Les effets néfastes liés à la lumière bleue des DEL se confirment


Maintenant qu’on a tellement vanté les mérites des lumières DEL, car il est économe et moins énergivores que les ampoules à incandescence et halogènes classiques, maintenant on s’aperçoit que cette lumière est une source de problèmes pour le sommeil ainsi que comporte des risques de troubles métaboliques. Donc on suggère des ampoules à éclairage blanc chaud.
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Les effets néfastes liés à la lumière bleue des DEL se confirment


Un lampadaire.

L’éclairage DEL est de plus en plus présent puisqu’il est bon marché et très économe en énergie, et qu’il a une longue durée de vie. Photo: iStock

Radio-Canada

Certains types d’éclairage DEL ont un effet toxique sur les yeux et perturbent le rythme de sommeil, indique l’agence publique française responsable de la sécurité sanitaire (ANSES) à la lumière de nouvelles données scientifiques.

Dès 2010, l’agence signalait des risques pour la rétine des éclairages artificiels riches en lumière bleue.

L’expertise rassemblée dans les dernières années par l’ANSES confirme cette toxicité, et met en évidence des effets de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil liés à une exposition le soir ou la nuit à la lumière bleue.

Les études françaises montrent des effets phototoxiques à court terme liés à une exposition aiguë et des effets à long terme liés à une exposition chronique, qui augmentent le risque de survenue d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

L’exposition à une lumière intense et aiguë est phototoxique, car elle entraîne la perte irréversible de cellules rétiniennes qui peut conduire à une baisse de l’acuité visuelle. ANSES

L’ANSES recommande donc de limiter l’usage de l’éclairage DEL riche en lumière bleue, tout particulièrement pour les enfants, et de diminuer autant que possible la pollution lumineuse pour préserver l’environnement.

Le saviez-vous?

Une lampe DEL, ou diode électroluminescente, est un dispositif à semi-conducteur (diode) qui permet la transformation d’un courant électrique en rayonnement lumineux.

(Source : Hydro-Québec)

De nombreuses villes changent actuellement l'éclairage de leurs rues et optent pour la lumière DEL.De nombreuses villes changent actuellement l’éclairage de leurs rues et optent pour la lumière DEL. Photo : iStock

Ce type d’éclairage est de plus en plus présent puisqu’il est bon marché et très économe en énergie, et qu’il a une longue durée de vie. Il s’est notamment répandu à la faveur du retrait du marché des très énergivores ampoules à incandescence et halogènes classiques.

Écrans et rythmes biologiques

Outre pour l’éclairage public et résidentiel, cette technologie est de plus en plus présente dans les phares automobiles, les lampes-torches, certains jouets, les écrans des téléphones portables, des tablettes et des ordinateurs.

Les écrans ne sont pas concernés par cet effet « phototoxique », car leur luminosité est très faible, a toutefois indiqué Francine Behar-Cohen, ophtalmologue et présidente du groupe d’experts réunis par l’ANSES.

Toutefois, l’expertise met aussi « en évidence qu’une exposition, même très faible, à de la lumière riche en bleu le soir ou la nuit perturbe les rythmes biologiques et donc le sommeil ».

Ce risque concerne cette fois non seulement les éclairages, mais aussi les écrans rétroéclairés.

Une jeune fille consulte sa tablette avant de dormir.L’expertise met aussi « en évidence qu’une exposition, même très faible, à de la lumière riche en bleu le soir ou la nuit, perturbe les rythmes biologiques et donc le sommeil. » Photo : iStock / Andrew Bu

À cet égard, les enfants et les adolescents, « dont les yeux ne filtrent pas pleinement la lumière bleue », car leur cristallin est encore en développement, « constituent une population particulièrement sensible ». Les travailleurs de nuit également.

L’ANSES demande que soient révisées les limites maximales d’exposition autorisées, jugées « pas assez protectrices » même si elles sont rarement atteintes dans des conditions normales d’utilisation.

