Petit geste


Les enfants l’ont bien compris ! Sans argent, il trouve le moyen de faire quelque chose de spécial pour faire plaisir à ceux qu’ils aiment
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Petit geste

 

Le plus petit geste est toujours mieux que la plus grande des intentions

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Sans bras, il fait des vêtements sur mesure


Il est tailleur professionnel en Inde, Madan Lal, 45 ans, n’a pas de bras, et il n’a pas reçu éducation, il a réussi tout de même à gagner sa vie. Un tailleur a accepté de lui apprendre le métier et aujourd’hui, il est à son propre compte. Ce qui montre bien que rien n’est impossible
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Sans bras, il fait des vêtements sur mesure

Le Saviez-Vous ► La terrible peste noire de 1348


    La peste noire fut un véritable carnage dans l’histoire humaine, et même animale. Des familles entières ont été décimées par cette terrible maladie qui est venue plusieurs fois au cours des années au temps du Moyen-âge. La peste n’avait pas de préférence particulière, elle touchait des pauvres, des clochards, des riches …
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    La terrible peste noire de 1348

     

    • Illustration de la peste noire. Les chroniques de Gilles Li Muisis (1272-1352), abbé de Saint-Martin de Tournai. Bibliothèque royale de Belgique, MS 13076-77, f. 24v.

    • La peste qui avait régulièrement sévi en Europe du VI au IXème siècle avait pratiquement disparue. Apparue en Asie centrale en 1337 elle laissa treize millions de morts après son passage en Chine !

      En 1347 elle détruit l’armée de la Horde d’Or (les mongols) qui assiégeaient les génois dans Caffa en Crimée. De là, l’épidémie se propagea en Sicile pour atteindre en 1348 la France et l’Espagne.

    • En 1349 elle se répand en Allemagne, en Europe centrale, puis en Angleterre ou en une seule année un quart de la population disparaît. Ce chiffre monta à 40 % de la population anglaise dans les années qui suivirent . Sur 3 millions 1/2 d’habitants, il n’en resta plus que deux millions après le passage de ce terrible fléau !

      Après une absence de quatre siècles la planète toute entière va connaître 370 années d’épidémies de peste qui se renouvelleront de 1348 à 1721 avec une cadence plus ou moins constante de 3 à 4 épidémies par siècle écoulé.

      En Allemagne : Magdebourg perd 50 % de ses citoyens, alors qu’on recense… 65% de pertes à Hambourg et même 70% à Brême … et suivront uniquement pour ce même XIVè siècle les grandes vagues d’épidémies de : 1363 à 1374 et de 1383 à 1389 …

      En 1359 elle (re)frappe en Alsace et en Belgique. En 1360 elle arrive en Angleterre, revient en France et resurgit en 1369 en Angleterre

      Les différents types de peste et épidémies mortelles :

      1. la peste noire ou bubonique:

     

    Le 20 juin 1894, Alexandre Yersin, un médecin militaire formé à l’Institut Pasteur, isole à Hong-Kong le bacille de la peste.

    La peste de 1348appelée couramment peste noire ou bubonique (ou bacille de Yersin qui le découvrit en 1894 ) à défaut d’être transmise par contacts directs avec le malade contaminé, était surtout transmise et transportée par les puces des rats qui logeaient dans les cales des navires. C’est pourquoi les villes portuaires furent les premières atteintes par la maladie.

    Ces puces, véritables agents pathogènes, passaient en sautant d’un animal sauvage à des animaux domestiques comme le chat, le chien ou nichaient dans les lainages humains.

    Sans parler des colonies de puces sauteuses existant dans les greniers des vieilles maisons aux planchers lézardés et vermoulus.

    Il ne faut pas oublier qu’en ce temps là les greniers avaient non seulement un rôle de garde-manger : puisqu’on les construisait en pointe avec souvent deux ou trois niveaux pour y entasser les sacs de grains, les aliments déshydratés, le lard salé ou fumé, mais on y mettait aussi le linge à sécher et les provisions devant servir en cas de siège ou d’invasions surprises. Ces greniers étaient ventilés par des petites lucarnes, appelées aussi chiens assis, qu’on incorporait dans la toiture.

