Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années


Avec l’archéologie, il arrive souvent que les découvertes reculent de plusieurs milliers voir millions d’années la présence d’animaux de la préhistoire. C’est ce qui est arrivé avec le plésiosaure trouver en Antarctique. À l’époque de la dérive des continents, alors que l’Antarctique était relié à l’Afrique
Nuage

 

Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années

 

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.   Photo : Conicet

Les restes fossilisés d’un reptile marin carnivore qui vivait il y a 150 millions d’années en Antarctique ont été mis au jour par une équipe de paléontologues argentins.

Les ossements ont été découverts dans un nouveau gisement paléontologique situé à 113 kilomètres au sud-ouest de la station de recherche argentine de Marambio.

À cet endroit, nous avons trouvé une grande diversité de [fossiles] de poissons et de mollusques, mais nous ne pensions pas trouver un plésiosaure aussi ancien. Soledad Cavalli, Centre national d’études scientifiques et techniques d’Argentine associé à l’Université de La Matanza

La taille du reptile pourrait atteindre 12 mètres. Il avait un long cou et quatre nageoires.

Cette découverte repousse de 80 millions d’années la présence de plésiosaures en Antarctique.

À ce moment de l’ère jurassique, la température des océans était beaucoup plus élevée qu’aujourd’hui et la carte du monde était fort différente. La dérive des continents était bien enclenchée. En fait, l’Antarctique venait de se séparer de l’Afrique après avoir fait partie d’une grande plateforme commune avec l’Australie, l’Inde, Madagascar, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Selon le paléontologue José O’Gorman, ce plésiosaure, en plus d’être le premier du genre découvert en Antarctique qui y vivait durant cette ère, apporte une preuve concrète de la dispersion de ces reptiles au moyen d’un passage qui existait entre l’Afrique et l’Antarctique.

http://ici.radio-canada.ca

Le Wakaleo schouteni, une nouvelle espèce de lions marsupiaux


Quand on pense lion, on ne pense pas généralement à des marsupiaux. Encore moins avec une poche comme les kangourous. Pourtant, ce lion pas très gros a existé il y a de 18 millions d’années, peut-être même jusqu’ à 23 millions d’années.
Nuage

 

Le Wakaleo schouteni, une nouvelle espèce de lions marsupiaux

Représentation artistique d'un Wakaleo schouteni dans son milieu naturel.

Représentation artistique d’un Wakaleo schouteni dans son milieu naturel.   Photo : Peter Schouten

Les restes fossilisés d’un crâne découverts dans le nord-est de l’Australie appartiennent à une nouvelle espèce animale de la famille aujourd’hui disparue des lions marsupiaux, ont établi des paléontologues australiens.

Un texte d’Alain Labelle

La bête a été nommée Wakaleo schouteni par les paléontologues de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud.

Elle avait la taille d’un chien et pesait environ 23 kg, ce qui équivaut au cinquième du poids de la plus grosse espèce connue de lions marsupiaux, le Thylacoleo carnifex, qui pouvait peser jusqu’à 130 kg.

Il y a au moins 18 millions d’années, peut-être même jusqu’ à 23 millions d’années, le Wakaleo schouteni vivait dans des forêts chaudes et humides. Ses membres antérieurs robustes laissent à penser qu’il pouvait chasser des opossums, des lézards et d’autres petites proies.

C’est la dixième espèce de la famille des Thylacoleonidae identifiée à ce jour, et l’une des plus anciennes. Ces carnivores, dont la taille variait entre celle du raton laveur et celle du léopard, transportaient leurs petits dans une poche comme le font les kangourous et les koalas.

L’identification de cette espèce met en évidence un niveau de diversité des lions marsupiaux assez inattendu. Anna Gillespie, Université de Nouvelle-Galles-du-Sud

Cette famille comprend aujourd’hui des espèces carnivores d’Australie. Selon les paléontologues, deux de ces espèces de lions étaient déjà présentes sur le territoire australien dans l’Oligocène il y a 25 millions d’années.

Outre le Wakaleo schouteni, il y avait aussi le Wakaleo pitikantensis, identifié en 1961, qui était légèrement plus petit.

