Le Saviez-Vous ► Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?


Quand la police scientifique ont compris que les insectes étaient des indices précieuses pour connaitre l’heure du crime, la science a fait un grand pas en médico-légale.
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Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?



(c) Danielle MacInnes on Unsplash

La police scientifique compte dans ses rangs des entomologistes. Ces spécialistes s’appuient sur les insectes prélevés sur les corps pour déterminer le moment de leur première ponte. Ils peuvent ainsi estimer l’heure du décès lorsque le corps est resté à l’air libre. Après 4 mois, l’évaluation de la date de décès devient moins précise. Des facteurs tels que la météo, la densité d’insectes dans le milieu ou la présence de prédateurs influencent l’arrivée des espèces et leur développement.

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Qui sont les insectes qui donnent l’heure du crime ?

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.


La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

Flesh fly species sarcophaga carnaria isolated on white background

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.


Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

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Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

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La présence des acariens témoigne d'un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

La présence des acariens témoigne d’un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

House dust mite

L'anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s'installe sur les corps morts au bout de 8 mois

L’anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s’installe sur les corps morts au bout de 8 mois


Tenebrio obscurus ne laisse que les os d'un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.

Tenebrio obscurus ne laisse que les os d’un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.


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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches


Des scientifiques ont énoncé certaines hypothèses sur l’utilité des rayures de zèbres, un sort du lot, celle qui les protégerait des piqûres de taon et de mouches tsé-tsé. Des expériences ont été faites sur des cheveux en les peignant de rayures noires et blanches, la même chose a été faites sur des vaches et en effet, les attaques des insectes ont beaucoup diminué.
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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches

Céline Deluzarche

Journaliste


Oubliez les insecticides : peindre les vaches en noir et blanc suffit à les protéger efficacement des mouches et réduit la gêne occasionnée. Une méthode inspirée des nombreuses études sur l’utilité des rayures de zèbres.

La fonction des rayures du zèbre a fait l’objet de multiples spéculations scientifiques. Certains ont mis en avant une technique de camouflage pour se dissimuler dans les hautes herbes ou perturber la vision des prédateurs, un rôle de reconnaissance sociale, ou encore un moyen de dissiper la chaleur et de réguler leur température. Mais l’hypothèse « tenant la corde » est celle de la protection contre les attaques d’insectes et de parasites. Au moins trois études sont venues appuyer cette théorie. En février 2019, une équipe menée par Tim Caro a, par exemple, montré que les rayures noires et blanches agissent comme une illusion d’optique chez les taons et les mouches tsé-tsé en modifiant la polarisation de la lumière. Le chercheur a confirmé son postulat en peignant des chevaux en noir et blanc et constaté que ces derniers étaient moins piqués par les insectes.

La mouche, véritable fléau des troupeaux

Partant de ce principe, des chercheurs japonais ont voulu savoir si l’astuce pouvait être appliquée aux vaches, particulièrement touchées par les piqûres de mouches. Non seulement ces dernières peuvent transmettre des maladies, mais elles affectent le comportement des troupeaux, réduisant le temps de pâturage, d’alimentation et de couchage du bétail.

« Les mouches augmentent aussi la tendance du bétail à se regrouper, ce qui génère un stress dû à la chaleur et accroît le risque de blessure, car les animaux se bousculent pour trouver une meilleure position afin d’éviter les piqûres », rappellent les auteurs dans leur étude publiée dans la revue Plos One.

Finalement, des bovins moins gros pour la boucherie et une baisse de production chez les vaches laitières.

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

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Cultiver autrement: une technique qui fait mouche


En agriculture, le chlorpyrifos est un pesticide qui serait responsable des troubles de comportements chez les enfants. Au Québec, des fermes ont testé une technique provenant aux Pays-Bas. Ils utilisent des mouches mâles stériles qui sont reconnu par une poudre non-toxique pour aller féconder les femelles. L’oeuf n’ayant pas de larve ne détruit pas les oignons. Les pertes sont presqu’inexistantes et les cours d’eau de ces fermes biologiques se portent beaucoup mieux. On a étendu cette méthode sur des radis chinois et autres légumes. Cela démontre qu’il est possible de mieux gérer l’agriculture sans endommager l’environnement.
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Cultiver autrement: une technique qui fait mouche

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Ces mouches recouvertes d’une poudre rose non toxique rendent un fier service aux cultivateurs.