Il faut savoir que chaque source de lumière DEL combine différentes couleurs dans des proportions variables. La potentielle toxicité de chacune d’entre elles sur la rétine dépend donc à la fois de l’intensité de la lumière et des longueurs d’onde qui la composent.

Les DEL créent de la lumière blanche en combinant des lumières bleue et jaune. Or, les rayons correspondant à la lumière bleue sont plus énergétiques que les autres. Ils sont aussi connus pour être plus nocifs pour des durées d’exposition et des intensités lumineuses équivalentes.

L’ANSES émet une série de recommandations afin de limiter l’exposition de la population à la lumière riche en bleu. L’Agence rappelle l’importance de privilégier des éclairages domestiques de type « blanc chaud », une température de couleur inférieure à 3000 kelvins (K).

D’ailleurs, en 2017, la Ville de Montréal avait décidé d’opter pour un éclairage de rue moins éblouissant en installant des lumières produisant un éclairage de 3000 K plutôt que les 4000 K initialement prévus dans son projet de conversion.

Des faisceaux de lumière DEL de 4000 K et de 3000 KÀ gauche, le faisceau de lumière DEL est produit par une ampoule de 4000 K, et à droite par une ampoule de 3000 K. Photo : Radio-Canada

L’ANSES a aussi observé qu’une forte proportion des lumières DEL présentait des variations importantes d’intensité. Certaines populations telles que les enfants, les adolescents et des professionnels, pourraient être plus sensibles aux effets potentiels induits par cette modulation de la lumière, tels que des maux de tête et de la fatigue visuelle.

En plus des troubles du sommeil, la perturbation des rythmes biologiques est associée à d’autres effets, tels qu’un risque accru de troubles métaboliques comme le diabète, de pathologies cardiovasculaires et de cancers.

D’autres recommandations

L’ANSES invite la population à privilégier des éclairages domestiques de type « blanc chaud » et à limiter l’exposition à la lumière riche en bleu des écrans LED « avant le coucher et pendant la nuit ».

Elle juge aussi que les objets vendus au grand public ne devraient comporter que les catégories de DEL les moins dangereuses, comme c’est déjà le cas pour les ampoules, et qu’il faudrait « limiter l’intensité lumineuse des phares des véhicules automobiles », certains étant trop éblouissants.

L’agence met par ailleurs en garde contre l’efficacité très variable des filtres pour écrans et autres verres de lunettes « anti-lumière bleue ».

https://ici.radio-canada.ca/

On sait comment la lumière bleue abime les yeux


La lumière bleue, des ordinateurs, tablettes, téléphone affecte nos yeux, elle fait secréter des molécules toxiques qui fait accéléré la dégénérescence maculaire. L’idée de regarder entre autres, nos écrans dans une pièce sombres ou dans le noir,  n’aide pas du tout à nos yeux
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On sait comment la lumière bleue abime les yeux

 

Une femme consultant son ordinateur dans l'obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Une femme consultant son ordinateur dans l’obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Repéré par Victor Métais

Elle déclenche la création d’une molécule toxique pour la rétine.

 

La lumière bleue a la particularité d’avoir une longueur d’onde plus courte, plus d’énergie que d’autres couleurs et d’être susceptible de causer des dommages importants à vos yeux. Des scientifiques de l’université de Tolède affirment avoir décelé le secret des dommages causés par la lumière bleue des écrans. Selon eux, elle accélère la dégénérescence maculaire car elle serait à l’origine de la sécrétion de molécules toxiques pour les cellules oculaire sensibles à la lumière.

Le docteur Ajith Karunarathne, professeur assistant au département chimie et biochimie alerte: «Nous sommes en permanence exposés à la lumière bleue, la cornée de l’œil et la lentille ne peuvent pas la refléter ou la bloquer […] Ce n’est plus un secret pour personne, la lumière bleue nuit à notre vision en dégradant l’état de notre rétine. Nos expériences expliquent comment cela se produit et nous espérons que cela débouchera sur des thérapies qui ralentissent la dégénérescence maculaire grâce à des collyres d’un nouveau genre.»

