrant une vue d’ensemble de ce qui se passe plus bas.

Deux façons de voir le monde

Il existe deux catégories de satellites météo : les satellites géostationnaires et les satellites circumpolaires (ou à orbite polaire).

Les satellites géostationnaires sont en orbite à environ 36 000 kilomètres d’altitude au-dessus de l’équateur. Ils se déplacent à la même vitesse de rotation que la Terre et observent ainsi toujours la même région du globe. De ce fait, on les qualifie de géostationnaires, donc stationnaires par rapport à la Terre.

Une image captée par le satellite GOES-16.

Une image captée par le satellite GOES-16

PHOTO : NOAA

Les lois de la physique imposent aux satellites géostationnaires une altitude très élevée afin qu’ils puissent se déplacer en phase avec la Terre.

Malgré cette altitude et leur position équatoriale, les images obtenues sont plus fréquemment utilisées, car en observant toujours la même zone, il est possible de voir évoluer les systèmes météorologiques dans le temps.

Pour les satellites circumpolaires, les choses sont bien différentes.

Ces derniers sont en orbite à environ 850 kilomètres d’altitude et se déplacent en empruntant une trajectoire passant par les pôles.

Du fait de leur basse altitude, ils se caractérisent par une vitesse orbitale beaucoup plus rapide, et ils font un tour complet du globe en deux heures environ.

Contrairement aux satellites géostationnaires, ils n’observent pas toujours la même région, car la Terre tourne pendant leur déplacement d’un pôle à l’autre. Leurs données sont donc moins utilisées (quoique plus précises) pour les besoins opérationnels de la prévision météorologique.

Les premiers satellites

C’est en 1959 que la National Aeronautics and Space Administration (NASA) a mis en orbite le tout premier satellite météorologique, mais sans grand succès.

Un an plus tard, grâce au satellite TIROS-1 (l’acronyme de Television Infrared Observation Satellite), les premières images ont été transmises, et une nouvelle ère scientifique commençait.

La première image télévisée en provenance de l'espace montre en noir et blanc une zone nuageuse au-dessus de l'océan Atlantique.

La première image télévisée en provenance de l’espace a été diffusée en avril 1960.

PHOTO : NASA

Quelques années plus tard, on a lancé les premiers satellites météo à orbite polaire.

Les satellites géostationnaires ont suivi à la fin de années 60 et au début des années 70.

Depuis ce temps, la plupart des pays développés ont lancé leurs propres satellites, et la flotte internationale de satellites météo géostationnaires et circumpolaires est aujourd’hui constituée d’environ une trentaine de satellites, soit environ 15 de chaque type.

On peut dès lors connaître en tout temps ce qui se passe partout sur le globe.

Cette armada satellitaire nous fournit de précieuses informations non seulement sur les nuages et les systèmes nuageux, mais aussi sur l’atmosphère et la surface terrestre et océanique.

De jour comme de nuit

Les capteurs installés à bord des satellites permettent de faire des mesures dans le spectre visible et dans l’infrarouge. Le spectre visible représente la lumière visible pour l’humain.

En d’autres mots, le satellite voit exactement ce qu’un humain pourrait voir s’il était à bord du satellite.

Cela est bien pratique le jour, mais très peu la nuit.

Pour pallier ce problème, on utilise l’infrarouge pour capter ce qui se passe la nuit, mais aussi le jour. Mesurer les émissions d’énergie dans le spectre infrarouge permet de déterminer assez précisément la température des corps qui émettent cette énergie.

Ainsi, étant donné que les nuages se trouvent en altitude, ils apparaîtront plus froids par rapport à la surface terrestre.

D’ailleurs, les images infrarouges sont les plus utilisées, car elles permettent de suivre l’évolution des systèmes nuageux sur une plus longue période de temps.

De nos jours, on utilise aussi une combinaison des données dans le spectre visible et infrarouge afin de mieux représenter la situation météorologique de jour et de nuit.

Après analyses, ces données satellitaires sont introduites au sein des outils informatiques de prévision du temps (modèles numériques de simulation du temps).

