La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristes


En 2020 donc, l’an prochain, il sera possible d’être un touriste spatial dans la Station spatiale internationale. Avec la modique somme de $ 35,000 par nuit donc un total de $1,050,000. Il sera fourni pour ce modeste prix la nourriture, les toilettes et tout le nécessaire pour la vie dans l’espace, sauf les clients ne pourront pas faire de sortie à l’extérieur de l’ISS. Un montant sera ajouter Internet pour ceux qui le veulent à raison de $50 par gigaoctet. Personnellement, j’aimerais mieux avoir accès à la réalité augmentée que de voyager dans l’espace.
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La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristes

La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristesPhoto: NASA via AFPLa station spatiale internationale

Vingt ans après la Russie, la Nasa veut se faire rémunérer dès 2020 pour accueillir des touristes de l’espace et des entreprises dans la Station spatiale internationale (ISS), dont elle cherche à se désengager financièrement.

«La Nasa ouvre la Station spatiale internationale aux opportunités commerciales», a annoncé Jeff DeWit, le directeur financier de l’agence spatiale américaine, au Nasdaq à New York.

«La Nasa autorisera jusqu’à deux missions courtes d’astronautes privés par an», a précisé Robyn Gatens, une responsable de la Nasa gérant l’ISS.

Soit des séjours jusqu’à 30 jours, a précisé la Nasa. Potentiellement, jusqu’à une douzaine de personnes pourraient ainsi séjourner à bord de l’ISS par an… Mais pas effectuer de sortie, dans le vide spatial.

Ils pourront être de n’importe quelle nationalité.

Mais ces astronautes privés, comme la Nasa préfère les appeler, devront être transportés exclusivement par les deux sociétés américaines qui développent en ce moment des véhicules pour la Nasa: SpaceX, avec la capsule Crew Dragon, et Boeing, qui construit la capsule Starliner.

Ces sociétés choisiront les clients et leur factureront le voyage, qui sera la partie la plus coûteuse de l’aventure: de l’ordre de 58 millions de dollars par aller-retour, soit le tarif moyen facturé à la Nasa par ces deux sociétés pour transporter ses propres astronautes.

Ni Dragon ni Starliner ne sont encore prêtes. En théorie, les capsules concurrentes doivent être opérationnelles à la fin de 2019, mais le calendrier dépend encore de la réussite de plusieurs tests. 2020 sera donc le plus tôt pour ces missions privées.

Les touristes paieront la Nasa pour le séjour en orbite: la nourriture, l’eau, les toilettes et tout le système de support de la vie à bord, développé depuis des décennies par les contribuables américains.

Le coût facturé: environ 35 000 dollars par nuit et par astronaute, selon Jeff DeWit.

L’internet ne sera pas inclus: 50 dollars par gigaoctet.

L’ISS n’appartient pas à la Nasa: la station a été construite avec la Russie depuis 1998, et d’autres nations participent et envoient des astronautes.

Mais les Etats-Unis ont financé et contrôlent la majorité des modules.

Ces touristes de l’espace ne seront pas les premiers: l’homme d’affaires américain Dennis Tito fut le premier, en 2001. Il avait payé la Russie environ 20 millions de dollars à l’époque. Quelques autres l’avaient suivi, jusqu’au Canadien Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, en 2009.

Depuis 2011, les fusées Soyouz sont le seul taxi humain vers l’ISS, et ont exclusivement acheminé des astronautes d’agences spatiales (en plus des cosmonautes russes). Il y a en permanence entre trois et six membres d’équipage à bord: en ce moment, trois Américains, deux Russes et un Canadien s’y trouvent.

La Russie prévoit d’ailleurs de reprendre ces vols de touristes fin 2021.

Le changement de politique annoncé vendredi inclut aussi l’ouverture des parties américaines de la station à des entreprises privées pour des «activités commerciales et marketing».

Cela inclut les start-ups qui développent la fabrication de matériaux en apesanteur, par exemple. Les fibres optiques sont d’une qualité inégalée lorsqu’elles sont fabriquées en apesanteur.

La Nasa a publié une première grille de prix vendredi, par kilogramme de fret.

L’idée est de développer l’économie de l’espace dans l’espoir de voir le secteur privé reprendre un jour l’ISS, que les Etats-Unis devraient arrêter de financer à la fin des années 2020.

«Nous voulons devenir locataire, et non plus propriétaire», avait expliqué Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, en avril à des journalistes.

