Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées sous le site archéo­lo­gique de Pompéi


Cela fait des décennies que la deuxième guerre mondiale est finie et il y a encore des bombes dans le monde qui doivent être désamorcées. Pompéi ne fait pas exception. Comme c’est un site touristique et archéologique, me semble qu’il est temps de s’en occuper.
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Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées sous le site archéo­lo­gique de Pompéi

par  Suzanne Jovet

Au moins 10 bombes non explo­sées sont cachées dans les fonda­tions du site archéo­lo­gique de Pompéi, dans le sud de l’Ita­lie, rapporte le Guar­dian. Des équipes d’ar­chéo­logues mili­taires procèdent actuel­le­ment à des fouilles pour exhu­mer ces explo­sifs.

Les Alliés les ont largués au cours de neuf bombar­de­ments, le 24 août 1943, avant d’en­va­hir la Botte. Au total, entre 1939 et 1945, 165 bombes ont pilonné le site archéo­lo­gique.

« 96 bombes ont été loca­li­sées et désac­ti­vées », a rapporté le jour­nal italien Il Fatto Quoti­diano.

En revanche, un tiers de la zone n’a pas été explo­rée. Les experts s’at­tendent donc à décou­vrir au moins 10 bombes non explo­sées dans les 22 hectares restants.

Crédit : The Sun

D’après eux, ils n’existe aucun risque d’ex­plo­sion, ce qui est plutôt rassu­rant pour les 2,5 millions de touristes annuels. Selon les statis­tiques du minis­tère italien de la Défense, des milliers de bombes de la Seconde Guerre mondiale sont désa­mor­cées dans le pays chaque année.

Source : The Guar­dian

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi fait-on le “V” de la victoire ?


V pour Victoire a commencé dans une radio de Londres à la demande de l’animateur pendant la Résistance de la Deuxième guerre mondiale.
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Pourquoi fait-on le “V” de la victoire ?

 

Vous allez me dire que la réponse est dans la question. Le V de la victoire vient précisément de la Victoire, qui commence par la lettre V. Et vous aurez raison.

Mais de quelle victoire s’agit-il ? Et pourquoi l’expression a-t-elle été accompagnée du geste ? Voici plus d’explication.

Selon l’historienne Aurélie Luneau dans son livre “Radio Londres 1940-1944 Les voix de la liberté”, tout commence à la BBC à l’époque de la Résistance, pendant la seconde guerre mondiale.

Le 14 janvier 1941, sur les ondes de la section belge de cettte radio, l’animateur Victor de Laveye s’adresse à ses compatriotes et les incite à tracer des V partout dans le pays, en Belgique donc. Il prononça exactement les mots suivants:

“Il faut que tous les patriotes de Belgique aient un signe de ralliement, qu’ils multiplient ce signe autour d’eux, qu’en le voyant inscrit partout, ils sachent qu’ils sont une multitude. Et que l’occupant, lui aussi, en voyant ce signe, toujours le même, se répéter indéfiniment, comprenne qu’il est entouré, par une foule immense de citoyens belges qui attendent impatiemment son premier fléchissement, guettent sa première défaillance”.

Quel signe de ralliement ? Victor de Laveye le précise:

“Je vous propose comme signe de ralliement, la lettre V. Pourquoi ? Parce que V, c’est la première lettre de Victoire en français et Vrijheid (Liberté) en flamand”.

Ce mot d’ordre fut un immense succès. Dans les jours, semaines et mois qui suivent, les V fleurissent partout en Europe. En Belgique d’abord puis aux Pays-Bas et en France. Graffitis sur les murs, les voitures etc… il se décline également en morse, par la succession de trois signaux courts, suivis d’une note finale plus longue.

Mais celui qui fit passer à la postérité ce signe est Winston Churchill , Premier ministre britannique. Il fait le geste du V avec ces doigts, index et majeur écartés, et un photographe l’immortalise ainsi le 5 juin 1943.

