Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées sous le site archéo­lo­gique de Pompéi


Cela fait des décennies que la deuxième guerre mondiale est finie et il y a encore des bombes dans le monde qui doivent être désamorcées. Pompéi ne fait pas exception. Comme c’est un site touristique et archéologique, me semble qu’il est temps de s’en occuper.
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Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées sous le site archéo­lo­gique de Pompéi

par  Suzanne Jovet

Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées dans les fonda­tions du site archéo­lo­gique de Pompéi, dans le sud de l’Ita­lie, rapporte le Guar­dian. Des équipes d’ar­chéo­logues mili­taires procèdent actuel­le­ment à des fouilles pour exhu­mer ces explo­sifs.

Les Alliés les ont largués au cours de neuf bombar­de­ments, le 24 août 1943, avant d’en­va­hir la Botte. Au total, entre 1939 et 1945, 165 bombes ont pilonné le site archéo­lo­gique.

« 96 bombes ont été loca­li­sées et désac­ti­vées », a rapporté le jour­nal italien Il Fatto Quoti­diano.

En revanche, un tiers de la zone n’a pas été explo­rée. Les experts s’at­tendent donc à décou­vrir au moins 10 bombes non explo­sées dans les 22 hectares restants.

Crédit : The Sun

D’après eux, ils n’existe aucun risque d’ex­plo­sion, ce qui est plutôt rassu­rant pour les 2,5 millions de touristes annuels. Selon les statis­tiques du minis­tère italien de la Défense, des milliers de bombes de la Seconde Guerre mondiale sont désa­mor­cées dans le pays chaque année.

Source : The Guar­dian

https://www.ulyces.co/

Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs


     

    Ce n’est peut-être pas très courant, mais cela arrive que des piles non utilisées peuvent provoquer des incendies. Il semble que les piles lithium-ion devraient porter une attention particulière. Ainsi que toutes piles que l’on recharge dans un endroit sécuritaire
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    Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison.

    COURTOISIE DAMIEN MORRIS

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison

  • Kevin Bissett

      Après avoir installé ses décorations de Noël cette année, Damien Morris s’est retrouvé avec quelques piles en trop et a fait ce que la plupart des gens font: les ranger dans un tiroir en attendant d’en avoir besoin.

      Ces piles ont toutefois déclenché un incendie qui aurait pu détruire sa maison située à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard.

      M. Morris n’avait aucune idée que les piles pouvaient représenter un tel danger et il a décidé de partager son histoire afin d’informer le public au sujet d’un phénomène qui, selon les experts, est beaucoup plus courant qu’on ne pourrait le croire.

      Plus de 100 plaintes en un an

      Au cours de la dernière année, Santé Canada a reçu plus de 100 plaintes de la part de consommateurs concernant les piles. Les problèmes rapportés allaient du simple dégagement de chaleur à l’incendie.

      Selon Andrew Hulan, un agent de la sécurité des produits à Santé Canada, tout type de pile pourrait potentiellement comporter un risque, mais celles au lithium-ion font plus souvent l’objet de plaintes.

      M. Hulan a expliqué que le matériel utilisé pour fabriquer ce genre de pile était très réactif à l’air et que, si une fuite survenait, le résultat était explosif.

      En juillet, l’association des services des incendies de Terre-Neuve-et-Labrador a publié un avertissement après que des piles au lithium-ion eurent apparemment provoqué deux incendies dans la province.

      L’un de ces incendies, qui a jeté à la rue un frère et une soeur à Saint-Jean de Terre-Neuve, a été mis sur le compte des piles d’une voiture téléguidée pour enfant.

      Heureusement, l’incendie ayant éclaté dans la résidence de Damien Morris le 18 novembre a eu un dénouement moins tragique.