    Il faut également incriminer les mauvaises conditions d’hygiène de l’époque, la vétusté des logements, les nombreux champs de batailles où les morts et cadavres de chevaux entremêlés, n’étaient trop souvent même pas enterrés, mais livrés aux rongeurs et charognards de toutes sortes ! Ces endroits maudits que les paysans y contournaient avec de grands signes de croix offraient de véritables festins aux colonies de rats vagabonds qui y proliféraient !

    Autres types de peste intervenues ultérieurement :

    2. la peste pulmonaire ( Pasterela Pestis ) :

    Très proche de la précédente, mais ce bacille capsulé sur les deux extrémités a la propriété par temps sec de se renfermer sur lui-même et de ne se développer que lorsque les conditions lui sont favorables. La contagion se fait par les voies respiratoires.

    3. On peut y ajouter les épidémies de Tuberculose, de variole, de choléra, et de typhus dues à l’absorption d’eaux remplies de bacilles.

    4. L’ergotisme que le peuple associa trop souvent à la peste à cause de l’apparition simultanée de cette maladie dans un grand nombre de foyers qui s’approvisionnaient chez le même meunier ou boulanger.

    Maladie due à la pourriture de l’ergot de seigle qui provoque des contractions et dérèglements nerveux pouvant aller jusqu’à la paralysie des extrémités et des membres.

    Equipement d’un médecin au Moyen-Age pour se protéger contre la peste et les épidémies (des. G. Dagli-Orti)

    Le sinistre tableau de La PESTE noire au Moyen-Age

    Symptômes de la maladie :

    Même si l’on ne connaissait pratiquement sur la vie des bacilles, des microbes et des bactéries, les gens apprirent très vite qu’il fallait éviter de toucher et de s’approcher des malades contaminés, qui souffraient de fièvre et de chaleur insupportable, d’étouffements ressentis, de douleurs insoutenables aux aines et aux aisselles avec apparitions de bubons (cloques purulentes), étourdissements, pouls rapide, vertiges, vomissements, hémorragies cutanées spontanées ou hémorragies internes des viscères. Auxquels s’ajoutaient bien entendu les signes de défaillances psychologiques : affolement, plaintes, pleurs, cris, gémissements, panique mentale et désespoir total.

    Rapidité foudroyante de l’évolution de la maladie, décès en quelques jours, parfois en une demi-journée.

    Jean de Venette témoin de la grande épidémie de peste de 1348 décrivait ainsi ses observations relevées à Paris :

     » les gens n’étaient malades que deux ou trois jours et mourraient rapidement, le corps presque sain. Celui qui aujourd’hui était en bonne santé, était mort demain et porté en terre « 

    Maladie de méfiance : l’ignorance du véritable agent de transmission contagieux engendre la peur, l’isolement, le repliement sur soit. Certains invoquent le ciel d’autres parlent de générations spontanées ! Mais pour tous la douleur est terrible lorsqu’on voit partir impuissants tous ceux que l’on aime sans pouvoir les aider !

    En particulier les jeunes enfants, adolescents et jeunes filles arrachés dans la fleur de l’âge.

    L’ombre de la mort sévit partout et atteint : le riche ou le pauvre, l’enfant ou le vieillard, le noble tout puissant ou le vagabond. Elle traîne avec elle son cortège de vols, de règlements de comptes puisque la justice est inexistante, la tristesse, les larmes, le suicide, la faim, la peur, la misère, la soif et le désespoir.

    Le cauchemar devient réalité permanente ! L’horreur s’installe partout ! Plus il y a de concentration de gens et plus l’épidémie frappe en nombre.

