Faire des choix


On ne peut pas échapper aux évènements qui sont hors de notre volonté, mais nous sommes maîtres de nos choix, de nos pensées ..
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Faire des choix

 

 

Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix.

Eric-Emmanuel Schmitt

Splendeurs de la nature : découvrez 25 plantes magnifiques parfaitement géométriques


L’art n’est pas juste propre à l’être humain, la nature est passé maitre dans ce domaine
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Splendeurs de la nature : découvrez 25 plantes magnifiques parfaitement géométriques

 

Sans l’intervention de l’homme, ces plantes ont grandi de façon absolument parfaite. Difficile à croire mais pourtant, elles prouvent que la nature peut nous réserver de belles surprises…
Alors trop parfaites pour être vraies ces plantes ? Preuve en 25 photos que la nature et les mathématiques sont au final… incroyablement liées.

 

1. Crassula Buddha’s Temple.

2. Hoya Kerrii.

3. Tournesol.

4. Passiflore.

5. Cactus.

6. Chou Romanesco.

7. Bégonia.

8. Succulente.

9. Plante mosaïque.

10. Aselliformis Pelecyphora.

11. Lobelia.

12. Succulente.

13. Succulentes.

14. Chou fractal.

15. Aemonium Tabuliforme.

16. Fougère.

17. Crassula Buddha’s Temple.

18. Drosophyllum Lusitanicum.

19. Camélia.

20. Viola Sacculus.

21. Nénuphar d’Amazonie.

22. Aeonium tabuliforme.

23. Aeonium tabuliforme.

24. Aloès spirale.

25. Agave.

http://www.demotivateur.fr/

Le Saviez-Vous ►À chaque pays son sourire


Les demandes chez le dentiste (ou l’équivalent) pour améliorer le sourire peuvent être différentes d’un pays à un autre. La mode y joue donc un grand rôle
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À chaque pays son sourire

En matière de dents, chaque pays a ses traditions. Certaines sont parfois surprenantes…

Sourire rend heureux, abaisse le niveau de stress et la pression artérielle. Et pour offrir leur plus beau sourire, beaucoup sont prêts à avoir recours aux dispositifs médicaux. Quelles sont les modes selon les continents ?

Les informations de l’Académie d’art dentaire Isabelle Dutel.

  • En Europe et aux Etats-Unis, un sourire de star : pour arborer un magnifique sourire aux dents blanches et étincelantes, les femmes et les hommes n’hésitent pas à cacher leurs dents tachées ou mal alignées en ayant recours aux facettes dentaires en porcelaine ou en matériaux composites. Collées directement sur la surface antérieure des dents, elles assurent un sourire de star pendant 20 ans environ.

  • Au japon, des prothèses de canines : la chanteuse Tomomi Itano a fait d’un défaut dentaire une véritable mode. Ses molaires ont poussé ses canines vers l’avant, comme des « petits crocs ». Ainsi, les Japonaises  qui trouvent cela très « kawai », c’est-à-dire mignon, se font poser des prothèses en forme de petites canines. Ces dernières sont temporaires, mais elles peuvent aussi être permanentes. Il faut alors être sûr de vouloir garder « ces crocs » toute une vie…

  • En Asie du Sud-Est, des appareils dentaires de couleur : l’Asie du Sud-Est comprend la Birmanie, la Thaïlande, le Viêt-Nam, le Laos, le Cambodge, l’Indonésie… Dans ces pays, comme ailleurs, avoir de belles dents bien alignées est une envie. C’est pourquoi, comme en Europe, les adolescents et les adultes n’hésitent pas à porter des appareils multibagues. Mais, si, chez nous, ces traitements orthodontiques sont plutôt perçus comme quelque chose de fastidieux, que l’on cherche même à cacher en portant des bagues invisibles ou en se les faisant poser à l’intérieur, en Asie du Sud-Est, on arbore des appareils multicolores ! Les porteurs cherchent à créer des ensembles colorés : rouge et jaune ou rose et vert. Tous les goûts sont dans la nature…

  • A Bali, des canines limées : en France, on n’hésite pas à dire que “pour réussir, il faut avoir les dents longues”. A Bali, on pense plutôt le contraire. C’est pourquoi les Balinais et les Balinaises se font limer les canines afin de ne pas souffrir d’envie, de jalousie, de colère. Cette cérémonie s’appelle le Potong Gigi, et elle marque le passage de l’adolescence à l’âge adulte, soit la sagesse. En France, certaines personnalités politiques ont opté pour cette tradition, c’était le cas de François Mitterrand en 1980, et de Ségolène Royal en 2000.