    À 2 h 30 du matin, nous avons entendu nos détecteurs de fumée se mettre à sonner. Je me suis levé et j’ai réveillé les enfants. Ma femme s’est aussi levée et a dit: « Ça sent bizarre ».Damien Morris

    La famille a descendu au rez-de-chaussée pour trouver les lieux complètement enfumés. La fumée était plus épaisse dans la cuisine et semblait s’échapper de l’un des tiroirs.

    «J’ai ouvert le tiroir et tout s’est mis à brûler. Je l’ai rapidement refermé, je l’ai retiré, j’ai demandé à ma femme d’ouvrir la porte-fenêtre et je l’ai lancé à l’extérieur», a relaté le résidant de Charlottetown.

    «Les dommages n’étaient pas trop importants. C’était surtout la fumée qui avait abîmé la maison.»

    D’après Damien Morris, les équipes d’urgence sont arrivées et le chef du service des incendies a déterminé que les piles «C» et «D» que le propriétaire de la maison avait rangées dans le tiroir étaient à l’origine de l’incendie.

    «Les deux connecteurs mâles se sont touchés, générant de la chaleur et mettant le feu aux linges à vaisselle», a expliqué M. Morris.

    Attention avec la recharge des piles

    Raynald Marchand, le directeur général du Conseil canadien de la sécurité, a souligné que les problèmes survenaient souvent lorsque les gens rechargeaient les piles près d’objets en tissu ou d’autres combustibles.

    «Lorsque vous rechargez des piles, il est important de le faire dans un endroit sécuritaire afin qu’elles ne surchauffent pas et préférablement quand vous êtes à la maison», a-t-il conseillé.

    «Les ordinateurs, qui sont dotés de grosses piles, sont souvent rechargés pendant qu’ils reposent sur un divan ou un lit et peuvent dégager beaucoup de chaleur lorsqu’ils sont en train d’être rechargés.»

    M. Marchand a précisé que les piles au lithium-ion étaient particulièrement à risque parce qu’elles étaient très puissantes et que les connecteurs étaient fréquemment situés sur le même côté.

    Raynald Marchand et Andrew Hulan ont tous les deux recommandé de ranger les piles dans leur emballage d’origine ou dans un contenant fait de matériaux non inflammables.

    Ils ont aussi affirmé que les piles usagées devraient être rapportées à un centre de recyclage et jamais jetées dans une poubelle ou dans un feu.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Un lycéen abat dix personnes dans une école au Texas


      Alors qu’en Ohio, une jeune femme s’est présenté armée pour la remise des diplômes dans le but protester que les étudiants et professeurs devraient avoir le droit d’être armée dans le lycée. Au Texas, c’est un étudiant de l’école à Santa Fe qui est entré armée pour tuer des étudiants de la même école. Franchement, c’est pourtant clair, l’accès aux armes amène plus de violence et des risques que ces tragédies soient de plus en plus fréquentes.
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      Un lycéen abat dix personnes dans une école au Texas

      Source: Belga

      Au moins 8 morts lors d’une fusillade dans un lycée du Texas

       Dix personnes ont été tuées et dix autres blessées vendredi dans la fusillade survenue dans un lycée de Santa Fe au Texas, a rapporté le gouverneur de l’Etat Greg Abbott.

      © ap.

      « C’est avec tristesse que je peux confirmer que 10 personnes ont été tuées et que 10 ont été blessées », a déclaré M. Abbott lors d’une conférence de presse.

      Le tireur, un élève du lycée, a laissé des explosifs dans une maison et un véhicule, a également prévenu le gouverneur.

      « L’une des raisons pour lesquelles nous sommes préoccupés par les explosifs est le fait que nous en avons détectés différents types », a-t-il expliqué, évoquant notamment un cocktail Molotov.

      Greg Abbott a expliqué que les armes utilisées étaient un fusil à pompe et un revolver.

      « Selon mes informations, le tireur a récupéré ces deux armes auprès de son père (…) son père possédait ces armes légalement. Je ne sais pas si le père était au courant que son fils avait récupéré ces armes », a-t-il détaillé.