    Tout le monde se méfie des voisins qui sont peut-être déjà porteurs de la terrible maladie, alors on tue tous les animaux et on part à l’aventure le long des routes en traversant de nombreux villages aux volets fermés, aux places désertes et silencieuses, lorsque les maisons et les fermes ne sont pas carrément abandonnées…

    La famille éclate, certains sont orphelins, d’autres sont séparés de leur femme, de leur époux, de leurs frères et soeurs… Rares sont même ceux qui vont assister à l’enterrement de leurs proches.

    Dans les hôpitaux les médecins n’approchent pas les malades, ils s’aspergent de vinaigre, pendant que les prêtres munis de masques à bec pointus donnent la communion ou l’extrême onction avec des cuillères d’argent fixées à de longues spatules…

    On jette dans les rues des monceaux de cadavres que l’on entasse rapidement dans des charrettes précédées de clochettes. Notables ou miséreux, tous se retrouvent côtes à côtes avant de finir entassés dans une fosse commune recouverte de chaud vive et de terre.

    Des familles entières disparaissent ainsi. Et il n’était pas rare de voir de modestes habitants des villes hériter tout d’un coup d’une grande fortune ou d’un château en Loire ou en Bordelais uniquement parce que tous les autres héritiers plus proches ont été tous emportés par la terrible maladie. Et l’on assiste soudain à des scènes insolites : des paysans nouveaux riches, habillés de soie qui s’enivrent avec des vieux millésimes de grands vins à la manière du gros rouge, dans des grands châteaux abandonnés.

    D’ailleurs on raconte que beaucoup de clochards saouls en permanence résistèrent parfaitement bien au bacille (!)…

    Collage of paintings representing battles of the Hundred Years’ War. Clockwise, from top left: La Rochelle, Agincourt, Patay, Orleans.

    Tout cela au milieu d’un affrontement stupide et une guerre qui vient de commencer entre la France et l’Angleterre et qui durera « cent ans » comme si les dieux courroucés voulaient punir la méchanceté des humains !

      http://www.historel.net

      Des hommes peuplaient déjà l’Australie il y a 65 000 ans


      Les scientifiques croyaient que l’Australie eu ses premiers arrivants entre 60 000 et 45 000 ans. Cependant, une datation d’outils sophistiqués pour l’époque reculerait de 5 milles ans, ce qui ferait environs 65 000 ans. Ils ont pu profiter d’une faune variée de divers animaux
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      Des hommes peuplaient déjà l’Australie il y a 65 000 ans

       

      2630BEN VIA GETTY IMAGES

      East Corrimal Beach

      Selon la revue Nature

       

      Les hommes avaient atteint le nord de l’Australie avant l’extinction des animaux géants il y a environ 65 000 ans, soit 5000 ans plus tôt qu’on ne l’estimait jusqu’ici, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

      Anthropologues et archéologues se divisent sur la date d’arrivée des premiers hommes sur le continent australien. De précédentes estimations oscillaient entre 60 000 et 45 000 ans.

      Mais de nouvelles fouilles menées par Chris Clarkson, de l’Université du Queensland, en 2015 sur le site de Madjedbebe dans le nord de l’Australie repoussent de 5000 ans les estimations les plus précoces.

      Les archéologues ont mis au jour quelque 11 000 objets façonnés par l’homme, dont des outils en pierre taillée, des meules et des haches, vieux de 65 000 ans selon la datation des chercheurs.

      « Nous pouvons maintenant dire avec certitude que les hommes sont arrivés en Australie il y a 65 000 ans », a dit à l’AFP Chris Clarkson, coauteur de l’étude.

      Pour l’équipe d’archéologues, il est évident que la population présente sur ce site était « technologiquement sophistiquée ». « Le site contient la plus vieille hache emmanchée du monde, les outils de meulage les plus anciens d’Australie et des éléments de pointes en pierre finement taillées ayant pu servir pour des lances », a expliqué Chris Clarkson.

      Même si le niveau de la mer était alors beaucoup plus bas que maintenant et donc la distance entre les îles de l’Asie du Sud-Est et l’Australie plus courte, « cela représenterait la première grande traversée maritime de l’humanité », a noté le chercheur.

