Le Saviez-Vous ► Pourquoi les mouches se frottent-elles les pattes ?


Bientôt, quand le temps sera plus clément, ce sera le retour des mouches. Tous, nous avons observé une mouche qui se frotte les pattes. Elles se débarrassent de toutes saletés qui peuvent être du pollen et des bactéries qui n’est guère agréable pour nous humain.
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Pourquoi les mouches se frottent-elles les pattes ?

 

Si les mouches se frottent très souvent les pattes, ce n’est pas qu’elles préparent un mauvais coup ! Elles le font pour des raisons d’hygiène.

Les pattes de ces insectes sont recouverts de minuscules poils sensoriels. Ils agissent comme des détecteurs. Ils leur servent à sentir la température, le vent, les textures, les vibrations etc… Aussi si ces pattes ne sont pas propres les mouches ne peuvent pas percevoir correctement leur environnement. La moindre poussière ou le moindre  pollen et peut les troubler. D’où la nécessité pour elles de se frotter les pattes pour les nettoyer.

Ceci est d’autant plus important que les mouches affectionnent particulièrement les endroits sales, en particulier les plaies ouvertes, les aliments contaminés ou les excréments.

Malheureusement ce geste très utile pour elles, est pour nous, humains, particulièrement problématique. En effet en frottant leurs pattes souvent recouvertes de nombreuses bactéries à coté de nos assiettes ou sur nos aliments, elles peuvent les contaminer.

A noter enfin que s’il est difficile d’attraper ou de tuer une mouche a la main, cela s’explique par une extrême réactivité. Les mouches domestiques peuvent en effet réagir à ce qu’elles perçoivent dans leur environnement bien plus vite que nous. Les humains traitent à peu près 60 images par seconde, alors que chez une mouche c’est environ 250 images par seconde.

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Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés


Un vieux remède refait surface pour aider les zones de conflits, de crises humanitaires ou les blessées sont difficiles d’accès. Des larves de mouches placées sur une plaie se nourrissent que de chairs mortes. Ces asticots sont des puissants antibactériens.
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Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés

 

Les asticots mangent des tissus et de la chair morts et contrôlent l'infection car leur crachat et leur salive agissent comme un désinfectant et favorisent la guérison.

Des asticots pour nourrir chiens et chats de compagnie ? Crédits : Wikipédia

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le gouvernement britannique prévoit de favoriser la guérison des blessures de guerre en appliquant des larves de mouches directement sur les plaies. Plusieurs zones de conflits sont concernées, où les accès aux premiers soins restent limités.

C’est un vieux remède – certes, fort peu ragoûtant – mais redoutablement efficace. Les aborigènes australiens, par exemple, y sont habitués. Ces asticots étaient également parfois utilisés pendant la Première Guerre mondiale pour soigner les soldats blessés dans les tranchées. Depuis, les accès aux premiers soins se sont très largement démocratisés, mais il existe encore des zones de guerre, souvent reculées, au milieu desquelles le simple fait de soigner une plaie reste une entreprise compliquée. Pour endiguer le problème, le gouvernement britannique a décidé de puiser dans les vieilles ressources : les larves de mouches.

Un puissant antibactérien

Ces larves (mouches vertes) ont en effet le pouvoir de freiner la contamination des plaies en se nourrissant des tissus humains morts et en propageant leur salive antibactérienne. Ce traitement est inhabituel au premier abord, mais redoutablement efficace. Un budget d’un peu plus de 200 000 euros sera prochainement alloué dans le but de soigner les blessés de guerre en Syrie, au Yémen, ou encore dans le Sud-Soudan.

« Les victimes de conflits et de crises humanitaires meurent encore de blessures qui pourraient facilement être guéries grâce à un accès correct aux soins », explique en effet au Telegraph Penny Mordaunt, secrétaire d’État britannique au Développement international.

mouches larves

Des larves de mouches vertes seront bientôt utilisées en zones de guerre pour soigner les blessés. Crédits : Wikipédia

Jusqu’à 250 plaies soignées par jour

Pour ce faire, l’armée britannique demandera aux hôpitaux de campagne d’élever des larves directement sur place. Celles-ci, stérilisées dès la naissance puis incubées pendant quelques heures, pourront ensuite être envoyées dans les zones concernées pour soigner les plaies. Elles seront soit placées directement dessus pendant deux à quatre jours, soit dans des BioBags qui seront ensuite enveloppés autour de blessures. Ces larves – qui ne se nourrissent que de tissus morts, et non de chair encore saine – ne seront destinées qu’à un usage unique, et seront ensuite placées dans des contenants cliniques après chaque utilisation pour éviter tout risque d’infection.