      Le campus de cet établissement scolaire comprend comme la plupart des lycées américains un grand parking bordant des bâtiments et un terrain de baseball et de football américain.

      Quelques minutes auparavant, le président américain Donald Trump avait tweeté: « Fusillade dans une école au Texas. Les premières informations montrent qu’on peut s’attendre à de mauvaises nouvelles ».

      En préalable d’un discours sur la réforme pénitentiaire à la Maison Blanche, il a ensuite dénoncé « une attaque horrible« .

      « Cela dure depuis trop longtemps dans notre pays » a-t-il affirmé, assurant que son administration était déterminée à faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour protéger les étudiants et s’assurer que « ceux qui représentent une menace pour eux-mêmes et pour les autres » ne puissent détenir d’armes. « Très triste journée, très très triste », a-t-il ajouté.

    Rapide confinement

    L’hôpital universitaire du Texas (UMTB) a indiqué sur Twitter avoir reçu trois patients deux adultes et un jeune de moins de 18 ans– à la suite de la fusillade.

    Le district scolaire de Santa Fe avait indiqué plus tôt sur sa page Facebook qu’un « incident s’est produit ce matin dans un lycée impliquant un tireur. L’incident est toujours en cours mais est sous contrôle. Des blessés ont été confirmés », sans jamais identifier l’établissement concerné.

    Il avait rapidement mis en place un confinement du lycée après le signalement des tirs. Ed Gonzalez a précisé sur Twitter qu’un policier avait été blessé, mais l’ampleur des blessures n’était pas connue à ce stade.

    « Quelqu’un est entré avec un fusil et a commencé à tirer, et cette fille a été blessée à la jambe », a déclaré un témoin seulement identifié avec le prénom Nikki, à la chaîne locale KTRK. Cette source a précisé que des élèves avaient pris la fuite.

    Richard Allen, un parent d’élève, a raconté à cette chaîne être arrivé sur place peu après le début de la fusillade et avoir vu plusieurs personnes être emmenées en ambulance.

    « Mon fils a dit que quelqu’un était entré dans la salle des cours d’arts et a commencé à tirer sur beaucoup d’élèves », a-t-il dit.

    Les images de télévision montraient des élèves en file indienne, certains en train d’être évacués vers un site à l’écart, où leurs parents pouvaient venir les récupérer.

    C’est la dernière fusillade en date dans un établissement scolaire des États-Unis, où le débat sur les armes à feu fait rage. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, un jeune homme de 19 ans, Nikolas Cruz, a ouvert le feu dans un lycée de Parkland, dans le sud-est de la Floride, tuant 17 personnes avant d’être arrêté.

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    Comment Stephen Paddock a-t-il pu acquérir plus de 40 armes à feu?


    Le massacre des Las Vegas a été la pire tuerie des États-Unis fait par un seul tireur. Personne ne comprend ce qui a pu se passer dans sa tête, même si l’organisation Etat islamique a revendiqué cette tuerie, il peut probable, car rien ne relie le tireur à eux. Reste à savoir pourquoi et comment un seul homme a pu avoir autant d’armement en sa possession
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    Comment Stephen Paddock a-t-il pu acquérir plus de 40 armes à feu?

     

    © AP Boston25/Twitter.

    Stephen Paddock, le « malade » ayant commis le massacre de Las Vegas, selon les mots de Donald Trump, restait mardi une énigme nationale aux Etats-Unis où enquêteurs et médias s’employaient à comprendre ce qui a pu faire basculer ce discret retraité, jusque-là sans histoire.

    Agé de 64 ans, ce comptable à la retraite était un joueur invétéré, habitué des hôtels-casinos où il pariait des sommes très importantes et où il pouvait vivre pendant des mois consécutifs, selon son frère. Etrange et reclus, selon ses voisins, il était devenu millionnaire grâce à des investissements immobiliers, a dit son frère Eric. Il était propriétaire de plusieurs maisons, dans plusieurs Etats.

