Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude


On prend de plus en plus conscience des changements climatiques avec ses inondations, sécheresse, vague de chaleur. Cela n’ira pas en s’améliorant surtout si nous ne faisons pas de geste concret pour diminuer l’impact. Si nous ne le faisons pas pour nous, pensons à nos enfants et ceux qui suivront.
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Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude

PHOTO DMITRI LOVETSKY, ASSOCIATED PRESS

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

(Paris) Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère Nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord.

« Si le monde se réchauffe de 2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

La probabilité de persistance de périodes à la fois chaudes et sèches est similaire, mais avec des pics régionaux importants, jusqu’à 20 % dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les risques d’une période de sept jours de précipitations importantes augmentent eux de 26 %, faisant peser des menaces d’inondations.

« Nous pouvons prévoir des impacts de plus en plus importants des événements météo extrêmes pendant l’été, mais nos recherches montrent qu’en limitant le réchauffement à 1,5 °C, comme prévu dans l’Accord de Paris sur le climat, les réduiraient considérablement », a noté dans un communiqué Carl-Friedrich Schleussner, de Climate Analytics.

« Ayant à l’esprit le fait qu’avec le rythme actuel de réductions des émissions [de gaz à effet de serre], le monde se dirige vers 3 °C, notre étude souligne le besoin urgent d’action », a-t-il ajouté.

L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire à +1,5 °C. 

Mais le monde s’est déjà réchauffé de +1 °C, entraînant déjà une augmentation des canicules, sécheresses ou tempêtes. Et les signes d’une persistance plus longue de ces événements sont déjà là, note l’étude.

Par exemple, l’Europe a vécu en 2018 une période chaude et sèche particulièrement longue, d’avril à septembre, interrompue par de brèves périodes de rafraichissement et de pluie, entrainant notamment une baisse des récoltes de blé en Allemagne de 15 %, selon les chercheurs.

Et au printemps 2016, trois périodes rapprochées de plusieurs jours consécutifs de pluies avaient contribué au débordement de la Seine à Paris. 

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Europe: la journée des records de chaleur


Alors qu’on prévoit une 4 ème canicule au Québec, il semble que nous n’ayons pas battu de record de chaleur. En Europe par contre, plusieurs records ont été fracassé, mais je ne sais pas, s’ils l’humidex est compté, car le calcul rarement probablement que ce n’est pas la même humidité qu’ici. Bref, les gens cherchent à se rafraichir et malheureusement, des noyades sont notés. Courage ! La température finira bien par baisser.
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Europe: la journée des records de chaleur

Europe: la journée des records de chaleurPhoto: Francisco Seco/APPlage de De Haan en Belgique le 25 juillet 2019.

La deuxième canicule de l’été qui accable des millions d’habitants en Europe occidentale pulvérise les records les uns après les autres avec la barre des 42°C franchie jeudi à Paris, au paroxysme de cet épisode avant un rafraîchissement prévu en fin de semaine.

Comme attendu, le record historique de chaleur qui datait de plus de 70 ans dans la capitale française, est tombé avec 42,4°C enregistrés à 15h30 (heure locale): depuis le début des mesures en 1873, Paris n’avait dépassé les 40°C qu’une seule fois, le 28 juillet 1947, avec 40,4°C.

Les services météo prévoient même 43°C en région parisienne pour la journée.

Dans la foulée, les records de chaleur sont également tombés aux Pays-Bas avec 40,4°C; en Belgique avec 40,6°C et en Allemagne avec 41,5°C!

«Et ce n’est pas fini!» a tweeté un prévisionniste de l’Institut royal météorologique (IRM) de Belgique, David Dehenauw.

De même en Allemagne, un porte-parole du service météorologique national (DWD) a précisé qu’il s’agissait d’un résultat provisoire: les températures devraient encore monter en cours d’après-midi.