Le saviez-vous?

Les lions actuels ont évolué différemment dans l’arbre généalogique des mammifères. Les lions marsupiaux d’Australie ont été classés comme félins en raison de la taille et du découpage des dents de la première espèce identifiée, Thylacoleo carnifex, en 1859, et qui a disparu il y a 30 000 ans.

Des dents bien distinctes

Contrairement à d’autres prédateurs à dents pointues, les lions marsupiaux ont développé une dentition permettant de trancher à l’horizontale : une dent du bas s’étirait le long de la mâchoire de chaque côté, et son bord tranchant pouvait atteindre l’équivalent de quatre dents normales.

« Une dent supérieure s’étendait également, ce qui donnait à ce lion marsupial une morsure semblable à celle d’un coupe-boulon », explique la paléontologue Anna Gillespie.

L’espèce nouvellement identifiée vivait avant l’apparition de cette caractéristique dentaire particulière. Elle possédait le même nombre de dents que les premiers marsupiaux, et une dent légèrement allongée s’alignait devant les molaires.

Les espèces qui viendront après le Wakaleo schouteni seront plus imposantes et leurs dents seront encore plus longues et plus coupantes.

W. schouteni pousse l’histoire des lions marsupiaux plus profondément dans le temps. Anna Gillespie, paléontologue

http://ici.radio-canada.ca

Quand Léonard de Vinci décodait les fossiles


Léonard de Vinci, en plus d’être peintre de grand talent, excellait dans d’autres domaines. Entre autres, il s’intéressait un peu aux fossiles. D’après un des croquis des fossiles marins, il viendrait changer une théorie sur les soins parentaux sur les oeufs des nouveaux nés. Ces soins auraient commencé 200 millions d’années plus tôt
Nuage

 

Quand Léonard de Vinci décodait les fossiles

 

 

Par Delphine Bossy, Futura

 

Un tableau de Léonard de Vinci, Salvator Mundi, s’est vendu aux enchères à un prix record de 382 millions euros le 15 novembre 2017. Mais Léonard de Vinci n’était pas que peintre, c’était aussi un inventeur de génie qui s’intéressait à différents domaines scientifiques. En travaillant brièvement sur des fossiles, il a même soulevé un grand mystère, comme nous l’évoquions dans Futura en 2012. Certains croquis du peintre sont les premières preuves d’observation de terriers hexagonaux fossilisés datant du Cambrien. Une théorie suggère qu’il s’agirait du plus ancien réseau de nids observé, mettant en lumière les premiers signes de soins parentaux.

Article de Delphine Bossy paru le 22 novembre 2012

Le soin parental est un signe de l’évolution. Les plus vieilles traces de comportement parental animal remontent à plus de 200 millions d’années. Défini pour la première fois en 1936, le soin parental caractérise l’ensemble des activités suivantes : l’édification du nid, l’incubation, les conduites alimentaires, la protection contre les prédateurs et l’apprentissage. S’il n’y a, à ce jour, aucune trace antérieure à 280 millions d’années, les paléontologues définissent souvent le Jurassique comme l’ère d’évolution des soins parentaux.

Léonard de Vinci pourrait bien avoir ébranlé cette hypothèse. Il y a 500 ans, l’artiste s’était sommairement intéressé aux fossiles. Une attention qui aura par inadvertance pointé un mystère encore non résolu. La coupable ? Une page manuscrite couverte de croquis de fossiles marins et, entre eux, un schéma de réseau hexagonal. Les paléontologues pensent que le dessin, première trace d’observation de ce type de fossile, représenterait un réseau de protection des œufs d’une espèce animale inconnue datant du début du Cambrien (soit de 542 millions d’années).

