Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

 

WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

www.stop-aux-bombes.ca

#StopBombingCivilians

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF


24 millions d’enfants qui souffrent et beaucoup mourront à cause des guerres, de l’eau potable inaccessible, des soins et les vaccins qui ne peuvent être donnés dans des pays en conflits. C’est toute une génération en péril.
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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF

 

Près de six millions d'enfants sont menacés en... (Photo archives AP)

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Associated Press
Beyrouth

La violence et les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord menacent la vie de 24 millions d’enfants, a prévenu mercredi l’agence onusienne des enfants, principalement au Yémen, en Syrie et en Irak.

L’UNICEF a ajouté que de multiples facteurs – comme une épidémie de choléra au Yémen, les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l’offensive pour reprendre Mossoul en Irak – privent les enfants de soins de santé de base.

L’agence onusienne a déclaré par voie de communiqué que le Yémen arrive en tête de liste, avec 9,6 millions d’enfants dans le besoin.

Elle dit que l’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène a été compromis, provoquant des éclosions de maladies hydriques, et que plusieurs enfants souffrent de la faim.

Le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, a déclaré que «la violence paralyse les systèmes de santé dans les régions touchées par le conflit et menace la survie même des enfants».

«Au-delà des bombes, des balles et des explosions, un nombre incalculable d’enfants meurent en silence de maladies qui pourraient facilement être évitées et soignées», a-t-il dit.

Ces données témoignent de l’ampleur du problème. Le Yémen est suivi de la Syrie, de l’Irak, du Soudan, de la bande de Gaza et de la Libye, selon l’UNICEF.

La guerre civile qui déchire le Yémen depuis deux ans a poussé le pays le plus pauvre du monde arabe au bord de la famine, et on constate une malnutrition aiguë répandue parmi les enfants.

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible. Plusieurs n’ont pas accès aux vaccins qui pourraient leur sauver la vie, et ceux qui tombent malades ou sont blessés peinent à être soignés, a déploré l’UNICEF.

En Irak, l’approvisionnement en eau potable des camps de personnes déplacées autour de Mossoul est exploité au maximum de sa capacité. De nouvelles familles, souvent accompagnées d’enfants mal nourris, arrivent quotidiennement, selon le communiqué.

Les forces irakiennes appuyées par les États-Unis seraient sur le point de reprendre le contrôle de Mossoul, trois ans après que Daech (le groupe armé État islamique) se soit emparé de près du tiers de l’Irak.

http://www.lapresse.ca/i

Des stéthoscopes fabriqués avec une imprimante 3D pour des hôpitaux de Gaza


Un stéréoscope qui pourrait coûter un peu moins de 3 $ serait tout aussi bon que les stéréoscopes les plus populaires chez les médecins pourront être distribué à Gaza et pourquoi pas a des endroits tout aussi démunis
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Des stéthoscopes fabriqués avec une imprimante 3D pour des hôpitaux de Gaza

 

Le Dr Tarek Loubani avec son stéthoscope à bas prix autour du cou

Le Dr Tarek Loubani avec son stéthoscope à bas prix autour du cou Photo :  Khalil Hamra

Un médecin canado-palestinien a créé un stéthoscope à bas prix à l’aide d’une imprimante 3D, la première d’une série d’inventions qui, espère-t-il, permettra de venir à bout de la pénurie de matériel médical dans la bande de Gaza.

Le docteur Tarek Loubani soutient que son stéthoscope peut être fabriqué pour à peine 2,50 $ – une fraction du prix des grandes marques – et que plusieurs médecins affirment qu’il est tout aussi précis que les autres stéthoscopes sur le marché.

L’objectif du projet Glia – piloté par le docteur Loubani, un urgentologue de London, en Ontario – est de fournir du matériel médical à des régions plus pauvres du globe comme la bande de Gaza, qui est isolée depuis sept ans par le blocus israélien.

Le docteur Loubani espère pouvoir produire ces équipements localement pour qu’ils puissent répondre adéquatement aux besoins de la population, tout en étant indépendants des vents politiques qui balaient souvent les régions pauvres.

L'imprimante 3D utilisée pour fabriquer les stéthoscopes du Dr Loubani

L’imprimante 3D utilisée pour fabriquer les stéthoscopes du Dr Loubani Photo :  Khalil Hamra

L’urgentologue de 34 ans a travaillé au principal hôpital de la ville de Gaza, l’hôpital Shifa, pendant la guerre de huit jours entre Israël et des militants du Hamas en 2012.

Alors que des Palestiniens blessés affluaient à l’urgence, les médecins n’avaient que deux stéthoscopes à leur disposition, raconte-t-il.

De retour au Canada après les affrontements, le docteur Loubani jouait avec le stéthoscope en plastique de son neveu lorsqu’il a pris conscience que l’appareil n’avait pas absolument besoin d’être conçu en acier inoxydable.

Après des années de recherche, de design et de tests, le docteur Loubani et son équipe ont dévoilé un prototype le mois dernier.

Des tests ont été menés sur le premier stéthoscope créé par une imprimante 3D avec l’aide d’un ballon rempli d’eau. Les tests auditifs ont démontré que le prototype Glia était aussi bon que le modèle le plus populaire sur le marché, le Littmann Cardiology III.

Le stéthoscope du Dr Loubani (à droite) à côté d'un stéthoscope traditionnel

Le stéthoscope du Dr Loubani (à droite) à côté d’un stéthoscope traditionnel Photo :  Khalil Hamra

« Le stéthoscope Glia est un instrument de haute qualité », a révélé le Dr Jonathan Dreyer, directeur de recherche en médecine d’urgence à l’École Schulich de médecine de l’Université Western Ontario, qui n’était pas membre du projet Glia.

