Le Saviez-Vous ► Oui, le jus de citron peut causer des brûlures au soleil


Il arrive parfois que certains messages qui deviennent viraux sur les réseaux sociaux soient vrais. C’est le ca que manier des citrons et des limes avant d’aller au soleil risquent de provoquer des brûlures qui peuvent être graves qu’on appelle des phytophotodermatites à cause d’une substance le psoralène. Il y a d’autres fruits ou légumes, ainsi que des plantes pour ne nommer la berce du Caucase qui peuvent provoquer ce genre de dermatites.
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Oui, le jus de citron peut causer des brûlures au soleil

On voit deux mains qui tiennent chacune un cocktail sur le bord d'une piscine. Le mot « VRAI » apparaît sur la photo.

Manipuler des agrumes avant d’aller au soleil peut causer des brûlures.

PHOTO : ISTOCK / RAWPIXEL / PHOTOMONTAGE

Un article viral partagé sur les réseaux sociaux affirme qu’il ne faut jamais manipuler des citrons ou des limes avant d’aller au soleil, sous peine de développer de sérieuses brûlures. Bien que surprenante, cette affirmation est vraie.

L’article, publié sur un site web de conseils en santé, est intitulé « Ne maniez jamais des citrons ou des limes avant d’aller au soleil, prévient un mixologue ». On y explique que de manipuler des agrumes en préparant des cocktails peut causer de graves brûlures aux mains et aux bras.

Des recherches dans la littérature scientifique en 2017 confirment que c’est un phénomène réel, parfois surnommé la « dermatite de la margarita » (Nouvelle fenêtre). En effet, certains fruits et légumes contiennent une substance nommée le psoralène, qui réagit aux rayons ultraviolets. Cela peut mener à des phytophotodermatites, c’est à dire des réactions cutanées causées par l’interaction de cette substance avec la lumière du soleil.

Dans le journal du Collège des médecins de famille du Canada(Nouvelle fenêtre), on explique que les médecins observent souvent ce phénomène chez des patients qui reviennent de vacances passées au soleil. On y détaille, par exemple, le cas d’une femme qui a développé une phytophotodermatite après avoir pressé un citron dans son cocktail. Elle s’est retrouvée avec des brûlures sur les doigts ainsi que sur les cuisses, puisque celles-ci sont entrées en contact avec le jus de citron.

On voit deux photos d'une cuisse de femme recouverte de brûlures rouges.

Un article du journal du Collège des médecins de famille du Canada détaille le cas d’une femme qui a développé une phytophotodermatite durant ses vacances.

PHOTO : LE MÉDECIN DE FAMILLE CANADIEN

En plus des agrumes, d’autres fruits et légumes peuvent causer des phytphotodermatites, tels que le piment, le céleri, la carotte, la figue et le persil. Certaines plantes posent aussi des risques, notamment la berce du Caucase, qui peut même causer des brûlures au troisième degré.

Des brûlures parfois graves

La gravité de la brûlure varie selon la quantité de substance présente sur la peau et selon la durée d’exposition au soleil. La peau peut devenir rouge et irritée, et aller jusqu’à former des cloques. Les lésions peuvent s’aggraver durant les deux à trois premiers jours, avant de se résorber.

Les auteurs de l’étude expliquent qu’il est primordial de se laver la peau à l’eau après avoir manipulé des aliments contenant du psoralène, puisque ce ne sont pas tous les écrans solaires qui protègent contre les UVA responsables de cette réaction. Certains ne protègent que contre les rayons UVB.

Pour traiter ce genre de brûlure, les médecins prescrivent généralement des crèmes à base de stéroïdes, des antihistaminiques ou des compresses d’eau froide.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Les protections solaires du néolithique à nos jours


Depuis des millénaires que l’être humain se protège du soleil sans savoir vraiment le côté néfaste des rayons UV. À chaque époque, il y avait des solutions plus ou moins efficaces, mais le vêtement fut vraiment la meilleure protection. Dans les années 1200, on affirmait que la femme parfaite devait avoir la peau blanche pour éviter de ressembler à une paysanne. Odieux n’est pas ? Puis viens les grandes marques et la mode de bronzage qui apparaissent XIXe siècle qui était au début plus ou moins efficaces surtout qu’être bronzé était signe de santé.
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Les protections solaires du néolithique à nos jours

 

Photo : ec.gc.ca

Depuis le néolithique, hommes et femmes enduisent leurs corps de différentes substances ou se couvrent pour se protéger du soleil. Découvre les astuces au fil des siècles.