 

Le croquis du réseau hexagonal de Léonard de Vinci au milieu d'autres croquis de fossiles marins pourrait bien représenter le fossile du Paleodictyon, issu des sédiments marins du début du Cambrien. © Baucon, 2010

Le croquis du réseau hexagonal de Léonard de Vinci au milieu d’autres croquis de fossiles marins pourrait bien représenter le fossile du Paleodictyon, issu des sédiments marins du début du Cambrien. © Baucon, 2010

Les paléontologues supposent que le fossile appelé Paleodictyon est l’empreinte de terriers creusés par un animal dont l’identité est complètement inconnue. Vivant dans les sédiments du plancher océanique, l’animal n’a jamais été observé fossilisé. En effet, seuls certains exemples de terriers hexagonaux ont été retrouvés et datent du Cambrien. D’après le chercheur Mark McMenamin, cette géométrie pourrait montrer que les organismes ont commencé à s’occuper de leurs nouveau-nés des millions d’années plus tôt qu’on le pensait.

Les soins parentaux dès le début du Cambrien

Le chercheur base sa théorie sur des terriers fossiles trouvés dans l’État du Nevada aux États-Unis et au Mexique. Datés du début du Cambrien, c’est-à-dire la période où les organismes ont commencé à apparaître et à se diversifier, les fossiles ressemblent donc à des terriers hexagonaux d’une dizaine de micromètres de diamètre formant un essaim d’environ 2 cm. En regardant en détail la structure, Mark McMenamin a remarqué que l’essaim était entrecoupé de boulettes organiques de 250 à 500 micromètres, trop larges pour avoir été générées par l’espèce qui aurait aménagé ces hexagones. 

Le Paleodictyon est un réseau de terriers fossilisés provenant des sédiments du plancher des océans du début du Cambrien, voilà 542 millions d'années. D'après Mark McMenamin, ces terriers seraient des nids, ce qui signifierait que les soins parentaux des adultes sur leurs œufs et nouveau-nés auraient commencé 200 millions d'années plus tôt qu'on pensait. La pièce de monnaie de 24 mm (quarter dollar) donne la comparaison de taille. © Rona Peter & Seilacher Adolf, Wikipédia, DP

Le Paleodictyon est un réseau de terriers fossilisés provenant des sédiments du plancher des océans du début du Cambrien, voilà 542 millions d’années. D’après Mark McMenamin, ces terriers seraient des nids, ce qui signifierait que les soins parentaux des adultes sur leurs œufs et nouveau-nés auraient commencé 200 millions d’années plus tôt qu’on pensait. La pièce de monnaie de 24 mm (quarter dollar) donne la comparaison de taille. © Rona Peter & Seilacher Adolf, Wikipédia, DP

La théorie du chercheur est qu’une espèce adulte inconnue a déposé les boulettes pour former un essaim autour du nid de ses œufs.

« Les nouveau-nés se sont nourris de ces pelotes organiques décomposées par les bactéries. »

 Ainsi, malgré leur complexité, Mark McMenamin pense que les terriers sont créés par les nouveau-nés. L’idée est que le nouveau-né se nourrit, grossit et quitte le nid lorsqu’il n’y a plus de nourriture. Le chercheur a en effet remarqué que les nids au centre étaient plus petits qu’en périphérie de l’essaim. Ceci suggère que les terriers sont occupés assez brièvement, et que le juvénile se développe au fur et à mesure.

Toutefois, cette théorie ne fait pas l’unanimité.

« L’idée est certes spectaculaire mais McMenamin est connu pour de telles idées », déclare Gabriela Mangano, spécialiste canadienne des terriers du Cambrien.

Mark McMenamin devrait construire une image 3D des structures hexagonales pour déterminer si ces terriers sont réellement des nids : c’est l’avis de Duncan McIlroy.

« Je chercherais une structure faisant partie d’un grand réseau permanent créé par l’adulte », explique-t-il.