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Le Saviez-Vous ► Les espions britanniques voulaient faire d’Adolf Hitler une femme


Lors de la Deuxième guerre Mondiale, des stratégies était élaborées pour en finir avec Adolf Hitler. On a pensé à déverser une grande quantité de colle sur certaines zones ou encore mettre des bombes sur des conserves exporté vers l’Allemagne … ou féminiser Hitler.
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Les espions britanniques voulaient faire d’Adolf Hitler une femme

 

Pendant la seconde guerre mondiale, l’imagination des services secrets britanniques a été sans limites.

Pour apaiser la folie meurtrière d’Adolf Hitler, les espions britanniques avaient même envisagé de modifier le sexe du Führer, selon un livre à paraître en septembre chroniqué par The Daily Mail. Ils prévoyaient en effet de dissimuler dans les repas du leader allemand des hormones féminines, indécelables au goût, qui auraient réduit progressivement son agressivité.

Le gouvernement britannique aurait à l’époque envisagé sérieusement ce plan d’action, estimant qu’il était « parfaitement plausible ».

« Hitler avait des gens à son service chargés de goûter sa nourriture, ce qui empêchait tout usage de poison, mais les hormones ne pouvaient pas être décelées car elles agissent sur le long terme », explique ainsi le site d’informations britannique.

Des espions alliés auraient d’ailleurs été envoyés sur place pour mettre en application ce plan.

Cette tentative pour neutraliser Adolf Hitler n’est que l’une des solutions envisagées par les Britanniques, selon le livre du professeur Brian Ford Secret Weapons : Technology, Science And The Race To Win World War II. Ceux-ci avaient notamment évoqué la possibilité de larguer d’importantes quantités de colle pour que les troupes allemandes restent engluées dans certaines zones, ou de dissimuler des bombes dans des boîtes de conserve exportées en Allemagne

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Le Saviez-vous ► Canicule : 10 conséquences inattendues


    Avec les changements climatiques, les experts en environnement peuvent donner un aperçu de ce que l’on doit s’attendre. Il y aussi des conséquences que l’on ne sait pas et voici quelques-unes qui étaient imprévues. C’est surtout en Europe, mais on peut sûrement voir des phénomènes similaires en Amérique.
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    Canicule : 10 conséquences inattendues

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Les températures relevées ces dernières semaines en Europe et dans plusieurs autres régions du monde battent des records : 33 °C en Laponie norvégienne, 46 °C au Portugal, et même 51,3 °C dans le Sahara australien. Sous l’effet de la chaleur, on observe des phénomènes bien étranges.

    Des températures exceptionnellement élevées sont relevées dans plusieurs pays du monde. Elles ont des conséquences sur la santé humaine mais aussi d’autres, plus inattendues. En voici quelques-unes.

    Les rennes envahissent les tunnels en Norvège

    Avec des températures dépassant les 30 °C dans le nord de la Norvège, les rennes plutôt habitués aux grands froids ont bien du mal à trouver un peu de fraîcheur. Alors, pour se trouver une place à l’ombre, ils se réfugient… dans les tunnels. Les responsables de la sécurité routière appellent donc les automobilistes à la vigilance, même si aucun accident grave n’a encore été signalé. En Finlande voisine, 4.000 accidents impliquant une collision avec un renne sont à déplorer chaque année.

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Le plus haut sommet suédois perd son statut de point culminant

    Les chaleurs exceptionnelles enregistrées ces derniers jours en Suède ont fait fondre le glacier recouvrant le sommet sud du massif du Kebnekaise de quatre mètres au cours du seul mois de juillet, rapporte Gunhild Ninis Rosqvist, professeur de géographie à l’université de Stockholm. Son altitude est désormais inférieure à celle du sommet nord (2.096,8 mètres) alors qu’en 2017, il le dépassait de deux mètres. Pour autant, la canicule de cette année ne fait qu’accentuer la tendance, puisque le sommet fond déjà d’un mètre par an depuis les années 1980.

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Une hausse de 15 % des accidents de la route

    Le nombre d’accidents les jours de canicule est 15 % plus élevé que la moyenne, indique l’Institut belge pour la sécurité routière. Plusieurs explications sont avancées : d’abord, les piétons et cyclistes plus nombreux sur les routes ; deuxièmement, la diminution de la concentration des conducteurs et, troisièmement, la fatigue due à des nuits peu reposantes et au report des trajets à des heures plus fraîches. En 2016, une étude avait montré une augmentation de 9 % du nombre d’accidents lorsque les températures dépassent les 27 °C.