http://www.santemagazine.fr/

Le goéland dominicain picore des baleines vivantes


Un comportement assez étrange des goélands dominicains causant des graves blessures aux baleines femelles, mais surtout aux baleineaux qui peuvent aller provoquer la mort des petits. Ce qui est plus bizarre, c’est que ce comportement à augmenter de 2 a 99 % avec les années
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Le goéland dominicain picore des baleines vivantes

 

Un goéland dominicain s'approche d'une baleine franche australe pour la picorer. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un goéland dominicain s’approche d’une baleine franche australe pour la picorer. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Le Goéland dominicain picore des femelles baleines et leurs baleineaux dès que ceux-ci remontent à la surface.

CRUEL. Une étude publiée dans PlosONE* et menée par des chercheurs de l’Université de l’Utah (Etats-Unis) révèle un bien étrange phénomène : dans la péninsule de Valdès, en Argentine, les goélands dominicains (Larus dominicanus) s’attaquent de plus en plus aux baleines franches australes (Eubalaena australis). En observant des photographies aériennes prises entre 1974 et 2001, les biologistes ont observé que les goélands se posent à l’arrière des baleines et percent leurs chairs créant de nouvelles lésions ou parfois, approfondissant des lésions déjà présentes (certaines blessures peuvent atteindre jusqu’à 10 centimètres de profondeur !). Au cours des attaques successives, les oiseaux creusent de plus en plus profondément dans le derme et l’hypoderme des animaux marins pour se nourrir de leur graisse. Malheureusement, les cibles préférées de cette espèce de goéland sont les plus fragiles : les femelles mais surtout les baleineaux qui sont attaqués dès qu’ils remontent à la surface de l’eau.

99 % des baleines présentes des lésions dues aux attaques des goélands

Les attaques de ces oiseaux sur les mères et leurs petits entraînent une diminution des soins apportés aux baleineaux par la baleine adulte. Ces cétacés ont moins de repos et jouent moins que ceux qui ne subissent pas les assauts des Larus dominicanus. Les blessures qu’ils reçoivent ne sont pas anodines car elles peuvent entraîner une déshydratation et diminuer l’efficacité de la thermorégulation de ces baleines. De plus, la cicatrisation des plaies entraîne une importante perte d’énergie. Ce comportement a commencé à être observé dans les années 70. A cette époque, 2 % des baleines présentaient des lésions. Désormais, 99 % d’entre elles ont des plaies provenant des attaques du goéland dominicain. Entre 2003 et 2014, 626 baleineaux sont morts dont la majorité présentaient des blessures causées par des coups de bec. Et cette mortalité ne cesse de grimper pour les petits. En effet, environs 50 d’entre eux meurent tous les ans sûrement perturbés par les attaques lors de l’allaitement. En effet, des études révèlent que la plupart des baleineaux retrouvés morts ont souffert de malnutrition. Globalement, le « harcèlement » des goélands dominicains envers les baleines australes a beaucoup augmenté ces trente dernières années et ce comportement reste toujours une énigme pour les chercheurs.

*Source : PlosONE

http://www.sciencesetavenir.fr/

Ce robot refuse un ordre s’il se sent en danger : le début de la fin ?


Un robot peut refuser de ne pas exécuter un ordre si cela le met en danger, mais dans un avenir très proche, on veut que ces robots puissent être une aide pour la personne, mais jusqu’où les scientifiques iront dans la programmations des robots ? Pourquoi, nous voulons remplacer l’être humain pour l’aide comme par exemple aux  personnes âgées, alors qu’ils auront plus besoin des contacts humains ?
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Ce robot refuse un ordre s’il se sent en danger : le début de la fin ?

 

Le robot Pepper au premier plan, et Nao au second, tout deux mis au point par la société Aldebaran Robotics.

Le robot Pepper au premier plan, et Nao au second, tout deux mis au point par la société Aldebaran Robotics.

Photo: Nicolas Datiche/SIPA

ROBOTIQUE – Deux experts en robotique américains ont programmé le robot Nao pour qu’il soit capable de refuser un ordre si ce dernier met son existence en danger. Une expérience fascinante et à la fois effrayante pour notre futur commun.

Dans le film « Ex-Machina », Ava est une humanoïde dotée d’une intelligence artificielle hors-norme. A la fois belle et fascinante, elle finit par soupçonner son créateur de vouloir la tuer. Elle décide de tout mettre en œuvre pour s’échapper d’un laboratoire ultra-moderne, dans lequel elle est murée. Et ainsi s’affranchir de toute domination humaine. Certes, nous en sommes encore très loin.