      Ces résultats impliquent également que les hommes sont arrivés sur le continent avant l’extinction de la mégafaune australienne.

      L’Australie abritait, à cette époque, des kangourous de 450 kilos, des wombats (une variété de marsupial) aussi lourds que des rhinocéros, des lézards de huit mètres, des oiseaux plus gros que des humains et des tortues de la taille d’une voiture.

      Mais plus de 85% de ces mammifères, oiseaux et reptiles ont disparu il y a quelque 45 000 ans, soit 20 000 ans après l’arrivée de l’homme dont la responsabilité dans cette extinction fait débat.

      http://quebec.huffingtonpost.ca

      Pourquoi une filiale de Google lâche-t-elle dans la nature plus de 20.000 moustiques ?


      Une filaire de Google va laisser s’envoler 20.000 moustiques mâles atteint par une bactérie qui se retrouve dans la nature. Ces mâles stériles iront « féconder » les femelles dont les oeufs ne seront pas viables. Ceci est pour venir à bout des virus que les femelles peuvent transmettre à l’être humain
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      Pourquoi une filiale de Google lâche-t-elle dans la nature plus de 20.000 moustiques ?

       

      Moustiques de l'espèce Aedes aegypti

      L’espèce de moustiques Aedes aegypti est vectrice de nombreuses maladies dont le virus Zika, la dengue et le chikungunya.

      ©FELIPE DANA/AP/SIPA

      Verify Life Science a annoncé le 14 juillet 2017 avoir commencé à lâcher en Californie plus de 20.000 moustiques afin de lutter contre le virus Zika, la dengue et le chikungunya.

      Comment lutter à grande échelle et sans pesticide contre le moustique tigre, l’espèce vectrice entre autres joyeusetés du Zika, de la dengue et du chikungunya ? La filiale de Google Verify Life Science pense avoir trouvé la solution et a annoncé le 14 juillet avoir commencé à lâcher dans le comté de Fresno (Californie) plusieurs milliers de moustiques mâles (Aedes aegypti) préalablement stérilisés.Baptisé « Debug Fresno » le projet repose sur un postulat simple : diffuser dans la nature une quantité importante de moustiques censés féconder les femelles. Les œufs pondus étant non viables, l’expérience doit consécutivement entraîner une réduction du nombre d’individus et ainsi contribuer à lutter contre les maladies véhiculées. Les lâchés sont prévus pour durer tous les jours avant l’aube et ce pendant 5 mois, à raison de plusieurs milliers de moustiques par semaine.

      Une expérience ne présentant pas de danger pour l’Homme

      Pour stériliser les moustiques mâles, le projet Debug Fresno a utilisé la bactérie Wolbachia, laquelle est présente dans environ 60% des insectes dans la nature. La technique a déjà été mise en oeuvre au Brésil et en Colombie au début de l’année 2017.

      Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), recourir à cette méthode « n’implique aucune modification génétique des moustiques » et les bactéries Wolbachia « n’infectent ni l’être humain ni les autres mammifères ».

      Pour l’heure il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir si vous vous rendez en Californie pendant la période estivale. Quant aux piqûres elles ne sont le fait que des femelles moustiques et non des mâles. 

      https://www.sciencesetavenir.fr/n

      En Grèce, on enquête sur un crime vieux de 25 siècles


      La médico-légale avec l’archéologie doit être vraiment génial. Dans l’histoire des pays, on parle beaucoup des valeurs, des vainqueurs enfin tout ce qui montre une belle image, mais en réalité, il y a les mauvais côtés qui doivent être dévoilés pour mieux comprendre l’histoire d’un pays. C’est que des scientifiques font avec les corps retrouver enterré dans des positions inusitées pour trouver leur histoire
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      En Grèce, on enquête sur un crime vieux de 25 siècles

       

      Squelette

      Les squelettes humains ont été transféré dans un laboratoire de l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes, le 7 juillet 2017-

      ARIS MESSINIS / AFP

      Une centaine de squelettes enchainés ont été mis au jour dans une nécropole d’Athènes. Les archéologues tentent de résoudre le secret de leur exécution.