Une des causes principales de cécité aux États-Unis

Le Guardian nous apprend que la dégénérescence maculaire est courante chez les quinqua et sexagénaires et qu’elle est due à la mort des photorécepteurs de la rétine. Ce phénomène est l’une des causes principales de cécité aux États-Unis. Bien que cela ne cause pas l’aveuglement total, cela rend les activités quotidiennes, telles que la lecture, très compliquées.

Les cellules photoréceptrices ont besoin d’une molécule pour sentir la lumière, déclencher le signal pour le cerveau et nous permettre de voir. Kasun Ratnayake, un étudiant en doctorat de l’université de Tolède impliqué dans l’étude explique:

«Les photorécepteurs ne se régénèrent pas, quand ces cellules meurent elles sont bel et bien mortes»

L’équipe de recherche a aussi trouvé que si on intégrait des cellules rétiniennes à des cellules cancéreuses et qu’on les éclairait avec de la lumière bleue, l’ensemble de ces cellules mourraient. Ces derniers ont aussi découvert une molécule appelée α-tocophérol, un antioxydant naturel, qui permet aux cellules de rester actives mais qui ne permet pas de protéger la population âgée de cette dégénérescence.

Enfin, le docteur Karunarathne conseille de porter des lunettes de soleil qui filtrent les rayons UV et la lumière bleue lorsque nous nous déplaçons à l’extérieur et d’éviter d’utiliser son téléphone lorsque nous sommes dans le noir.

http://www.slate.fr/

Lumière bleue et nuits blanches: les jeunes ne dorment pas assez


On prévient que les jeunes enfants de ne pas exposer trop tôt et trop longtemps aux écrans d’ordinateur, de tablettes … Chez les adolescents et les jeunes adultes devraient aussi diminuer le temps sur Internet, jeux et réseaux sociaux, cela est nuisible pour leurs études à cause de la couleur bleue
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Lumière bleue et nuits blanches: les jeunes ne dorment pas assez

Une fois au lit, au lieu de dormir, 83% des jeunes s’y collent (réseaux sociaux, internet, vidéos, jeux…). En moyenne, ils y restent plus d’une heure (plus d’une heure trente le week-end) avant extinction des feux. Avec un double effet négatif sur l’endormissement: une excitation et une exposition à la lumière des écrans. © thinkstock.

Les jeunes manquent de sommeil, surtout ceux qui se connectent aux réseaux sociaux avant de dormir et décalent fortement leurs horaires entre semaine et week-end, prévient mardi l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

En moyenne, les jeunes de 15 à 24 ans s’endorment à 23H20 la semaine et à 00H49 le week-end, pour se réveiller à 07H02 et 09H43 respectivement, selon un sondage publié par l’INSV avant la Journée du sommeil, vendredi.

Lumière bleue

« Ce décalage des horaires de sommeil est délétère pour leurs résultats scolaires et plus globalement pour le développement morphologique de leur cerveau », souligne l’INSV dans un communiqué. Or « le sommeil joue un rôle clé dans l’équilibre physique et psychique ». « Près de quatre jeunes sur dix dorment moins de sept heures par nuit en semaine alors que la recommandation dans cette tranche d’âge est de huit heures », s’inquiète le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’INSV, en se basant sur une étude américaine de 2014.

Principaux accusés, sans surprise: les écrans. Une fois au lit, au lieu de dormir, 83% des jeunes s’y collent (réseaux sociaux, internet, vidéos, jeux…). En moyenne, ils y restent plus d’une heure (plus d’une heure trente le week-end) avant extinction des feux. Avec un double effet négatif sur l’endormissement: une excitation et une exposition à la lumière des écrans. Elle est appelée « lumière bleue » car elle contient une composante de cette couleur, que l’horloge biologique assimile au jour, donc à l’éveil. Ceux qui croient compenser par des grasses matinées se leurrent: « ce sommeil du matin n’est pas de bonne qualité ».

Couvre-feu numérique

Idem pour les longues siestes d’une à deux heures, dont un jeune sur cinq se dit adepte. Celles dépassant 30 minutes déséquilibrent encore plus l’alternance éveil/sommeil.

