Des graffitis anamorphiques d’insectes et d’arachnides géants


Ceux qui n’aiment vraiment pas des insectes, aurons intérêt à passer leur chemin. Cet artiste aime faire ses graffitis d’insectes à certains endroits pour leur de l’ampleur et certains sont assez réussit.
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Des graffitis anamorphiques d’insectes et d’arachnides géants

 

Odeith est un artiste de rue qui s’est au départ spécialisé dans les lettrages en trompe l’oeil.

Il a conçu cette fois ces graffitis anamorphiques d’insectes. Représentés dans une taille géante et dans des coins ou des parties courbes, il faut se placer au bon endroit pour qu’ils prennent toute leur mesure.

Ces araignées entre autres sont si justes qu’elles font froid dans le dos. On peut voir plus du travail d’Odeith sur Instagram.

http://www.laboiteverte.fr/

Ce que cache le cerveau d’une mouche


Qui aurait cru qu’un jour, nous pourrions voir le cerveau d’une mouche à fruits ? C’est minuscule et pourtant avec la technologie, les scientifiques y sont arrivé et ils ont vu des choses intéressantes.
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Ce que cache le cerveau d’une mouche

 

Pour les non-initiés, cela ne ressemble pas à autre chose qu’à un arc-en-ciel de fils entremêlés. Mais pour les neurologues, il s’agit là d’un précieux cliché numérique haute résolution du cerveau d’une mouche des fruits. Un cerveau étonnamment complexe.

Deux microscopes électroniques à grande vitesse. 7.062 tranches de cerveau. 21 millions d’images. Des scientifiques de l’Institut médical Howard Hughes (États-Unis) nous offrent aujourd’hui l’image la plus détaillée qui soit d’un cerveau de drosophile femelle adulte. Tellement détaillée qu’elle permet de cartographier les circuits du cerveau de la mouche.

« Ces petits insectes sont capables d’apprendre, de se souvenir. Ils savent distinguer les endroits sûrs des endroits dangereux. Ils ont des séquences élaborées de parade nuptiale et de toilettage », raconte Davi Bock, neuroscientifique.

Pourtant, le cerveau d’une mouche ne mesure pas plus que la taille d’une graine de pavot et ne contient que 100.000 neurones.

Pour cartographier les circuits du cerveau, les scientifiques ont besoin d’images haute résolution. Ici, ils sont parvenus à voir jusqu’au nanomètre, ce qui se cache dans le cerveau d’une mouche. © HHMI Howard Hughes Medical Institute, Youtube

Plus complexe que prévu

L’équipe de l’Institut médical Howard Hughes s’est particulièrement intéressée à une région impliquée dans la mémoire et l’apprentissage et à des neurones qualifiés de neurones olfactifs de projection. Selon leurs données, ces neurones sont plus étroitement liés que ce qui était imaginé. Avec des neurones appelés cellules de Kenyon et d’autres neurones encore, ils forment ainsi une structure bien ordonnée.

« Nous pensons que notre travail pourra nous aider à comprendre comment la mouche associe les odeurs à une récompense ou à une punition, par exemple », explique Davi Bock.

Et déjà plus de 20 groupes de recherche se sont saisis des images que son équipe a gracieusement mises à disposition de tous afin de sonder l’esprit de la mouche.

https://www.futura-sciences.com/

Cet agriculteur élimine les pesticides grâce à une solution surprenante


Si vous voyez des mouches roses en Montérégie au Québec, ce n’est pas une illusion ! Ces mouches sont auparavant irradiées pour devenir stériles. Les mâles vont les accoupler et les oeufs seront vide. Cette technique est dédiée aux mouches de l’oignon. Ceux qui utilisent ces mouches vont diminuer de beaucoup les pesticides, insecticides et compagnie. Et les pertes seront vraiment moins grandes tout en diminuant les effets des produits chimiques sur l’environnement
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Cet agriculteur élimine les pesticides grâce à une solution surprenante

 

Jean-Bernard Van Winden, producteur maraîcher à Saint-Cyprien de Napierville, en Montérégie.