      Manifestement, des victimes d’une « exécution politique »

      C’est dans ce site destiné aux sans-grade de la grande histoire – contrairement au Céramique au pied de l’Acropole – que les archéologues ont mis au jour depuis 2012 d’étranges squelettes. Les mains liées, dans le dos ou sur le ventre, les pieds parfois entravés, certains reposaient même face contre terre comme en forme d’ultime outrage. Les trouvailles ont culminé au printemps 2016 avec l’ouverture d’une tombe contenant les restes de 80 hommes enchaînés, une découverte « sans équivalent » en Grèce, selon l’archéologue chargée des fouilles, Stella Chrysoulaki.

      Jeunes et bien nourris, selon les premiers indices fournis par leur dentition, ils étaient alignés sur trois rangées, certains sur le dos, d’autres sur le ventre, cinquante-deux d’entre eux allongés les bras levés. Achevés d’un coup sur le crâne, ils ont manifestement été victimes d’une « exécution politique », qui a pu être datée, d’après deux pots retrouvés dans la tombe, de 675 à 650 ans av. J.-C., explique Mme Chrysoulaki.

      Cette période « est celle de la formation de la cité-Etat et de la transition vers la démocratie, sur fond de forts troubles politiques, de tensions entre tyrans, aristocrates et classes laborieuses », relève la bioarchéologue Eleanna Prevedorou, qui mène l’enquête « médico-légale » sur ces morts antiques à l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes.

      Des partisans de Cylon ?

      Selon une hypothèse envisagée par les archéologues, sur la base des récits des auteurs antiques Hérodote et Thucydide, les défunts pourraient être les partisans de l’aristocrate et ex-champion olympique Cylon, massacrés par le puissant clan rival des Alcméonides après une tentative ratée d’imposer une tyrannie.

      Pour tenter de résoudre l’affaire, « nous allons employer en gros toutes les méthodes rendues célèbres par les séries télévisées de police scientifique », s’amuse Panayotis Karkanas, directeur de l’ultra-moderne laboratoire Malcom Wiener abrité par l’Ecole américaine.

      la bioarchéologue Eleanna Prevedorou devant des squelettes humains dans un laboratoire de l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes. Crédit : ARIS MESSINIS / AFP.

      Une batterie d’analyses, génétiques, radiographiques, isotopiques …. doit être déployée pour recueillir tous les indices: âges, possibles liens de parenté, origines géographiques, état de santé, niveau socio-économique. Le projet, qui s’annonce de longue haleine – de cinq à sept ans – inclut tous les autres morts de la nécropole, soit plus d’un millier au total, dont les crânes, fémurs ou thorax s’entassent jusqu’au plafond dans les réserves du laboratoire.

      Squelettes contre ‘fake news’ 

      Dans un coin, un squelette aux bras tordus dans le dos, témoigne de la violence antique, bien loin des représentations idéalisées du classicisme grec:

      il pourrait s’agir d’un « captif de guerre, un criminel ou un esclave révolté », explique Mme Prevedorou. 

      Dix des « 80 enchaînés » doivent le rejoindre au laboratoire d’ici l’automne, leurs compagnons d’infortune restant sur place en vue d’une exposition future de leur dernière demeure, dans l’enceinte du centre culturel Niarchos du Phalère.

      Même les morts apparemment sans histoire, et notamment les centaines d’enfants en bas âge retrouvés dans les jarres funéraires, pourront parler, de leurs modes de vie, leurs maladies, jetant plus de lumière sur l’Athènes archaïque, relève M. Karkanas. En travaillant au plus près de l’homme et de son environnement naturel, la bioarchéologie est selon lui irremplaçable pour retracer le quotidien des personnages lambdas antiques.

