Les cauchemars ont une vraie utilité


Même si nous n’aimons pas faire des cauchemars, il se peut qu’il soit utile pour le rêveur. Ces rêves peuvent être le reflet de ce que nous vivons et c’est une façon de gérer le stress de la journée. Par contre ceux qui font souvent des cauchemars devraient consulter
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Les cauchemars ont une vraie utilité

 

© Getty.

Par: Deborah Laurent

Vous vous réveillez en sursaut la nuit et vous pensez qu’à part vous angoisser inutilement, les cauchemars ne servent à rien? Détrompez-vous.

Les cauchemars, quand ils se répètent, peuvent être pénibles et avoir une influence sur notre vie quotidienne. Les gens qui cauchemardent toutes les nuits peuvent notamment éviter d’aller dormir. Le manque de sommeil chronique a des implications immédiates sur la santé: ça peut mener à la dépression et être à l’origine de certaines maladies cardiaques.

Mais les cauchemars, aussi effrayants qu’ils soient, ne sont pas toujours une mauvaise chose. Selon un professeur de psychiatrie de l’Université de Montréal spécialisé dans les troubles du sommeil, faire des cauchemars permet à certaines personnes de mieux gérer leur stress en journée.

« Nous savons depuis Freud que nos préoccupations actuelles se reflètent dans nos rêves », analyse Tore Nielsen.

Il y a souvent un lien entre le cauchemar et ce qu’on vit pendant la journée. L’analyse de nos rêves n’a rien d’idiot: ça permet de relier nos cauchemars à nos émotions et de mieux les comprendre.

Les cauchemars qui surviennent après un événement traumatisant peuvent également permettre à la personne de revivre l’événement et de le dépasser.

http://www.7sur7.be/

Partir vivre sur Mars, c’est subir un décalage horaire permanent à vous rendre fou


La rotation de la planète Mars, n’est pas la même que celle de la Terre, donc un changement des fuseaux horaires tous les 3 jours. Cela aura des effets sur l’humeur, l’attention, les troubles du sommeil et bien d’autres symptômes. Si la NASA réussit à amener des colons, mieux vaut savoir dans quoi ils s’embarquent, et cela, sans compter les autres obstacles qu’ils devront affronter
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Partir vivre sur Mars, c’est subir un décalage horaire permanent à vous rendre fou

 

Mars | Nasa via Flickr CC License by

Mars | Nasa via Flickr CC License by

Repéré par Emeline Amétis

Repéré sur Five Thirty Eight

À force de rajouter quarante minutes chaque nuit, l’horloge de Mars finirait par être tellement décalée qu’en quelques semaines, elle sonnerait midi à l’équivalent de minuit sur Terre.

Si la Nasa envisage la colonisation de Mars par l’humanité, vivre sur la planète rouge ne sera pas de tout repos pour les Terriens, selon un article du site Five Thirty Eight. Comme notre planète, Mars tourne sur elle-même mais plus lentement. Une rotation de Mars prend 39 minutes et 25 secondes de plus que les 24 heures que l’on connaît sur Terre. Ceux qui auraient la «chance» de déménager sur Mars, vivraient donc en décalage horaire permanent: ces quelques minutes de plus reviendraient à traverser deux fuseaux horaires d’est en ouest tous les trois jours.

«Nous vivons notre vie selon l’écoulement du temps, mais sur Mars, ce serait différent sur tous les points. Nous aurions besoin d’un nouveau vocabulaire, d’un nouveau rythme circadien et d’un millier d’autres ajustements. Une journée n’aurait rien à voir avec celles que l’on connaît sur Terre», affirme Five Thirty Eight.

Troubles du sommeil et irritabilité

À force de rajouter quarante minutes chaque nuit, l’horloge de Mars finirait par être tellement décalée qu’en quelques semaines, elle sonnerait midi à l’équivalent de minuit sur Terre. Et les conséquences finiraient elles aussi par se faire ressentir.