(Toutes les illustrations sont de l’Agence Rol, sur Gallica et datent des années 1920)

PAR MARINE GASC

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La protection solaire durant l’Antiquité

Des petits récipients contenant des poudres d’ocre et de cendres, ont été retrouvés, ils datent d’au moins cent siècles avant notre ère et il est possible d’imaginer que les hommes et les femmes s’en servaient de maquillage mais aussi et surtout de protection solaire. Aucune source sure. Il faut attendre l’Égypte antique pour lire sur un papyrus toute une liste de produits utilisés pour se protéger des rayons du soleil. On peut d’abord citer le mesdemet, le fameux khôl, dont on s’entoure les yeux pour se protéger du soleil, des insectes et du vent. Mais aussi des huiles (de jasmin) ou encore de l’Aloe Vera, des corps gras qui apaisent la peau et qui protègent du soleil lorsqu’on les mélange à différentes poudres comme la céruse de plomb (qui fait tomber les dents et file le saturnisme) ou le charbon.

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La méthode la plus efficace et sans risque reste le coton, eh oui ! Il n’y a rien de tel qu’un bon t-shirt pour se protéger, mais aussi d’un chapeau ou d’une ombrelle. Il faut savoir qu’en Egypte, en Mésopotamie et en Chine tout le monde utilisait des ombrelles. D’ailleurs, on a rendu l’ombrelle imperméable pour se protéger de la pluie, mais dans un premier temps, il s’agissait vraiment d’éviter les coups de soleil. Dans d’autres contrées, telles que l’Inde ou l’Afrique du Nord, on utilise plutôt des turbans, des chapeaux à larges bords ou différents voiles. En Grèce, durant l’Antiquité, on se couvre la tête, et Celsus (un savant, qu’ils disent) conseille de se frotter les parties du corps exposées au soleil avec du pétrole. L’épaisseur du pétrole protège la peau. Mais on imagine qu’il y a des effets secondaires peu agréables comme des irritations cutanées, des problèmes respiratoires et on parle aujourd’hui de perturbations endocriniennes. On évitera donc la méthode grecque. Les Tibétains, à la même époque, utilisaient une crème solaire à base de goudron et d’herbes…

Le saviez-vous ?

Déjà durant l’Antiquité, on recommande en Grèce et à Rome de s’exposer quelques minutes par jour au soleil afin de d’améliorer son moral et ses humeurs mais il faut attendre 1888 pour que le médecin Paul Pouzet mette au point l’Héliothérapie…

Le soleil médiéval, on en fait quoi alors ?

Figurez-vous que je n’ai pas trouvé grand chose à propos des protections solaires au Moyen-Age, différents écrits parlent cosmétiques, maquillages, onguents, mais rien qui s’intéresse véritablement au soleil. Et pourtant, on sait que la haute-société fuit ses effets et que les paysans qui y sont confrontés toute l’année doivent bien se protéger, sans doute avec des chapeaux et des tenues en coton !

Dans tous les cas, la femme parfaite doit avoir la peau blanche, comme le décrit Jean de la Halle en 1276 :

« De la tête aux pieds, sa peau est blanche. Son front est large, dégagé ; l’arête du nez belle et droite ; les sourcils forment un arc fin et bien dessiné ; les yeux, noirs, sont grands sous de fines paupières ; la bouche est fine, mais charnue en son centre, vermeille comme la rose. La nuque est fine, blanche et ronde, sans la moindre pilosité. La gorge est blanche et longue et les seins petits et durs, les bras fins et longs et les mains fines et blanches. » (Les diktats sur les corps féminins existent depuis toujours hein)

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Trotula, une célèbre médecin dont je vous parlerai dans un prochain article, donne une recette pour se protéger de la déshydratation cutanée provoquée par la chaleur. Tout d’abord l’eau de rose. Il faut s’en enduire le visage et appliquer ensuite de l’huile de lis et bien masser pour faire pénétrer. Elle le conseille « pour protéger le visage, le soir devant le feu ». On peut aisément penser que cette méthode était également utilisée pour les coups de soleil mais Trotula n’y fait pas référence. En revanche, elle donne aussi des astuces pour se blanchir la peau à base d’argile blanche, de céruse et de poudre d’alun. A Versailles, on utilise une autre solution : la saignée ! Eh oui, en évacuant une partie du sang, on permet au visage d’avoir l’air blême et malade. Et c’est souvent la véritable conséquence.