Mais ce scénario futuriste n’a pourtant rien de loufoque. Les chercheurs américains Gordon Briggs et Matthias Scheutz de l’université de Tufts (États-Unis) viennent d’en faire une brillante démonstration. Pour cela, les deux compères ont programmé un robot Nao, développé par la société Aldebaran Robotics, afin qu’il soit capable de refuser un ordre, du moins s’il le met en danger.

D’ici quelques années, ce robot sera utilisé pour des services d’aide à la personne. Pour s’occuper des personnages âgées, en résumé. Dans la vidéo de présentation (tournée à la va-vite), le chercheur commande au robot Nao de s’asseoir, puis de se relever. Ce dernier obéit alors au doigt et à l’œil. Quand soudain il lui demande d’avancer jusqu’au bord d’une table, le robot s’arrête net, puis ce dernier explique qu’il ne peut pas le faire, au risque de mettre sa « vie » en danger.

Les « trois lois de la robotique » d’Asimov

Pour terminer la démonstration, le scientifique ordonne au robot Nao de marcher en avant, en ajoutant qu’il sera rattrapé au moment de la chute. Evidemment, il opère sans rechigner à cet instant. La confiance aveugle dont fait preuve la machine a été programmée dans sa mémoire (électronique). Bref, dans son disque dur. Mais qu’en sera-t-il le jour où un robot sera capable de briser les chaînes qui l’asservissent, à l’instar d’Ava dans le film « Ex-Machina » ?

Le célèbre écrivain de science-fiction Isaac Asimov, au demeurant inventeur du mot « robot », a déjà réfléchi à la question. D’ailleurs bien avant leur apparition dans le monde réel. Dans un roman intitulé « Cycle des Robots » (« Nous les robots » en français), publié aux Etats-Unis au début des années 80, il formule ce que l’on appelle les « Trois lois de la robotique« .

Règle numéro 1 ⇒ Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
Règle numéro 2 ⇒  Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
Règle numéro 3 ⇒ Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

A en croire Asimov, ces trois lois sont censées garantir la paix entre l’homme et la machine. Gageons pour notre avenir commun qu’aucun scientifique n’ose un jour blasphémer ces principes. Dans le cas contraire, l’écrivain visionnaire ne donne pas cher de notre peau.

http://www.metronews.fr/

Une fillette de 19 mois brûlée vive dans un four


Quelle horreur ! Comment peut-on laisser des enfants de bas âge seul à la maison. Un manque de maturité de la part de la mère.
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Une fillette de 19 mois brûlée vive dans un four

 

Un dramatique accident est survenu à Houston, au Texas, le 16 novembre dernier. Une fillette de 19 mois est morte brûlée vive dans le four du logement familial. Elle aurait été placée dans l’appareil de cuisson par ses frères, alors que sa mère était sortie acheter des pizzas.

Selon les médias américains, la mère de l’enfant, Raqual Thompson, âgée de 25 ans, était sortie ce soir-là avec son petit-ami pour aller chercher des pizzas et récupérer des médicaments dans une pharmacie. Le couple aurait pu demander à la grand-mère, qui vit dans le même bâtiment qu’eux, de garder les enfants. Mais il ne l’a pas fait. Les frères et sœurs ont été livrés à eux-mêmes.

Interrogés par les services sociaux, des jumeaux de trois ans ont expliqué en pleurs que l’un d’entre eux avait placé la petite sœur, J’Zyra Thompson, dans le four. L’autre l’aurait rendu « chaud ». Un enfant de 5 ans se trouvait également dans le logement. Raqual Thompson doit comparaître lundi prochain devant la justice. Elle est visée par quatre chefs d’accusation de mise en danger d’enfant.

« Nous pensons que les enfants étaient souvent laissés à la maison sans la surveillance d’un adulte », a expliqué la porte-parole des services sociaux sur ABC.

http://www.ladepeche.fr/

Comment avertir les générations futures de l’enfouissement des déchets radioactifs?


On veut enfouir des déchets nucléaires qui seront actifs encore des centaines voir des milliers d’années. Comment prévenir les générations futures du danger de ces déchets ? La technologie pourrait être désuète, la langue parlée disparu … Il faut que le message soit clair avant même qu’ils aient l’envie d’explorer ces endroits
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Comment avertir les générations futures de l’enfouissement des déchets radioactifs?