«Vous pourriez ressentir un brouillard cognitif qui vous ferait oublier des choses et vous condamnerait à mettre davantage de temps à apprendre de nouvelles. Vous pourriez commencer à faire des erreurs», suppose le site, d’après des expériences menées sur des souris réveillées à six heures de différence chaque semaine.   

La plupart des scientifiques qui ont travaillé selon l’horloge martienne l’ont détesté. Five Thirty Eight donne une longue liste d’exemple: en juillet 1997, quand le Sojourner rover et le Pathfinder lander ont exploré la planète, les scientifiques de la Nasa se sont mis à l’heure martienne. Ils ont abandonné avant que la mission ne soit terminée.

Plus récemment, en janvier 2004, 250 ingénieurs et contrôleurs de la Nasa ont retenté l’expérience à l’occasion de l’exploration des rover Spirit et Opportunity: 82% d’entre eux se sont plaints de troubles du sommeil, d’irritabilité, de manque d’attention et d’énergie.

«Les somnifères sont les médicaments les plus utilisés pendant les missions spatiales», écrit le site.

Tout n’est pas perdu

En bref, il ne ferait pas bon de dormir sur Mars. Et quand le rythme circadien est perturbé, le métabolisme ralentit: vous pourriez prendre du poids, vous sentir fatigué tout le temps, avoir plus de chances de devenir diabétique et/ou de développer un cancer. Sans compter la gravité moindre de la planète rouge et les effets secondaires qu’elle engendre, parmi lesquels vision trouble, maux de tête…

Ceci dit, tout n’est pas perdu.

«Avec la bonne lumière et un sommeil organisé, nous pourrions adapter nos rythmes circadiens aux journées martiennes», contrebalance Five Thirty Eight.

Mais cela n’arrivera pas sans une lumière artificielle qui imiterait parfaitement la perception des rayons du soleil sur Terre: la distance qui sépare Mars du Soleil est environ 1,5 fois supérieure à celle qui sépare la Terre du Soleil, ses effets ne sont donc pas du tout les mêmes sur la planète rouge.

http://www.slate.fr/

Pourquoi faut-il éviter de s’endormir avec des écouteurs?


Beaucoup s’endorment avec la musique dans les oreilles à l’aide d’écouteur. Il semble que cette mauvaise habitude peut déranger le sommeil et avoir des conséquences sur l’audition
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Pourquoi faut-il éviter de s’endormir avec des écouteurs?

 

Pourquoi faut-il éviter de s'endormir avec des écouteurs?

Il est important de limiter la durée d’écoute à une heure par jour.Photo Fotolia

Pour mettre la lumière sur cette pratique potentiellement dangereuse, l’Observatoire français Bruitparif a réalisé un sondage sur 661 élèves âgés en moyenne de 13 ans.

40 % des 661 sondés disent s’endormir avec leurs écouteurs dans les oreilles. Les jeunes de 14 ans seraient eux, 14 % à le faire tous les soirs.

Selon le président Bruitparif, Didier Gonzales, «ces pratiques, lorsqu’elles s’installent dans la durée, peuvent être lourdes de conséquences pour l’audition, mais aussi générer des troubles du sommeil et entraîner des difficultés dans les apprentissages».

Bruitparif metionne aussi des rapports médicaux qui font état d’une «augmentation des signes de perturbation du sommeil».

Ces symptômes sont l’allongement du temps d’endormissement, des risques accrus de faire des cauchemars, ou encore le fractionnement et la déstructuration du sommeil.

UNE MAUVAISE PRÉVENTION

L’Organisation mondiale de la santé tente de prévenir de ces risques en déclarant qu’il est important de limiter la durée d’écoute à une heure par jour et de pas dépasser les 60 % de la capacité maximale de volume de son appareil.

Pourtant, Bruitparif doute que ces recommandations arrivent jusqu’aux oreilles des jeunes utilisateurs et les fassent entendre raison.

http://fr.canoe.ca/

Parasomnies : Ces étranges perturbations du sommeil


Le sommeil peut-être être troublé sans pour autant se réveiller, mais la qualité d’une nuit de sommeil est compromise
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Parasomnies : Ces étranges perturbations du sommeil

 

Parasomnies : ces étranges perturbations du sommeil…

 

On nomme parasomnies tous les phénomènes indésirables qui peuvent accompagner le sommeil. Celles que nous vous présentons ici n’empêchent pas de dormir, mais elles diminuent parfois le repos ; ou alors elles sont perturbantes pour l’entourage. Peu connues, elles sont pourtant fréquentes, voire très fréquentes.