Les solutions pour que les jeunes dorment mieux? Un couvre-feu numérique (une heure au moins avant de se coucher), des horaires de coucher et lever réguliers, la même heure de coucher le week-end et ne pas trop décaler l’heure du lever, pas d’excitants (caféine, nicotine), et 30 minutes d’activité physique tous les jours, voire plus les jours de repos. Ce sondage OpinionWay a été mené en ligne auprès de 1.014 personnes âgées de 15 à 24 ans, du 13 au 28 décembre 2017.

http://www.7sur7.be/7s7/

La mauvaise habitude à perdre immédiatement


 

Il est de plus en plus évident que les écrans que ce soit le mobile, la tablette ou l’ordinateur avant de dormir à des effets sur le sommeil surtout quand une personne est réveillée en plus par les notifications. Si les enfants commencent tôt à posséder une tablette, la génération après nous auront de grande difficulté de sommeil qui pourrait aller jusqu’à la dépression
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La mauvaise habitude à perdre immédiatement

 

© thinkstock.

Jeanne Poma

Les réseaux sociaux génèrent un stress négatif pour notre sommeil. A une époque où certains enfants ont accès à une tablette avant l’âge de 4 ans, les chercheurs s’intéressent aux conséquences de l’utilisation des technologies sur notre santé. Les études révèlent que les écrans ont une influence bien inquiétante.

Une tentation qui pourrait nous mener à la dépression

D’après Brian Primack, directeur du Centre de recherche sur les médias, la technologie et la santé à l’Université de Pittsburgh, au plus on utilise les réseaux sociaux, au plus le risque de développer des angoisses, une dépression ou un sentiment d’isolement grandit. Comme dans un cercle vicieux, une personne déprimée aura d’autant plus envie de consulter son téléphone, ce qui ne fera qu’aggraver encore son état psychique. Les études tiennent pour responsable de ce phénomène la lumière bleue de nos écrans. Celle-ci inhibe nos niveaux de mélatonine, un produit chimique qui nous annonce que l’heure du coucher est arrivée.

Parallèlement à cela, les réseaux sociaux rendent parfois anxieux, ce qui rend notre endormissement difficile. La vie des autres semble plus lumineuse que la nôtre sur les réseaux, ce qui affecte notre confiance en nous.

« Ainsi, les pensées et les sentiments reviennent nous hanter alors que nous essayons de nous endormir », ajoute Brian Primack.

Avant de dormir, 30 minutes sans technologies

Les médias sociaux nous obligent à rester statiques. Ils réduisent notre activité physique, qui nous aide à bien dormir. Au moins le week-end, il est recommandé de chercher des choses à faire loin des écrans. Un adulte passe en moyenne plus de temps devant un écran que dans son lit. Il se penche environ 3h par jour sur les réseaux, quand les jeunes générations y passent en moyenne 6 à 8h. Parmi les indicateurs menant à une mauvaise nuit de sommeil, l’utilisation des réseaux durant les 30 minutes avant le coucher figure parmi les indicateurs les plus forts, indépendamment de la durée totale d’utilisation dans la journée.

Les jeunes générations sont les plus touchées par le manque de sommeil. Les parents peuvent fixer des lieux et des périodes durant lesquelles les appareils peuvent ou ne peuvent pas être utilisés. Il n’est pas pour autant nécessaire d’arrêter de consulter les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas rivaliser, selon Brian Primack. Mais la modération est la clé. Si vous êtes un peu fatigués aujourd’hui, allez-vous couchez tôt ce soir et laissez votre téléphone en dehors de la chambre. Vous l’utilisez pour le réveil? Achetez un réveil vintage. Vous vous sentirez déjà mieux demain.

http://www.7sur7.be/

La Terre toujours plus polluée par la lumière artificielle


Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.
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La Terre toujours plus polluée par la lumière artificielle

 

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution... (PHOTO AP)

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.

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JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
New York

La Terre est de plus en plus inondée de lumière artificielle, un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED), montre une analyse des observations d’un satellite, confirmant une pollution lumineuse grandissante qui affecte la santé humaine, les animaux et les plantes.