Jean-Bernard Van Winden, producteur maraîcher à Saint-Cyprien de Napierville, en Montérégie. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Ne plus utiliser d’insecticide, mais produire tout autant de légumes et sans payer plus cher. Une utopie? Pas pour Jean-Bernard Van Winden et une quinzaine d’autres producteurs maraîchers de la Montérégie. Pour y arriver, ils utilisent des mouches. Des mouches… roses.

Un texte de Thomas Gerbet

Dans un petit sac en papier se cache l’armée biologique de Jean-Bernard Van Winden : 5000 mouches roses. Elles sont relâchées dans son champ d’oignons dans l’espoir qu’elles s’accouplent avec les ennemies du producteur maraicher : les mouches de l’oignon, des ravageuses dont les larves détruisent les bulbes.

Les mouches roses ont été préalablement irradiées pour devenir stériles. Les accouplements donneront des oeufs vides, ce qui, à terme, entraînera la destruction de la population de ravageurs. Si elles sont colorées en rose, c’est pour mieux les compter par la suite et évaluer la réussite de l’opération.

« La technique fonctionne, se réjouit l’agriculteur. Je suis certain de ne pas avoir plus de 2 % de pertes à la récolte. Avec cette garantie, on favorise moins de pesticides dans la nature. »

Résultats notables pour la santé et l’environnement

Des mouches roses stériles.

Des mouches roses stériles produites par l’entreprise de recherche agronomique Phytodata.  Photo : Courtoisie/Anne-Marie Fortier

En temps normal, pour lutter contre la mouche de l’oignon, les producteurs utilisent l’insecticide Lorsban, qui contient un ingrédient actif très néfaste : le chlorpyrifos. Ce dernier a été reconnu par le gouvernement du Québec comme le quatrième pesticide qui présente le plus de risques pour l’environnement. Son utilisation sera d’ailleurs encadrée, tout comme celle des pesticides « tueurs d’abeilles ».

Dans un rapport remis au ministère de l’Agriculture en février, on apprend que, de 2015 à 2017, les indicateurs de risques pour la santé et l’environnement liés à l’utilisation du chlorpyrifos pour l’ensemble des producteurs ayant eu recours aux mouches ont diminué respectivement de 45 % et 75 %. Dans la seule année 2017, cela a évité l’utilisation de plus de neuf tonnes du produit chimique.

En 2015, une enquête de Radio-Canada révélait une forte concentration de ce produit dans les cours d’eau agricoles. Un ruisseau de la région d’Oka dépassait de 1650 fois les critères de qualité pour la protection de la vie aquatique.

Comme 90 % des oignons du Québec sont produits dans la MRC des Jardins-de-Napierville, dans l’ouest de la Montérégie, les cours d’eau du secteur étaient pollués eux aussi. Mais la situation s’est améliorée, grâce aux mouches roses.

Selon les analyses menées par le ministère de l’Environnement du Québec, la concentration maximale de chlorpyrifos détectée dans le ruisseau Gibeault-Delisle est passée de 2,2 microgrammes par litre, en 2006, à 0,05 microgramme, en 2014.

 

« On est très fiers », dit Anne-Marie Fortier, la coordonnatrice de l’entreprise Phytodata, qui produit les mouches.

Déjà, des agriculteurs de Lanaudière ont commencé à utiliser les mouches roses et un premier essai sera réalisé en Ontario cette année.

« C’est aussi l’environnement des agriculteurs et celui de leurs enfants qui est contaminé par les pesticides, car ils vivent tous sur ou à proximité de leur ferme », rappelle-t-elle.

L’usine de mouches de Saint-Édouard, qui en produit déjà 20 millions par année, ne suffit plus. Il faudra en construire une nouvelle sous peu.