Hallucinations du sommeil

Les hallucinations du sommeil sont parmi les parasomnies les moins bien connues, alors qu’elles ne sont pas rares. Elles sont liées à l’endormissement ou au réveil. Elles peuvent être visuelles – la personne voit des lumières ou des formes – ou auditives, et alors la personne entend un nom, une porte qui claque, une sonnerie ou autre. Elles peuvent aussi être kinesthésiques, c’est-à-dire qu’elles touchent à notre perception par notre corps. Les personnes ont alors l’impression que leur corps s’allonge en tout ou en partie, une sensation de flottement ou de chute, etc. Sans aucune gravité, ces hallucinations ne nécessitent aucun traitement. Elles apparaissent pendant la jeunesse et diminuent, puis disparaissent, en général avec l’âge. En souffrez-vous ? Elles sont tout sauf rares puisque 37% de la population connaît ce type d’expérience.

Paralysie du sommeil

Plus inquiétante pour celui qui en souffre, la paralysie du sommeil n’est pourtant pas plus grave. La personne affectée va avoir l’impression d’être réveillée, mais être incapable de se déplacer, de bouger ses membres, voire parfois de respirer. Elle peut avoir lieu à l’endormissement ou au réveil, et elle est souvent très angoissante. Elle peut en outre être accompagnée d’hallucinations. Au final, l’épisode ne dure au maximum que quelques minutes, et il cesse dès que la personne affectée peut être réveillée. Entre un quart et un tiers des jeunes adultes (étudiants) connaissent ce type de phénomène.

Cauchemars ou terreurs nocturnes ?

Les cauchemars sont des rêves dont le côté désagréable s’accentue au cours du rêve. On les dépeint la plupart du temps comme effrayants ou horrifiants, mais l’impression dominante peut aussi être le dégoût ou la gêne. Les cauchemars sont des troubles du sommeil sans gravité, mais ils laissent une impression si déplaisante qu’ils peuvent parfois peser lourdement sur la qualité de vie d’une personne affectée. Entre 2 et 8% de la population souffrent régulièrement de cauchemars.

Les terreurs nocturnes sont moins difficiles à vivre pendant le réveil, puisque la personne affectée ne s’en souvient pas quand elle est réveillée. Pour l’entourage en revanche, elles sont très impressionnantes : les personnes, au milieu de la nuit, se dressent dans leur lit, leur visage exprimant la plus grande peur. Parfois cette peur peut aller jusqu’à des cris ou des hurlements. Il est alors impossible de réveiller la personne affectée, qui finira cependant par se rendormir. Les terreurs nocturnes ne sont pas très rares: 2,2% des adultes en sont atteints.

Mis à jour par Isabelle Eustache
Créé initialement par Marion Garteiser, journaliste santé
Sources : Pr Michel Billard, « Le guide du sommeil », éd. Odile Jacob

http://www.e-sante.fr/

Que révèlent vos rêves ou vos cauchemars ?


On fait tous des cauchemars de temps à autre, ont-ils une signification ? Peut-être, mais comme nous sommes différents, les interprétations peuvent être différentes aussi. Cependant, dans certaines situations les cauchemars peuvent être un signe annonciateur d’un problème de santé
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Que révèlent vos rêves ou vos cauchemars ?

 

Que révèlent vos rêves ou vos cauchemars ?

 

    Nos rêves sont souvent étonnants, inquiétants voire angoissants. Certains cauchemars perturbent fortement nos nuits…. et jusqu’à nos journées.

    Nous avons aussi parfois l’impression que nos rêves possèdent des significations profondes. Mais que dit la science ? Faut-il s’inquiéter de nos rêves ? Décryptage avec un spécialiste du sommeil.