(HEMMINGFORD) Grâce à une créature surprenante, des producteurs d’oignons et de radis chinois ont abandonné l’usage d’un insecticide hautement toxique tout en augmentant le rendement de leurs récoltes.

DAPHNÉ CAMERON
LA PRESSE

MARTIN TREMBLAY
LA PRESSE

Le producteur maraîcher Olivier Barbeau voit la vie en rose… fluo.

« Regarde-moi, j’ai le sourire ! Je n’en ai plus, de problèmes ! », lance le cultivateur de la Montérégie.

Avant 2011, environ 10 % de sa récolte d’oignons verts  était ravagée par les larves de Delia antiqua, que les fermiers surnomment la mouche de l’oignon. « L’enfer », résume-t-il, en pointant sa terre.

Depuis, ses pertes annuelles ont varié de seulement 0,1 % à 1,5 %.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le producteur maraîcher Olivier Barbeau a retrouvé le sourire grâce 
à cette approche novatrice.

Avec zéro insecticide. On ne met plus rien !

Olivier Barbeau

Munie d’un sac de papier brun, l’agronome Marie Froment arpente les rangs de son champ d’oignons verts. Entre ses mains, elle tient la clé de ce revirement remarquable, considéré comme l’un des plus grands succès dans l’effort de réduction des pesticides utilisés dans l’agriculture au Québec.

Lorsqu’elle déroule les rebords du sac, près de 10 000 mouches d’un rose flamboyant s’envolent tranquillement. Il ne s’agit pas d’une espèce tropicale rare, mais d’un insecte qui a vu le jour dans un centre d’élevage situé dans le village de Sherrington, à une quinzaine de kilomètres de là.

Ces mouches ne sont pas vraiment roses. Elles ont été recouvertes d’une poudre non toxique pour permettre de les distinguer des populations naturelles.

Mais ce qui compte, ce n’est pas leur couleur, c’est qu’elles sont stériles.

Au stade de pupe, les mouches ont été irradiées grâce à une technique qui consiste à les immerger dans un grand bassin d’eau dans lequel se trouvent des barres de cobalt.

Une fois relâchés, les mâles stériles vont se reproduire avec les femelles sauvages. Elles vont pondre des œufs clairs. Ils ne produiront donc pas de larves, qui raffolent de la sève des oignons verts et des oignons secs, au grand dam des agriculteurs.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Les mouches d’élevage stériles sont lâchées dans les champs.

Pour combattre ce fléau, Olivier Barbeau utilisait auparavant un pesticide controversé : le Lorsban. L’ingrédient actif de ce produit, le chlorpyrifos, a été classé par le gouvernement du Québec comme l’un des cinq pesticides posant le plus de risques.

Pionnier d’une success story

La ferme familiale d’Olivier Barbeau, Terres maraîchères Barbeau, a fait partie des premières entreprises agricoles à adopter la technique, aujourd’hui pratiquée dans 27 fermes, dont deux en Ontario. Une expérience qu’il décrit comme « un saut dans le vide ».

« La première année où tu fais le virage, c’est l’année où tu trembles. Tu te dis : “OK, on ne met plus de chlorpyrifos, mais est-ce que ça va marcher ? Parce que si ça ne marche pas et que je perds la moitié de mes récoltes, la banque ne sera pas bien contente.” Mais là, ça a marché », souligne-t-il.

Il admet qu’il était plutôt sceptique au départ.

« À l’origine, le programme des mouches roses n’était pas subventionné. Quand tu investis 30 000 $ et que tu ne sais pas si ça va marcher, tu te dis : “Je vais l’essayer au casino. Au moins, je vais avoir du fun” », blague-t-il.