D’ici un an, les responsables du projet espèrent que suffisamment de larves pourront être élevées pour traiter jusqu’à 250 plaies par jour. Ces asticots peuvent de plus être utilisés pour traiter de nombreuses blessures, des brûlures aux plaies par balles. À terme, les autorités britanniques envisagent également de permettre aux communautés les plus isolées d’élever elles-mêmes leurs propres larves dans le but de panser d’éventuelles blessures.

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Le Saviez-Vous ► Le fromage le plus dangereux du monde !


Ce fromage est même dans le Livre des records, il est rempli de larve de mouche. Beurk.
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Le fromage le plus dangereux du monde !

 

Casu marzu fromage pourri

Crédits : Flickr / Dottie Day

par Yohan Demeure

 

Vous appréciez le fromage et aimez les défis ? Pourquoi ne pas goûter au fameux Casu marzu, un fromage traditionnel considéré comme le plus dangereux au monde ? En effet, celui-ci est infesté de larves vivantes !

Le 31 octobre 2018, la ville de Malmö (Suède) accueillera le Disgusting food museum (musée de la nourriture dégoûtante), un musée temporaire dédié aux spécialités culinaires peu ragoutantes provenant des quatre coins du monde.

Parmi les mets présentés, il y aura le Casu marzu, un fromage traditionnel de Sardaigne dont la recette est dérivée du Pecorino Sardo, très apprécié dans le monde. En revanche, le Casu marzu – « fromage pourri » en langue sarde – va beaucoup plus loin que le procédé de fermentation classique. Des larves de la mouche du fromage (Piophila casei) sont  introduites volontairement et amènent le Casu marzu à un stade très avancé de fermentation par leur action digestive.

Vous l’aurez compris, le Casu marzu est présenté avec une petite équipe de vers blancs transparents dont la longueur peut atteindre 8 mm ! Ces larves peuvent même effectuer des bonds de 15 cm et donc sortir du fromage si elles se sentent dérangées ! Lors de la consommation, certaines personnes retireront les vers et d’autres non, mais porteront dans ce cas une protection pour les yeux.

Consommé le plus souvent avec du Pane carasau (pain traditionnel de Sardaigne), le Casu marzu – dont la texture est très molle voire liquide par endroits – figure dans le Livre des Records comme étant le fromage le plus dangereux du monde. Si la communauté scientifique n’est pas unanime sur la question, il existerait des risques de myiase entérique (ou intestinale). Celle-ci est caractérisée par l’installation plus ou moins provisoire de larves de Piophila casei dans les intestins – qui transitent vivantes via l’estomac – où celles-ci pourraient causer de sérieuses lésions en tentant d’en sortir.

Si les Sardes tiennent à ce fromage – très cher au marché noir – qui représente une partie de leur culture, le Casu marzu est totalement interdit de commercialisation dans l’Union européenne (depuis 2005). Celui-ci est considéré comme un produit contaminé. Voici une petite vidéo sûrement réalisée dans une cave en Sardaigne dédiée à la fermentation de ce fromage :

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Le Saviez-Vous ► Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018


Le Ig Nobel donne des prix pour des a des recherches quelque peu étrange. Je crois que celle qui me surprend le plus c’est le régime bas en calories chez le carnivore serait le cannibalisme.
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Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018

 

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l'éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d'une coloscopie sur soi-même».

BRIAN SNYDER / REUTERS

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l’éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d’une coloscopie sur soi-même».

Des recherches plus étranges les unes que les autres!

Qui, des chimpanzés ou des hommes, imitent le plus l’autre lors des visites au zoo? Les montagnes russes peuvent-elles aider à éliminer des calculs rénaux? La cuvée 2018 des prix « anti-Nobel » a à nouveau récompensé jeudi des recherches saugrenues, lors d’une cérémonie à Harvard.

Biologie, économie, médecine, littérature, paix… Les 10 catégories de ces Ig Nobel, surnommés les « anti-Nobel », se veulent le pendant des vraies.

Chaque année, la cérémonie, organisée par le magazine humoristique scientifique « Annals of improbable research » sur le prestigieux campus de Boston, s’accompagne de lancers d’avions en papier, de faux billets de banque, et de discours de lauréats limités à 60 secondes.

Quelques gagnants insolites…

Une étude publiée en octobre 2016 par deux Américains sur les effets positifs de virées en montagnes russes sur les calculs rénaux s’est ainsi vue décerner jeudi le prix de médecine, à l’occasion de la 28e édition de cette cérémonie, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Une autre sur l’imitation des chimpanzés par les humains et – tout aussi fréquemment – des humains par les chimpanzés dans les zoos, publiée en janvier 2018 par une équipe de chercheurs de sept pays différents, a remporté le prix d’anthropologie.

Une autre encore, menée par une équipe incluant un Français, a démontré que des oenologues pouvaient de façon fiable détecter à l’odeur la présence d’une mouche dans un verre de vin.

Ces prix ne visent pas à tourner la science en ridicule, assure le site des Ig Nobel, mais de « faire rire et ensuite réfléchir ».