Les satellites météo constituent donc un élément essentiel de la prévision météorologique.

https://ici.radio-canada.ca/

Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars


L’être humain n’est pas fait pour vivre ailleurs que dans un environnement comme la Terre. Vouloir changer la génétique sur des personnes qui pourraient partir coloniser une planète, ne serait plus selon moi, des humains. Pourquoi vouloir absolument aller coloniser une planète qui nous est hostile ? Alors que nous ne sommes même pas capable de prendre soin de notre propre planète ?.
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Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars

Thomas Boisson

Les voyages spatiaux et la colonisation spatiale en règle générale posent plusieurs problèmes d’ordre humain et technologique. L’un des problèmes les plus importants concerne l’adaptation du corps humain aux rigueurs de l’espace, notamment aux radiations. Pour contourner cet écueil, les chercheurs réfléchissent depuis plusieurs années aux bénéfices de l’édition génétique concernant les astronautes, afin de rendre l’organisme plus résistant aux conditions spatiales. Et l’une des solutions proposées pourrait être l’intégration d’ADN d’extrêmophiles, comme celui des tardigrades, dans le génome humain.

Chris Mason, généticien et professeur de physiologie et de biophysique à la Weill Cornell University de New York, a étudié les effets génétiques des vols spatiaux et la manière dont les humains pourraient surmonter ces défis pour étendre notre civilisation plus loin dans le Système solaire. L’un des moyens de protéger les futurs astronautes, pourrait impliquer l’ADN de tardigrades, de minuscules animaux capables de survivre dans les conditions les plus extrêmes, même le vide spatial.


Mason a dirigé l’une des 10 équipes de chercheurs que la NASA a choisi pour étudier les astronautes jumeaux Mark et Scott Kelly. Après son lancement en 2015, Scott Kelly a passé presque un an à bord de la Station spatiale internationale, tandis que son frère jumeau, Mark Kelly, est resté sur Terre.

L’incidence des voyages spatiaux sur la physiologie et la génétique humaines

En comparant leur réaction biologique à des environnements extrêmement différents au cours de cette période, les scientifiques ont cherché à mieux comprendre l’incidence des missions de longue durée sur le corps humain. Mason et les dizaines d’autres chercheurs qui ont travaillé à l’évaluation des effets génétiques des vols spatiaux ont mis au jour une mine de données qui ont jusqu’ici révélé de nombreuses nouvelles découvertes sur la manière dont l’espace affecte le corps humain.

En étudiant, en particulier, la manière dont certains gènes sont exprimés au cours des différentes étapes du vol spatial (y compris le retour intense sur Terre), ces efforts de recherche pourraient soutenir les études futures visant à atténuer les dangers des vols spatiaux. Par exemple, si de nouvelles études devaient confirmer que les retours sur Terre sont préjudiciables au corps humain, les scientifiques pourraient trouver des moyens de prévenir ces effets néfastes.

Mais avec un si petit nombre de données (l’étude sur les jumeaux ne portait que sur deux personnes), les scientifiques ne sont pas prêts à prescrire un traitement spécifique ou un médicament préventif pour modifier la façon dont les humains réagissent génétiquement au vol spatial. Cependant, de nouvelles recherches essaient de déterminer comment des outils telle que l’édition de gènes pourraient rendre les humains plus aptes à voyager plus loin dans l’espace, et même vers des planètes comme Mars.

Modifier l’expression des gènes pour résister aux radiations

L’exposition aux rayonnements est l’un des principaux problèmes de santé liés aux voyages dans l’espace. Si, par exemple, les scientifiques pouvaient trouver un moyen de rendre les cellules humaines plus résistantes aux effets des radiations, les astronautes pourraient rester en meilleure santé plus longtemps dans l’espace. Théoriquement, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour lutter contre les effets des radiations sur les cellules saines lors de traitements du cancer sur Terre.

Vidéo expliquant quels sont les dangers des radiations lors des voyages spatiaux :


Cependant, l’idée de modifier des gènes humains est controversée. Mais Mason souligne qu’il faudrait probablement des décennies de recherche avant que ce type de science ne soit appliqué à l’Homme. Les scientifiques pourraient modifier les futurs astronautes par le biais de l’ingénierie épigénétique, ce qui signifie qu’ils activeraient ou désactiveraient l’expression de gènes spécifiques, explique Mason.

Combiner l’ADN humain avec celui d’espèces extrêmophiles

Alternativement, des chercheurs explorent les moyens de combiner l’ADN d’autres espèces, notamment les tardigrades, avec des cellules humaines pour les rendre plus résistantes aux effets néfastes des vols spatiaux, notamment celui des radiations. Ce concept a été exploré dans un article de 2016, et Mason et son équipe souhaitent s’appuyer sur cette recherche pour voir si, en utilisant l’ADN de tardigrades ultra-résilients, ils pourraient protéger les astronautes des effets néfastes des vols spatiaux.