L’agence spatiale veut dégager des moyens financiers pour la mission Artémis de retour sur la Lune en 2024, et l’envoi des premiers humains sur Mars, peut-être dans la décennie suivante.

Mais la rentabilité d’activités commerciales en orbite terrestre reste à prouver, en raison du coût encore très élevé du transport.

Pour l’agence spatiale, nécessité semble faire loi.

Lorsque la Russie avait annoncé l’envoi de Dennis Tito, la Nasa s’était initialement opposée… et avait fini par présenter une facture aux Russes.

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Difficile de marcher sur Terre après 6 mois passés dans l’espace


Aller dans l’espace est une expérience unique, mais rester trop longtemps comporte quand même des conséquences. Malgré les exercices, des vêtements adapté pour une circulation dans le bas du corps. Pourtant, cela ne fait qu’atténuer les symptômes. Revenir sur terre, il faut au moins de 3 à 4 ans pour qu’un astronaute se rétablisse. Sans parler des autres obstacles a faire face comme les radiations cosmiques, le voyage vers Mars, ce n’est pas pour demain.
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Difficile de marcher sur Terre après 6 mois passés dans l’espace

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Atrophie musculaire, perte de densité osseuse… L’espace n’est pas tendre. Il est par exemple, entre autres inconvénients, très compliqué de remarcher correctement une fois de retour sur Terre. En témoigne cette vidéo tournée il y a quelques mois, qui met en scène l’astronaute de la NASA Drew Feustel.

En 2018, Feustel a fait partie des expéditions 55 et 56 de l’ISS. Au cours de cette mission, l’astronaute a notamment participé à trois sorties extravéhiculaires pour des opérations de maintenance. Il est par ailleurs le troisième humain à avoir passé le plus de temps en sortie extravéhiculaire. Toujours est-il que, lors de sa dernière mission, l’astronaute a passé 197 jours – soit un peu plus de six mois – à bord de la Station spatiale internationale. Et forcément, il y a eu des conséquences physiques.

Mettre un pied devant l’autre

Nos corps n’ont pas évolué pour expérimenter les conditions de microgravité. Exposés trop longtemps à cet environnement étranger, nos muscles commencent donc à s’atrophier, et nous perdons de la densité osseuse. Un retour sur Terre entraîne également quelques vertiges, le temps pour notre système vestibulaire (organe de l’équilibre) de se réhabituer à son environnement. C’est pourquoi, une fois sur le sol terrestre, il est si compliqué de mettre un pied devant l’autre. Cette vidéo, postée sur Twitter en décembre dernier, nous montre à quel point.

Vidéo intégrée

Pour contrecarrer ces effets, l’ISS est équipée de plusieurs machines permettant aux astronautes à bord de maintenir la meilleure condition physique possible. En général, chaque astronaute passe environ deux heures par jour à s’entraîner. Mais ces exercices ne font qu’atténuer les “symptômes”. Il faut en moyenne au moins trois à quatre ans pour qu’un astronaute puisse se rétablir complètement après un séjour de six mois dans l’espace.

Se préparer pour Mars

Et forcément, plus le séjour est long, plus la perte de densité osseuse est importante. Bientôt se posera alors forcément le problème d’un voyage vers Mars. Les entraînements devront être plus intenses. Des pantalons seront également conçus pour comprimer les fluides dans le bas du corps. Les fluides se distribuent en effet d’une manière totalement différente dans l’espace (le bas du corps reçoit moins de sang). La nutrition est également pensée pour éviter les calculs rénaux, tant redoutés des astronautes (leur formation est accélérée sous l’effet de la pesanteur).

Mais le plus grand défi restera les radiations cosmiques. Sans la protection de l’atmosphère terrestre, les futurs explorateurs seront au minimum 10 fois plus exposés à ces rayons néfastes. Les risques de cancers et d’altérations du système nerveux central seront alors multipliés. Pour l’heure, la seule solution consiste à renforcer les boucliers des équipements, mais il sera nécessaire de développer d’autres moyens visant à garantir la bonne intégrité physique des astronautes.