    De moins bons résultats aux examens

    La chaleur ramollit-elle le cerveau ? D’après une étude de l’université de Harvard, les étudiants qui passent un examen par des températures supérieures à 32 °C ont 12 % de chances en moins de l’obtenir par rapport à ceux qui passent les mêmes épreuves à 22 °C. Une précédente étude de 2016 avait déjà montré une réduction de 10 % des capacités cognitives chez les personnes habitant des logements sans air conditionné. Faut-il alors relever artificiellement les notes des étudiants n’ayant pas bénéficié de la climatisation, comme le suggèrent les auteurs de la première étude ?

    Le prix des céréales explose

    La situation est « catastrophique », s’affole Andrée Defois, une analyste de Stratégie Grains, un cabinet d’études spécialisé dans les marchés des céréaleset oléagineux.

    La récolte de blé dans l’UE ne dépassera pas les 130 millions de tonnes cette année, soit la production la plus faible depuis six ans, estime le consultant. La sècheresse et la chaleur ont dévasté le blé, l’orge et le colza dans les grands pays producteurs comme l’Allemagne, les pays baltes, la Pologne et la Suède. De quoi provoquer une flambée des prix : le blé a dépassé les 200 euros la tonne fin juillet.

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    Les routes et les immeubles fondent

    À Glasgow, en Écosse, les températures ont dépassé les 32 °C ces derniers jours. Trop chaud pour le centre des Sciences, dont les jointures en goudron ont commencé à fondre, laissant des traînées noires sur le dôme. Le centre s’est voulu rassurant, expliquant qu’il n’y avait aucun risque sur la solidité de la structure. Aux Pays-Bas, certaines sections d’autoroutes ont dû être fermées car l’asphalte a commencé à fondre sous le soleil écrasant. Il faut dire qu’en plein soleil, la surface de la route peut facilement s’échauffer jusqu’à 60 °C ou 70 °C.

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    Des munitions de la seconde guerre mondiale mises au jour

    Vingt-quatre grenades, des mines et autres engins explosifs ont été retrouvés à plusieurs endroits la semaine dernière sur les rives de l’Elbe, en Saxe-Anhalt (Allemagne). Un arsenal découvert par des promeneurs à des endroits généralement recouverts d’eau, mais mis à nu en raison de la sécheresse qui sévit cette année dans la région : à certains endroits, la hauteur de l’Elbe ne dépasse pas les 46 centimètres. 

    « Même après des décennies passées au fond de l’eau, les munitions peuvent encore être dangereuses », a averti le Bureau de la police technique (TPA).

    Les piscines virent au vert

    Dans de nombreux jardins, l’eau des piscines devient soudainement verte. En cause, la hausse de la température de l’eau. Lorsqu’elle dépasse 28 °C, le pH augmente, ce qui favorise la prolifération d’algues et réduit l’efficacité du chlore, utilisé comme désinfectant contre les micro-organismes. En plus, le chlore libre de l’eau a tendance à s’évaporer sous l’effet des rayons ultraviolets. Mais attention, jeter des dizaines de pastilles de chlore dans la piscine peut provoquer des irritations des yeux et de la peau, mettent en garde les professionnels.

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les trains arrivent en retard

    En Bretagne, plusieurs trains ont accusé entre cinq et trente minutes de retard ces derniers jours. Et cette fois, ce ne sont ni la grève ni un incendie qui sont responsables, mais la canicule. À partir de 45 °C, les rails se dilatent et se déforment, obligeant la SNCF à réduire la vitesse pour éviter tout risque de déraillement. Les caténaires aussi s’allongent et se détendent. Si les contrepoids chargés de garder le fil bien tendu atteignent le sol, la caténaire risque de toucher le toit du train et d’être arrachée par le pantographe.