Avec ces températures hors norme et malgré les mises en garde, un enfant de trois ans est mort de déshydratation dans le sud de l’Autriche mercredi. Il avait été découvert inconscient lundi dans une voiture en plein soleil, où il était monté et s’était endormi à l’insu de ses grands-parents.

Les températures avoisinaient alors une trentaine de degrés. Un pic à 38°C était attendu dans l’ouest. L’archidiocèse de Vienne a eu l’idée d’inviter les urbains à une pause «fraîcheur et silence» dans ses lieux de culte et a publié un relevé des températures dans les différentes églises de la capitale et de sa région.

Un voyageur du Thalys Amsterdam-Paris a appelé l’AFP pour signaler que le train à grande vitesse était immobilisé sur les voies depuis 15h (heure locale) en raison d’une panne d’électricité, sans climatisation et sans nouvelles.

«Le contrôleur a pris sur lui d’ouvrir les portes donnant sur les voies, avec consigne de pas descendre» a rapporté Arnaud Dowkiw, 42 ans, en déplacement professionnel, précisant que «de l’eau a été mise à disposition au bar».

Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Au cours des 2000 dernières années, les températures mondiales n’avaient jamais augmenté aussi rapidement que maintenant, selon des données publiées mercredi dans deux études distinctes dans les revues Nature et Nature Geoscience.

La nuit de mercredi à jeudi avait été «très probablement» la plus chaude jamais mesurée en France avec une température minimale moyenne de 21,4°C, devant les 21,3°C du 14 août 2003, selon Météo-France.

Le prévisionniste Olivier Proust a cependant précisé à l’AFP que le record ne pourrait être validé qu’après 18h GMT jeudi.

Le rafraîchissement est cependant promis à partir de vendredi.

Jeudi, des Parisiens aux traits tirés par des nuits courtes dans des logements surchauffés avançaient au ralenti dans le métro à l’atmosphère souvent étouffante.

«Il fait très chaud dans le métro, c’est insupportable!», témoignait à l’AFP Petra Ulm, 34 ans, chercheuse autrichienne vivant en France depuis dix ans et qui déplore l’absence d’air conditionné…».

Dans un centre de loisirs parisien au pied de la butte Montmartre, pas de sortie prévue pour les petits de 3 à 6 ans.

«On a demandé aux enfants de venir avec leur maillot de bain, on va faire des jeux d’eau dans la cour», a expliqué un animateur.

En Allemagne, l’ensemble du pays est en alerte canicule.

Au moins quatre personnes sont décédées dans des lacs ou rivières, mais il n’a pas encore été démontré qu’elles étaient mortes en raison de la forte chaleur.

Le Royaume-Uni va, lui aussi, «probablement battre le record de chaleur de juillet, qui est de 36,7°C, et il existe même une possibilité de battre le record absolu de 38,5°C», prévoyait la météo britannique (Met Office).

A Londres, la police recherche trois personnes portées disparues après s’être baignées dans la Tamise et qui se seraient retrouvées en difficulté en nageant.

L’Italie est également touchée et les autorités ont élevé mercredi l’alerte au niveau 3 («bulletin rouge») dans cinq villes (Bolzano, Brescia, Florence, Pérouse et Turin).

Le Luxembourg et une partie de la Suisse sont aussi touchés par cet épisode de canicule.

Fait notable, en Espagne, les températures ont commencé à descendre à des valeurs normales pour la saison estivale dans ce pays, avec seulement 6 des 50 provinces du pays toujours en alerte orange, selon le service météorologique national.