L’édition génique d’êtres humains destinés à des voyages dans l’espace serait probablement une partie des changements naturels de la physiologie humaine qui pourraient se produire après avoir vécu sur Mars pendant plusieurs années. Le génie génétique des humains pourrait être éthique si cela rend les gens plus aptes à habiter Mars de façon sécuritaire, sans nuire à leur capacité de vivre sur Terre, conclut Mason.

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Le vaisseau spatial top secret X-37B a atterri après un record de 780 jours en orbite


Les secrets surtout quand il est question du gouvernement, de l’armée et de l’espace, on peut voir plusieurs théories naître pour essayer de deviner ce qui se passe. Une navette sans pilote a fait plusieurs tests pour la NASA, sans qu’on sache vraiment ce qu’il est question. La particularité est qu’il a battu son propre record du temps en orbite, soit 780 jours. Il a besoin d’être larguée pour aller en orbite, mais il est capable de revenir et d’atterrir. Il y a d’autres technologies en son bord pour être testés.
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Le vaisseau spatial top secret X-37B a atterri après un record de 780 jours en orbite

Le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin

U.S. AIR FORCE Le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin atterri

Ce temps de vol, c’est un peu la seule certitude qu’on a autour de cet engin mystérieux

  • Par Grégory Rozière

Après avoir passé 780 jours en orbite, le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin atterri ce 27 octobre. La petite navette spatiale a battu le record de longévité sans se poser pour un avion militaire américain… qu’elle avait elle-même établi en 2017.

Ce temps de vol, c’est un peu la seule certitude qu’on a autour de cet engin mystérieux.  Dans un communiqué, l’Armée de l’air des États-Unis s’est félicitée du retour de X-37B, le résultat “d’un partenariat innovant entre le gouvernement et l’industrie”.

Le dernier décollage de X-37B remonte au 7 septembre 2017, quatre mois après avoir fini un séjour de 708 jours en orbite. Cette cinquième mission qui vient de se terminer était aussi mystérieuse que les précédentes.

La navette est censée servir de “démonstrateur de technologie spatiale et de plateforme pour des chargements expérimentaux”.Notamment un dissipateur thermique spécialement adapté à l’espace.

Mais rien n’est tout à fait clair dans la navette X-37B. Créée en 1999 par Boeing sur une commande de la NASA, pour un premier lancement en 2002, le vaisseau sans pilote est aux dimensions d’un gros jouet: 8 mètres de long seulement, contre 37 pour une navette classique comme Columbia. Équipée de technologies de pointe, elle est qualifiée de “véhicule de test orbital” pavant la voie pour de futures navettes grandeur nature. 

Larguée d’abord par avion orbital, aujourd’hui par une fusée Falcon, elle est capable de revenir se poser au sol… ce qu’elle a déjà fait durant les quatre précédents vols, eux aussi de longue durée. Car l’histoire de X37-B ne se résume pas à cette dernière prouesse, même si les informations sur les missions précédentes sont rares.

Programme classifié

En 2004 en effet, la NASA a cédé la direction du programme au ministère de la Défense américain en raison de coupes budgétaires… L’armée, quatre ans plus tard, classifiait le projet, ne donnant depuis que des informations au compte-gouttes sur la navette.

On connaît tout de même une partie des technologies expérimentales embarquées:X-37B est ainsi propulsée par un moteur fonctionnant au xénon ionisé, une innovation qui, s’il ne fournit pas une poussée très puissante, permet de rester en orbite basse en dépensant très peu d’énergie…ce qui expliquerait notamment la longueur des missions en vol. 

Mais le secret excite les curiosités, et fait naître les théories. Le ministère de la Défense refuse de rendre public le budget du programme, qui donnerait une indication sur la nature des recherches entreprises. De même, les informations sur le chemin orbital de la navette sont gardées secrètes, ce qui a le don d’irriter les pays soucieux de protéger les secrets que pourraient héberger leur territoire, peut-être situé 300 kilomètres seulement sous l’oeil d’une navette ultra-secrète et ultramoderne.