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés mercredi dans la revue Science Advances, ont déterminé que l’éclairage planétaire s’est accru, tant en quantité qu’en intensité, d’environ 2% par an de 2012 à 2016.

L’accroissement de la lumière artificielle se produit presque partout sur le globe avec des régions peu éclairées précédemment où la luminescence est nettement plus importante, pointe Christopher Kyba un chercheur du Centre GFZ de recherche de géophysique à Potsdam en Allemagne, le principal auteur.

Cette étude est l’une des toutes premières à examiner depuis l’espace les effets de la transition en cours dans le monde vers l’éclairage LED qui est nettement moins gourmand en énergie.

Les résultats indiquent que les économies d’électricité résultant de cette nouvelle technologie sont plus faibles qu’attendues.

Sonnette d’alarme 

Vu que les lampes LED produisent la même quantité de lumière avec nettement moins d’électricité, les experts pensaient que les dépenses notamment des villes dans le monde consacrées à l’éclairage public auraient diminuées.

Mais les chercheurs ont conclu que les économies d’énergie réalisées grâce à la technologie LED ont apparemment été investies pour installer encore plus d’éclairages extérieurs.

«Il y a un bon potentiel pour une véritable révolution de l’éclairage permettant à la fois d’économiser de l’énergie et de réduire la pollution lumineuse mais seulement si on ne consacre pas les économies réalisées à créer encore plus de lumière», résume Christopher Kyba.

Dans de précédents travaux, il avait montré que les émissions lumineuses par tête étaient de trois à quatre fois plus élevées aux États-Unis qu’en Allemagne. Cela montre qu’il est possible d’assurer le même niveau de prospérité et de sécurité avec un usage plus restreint de la lumière artificielle, fait valoir le chercheur.

Mais malheureusement, juge-t-il, la luminosité artificielle va continuer à augmenter la nuit dans le monde avec des conséquences néfastes sur l’environnement et la santé.

La lumière la nuit peut perturber le rythme circadien, l’horloge biologique, ce qui accroît le risque de cancer, de diabète et de dépression. Elle peut aussi inhiber la dormance des végétaux qui leur permet de survivre aux rigueurs de l’hiver.

«Nous espérons que les résultats de cette recherche vont encore davantage tirer la sonnette d’alarme quant aux nombreuses conséquences sur la nature d’un usage excessif de la lumière artificielle la nuit», a quant à lui relevé Scott Feierabend, directeur de l’Association internationale des nuits noires «International Dark-Sky Association».

Pollution lumineuse sous-estimée

Il pointe notamment le fait que les éclairages LED émettent beaucoup de lumière bleue, ce que l’instrument utilisé dans le satellite de la NASA pour cette étude ne peut pas détecter.

Ainsi l’étude pourrait avoir sous-estimé l’ampleur de la pollution lumineuse.

En outre, cette lumière se diffuse davantage dans l’atmosphère terrestre que les autres sources lumineuses d’autres couleurs ce qui fait que le satellite n’a pas capté toute l’intensité de la lueur des villes la nuit qui apparemment étaient moins brillantes qu’avant l’adoption des ampoules LED, explique Christopher Kyba.

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.

Cette carte permet d’étudier les éclairages artificiels comme un polluant avec un impact potentiel sur la santé et l’écologie, expliquait alors l’équipe internationale qui l’a mise au point.

Ces scientifiques conduit par Fabio Falci, un chercheur de l’Institut italien de la technologie et de la science de la pollution lumineuse (ISTIL), expliquaient notamment que «les niveaux lumineux de la technologie LED et ses couleurs pourraient entraîner un doublement voire un triplement de la luminescence du ciel pendant des nuits noires».

http://www.lapresse.ca

Ces trucs pour reposer vos yeux devant un écran quotidiennement


Nous passons beaucoup de temps devant l’écran d’ordinateur, que ce soit pour des raisons professionnelle ou personnelle. Les yeux ne sont pas fait pour fixer longtemps l’écran et la lumière bleue peut aussi nuire. Il est donc important de prendre des pauses pour les yeux et de faire vérifier nos yeux généralement 1 fois par année
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Ces trucs pour reposer vos yeux devant un écran quotidiennement

 

SEB_RA VIA GETTY IMAGES

Picotement, rougeurs et autres désagréments dûs à l’écran?