Impossible sans le financement du Québec

L’agriculteur Jean-Bernard Van Winden dépense 10 000 $ en mouches par année. S’il utilisait l’insecticide, il lui en coûterait deux fois moins cher, soit 5000 $. Mais c’est sans compter la subvention de 70 % accordée aux utilisateurs des mouches roses par le ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ). Résultat : le producteur maraîcher parvient même à réaliser des économies tout en protégeant l’environnement.

Le MAPAQ a fait savoir la semaine dernière qu’il poursuivrait son financement.

M. Van Winden espère que davantage d’efforts financiers seront investis dans la recherche pour trouver d’autres solutions comme celle-là. Aujourd’hui encore, il est contraint d’employer d’autres pesticides dans ses champs pour lutter contre différents ravageurs.

Comme lui, Anne-Marie Fortier pense qu’il est possible de trouver des solutions biologiques pour remplacer tous les pesticides, si on s’en donne les moyens.

Elle cite l’agronome Luc Brodeur, à l’origine du projet des mouches stériles :

« Il est possible de réduire l’utilisation des pesticides au Québec, dit-elle, en remplaçant un dollar de matière active toxique par un dollar de matière grise active. »

 

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Une mouche fait des bulles pour se rafraîchir


Les mouches du genre mouche à viande ont une technique assez inusitée pour se rafraîchir. Elles font de grosses bulles avec leur salives au besoin
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Une mouche fait des bulles pour se rafraîchir

 

Les scientifiques ont observé que la goutte de... (Photo fournie par l'Université de Sao Paulo via AFP)

Les scientifiques ont observé que la goutte de salive, de couleur rougeâtre, se refroidissait rapidement. Elle perd jusqu’à huit degrés Celsius par rapport à la température ambiante en 15 secondes environ, indique l’étude.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE SAO PAULO VIA AFP

 

Agence France-Presse

Pour réguler leur température corporelle par évaporation, les humains transpirent, les chiens halètent, les chats lèchent leurs poils. Une mouche des régions chaudes a adopté une autre technique : elle fait des bulles…

L’ingénieuse Chrysomya megacephala fait sortir de sa bouche des gouttes de salive avant de les aspirer à nouveau, ce qui lui permet de se rafraîchir, révèle une étude publiée dans Scientific Reports.

« Lorsque le fluide sort, il se produit une évaporation qui fait baisser la température » de ce suc gastrique. « Puis la mouche remet cette gouttelette dans sa bouche, ce qui fait diminuer la température du corps de la mouche », explique à l’AFP Denis Andrade, de l’Université de Sao Paulo (Brésil), coauteur de l’étude.

Ce comportement « semble être un moyen très efficace pour ces mouches » de faire baisser la température de leur corps par évaporation, ajoute-t-il.

Ces insectes aux yeux rouges, qui vivent dans les régions tropicales et subtropicales, sont un type de mouche à viande qui pond ses oeufs dans des excréments et des animaux en décomposition.

On avait déjà observé que cette mouche faisait des bulles de salive, mais sans vraiment en comprendre la raison.

Les gouttes sont de taille conséquente : elles peuvent faire la moitié de la tête de la mouche.

Les chercheurs ont utilisé des caméras infrarouges pour détecter les changements de température sur le corps de l’insecte pendant qu’il émettait ces gouttes de salive.

Les scientifiques ont observé que la goutte de couleur rougeâtre se refroidissait rapidement, perdant jusqu’à huit degrés Celsius par rapport à la température ambiante en 15 secondes environ, indique l’étude.

Les mouches ingèrent à nouveau la goutte rafraîchie, ce qui permet de baisser la température de la tête, du thorax et de l’abdomen de l’insecte de 1 degré la première fois, de 0,5 degré la deuxième, de 0,2 degré la troisième fois. Si l’opération est répétée, c’est encore plus efficace.

Les mouches soufflent davantage de bulles de salive lorsque la température de l’air augmente et elles en produisent moins dans les environnements humides, car l’humidité de l’air gêne le phénomène d’évaporation, a remarqué l’équipe.