Cette mode de la peau laiteuse ne disparaît que bien plus tard, aussi, jusqu’à la fin du XIXe siècle, on reste autant que possible à l’ombre ou on se protège avec des vêtements amples en coton épais, des chapeaux et des voiles. Hommes et femmes se poudrent le visage avec des produits à base de plomb, on sait aujourd’hui que ça en a tué plus d’un ! Au XIXe siècle, dans le tableau « La promenade », Claude Monet illustre bien la protection de femmes contre le soleil : vêtements longs, chapeau, ombrelle…

Les grandes découvertes du XIXe siècle

Au XIXème siècle, les bains de mer commencent à se répandre sur toutes les côtes, il existe alors les cabanes de plage pour se protéger du soleil, mais l’ombrelle se démocratise et elle évolue aussi. On l’agrandit et on la renforce, c’est l’apparition du parasol ! Ainsi protégée, toute la famille peut partir sur la plage sans risquer de bronzer et de ressembler à un paysan.

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Si jusqu’à la fin des années 1800, la peau laiteuse était une mode, on comprend à cette même époque que les UV peuvent avoir des impacts positifs sur l’homme, c’est ce que l’on va travailler avec l’héliothérapie, mais on découvre surtout la radiation des ultraviolets et leurs effets néfastes sur l’organisme. En 1820, le docteur anglais Everand Home observe les effets de la chaleur sur la peau mais sans rien de plus. En 1858, le docteur français Charcot note que les ultraviolets provoquent des inflammations des yeux et de la peau. Et en 1891, Widmark et Hammer recommandent de se protéger du soleil avec des crèmes à base de quinine, mais on n’y fait pas grand cas, car à l’heure de la Belle Époque, on sort, on danse et l’heure n’est pas à la prévention des cancers de la peau et autres maladies photosensibles et puis après la Première Guerre mondiale, on part à la plage avec les congés payés !

Les congés payés, la plage et le bronzage

A vrai dire, la crème solaire telle qu’on la connaît est apparue avant les congés payés, elle date de 1928 et a initialement été commercialisée aux États-Unis. En revanche, en France, c’est bien en 1936, année des premiers congés payés que l’Oréal met en vente sa crème solaire qu’il teste déjà depuis plusieurs années. Son slogan « bronzer sans brûler ».

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Eh oui, durant les années 1920, il existe des produits dont l’efficacité n’est pas optimale hein. La mode est au bronzage depuis qu’en 1920 Coco Chanel a pris un coup de soleil énorme sur la croisette. Ses fans ont décidé de reproduire son bronzage en prenant des coups de soleil (depuis toujours je dis que la mode c’est de la merde). Il faut être rouge puis bronzé pour être hype, on oublie le teint clair et la peau laiteuse, il faut prouver qu’on part en vacances, alors hommes et femmes s’exposent au soleil durant de longues heures avec des crèmes solaires approximatives. En 1925 Joséphine Bakerest sur toutes les affiches et on lui envie son teint, de plus, on donne au soleil de nombreuses vertus.

Jean Cocteau écrit lui-même :

« Fais-moi le corps tanné, salé / fais ma grande douleur s’en aller / […] Soleil, je supporte tes coups / tes gros coups de poing sur mon cou » ou encore « Tu grises mieux que l’opium ».

Le soleil devient une drogue et le bronzage le fruit d’une addiction.

Vogue en 1931 donne de nombreux conseils pour éviter les taches de rousseur, les faire disparaître, ou encore bronzer sans cramer ! En réalité, il y avait déjà beaucoup de publicités dans Vogue.