Cet été, près de 26 millions de mouches roses stériles ont été relâchées, principalement dans la région des terres noires de la Montérégie, où poussent plus de 80 % des oignons de la province.

« En tout, il y a plus ou moins 2500 hectares d’oignons secs et verts au Québec. Le projet des mouches roses stériles couvre maintenant autour de 800 hectares. Et une portion de la superficie des 2500 hectares ne vit tout simplement pas la problématique de la mouche de l’oignon », explique la biologiste-entomologiste Anne-Marie Fortier, coordonnatrice de la production et des lâchers de mouches roses au sein du Consortium Prisme.

Fondée en 1982, cette entreprise appartient à une quarantaine de producteurs de l’ouest de la Montérégie. Elle mène de front de la recherche scientifique, de l’accompagnement agronomique et des projets en agroenvironnement.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

La biologiste-entomologiste Anne-Marie Fortier dans une chambre froide de l’usine de production de mouches roses de Sherrington. Sur les plateaux, des œufs de la mouche du chou sont ensemencés sur des tranches de rutabagas. Il y en a environ 3500 par plateau.

Du vert au rose

L’utilisation de mouches stériles existe depuis les années 80 aux Pays-Bas, où les mouches sont recouvertes d’un pigment… vert.

Le Consortium Prisme a décidé d’importer la technique au Québec en 2004. Les premiers essais ont débuté en 2006 sur de très petites superficies. Les lâchers à grande échelle ont commencé en 2011.

« Avant d’utiliser les mouches stériles, plusieurs fermes avaient de gros problèmes. J’ai déjà vu 60 % de dommages dans un seul champ d’oignons », souligne Anne-Marie Fortier. « Il y avait des producteurs qui en étaient rendus à appliquer trois fois la dose de chlorpyrifos pour contrôler les dommages, et ça ne marchait pas. »

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Lorsque la période de relâchement au champ approche, les pupes sont envoyées chez l’entreprise Nordion à Laval pour être irradiées. À leur retour, elles sont enduites d’un pigment rose, semblable à la poudre utilisée lors des événements de course à pied de type « color run ».

Des résultats concrets sur l’environnement

Cette surutilisation s’est fait sentir jusque dans les cours d’eau agricoles. Une campagne d’échantillonnage d’eau du ministère de l’Environnement du Québec menée de 2005 à 2007 a révélé une tendance alarmante : dans le ruisseau avoisinant Gibeault-Delisle, le chlorpyrifos avait été détecté dans l’ensemble des échantillons.

Pire encore, la concentration la plus élevée mesurée dépassait le « critère de vie aquatique chronique » de 628 fois. Cette valeur de référence correspond à la « concentration maximale d’un produit à laquelle les organismes aquatiques peuvent être exposés pendant toute leur vie sans subir d’effets néfastes ».

Pour ce même échantillon, le « critère de vie aquatique aigu », c’est-à-dire la « concentration maximale d’un contaminant à laquelle les organismes aquatiques peuvent être exposés sur une courte période sans subir de mortalité », était dépassé de 81 fois.

Et pour tous les échantillons récoltés dans le ruisseau Gibeault-Delisle entre 2005 et 2007, ces deux critères — chronique et aigu — avaient été dépassés.

Grâce au projet des mouches roses, la santé du ruisseau s’est améliorée de manière spectaculaire. Lors de la campagne d’échantillonnage suivante, en 2013 et 2014, les concentrations moyennes de chlorpyrifos avaient diminué de 93 %.

« Il y a des régions où les producteurs ne vivent pas sur leurs fermes, mais ici, les maisons sont collées sur les fermes. Les producteurs sont conscientisés, ils vivent dans cet environnement, leurs enfants aussi », souligne Mme Fortier.

Réduire les populations sauvages

Chaque mouche rose coûte environ 1,1 cent à produire. Elles sont revendues 1,2 cent. Cette année, Olivier Barbeau a dépensé 26 000 $ pour acheter les insectes.