Source

https://sciencepost.fr/

Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même


Pour comprendre ce qui se passe dans le corps humain lors d’un séjour prolongé dans l’espace, quoi de mieux d’avoir des jumeaux identiques pour faire des comparaisons. Mark et Scott Kelly se sont prêtés à cette expérience. L’un est resté sur la terre et l’autre à séjournée sur ISS. Alors que leur condition était similaire avant le départ de Scott, que des différences ont été notés au retour de l’espace de ce dernier en rapport à son frère. Certains résultats ont surpris les scientifiques, et leur étude n’est pas encore terminée.
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Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même

 

Imaginez envoyer un astronaute dans l’espace pendant un an et pouvoir comparer les réactions de son corps avec celles de son jumeau resté sur Terre. C’est exactement ce qu’a fait la Nasa, qui vient de publier les résultats d’une étude permettant de donner une meilleure idée des conséquences sur les humains de longs séjours dans l’espace.

Cette étude va « guider la recherche biomédicale spatiale et permettre des voyages plus sûrs vers Mars », s’est réjoui Steven Platts, directeur adjoint du programme de la Nasa consacré aux missions habitées.

L’arrivée du premier humain sur Mars, après un vol de plusieurs mois, est prévue par l’agence américaine en 2033.

L’astronaute américain Scott Kelly, 50 ans, a passé un an dans la Station spatiale internationale(ISS), pendant que son frère Mark Kelly, ancien astronaute lui-même, restait sur la terre ferme. Les chercheurs ont observé attentivement les changements provoqués par leurs environnements respectifs sur leur corps. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, montrent que la plupart des modifications provoquées par un voyage spatial disparaissent peu à peu après le retour sur la Planète bleue.

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Une étude sur l’adaptation du corps humaine réagit dans l’espace

L’étude est « l’appréciation la plus complète que nous ayons jamais eue de la réponse du corps humain à un vol dans l’espace », selon Susan Bailey, de l’université de l’État du Colorado.

Utilisant Mark comme référence, les 84 chercheurs, issus de 12 universités différentes, ont documenté les conséquences moléculaires, cognitives et physiologiques des 340 jours consécutifs passés par Scott dans l’espace, entre 2015 et 2016. L’intérêt de l’exercice ? 

« Parce qu’ils sont jumeaux, ils ont essentiellement le même code génétique », explique Andy Feinberg, de l’université Johns Hopkins. « De ce fait, toutes les différences constatées durant le vol spatial » peuvent être attribuées à ce voyage, souligne Susan Bailey.

Scott, qui a comme son frère participé par le passé à plusieurs missions de la navette spatiale américaine, a été examiné avant, pendant et après son voyage. Du sang, de l’urine et des échantillons de selles ont été rapportés sur Terre à bord de vaisseaux ravitailleurs. Parallèlement, les chercheurs ont également surveillé Mark, dénommé « référent génétique terrestre ».

Scott Kelly a témoigné de sa fatigue à son retour.

« C’était comme si j’avais la grippe », a-t-il raconté, faisant part de douleurs articulaires et musculaires. « J’étais nauséeux, étourdi. »

« Des milliers de changements moléculaires et génétiques surviennent lorsque quelqu’un va dans l’espace », expose Michael Snyder, de l’université de Stanford. Mais « pratiquement tout cela revient à la normale dans les six mois, a-t-il expliqué. C’est rassurant de savoir que lorsque vous rentrez, les choses rentrent globalement dans l’ordre ».

Quels changements ont été observés par la Nasa ?

Des mesures de l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide des deux frères ont été prises. Un épaississement peut être l’indicateur de maladies cardiovasculaires ou de risques d’accident vasculaire cérébral (AVC).

« Notre découverte principale est que la paroi de l’artère carotide de Scott s’est épaissie lors du vol, et est restée ainsi pendant toute la durée de la mission », a expliqué Stuart Lee, du centre spatial Johnson de la Nasa.

 Le même changement n’a pas été observée chez Mark. Scott a également perdu 7 % de sa masse corporelle pendant qu’il se trouvait dans l’ISS, tandis que celle de Mark a elle augmenté de 4 % sur la même période.

Un vaccin contre la grippe leur a été administré, déclenchant la même réaction immunitaire chez les deux frères. Les jumeaux ont également été soumis à une batterie de tests cognitifs avant, pendant et après la mission. Ceux-ci ont montré que les performances de Mark avaient décliné à son retour, en termes de vitesse et de justesse.

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

L’influence de l’espace sur les gènes humains

Chris Mason, généticien au Weill Cornell Medicine, s’est lui penché sur l’influence de l’environnement si particulier qu’est l’espace sur les gènes humains.

 La « vaste majorité, plus de 90 % » des changements observés, ont disparu une fois de retour sur Terre, dit-il.