    Nos rêves ont-ils vraiment une signification ?

    « Oh tu as rêvé d’un train / d’une échelle / d’une forêt ? Cela doit vouloir dire que tu as besoin de changement / du mal à faire face à quelque chose / besoin de retourner à tes racines… »

    Nous avons tous un jour entendu une interprétation des rêves de ce type. Pourtant, selon le Dr Daniel Neu, chef du laboratoire du sommeil et de l’unité de chronobiologie au CHU Brugmann à Bruxelles, elles sont toutes fausses.

     « Il est possible d’interpréter le contenu des rêves, mais seulement dans le cadre d’une démarche thérapeutique avec un patient. Un événement ou un objet n’aura pas la même signification pour tout le monde, ou à tous les moments. »

    Si vous avez l’impression que vos rêves ont quelque chose à vous dire, si vous avez envie de mieux les comprendre, une psychothérapie vous sera peut-être utile. Évitez de dépenser votre argent dans des livres d’interprétation des rêves, ils ne vous apporteront rien !

    Rêves ordinaires ou fantastiques, quel sens ?

    Ajoutons que si certains font des rêves très étranges et fantastiques alors que d’autres rêvent de situations tout à fait ordinaires, cela n’a pas non plus de signification spécifique. En effet, nous faisons tous plusieurs rêves par nuit (environ toutes les 90 à 100 minutes). D’ailleurs, ce n’est pas parce que vous vous souvenez du plus trivial que vous n’avez pas fait de rêve très étrange au cours de la même nuit ! Vous l’avez peut-être simplement oublié…

    Quand les rêves posent problème

    Il y a tout de même une situation où le contenu des rêves peut poser problème, c’est quand ils entraînent un réveil soudain (éventuellement en sueur, avec le cœur qui bat, une panique, etc.) ou systématique. Rappelons que quand nous rêvons, une activité se passe dans notre cerveau de la même manière que lorsque nous vivons ces événements pendant l’éveil. Mais si l’expérience émotionnelle est trop intense, le sommeil n’y résiste pas. C’est pourquoi les cauchemars peuvent nous réveiller et nous mettre dans un état d’angoisse, voire de panique. A la clé, un manque de sommeil si la situation se répète. Essayez de diminuer le stress pendant la journée, cela peut éliminer les cauchemars. Mais si rien ne fonctionne, consultez un médecin : le sommeil est précieux !

    Des rêves annonciateurs de troubles plus sérieux

    Il peut arriver que des rêves soient annonciateurs de vrais problèmes de santé. Certaines maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou certaines démences peuvent se manifester au début par des rêves violents extériorisés au cours desquels la personne affectée va faire des mouvements brutaux dans son lit. De même, des rêves récurrents extrêmement dérangeants et présentant des scènes sanglantes, d’une grande violence, peuvent être compatibles avec des pathologies mentales comme les psychoses.

    Ce qui doit nous alerter dans nos rêves

    Attention, ces situations sont rares par rapport au nombre de personnes qui font simplement des rêves, ou des cauchemars ! Seules certaines situations bien précises doivent vous alerter :

  • Les rêves sont très différents de ceux que vous avez l’habitude de faire.

  • Leur apparition est brutale alors que votre vie est restée la même.

  • La personne qui partage votre lit est dérangée par votre comportement pendant le sommeil.

Dans ces cas, une visite chez le médecin s’impose. Il pourra, au besoin, vous orienter vers un centre du sommeil pour une analyse de vos nuits.

Mis à jour par Isabelle Eustache
Créé initialement par Marion Garteiser, journaliste santé le 16/05/2013
Sources : Merci au Dr Daniel Neu, spécialiste en médecine du sommeil (somnologie) et en neuro-psychiatre, responsable du laboratoire du sommeil

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Le Saviez-Vous ►Pourquoi certains ont l’impression de tomber en s’endormant?


C’est une sensation vraiment désagréable d’être sous le point de dormir alors que tout d’un coup, une très forte impression de tomber, nous réveil en sursaut
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Pourquoi certains ont l’impression de tomber en s’endormant?