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Le teint bronzé est désormais signe de bonne santé. Beaucoup de personnes utilisent des huiles végétales comme le coco ou la vanille, ça sent bon, c’est exotique, ça hydrate mais en aucun cas ça ne protège !! Comme la graisse à traire, oui ça stimule le bronzage mais il n’y a aucun filtre pour les UV et ça crame ! La graisse à traire c’est uniquement un corps gras que l’on met sur les mamelles des vaches pour éviter les crevasses due à la traite pendant l’hiver… Alors si tu fous ça sur le dos de ton gamin sur la plage de la Grande-Motte, faut pas s’étonner si tu rentres à la maison avec une écrevisse et un mélanome. En 1940, c’est la crème Deliel marron qui est la plus efficace. Mais l’Ambre Solaire cartonne avec ses publicités mettant en avant des pin-up au corps sculpté et au bronzage parfait.

L’évolution des protections solaires

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats dans le Pacifique utilisent une protection solaire à base de pétrole : « dark red veterionary petrolatum ». Il s’agit d’un corps gras et rouge, semblable à de la vaseline, mais qui pue… Mais c’est efficace. La marque Coppertone améliore la composition est connaît un grand succès avec son slogan « Je bronze plus vite avec Coppertone ». Eh oui, faut rentabiliser les vacances ; On reste peu longtemps sur la plage mais il faut être vite bronzé.

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Il faut attendre les années 1950 pour voir les premières grandes évolutions, on trouve différentes textures : mousse, spray, huile et on obtient des protections solaires avec des indices anti-UV un peu plus importants et efficaces. En 1960 on se rend compte qu’il faut protéger la peau du soleil toute l’année et en particulier lors des vacances au ski. Garnier lance en premier une gamme pourles sports d’hiver. Le problème c’est que ça empêche de bronzer efficacement alors comment prouver qu’on est en bonne santé et qu’on a du fric pour partir en vacances ? La solution est toute trouvée mais il faut attendre les années 1980 et l’apparition de l’autobronzant… Ça donne un aspect bronzé et un teint halé. Enfin, avouons-le, durant les années 1980, la peau est plutôt orange que caramel. Les années 1990 sont marquées par l’apparition des protections solaires waterproofs !

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A ce jour, des chercheurs britanniques recherchent une solution sur le long terme, une pilule qui protégerait la peau contre le soleil pendant plusieurs semaines.

http://www.racontemoilhistoire.com

Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse


Si une chose qui doit être primordiale pour un enfant, c’est de le protéger des rayons UV pour éviter que plus tard, il puisse souffrir du cancer de la peau. Même les adultes devraient se prémunir des rayons UV en tout temps, et de laisser tomber les salons de bronzage, car ces cancers sont en augmentation
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Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse

 

HuffPost Canada  |  Par Joy D’Souza

Selon les chercheurs, deux types de cancer de la peau soit le carcinome épidermoïde (SCC) et carcinome basocellulaire (BCC) – ont considérablement augmenté entre 2000 et 2010.

Les diagnostics de carcinome épidermoïde ont augmenté de plus de 260 % au cours des 10 dernières années. Le cancer de la peau sans présence de mélanome se produit dans les cellules de la peau, explique la Société canadienne du cancer. Il peut se développer et détruire les tissus à proximité.

Le carcinome basocellulaire représente 75% à 80% des types de cancer de la peau tandis que le carcinome épidermoïde représente environ 20% de tous les cancers de la peau. Les deux types ont tendance à se développer lentement et peuvent être détectés assez tôt.

« Nous savons que le soleil et certaines sources de lumière solaire artificielle [comme les lits de bronzage] émettent des rayons ultraviolets ou UV, qui endommagent la peau », a déclaré Christian Baum, dermatologue et auteur principal de l’étude. « Ces dommages cutanés s’accumulent avec le temps et peuvent souvent conduire à un cancer de la peau. »

Les résultats de l’étude de Baum sont appuyés par Statistiques Canada et la Société canadienne du cancer, qui affirment que 41 % des Canadiens ne prêtaient pas attention à l’indice UV quotidien, ce qui pose un risque plus élevé de mélanome, rapporte Global News.