« Ce que l’on vise, c’est d’avoir un ratio de deux mouches stériles contre une mouche naturelle. À mesure que la population naturelle baisse, d’année en année, on a des taux de lâchers plus bas. Ça coûte de moins en moins cher. »

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) offre désormais des subventions pour épauler les agriculteurs dans leur virage. De 70 % à 90 % des dépenses des agriculteurs peuvent être admissibles, jusqu’à concurrence de 12 000 $ par année.

En tenant compte de la subvention qu’il touche, de la hausse de sa production et du fait qu’il n’a plus à acheter d’insecticide, Olivier Barbeau calcule qu’il atteint le seuil de rentabilité, sans plus.

Un tremplin

Fort de ce succès, le Consortium Prisme a adapté la technique à une espèce différente : la mouche du chou. Une poignée de producteurs de radis chinois ont déjà obtenu d’excellents résultats. À plus long terme, l’équipe du consortium estime que les cultures du radis, du brocoli et du chou-fleur pourraient en bénéficier.

Agronome au Consortium Prisme, Marie Froment, qui accompagne plusieurs producteurs dans cette aventure, a observé que le projet était une grande source de fierté pour les agriculteurs qui y participent.

« Une fois qu’ils sont lancés et qu’ils ont vu les résultats, ils embarquent à fond, dit-elle. Les producteurs avec qui je travaille sont vraiment contents, vraiment satisfaits. Je pense qu’ils ne reviendraient pas en arrière. »

Qu’est-ce que le chlorpyrifos ?

Commercialisé en 1965, le chlorpyrifos est l’un des pesticides les plus vendus au Canada. Cet insecticide à large spectre est utilisé pour lutter contre une kyrielle de ravageurs qui s’attaquent à une cinquantaine de cultures de fruits, de légumes, de céréales, de légumineuses, de noix. Son usage domestique est aujourd’hui proscrit.

Des études sérieuses ont mis au jour une association entre l’exposition prénatale au chlorpyrifos et l’apparition de troubles neurodéveloppementaux durant l’enfance, notamment un QI moindre.

« Scientifiquement, le retrait du produit est justifié », estime Onil Samuel, conseiller scientifique en toxicologie des pesticides à l’Institut national de santé publique du Québec. Le chlorpyrifos agit comme un inhibiteur d’une enzyme qui sert à transmettre des influx nerveux. « Il y aurait un impact sur le développement neurologique des enfants. La portée peut varier. Il y a des études qui semblent avoir montré qu’en plus des problèmes de comportement, il pourrait y avoir des liens avec le TDAH », précise M. Samuel.

Depuis 2018, les producteurs agricoles du Québec doivent obtenir l’autorisation d’un agronome avant d’utiliser la substance. Santé Canada songe aussi à en restreindre l’usage.

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Ces yeux de mouche parfai­te­ment conser­vés sont vieux de 54 millions d’an­nées


Trouvé des yeux de mouche vieux de 54 millions d’années et très bien conservés est vraiment assez surprenant.

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Ces yeux de mouche parfai­te­ment conser­vés sont vieux de 54 millions d’an­nées


Crédits : Johan Lind­gren

par  Nicolas Pujos

Le cher­cheur suédois Johan Lind­gren a décou­vert des yeux de mouche fossi­li­sés parfai­te­ment conser­vés, vieux de 54 millions d’an­nées, comme le révé­lait la revue Nature le 14 août.

Les travaux publiés dans la revue scien­ti­fique par ce paléon­to­logue de l’uni­ver­sité Lund, en Suède, sont le résul­tat d’une conser­va­tion excep­tion­nelle, comme l’ex­plique Lind­gren.

« Pour que des détails aussi déli­cats soient conser­vés dans des archives fossiles, des condi­tions de conser­va­tion excep­tion­nelles sont néces­saires. »

Pour les cher­cheurs, la décou­verte de ces yeux fossi­li­sés est essen­tielle car ces derniers sont les organes visuels les plus répan­dus dans le règne animal, et notam­ment chez les arthro­podes dont les insectes et les crus­ta­cés.