      Les sources écrites et monumentales, de toute manière plus rares pour l’époque archaïque, témoignent surtout de l’histoire des « élites et des vainqueurs ». Se référer uniquement à celles-ci pour déchiffrer le passé, ce serait comme « se fier aujourd’hui aux seuls journaux pour savoir ce qui se passe dans le monde », ajoute-t-il.

      https://www.sciencesetavenir.fr/

      Marcher comme des fourmis permettrait aux araignées d’échapper aux prédateurs


      Une araignée sauteuse bien particulière ! Pour se protéger des prédateurs, il peut se déguiser en fourmi.
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      Marcher comme des fourmis permettrait aux araignées d’échapper aux prédateurs

       

      L'araignée sauteuse myrmarachne formicaria

      L’araignée sauteuse qui imite les fourmis pour éloigner les prédateurs

      WIKIMEDIA COMMONS

      Lison Gevers

       

      Le mimétisme existe aussi chez les insectes. En effet, pour échapper aux prédateurs, une espèce d’araignée sauteuse se déguise en fourmi…

      Pour éviter d’être mangées, des araignées sauteuses (Myrmarachne formicaria) font semblant d’être des fourmis, selon une étude de l’ Université Cornell publiée dans Proceedings of the Royal Society B. Ainsi, les scientifiques ont constaté une attitude assez incroyable : l’araignée se déplace sur ses 8 pattes mais s’arrête à plusieurs reprises pour soulever ses deux pattes avant, imitant ainsi les antennes des fourmis. Les prédateurs potentiels ne remarqueraient pas ces arrêts mais constateraient seulement la présence des « antennes » et confondraient ces araignées avec des fourmis. Elles tracent aussi des trajectoires sinueuses, ce qui les feraient ressembler à des fourmis qui suivraient des pistes de phéromones.

      Les expériences ont montré que les araignées prédatrices étaient environ trois fois plus susceptibles de s’attaquer aux araignées sauteuses ordinaires que de s’en prendre aux fourmis ou aux araignées prétendant être des fourmis. Un déguisement qui se révèle donc être plutôt efficace…

      Un modèle bien choisi

      Le modèle n’a pas été choisi par hasard par les araignées, les fourmis étant réputées pour leur agressivité en matière de défense. En effet, elle sont capables de piqûres, morsures et de jets d’acide formique. Résultat, les prédateurs préfèrent généralement les araignées aux fourmis. Cette stratégie leur confère donc une « couverture » importante.

      Mais nous ne pouvons jamais nous faire passer très longtemps pour ce que nous ne sommes pas… En effet, le mimétisme a ses limites puisque les araignées ne peuvent faire autrement que de se déplacer sur leurs 8 pattes lorsqu’elles sont attaquées.

      Un exemple remarquable d’évolution adaptative : le mimétisme protecteur

      Généralement, les études de mimétisme se concentrent sur les couleurs et les formes. Cette étude a l’originalité de s’être penchée sur le comportement à l’aide de multiples caméras à grande vitesse et d’expériences comportementales pour déterminer comment les mouvements de l’araignée imitent les fourmis. Ces araignées sont donc de très bonnes actrices, maitrisant à la perfection (ou presque) l’art de la supercherie.

      Mais cet arachnide n’est pas le seul animal a employer des stratégies de survie de ce type. Cette maîtrise du camouflage et de l’imitation se révèle aussi chez des insectes qui se font passer pour des brindilles ou des feuilles afin de se confondre dans leur environnement ou en adoptant les couleurs de leur milieu de vie. Les dessins dissuasifs pour impressionner les prédateurs sont aussi connus, avec de faux yeux menaçants (comme les papillons par exemple), des couleurs vives ou encore un goût repoussant qui peuvent mettre le doute sur la toxicité de l’insecte. Dans le monde des insectes, être un usurpateur est parfois la clef de sa survie…

      Merci à Jack

      https://www.sciencesetavenir.fr