Une rare mosaïque de l’époque romaine découverte en Israël


Une mosaïque a été découverte dans la ville de Césarée en Israël qui fut l’une des principale cité romaine fondée. Elle fut fondée par Hérode le Grand. C’est la première trouvée en Israël, mais d’autres du même genre existent aussi en Syrie et à Chypre
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Une rare mosaïque de l’époque romaine découverte en Israël

 

Selon l'Autorité des Antiqués, cette mosaïque se trouvait... (Nir Elias, REUTERS)

Selon l’Autorité des Antiqués, cette mosaïque se trouvait dans un bâtiment public ou une maison privée.

NIR ELIAS, REUTERS

 

Agence France-Presse
Césarée

Des archéologues israéliens ont présenté jeudi une « rare et belle » mosaïque au sol datant de l’époque romaine, découverte dans le port antique de Césarée, nord d’Israël.

Cette mosaïque datant du 2e ou 3e siècle après J.-C. est de trois mètres et demi de large sur huit mètres de long, a précisé l’Autorité israélienne des Antiquités dans un communiqué.

« Nous avons découvert une mosaïque appartenant à un bâtiment romain datant de 18 siècles », a affirmé sur les lieux du site Uzi Ad, un des responsables des fouilles.

« C’est une mosaïque de grande qualité et colorée représentant trois personnages », des hommes aisés revêtus de toges dont un est présenté de face et deux autres de profil, a-t-il précisé.

« Des mosaïques du même genre peuvent être trouvées uniquement à Chypre et dans le nord de la Syrie », a ajouté l’archéologue.

« Nous n’avions jamais trouvé auparavant ce genre de mosaïque d’une telle qualité en Israël », selon lui.

Selon l’Autorité des Antiqués, cette mosaïque se trouvait dans un bâtiment public ou une maison privée.

« Si la mosaïque faisait partie d’une propriété privée, les personnages pourraient être les propriétaires. S’il s’agit d’un bâtiment public, il pourrait s’agir des donateurs de la mosaïque ou de membres du conseil de la ville », a ajouté l’Autorité.

Césarée, situé à 50 km de Tel-Aviv sur les bords de la Méditerranée, a été fondée il y a 2030 ans par Hérode le Grand, un roi nommé par les Romains qui régnait sur la Judée.

Césarée a été une des principales cités romaines de la région jusqu’aux croisades.

Actuellement, les vestiges de la ville accueillent de nombreux visiteurs. Des concerts y sont régulièrement organisés dans un théâtre romain.

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Une «petite Pompéi» découverte dans le sud-est de France


Une autre page d’histoire renaît de ses cendres. Ces luxueuses demeures au sud-est de la France datent de l’Antiquité. Les archéologues l’appellent la petite Pompéi, car ce site qui a été bien conservé suite a des incendies successifs.
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Une «petite Pompéi» découverte dans le sud-est de France

 

Des archéologues ont découvert de luxueuses demeures et... (PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK, AFP)

Des archéologues ont découvert de luxueuses demeures et de vastes espaces publics très bien conservés à Sainte-Colombe, dans le sud-est de la France.

PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK, AFP

 

MYRIAM CHAPLAIN RIOU
Agence France-Presse
SAINTE-COLOMBE

C’est un «site exceptionnel», «une petite Pompéi» sur les rives du Rhône dans le sud-est de la France, s’enthousiasme l’un des archéologues après la découverte de luxueuses demeures et vastes espaces publics très bien conservés.

«Il s’agit sans doute de la fouille la plus exceptionnelle de l’époque romaine depuis 40 ou 50 ans. Nous avons une chance inouïe», ajoute Benjamin Clément.

Il est le responsable scientifique de cette opération d’archéologie préventive, préalable à la construction d’immeubles à Sainte-Colombe, sur la rive droite du fleuve.

Et c’est un faubourg entier de la Vienne romaine, qui s’étendait dans l’Antiquité de part et d’autre du fleuve, qu’ils ont découvert.