Théories folles

Si ce silence obstiné s’explique par la nature même des technologies embarquées, il est le terreau de toutes les interprétations. Chasseur de satellites? Brouilleur de communications? Espion envoyé au-dessus des terrains sensibles, comme la Corée du Nord ou le Moyen-Orient? La nature fantaisiste de certaines théories a été démontrée, comme l’éventualité d’un bombardier orbital, mais d’autres ne peuvent être totalement écartées.

L’explication la plus probable, et sans doute la moins excitante, est que X-37B est bel et bien un véhicule de test pour de futures navettes…mais pas seulement. Les technologies éprouvées à bord ne serviront pas qu’au programme spatial civil américain, mais aussi à fournir des innovations dans le domaine militaire: la retenue du ministère de la Défense sur le sujet en est une preuve supplémentaire

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Vous avez sans doute entendu parler que deux femmes ont fait leur première sortie dans l’espace, le 18 octobre dernier. Ce n’est pas évident pour une femme, car c’est un milieu pensé pour les hommes. En plus, comme sur la Terre, les hommes et les femmes réagissent différemment dans l’espace sur le plan médical. C’est quand même important ce genre de recherche avant de s’aventurer plus longtemps au travers des étoiles.
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Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s'apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Repéré sur BBC

Repéré par Robin Tutenges

Pression artérielle, maladies, vision trouble: les effets ressentis loin de la Terre varient selon le sexe.

Pour la première fois de l’histoire, une sortie dans l’espace 100% féminine a eu lieu le 18 octobre 2019. Les deux Américaines Christina Koch et Jessica Meir ont fait un grand pas dans la conquête d’un univers dominé majoritairement par les hommes. Mais est-ce davantage la galère pour les femmes de voyager dans l’espace?

La docteure Varsha Jain, gynécologue et chercheuse pour la Nasa sur la santé des femmes dans l’espace, s’est penchée sur les effets qui peuvent survenir après une telle excursion, notamment en fonction du sexe de l’individu. Selon elle, l’adaptation aux conditions extrêmes rencontrées dans un environnement spatial est à peu près la même pour les hommes et les femmes, mais il existe certaines variations.

Un retour sur Terre vécu différemment

Revenir d’un séjour dans l’espace n’a rien d’une promenade de santé. Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré: fonte des muscles, de la masse osseuse et déformation de façon temporaire du tissu cérébral.

Cependant, alors que les femmes ont plus tendance à se sentir mal au-delà de l’atmosphère, «les hommes sont plus susceptibles de contracter une maladie à leur retour», précise Varsha Jain dans un entretien accordé à la BBC.

Par ailleurs, «la gent masculine a davantage de problèmes de vision et d’ouïe une fois sur Terre», alors que les femmes sont plus exposées à un dérèglement de la pression artérielle.

L’enjeu de ces analyses est de comprendre s’il s’agit de différences hormonales ou de changements physiologiques plus subtils. À long terme, comprendre ces variations «pourrait aider à mieux comprendre la santé humaine sur Terre», souligne Varsha Jain.

La procréation après un tel voyage est aussi au centre des questionnements.

Pour les cosmonautes hommes, «la qualité et le nombre de spermatozoïdes diminuent pendant le voyage avant de se régénérer automatiquement une fois sur Terre».

Pour les cosmonautes femmes, le mystère reste entier. Les radiations auxquelles elles sont exposées pourraient impacter leur fertilité, bien qu’aucune étude ne le démontre, rappelle la chercheuse. Par précaution, la Nasa est notamment favorable à ce que les femmes congèlent leurs ovocytes avant leurs missions.

Mais vivre dans l’espace peut aussi s’avérer être un défi pour les femmes car rien ou presque n’a été à l’origine pensé pour elles. Quand aller aux toilettes relève du vrai casse-tête, la question des menstruations a aussi longtemps posé problème. Le manque d’études et de matériel adapté rappelle que le spatial demeure un monde très masculin. L’exemple criant reste la sortie dans l’espace entièrement féminine annulée en mars 2019 en raison d’un problème de garde-robe. Il n’y avait à bord qu’une seule combinaison adaptée pour les deux femmes. Au total, seules 65 femmes ont effectué un voyage spatial sur 564 astronautes. Mais les choses semblent évoluer, et la gent féminine représente désormais plus du tiers des astronautes actifs et actives de la Nasa.

http://www.slate.fr/


La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace


La NASA expérimente une façon d’éradiquer le paludisme depuis l’espace, qui a commencé depuis 2017. Ils ont remarqué que la déforestation semble être une conséquence du paludisme. Pouvoir prévoir à l’avance les risques de contamination et amener le personnel en prévention pour éviter des épidémies
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La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace

La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espacePhoto: Getty Images

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme (ou malaria), contre lequel la Nasa expérimente depuis l’espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l’éradiquer.