Dans la catégorie nutrition, un trio de Tanzanie, Zimbabwe et Grande-Bretagne a calculé qu’un régime fondé sur le cannibalisme humain était plus pauvre en calories que la plupart des régimes carnivores.

Et le prix de la paix a été remis à une équipe d’Espagnols et de Colombiens pour une étude sur les raisons qui poussent les conducteurs à jurer et insulter les autres au volant.

Si de véritables lauréats du Nobel participent régulièrement à cette cérémonie, les études sont de niveau et d’ancienneté très variables, certains articles cités en référence remontant à 1980.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des graffitis anamorphiques d’insectes et d’arachnides géants


Ceux qui n’aiment vraiment pas des insectes, aurons intérêt à passer leur chemin. Cet artiste aime faire ses graffitis d’insectes à certains endroits pour leur de l’ampleur et certains sont assez réussit.
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Des graffitis anamorphiques d’insectes et d’arachnides géants

 

Odeith est un artiste de rue qui s’est au départ spécialisé dans les lettrages en trompe l’oeil.

Il a conçu cette fois ces graffitis anamorphiques d’insectes. Représentés dans une taille géante et dans des coins ou des parties courbes, il faut se placer au bon endroit pour qu’ils prennent toute leur mesure.

Ces araignées entre autres sont si justes qu’elles font froid dans le dos. On peut voir plus du travail d’Odeith sur Instagram.

http://www.laboiteverte.fr/

Ce que cache le cerveau d’une mouche


Qui aurait cru qu’un jour, nous pourrions voir le cerveau d’une mouche à fruits ? C’est minuscule et pourtant avec la technologie, les scientifiques y sont arrivé et ils ont vu des choses intéressantes.
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Ce que cache le cerveau d’une mouche

 

Pour les non-initiés, cela ne ressemble pas à autre chose qu’à un arc-en-ciel de fils entremêlés. Mais pour les neurologues, il s’agit là d’un précieux cliché numérique haute résolution du cerveau d’une mouche des fruits. Un cerveau étonnamment complexe.

Deux microscopes électroniques à grande vitesse. 7.062 tranches de cerveau. 21 millions d’images. Des scientifiques de l’Institut médical Howard Hughes (États-Unis) nous offrent aujourd’hui l’image la plus détaillée qui soit d’un cerveau de drosophile femelle adulte. Tellement détaillée qu’elle permet de cartographier les circuits du cerveau de la mouche.

« Ces petits insectes sont capables d’apprendre, de se souvenir. Ils savent distinguer les endroits sûrs des endroits dangereux. Ils ont des séquences élaborées de parade nuptiale et de toilettage », raconte Davi Bock, neuroscientifique.

Pourtant, le cerveau d’une mouche ne mesure pas plus que la taille d’une graine de pavot et ne contient que 100.000 neurones.

Pour cartographier les circuits du cerveau, les scientifiques ont besoin d’images haute résolution. Ici, ils sont parvenus à voir jusqu’au nanomètre, ce qui se cache dans le cerveau d’une mouche. © HHMI Howard Hughes Medical Institute, Youtube

Plus complexe que prévu

L’équipe de l’Institut médical Howard Hughes s’est particulièrement intéressée à une région impliquée dans la mémoire et l’apprentissage et à des neurones qualifiés de neurones olfactifs de projection. Selon leurs données, ces neurones sont plus étroitement liés que ce qui était imaginé. Avec des neurones appelés cellules de Kenyon et d’autres neurones encore, ils forment ainsi une structure bien ordonnée.

« Nous pensons que notre travail pourra nous aider à comprendre comment la mouche associe les odeurs à une récompense ou à une punition, par exemple », explique Davi Bock.

Et déjà plus de 20 groupes de recherche se sont saisis des images que son équipe a gracieusement mises à disposition de tous afin de sonder l’esprit de la mouche.

https://www.futura-sciences.com/

Cet agriculteur élimine les pesticides grâce à une solution surprenante


Si vous voyez des mouches roses en Montérégie au Québec, ce n’est pas une illusion ! Ces mouches sont auparavant irradiées pour devenir stériles. Les mâles vont les accoupler et les oeufs seront vide. Cette technique est dédiée aux mouches de l’oignon. Ceux qui utilisent ces mouches vont diminuer de beaucoup les pesticides, insecticides et compagnie. Et les pertes seront vraiment moins grandes tout en diminuant les effets des produits chimiques sur l’environnement
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Cet agriculteur élimine les pesticides grâce à une solution surprenante

 

Jean-Bernard Van Winden, producteur maraîcher à Saint-Cyprien de Napierville, en Montérégie.