Le site occupé pendant trois siècles est remarquable à plus d’un titre: par sa superficie de près de 7000 mètres carrés en milieu urbain, ce qui est très rare, par la diversité des vestiges et par leur état de conservation, résume Benjamin Clément.

«Ce sont des incendies successifs qui ont permis de conserver tous les éléments en place quand les habitants ont fui la catastrophe, transformant le secteur en une véritable petite Pompéi viennoise», s’exclame-t-il.

Ainsi, le feu a fait s’effondrer le premier étage, le toit et la terrasse d’une somptueuse demeure entourée de jardins, datant de la 2e moitié du Ier siècle et baptisée la Maison des Bacchanales, en raison d’une mosaïque au cortège de bacchantes et de satyres entourant un Bacchus. Les étages effondrés ont été préservés, le mobilier abandonné sur place.

Le faste de la maison avec ses balustrades, les décors de ses mosaïques, ses pavements de marbre, son réseau hydraulique, évoquent aux archéologues un riche marchand venu d’Orient. Et le sinistre qui l’a ravagée est pour eux une bénédiction:

«on va pouvoir restituer cette maison du sol à la toiture, comme à Pompéi ou Herculanum», se réjouit M. Clément.

Après plusieurs autres, une superbe mosaïque préservée dans sa quasi-totalité, dans la maison de Thalie et Pan, est déposée avec mille précautions en ce début de semaine. On y voit Thalie, les fesses dénudées, kidnappée par un Pan lubrique.

Elle devrait être restaurée à l’atelier du musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal – Vienne, tout proche, et faire en 2019 l’objet d’une exposition temporaire, précise le céramologue Bertrand Bonaventure, responsable d’opération chez Archeodunum, entreprise spécialisée dans l’archéologie préventive.

«Autoroute A7 de l’Antiquité»

La Vienne romaine se trouvait à un carrefour de circulation, avec le Rhône et la Narbonnaise, voie qui allait de Lyon, capitale des Gaules, à Arles.

«C’était l’autoroute A7 de l’Antiquité !», sourit M. Clément. Un autre axe l’avait sans doute précédée et «c’est aussi exceptionnel de pouvoir analyser les états antérieurs de la Voie de Narbonnaise», l’une des plus importantes de l’époque.

En bordure du Rhône, deux marchés successifs, un temporaire et un permanent, ont été remplacés plus tard par un très grand édifice public au plan atypique, avec une fontaine monumentale ornée d’une statue d’Hercule.

«Cela pourrait correspondre à une «schola», une école rhétorique ou philosophique. On sait grâce aux inscriptions qu’existait une école très importante à Vienne. On pourrait donc l’avoir localisée», espère l’archéologue. Les futures analyses le diront.

D’ici décembre, les archéologues vont fouiller une zone d’ateliers et accéder aux niveaux plus anciens du site.

«En creusant encore, nous allons sans doute découvrir d’autres choses exceptionnelles».

Vienne abrite un riche patrimoine gallo-romain, dont le théâtre antique ou le temple d’Auguste et Livie.

Les vestiges se retrouvent sur les deux rives du fleuve et dans deux départements: l’Isère, où se situe la Vienne actuelle, et celui du Rhône, avec Sainte-Colombe, le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal et son musée gallo-romain.

Acquise fin juillet par la ville de Vienne, une mosaïque du dieu Océan d’origine viennoise, dont on avait perdu la trace depuis 1974, doit aussi y être restaurée.

Commencée en avril, la fouille, menée par une vingtaine de spécialistes, devait prendre fin mi-septembre. Elle a été prolongée jusqu’au 15 décembre, après son classement en «découverte exceptionnelle» par le ministère de la Culture.