Les scientifiques de l’agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l’université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l’humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L’objectif est d’identifier à l’avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

«Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (…) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici», explique à l’AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L’expérimentation a débuté en 2017, mais l’équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l’armée et des factions rebelles, sont très difficiles d’accès.

«Je voudrais couvrir l’ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas», déplore Tatiana Loboda.

Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3900 en 2010 à 220 en 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d’années (-40%) et pourrait être éradiquée «en l’espace d’une génération», selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu’elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements…). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

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Une astronaute est accusée d’avoir commis le premier délit dans l’espace


Personnellement, je ne sais pas si c’est un délit sauf, si l’astronaute a vraiment usurper une identité pour avoir accès au compte conjoint, alors qu’elle était en mission dans l’espace. Si oui, même dans l’espace, personne ne doit être au-dessus des lois.

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Une astronaute est accusée d’avoir commis le premier délit dans l’espace


L'astronaute américaine Anne McClain, vue ici le 3 décembre 2018 au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, est accusée par son ex-compagne d'avoir commis le premier délit dans l'espace. © Kirill Kudryavtsev - AFP/Archives

L’astronaute américaine Anne McClain, vue ici le 3 décembre 2018 au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, est accusée par son ex-compagne d’avoir commis le premier délit dans l’espace. © Kirill Kudryavtsev – AFP/Archives

La Nasa enquête sur ce qui pourrait être le premier délit commis dans l’espace, a rapporté le New York Times samedi.

L’astronaute Anne McClain est accusée d’usurpation d’identité et d’accès irrégulier aux dossiers financiers de son ex-épouse depuis la Station spatiale internationale (ISS) où elle se trouvait pour une mission de six mois. 

L’ancienne conjointe d’Anne McClain, Summer Worden, a déposé plainte cette année auprès de la Commission fédérale du commerce (FTC), une agence indépendante, après avoir appris qu’Anne McClain avait accédé à leur compte bancaire conjoint sans sa permission. La famille de Summer Worden a également déposé plainte auprès de l’inspection général de la Nasa. Pour l’avocat d’Anne McClain, sa cliente n’a rien fait de mal et a accédé aux comptes bancaires pendant qu’elle se trouvait à bord de l’ISS afin de surveiller le compte joint du couple, ce qu’elle faisait au cours de leur relation. Les enquêteurs de l’agence spatiale américaine ont contacté les deux femmes, selon le New York Times. Summer Worden a indiqué que la FTC n’avait pas répondu concernant l’usurpation d’identité, mais un enquêteur spécialisé ainsi que l’inspection générale de la Nasa examinent l’accusation.

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Le Saviez-Vous ► Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre


Quand on voit l’argent dépensé pour tout ce qui est en relation avec l’espace, on se demande si cela vaut vraiment la peine. Ce sont des sommes astronomiques qui y passent. Cependant, c’est grâce à l’exploration spatiale que la technologie est accessible aussi pour l’humanité, que ce soient les ordinateurs, les souliers de sports, des couvertures de survie …
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Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre

Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur TerrePhoto: NASA/AFPL’astronaute américain Buzz Aldrin lors de la mission spatiale Apollo 11

La mission Apollo 11 du premier pas sur la Lune, dont le cinquantième anniversaire est célébré ce mois-ci, a catalysé de nombreuses percées scientifiques et technologiques.

Pour Apollo, la Nasa a construit la plus puissante fusée de l’histoire, la Saturn V, développée par l’équipe d’ingénieurs du transfuge nazi Wernher von Braun.

Mais grâce aux crédits généreux accordés par le Congrès américain, de l’ordre de 150G$ US d’aujourd’hui pour les trois premiers programmes de vols habités, la Nasa et l’industrie spatiale ont produit des innovations importantes.

«Apollo fut un laboratoire pour tenter de résoudre les gigantesques problèmes d’ingénierie auxquels nous nous heurtions», dit à l’AFP Brian Odom, historien au centre spatial Marshall de la Nasa.