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les centrales nucléaires au ralenti

    Malgré les besoins en énergie pour alimenter les climatiseurs, EDF a dû mettre à l’arrêt un réacteur nucléaire et en ralentir deux autres pour respecter les normes environnementales de température de l’eau. Les centrales se servent en effet de l’eau des fleuves pour refroidir les turbines et la rejettent dans l’environnement. Or, avec les fortes chaleurs, l’eau est déjà trop chaude : plus de 28 °C dans le Rhône. Pour autant, EDF assure qu’il n’y aura aucun problème d’approvisionnement, d’autant que la production solaire est elle à son zénith : elle a battu un record en juin, à 1.284 GWh.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le plus haut sommet de Suède a fondu de quatre mètres en juillet.

  • Les rennes se réfugient dans les tunnels pour se mettre à l’ombre.

  • La sécheresse et la chaleur dévastent les récoltes de céréales.

  • Température de l’eau trop élevée : les piscines virent au vert et des réacteurs nucléaires sont à l’arrêt.

    https://www.futura-sciences.com/

France: une bombe anglaise datant de la Seconde Guerre neutralisée


La Deuxième Guerre Mondiale viens quelques fois hanter l’Europe. Une bombe atomique en France à dût être neutraliser. Par précaution, il y fallait sécuriser un périmètre en évacuant 1800 personnes.
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France: une bombe anglaise datant de la Seconde Guerre neutralisée

 

Les personnes résidant à un périmètre de 270 mètres... (Photo archives, AP)

Les personnes résidant à un périmètre de 270 mètres autour de la bombe avaient été évacuées à partir de 7 h du matin. Quelque 630 logements étaient concernés ainsi qu’une maison de retraite, soit 1800 personnes.

PHOTO ARCHIVES, AP

Agence France-Presse
Rennes

 

Une bombe anglaise d’environ 220 kilos datant de la Seconde Guerre mondiale, retrouvée fin juin dans la ville de Rouen (nord-ouest de la France), a été neutralisée dimanche, a-t-on appris auprès des autorités locales.

L’opération a été menée par le service des démineurs de la ville de Caen et s’est achevée vers 10 h 30 locales (4 h 30 HE), a précisé la préfecture de ce secteur. Les habitants ont pu regagner leur logement peu après 11 h, a précisé cette même source.

Les personnes résidant à un périmètre de 270 mètres autour de la bombe avaient été évacuées à partir de 7 h du matin. Quelque 630 logements étaient concernés ainsi qu’une maison de retraite, soit 1800 personnes.

Ces habitants ayant été prévenus en amont, une centaine d’entre eux seulement ont dû être évacués vers un gymnase de la ville.

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Découverte de l’épave d’un porte-avion américain coulé en 1942


Un vestige de la Deuxième Guerre Mondiale a été découvert en Australie, une épave, L’USS Lexington. Il a participé au conflit dans la Mer de Corail en 1942. C’est un porte-avion avec des carcasses d’avion bien conservées. Il avait été tellement endommagé que les Américains ont préféré le saborder après avoir pris en charge l’équipage
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Découverte de l’épave d’un porte-avion américain coulé en 1942

 

Le USS Lexington était tellement endommagé que les Américains ont... (PHOTO AFP)

Le USS Lexington était tellement endommagé que les Américains ont décidé de le saborder à la fin de la bataille, qui a coûté la vie à plus de 200 membres d’équipage.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Washington

L’épave du Lexington, un porte-avion américain de la Seconde Guerre mondiale coulé par les Japonais dans la Mer de Corail en 1942, a été localisée par une équipe du co-fondateur de Microsoft, Paul Allen.

L’épave, qui gît par 3000 mètres de profondeur, a été découverte dimanche par le vaisseau de recherche du milliardaire, le R/V Petrel, à quelque 800 kilomètres au large de la côte est de l’Australie.

L’équipe de Paul Allen a publié des photos et vidéos montrant l’épave de l’USS Lexington, l’un des tous premiers d’une longue lignée de porte-avions, avec des carcasses d’avions particulièrement bien préservées malgré leur séjour de 76 ans au fond de l’eau.

Sur l’un des appareils, un dessin de Félix le Chat à côté duquel on peut encore distinguer quatre drapeaux japonais, probablement pour marquer comme le veut la tradition, le nombre d’appareils ennemis abattus.

 

Les carcasses d’avions sont particulièrement bien préservées.

AFP

Au total, 35 appareils étaient embarqués sur l’USS Lexingtonet l’équipe de Paul Allen a dit en avoir repéré onze.