Ainsi, si les Paleodictyons pouvaient bien être des nids, ce qui serait une grande découverte, il sera difficile de le prouver sans trouver d’œufs fossilisés à l’intérieur. 

http://www.futura-sciences.com

Des centaines d’œufs de ptérosaures découverts en Chine


Le ptérosaure n’était pas un dinosaure même s’il a vécu parmi eux, mais bien un reptile. La découverte des oeufs se rajoutent à ceux qui ont été découverts en 2014. Grâce à cela, on peut penser sans trop se tromper, que les ptérosaures vivaient en colonies et devaient s’occuper de leurs oeufs et de les nourrir après l’éclosion
Nuage

 

Des centaines d’œufs de ptérosaures découverts en Chine

 

 

Laurent Sacco
Journaliste

 

Les ptérosaures, ces reptiles volants qui n’étaient pas des dinosaures mais qui les côtoyaient, livrent peu à peu leurs secrets aux paléontologues. La découverte de centaines d’œufs de ptérosaures en Chine nous indique que ces créatures devaient bien s’occuper de leurs petits.

Non, les ptérosaures, qui évoluaient dans les airs, n’étaient pas des dinosaures (pas plus que les plésiosaures, qui vivaient dans les mers). La confusion provient du fait que ces reptiles vivant au temps des dinosaures pouvaient être géants ; les dinosaures n’étaient pourtant pas tous de grande taille ! Quoi qu’il en soit, les ptérosaures n’en restent pas moins fascinants et ils font partie des animaux emblématiques de l’âge des « terribles lézards », comme le prouvent des films comme Jurassic Park et Jurassic World.

Un article récemment publié dans Science nous en apprend davantage sur les ptérosaures du . Bien que le premier ptérosaure fossile ait été décrit par le naturaliste italien Cosimo Collini en 1784 et qu’il fut trouvé dans des dépôts calcaires du Jurassique, près de Solnhofen, en Allemagne, ces reptiles volants sont apparus au Trias, il y a au moins 230 millions d’années.

Les ptérosaures étudiés dans cet article sont des fossiles datant de 120 millions d’années et qui ont été retrouvés non loin de la dépression de Tourfan, plus précisément dans le bassin de Turpan-Hami, dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang (plus rarement appelée également Turkestan oriental), au nord-ouest de la Chine.

Une vidéo de présentation du monde fascinant des ptérosaures. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur la roue dentée à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © American Museum of Natural History

215 œufs et 16 embryons de ptérosaures

Quelques restes fossilisés d’œufs de ptérosaures avaient déjà été trouvés dans cette région ; ils appartenaient à l’espèce connue sous le nom de Hamipterus tianshanensis. L’étude de ces œufs avait alors permis d’en apprendre un peu plus sur les ptérosaures, mais, jusqu’à présent, dans le monde entier, de tels œufs, et parfois les embryons à l’intérieur, restaient rares.

Or, voilà que des paléontologues chinois annoncent qu’ils ont identifié 215 œufs de Hamipterus tianshanensis dans un bloc de grès de 3,28 m2 qui en contient peut-être 300. Surtout, pas moins de 16 embryons ont été retrouvés dans ces œufs, notamment grâce à la tomographie à rayons X

 

Les restes fossilisés d'œufs de ptérosaures chinois avec quelques os d'adultes. © Wang et al., Science

Les restes fossilisés d’œufs de ptérosaures chinois avec quelques os d’adultes. © Wang et al., Science

Des nouveau-nés incapables de voler ?

Des restes de ptérosaures adultes ont aussi été trouvés mais leurs os, tout comme les œufs, sont orientés de façon très désordonnée. Cela indique que ce nid a subi un transport, suggérant un enfouissement rapide à l’occasion d’une inondation lors d’un orage dans un environnement fluvio-lacustre.

La surface externe des œufs retrouvés présente des fissures et des craquelures ; tous sont partiellement déformés, ce qui indique une nature souple. La plupart d’entre eux sont complets. De petites fissures résultant de l’enfouissement expliquent pourquoi ces œufs ont été si bien conservés : cela leur a permis d’être rapidement emplis de sédiments fins.

Bien que les experts s’affrontent à ce sujet, l’étude des os trouvés dans les embryons à différents stades de leur croissance suggère que les nouveau-nés étaient tout juste capables de marcher, mais certainement pas de voler, ni de se nourrir seuls. Si tel était bien le cas, des adultes devaient donc s’occuper d’eux au début de leur vie.