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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain


Quel rapport entre Pompéi et la découverte d’une caserne du IIe siècle ap. JC. qui aurait incendié au IIIe siècles serait aussi bien conserver que Pompéi ? En fait cette découverte est issu de travaux pour un métro souterrain dans la capitale d’Italie.
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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain

 

Capture écran youtube d'un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l'Antiquité qui disparaissent au contact de l'air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Capture écran youtube d’un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l’Antiquité qui disparaissent au contact de l’air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur La Repubblica

«Dès qu’on creuse un peu, on trouve une amphore» est un dicton romain. Mais il y a des amphores plus importantes que d’autres. Après avoir découvert une caserne du IIe siècle fin 2015, les archéologues sont tombés sur des pièces de bois du IIIe siècle aussi bien conservées que les vestiges de Pompéi.

 

Le Grand Paris, 814km2: 220 kilomètres de lignes de métro. Rome, 1.285km2: 60 kilomètres de lignes de métro. Certes, la capitale italienne compense avec un réseau de bus, tram et trains important, mais en matière de transport souterrain, elle est bien en retard sur nombre d’autres villes européennes. Depuis les années 1990, les travaux de la troisième ligne de métro sont retardés, et pour cause: celle-ci doit traverser le centre ville et impossible de creuser un tunnel sans tomber sur des trésors de l’Antiquité.

La dernière trouvaille en date se trouve être un cas particulier. L’incendie qui, au IIIe siècle, a détruit le bâtiment dont on a retrouvé des vestiges, a permis de conserver certains objets dans des conditions optimales. Des conditions similaires à celles de Pompéi, figée dans la lave solidifiée du Vésuve en 79 ap. JC.

Au lieu de se dissoudre en poussière, le bois utilisé pour la menuiserie au IIIe siècle ap. JC a été carbonisé «et pétrifié» par le feu, rapporte l’antenne romaine de la Repubblica. Des éléments de mobilier et des planchers en bon état ont donc émergé au fur et à mesure que les archéologues ont creusé un trou de «quatorze mètres de profondeur».

 

Aux éléments de bois retrouvés s’ajoutent de précieuses mosaïques et le squelette d’un chien qui a dû périr dans l’incendie. Plusieurs hypothèses restent à confirmer: un tremblement de terre a-t-il été à l’origine de l’incendie (ce qui expliquerait l’effondrement du bâtiment et sa possible conservation)? À quoi le bâtiment servait-il? Les archéologues hésitent: une maison aristocratique comme celles qui entouraient le site des fouilles, ou une partie de la caserne retrouvée à quelques centaines de mètres de là en 2015? L’interprétation des fresques permettra peut-être de le déterminer.

Garder les trouvailles à proximité

Le chantier du métro en sera-t-il retardé? Pas forcément. À raison de plusieurs découvertes par an, les fouilles ne s’éternisent plus autant qu’avant. Les vestiges retrouvés seront sûrement transférés dans un musée un peu spécial à quelques mètres de leur lieu d’origine: après la découverte d’une caserne romaine en bon état en 2015, les autorités ont décidé de créer (presque) sur place une attraction.

Comme l’expliquait le surintendant spécial pour les bien archéologiques de Rome au Monde en avril dernier, la logique n’est plus «de déplacer les objets pour les entreposer dans des musées, mais plutôt de créer des pôles d’attraction sur les lieux de la découverte».

Interrogé par Askanews, à propos de la récente découverte d’un mini Pompéi, il a souligné l’importance de ces trouvailles pour comprendre «la vie quotidienne des romains de l’époque».