Les images montrent aussi une plaque et des canons anti-aériens.

La bataille de la Mer de Corail, menée entre les 4 et 8 mai 1942, a été la première entre des porte-avions, par avions interposés.

Le Lexington, surnommé affectueusement «Lady Lex», était tellement endommagé que les Américains ont décidé de le saborder à la fin de la bataille, qui a coûté la vie à plus de 200 membres d’équipage. Les survivants ont été évacués sur d’autres vaisseaux avant le sabordage.

Fruit du hasard, le père de l’amiral Harry Harris, qui commande actuellement toutes les forces américaines dans le Pacifique, a fait partie de ces évacués. L’amiral, qui est pressenti pour devenir ambassadeur des États-Unis en Australie, a rendu hommage à l’équipe de M. Allen.

Un canon antiaérien photographié par l'équipe du R/V... (AFP) - image 3.0

Un canon antiaérien photographié par l’équipe du R/V Petrel.

AFP

«Nous honorons le courage et les sacrifices des marins du Lady Lex – et de tous ceux qui se sont battus pendant la Seconde Guerre mondiale – en continuant à garantir la liberté qu’ils ont défendue pour nous tous», a déclaré l’amiral.

La bataille de la Mer de Corail est considérée par les historiens comme une victoire stratégique pour les Américains, malgré de lourdes pertes. Pour la première fois, elle a forcé l’empire japonais à stopper son expansion.

Les États-Unis remporteront une victoire décisive un mois plus tard au cours de la bataille de Midway.

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Le Saviez-Vous ►Les plus grandes espionnes des deux guerres mondiales


Pendant les deux guerres mondiales, des femmes ont joué des rôles importants dans l’espionnage. Qu’elles soient du bon ou du mauvais côtés, elles ont eu beaucoup de courage pour participer en secret en recueillant des informations. Certaines sont mortes tragiquement alors que d’autres ont passé au travers
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Les plus grandes espionnes des deux guerres mondiales

 

Mata Hari, la « Madonna » de l’époque, devenue espionne et contre-espionne, a été exécutée le 15 octobre 1917 par l’armée française pour haute trahison. © photo news.

Loïc STRUYS

De nombreuses femmes ont marqué l’histoire des conflits mondiaux pour leur rôle secret et discret, exercé au contact de l’ennemi au péril de leur vie. Loin de l’image glamour des espionnes magnifiées par les grandes fictions du 7e art, toutes ont laissé une trace dans l’Histoire, à l’image de Mata Hari, dont on célèbre ce 15 octobre 2017 le 100e anniversaire de la mort. Retour non-exhaustif sur les grandes figures féminines de la résistance, de l’espionnage et du contre-espionnage des conflits de 14-18 et 40-45.

Mata Hari, l’ensorceleuse devenue espionne

Danseuse, aventurière et espionne, Matha Hari tombait il y a cent ans jour pour jour sous les balles de l’armée française, condamnée à mort pour espionnage et haute trahison. Jusqu’à cette fin tragique à 41 ans, celle qui est née aux Pays-Bas sous le nom de Margaretha Geertruida Zelle, avait réuni autour de sa personne une fascination jusqu’alors encore inconnue.

Considérée comme la « Madonna » de l’époque, Mata Hari est la première à jouer avec l’imaginaire des hommes du Paris libertin de la Belle-Epoque en exécutant des numéros de danses inspirées de sa vie aux Indes Néerlandaises et qui firent sa renommée.  

Courtisane, prostituée, elle côtoie les riches et les puissants d’un monde au bord de l’implosion. Engagée par la France pour espionner le Haut commandement allemand en Belgique, elle est arrêtée par les services secrets français qui l’accuse de collaborer avec l’ennemi sous le code H-21, un nom utilisé pour tenter de séduire un militaire germanique en janvier 1917.

H-21

L’interception par l’armée française d’un message radio du militaire allemand à Berlin décrivant les activités de H-21, conduit à son arrestation le 13 février 1917. Malgré une enquête sommaire, un bref procès et ses piètres performances d’indic’, l’ancienne idole des Folies Bergère est exécutée le 15 octobre 1917 sans que les doutes sur sa culpabilité ne soient levés.