Vanessa Hauguel 

Pourquoi avons-nous parfois l’impression de tomber en s’endormant? Cette sensation de sursaut ou de chute, ressentie par la majorité des gens, est un phénomène appelé myoclonie d’endormissement. La sensation de sursaut survient lorsque les muscles relaxent et que le corps entre dans la phase d’endormissement, mais que le cerveau, lui, demeure bien alerte. Le cerveau peut en effet alors réagir à cet engourdissement physique en envoyant un signal aux muscles de s’activer, d’où cette sensation étrange de soubresaut. Le phénomène se produit plus particulièrement suite à des épisodes de stress ou encore de fatigue physique importante.

Durant la phase d’endormissement hypnagogique, certains individus peuvent également éprouver différents troubles sensoriels, des hallucinations, ou même faire face à un trouble angoissant, la paralysie du sommeil. Si c’est votre cas, sachez que ce trouble n’est pas rare et ne présente aucun danger en soi. Par contre, il peut être un symptôme de la narcolepsie.

Une autre preuve que le cerveau n’est pas exactement au repos pendant le sommeil? Même endormi, il peut continuer d’apprendre et de prendre des décisions.

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Sommeil: 8 erreurs à éviter pour contrer l’insomnie


Tout le monde un jour l’autre ont des nuits d’insomnie pour diverses raisons. Mais quand l’insomnie est fréquente, il faut rechercher les causes. Il est à noter que certaines de ces causes pourraient être facilement corrigées, sinon, il serait bon d’en parler au médecin
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Sommeil: 8 erreurs à éviter pour contrer l’insomnie

 

chambre sommeil

    Photo :Tango Photographie

    Julie Leduc

 

Stress, anxiété, caféine… les causes de l’insomnie sont nombreuses. Mais notre chambre aussi peut nous empêcher de bien dormir. Voici huit erreurs à corriger pour retrouver des nuits de rêve!

1. Des rideaux ou des stores qui laissent passer la lumière

La lumière a un effet direct sur notre horloge interne, signale la Dre Diane Boivin, directrice du Centre d’étude et de traitement des rythmes circadiens à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal.

«Elle inhibe la sécrétion de mélatonine, une hormone qui signale à notre organisme le moment où le soleil se couche et se lève et qui permet au corps de s’adapter à son environnement. La mélatonine favorise l’endormissement et le maintien du sommeil.»

Or, l’obscurité active sa sécrétion.

«Il est donc préférable de dormir dans la noirceur la plus complète, poursuit Régine Denesle, directrice de la Clinique d’insomnie au Centre d’études avancées en médecine du sommeil (CEAMS) de l’Hôpital du Sacré-Coeur. La lumière suscite l’éveil, et une personne au sommeil sensible peut se réveiller dès les premières lueurs de l’aube. On recommande même aux travailleurs de nuit de porter des lunettes fumées quand ils rentrent chez eux le matin afin de ne pas trop s’exposer à l’effet stimulant de la lumière.»

La solution Installer des stores opaques aux fenêtres de notre chambre. Un masque pour les yeux peut aussi aider à se protéger de la lumière.

2. La télévision ou l’ordinateur dans la chambre

Les spécialistes sont unanimes: la chambre doit être réservée au sommeil et aux activités sexuelles.

«Ces appareils sont incompatibles avec une bonne hygiène du sommeil», note Mme Denesle.

La télévision et l’ordinateur ont un effet psychologique de divertissement, ajoute la Dre Boivin.

«Et regarder nos courriels ou travailler à l’ordinateur dans la chambre équivaut à transporter nos préoccupations professionnelles dans le lit. Autant de facteurs qui rendent l’endormissement plus difficile. De plus, la lumière projetée par les écrans nuit à la sécrétion de la mélatonine, ce qui retarde l’arrivée du sommeil.»

La solution Fermer l’ordinateur 30 minutes ou une heure avant d’aller au lit.