Toutes ces observations apportent des « preuves convaincantes » que ces bulles « servent au moins en partie à réguler la température du corps », selon Denis Andrade. Elles sont sans doute également utiles pour la digestion.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► À quoi peuvent bien servir les mouches ?


Les mouches que l’on chasse de la main, ou muni d’une tapette à mouche, sont probablement vu par la plupart d’entre nous des insectes nuisibles. Pourtant, leurs présences sont importantes que ce soit dans les enquêtes criminelles, pour guérir des plaies, pour la pollinisation ne sont que quelques exemples de leur utilité
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À quoi peuvent bien servir les mouches ?

 

Crédits : tuhinkhamaru740/Pixabay

Chercher une réponse à cette question c’est se retrouver confronté à un nombre important d’articles pour lutter contre ces bestioles. Effectivement, les mouches agacent et nous souhaitons bien souvent en venir à bout à coup de tapette, de papiers tue-mouches, de mains agiles ou encore, d’insecticides. Mais, finalement, auraient-elles un autre objectif que celui de nous irriter ? Figurez-vous qu’elles sont plus utiles que nous l’imaginions…

Saviez-vous que les diptères (mouches, moucherons et autres taons) ne représentent pas moins de 15 à 20 % des espèces présentes sur notre planète ? Un chiffre d’autant plus stupéfiant que nous, mammifères, ne correspondons qu’à à peine un et demi pour cent des espèces terrestres. Alors, si les mouches ont une réelle utilité dans ce monde, leur nombre aurait de quoi nous satisfaire.

Les mouches, ces pollinisateurs méconnus

La disparition des abeilles que nous observons ces dernières années est éminemment inquiétante. La recherche d’autres pollinisateurs devient alors une préoccupation de taille. Et vous serez peut-être surpris par ces résultats, car les mouches apparaissent comme l’un des principaux pollinisateurs, notamment en hautes altitudes et dans la zone arctique.

Une aide médicale insoupçonnée

Et ce n’est pas tout ! Il existe des mouches qui ne se nourrissent que de tissus nécrosés, dont quelques mouches vertes. Ces dernières étaient utilisées dans certaines civilisations pour éviter la gangrène. Une méthode qui a été redécouverte pendant la Seconde Guerre mondiale. Les larves de mouches, lucilia sericata, se révèlent être de belles solutions pour nettoyer une plaie.

Toujours dans le domaine médical, les drosophiles (lesdites « mouches du vinaigre ») sont particulièrement utiles aux généticiens. Elles sont utilisées comme cobayes et ont d’ailleurs permis la confection du viagra.

 Quant aux dolicopodidae, elles servent d’indicateurs de la qualité d’un milieu naturel grâce à leur fuite des endroits pollués.

Par ailleurs, les calliphora viscina sont celles qui permettent aux enquêteurs de police d’estimer le moment du décès d’un individu grâce à la ponte d’œufs et de larves qui subvient dans les 48 heures après la mort.

Des détecteurs de truffes

Enfin, elles sont également profitables aux amateurs de truffes. Les mouches dites truffières, sont sollicitées dans le Périgord pour dégoter des truffes. Il s’agit de mouches qui déposent leurs larves dans ces tubercules alors, il suffit de les traquer pour mettre la main sur ces champignons.

Maintenant vous le savez, les mouches ne sont pas que ces insectes sournois aux pattes velues qui s’amusent à nous tourner autour, elles servent aussi de multiples causes, et pas des moindres ! Indices pour la police criminelle, repères pour la qualité environnementale, cicatrisantes, cobayes, truffières, elles sont aussi pollinisatrices ! Que de vertus pour un insecte que l’on cherchait à exterminer à tout prix…

Sources : Arte.tv ; çaminteresse.com ; swissinfo

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Une nouvelle espèce de mouche nommée en l’honneur d’Arnold Schwarzenegger


Une nouvelle mouche découverte au Brésil, elle serait la plus petite espèce de mouche connu jusqu’à maintenant. Elle a aussi la particularité d’avoir une partie du thorax très musclée, ce qui a fait penser à un biologiste de l’associé à Arnold, Schwarzenegger
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Une nouvelle espèce de mouche nommée en l’honneur d’Arnold Schwarzenegger

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Arnold Schwarzenegger et Megapropodiphora arnoldi

L’acteur Arnold Schwarzenegger et la mouche Megapropodiphora arnoldi.