Les paléon­to­logues ont décou­vert des traces d’un pigment appelé eumé­la­nine dans les yeux fossi­li­sés, ce qui est suscep­tible de boule­ver­ser le stade actuel de la recherche scien­ti­fique.

« Nous devons rééva­luer ce que nous pensons savoir sur les proprié­tés optiques des yeux trilo­bites », a déclaré Lind­gren. « C’est impor­tant car les trilo­bites sont parmi les premiers orga­nismes connus pour la complexité des yeux et leur fonc­tion est extrê­me­ment impor­tant pour évaluer l’évo­lu­tion des yeux compo­sés. »

Source : Nature

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Ces villages russes sont enva­his par des essaims de mouches apoca­lyp­tiques


Des mouches a ne plus finir qui sortent de partout. Tout cela parce qu’un agriculteur a voulu prendre des excréments de poulet dont des mouches avaient pondu leurs oeufs.
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Ces villages russes sont enva­his par des essaims de mouches apoca­lyp­tiques


Crédits : 1TV.ru

par  Mathilda Caron


Plusieurs villages de l’Ou­ral, en Russie, ont été enva­his par d’énormes essaims de mouches, semant la panique parmi les habi­tants, rappor­tait le Guar­dian le 14 juin.

Ils parlent d’un véri­table « film d’hor­reur » et ramassent des quan­ti­tés effrayantes d’in­sectes morts.

« Chaque jour, il y a de quoi remplir un seau », raconte l’un d’entre eux. « Vous ne pouvez pas étendre votre linge dehors, ouvrir vos fenêtres et encore moins sortir », a confié une femme à la télé­vi­sion russe.

L’in­va­sion aurait commencé après qu’un agri­cul­teur a utilisé illé­ga­le­ment des tonnes d’ex­cré­ments de poulets comme engrais, prove­nant d’un élevage de volailles local dans lesquelles des mouches avaient pondu des millions d’œufs. Les auto­ri­tés ont confirmé qu’elles avaient ouvert une enquête sur l’uti­li­sa­tion non auto­ri­sée de « déchets dange­reux pour l’en­vi­ron­ne­ment ».

Cepen­dant, le présumé respon­sable, Andreï Savchenko, nie sa respon­sa­bi­lité.

« Les mouches existent depuis des millions d’an­nées et elles sont partout, ce n’est qu’une ques­tion de nombre », dit-il. 

« Mais qui peut déter­mi­ner le nombre de mouches accep­table ou non ? »

Peut-être qu’à un saut de mouche par jour, on a fran­chi la limite.

Source : The Guar­dian

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi certaines mouches volent-elles en rond au centre des pièces ?


Parmi les mouches domestiques, il y a la Fannia canicularis qui est la plus petite de toutes les autres. Elle a la manie de tourner autour en rond souvent autour d’un lustre. Si on la chasse, elle reviendra au même endroit. Ce comportement qui pourrait s’apparenter à la folie n’en n’est pas du tout. Quoique, comme ce sont des mâles … Mais non, c’est pour permettre aux femelles de les retrouver facilement.
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Pourquoi certaines mouches volent-elles en rond au centre des pièces ?


mouche fannia canicularis

Crédits : Rui Andrade/Wikimedia Commons

par Clara Zerbib, journaliste animalière

C’est une habitude pour le moins étrange qu’adoptent certaines petites mouches : lorsqu’elles entrent dans nos foyers, elles se placent au centre des pièces, généralement sous les lustres, et tournent inlassablement en rond. Et l’on a beau essayer de les faire sortir, elles viennent toujours se replacer au même endroit. Un peu comme si une force supérieur les poussait à voler là et pas ailleurs.

 Comment l’expliquer ?