Les températures les plus élevées sont attendues dans le nord-est où elles pourraient atteindre les 41°C à Saragosse. Cette zone est également placée en alerte aux orages violents.

https://journalmetro.com/

Les services météo anglais confondent des fourmis avec la pluie



La technologie tout comme l’être humain a ses limites. Les satellites pour la météo sont plus sensible qu’avant, mais ne fait pas la différence entre des nuées de fourmis qui volent pendant la période d’accouplement la pluie
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Les services météo anglais confondent des fourmis avec la pluie


Des nuages de fourmis ont causé la confusion sur les radars du Met Office. © Met Office, Twitter

Des nuages de fourmis ont causé la confusion sur les radars du Met Office. © Met Office, Twitter

Céline Deluzarche

Journaliste


Pour les radars du Met Office, le service météo du Royaume-Uni, cela semblait clair : les nuages survolant le Hampshire et le Sussex en cette matinée du mercredi 17 juillet indiquaient qu’il était bien en train de pleuvoir. Au sol, pourtant, personne n’a vu la moindre goutte. Et pour cause : il ne s’agissait pas de pluie mais de fourmis !

Chaque année entre juillet et août, c’est en effet la période de reproduction durant laquelle les mâles recherchent activement une reine pour l’accouplement. Cette dernière émet des phéromones qui conduisent les fourmis mâles à former de véritables essaims pour se lancer à sa poursuite.

« Typiquement, ces nuages de fourmis se forment lorsque les conditions météos sont favorables à la diffusion des phéromones, lorsqu’un temps chaud et humide succède à un épisode pluvieux » explique au Guardian Adam Hart, entomologiste à l’université de Gloucestershire.

Le phénomène peut durer plusieurs semaines avec une véritable invasion de milliards de fourmis voletant dans le ciel.

Les radars des satellites météo, de plus en plus sensibles grâce à l’amélioration de la technologie, ont interprété ces nuées de fourmis comme des gouttelettes d’eau.

Le Met Office a cependant rapidement compris l’erreur et tweeté « nos radars ont repéré quelque chose le long de la côte sud-ouest qui ne ressemble pas à des précipitations ».

Preuve que l’humain reste encore nécessaire pour interpréter les cartes météo.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Comment les fleurs peuvent influencer la météo ?


Les fleurs à pollen peuvent influencer les nuages et la pluie. Le pollen ne sert pas juste à causer des allergies, mais ils peuvent se diviser plus petit qu’un micron et aider à la formation de nuage.
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Comment les fleurs peuvent influencer la météo ?


Même si cela peut paraitre incroyable a priori, le pollen pourrait ne pas servir uniquement à la reproduction des plantes. Et en y réflechissant il est tout à fait logique que le pollen que les fleurs libèrent naturellement favorisent la formantion de nuages et donc potentiellement la pluie.

Voyons cela plus en détails.

Jusqu’à aujourd’hui on pensait que des grains de pollen était trop grosse pour qu’ils puissent jouer ce rôle. Ces particules étant trop grosses elles ne pouvaient pas se maintenir dans l’atmosphère.

Pourtant des particules de pollen doivent bien pouvoir se maintenir dans l’air puisqu’elles provoquent des allergies. Et en effet, on sait que le pollen peut se diviser jusqu’à devenir de microscopiques morceaux. Mais assez petits pour s’éparpiller dans l’air et jouer un rôle dans le processus de formation des nuages ?

Et bien il semble que ce soit bien le cas.

Ainsi on été testés différents pollens, de chêne, de pin et de bouleau, entre autre.

Pour suivre le déplacement et leur rôle on les a mouillés puis dispersés dans une chambre de « fabrication des nuages ».

Résultat: humide, le pollen se sépare et produit bien de minuscules particules. Des microparticules plus petites qu’un micron, des grains permettant bien la fabrication de nuages. Dans la chambre de fabrication de nuages des gouttelettes se forment, les particules de pollen jouant le rôle de noyaux de condensation des nuages.

Ainsi les fleurs à pollen peuvent favoriser la formation de nuages et la pluie.

https://www.chosesasavoir.com/

Beaucoup de feux de forêt à prévoir cet été au Canada


Il n’est pas évident de penser que 2019 pourrait être une grosse année pour les feux de forêt alors que nous avons un printemps vraiment médiocre avec des inondations et une décrue très lente. Mais le Canada est grand et les risques au Québec, pourrait être sérieux tout dépend de la météo. Par contre, les scientifiques de Ressources naturelles Canada considèrent que la Colombie-Britannique et Territoires du Nord-Ouest sont des zones plus à risques.
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Beaucoup de feux de forêt à prévoir cet été au Canada


Deux pompiers avec des hâches tentent de stopper un feu dans une forêt.