Et pourquoi ne pas les intégrer à la vie quotidienne des romains d’aujourd’hui? Dans cette vidéo, le superintendant présente une station de métro (San Giovanni) dans laquelle sont exposés des objets de l’Antiquité. Un bon moyen de répondre aux recommandations européennes qui conseillent de trouver un équilibre entre le confort des habitants et la préservation du patrimoine.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► En 1835 un fermier découvre un tunnel allant sous terre


En 1835, un père et un fils font une magnifique découverte quelque part en Angleterre. Une grotte qui a été décorer par des coquillages. Il semble que cet endroit soit un mystère, car on ne sait pas à quoi il servait. Cependant, d’après l’architecture, je trouve que cela ressemble plus à un temple .. Peut-être que cette grotte abritait une secte …
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En 1835 un fermier découvre un tunnel allant sous terre

 

oldukphotos.com

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L’histoire est remplie de mystères qui nous fascinent. Les pyramides égyptiennes, l’Atlantide, le phare et la bibliothèque d’Alexandrie, les jardins suspendus de Babylone, Stonehenge ou encore le trésor des templiers, certains sont toujours visibles de nos jours, d’autres ont disparu à tout jamais, ou n’ont peut-être même jamais existé. Archéologues et scientifiques travaillent depuis des décennies sur certains de ces mystères qui suscitent un fort intérêt du public.

Vous connaissiez sûrement les exemples cités ci-dessus mais aviez-vous déjà entendu parler de la ville de Margate, au Royaume-Uni? Et de la Shell Grotto, ou Grotte aux coquillages, qui s’y trouve? Non? Cet article est donc fait pour vous et vous allez adorer ce nouveau mystère architectural et historique qui a attiré tous les regards en 1835 au moment de sa découverte.

Margate est une ville portuaire située dans le Kent, en Angleterre. Pas vraiment connue il est vrai mais elle a marqué l’histoire il y a 182 ans, lorsque James Newlove et son fils Joshua découvrirent une grotte qui allait les émerveiller et susciter le débat, et l’intérêt, des scientifiques et des historiens du monde entier.

La petite histoire veut que James Newlove et son fils étaient en train de creuser sur leurs terres pour faire un plan d’eau pour leurs canards. Soudain, le sol s’effondra près d’eux.

Flickr/AdrianWallett

Flickr/AdrianWallett

Ils décidèrent d’examiner avec précaution ce trou géant qui s’était formé et Joshua descendit donc à l’aide d’une corde et d’une torche, assuré par son père. Dès les premières secondes, il fut en totale admiration devant ce qu’il voyait. La grotte était géante et les parois des tunnels étaient recouverts de millions de coquillages qui formaient des motifs plutôt étranges.

Flickr/Deadmanjones

Flickr/Deadmanjones

Ils venaient de découvrir ce qui allait s’appeller la Shell Grotto, la Grotte aux coquillages. Plus de 4,5 millions de coquillages de mer ont été recensés dans les tunnels. Des coquilles d’huitres, de moules, de cassidaes, entre autres, formaient des mosaïques qui couvraient les 190 mètres carrés du tunnel.

Flickr/Kotomi_

Flickr/Kotomi_

Le couloir souterrain mesure près de 2,5 mètres de haut pour 20 mètre de large et débouche sur une pièce rectangulaire qui a été baptisée l’Autel.

Flickr/Krondol

Flickr/Krondol

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer la présence de cette grotte très impressionnante dans cette ville. L’une d’entre elles veut que le tunnel soit un calendrier astronomique construit par les Franc-maçons.

Flickr/Kotomi_

Flickr/Kotomi_

La grotte, et le mystère qui l’entourait, ont vite suscité l’intérêt du monde entier. Certains étaient persuadés qu’il s’agissait d’un tunnel utilisé pour la contrebande, d’autres disaient que c’était le repère d’une secte secrète et d’autres voyaient plutôt la grotte comme un ancien temple.

Flickr/Deadmanjones

Flickr/Deadmanjones

Encore aujourd’hui, personne ne peut affirmer connaître réellement l’origine de ce lieu fascinant. La grotte était relativement éloignée de la côte, il semble donc discutable qu’il s’agisse d’un lieu de contrebande. En effet, faire le chemin jusqu’à la ville aurait été dangereux étant donné la distance à parcourir. De plus, des gens faisant de la contrebande auraient-ils vraiment fait l’effort de décorer de la sorte leur cachette?