« Il n’y a aucun moyen sûr d’obtenir un bronzage. La peau bronzée est une peau endommagée », ont-ils réitéré. « Éventuellement, les coups de soleil de votre jeunesse peuvent devenir plus tard un ou plusieurs cancers de la peau », a déclaré Baum.

Alors, que pouvez-vous faire pour protéger votre peau? Utilisez un écran solaire, insiste Baum.

« Les rayons UV peuvent pénétrer dans les fenêtres des voitures et la peau est exposée aux rayons UV, même lorsque le soleil ne brille pas. Les rayons UV rebondissent sous les nuages, hors de la neige, des bâtiments, et même pendant les jours gris.

Selon la Fondation canadienne du cancer de la peau, il y a plus de 80 000 diagnostics de cancer de la peau chaque année. On estime qu’un Canadien sur six sera diagnostiqué avec un cancer de la peau au cours de sa vie.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Étude: la peau continue de souffrir des heures après le bronzage


Que ce soit les salons de bronzage, ou les expositions au soleil, il est nécessaire d’être prudent avec le temps le temps alloué au bronzage. Il semblerait que même après une séance de bain de soleil, l’effet des ultraviolets continu à faire effet sur la peau
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Étude: la peau continue de souffrir des heures après le bronzage

 

Les chercheurs ont déterminé que dans leur étude environ... (PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Les chercheurs ont déterminé que dans leur étude environ la moitié des altérations de l’ADN se sont produites dans l’obscurité après l’exposition aux ultraviolets.

PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les dommages que subit la peau suite à l’exposition aux rayons ultraviolets du soleil se poursuivent durant les heures qui suivent, selon une étude publiée vendredi dans la revue américaine Science.

Être exposé à des ultraviolets, ceux du soleil ou des lampes de bronzage, peut endommager l’ADN dans les mélanocytes, les cellules qui pigmentent la peau en produisant la mélanine qui lui donne sa couleur, expliquent les chercheurs.

Ces derniers ont déterminé que dans leur étude environ la moitié des altérations de l’ADN se sont produites dans l’obscurité après l’exposition aux ultraviolets.

Jusqu’alors, les scientifiques pensaient que la mélanine protégeait l’épiderme en bloquant les rayons ultraviolets du soleil.

Ils ont également découvert que ces rayons activaient deux enzymes qui se combinent pour «exciter» un électron dans la mélanine. L’énergie générée par ce processus, appelé chimiosmose, est transmise à l’ADN dans l’obscurité, créant le même dommage génétique que les rayons du soleil.

Dans leur étude, les scientifiques, dont le Dr Douglas Brash, professeur de dermatologie à la faculté de médecine de l’université de Yale, sont aussi arrivés à la conclusion que la mélanine pourrait avoir des effets néfastes et être liée à des dommages de la peau.

Cette dégradation de l’ADN est une cause majeure de la forme la plus fréquente du cancer de la peau.

Pour cette partie de la recherche, ils ont exposé des souris et des cellules mélanocytes humaines à des rayonnements ultraviolets de lampes à bronzer.

Ces radiations ont provoqué un type particulier d’altération de l’ADN de ces cellules, qui empêche l’information génétique qu’elles contiennent d’être transmise correctement.

Ils ont constaté que l’ADN des mélanocytes, non seulement était endommagé, mais que ce phénomène persistait pendant des heures après la fin de cette exposition.

Ainsi cette recherche montre que la mélanine à des effets à la fois cancérigènes et protecteurs.

«Si on regarde à l’intérieur de la peau d’un adulte, la mélanine protège effectivement contre les dommages infligés par les rayons ultraviolets […], agissant comme un bouclier», explique le professeur Brash. «Mais elle a aussi des effets néfastes».

Les dégâts sur les mélanocytes après leur exposition aux rayons ultraviolets ont empêché une réparation normale de l’ADN chez les souris.