Les scientifiques disent que la multiplication du nombre de grands feux se fera principalement en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest. Photo: Gouvernement du Yukon

Denis-Michel Thibeault

L’été 2019 pourrait être l’un des plus occupés pour les pompiers qui combattent les feux de forêt au pays, selon les scientifiques de Ressources naturelles Canada. S’il est difficile de prédire exactement le nombre et la superficie des feux, les experts s’entendent sur le fait que le réchauffement climatique complique la situation.

La saison des feux dure, en moyenne, deux semaines de plus de nos jours qu’il y a une cinquantaine d’années.

« La saison de feu va commencer plus tôt au printemps et se terminer plus tard à l’automne », affirme le chercheur en écologie forestière à Ressources naturelles Canada, Yan Boulanger.

Il dit s’attendre à ce que les aires brûlées annuellement au Canada augmentent de deux à quatre fois dans les prochaines années, comparativement à la situation actuelle.

« Suite aux augmentations de température, on s’attend à ce que les conditions deviennent plus sèches durant la saison de feu, devenant plus propices à ce que des feux et de très grands feux se déclarent », affirme-t-il.

Selon lui, depuis les années 70, les aires brûlées augmentent de 300 000 hectares chaque décennie au Canada. C’est six fois la superficie de l’île de Montréal.

Les scientifiques disent que la multiplication du nombre de grands feux se fera surtout en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Cependant, il demeure très difficile de prédire où et quand se propageront les feux, explique le chercheur scientifique au Centre de foresterie du Nord de Ressources naturelles Canada, Marc-André Parisien.

Accédez à la carte interactive de Ressources naturelles Canada(Nouvelle fenêtre) pour voir les zones à risque au pays.

« Plus tu as de jours où c’est chaud et sec […] plus la probabilité de feux augmente », soutient-il.

Les feux se propagent principalement dans les forêts nordiques, mais « là où il y a de la végétation, il peut y avoir des feux ».

Prédire les feux comme la météo

Son équipe, établie à Edmonton, tente d’évaluer les probabilités de départs de feux afin de déterminer les secteurs où de grands feux pourraient survenir.

« Tous les ans, il y a une région où il y a de grands feux au Canada. Il reste à voir où ce sera, affirme M. Parisien. Cette année, si le printemps est garant de l’avenir, on s’attend à un [grand nombre de feux] à l’ouest des Rocheuses et dans le nord. »

Carte des feux de plus de 10 000 hectares depuis 1980. Carte des feux de plus de 10 000 hectares depuis 1980 Photo : Radio-Canada / Carto

Cependant, cela ne veut pas dire que les habitants de l’est sont à l’abri de grands feux.

« Même s’il y a eu des inondations dans l’est au printemps, il peut quand même y avoir de grands feux en juillet. Il suffit d’une semaine de grande chaleur pour qu’un grand feu se déclare et se propage », affirme le chercheur.

Il explique être en mesure de prévoir les feux de la même manière que les météorologues font leurs prévisions météo. « C’est-à-dire assez mal en général. »

On peut faire des prévisions pour l’année à venir et l’été à venir, mais plus tu vas loin dans le temps, moins les prévisions sont précises. Marc-André Parisien, chercheur scientifique au groupe de recherche sur les feux de Ressources naturelles Canada

Marc-André Parisien explique que trois ingrédients sont nécessaires pour qu’un grand feu se propage :

« Ça prend un allumage, ça prend de la biomasse inflammable et ça prend de la météo propice à la combustion. Sans les trois, il n’y a pas de grands feux. »

Certaines conditions peuvent également aider à prévoir les départs de feux.