 

Un employé de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs dans un tunnel à 500 mètres de profondeur, à Bure, dans la Meuse, le 11 juin 2012 | REUTERS/Vincent Kessler

Un employé de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs dans un tunnel à 500 mètres de profondeur, à Bure, dans la Meuse, le 11 juin 2012 | REUTERS/Vincent Kessler

Floriane Leclerc

Il ne suffit pas que les sites de stockage des déchets nucléaires résistent des centaines de milliers d’années: il faut aussi que l’homme se rappelle son existence d’ici là.

C’est un véritable défi que les pays nucléarisés vont devoir relever. Depuis quelques années, certains envisagent, pour plus de sécurité, d’enterrer leurs déchets radioactifs les plus dangereux dans des sites de stockage attitrés. Dans la Meuse, le centre industriel de stockage géologique de Bure pourrait notamment accueillir les résidus de haute activité produits par le parc électronucléaire français, dès 2025, si l’autorisation de construire était donnée. Scellé cent ans plus tard, ce sarcophage technologique, creusé à 500 mètres sous terre dans une couche imperméable et stable d’argile, doit pouvoir résister des centaines de milliers d’années. Le temps que son chargement ne présente plus de risque. Mais comment faire pour que l’homme se rappelle son existence d’ici là? L’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs(Andra) a été chargée par l’Autorité de sûreté nucléaire d’entretenir la mémoire du site cinq siècles au moins après sa fermeture. Est-ce assez? Parmi les futurs «colis»: le chlore 36 ou l’iode 129 affichent une longévité de 300.000 ans et 16 millions d’années.

«Pour répondre à la demande sociale, nous devons aller au-delà et nous interroger sur une mémoire multimillénaire», considère Patrick Charton, qui pilote, depuis 2010, au sein de l’Andra, un projet sur la question.

La sûreté des centres devant être assurée de manière passive, sans qu’aucune intervention humaine ne soit nécessaire, certains pays ont dans un premier temps envisagé l’oubli. C’est le cas de la Finlande, dont le site de stockage Onkalo («la cave») devrait bientôt être construit au sud-ouest du pays, raconte le documentaireInto Eternity. Mais les autorités y ont vite renoncé.

«Comment programmer l’oubli? On ne pourrait effacer les souvenirs de toute une population, même si on détruisait les dossiers et camouflait les traces, explique Patrick Charton. On ne serait pas non plus à l’abri d’une intrusion.» 

Les travaux nécessaires à la construction du site laisseront des empreintes dans le paysage qui pourraient bien interroger les archéologues du futur. Et si, ignorant le danger, ils se mettaient à creuser? Surtout, les générations à venir devront pouvoir, si elles le décident, revenir sur nos pas. Des interventions pourraient être nécessaires en cas de complications, ou si les évolutions technologiques et sociétales l’exigeaient.

Plans, explications techniques de sûreté, histoire du site, nature des «colis»enterrés … Les archivistes de l’Andra ont donc sélectionné les documents susceptibles de répondre aux attentes de nos descendants. Pour les conserver, les archives nationales et départementales semblent toute désignées. Mais elles ne sont pas infaillibles.

«Si les conflits armés et les catastrophes naturelles sont des facteurs de vulnérabilité, les professionnels redoutent encore davantage les risques du quotidien ou les réductions budgétaires, qui peuvent à coup sûr altérer la mémoire», explique Christophe Jacobs, consultant spécialisé dans l’archivage et la gestion des risques chez Limonade & Co.

Disque de saphir

Concernant le support, la solution numérique seule ne suffira pas.

«Certains supports informatiques ne sont pas si pérennes que cela. Même les disques durs se dégradent au bout de quelques années», pointe le consultant.

La technologie est aussi susceptible d’évoluer, rendant obsolètes lecteurs et logiciels capables de les déchiffrer. En complément, les chercheurs préconisent donc de doubler la mémoire sur du«papier permanent». Fabriqué à partir de cellulose pure, doté d’un pH basique et d’une résistance à l’oxydation, un tel document, imprimé avec une encre stable, pourrait être conservé de 600 à 1.000 ans. La mémoire détaillée du site de stockage historique de la Manche, destinée aux experts, bénéficie déjà d’une telle solution.

Autre option: graver les informations sur un disque de saphir. Capable de résister au moins 2 millions d’années, il pourrait stocker près de 40.000 pages d’informations. Le hic? Il casse comme du verre. Et son prix –20.000 euros– a de quoi doucher l’enthousiasme

«Cette solution n’est pas écartée, explique Patrick Charton. Mais à quoi cela sert-il de pouvoir conserver des messages aussi longtemps alors qu’on ne sait même pas s’ils seront encore compréhensibles?»