Depuis lors, certains estiment que l’armée française, engluée dans une guerre statique et victime d’importantes mutineries, a fait de Mata Hari un bouc émissaire. Un siècle plus tard, le mystère demeure. Un siècle plus tard, elle incarne toujours le symbole dramatico-romantique de l’espionnage en temps de guerre.

Gabrielle Petit envoyait des renseignements aux alliés au nez et à la barbe de l’Occupant. © photo news.

Gabrielle Petit, la patriote belge

Il s’agit sans doute de la plus célèbre espionne belge. Gabrielle Petit, née à Tournai le 20 février 1893, a 21 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Après un bref passage par la Croix-Rouge, celle qui fut confiée par son père à des religieuses est recrutée par les services secrets anglais.

Son rôle est de récolter des renseignements sur les positions et mouvements des troupes allemandes dans sa région natale et le nord de la France et de les transmettre à Londres. D’après des documents retrouvés à sa mort, Gabrielle Petit écrivait ses précieuses informations sur un papier aussi fin qu’une feuille de cigarette qu’elle glissait ensuite dans des cartes postales dont elle avait au préalable décapé la surface illustrée. Après avoir recollé le tout, elle expédiait son courrier vers Londres, au nez et à la barbe des Allemands.

Soupçons et zeppelin

Soupçonnée une première fois par la police secrète allemande d’activités illégales, elle est relâchée et adopte le nom d’emprunt de Mademoiselle Legrand. Son dernier message à destination des alliés date du 31 janvier 1916. Elle y mentionne le crash d’un zeppelin allemand à Mainvault (Ath), sans pouvoir l’expédier: elle est arrêtée le jour-même. Emprisonnée à Saint-Gilles, Gabrielle Petit résiste aux interrogatoires musclés, refuse de demander grâce à l’ennemi et est finalement condamnée à mort. Elle est fusillée par les Allemands au Tir National de Schaerbeek, le 1er avril 1916.

Symbole de la résistance en territoire occupé, Gabriel Petit a droit à des funérailles nationales en 1919 auxquelles assiste la Reine Elisabeth qui dépose la croix de l’ordre de Léopold sur son cercueil. De nombreuses statues à son effigie et des rues ou squares à son nom lui rendent encore aujourd’hui hommage dans plusieurs villes du pays.

Sa mort eut une onde de choc similaire à l’exécution de l’infirmière anglaise Edith Cavell, le 12 octobre 1915 à Bruxelles, pour avoir aidé des soldats alliés à fuir la Belgique.

Elsbeth Schragmüller a emporté son secret dans la tombe. L’identité de celle qui était surnommée « Mademoiselle Docteur » ou « la sirène blonde d’Anvers » n’a été révélée qu’en 1945, soit plus de 25 ans après la fin de la Première Guerre mondiale. © photo news.

Elsbeth Schragmüller, Mademoiselle Docteur

Elsbeth Schragmüller est considérée à son époque comme l’une des femmes les plus intelligentes de son pays, l’Allemagne. Un titre mérité pour avoir été l’une des premières à obtenir un diplôme universitaire et le titre de docteur en Sciences politiques à Fribourg.

En 1914, au lendemain du déclenchement de la guerre, elle rejoint Bruxelles à l’âge de 26 ans et se rend à l’hôtel où séjourne « Goltz Pacha », le baron Colmar von der Goltz, fraîchement nommé gouverneur militaire de Belgique et connu pour sa violente répression de la résistance belge. Celui qui suscitera plus tard l’admiration d’Adolf Hitler confie à Elsbeth le contrôle et l’évaluation des lettres envoyées par les soldats belges à leur famille pour espérer y trouver une tentative d’invasion britannique sur nos côtes.

Recruteuse de Mata Hari

Son travail remarquable la propulse à la tête de l’antenne anversoise du Geheimer Nachrichtendienst (Service de Renseignements secrets de l’Allemagne), le plus important centre de renseignement allemand sur le front ouest. Eduquée en français par sa grand-mère, celle que l’on surnomme « Mademoiselle Docteur » gère la section « France » et est chargée du recrutement et de la formation des espionnes.