POUR EN SAVOIR PLUS

Des œufs fossiles dévoilent la vie grégaire des ptérosaures

 

Article de Jean-Luc Goudet publié le 07/06/2014

En Chine, des chercheurs ont découvert cinq œufs remarquablement conservés, « en trois dimensions », dans une zone comprenant des dizaines de squelettes de ptérosaures datant du Crétacé. Conclusion : ces maîtres du ciel nichaient en colonie.

En général, quand des paléontologues découvrent des œufs fossiles, ils sont complètement aplatis. Mais les cinq exemplaires qu’ont exhumés au nord-ouest de la Chine Xiaolin Wang et ses collègues sur un site connu depuis 2005 (le bassin Turpan-Hami) avaient, eux, conservé un peu de leur forme. Ils ont été découverts au milieu de « douzaines, sinon de centaines » d’ossements appartenant à des ptérosaures. Ce grand groupe de vertébrés volants (qui ne sont pas des dinosaures) a sillonné les airs entre 230 et 65 millions d’années avant notre ère. Leur envergure variait de 12 cm pour les plus petits à 12 m pour le géant Quetzalcoaltus.

Les œufs de ptérosaures retrouvés sont déformés mais pas briser ce qui s'explique par le fait qu'il devait être souple au moment où ils ont été enfouis. © Wang et al., Science

Les œufs de ptérosaures retrouvés sont déformés mais pas briser ce qui s’explique par le fait qu’il devait être souple au moment où ils ont été enfouis. © Wang et al., Science

Tous ceux présents à Turpan-Hami appartiennent à une même espèce, jamais décrite auparavant et rangée dans un nouveau genre, Hamipterus tianshanensis, par les auteurs de l’étude parue dans Current Biology. Ils vivaient au bord d’un lac il y a 120 millions d’années, au Crétacé inférieur, et leur crâne arborait une crête osseuse sur l’avant de la tête, comme d’autres ptérosaures. Cet apanage est connu comme constituant un caractère sexuel secondaire chez les ptérosaures, présent chez les mâles. Les chercheurs, qui ont pu examiner 40 individus, ont vu une crête sur tous les squelettes. Mais ils en observent deux types, différant par la taille et la forme, et en concluent que les femelles en possédaient une également. Il est donc possible de déterminer le sexe d’un individu.

Les œufs, retrouvés dans un état exceptionnel, ont pu être étudiés au microscope électronique. Ovoïdes et longs d’environ 6 cm, ils étaient souples, avec une membrane épaisse, ressemblant à celle des œufs de serpent actuels, et pourtant entourée d’une très fine coquille externe calcaire de 60 micromètres. Ces ptérosaures devaient les enfouir dans le sable pour les protéger. Leur présence au sein d’ossements nombreux démontre, expliquent les auteurs, que les adultes nichaient ensemble, en groupes importants. De quoi préciser le mode de vie des ptérosaures, qui ont si longtemps dominé le ciel.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les ptérosaures étaient un groupe de reptiles volants très diversifié, présent sur toute la planète au temps des dinosaures (mais ils n’étaient pas eux-mêmes des dinosaures, pas plus que les grands reptiles marins de l’époque, d’ailleurs).
  • On connaît encore peu de chose sur l’éthologie de ces animaux mais la découverte en Chine de 16 embryons dans un nid fossile contenant au moins 215 œufs nous donne peut-être quelques indications.
  • Il est possible qu’au moins dans le cas de l’espèce ayant pondu ces œufs, à savoir Hamipterus tianshanensis, les adultes aient été obligés de s’occuper des petits juste après leur naissance.

 

http://www.futura-sciences.com

Une sauterelle morte découverte sur un Van Gogh aux Etats-Unis


Dans l’histoire des insectes, certaines ont été immortalisé dans l’ambre, mais pour cette sauterelle (enfin, une partie) est rentré dans la prospérité dans une toile de Van Gogh.
Nuage

 

Une sauterelle morte découverte sur un Van Gogh aux Etats-Unis

 

Un musée du Missouri, dans le centre des Etats-Unis, a fait une drôle de découverte en étudiant au microscope un tableau de Vincent Van Gogh: une sauterelle, cachée près du coin inférieur gauche de l’oeuvre depuis 128 ans.