    Père braqueur de banques

    Inconnu des services de police, il a accumulé dans la plus grande discrétion un arsenal de 42 fusils et armes de poing, des explosifs et des milliers de munitions, et assassiné 59 personnes dimanche soir, plus qu’aucun tireur dans l’histoire des Etats-Unis. Plus de 500 personnes ont aussi été blessées. Il avait une petite amie, Marilou Danley, une Australienne de 62 ans d’origine philippine, ancienne employée de casinos, qui se trouvait lundi à Tokyo. Son père était un braqueur de banques qui s’est évadé de prison dans les années 1960 avant d’être rattrapé.

    La police de Las Vegas l’a qualifié de « loup solitaire », martelant qu’il a agi seul. L’organisation Etat islamique a affirmé qu’il était l’un de ses « soldats », converti à l’islam, mais le FBI a dit lundi n’avoir absolument rien trouvé liant Stephen Paddock au groupe djihadiste.

    « Nous fouillons tout son passé et explorons chaque indice », a déclaré le shérif adjoint de Las Vegas Todd Fasulo lundi soir aux journalistes. « S’il vous plaît, soyez patients », a-t-il imploré.

    Le président américain, lui, s’est gardé d’utiliser le terme de terroriste.

    « C’est un malade, un fou », a déclaré Donald Trump mardi matin, avant de s’envoler pour Porto Rico, sinistré par l’ouragan Maria. « Nous avons affaire à un individu très très malade ».

    Stephen Paddock était arrivé à l’hôtel Mandalay Bay jeudi dernier, où il avait réservé une suite au 32e étage, surplombant le grand festival de musique country en plein air Route 91 Harvest, à quelques centaines de mètres de distance.

    Il y a discrètement apporté 23 armes à feu, dont l’inventaire n’a pas été détaillé par les forces de l’ordre mais dont on sait qu’elles incluaient des fusils d’assaut, dont certains probablement automatiques. Les armes automatiques, de type militaire, permettent de tirer des rafales en gardant le doigt sur la détente, à la différence des semi-automatiques, où il faut constamment réappuyer. Les policiers ont également découvert 19 armes à feu à son domicile de Mesquite, ainsi que des explosifs et des milliers de balles. Dans son véhicule, ils ont trouvé du nitrate d’ammonium, un engrais qui peut servir à fabriquer des explosifs.

    Commerce réglementé des armes automatiques

    Une autre propriété, à Reno, toujours dans le Nevada, a été perquisitionnée par les forces de l’ordre, avec l’aide de démineurs par précaution. On ne savait pas encore mardi en fin de matinée ce qui y a été trouvé. Les conclusions des investigations sur la personnalité et le mobile du tueur auront des conséquences très politiques. Comme lors de précédentes fusillades, mais avec une intensité accentuée par l’horreur du bilan humain, le débat sur la législation sur les ventes d’armes a été relancé par les démocrates.

    Comment un homme peut-il acquérir en toute légalité plus de 40 armes à feu? Comment a-t-il pu obtenir des fusils automatiques, interdits à la vente sauf pour ceux datant d’avant 1986, dont le commerce est extrêmement réglementé? Au Congrès, les chefs de la majorité républicaine ont rejeté l’appel des démocrates. Mais ils ont annoncé mardi qu’une proposition de loi devant faciliter l’achat de silencieux, et qui devait être bientôt examinée à la Chambre des représentants, était repoussée sine die.