«On peut regarder la télévision en soirée. Cela permet à certains de décrocher, dit Régine Denesle. Mais on la regarde dans le salon à une distance d’au moins six pieds pour ne pas être trop affectée par la lumière de l’écran. On pense aussi à tamiser l’éclairage dans la maison. La baisse de luminosité envoie à notre cerveau le message qu’il est temps d’aller dormir.»

3. Une chambre surchargée de meubles et en désordre

«Il n’y a pas de recherches là-dessus, mais ça tombe sous le sens que se trouver dans une pièce chargée peut encombrer notre esprit, note Régine Denesle. Mais c’est une question personnelle. Certaines personnes vivent très bien dans le désordre.»

La Dre Boivin mentionne toutefois qu’il vaut mieux sortir notre sac de travail, nos dossiers, nos comptes à payer et nos listes de travaux de la chambre. Tout ce qui nous rappelle nos responsabilités peut générer du stress et nous empêcher de nous abandonner au sommeil.

La solution Aménager notre chambre pour qu’elle soit agréable, confortable et apaisante. On range ce qui traîne avant d’aller au lit, on ne garde rien qui concerne le travail à la vue. Si on n’a pas le choix d’avoir notre bureau dans la chambre, on s’organise pour créer deux zones distinctes et pour bien ranger l’espace travail avant le dodo.

4. Une température ambiante trop élevée

«Il n’y a pas de température recommandée: on y va selon notre confort, dit Régine Denesle. Mais généralement, une température qui se situe entre 18 et 23°C favorise un bon sommeil.»

«La température corporelle s’abaisse d’elle-même d’environ 1°C durant le sommeil, dit la Dre Boivin. Et pendant la phase de rêves, on devient très sensible à la température ambiante. S’il fait trop chaud ou même trop froid, notre sommeil sera perturbé et on aura tendance à se réveiller plus souvent.»

Les solutions Baisser le thermostat de notre chambre le soir ou ajuster la température avec un système d’air climatisé ou un ventilateur.

«L’été, une petite douche fraîche avant d’aller au lit peut nous aider à retrouver une température corporelle qui favorisera l’endormissement», signale Laura Creti, psychologue et chercheuse à la Clinique d’insomnie de l’Hôpital général juif, à Montréal.

5. Un conjoint qui ronfle

La situation nuit au sommeil du ronfleur et à celui de sa conjointe.

«Quand on est réveillée par un ronflement, on n’arrive généralement pas aux stades les plus profonds du sommeil, qui sont les plus reposants, indique Laura Creti. Ou on ne les atteint pas assez longtemps pour en ressentir les bienfaits. Résultat: le matin, on est encore fatiguée.»

Les solutions Le ronfleur doit consulter.

«Tout ronflement régulier devrait être évalué dans un centre du sommeil pour vérifier s’il n’y a pas d’apnée du sommeil», soutient Régine Denesle.

Ce trouble qui se manifeste par de courts arrêts respiratoires répétés comporte des risques pour la santé. Il peut notamment causer de l’hypertension artérielle et aggraver les maladies cardiovasculaires. De notre côté, on peut dormir avec des bouchons.

«Cela ne couvre pas complètement les ronflements, dit Mme Denesle, mais ça les éloigne. Ce sont les changements de décibels qui dérangent: un ronfleur qui respire fort, fait des pauses, reprend son souffle. On peut tenter de leur faire écran en dormant avec un bruit de fond constant, par exemple un ventilateur ou un aquarium.»

«Plusieurs ronfleurs ronflent quand ils dorment sur le dos, ajoute Laura Creti. Le vieux truc de coudre une poche dans le dos d’un t-shirt et d’y insérer une balle de tennis peut être utile.»

Si rien ne fonctionne, faire chambre à part est peut-être la solution.

6. Un matelas inconfortable

«Il faut un certain confort pour bien dormir. Un mauvais matelas peut causer des douleurs qui sont souvent une source d’insomnie, dit Laura Creti. Le mal nous réveille et on se rendort difficilement. Un matelas inconfortable risque aussi d’entraîner une association négative par rapport à notre lit et notre chambre qui peut dégénérer en association négative au sommeil.»

La solution Trouver un matelas dans lequel on est bien.