Mary Schafer, directrice du musée d’art Nelson-Atkins de Kansas City, a aperçu le petit insecte marron en étudiant le tableau  » Les Oliviers » peint par le maître néerlandais en 1889.

« J’essayais de comprendre la construction de l’oeuvre en étudiant ses différentes couches, et c’est comme ça que j’ai trouvé le corps de cette petite sauterelle », a-t-elle expliqué à l’AFP. « C’est une manière marrante de porter un nouveau regard à ce Van Gogh », a-t-elle ajouté.

Cette découverte peut s’expliquer par l’habitude qu’avait l’artiste de peindre en extérieur, où le vent faisait souvent voler insectes, poussières et brins d’herbe.

« J’ai dû ramasser une centaine de mouches sur les quatre canevas que tu vas recevoir, sans parler de la poussière et du sable », avait par exemple écrit Vincent Van Gogh dans une lettre adressée à son frère Théo en 1885.

Photomicrographie fournie par le musée d'art Nelson-Atkins montrant une petite sauterelle incrustée dans la toile "Les Oliviers" de Van Gogh © Eva Claire HAMBACH AFP

Photomicrographie fournie par le musée d’art Nelson-Atkins montrant une petite sauterelle incrustée dans la toile « Les Oliviers » de Van Gogh © Eva Claire HAMBACH AFP

Le peintre néerlandais n’est cependant pas responsable de la mort de l’insecte, à qui il manque l’abdomen et le thorax. Selon le paléontologue de l’Université du Kansas Michael Engel, aucun signe de mouvement n’a été retrouvé autour de l’insecte sur la toile, signe qu’il était déjà mort quand il y est arrivé.

Les conservateurs et les directeurs du musée d’art Nelson-Atkins se sont lancés dans de nouvelles analyses – à l’aide notamment d’ultraviolets, de rayons X et de microscopes – de leurs 104 oeuvres françaises pour les voir sous un nouveau jour.

« Les Oliviers » fait partie d’une série de 18 tableaux consacrée à ces arbres et peints par Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence en 1889, dans l’asile où il était interné. Il est mort l’année suivante.

Washington (AFP) –   

http://www.lepoint.fr

Des dents de mammifères de 145 millions d’années


Deux nouvelles espèces préhistoriques qui ressemblaient à des rats. Un nocturne mangeait des insectes et l’autre un peu plus gros était herbivore dans un monde ou vivaient les géants, les dinosaures. J’aurais bien aimé être à la place de l’étudiant qui s’est aperçu d’avoir quelque chose d’important sous ces yeux
Nuage

 

Des dents de mammifères de 145 millions d’années

 

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.    Photo : Mark Witton

Les restes fossilisés de dents appartenant à des créatures ancêtres des mammifères actuels ont été mis au jour dans le sud-ouest du Royaume-Uni.

Un texte d’Alain Labelle


Elles appartiennent à au moins deux espèces d’animaux à fourrure qui ressemblaient à des rats et qui partageaient la planète avec les dinosaures il y a 145 millions d’années.

L’une d’elles était nocturne et se nourrissait d’insectes. L’autre, un peu plus grosse, était également herbivore.

Ces dents pouvaient percer, trancher et écraser la nourriture. Elles sont aussi très usées, ce qui laisse à penser que les animaux auxquels elles appartenaient ont vécu jusqu’à un âge avancé pour leur espèce. Ce n’était pas une mince affaire de vivre avec des dinosaures prédateurs. Steve Sweetman

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.   Photo : Université de Portsmouth

La découverte a été réalisée par Grant Smith de l’Université de Portsmouth. Cet étudiant chercheur savait qu’il était en présence de restes d’un mammifère, mais n’avait pas cerné toute l’importance de sa trouvaille avant de contacter son superviseur, le Pr Dave Martill.

Nous les avons regardés à l’aide d’un microscope, mais malgré mes 30 ans d’expérience, nous avons eu besoin d’une troisième opinion. Pr Dave Martill

Ils ont contacté le chercheur Steve Sweetman, un expert des petits vertébrés préhistoriques.