Assistée d’une certaine Clara Benedix ou agent AF05, elle enrôle de nombreuses espionnes connues dont Mata Hari. Considérée comme la reine de l’espionnage, ses ennemis ne la connaissent que sous les noms de « Mademoiselle Docteur » ou « la sirène blonde d’Anvers », suscitant de nombreuses légendes autour de sa personnalité et de son parcours.

Beaucoup la soupçonnent d’être accro à la morphine, de fricoter avec le camp des alliés ou d’être décédée dans un asile au terme de la guerre. Là encore, « Fräulein Doktor » parvient à conserver une forme de mysticisme; en 1918, elle reprend sa carrière académique et de conférencière à l’université de Fribourg. Elle publie le contenu de ses travaux scientifiques dans de nombreuses revues spécialisées avant de déménager à Munich, où elle décède (probablement) d’une tuberculose à 52 ans.

Ce n’est qu’en 1945 que l’identité de « Mademoiselle Docteur » est révélée, lorsqu’un vieux dossier des renseignements allemands passent entre des mains américaines. Elle est la seule femme gradée à avoir occupé un rôle militaire dans l’armée allemande durant la guerre de 14-18.

Athlète de haut niveau, Violette Morris, ci-dessous au volant de son véhicule inscrit au Bol d’Or, a bousculé les moeurs en adoptant une attitude Garçonne et en se déclarant ouvertement bisexuelle. À l’étroit dans cette France bien-pensante, « La Morris » a préféré collaborer avec l’ennemi et intégrer sa police secrète, ce qui lui vaudra le surnom de « Hyène de la Gestapo ». © photo news.

Violette Morris, sportive et collabo

Violette Morris n’est pas faite pour la vie parisienne bourgeoise que ses origines lui prédestinent. Cette fille d’un baron capitaine de cavalerie rompt son mariage acté en 1913 pour rejoindre  le front, par patriotisme et goût de l’action.

Tour à tour infirmière et estafette, elle vit au milieu des champs de bataille les plus meurtiers (Verdun, la Somme) dont elle revient avec un langage fleuri, une affection pour les vêtements masculins et des convictions arrêtées sur la place de la femme dans la société de l’époque. Au terme de la Grande guerre, Violette adopte le look Garçonne et s’adonne à de nombreux sports: football, athlétisme, courses automobiles, équitation, tennis, haltérophilie, boxe.

Baptisée « La Morris », elle accumule les titres pendant de nombreuses années, bien aidée par un physique d’athlète (166 cm pour 68 kg). Pourtant, la jeune femme vit et s’habille comme un homme, vide trois paquets de cigarettes par jour et bouscule les moeurs en se déclarant bisexuelle. Ce style de vie lui coûte sa place aux JO de 1928, les premiers à accueillir des épreuves féminines.

Sa licence lui est retirée pour « atteinte aux bonnes moeurs » et le port de la culotte en rue, tenue contraire à une ordonnance de 1800 qui invite les femmes à se vêtir d’un pantalon. Obligée de cesser toute activité sportive, « La Morris » rate sa reconversion dans le commerce d’accessoires pour automobiles et vélos, échec qu’elle attribue à son propriétaire d’origine juive ce qui contribuera à nourrir son antisémitisme naissant. 

« Hyène de la Gestapo »

1936, JO de Berlin. Violette Morris est l’invitée d’honneur du IIIe Reich. Adepte de la pensée nazi, elle est remarquée par les services secrets allemands séduits par ses relations dans le milieu sportif et du tout-Paris. Un an plus tard, elle est enrôlée et confie de nombreux renseignements sur les plans de défense des villes françaises, dont une partie des plans de la ligne Maginot, ou sur les équipements de l’armée. 

Sous l’Occupation, son rôle s’intensifie auprès de la Gestapo et des renseignements SS qui lui confient le recrutement d’espions et l’infiltration des premiers réseaux de la résistance. De 1942 à 1944, Violette Morris gagne son nom de « Hyène de la Gestapo » pour sa participation aux séances de torture de l’antenne française de la police politique hitlérienne. Sa réputation alerte les services anglais et françaises qui ordonnent aux services gaullistes de l’abattre.