« La foudre, c’est difficile à prévoir, mais l’humain est très prévisible. Tu sais que la fin de semaine de la fête de la Reine, ou de la fête du Canada, il va y avoir plusieurs feux qui vont se déclarer parce qu’il y a beaucoup de campeurs qui ne font pas attention », soutient-il.

Mieux vaut prévenir que guérir

Ressources naturelles Canada insiste sur le fait qu’il est possible de faire de la prévention afin d’éviter des incendies qui pourraient être spectaculaires comme celui de Fort McMurray en 2016.

Yan Boulanger ajoute qu’une période de feu plus longue entraîne également une augmentation des « coûts liés à la suppression des feux ».

Depuis 50 ans, il en coûte 120 millions de dollars de plus par décennie.

Pour Marc-André Parisien, il est important de faire du travail en amont afin de prévenir les dommages liés aux feux. Le chercheur du groupe de recherche sur les feux de Ressources naturelles Canada dit que quelques techniques peuvent être utilisées afin de créer des zones tampons qui permettent de changer le comportement d’un feu.

« Ça donne des options en matière de lutte », ajoute-t-il.

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Pourquoi la 5G pourrait entraver les prévisions météorologiques


La technologie avance à grand pas. On parle du 5G, tout plus vite pour l’information, la télé-médecine et bien des choses encore. Le hic, est que cela pourrait brouiller les satellites et rendre plus difficiles les prévisions météorologiques, donc ils ne pourraient pas avertir à temps des situations extrêmes. Tout est une question de fréquences. Comme la vapeur d’eau a une fréquence de 23,8 gigahertz.
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Pourquoi la 5G pourrait entraver les prévisions météorologiques

Newcastle tyne bridge sous une neige abondante

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le développement de réseaux 5G pourrait sérieusement affecter la capacité des experts à prévoir les conditions météorologiques. Certains s’inquiètent notamment des phénomènes extrêmes, tels que les tempêtes et ouragans.

Après la 3G et la 4G, qui ont permis un accès généralisé au Web mobile, débarque la 5G, qui promet un débit 20 fois plus rapide. Une véritable révolution qui autorisera de nouveaux usages (accès à l’information quasi instantané, télé-médecine, véhicules autonomes, etc.), facilitant ainsi nos vies. Les plus grandes villes du globe commencent peu à peu à s’équiper, et l’offre devrait se généraliser au reste du monde dans les trois à quatre années à venir. Mais si beaucoup s’enthousiasment à l’idée de ce nouveau grand pas en avant, d’autres en revanche, commencent à s’inquiéter. C’est notamment le cas de nombreux experts en météo.

« Cela pourrait faire la différence entre la vie et la mort »

L’intégration de ce réseau “nouvelle génération” risquerait – selon les experts – de perturber les nombreux satellites permettant les prévisions météorologiques. Les instruments installés en orbite sont en effet chargés de surveiller avec précision les changements atmosphériques. En fonctions de ces évolutions, les chercheurs sont alors capables d’effectuer des prévisions. En entravant la capacité des satellites à repérer ces évolutions, les prévisions pourraient ne plus être aussi justes. On pense notamment à la bonne appréciation des phénomènes extrêmes.

« La manière dont la 5 G est introduite pourrait sérieusement compromettre notre capacité à prévoir les tempêtes majeures, explique en effet Tony McNally, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. En fin de compte, cela pourrait faire la différence entre la vie et la mort. Nous sommes très préoccupés par cela ».

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Un ouragan vu depuis l’espace. Les prévisions météo permettent de “jauger” l’importance du phénomène, et d’anticiper sa trajectoire. Crédits : Pixabay

Des problèmes de fréquences

Le problème est le suivant : les instruments à bord des satellites étudient des variables telles que la vapeur d’eau, la couverture nuageuse ou encore le contenu en glace. La vapeur d’eau, par exemple, émet une fréquence de 23,8 gigahertz (GHz). Les experts s’appuient ensuite sur cette information pour déterminer la manière dont un événement est susceptible de se développer. Le problème, c’est que certains réseaux téléphoniques 5G peuvent émettre à une fréquence prochede celle émise par la vapeur d’eau.