 «Mais attention au piège du marketing, avertit Régine Denesle. Il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour un bon matelas. Et le confort n’est qu’un aspect. Ce n’est pas parce qu’on a un matelas à 2 000$ qu’on va automatiquement régler nos problèmes d’insomnie!»

7. Le iPad dans le lit

Nous sommes plusieurs à avoir troqué nos livres pour un iPad ou une tablette électronique. Si la lecture nous transporte dans les bras de Morphée, ce n’est pas une bonne idée de traîner ces appareils dans le lit.

«Des recherches récentes ont montré que la lumière bleue émise par les tablettes électroniques suffit pour interrompre ou à tout le moins ralentir la sécrétion de mélatonine, explique Laura Creti. Quand on s’y expose trop longtemps en soirée, cela retarde notre endormissement.»

La solution Revenir au roman en version papier ou aux liseuses de première génération, qui ne sont pas rétroéclairées.

«On peut aussi porter des verres fumés orangés ou rouges pour lire sur une tablette, suggère Mme Creti. Cela coupe les rayons de la lumière bleue.»

8. Un réveille-matin lumineux

Le fait de voir les heures passer peut générer une anxiété néfaste pour le sommeil.

«C’est psychologique. Si on se réveille la nuit et qu’on met du temps à se rendormir, on peut s’énerver en regardant les heures qui passent, dit Régine Denesle. On se trouve alors prise dans un cycle de pensées nuisibles pour le sommeil.»

La solution Pour ne pas voir l’heure, tourner le réveil vers le mur, le couvrir avec un bout de tissu ou le cacher dans un tiroir.

Quand consulter?

Mettre plus de 30 minutes à s’endormir, se réveiller la nuit durant des périodes de plus de 30 minutes et se sentir fatiguée le matin sont des signes d’insomnie.

«On estime que 25 à 30% de la population vit occasionnellement des symptômes d’insomnie et que 10 à 12% des gens en souffrent de manière chronique, dit Régine Denesle. Quand on a des problèmes de sommeil plus de trois fois par semaine et qu’ils durent depuis plus de trois mois, c’est le moment de consulter.»

Selon la Dre Boivin, il faut s’inquiéter si notre manque de sommeil est associé à des difficultés à fonctionner le jour. Notre médecin, le personnel des cliniques du sommeil et un psychologue peuvent nous aider.

Des effets néfastes

«Les méfaits dépendent de la durée et de l’intensité des troubles du sommeil, souligne Régine Denesle. Une mauvaise nuit de temps à autre, ça arrive à tout le monde et c’est sans conséquences. Si on commence à faire de l’insomnie chronique, on ressentira par contre plus de fatigue. On peut manquer de concentration et risquer davantage d’avoir un accident sur la route ou au travail.»

Mme Denesle mentionne que certaines personnes vivent bien avec leurs problèmes de sommeil. Ce sont celles qui s’en font avec leur insomnie qui risquent le plus d’avoir des problèmes, comme de l’anxiété pouvant même aller jusqu’à la dépression.

De nouvelles recherches montrent que le manque répété de sommeil peut nuire au métabolisme des sucres et des graisses et favoriser l’obésité. Il peut aussi augmenter les risques d’hypertension.

«Mais il faut vraiment avoir des troubles du sommeil sévères pour que de telles conséquences apparaissent, note la Dre Boivin. Il ne faut pas entretenir une anxiété démesurée par rapport au sommeil. Avoir de temps en temps de moins bonnes nuits, c’est normal. On ne devrait pas partir en peur après deux nuits blanches et penser que notre santé est en péril! L’anxiété par rapport au sommeil est un des facteurs qui contribuent le plus au maintien de l’insomnie chronique.»

Pour en savoir plus

  • Le Sommeil et vous. Mieux dormir, mieux vivre, par Diane B. Boivin, Trécarré, 2012, 192 p., 34,95$.
  • Vaincre les ennemis du sommeil, par Charles M. Morin, Les Éditions de l’Homme, 2009, 288 p., 24,95$

http://www.coupdepouce.com/