Jean-Bernard Van Winden, producteur maraîcher à Saint-Cyprien de Napierville, en Montérégie. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Ne plus utiliser d’insecticide, mais produire tout autant de légumes et sans payer plus cher. Une utopie? Pas pour Jean-Bernard Van Winden et une quinzaine d’autres producteurs maraîchers de la Montérégie. Pour y arriver, ils utilisent des mouches. Des mouches… roses.

Un texte de Thomas Gerbet

Dans un petit sac en papier se cache l’armée biologique de Jean-Bernard Van Winden : 5000 mouches roses. Elles sont relâchées dans son champ d’oignons dans l’espoir qu’elles s’accouplent avec les ennemies du producteur maraicher : les mouches de l’oignon, des ravageuses dont les larves détruisent les bulbes.

Les mouches roses ont été préalablement irradiées pour devenir stériles. Les accouplements donneront des oeufs vides, ce qui, à terme, entraînera la destruction de la population de ravageurs. Si elles sont colorées en rose, c’est pour mieux les compter par la suite et évaluer la réussite de l’opération.

« La technique fonctionne, se réjouit l’agriculteur. Je suis certain de ne pas avoir plus de 2 % de pertes à la récolte. Avec cette garantie, on favorise moins de pesticides dans la nature. »

Résultats notables pour la santé et l’environnement

Des mouches roses stériles.

Des mouches roses stériles produites par l’entreprise de recherche agronomique Phytodata.  Photo : Courtoisie/Anne-Marie Fortier

En temps normal, pour lutter contre la mouche de l’oignon, les producteurs utilisent l’insecticide Lorsban, qui contient un ingrédient actif très néfaste : le chlorpyrifos. Ce dernier a été reconnu par le gouvernement du Québec comme le quatrième pesticide qui présente le plus de risques pour l’environnement. Son utilisation sera d’ailleurs encadrée, tout comme celle des pesticides « tueurs d’abeilles ».

Dans un rapport remis au ministère de l’Agriculture en février, on apprend que, de 2015 à 2017, les indicateurs de risques pour la santé et l’environnement liés à l’utilisation du chlorpyrifos pour l’ensemble des producteurs ayant eu recours aux mouches ont diminué respectivement de 45 % et 75 %. Dans la seule année 2017, cela a évité l’utilisation de plus de neuf tonnes du produit chimique.

En 2015, une enquête de Radio-Canada révélait une forte concentration de ce produit dans les cours d’eau agricoles. Un ruisseau de la région d’Oka dépassait de 1650 fois les critères de qualité pour la protection de la vie aquatique.

Comme 90 % des oignons du Québec sont produits dans la MRC des Jardins-de-Napierville, dans l’ouest de la Montérégie, les cours d’eau du secteur étaient pollués eux aussi. Mais la situation s’est améliorée, grâce aux mouches roses.

Selon les analyses menées par le ministère de l’Environnement du Québec, la concentration maximale de chlorpyrifos détectée dans le ruisseau Gibeault-Delisle est passée de 2,2 microgrammes par litre, en 2006, à 0,05 microgramme, en 2014.

 

« On est très fiers », dit Anne-Marie Fortier, la coordonnatrice de l’entreprise Phytodata, qui produit les mouches.

Déjà, des agriculteurs de Lanaudière ont commencé à utiliser les mouches roses et un premier essai sera réalisé en Ontario cette année.

« C’est aussi l’environnement des agriculteurs et celui de leurs enfants qui est contaminé par les pesticides, car ils vivent tous sur ou à proximité de leur ferme », rappelle-t-elle.

L’usine de mouches de Saint-Édouard, qui en produit déjà 20 millions par année, ne suffit plus. Il faudra en construire une nouvelle sous peu.

Impossible sans le financement du Québec

L’agriculteur Jean-Bernard Van Winden dépense 10 000 $ en mouches par année. S’il utilisait l’insecticide, il lui en coûterait deux fois moins cher, soit 5000 $. Mais c’est sans compter la subvention de 70 % accordée aux utilisateurs des mouches roses par le ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ). Résultat : le producteur maraîcher parvient même à réaliser des économies tout en protégeant l’environnement.

Le MAPAQ a fait savoir la semaine dernière qu’il poursuivrait son financement.

M. Van Winden espère que davantage d’efforts financiers seront investis dans la recherche pour trouver d’autres solutions comme celle-là. Aujourd’hui encore, il est contraint d’employer d’autres pesticides dans ses champs pour lutter contre différents ravageurs.

Comme lui, Anne-Marie Fortier pense qu’il est possible de trouver des solutions biologiques pour remplacer tous les pesticides, si on s’en donne les moyens.

Elle cite l’agronome Luc Brodeur, à l’origine du projet des mouches stériles :

« Il est possible de réduire l’utilisation des pesticides au Québec, dit-elle, en remplaçant un dollar de matière active toxique par un dollar de matière grise active. »

 

https://ici.radio-canada.ca/