Les effets néfastes de ce phénomène devraient néanmoins pouvoir être neutralisés car ce processus chimique est lent, soulignent les chercheurs. Une crème solaire «le soir, après» le bain de soleil, pourrait par exemple le bloquer.

http://www.lapresse.ca/

La lumière bleue peut tuer les insectes


Pourra-t-on un jour mettre fin aux insecticides qui nous rendent malades ? La lumière DEL, serait-elle une solution à long terme. Pourra-t-on faire la différence entre les bons insectes et les autres ?.
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La lumière bleue peut tuer les insectes

 

 

La lumière bleue peut tuer certains insectes. AFP La lumière bleue peut tuer certains insectes. AFP

Par Joël Ignasse

À certaines longueurs d’ondes, la lumière visible peut s’avérer létale pour les moustiques et d’autres insectes. Une piste pour lutter contre leur propagation dans les cultures.

DEL. Le prix Nobel de physique a récompensé en 2014 les trois chercheurs japonais Isamu Akasaki, Hiroshi Amano et Shuji Nakamura pour l’invention de la diode électroluminescente bleue (en 1989, elle a été commercialisée en 1996). Les diodes bleues équipent aujourd’hui de nombreux objets du quotidien dont les écrans de TV ou les lecteurs de disques Blu-Ray. Elles permettent, par combinaison avec d’autres diodes, d’obtenir de la lumière blanche pour l’éclairage. Une équipe japonaise de l’université de Tohoku vient peut-être de découvrir une nouvelle application à ces diodes : l’élimination des insectes.

La dose mortelle varie selon les insectes entre 24 et 48 heures

Les effets des rayons ultraviolets sur les cellules et les organismes sont bien connus. Ils sont d’ailleurs utilisés pour purifier l’eau, et malheureusement aussi responsables de certains cancers de la peau. Mais l’irradiation avec de la lumière visible n’est pas censée être mortelle pour les êtres vivants complexes comme les insectes.

Pourtant l’étude publiée en ligne sur le site de la revue Scientific Reports indique que la lumière bleue peut tuer les larves, nymphes et individus adultes de la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster), du tribolium brun de la farine (Tribolium confusum) et d’un moustique du genre Culex, retrouvé uniquement dans le métro de Londres.

LONGUEUR D’ONDE. Un fait intriguant : les différents insectes cités ne réagissaient pas à la même longueur d’onde de la lumière. Les mouches du vinaigre s’écroulent sous une lumière à 467 nm (bleu moyen) tandis que les moustiques le font à 417 nm (bleu lavande). Pour le tribolium ce sont toutes les longueurs d’ondes entre 404 nm (violet) et 467 nm qui sont mortelles. La durée d’exposition pour atteindre la dose mortelle varie selon les insectes entre 24 et 48 heures et dépend également du nombre de photons reçus par mètre carré par seconde.

Les chercheurs n’ont pas mené d’études permettant d’expliquer cette létalité de la lumière bleue. Ils supposent qu’elle active des mécanismes oxydatifs similaires à ceux induits par les ultraviolets. Mais chez certaines espèces d’insectes la lumière bleue est plus mortelle que les UV. Ils estiment aussi que cette découverte pourrait conduire à une nouvelle méthode pour lutter contre les insectes et parasites des cultures. Mais du fait de la sensibilité de chaque insecte à une longueur d’onde spécifique, il faudra un éclairage à large spectre pour lutter contre plusieurs espèces de nuisibles.

http://www.sciencesetavenir.fr

Hausse alarmante des mélanomes au Canada


L’été c’est le soleil, la chaleur, et les activités extérieurs. Se protéger des rayons UV est une prévention contre le cancer de la peau. Car les mélanomes sont en net progression au pays
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Hausse alarmante des mélanomes au Canada

 

Le cancer de la peau est le cancer le plus répandu au Canada.

Photo Fotolia

OTTAWA – La formation de mélanomes est de plus en plus fréquente chez les Canadiens, indique un nouveau rapport de la Société canadienne du cancer (SCC).

Le cancer de la peau est le cancer le plus répandu au Canada et le mélanome est la pire manifestation de cette maladie, a dit la porte-parole de la Société canadienne du cancer, Kelly Fathers.

«Il y a presque autant de nouveaux cas de mélanomes malins qu’il y a de nouveaux cas de cancer du sein, cancer de la prostate, cancer du poumon et cancer colorectal confondus», a dit Dre Fathers.