Il est important de reposer ses yeux au quotidien lorsqu’on passe sa vie devant un écran. Passées quelques heures, vous ressentez picotements ou sécheresse des yeux, maux de tête et autres désagréments? C’est certainement parce que vous n’avez pas mis en pratique ces 5 trucs qui vous permettront de passer à travers la journée devant votre ordinateur.

Nous avons interrogé Thierry Cordevant, opticien et directeur marketing chez Essilor Canada.

1 – La position

« Gardez une bonne distance avec votre écran, soit une longueur de bras, et ajustez la luminosité de celui-ci à celle de votre environnement.»

2 – Se balader

« Suivez la règle des 20-20-20, qui se traduit par des pauses régulières toutes les 20 minutes afin de regarder un objet à une distance de 20 pieds pendant 20 secondes.»

3 – Clignez des yeux

« Rappelez-vous de cligner des yeux.  Nos yeux ne clignent que 5 fois à la minute lorsque nous sommes devant l’ordinateur, contrairement à 12 fois la minute en moyenne le reste du temps, ce qui explique que nos yeux peuvent parfois devenir secs.  Pour soulager la sécheresse oculaire, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre optométriste sur le type de gouttes ophtalmiques qui vous conviennent le mieux.»

4 – Les bons outils

« Pour les personnes passant plusieurs heures par jour devant des écrans, en raison notamment de leur activité professionnelle, il est également possible de reposer ses yeux tout en les protégeant, en choisissant par exemple des verres conçus pour réduire l’effort que doivent fournir vos yeux pour se concentrer sur l’écran. Les verres adaptés aident vos yeux à faire le focus en vision de près, ce qui amène à un meilleur confort visuel. En combinant avec un traitement des verres en surface , vous protégez également vos yeux de la lumière bleue nocive émise par les écrans. Les professionnels de la vue pourront conseiller la solution la mieux adaptée à vos besoins visuels et à votre style de vie. »

5 – Consultez

« Enfin, il est important de prendre rendez-vous avec votre optométriste pour un examen de la vue au moins une fois tous les deux ans, avant qu’un inconfort ou des symptômes douloureux ne se manifestent (fatigue, irritation, changement de vision ou douleur oculaire). Par ailleurs, certains risques silencieux comme la surexposition à la lumière bleue ne présentent pas de symptômes (douleur ou inconfort), mais leurs effets cumulatifs à long terme peuvent aboutir sur des maladies oculaires graves comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Seul un examen de la vue régulier avec un professionnel de la vue permettra de déceler les premiers symptômes avant qu’il ne soit trop tard. »

La lumière bleue en cause

« Il convient de préciser que plus que l’exposition prolongée aux écrans numériques, c’est la lumière bleue qu’ils produisent qui est responsable de la fatigue oculaire. Les recommandations pour s’en prémunir seront donc d’ordre comportemental en rapport avec la durée d’exposition et d’ordre plus technique avec les solutions de protection pour les personnes qui travaillent devant un écran par exemple. »

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 3 choses à savoir sur notre horloge biologique


La synchronisation de notre horloge biologique est très importante et c’est la lumière qui le plus grand synchroniseur. Avec l’arrivé de l’électricité, nous avons perdu de 1 à 2h de sommeil. Il y a plus encore, les femmes et les adolescents sont plus sujet à avoir un manque de sommeil sans compter la lumière bleue des tablettes, ordinateurs, téléphone qui eux aussi grugent le temps pour dormir
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3 choses à savoir sur notre horloge biologique

 

Oeil avec horloge biologique

Quand la lumière régule notre horloge biologique

VSC / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Par Camille Gaubert

    Le prix Nobel de médecine a été attribué lundi 2 octobre aux chercheurs américains, Hall, Rosbash et Young, pour leurs travaux sur la régulation de l’horloge biologique. L’occasion de revenir sur les plus récentes découvertes concernant l’impact de nos vies modernes sur ce rythme naturel.