L’une des observations les plus intéressantes a été faite par l’équipe de Susan Bailey, qui s’est penchée sur les télomères. Ces derniers se trouvent à l’extrémité des chromosomes et raccourcissent habituellement avec l’âge, ce qui fait d’eux un marqueur de la vieillesse. Avant la mission, ceux de Mark et Scott étaient très similaires. Mais les chercheurs ont été surpris de constater chez Scott une « élongation des télomères » pendant son séjour dans l’ISS. Les scientifiques cherchent à déterminer si l’exposition plus élevée aux radiations dans l’espace, une inflammation ou encore le stress, pourraient être la cause de cet allongement.

Attention, cette découverte « ne peut pas vraiment être vue comme la fontaine de jouvence » ou comme la preuve que les humains pourraient « vivre plus longtemps dans l’espace », a toutefois prévenu Susan Bailey.

La longueur des télomères a en effet « très rapidement » décru après le retour sur Terre de Scott.

La Nasa, qui prépare les missions habitées vers Mars, a dévoilé les premiers résultats de l’expérience médicale à laquelle se sont prêtés les deux frères jumeaux Scott et Mark Kelly. Et ils ne sont pas encourageants : l’expression des gènes est modifiée chez l’un et pas chez l’autre. Les chercheurs avouent avoir été surpris par l’ensemble des résultats.

C’est dans une décennie environ que Mars devrait voir débarquer à sa surface les tout premiers explorateurs humains. Sur Terre, nombre d’ingénieurs, de techniciens et de chercheurs, dans diverses disciplines scientifiques, s’affairent pour préparer ce voyage très délicat  sur cette planète voisine qui nous fascine depuis des temps immémoriaux.

Mais le voyage vers Mars est long. Il faut, à l’heure actuelle, autour de six mois pour parcourir les dizaines de millions de kilomètres qui nous séparent de la Planète rouge. Quelles peuvent être les conséquences physiologiques et aussi psychologiques pour l’équipage ?, s’interrogent les scientifiques. Comment se comporte l’être humain dans cette situation, loin, très loin de la Terre ? Pour le moment, il reste encore beaucoup d’inconnues, tandis que les études sur les effets d’un séjour prolongé dans l’espace se multiplient. L’une des plus avancées vient de livrer ses premiers résultats. Et ils sont pour le moins surprenants.

Comparer les génomes des frères jumeaux Kelly

Tout d’abord, il faut préciser que ce ne sont vraiment que les premiers résultats qui ont été dévoilés ce 26 janvier, lors d’un colloque de scientifiques du Human Research Program de la Nasa au Texas, et dans la revue Nature. Au centre de ces recherches, deux jumeaux : Scott et Mark Kelly. Ils ont donc quasiment les mêmes génomes et aussi (presque) les mêmes activités. En effet, ce sont tous les deux des astronautes expérimentés. L’un, Scott, est même le codétenteur du record du plus long séjour dans l’espace, avec 340 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), entre 2015 et 2016. Au total, il cumule 520 jours. Son frère Mark a, quant à lui, passé 54 jours dans l’espace, à travers différentes missions à bord des navettes spatiales.

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

L’expérience qui est menée avec eux, loin d’être terminée, s’emploie entre autres à comparer le génome de Scott, qui est donc resté près d’un an dans l’espace, avec celui de son frère resté sur Terre, au même moment. Les mesures réalisées avant, pendant et après montrent des changements de l’expression des gènes, de la méthylation de l’ADN et de plusieurs marqueurs biologiques, comme la flore intestinale.

C’est simple, « presque tout le monde rapporte avoir vu des différences », raconte Christopher Mason (Weill Cornell Medicine, New York), l’un des généticiens qui a participé à l’étude.

Alors, est-ce dû au séjour dans l’espace ou plus simplement à divers facteurs naturels ?

Le séjour dans l’espace a modifié les génomes

Dans le cas de Scott, ses télomères sont plus longs que ceux de Mark.

« C’est exactement le contraire de ce que nous pensions » a déclaré la biologiste spécialiste des rayonnements Susan Bailey (Colorado State University), après avoir vérifié les résultats auprès d’un second laboratoire.

Puis, de retour sur Terre, leurs longueurs sont revenues au niveau d’avant son départ. Pour éclaircir cette énigme, les génomes de 10 astronautes déjà partis ou qui partiront d’ici 2018 sont étudiés parallèlement.