Environ 6500 Canadiens recevront un diagnostic de mélanomes malins cette année, et 76 100 cas de cancer de la peau sans mélanome seront répertoriés. Selon le rapport spécial de la SCC, 1050 Canadiens atteints d’un mélanome et 440 atteints d’une autre forme de cancer de la peau mourront en 2014.

Ce rapport intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 vient d’être publié en partenariat avec l’Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada. Selon cette nouvelle publication, les cas de mélanomes ont augmenté de 2 % par année chez les hommes depuis 2006, et 1,5 % chez les femmes, alors que les autres formes de cancer sont en baisse.

Nous avons observé la plus grande augmentation d’incidence de mélanomes dans le plus vieux des groupes d’âge, c’est-à-dire les 65 ans et plus», a dit Kelly Fathers.

Les facteurs les plus compromettants sont l’exposition aux rayons ultraviolets du soleil et les lits de bronzage. «Même si c’est attrayant d’avoir la peau bronzée, c’est une pratique dommageable, a-t-elle expliqué.

«Fort heureusement, le cancer de la peau peut être contré si l’on se protège du soleil», a ajouté Dre Fathers.

Cette dernière propose de prévoir ses activités extérieures avant 11 h et après 16 h, ou n’importe quand si l’index UV est de 3 ou moins.

Se mettre à l’ombre autant que possible, et porter des vêtements protecteurs comme de larges chapeaux et des verres fumés sont aussi de bons moyens de prévention. Kelly Fathers ajoute que les écrans solaires doivent être appliqués sur toutes les parties du corps qui sont exposées au soleil.

http://fr.canoe.ca

Le cancer de la peau continue de progresser au pays


Le cancer de la peau viens d’égaliser celui des poumons. Avec la belle saison, il est normal de vouloir s’exposer au soleil, mais il faut absolument prendre des précautions. Il semble que ce soit les adolescents qui sont les plus négligeant,. Le bronzage est malheureusement toujours à la mode
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Le cancer de la peau continue de progresser au pays

 

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000... (Photo archives Associated Press)

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000 autres cas de cancer de la peau (de types carcinome spinocellulaire et carcinome basocellulaire) seront diagnostiqués au courant de l’année, soit environ 30 % du nombre total de cas.

Photo archives Associated Press

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que la belle saison est à nos portes, la Société canadienne du cancer (SCC) tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport rendu public mercredi, l’organisme prévient qu’un type de cancer – l’un des plus facilement évitables – progresse davantage que les autres: le cancer de la peau.

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000 autres cas de cancer de la peau (de types carcinome spinocellulaire et carcinome basocellulaire) seront diagnostiqués au courant de l’année, soit environ 30 % du nombre total de cas.

Pour ce type de cancer, qui est devenu le plus courant dans l’ensemble du Canada – ex aequo avec le cancer du poumon, à l’heure actuelle -, le principal facteur de risque n’est pas génétique, mais bien environnemental.

La surexposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil ou des lits de bronzage est à pointer du doigt, peut-on lire dans le document préparé en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada ainsi que les registres de cancer provinciaux et territoriaux.

«Malheureusement, la mode du bronzage est encore présente et les gens ont un peu perdu les consignes de sécurité. Ils s’exposent plus qu’avant et se protègent moins qu’il y a 20 ans. On voit qu’il y a encore de l’éducation à faire», résume André Beaulieu, porte-parole de la SCC.

«Les jeunes bébés, les enfants, ça, les parents ont compris. C’est bien intégré dans les moeurs. Mais dès que l’adolescence arrive, les consignes de sécurité sont complètement mises de côté», poursuit-il en entrevue avec La Presse Canadienne.

L’entrée en vigueur en février dernier de la loi québécoise interdisant aux moins de 18 ans de fréquenter les salons de bronzage est un pas dans la bonne direction, estime-t-il.

Les jeunes, surtout les adolescentes, devenaient rapidement accros à ces appareils, qui projettent des rayons UV d’une puissance de 5 à 15 fois plus élevée que ceux du soleil.

«La majorité des clients qui allaient dans les salons de bronzage commençaient avant l’âge de 18 ans. Le «pattern» que l’on observait, c’était qu’il y en avait beaucoup avant les cérémonies de diplomation, en secondaire cinq, expose M. Beaulieu. Et malheureusement, l’habitude durait jusqu’à la fin de la vingtaine.»