Flickr/Kotomi_

Flickr/Kotomi_

Les lieux semblaient totalement inconnus de la ville et des habitants. Les chercheurs ont étudié attentivement les plans de l’époque et les archives mais aucun ne faisait état d’un tunnel ou d’une construction à cet endroit. Personne ne pouvait donc expliquer l’origine de la grotte.

Wikipedia

Wikipedia

Pourtant, ce n’est pas le type de construction qui serait passé inaperçu étant donné sa taille et le temps qu’il a du falloir pour la décorer avec autant de coquillages, si minutieusement placés. Le mystère reste donc complet.

Flickr/SimonLee

Flickr/SimonLee

James Newlove a toutefois rapidement compris que cette découverte était une réelle aubaine commerciale et a ouvert la grotte au public dès 1838. Elle est donc visitable et comprend également une boutique souvenirs et même une buvette.

Flickr/LeenKievit

Flickr/LeenKievit

Beaucoup de personnes sont attirées par le mystère et par l’architecture fascinante de la grotte. Les visiteurs sont donc nombreux chaque année.

Flickr/Kotomi_

Flickr/Kotomi_

Cependant, dans les années 80, le tunnel a été endommagé, suite à une erreur sur le chantier, lorsque les propriétaires ont essayé de renforcer la structure avec du ciment. L’humidité a augmenté et certaines zones de la mosaïque en ont souffert.

Geographic

Geographic

Afin de sauver l’ensemble, des travaux de restaurations ont été mis en œuvre durant plusieurs années et sont toujours en cours.

Flickr/Felibrilu

Flickr/Felibrilu

Espérons que l’ensemble puisse être conservé très longtemps! Voici un endroit qui fascinera à coup sûr les curieux et les amateurs de mystère. En découvrant les mosaïques on se prend facilement à élaborer des théories sur leurs auteurs, l’usage qui était fait de la grotte, etc.

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Le Saviez-Vous ► Une impressionnante mosaïque romaine découverte à Chypre


Une découverte en été 2016 à Chypre a raconté grâce à des mosaïques la conquête romaine. Ces mosaïques sont magnifiquement bien conservées depuis la Grèce antique
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Une impressionnante mosaïque romaine découverte à Chypre 

 


Crédits:
EPA

Les fouilles archéologiques peuvent souvent être longues et fournir malheureusement peu d’artefacts intéressants. Mais cet été, (2016 ndlr) les archéologues réalisant des fouilles sur l’île de Chypre, ont eu une agréable surprise! Ils ont en effet mis au jour deux rares et superbes mosaïques de l’époque romaine. Les images ont été diffusées cette semaine, alors profitons-en pour les regarder de plus près!

L’importance de Chypre dans l’Antiquité:


Photo : 
Poterie chypriote (1900-1725 av. J.-C.)

Chypre vient du mot grec ancien « kypros » qui signifie cuivre. Cette grande île était bien positionnée en Méditerranée, ce qui lui permit d’être un centre de commerce important dans le monde méditerranéen, notamment en exportant son cuivre à l’aube du IIème millénaire av. J.-C. Ces échanges commerciaux enrichirent les habitants de Chypre, les villes se développèrent au cours du Bronze récent (XVIe-XIIe siècles av. J.-C.) et le mobilier et les objets du quotidien devinrent plus raffinés.


Photo:
Ancient théâtre grec de Kourion

De par sa richesse et sa position géographique enviable, l’île s’est retrouvée au coeur des guerres et des conquêtes des époques grecque, hellénistique et romaine. Les Phéniciens, les Assyriens, les Perses, Alexandre le Grand et les Égyptiens ont tous d’une façon ou d’une autre exercé un contrôle sur un partie de l’île de Chypre, ce qui rend non seulement son histoire ancienne fascinante, mais fournit aussi beaucoup d’artefacts de grande valeur pour les archéologues et les historiens qui s’intéressent à la Méditerranée antique.