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    Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


    Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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    Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

     

    WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

    Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

    Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

    Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

    Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

    Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

    En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

    Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

    Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

    Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

    Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

    Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

    Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

    À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

    En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

    En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

    En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

    Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

    Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

    www.stop-aux-bombes.ca

    #StopBombingCivilians

    http://quebec.huffingtonpost.ca/j

    Des épinards bioniques capables de détecter les explosifs


    On n’arrête pas le progrès ! Imaginez des épinards qui pourront détecter des produits chimiques qui font partie de la composition d’explosif,  ce qui serait plus économique et plus sûr pour trouver par exemple des mines antipersonnel
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    Des épinards bioniques capables de détecter les explosifs

     

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    Des épinards modifiés pour repérer la présence d’explosifs dans le sol.Photo Gentside

    C’est une nouvelle prouesse qu’a réalisée une équipe de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour la première fois, elle a réussi à  implanter des nanotubes de carbone dans des feuilles d’épinard. L’objectif: créer des plantes bioniques capables de repérer la présence d’explosifs.

    L’invention semble tout droit sortie d’une oeuvre de science-fiction et pourtant, il s’agit bien de la réalité. Le protocole qui lui a permis de voir le jour est le fruit d’une récente discipline scientifique connue sous le nom de nanobionique. Contrairement à la génétique, elle ne touche pas à l’ADN des végétaux mais leur introduit des nanoparticules pour leur conférer de nouvelles fonctionnalités.

    Bien que la finalité soit proche de celle des OGM, organismes génétiquement modifiés, il s’agit de deux catégories distinctes. Mais si la nanobionique a encore du chemin à  faire, de premières performances réalisées au sein des laboratoires du MIT laissent déjà entrevoir de grandes possibilités. L’étude a d’ailleurs fait l’objet d’une récente publication dans la revue Nature Materials.

    UNE NOUVELLE ALTERNATIVE POUR UNE DÉTECTION CIBLÉE

    Le document y détaille le principe de l’expérience qui a consisté à  intégrer au sein des feuilles, des nanotubes de carbone capables de repérer les nitroaromatiques, des composés chimiques souvent utilisés lors de la fabrication d’explosifs.

    Concrètement, les plantes bioniques pourraient être utilisées sur des terrains recelant de mines antipersonnel. À l’heure actuelle, les actions de déminage faisant appel à des chiens ou des robots sont particulièrement coûteuses. La possibilité d’utiliser des plantes réceptives aux explosifs offre ainsi une nouvelle alternative plus économique.

    Selon les auteurs de l’étude, il suffirait de planter des graines dans le sol à l’aide de drones et attendre qu’elles poussent pour repérer avec certitude la présence de charges explosives. Entre une et deux semaines sont nécessaires pour permettre aux épinards de grandir et d’arriver jusqu’aux mines enfouies sous terre. Le secret réside ensuite dans les propriétés des plantes.

    Lorsque les racines des épinards absorbent l’eau contenue dans le sol, elles intègrent également les différents composants qui s’y trouvent. Si un explosif se trouve a proximité, des composés nitroaromatiques vont alors pénétrer à  la base de l’organisme avant de remonter jusqu’aux feuilles sous l’action de la transpiration végétale.

    LA PRÉSENCE DE MINES SIGNALÉE PAR FLUORESCENCE

    Une fois dans les feuilles, il ne faut pas moins de dix minutes pour que celles-ci en signalent la présence. Ce message est transmis via une fluorescence émise par les feuilles des plantes elles-mêmes. Il suffit d’utiliser une simple caméra infrarouge pour établir à terme une carte détaillée localisant chacun de ces dispositifs insidieux.

    Selon Michael Strano, professeur d’ingénierie chimique, ces organismes végétaux modifiés représentent d’excellents capteurs chimiques et pour cause, l’ampleur du réseau de leurs racines permet de sonder la terre en profondeur et ce, avec une quantité minimale d’énergie solaire. Ce dispositif permettrait de détecter une grande variété d’explosifs mais aussi des produits chimiques issus de la dégradation d’explosifs.

    Les chercheurs affirment qu’un simple smartphone adapté pourrait être utilisé pour capter le signal infrarouge à  partir de plusieurs plantes. Il serait d’ailleurs possible d’étendre le protocole à  d’autres spécimens végétaux et de l’adapter à  toute sorte de composants pour détecter par exemple des polluants chimiques présents dans le sol.