© WIKIMEDIA COMMONS ET TYLER HAYDEN

Par Anne-Sophie Tassart

Un entomologiste américain a souhaité rendre hommage à l’homme politique et acteur Arnold Schwarzenegger en nommant une espèce de mouche en son honneur

L’entomologiste américain Brian Brown l’assure : les espèces de diptères de la famille Phoridae « possèdent une kyrielle de modifications sur certaines parties de leur corps ».

La nouvelle découverte du biologiste du Natural History Museum of Los Angeles County confirme ses propos. Dans une publication parue le 24 janvier 2018 dans la revue Biodiversity Data Journal, Brian Brown décrit pour la première fois l’espèce Megapropodiphora arnoldi nommée en l’honneur de l’acteur et homme politique Arnold Schwarzenegger en raison de la largeur de ses pattes antérieures.

Des pattes antérieures « bombées » comme les biceps du Terminator

Cette mouche a une allure bien particulière avec « sa tête, son mésothorax et son scutellum (ndlr : partie du thorax) relativement énormes », comme la décrit le spécialiste.

Mais ce qui a attiré son attention ce sont surtout les pattes antérieures de l’animal : celles-ci sont incroyablement larges, rappelant ainsi la musculature du Terminator. Une physionomie d’autant plus impressionnante que ses autres pattes et ses ailes sont quant à elles atrophiées.

« Dès que j’ai vu ses pattes musclées, j’ai su que je devais appeler cette espèce d’après Arnold », explique le scientifique américain dans un communiqué.

Et d’ajouter : « Il n’est pas seulement une icône culturelle majeure et un important personnage de la sphère politique : son autobiographie m’a donné l’espoir que je pouvais améliorer mon corps lorsque j’étais un adolescent chétif ».

La plus petite espèce de mouche au monde

Cette nouvelle espèce de diptères, découverte dans la zone brésilienne de la forêt amazonienne, n’est pas seulement remarquable de par ses pattes antérieures. Elle est à ce jour la plus petite espèce de mouche connue avec ses 0,395 millimètre de long. Pour le moment, son mode de vie est encore peu connu mais Brian Brown suppose que cette espèce est un parasite. Ses puissantes pattes antérieures permettraient à Megapropodiphora arnoldi de s’accrocher à son hôte. Il ne s’agit là que d’une supposition. De prochaines études devraient permettre de confirmer ou non cette hypothèse.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des expressions culinaires françaises


Des expressions qui ont un lien avec des aliments, il en a juste une que je n’ai jamais entendu, celle du sucre
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Top 10 des expressions culinaires françaises

Crédits : Pixabay

Reconnus comme de fins gourmets dans le monde entier, les Français ont même intégré leur goût pour la cuisine dans leurs expressions quotidiennes. Fort de cette découverte, nous avons décidé d’en savoir davantage sur les plus sollicitées. Alors, d’où vient l’idée de pleurer comme une madeleine ? Pourquoi est-ce la fin des haricots quand rien ne va plus ? Pourquoi est-ce dans les pommes que nous tombons lors d’un malaise ?

1) Pleurer comme une madeleine

Crédits : Pixabay

Il faut remonter au début de notre ère pour retracer son origine. Cette expression nous vient de la Bible, et plus précisément, de l’histoire de Marie la Magdaléenne (Marie-Madeleine), une ancienne prostituée qui confessa ses péchés à Jésus. Envahie par la tristesse, elle aurait pleuré à chaudes larmes, toutes les larmes de son corps. « Pleurer comme une Madeleine » ne fait donc pas référence à cette pâtisserie moelleuse, mais bien à une personne aux pleurs perçus comme excessifs.