Les découvertes:


© Département des antiquités de Chypre

L’île de Chypre est donc sujette à de nombreux terrains de fouilles depuis plusieurs années. En juillet et août cet été, les archéologues ont trouvé deux trésors en bon état de conservation. La première découverte a eu lieu en juillet sur un site près de la ville de Larnaca, anciennement Kition. Les chercheurs ont alors annoncé la découverte d’un plancher couvert de mosaïques datant de l’époque romaine, plus précisément du IIème siècle de notre ère. La partie dégagée illustre un thème mythologique grec célèbre, soit les douze travaux d’Hercule!


Crédits :
AFP

Dans la mythologie grecque, Hercule ou Héraclès, dut effectuer les travaux exigés par Eurysthée, le plus vieil ennemi de la déesse Héra. Parmi les tâches exigées, il dut entre autre étouffer un lion, capturer une biche aux bois d’or et dompter le taureau crétois de Minos.


Crédits :
AFP

Puis début août, autre coup de théâtre! Les archéologues qui travaillent dans le secteur de Nicosie, sur le site d’Akaki, ont découvert une immense mosaïque, de 26 mètres de long et 4 mètres de large, datant du 4ème siècle de note ère. L’oeuvre de la fin de l’époque romaine représente une scène de course de chars comme nous en avons rarement vue! 


Crédits:
EPA

En observant l’image ci-dessus, on peut remarquer que la scène représente quatre chars de course avec leurs chevaux. Une inscription en grec se trouve au-dessus de chaque char en compétition et un des auriges, les conducteurs, est même représenté debout en pleine action, alors que les chevaux tirent son char à grande vitesse!


Crédits:
EPA

Vu la qualité et la beauté de ces oeuvres, les archéologues croient avoir découvert le plancher d’une luxueuse villa de Chypre. Les futures analyses nous permettront certainement de connaître les noms de ces conducteurs de chars et bien d’autres détails encore! Comme toujours… à suivre!

 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Des mosaïques romaines vieilles de 2000 ans découvertes à Uzès


 

Une belle découverte, cette fois-ci en France dans le Gard à Uzès. Des mosaïques datant de l’occupation romaine durant l’antiquité et médiévale.
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Des mosaïques romaines vieilles de 2000 ans découvertes à Uzès

De

L’une des mosaïques découvertes à Uzès, en France.

Des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent actuellement des fouilles à Uzès dans le Gard. Des fouilles qui ont permis de mettre au jour de splendides mosaïques romaines appartenant à deux édifices antiques.

Un chantier de 4 000 mètres carrés vient de dévoiler de véritables trésors dans le Gard. Situé à  Uzès, ce chantier est fouillé par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) depuis octobre 2016, en prévision de la construction d’un internat. Mais il a révélé bien plus que les spécialistes ne l’espéraient.

Après avoir dégagé un mur et plusieurs aménagements, l’équipe de l’Inrap a mis au jour plusieurs édifices dont l’un abrite deux vastes mosaïques qui remonteraient au premier siècle de notre ère. Des vestiges qui documentent pour la première fois la ville romaine d’Ucetia.

VILLE ANTIQUE MÉCONNUE

«C’est la première fois que l’on mène des fouilles préventives à Uzès», explique Marc Célié, directeur adjoint scientifique et technique à l’Inrap au site Le Monde. «Au départ, reconnaît-il, on n’espérait pas forcément de découverte majeure. Mais nous avons trouvé des vestiges tout à fait inattendus, de grande qualité, qui témoignent d’une occupation romaine importante».

Jusqu’ici, on savait en effet très peu de choses sur la ville antique d’Uzès. L’agglomération romaine n’était simplement attestée que par le toponyme Ucetia porté sur une inscription géographique de Nêmes, explique l’Inrap dans un communiqué. Une existence également attestée par de rares découvertes de fragments de mosaïques.