    Le prix Nobel de médecine a été attribué lundi 2 octobre 2017 aux chercheurs américains, Hall, Rosbash et Young, pour leurs travaux sur la régulation de l’horloge biologique. Ils ont notamment découvert par quels mécanismes moléculaires la lumière du jour influence les gènes responsables de cette synchronisation. L’occasion de revenir sur les plus récentes découvertes concernant l’impact de nos vies modernes sur ce rythme naturel.

    Le chef d’orchestre de l’organisme

    L’horloge biologique est une zone du cerveau qui se synchronise sur la journée de 24 heures définie par l’alternance du jour et de la nuit. Ce cycle dure spontanément entre 23h30 et 24h30, selon les individus. Sans cette synchronisation, notre sommeil se décalerait tous les jours au point que plus personne ne serait réveillé aux mêmes horaires. Pour ce faire, plusieurs synchroniseurs agissent simultanément, dont le plus puissant est la lumière.

    Or, depuis le début des années 1900 et l’arrivée de l’électricité, nous avons perdu entre 1 et 2h de sommeil par nuit. La lumière a en effet un impact très activateur avant le coucher : elle repousse la sensation de fatigue et empêche l’endormissement. Cette exposition inappropriée à la lumière peut potentiellement détraquer toute notre horloge biologique avec des conséquences sur les fonctions immunitaires, cognitives, le sommeil, la vigilance, la mémoire, les fonctions cardiovasculaires etc. Cela pourrait aussi favoriser le développement de certaines formes de cancer en perturbant la sécrétion nocturne de la mélatonine, hormone impliquée dans le contrôle de la division cellulaire et ralentissant la prolifération cellulaire de type cancéreuse.

    Femme et adolescent : la couche-tôt et le lève-tard

    Certaines populations sont plus susceptibles d’avoir un rythme circadien particulier. La chronobiologie est l’étude de ces rythmes et des conséquences de leur perturbation.

    Ainsi, les femmes ont 2,5 fois plus de chance que les hommes d’avoir un rythme circadien de moins de 24 heures.

    « Ce résultat pourrait expliquer pourquoi les femmes, qui se couchent plus tard que ne leur dicte leur horloge biologique en raison de notre mode de vie moderne, se réveillent en moyenne plus tôt, explique Claude Gronfier, chronobiologiste à l’INSERM, et pourquoi l’insomnie a une prévalence beaucoup plus élevée parmi les femmes. »

    Chez l’adolescent, au contraire, l’heure du coucher est retardée à cause d’une horloge biologique plus lente, qui met plus de temps à accomplir son cycle. C’est ce qui va déclencher un coucher et un réveil plus tardif. Les adolescents aujourd’hui présentent une dette de sommeil importante, à cause des horaires de coucher tardifs et de lever trop tôt pour permettre les 8 à 12h de sommeil nécessaires. Cette restriction quotidienne va entrainer une dette de sommeil chronique.

    « C’est un vrai problème de santé publique », s’inquiète Claude Gronfier.

    Quand la lumière bleue de nos écrans nous gâche la nuit

    La lumière bleue excite 100 fois plus les cellules photoréceptrices de la rétine (les cellules ganglionnaires à mélanopsine) impliquée dans la régulation de ce rythme circadien. En s’y exposant par le biais des écrans de téléphone, tablette, ordinateur ou téléviseur, elles génèrent le message d’une exposition massive à la lumière et ralentissent les processus d’installation du sommeil.Pour avoir une bonne hygiène de lumière, il faut donc commencer par :

  • diminuer drastiquement l’exposition à la lumière le soir entre 30 min et 1h avant le coucher.

  • favoriser les lumières de type halogènes, de couleur orangées, plus favorables à l’endormissement.

 

https://www.sciencesetavenir.fr/