    Michael Strano et le principal auteur de l’étude, Min Hao Wong, se sont lancés dans la création d’une société appelée Plantea afin de développer la technologie et de travailler sur une commercialisation éventuelle.

    http://fr.canoe.ca/

    Des abeilles jouent le rôle de démineurs


    Une autre raison pour protéger les abeilles vues leur grande utilité a trouver des mines qui ont été mises pendant les grands conflits. Même si ces mines n’ont pas tous explosé jadis, elles sont toujours dangereuses.
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    Des abeilles jouent le rôle de démineurs

     

    Crédits photo : Nicolas MORISON / INRA

    Des abeilles capables de détecter des mines ou de renifler de la drogue… C’est ce que des chercheurs de l’Inra et de l’université de Zagreb en Croatie ont démontré avec une certaine facilité.

    Des abeilles renifleuses de mines… L’idée est née dans l’esprit d’un chercheur croate de l’université de Zagreb volontaire pour trouver un moyen de déminer les sols infestés de pièges explosifs depuis le dernier conflit en ex-Yougoslavie. C’est un de ses confrères de l’Inra à Avignon qui a mené l’expérimentation.

    «Quand il m’a contacté, nous savions que les abeilles pouvaient être dressées pour certaines odeurs en déclenchant un réflexe pavlovien» explique Yves Le Conte, directeur de l’unité abeilles et environnement de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) à Avignon.

    Les scientifiques ont ainsi choisi de mettre du sable dans des petites boîtes et dans d’autres, du TNT recouvert de sable lui-même recouvert de sirop sucré. Rapidement les abeilles ont trouvé leur chemin et se sont ruées sur le sucre.

    «Comme elles sont capables de retenir très vite un endroit où se trouve ce qui les intéresse, nous changions les boites de place sans arrêt afin d’être certains qu’elles ne se dirigeaient qu’à l’odeur», poursuit le scientifique. En quelques heures l’affaire était réglée.

    « C’est beaucoup moins onéreux que de dresser des chiens » Yves le Conte, directeur de l’unité abeilles et environnement de l’Inra à Avignon.

    Restait à voir si dans la nature, en disposant les mêmes boîtes mais en supprimant simplement le sucre de celles où se trouvait le TNT, les abeilles allaient quand même s’y poser.

    «J’ai été estomaqué» s’amuse Yves Le Conte, «cela marchait». Bien sûr l’opération n’est pas parfaite. Pas folles, certaines abeilles abandonnent tout de suite l’affaire. Quant à celles qui choisissent de butiner les boîtes contenant du TNT, elles ne s’y rendent qu’une ou deux fois avant de s’en détourner faute de trouver ce qu’elles cherchent réellement: le sucre. Pour renouveler l’opération, il faut recommencer le dressage.

    Et selon le chercheur croate Nikola Kesic, cela marcherait encore mieux avec un explosif comme le DNT (dinitrotoluène).

    Alors que des centaines de mines sont susceptibles de ressortir ou d’être déplacées en raison des inondations qui sévissent depuis plusieurs jours en Croatie et l’ensemble des Balkans, Nikola Kesic espère bien convaincre les autorités militaires d’utiliser ses abeilles, avec un suivi automatisé des animaux avec des caméras infrarouge. Plus de 120.000 mines seraient encore disséminées sur 2 % du territoire de ce petit pays. L’un des très gros avantages est que cela ne coûte pas cher.

    «C’est en tous cas beaucoup moins onéreux que de dresser des chiens», souligne Yves Le Conte.

    Des services de police l’ont d’ailleurs bien compris. Des techniques ont ainsi été mises au point avec des abeilles dressées à détecter de la drogue dans des aéroports.

    http://www.lefigaro.fr