Le 26 avril 1944, des maquisards l’attendent sur une route de campagne et canardent le véhicule qu’elle occupe avec une famille de collabos notoires. Après avoir réchappé par chance à plusieurs opérations, « La Morris » s’est définitivement tue.

Joséphine Baker se servait de ses partitions musicales pour dissimuler des renseignements soutirés aux officiels rencontrés au cours de voyages à travers l’Afrique et le Moyen-Orient. © photo news.

Joséphine Baker, des cabarets à la Résistance

À jamais associée au music hall, aux années folles, à une image de « négresse sauvage » volontairement caricaturale pour répondre à l’attente du public parisien de la deuxième moitié des années 20, Joséphine Baker s’est engagée auprès de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

La reine du Charleston, originaire d’un bidonville de Saint-Louis, domestique débarquée en 1924 à 19 ans à Paris, devient agent du contre-espionnage dès 1939, se mobilise pour la Croix-Rouge, donne des concerts pour l’effort de guerre et transforme le domaine du château des Milandes (Périgord) pour héberger les déplacés et résistants.

Des partitions comme camouflage

En novembre 1940, « Capitaine Joséphine » s’engage dans les services secrets de la France libre (« Ce pays qui m’a tout donné ») et lutte pour la victoire des Alliés depuis le Maroc, où elle séjourne de 1941 à 1944. Sa célébrité lui sert de couverture et durant sa tournée, en Jeep, où elle chante pour les troupes et porte la voix de la France libre de Marrakech à Damas en passant par Le Caire, elle dissimule dans ses partitions musicales les nombreuses informations soutirées aux officiers qu’elle rencontre.

En Egypte, elle convainc le Roi Farouk de rejoindre le camp allié. Alors que la grande offensive des alliés est proche, elle devient officiellement militaire le 30 mai 1944 en tant que rédactrice de première classe et rédactrice de propagande. Le 6 juin 1944, elle survit à un accident d’avion, obligé d’amerrir au large de l’Italie, et doit la vie sauve à une unité de l’armée sénégalaise. En octobre 44, elle débarque à Marseille et poursuit sa lutte contre une Allemagne nazie au bord de la capitulation.

Décorée de la Médaille de la résistance, des insignes de chevalier de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre, elle restera gaulliste jusqu’à sa mort, en 1975.

Noreen Riols, soixante ans de silence

1943. Noreen, 17 ans, étudiante au lycée français de Londres, se trouve confrontée au même dilemme que ses congénères qui ne faisaient pas médecine: intégrer l’armée ou travailler dans une usine d’armement. Le choix est vite faite: issue d’une famille de marins, fan du « chapeau » de la Navy, Noreen opte pour une carrière militaire.

Mais sa maîtrise des langues étrangères la conduit vers une autre adresse et un autre destin: elle débarque au 64 Baker Street, QG des services secrets de Winston Churchill, et devient l’agent Baxter. Son rôle: espionne au sein de la « section F » (pour France) pour soutenir et organiser la résistance intérieure, en transmettant notamment les fameux messages codés diffusés sur les ondes de la BBC.

Alcool et jolies filles

Chargée d’évaluer les aptitudes des agents secrets à garder le silence, sous l’influence de l’alcool ou en présence de jolies femmes, l’agent Baxter, spécialisée en sabotage, voit son rêve d’être parachutée en territoire ennemi s’envoler. Le jour du débarquement, il lui revient d’acheminer à la BBC la célèbre phrase « les carottes sont cuites », annonçant le départ des navires vers les côtes normandes.

À la fin de la guerre, le gouvernement dénigre subitement les agents de l’ombre.

« On était censé ne jamais avoir existé », expliquera-t-elle plus tard. « J’avais signé un document qui m’interdisait d’en parler pendant soixante ans ».

En 2000, le secret est enfin levé, mais l’ancienne espionne devra attendre plus de dix ans pour recevoir les honneurs qu’elle mérite. Décorée de la médaille des volontaires de la Libération et de la Légion d’honneur, Noreen Riols, née à Malte en 1926, est toujours en vie.

L’une des missions de Noreen Riols était d’acheminer les messages transmis par la BBC. © ap.

Noreen Riols a été contrainte de garder le silence sur son rôle d’agent secret durant soixante ans. © ap.

 

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