Pictogrammes

Aujourd’hui, des documents d’archives sont rédigés en français. Mais notre langue pourrait bien s’éteindre.

«À un moment, il était question de créer un langage universel, simplifié qui pourrait fonctionner sur le long terme, explique Eleni Mitropoulou, professeur de sémiotique à l’université de Limoges. C’est illusoire. Une langue, pour qu’elle vive, doit reposer sur une culture. Il n’y a qu’à voir l’échec de l’esperanto.»

Les informations pourraient être traduites en anglais, espagnol, latin ou grec. Toutefois, «on ne communique pas qu’avec la langue. Il faut penser un système plus global», insiste la sémioticienne.

Sur le site de stockage et ses abords, les messages informant de la nature du lieu seraient donc complétés par un signal sonore. Ou encore des pictogrammes, qui fonctionnent aujourd’hui très bien dans les aéroports. Ils pourraient aussi être inscrits sur d’imposants «marqueurs» disposés à la surface. Une étude menée par l’Agence pour l’énergie nucléaire suggère de s’inspirer des stèles japonaises, érigées aux endroits ravagés par les tsunamis. Aux États-Unis, les chercheurs ont pensé hérisser le centre du Nouveau-Mexique de gigantesques épines taillées dans du granit. Et dessiner une immense tête de mort, visible en surplomb, dans le paysage.

«C’est une aberration, s’agace l’artiste belge Cécile Massart, que le problème préoccupe depuis une vingtaine d’années. On parle aussi de copier Le Cri, de Munch! Et pourquoi pas bâtir une pyramide? Il faut inventer une culture propre au nucléaire.»

Sa proposition: des «archisculptures» volontairement abstraites reprenant des symboles tel le cercle, qui figure à la fois le puits de descente, les tunnels et les canistères. Le tout associé à un cocktail de couleur primaires.

«Il faut que ça interpelle. Le but est d’alerter les gens, mais aussi de les intéresser pour que ce site ne se retrouve pas hors du monde.» Pour compléter le dispositif, un«laboratoire», construit à la surface, accueillerait intellectuels, chercheurs et riverains chargés de faire évoluer ces marqueurs de génération en génération.

Appropriation

Et pourquoi ne pas instaurer un rituel? Dans son étude baptisée «La Colline», l’artiste allemand Veit Stratmann suggère de recouvrir le site de quatre mètres de terre tous les trente ans:

«Je ne vois qu’un moyen de transmettre la mémoire d’une culture, c’est de la ritualiser.» Afin de marquer davantage le paysage, la terre serait prélevée juste à côté. «De façon à creuser une fosse, en effet miroir», explique l’artiste, qui précise que son concept n’est pas voué à être réalisé.

Plus simplement, l’Andra réfléchit à ouvrir l’analyse des archives, tous les dix ans, aux associations de riverains afin qu’ils s’emparent d’un rendez-vous réservé aux experts.

«Ce mouvement d’appropriation est essentiel. Sans implication de la population, l’oubli peut survenir en quelques décennies. Même quand les archives sont bien tenues», insiste Patrick Charton, qui prend l’exemple du TGV-Nord.

Quand le train déraille, en 1993, personne ne comprend. Qui pourrait se douter qu’une ancienne galerie souterraine, creusée lors de la Première Guerre mondiale, vient de s’affaisser? Il faudra attendre les révélations d’un ancien soldat pour que les ingénieurs, déconcertés, pensent à consulter les archives départementales.

«Il faut une histoire à raconter qui amène les personnes dans les lieux où l’information est conservée», insiste le responsable.

Mais quel récit bâtir autour de ces déchets? Dans les années 1980, alors que les projets d’enfouissement se multiplient, une équipe de sémiologues imagine des chats génétiquement modifiés qui vireraient au vert en présence de résidus radioactifs. Baptisée «solution Radiochats», l’idée n’a jamais vu le jour. Mais elle a fait le tour du globe. En 1980, l’artiste américaine Sandy Skoglund présentait ses Chats radioactifs dans les musées. Aujourd’hui, des images de félins verts s’échangent sur Twitter et des T-shirts à leur effigie sont désormais disponibles sur internet. Une chanson sur le sujet a même été créée. Résonnera-t-elle encore dans des milliers d’années?

http://www.slate.fr/