« Ces données sont essentielles à notre capacité à effectuer des prévisions, explique Niels Bormann, du même centre météo. Elles constituent une ressource naturelle unique. À cause de la 5G, nous ne serons plus en mesure de pouvoir faire la différence et nous devrions donc éliminer ces données. Cela compromettra notre capacité à faire des prévisions précises ».

En ce sens, les experts en météorologie demandent à ce que l’utilisation de fréquences naturelles – indispensables à l’observation de la Terre depuis l’espace – soit limitée. Sont également concernées les bandes de 36-37 GHz, utilisées pour étudier la pluie et la neige, la bande des 50 GHz, servant à mesurer la température atmosphérique, ou encore la bande de 86-92 GHz, qui permet de suivre l’évolution de la couverture nuageuse, entre autres.

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Des enfants passent la nuit à l’école à cause de la météo


Je n’aurais jamais cru voir cela un jour des écoles garder les élèves pour la nuit. Lundi, hier, dans plusieurs régions au Québec, il y a eu de forts vents.. Dans mon coin, le soleil était présent et il n’y a pas eu vraiment de poudrerie. Mais dans d’autres régions, ce fut vraiment difficile de circuler. Le vent, la poudrerie rendait la visibilité quasi-nulle. Alors, par prudence, des écoles on préférer ne pas prendre risques inutiles, car sur les routes beaucoup d’accidents ont eu lieu
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Des enfants passent la nuit à l’école à cause de la météo

 

Le mauvais temps a rendu les conditions routières vraiment difficiles, lundi,... (PHOTO  ERICK LABBE, LE SOLEIL)

 

La Presse Canadienne

Le mauvais temps a rendu les conditions routières vraiment difficiles, lundi, particulièrement dans la grande région de Québec, où certaines écoles ont même gardé les enfants pour la nuit.

En fin de soirée, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a publié un communiqué indiquant que « des écoles de la Rive-Sud de Québec avaient pris la décision de garder les enfants ». L’objectif était « d’éviter des déplacements risqués en autobus ».

La porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Hélène Nepton, a confirmé pour sa part que plusieurs écoles au sud de Québec avaient pris de telles mesures de précaution.

Pour sa part, la Commission scolaire des Navigateurs a publié sur son site internet que tous les enfants seraient gardés à l’école « tant que la situation ne serait pas revenue à la normale », en plus d’annuler les cours d’éducation des adultes pour la soirée.

La ministre Guilbault a tenu à préciser que les parents concernés étaient avisés.

Mme Guilbault a demandé également aux citoyens d’éviter les déplacements.

La SQ a effectivement rapporté tout au long de la journée des collisions multiples et de nombreuses sorties de routes.

À Saint-Gilles, à une trentaine de kilomètres au sud de Lévis, un jeune conducteur de 17 ans était dans un état critique, lundi soir, après avoir perdu la maîtrise de son véhicule sur la route 269 Nord.

Sa voiture a percuté une remorqueuse qui n’a pu l’éviter, selon la porte-parole de la SQ.

Le pont de l’Île-d’Orléans a également été fermé pendant un moment, lundi, en raison de collisions survenues sur le pont, a indiqué Mme Nepton.

La poudrerie était le principal problème sur les routes au sud de Québec, car elle rendait la visibilité nulle par endroits.

Carambolage

La Montérégie n’a pas été épargnée par les mauvaises conditions routières.

Un carambolage s’est produit sur l’autoroute 15 en direction sud, en début d’après-midi, à Saint-Jacques-le-Mineur, situé près de Saint-Bernard-de-Lacolle.

Une vingtaine de véhicules, dont plusieurs camions, ont été impliqués.

Un tronçon de l’autoroute a été fermé dans les deux directions pendant plus de la moitié de la journée.

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