Toutefois, les fouilles réalisées sur le chantier de 4 000 m² constituant la cour de l’ancienne gendarmerie, ouvrent aujourd’hui une vraie fenêtre sur le passé d’Uzès. Elles ont révélé des vestiges remontant à différentes périodes de l’Antiquité, du premier siècle avant notre ère jusqu’au 7e siècle, ainsi qu’au Moyen-âge.

DES MOSAÏQUES RICHEMENT DÉCORÉES

Parmi les découvertes, figure celle d’un vaste bâtiment de 250 mètres carrés et composé de quatre pièces en enfilade. C’est dans l’une de ces pièces, une salle de 60 mètres carrés, que les archéologues ont découvert au sol «un pavement mosaïqué complexe». Autrement dit, deux splendides mosaïques accolées.

En bon état de conservation, les mosaïques sont ornées de motifs géométriques qui entourent une sorte de médaillon central. Sur la plus grande, ce médaillon est entouré de quatre animaux richement colorés : un hibou, un canard, un aigle et un faon. Mais la seconde mosaïque affiche elle aussi des détails fascinants.

D’après Pierre Barthélémy, envoyé spécial pour le Monde, elle présente un cartouche contenant un nom écrit en lettres blanches sur fond blanc : «Loukios Koinilos». Propriétaire des lieux ou artisan ayant participé à la fabrication de la mosaïque ? Pour l’heure, les archéologues ignorent de qui il s’agit et accumulent les interrogations au sujet du bâtiment.

DOMUS OU ÉDIFICE PUBLIC ? 

D’après les spécialistes de l’Inrap, le bâtiment a perduré jusqu’au premier siècle de notre ère après lequel ses espaces ont été en partie restructurés et l’entretien des mosaïques abandonné. Néanmoins, ils ignorent s’il s’agit d’une habitation urbaine privée, une domus, ou d’un édifice public comme le suggère notamment sa colonnade.

À partir de l’époque républicaine, Ucetia a prospéré pendant deux siècles avant d’être abandonné au 3e et 4e siècle. Pourquoi ? C’est l’une des questions auxquelles les archéologues espèrent répondre grâce aux fouilles. Outre le premier bâtiment, ils ont mis au jour un édifice de 500 mètres carrés présentant également une mosaïque et remontant lui au 5e siècle.

À Uzès, les fouilles sont cependant loin d’être terminées. Les archéologues viennent juste d’engager les recherches dans l’avant-dernier secteur de 1 100 m² et celles-ci ont déjà révélé des occupations antiques et médiévales. D’ici la fin de l’été, d’autres découvertes remarquables pourraient donc être annoncées.

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Splendeurs de la nature : découvrez 25 plantes magnifiques parfaitement géométriques


L’art n’est pas juste propre à l’être humain, la nature est passé maitre dans ce domaine
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Splendeurs de la nature : découvrez 25 plantes magnifiques parfaitement géométriques

 

Sans l’intervention de l’homme, ces plantes ont grandi de façon absolument parfaite. Difficile à croire mais pourtant, elles prouvent que la nature peut nous réserver de belles surprises…
Alors trop parfaites pour être vraies ces plantes ? Preuve en 25 photos que la nature et les mathématiques sont au final… incroyablement liées.

 

1. Crassula Buddha’s Temple.

2. Hoya Kerrii.

3. Tournesol.

4. Passiflore.

5. Cactus.

6. Chou Romanesco.

7. Bégonia.

8. Succulente.

9. Plante mosaïque.

10. Aselliformis Pelecyphora.

11. Lobelia.

12. Succulente.

13. Succulentes.

14. Chou fractal.

15. Aemonium Tabuliforme.

16. Fougère.

17. Crassula Buddha’s Temple.

18. Drosophyllum Lusitanicum.

19. Camélia.

20. Viola Sacculus.

21. Nénuphar d’Amazonie.

22. Aeonium tabuliforme.

23. Aeonium tabuliforme.

24. Aloès spirale.

25. Agave.

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