En voici plusieurs exemples.

Révolution informatique

Jusqu’aux années 1960, les ordinateurs remplissaient des pièces entières et étaient composés de milliers de tubes à vide, très gourmands en énergie.

Tout a changé avec l’arrivée des disques durs de type «solid state» et de transistors rendant possible une miniaturisation suffisante pour être embarqués dans un véhicule spatial.

«Les fusées devaient fournir une très forte poussée, mais il fallait aussi réduire la masse et augmenter la puissance à bord pour l’informatique», dit G. Scott Hubbard, ancien directeur du centre de recherche Ames de la Nasa, près de San Francisco.

Cette évolution était déjà en route avant Apollo, mais c’est ce programme qui a accéléré l’avènement de cette nouvelle informatique… et, in fine, de la Silicon Valley.

Purificateur d’eau

La Nasa a développé un petit appareil de purification d’eau, pesant 255 milligrammes et tenant dans la main. Il purifiait l’eau en relâchant des ions argent, sans chlore.

La technologie a ensuite été adoptée pour tuer les microbes dans les systèmes collectifs de distribution d’eau.

Repas lyophilisés 

Un autre problème des voyages spatiaux est qu’il fallait conserver la nourriture sans réfrigérateur, qui prennent trop de place et consomment de l’énergie.

Les chercheurs de la Nasa ont donc perfectionné une technique appelée lyophilisation: la déshydratation à très basse température d’aliments, afin d’en garder la forme et les nutriments mais sans eau, avec une masse grandement réduite. Des emballages empêchaient l’humidité et l’oxygène de les pénétrer.

IRM

Des techniques d’analyse numérique d’images développées par un centre de la Nasa pour améliorer les images de la surface de la Lune ont trouvé des applications dans d’autres domaines, et notamment en médecine, dans les techniques d’imagerie CT-scan et IRM.

Des bottes lunaires aux baskets 

Les bottes de Neil Armstrong et des astronautes ayant foulé le sol lunaire étaient fabriquées dans des matériaux dont certains ont franchi le pas vers le monde des baskets.

Un ingénieur d’Apollo, Al Gross, est notamment parvenu à compenser l’usure des milieux des semelles de chaussures athlétiques en réutilisant les techniques d’absorption des chocs des bottes spatiales, selon un numéro du magazine Spinoff de la Nasa en 1991.

Couvertures de survie

Les couvertures de survie utilisées aujourd’hui par les premiers secours dans le monde entier ont été inventées par la Nasa, pour protéger les astronautes et leurs instruments de vol des rayons solaires et éviter la surchauffe.

Elles sont très simples, composées d’un film de plastique doublé d’un film d’aluminium très fin, reflétant les rayons infrarouges.

Outils sans fil 

Les astronautes d’Apollo avaient une mission géologique: forer le sol lunaire pour récupérer des échantillons de roche, jusqu’à trois mètres de profondeur.

Black & Decker a développé un algorithme afin d’optimiser le moteur de la perceuse et réduire la consommation d’énergie… Une technologie appliquée plus tard dans les aspirateurs sans fil.

Combinaisons

L’espace est un endroit extrême, avec de terribles variations de températures, entre le froid du vide spatial et les milliers de degrés subis par la capsule pendant la rentrée atmosphérique, sans compter les radiations solaires.

L’armée américaine et la Nasa ont développé une fibre appelé PBI (polybenzimidazole synthétique) dans les années 1950 et 1960, qui a fini par être adoptée par les pompiers dans les années 1970.

Pour l’historien de la Nasa Brian Odom, c’est un exemple parmi d’autres du rôle moteur de l’État américain.

 «Aucune entreprise n’aurait pu le faire», dit-il. «Mais c’était ça, Apollo. Et le programme spatial continue à le faire aujourd’hui».

Retour sur investissement? 

Il n’y a aucun doute que le retour sur investissement, pour l’économie américaine, est positif. Mais ce serait une erreur de n’appréhender l’impact de la recherche spatiale qu’en termes économiques, dit Casey Dreier, de l’organisation The Planetary Society.

«C’était avant tout une démonstration des capacités technologiques et organisationnelles, un message envoyé par les États-Unis non seulement à l’Union soviétique, mais aussi aux pays qui venaient d’être décolonisés après la chute des pouvoirs européens» et devaient choisir entre capitalisme et communisme, dit-il.

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