Martine Provost s’est glissée dans ces machines qu’elle appelle désormais des «cercueils» alors qu’elle était adolescente. La jeune femme aujourd’hui âgée de 33 ans, au teint et aux cheveux naturellement foncés, se faisait aussi dorer au soleil sans trop pécher par excès de prudence.

Le diagnostic, «brutal», est tombé le 14 mai 2013. Sa dermatologue lui a annoncé qu’elle était atteinte d’un mélanome et qu’il fallait opérer immédiatement, ce qui fut fait avec succès.

«C’était la fin de mon histoire avec le soleil», lâche-t-elle à l’autre bout du fil.

«Dans mon histoire, il y a quand même de l’espoir, parce qu’ils m’ont prise au bon moment – surtout qu’il y avait des métastases, poursuit Mme Provost. Maintenant, je me dis que c’est mon devoir de rencontrer les jeunes, surtout les jeunes filles, pour passer le message qu’il n’y a pas de façon sécuritaire de se faire bronzer.»

En février 2012, la SCC avait proposé dans un mémoire déposé en commission parlementaire d’inclure dans le projet de loi sur les salons de bronzage l’imposition d’une taxe à la séance de 10 %, avec un prix plancher de 1 $. L’organisme s’inspirait d’une loi adoptée aux États-Unis en juillet 2010.

À la lumière des statistiques rendues publiques mercredi, faudrait-il envisager de modifier la loi québécoise afin d’y inclure une telle disposition? Le porte-parole de la SCC ne se montre pas chaud à l’idée, disant préférer attendre de voir comment les choses ont évolué depuis.

«Vous savez, il y a des pays qui ont banni complètement l’industrie du bronzage. On n’est pas rendus là. Nous, on dit quand même qu’il y a le libre choix de la personne. Je pense qu’on est encore à l’étape de conscientiser les gens», fait valoir M. Beaulieu.

La pression exercée par l’explosion du nombre de cas de cancer de la peau sur le système de santé est non négligeable: au Canada, les coûts atteignent actuellement environ 532 millions $ par année, et on s’attend à ce que cette somme grimpe à 922 millions $ par année d’ici 2031, selon la SCC.

Le cancer de la peau n’est toutefois pas le seul à progresser au pays, constate-t-on à la lecture du rapport intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer 2014.

Inévitablement, le vieillissement de la population et la croissance démographique ont une influence à la hausse sur le nombre de cas répertoriés.

«On ne pourra rien faire contre ça. Là où on pourra faire des gains dans les prochaines années, c’est au niveau de la prévention et du dépistage précoce», souligne André Beaulieu.

Dans le cas du cancer colorectal, l’un de ceux dont l’impact sur la mortalité est le plus élevé, la SCC exhorte le ministère de la Santé et des Services sociaux à déployer au plus vite le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCC) à l’ensemble des Québécois âgés de 50 à 74 ans.

Dans le cas du cancer du poumon, le combat est bien loin d’être gagné, et ce, malgré les nombreuses campagnes de prévention et de sensibilisation aux conséquences du tabagisme qui ont été mises en oeuvre dans les dernières années.

Plus d’hommes au Québec qu’ailleurs au pays recevront un diagnostic de cancer du poumon, et près du tiers des décès par cancer, soit 31 % (27 % au Canada), sont imputables au seul cancer du poumon (hommes et femmes), souligne-t-on dans le rapport.

La proportion de cancers «évitables» – 60 % en compilant ceux du poumon et de la peau – surpasse donc les cancers dont les causes sont plutôt de nature génétique.

Martine Provost, elle, veut éviter à tout prix de revivre le même cauchemar, mais ne s’empêche pas de vivre pour autant.

«Je suis allée dans le Sud cet hiver, alors c’est sûr que ça m’a causé un petit stress. J’ai passé la semaine sous les parasols, avec un chapeau… et disons je suis très contente que les robes longues soient à la mode, parce que ça m’a permis de me protéger les jambes», rigole-t-elle.

Le rapport complet sur les statistiques canadiennes en matière de cancer est disponible sur le site Internet de la SCC.

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