Toutes les mouches ne volent pas en rond

En réalité, l’explication à ce phénomène est très simple. Tout d’abord, ce ne sont pas tous les insectes volants qui agissent ainsi mais une espèce de mouche bien particulière, la petite mouche domestique (Fannia canicularis).

Cette mouche est différente de la mouche domestique ordinaire (Musca domestica) sur bien des points. Notamment de par sa plus petite taille. En effet, la mouche domestique, qui est la plus commune des espèces de mouches, mesure environ 7 à 8 mm de long. Alors que la petite mouche domestique se situe plutôt autour des 5 à 7 mm.

La petite mouche domestique est la deuxième espèce de mouches la plus fréquente. Il est donc logique qu’on la retrouve souvent dans nos habitations. D’autant plus que, comme sa cousine, elle est également attirée par les denrées alimentaires. Mais, contrairement à cette dernière, elle a l’étrange manie de voler en rond au centre des pièces, notamment dans les chambres. Et elle a une très bonne raison à cela.

Un lieu de rendez-vous galants

Si la petite mouche domestique passe son temps à voler en rond au centre des pièces, ce n’est pas parce qu’elle ne sait pas par où sortir. Ni même parce qu’elle est devenue folle. En réalité, c’est parce qu’elle a un rendez-vous galant.

En effet, les mâles de cette espèce de mouche ont tendance à se regrouper dans un lieu bien précis afin d’attirer l’attention des femelles. L’objectif ? Se reproduire, évidemment !

En se regroupant ainsi, les mâles effectuent une sorte de danse nuptiale. De plus, ils donnent toutes les chances aux femelles de trouver un partenaire sexuel. Non seulement ils sont plus visibles de cette façon, et donc plus repérables, mais en plus les femelles ont le choix. Et la survie de l’espèce est ainsi assurée.

Une question de sécurité

Mais une autre explication peut également être donnée en ce qui concerne l’étrange comportement de certains insectes. S’ils se mettent à voler en cercle, c’est peut-être aussi pour la simple et bonne raison qu’il s’agit du moyen le plus sûr de ne pas rencontrer d’obstacle sur leur chemin.

En effet, si les mouches venaient à se prendre un mur en plein vol, elles seraient au minimum sonnées, voire même mortellement blessées. Question de survie, en somme.

Source

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les mouches se frottent-elles les pattes ?


Bientôt, quand le temps sera plus clément, ce sera le retour des mouches. Tous, nous avons observé une mouche qui se frotte les pattes. Elles se débarrassent de toutes saletés qui peuvent être du pollen et des bactéries qui n’est guère agréable pour nous humain.
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Pourquoi les mouches se frottent-elles les pattes ?

 

Si les mouches se frottent très souvent les pattes, ce n’est pas qu’elles préparent un mauvais coup ! Elles le font pour des raisons d’hygiène.

Les pattes de ces insectes sont recouverts de minuscules poils sensoriels. Ils agissent comme des détecteurs. Ils leur servent à sentir la température, le vent, les textures, les vibrations etc… Aussi si ces pattes ne sont pas propres les mouches ne peuvent pas percevoir correctement leur environnement. La moindre poussière ou le moindre  pollen et peut les troubler. D’où la nécessité pour elles de se frotter les pattes pour les nettoyer.

Ceci est d’autant plus important que les mouches affectionnent particulièrement les endroits sales, en particulier les plaies ouvertes, les aliments contaminés ou les excréments.

Malheureusement ce geste très utile pour elles, est pour nous, humains, particulièrement problématique. En effet en frottant leurs pattes souvent recouvertes de nombreuses bactéries à coté de nos assiettes ou sur nos aliments, elles peuvent les contaminer.

A noter enfin que s’il est difficile d’attraper ou de tuer une mouche a la main, cela s’explique par une extrême réactivité. Les mouches domestiques peuvent en effet réagir à ce qu’elles perçoivent dans leur environnement bien plus vite que nous. Les humains traitent à peu près 60 images par seconde, alors que chez une mouche c’est environ 250 images par seconde.

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