« C’était un moment mémorable! », se souvient Steve Sweetman.

Le scientifique a immédiatement compris que ces dents représentaient une découverte spectaculaire, puisqu’elles appartiennent à des animaux euthériens, la sous-classe la plus importante des mammifères dont l’embryon se développe entièrement dans le corps de la mère et qui est alimenté pendant la gestation grâce au placenta.

Ce sont les premiers fossiles incontestés de mammifères appartenant à la lignée qui mène à l’espèce humaine. Ils sont aussi les ancêtres de la plupart des mammifères aujourd’hui vivants, de la musaraigne pygmée à la baleine bleue.

Steve Sweetman

Les deux nouvelles espèces ont été nommées Durlstotherium newmani et Dulstodon ensomi. La première est un clin d’oeil à Charlie Newman, le propriétaire d’un pub du village de Worth Matravers, situé à proximité du lieu de la découverte. L’autre pour rendre hommage à Paul Ensom et à sa contribution à la paléontologie de la région.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Jusqu’à ce jour, c’est une espèce découverte en Chine en 2013 qui était considérée comme le plus vieux fossile d’un euthérien.

http://ici.radio-canada.ca

Un nouveau monstre marin découvert en Allemagne


Nouveau, oui et non, car ce reptile marin qui a vécu il y a 132 millions d’années à été découvert en 1964, sauf qu’il a été étudié, il n’y a pas longtemps. Il était assez gigantesque et son corps est différent de tous les animaux connu. Il souffrir d’une maladie chronique due à une infection. C’est fou quand même ce que des fossiles peuvent révéler malgré les millions d’années qui nous séparent d’eux
Nuage

 

Un nouveau monstre marin découvert en Allemagne

 

Lagenanectes richterae

Reconstruction artistique de Lagenanectes richterae.

JOSCHUA KNUPPE

Par Joël Ignasse

Il mesurait près de huit mètres de long mais souffrait d’une infection chronique qui lui a peut-être coûté la vie. 

Lagenanectes richterae était un reptile marin qui vivait il y a 132 millions d’années dans l’océan et dont les restes fossilisés ont été retrouvés près de Hanovre, en Allemagne, en 1964. Il vivait à l’époque où les plus gros dinosaures arpentaient la Terre mais il n’appartient pas à cette catégorie : c’est un plésiosaure, un carnivore aquatique au long cou. Ces animaux ont disparu en même temps que les dinosaures même si certaines rumeurs, tenaces, font du monstre du Loch Ness le dernier descendant des plésiosaures. Doté de quatre membres, leur anatomie et leur plan de corps sont différents de tout ce qui existe aujourd’hui dans le règne animal.

Un cou avec une cinquantaine de vertèbres

Si la découverte du fossile de L.richterae date de 1964, les ossements n’ont été étudiés que tout récemment au Musée national de Basse-Saxe à Hanovre par une équipe internationale de paléontologues, sous la direction de Sven Sachs du Natural History Museum à Bielefeld, toujours en Allemagne. L’étude de son fossile composé de la majeure partie du crâne, de nombreuses vertèbres et de quelques os des membres, est publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

Les os retrouvés du fossile de L.richterae. © Joschua Knuppe.

Elle révèle que l’animal appartient à la famille des élasmosaures, un groupe de plésiosaure qui a connu un franc succès évolutif. Ils se caractérisent par un cou particulièrement long abritant de nombreuses vertèbres, jusqu’à 75 pour les plus grands spécimens retrouvés. Ce dernier devait en posséder entre quarante et cinquante selon les auteurs. Ils ont également noté des traces particulières sur ses os laissant penser à des cicatrices d’infection ; ils supposent qu’il devait souffrir d’un mal chronique qui lui a sans douté été fatal. Son crâne et une partie de son squelette seront prochainement exposés au Musée national de Basse-Saxe, dans le cadre d’une exposition consacrée aux « Mondes de l’eau ».

https://www.sciencesetavenir.fr/