2) Rouge comme une tomate

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Apparue dès 1690, elle fait référence à la couleur rouge qui teinte parfois les jours d’un individu lorsqu’il est en proie à une vive émotion, telle que la colère, la timidité ou encore, le sentiment amoureux. L’évidence du rouge de la tomate, un rouge marquant, en fait l’exemple même de la couleur.

3) Tomber dans les pommes

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L’expression serait apparue en 1889, l’origine reste toutefois incertaine. Elle viendrait de la déformation du terme pâmes (tomber en pâmoison, s’évanouir). Cependant, ce terme n’est plus employé depuis le XVe siècle, alors la déformation reste peu plausible. Une autre explication, plus crédible, viendrait de George Sand. Pour décrire à Madame Dupin qu’elle se trouvait dans un état de fatigue avancée, elle écrivit « être dans les pommes cuites ».

4) Raconter des salades

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Cette expression date du XIXe siècle et se base sur une métaphore. Une salade, soit un assortiment d’ingrédients, est associée à un ensemble de ragots qui, alliés à un peu d’humour, peuvent passer pour vrais. « Raconter des salades » signifie alors raconter des balivernes.

5) Être le dindon de la farce

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Il existe plusieurs explications pour justifier de l’origine de cette expression. La première fait un parallèle avec les « farces » au Moyen-âge, c’est-à-dire, les intermèdes comiques des spectacles. Les pères un peu crédules de certaines pièces étaient, à cette époque, surnommés les « pères dindons ». Un personnage alors dupé par sa progéniture était appelé le « dindon de la farce ».

Une seconde explication, vient d’un spectacle forain Le Ballet des dindons joué à Paris entre 1739 et 1844. Les dindons étaient posés sur une plaque métallique chauffée de manière progressive et la situation faisait alors danser les dindons, qui évitaient ainsi de se brûler les pattes. Il s’agissait d’une farce cruelle mais qui plaisait à l’époque aux spectateurs. Néanmoins, le lien avec le fait de duper n’est pas évident.

La dernière explication, et certainement la meilleure, revient au fait de plumer un dindon. Il se fait duper. Puis, étant souvent servi farci, il n’y a plus qu’un pas à faire pour retrouver l’origine de l’expression.

6) Ramener sa fraise

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Il s’agit d’une expression argotique émanant du début du XXe siècle. À l’origine elle signifiait « ronchonner », puis son sens a évolué pour qualifier une personne qui intervient de façon inappropriée dans une conversation. La fraise étant utilisée pour représenter la taille d’une personne approchant.

7) La fin des haricots

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Cette expression est une métaphore, datant du Moyen-âge, signifiant que rien ne va plus. Elle ferait écho aux situations précaires de personnes à cette époque, lorsqu’ils n’avaient plus assez d’argent pour se nourrir, payer des fèves ou même des haricots (les aliments les moins onéreux de l’époque).

Par extension, l’expression est utilisée pour parler d’une situation critique, lorsque l’on perd tout espoir.

8) Casser du sucre sur le dos de quelqu’un

Crédits : Pixabay

L’expression est apparue au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, pour signifier le fait de raconter des mensonges sur quelqu’un alors qu’il est absent. Pour les brigands, à cette époque, elle signifiait « dénoncer ». Elle ferait également référence au terme « sucrer » soit, maltraiter.

9) La moutarde me monte au nez

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Faisant référence à la sensation de manger de la moutarde un peu trop piquante, elle signifie être particulièrement en colère. Nous avons tous en mémoire l’émotion provoquée par ce condiment, parvenant même à nous tirer quelques larmes.

10) On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre

Crédits : Pixabay / Steveb

Dérivé de l’expression « on prend plus de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre » datant du XVIIIe siècle. Elle signifie que pour amadouer quelqu’un, il vaut mieux être doux et sympathique (comme le miel) qu’acide (comme le vinaigre).

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