Pour ce qui est de la méthylation, les scientifiques ont constaté qu’elle avait diminué chez Scott lorsqu’il était dans l’espace, alors qu’elle avait augmenté chez Mark au même moment. Puis après le retour du premier, les niveaux sont revenus à ceux d’avant le départ. Ce que cela signifie, les généticiens de l’équipe comme Andrew Feinberg, de l’école de médecine de l’université John Hopkins, avouent encore l’ignorer.

Enfin, les signatures d’expression des gènes chez les deux hommes diffèrent aussi. Bien que cela soit le produit de multiples facteurs sur Terre, comme l’environnement, l’alimentation, le sommeil, etc., les changements semblent plus forts que la normale chez Scott. Pour les spécialistes qui l’ont suivi, cela peut être imputable aux conditions éprouvées dans l’espace, la nourriture lyophilisée par exemple, et le sommeil, parfois difficile à trouver. Rappelons que, pour les habitants de l’ISS, le Soleil se lève toutes les 90 minutes et que le corps, bien qu’attaché pour dormir, ressent l’apesanteur.

Ces résultats, déjà très riches de données, seront suivis d’autres au cours des prochains mois et années. L’enjeu pour la Nasa est bien sûr de comprendre les effets sur le corps humain d’un long voyage dans l’espace, et aussi de mettre en place une médecine personnalisée qui permettrait de prévenir les maladies pour des futurs candidats au départ vers la Lune, Mars et au-delà.

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Une mysté­rieuse expé­rience de la NASA prise pour une inva­sion extra­ter­restre en Norvège


Sitôt qu’il y a quelques choses d’étranges dans le ciel, des gens pensent tout suite aux extraterrestres. En Norvège, des lumières étranges sont apparues dans alors que le soleil disparaissait à l’horizon. C’est la NASA qui effectuait une étude sur un phénomène naturel que l’on voit surtout au Nord de la Terre.
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Une mysté­rieuse expé­rience de la NASA prise pour une inva­sion extra­ter­restre en Norvège

 

Crédits : NASA

par  Laura Boudoux

 

Vendredi 5 avril 2019, le lance­ment simul­tané de deux fusées de laNASA a laissé les Norvé­giens sans voix. Dans le ciel, d’étranges lumières bleues ont éclaté, à la fois très vives et nébu­leuses, formant d’étranges formes à l’ho­ri­zon pendant 30 minutes. Plusieurs médias ont d’ailleurs rassuré les habi­tants du nord du pays, préci­sant qu’il ne s’agis­sait pas d’une attaque extra­ter­restre, mais bien du projet AZURE, financé par la NASA.

Ces recherches sont menées dans le but d’en savoir plus sur le flux de parti­cules dans l’io­no­sphère et la forma­tion des aurores boréales. Deux fusées ont donc été proje­tées depuis la base de lance­ment d’Andøya, au nord de la Norvège, afin de mesu­rer la densité atmo­sphé­rique et la tempé­ra­ture. Elles ont pour cela déployé des gaz traceurs, compo­sés de trimé­thy­la­lu­mi­nium et de baryum/stron­tium, à des alti­tudes de 114 et 250 km, afin de suivre les vents dans la haute atmo­sphère de la Terre. La disper­sion des nuages a été obser­vée depuis plusieurs stations au sol, et devrait permettre aux scien­ti­fiques de mieux comprendre le fonc­tion­ne­ment des vents solaires.

Si les traî­nées de gaz n’étaient pas nocives pour les habi­tants, le spec­tacle a causé de nombreuses inter­ro­ga­tions. Le site d’in­for­ma­tion local VOLassure ainsi que les commis­sa­riats envi­ron­nants ont reçu beau­coup d’ap­pels signa­lant d’étranges luueurs dans le ciel. Michael Theus­ner, qui a filmé l’évé­ne­ment, a lui-même reconnu avoir pensé à une inva­sion extra­ter­restre.

« Quand les mysté­rieuses lumières et les nuages colo­rés sont appa­rus, je ne savais pas ce dont il s’agis­sait. Ça ressem­blait à une attaque extra­ter­restre », explique-t-il sur YouTube, préci­sant qu’il se trou­vait là «par hasard ».

Six autres fusées de ce type devraient être lancées en Norvège au cours des deux prochaines années.

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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé


Quoi de mieux pour les astronautes de couronner un séjour dans des grottes dans le but d’expérimenter la noirceur, la promiscuité, le froid, l’humidité et le confinement tout en cherchant des formes de vie, de trouver une nouvelle espèce de cloporte qui vit dans des mares souterraines..
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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé

 

Une étendue d'eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d'entraînement CAVES de l'Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Une étendue d’eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d’entraînement CAVES de l’Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Durant une expédition dans le système de grottes de Supramonte en Sardaigne en 2012, des astronautes en entraînement ont collecté de curieux petits crustacés incolores et aveugles dans une mare souterraine, qui se se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA) dans  un communiqué.

Nommée Alpioniscus sideralis, du mot latin pour sidéral (qui a rapport aux astres) en clin d’œil aux astronautes, l’espèce est décrite dans un article paru dans le journal ZooKeys. Ce minuscule cloporte d’eau douce, de moins de 8 mm de long, est un des rares à être retourné à une vie aquatique. On appelle en effet cloportes un ensemble de crustacés qui ont évolué pour devenir terrestres.

Des astronautes internationaux (ESA, Nasa, Canada, Russie, Japon et Chine), accompagnés de spéléologues et de biologistes, ont contribué à la découverte de A. sideralis, survenue dans le cadre du programme Cooperative Adventure for Valuing and Exercising human behaviour and performance Skills (CAVES) organisée par l’ESA. Ils passent six jours dans l’humidité, le froid, l’obscurité, la promiscuité et le confinement des grottes sardes pour se préparer aux missions spatiales, mais aussi à la recherche de vie, ici d’organismes adaptés à une vie souterraine comme A. sideralis.

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d'une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d’une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

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Des chercheurs vous payent 16 000€ (23 867 $ canadien) pour rester clouer au lit pendant 2 mois


Je ne réponds pas aux critères pour cette étude, mais même si je le pouvais, je refuserais de rester coucher pendant 2 longs mois., même pour plus de 23 000 $
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Des chercheurs vous payent 16 000€ (23 867 $ canadien)  pour rester clouer au lit pendant 2 mois

 

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Crédits : DLR

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Mesdemoiselles, seriez-vous prêtes à passer 60 jours clouées au lit pendant deux mois ? Des crêpes seront fournies, et il y a environ 16 000 euros à la clé. Le but : étudier la réponse de votre corps à la micro-gravité.

Rester allongée, pour la science

En partenariat avec la NASA, l’Agence spatiale allemande (DLR) et l’Agence spatiale européenne (ESA), une équipe de chercheurs recrute actuellement des sujets de sexe féminin dans le cadre d’une étude visant à protéger le corps humain contre les effets de la micro-gravité. La première partie de l’étude a d’ores et déjà démarré (le 25 mars dernier) à l’Institut de médecine aérospatiale du DLR à Cologne, en Allemagne. Celle-ci consiste à déterminer les effets de la centrifugation continue et intermittente de courte durée, comme contre-mesure aux effets négatifs de la micro-gravité.

En revanche, la seconde partie de l’étude, menée de septembre à décembre prochain, manque encore de volontaires. Et là, il ne sera question que de rester allongée.

Rester allongée… Mais avec la tête en bas. Pourquoi ? Parce que cette position entraîne un déplacement des fluides vers la tête. C’est à peu de chose près ce que l’on observe chez les astronautes en l’absence de gravité. La réduction du stress physique entraîne également une dégradation des muscles et des os, comme on peut l’observer dans l’espace. En analysant la réponse de volontaires allongées pendant 60 jours la tête en bas (inférieure de 6 degrés par rapport au corps), les chercheurs espèrent ainsi mettre en place des stratégies visant à aider les astronautes une fois en mission.

Ça vous intéresse ?

Pour cette étude, quelques critères doivent en revanche être respectés. Mesdames, vous devez être germanophones, et âgées entre 24 et 55 ans. Côté finance, l’indemnisation est de 16 500 euros. La durée de l’étude est de 89 jours au total : 15 jours au départ pour s’habituer à l’équipement, 60 jours de repos au lit, puis pour finir 14 jours de remise en forme. Chaque sujet aura sa propre chambre individuelle, et toutes les activités quotidiennes se feront en position allongée. Vous retrouverez plus d’informations ici.

Bien évidemment, le régime alimentaire sera adapté. Restez au lit pendant deux mois tout en continuant à manquer des chips et vous risquez fort de prendre quelques kilos. Le simple manque d’exercice empêchera également de brûler des calories. C’est pourquoi un suivi nutritionnel est nécessaire. Malgré tout, les chercheurs promettent quelques « crêpes et sucreries » de temps en temps. Parce que c’est bon pour le moral.

Source

https://science/post.fr