Il a même ajouté que ce nouveau stéthoscope « est aussi bon, voire meilleur », que le Littmann Cardiology III.

De passage dans la bande de Gaza cette semaine, le Dr Loubani a assisté à l’impression de stéthoscopes. Tranquillement, il distribue son invention dans les hôpitaux palestiniens. Il s’agit d’un long processus, explique-t-il, puisque plusieurs médecins à Gaza ne sont pas habitués à utiliser des stéthoscopes. Il espère toutefois que la qualité et le prix convaincront les médecins de Gaza et d’ailleurs.

« Je suis vraiment très content de savoir que des patients à Gaza et à travers le monde peuvent maintenant, avec l’aide de ces stéthoscopes, recevoir les meilleurs soins possibles. » Le Dr Tarek Loubani

http://ici.radio-canada.ca/

À Gaza, cinq jeunes voguent sur… des bouteilles en plastique


La débrouillardise des gens de Gaza on surmonté le problème relié au blocus drastique imposé par Israël, pour fabriquer une embarcation avec les moyens du bord
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À Gaza, cinq jeunes voguent sur… des bouteilles en plastique

 

Il a fallu près d'un millier de bouteilles... (PHOTO MOHAMMED ABED, AFP)

Il a fallu près d’un millier de bouteilles pour construire l’embarcation.

PHOTO MOHAMMED ABED, AFP

Cinq jeunes Palestiniens font la joie des badauds sur la plage de Gaza, soumise à un drastique blocus israélien, grâce à leur invention: un bateau fabriqué avec des bouteilles en plastique.

Il a fallu près d’un millier de bouteilles, explique Mohamed Obeid, un avocat de 25 ans qui a imaginé avec ses amis la structure en fer qui forme son embarcation.

«On peut pêcher, faire un tour en mer», grâce à ce bateau «fait avec nos petits moyens», du recyclage et une idée «nouvelle et un peu bizarre», explique-t-il à l’AFP.

Ahmed al-Rass, en promenade sur la rive de la Méditerranée qui longe la bande de Gaza, s’arrête justement pour prendre ses deux enfants en photo à bord du bateau de près de quatre mètres sur deux, surmonté d’un drapeau palestinien.

»J’ai aimé l’idée, et surtout le fait qu’il soit l’invention de jeunes de Gaza», dit-il.

Cette invention, les 5 amis, dont Baha Obeid, électricien de 25 ans, y ont pensé pour briser «la déprime de l’enfermement à Gaza». Il a fallu la construire avec des produits autorisés, car Israël interdit l’entrée de nombreux matériaux dans l’enclave, et au bout de «deux-trois mois» et près de 500 dollars, leur bateau pouvait voguer.

«Ça a pris du temps parce qu’au moment où on le construisait, il n’y avait que six heures d’électricité par jour, donc les soudures de la structure en fer ont pris du temps», explique Mohammed.

Mais pour le petit groupe d’amis, cela valait le coup d’attendre: aujourd’hui, leur bateau peut accueillir cinq à six personnes pour un tour en mer. Mais jamais au-delà de six miles nautiques, la limite imposée par la marine israélienne en raison du blocus.

http://www.lapresse.ca/

Intitulé BombGaza Google choque avec un jeu vidéo sur Gaza


Il y a des jours qu’on peut se demander à quoi pensent les concepteurs de jeux quand ils s’inspirent des pires moments de l’actualité et qu’en plus emploient les pays présentement en conflits dont tant de morts civils sont parmi les plus grands nombres de victimes
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Mise a jour 5/08/2014  ► Disponible sur la plateforme Google Play, l’application a été retirée lundi soir de la boutique en ligne de Google. « Nous retirons de Google Play les applications qui enfreignent notre politique », a déclaré un porte-parole de la firme californienne. Les conditions de Google Play interdisent en effet tout contenu incitant à la haine ou à la violence et les utilisateurs sont invités à signaler un contenu abusif, comme le rappelle Le Figaro.

Intitulé BombGaza

Google choque avec un jeu vidéo sur Gaza

 

Google choque avec un jeu vidéo sur Gaza

Crédit photo : Capture d’écran TVA Nouvelles

Google a été vertement critiqué pour avoir récupéré le conflit israélo-palestinien en offrant sur Play Store un nouveau jeu en ligne intitulé : BombGaza.

Le jeu a depuis été retiré.

Selon la description du jeu et une série de captures d’écran, les utilisateurs gagnent des points en contrôlant des avions de chasse identifiés par le drapeau d’Israël alors qu’ils larguent des bombes sur les militants du Hamas, selon le The Independent.

Le développeur de cette application est PLAYFTW et les mots «largue des bombes et évite de tuer des civils» apparaissent au bas de la capture d’écran.

Le jeu est coté 4.1 étoiles depuis qu’il est disponible, vendredi.

Dans la section évaluation, Khadeja Khatun a écrit le commentaire suivant :

«Il est dégoûtant qu’une personne crée un jeu comme celui-là lorsqu’il y a des êtres humains qui meurent! Est-ce que ce jeu est une sorte de blague de mauvais goût?»

«Gaza Assault Code Red» est un autre jeu qui fait l’objet de critiques.

Il est disponible sur Google Play et demande aux joueurs de «prendre le contrôle d’un drone israélien équipé d’armes puissantes pour sécuriser la région!»

Le mois dernier, The Times d’Israël a rapporté que les utilisateurs de Google Glass qui voulaient être à jour au sujet des attaques aux missiles contre Israël pouvaient télécharger une application qui transmet un avis d’attaque, tel qu’il est émis par les responsables de la sécurité en Israël.

http://tvanouvelles.ca

Les États-Unis réapprovisionnent Israël en munitions


C’est de la pure hypocrisie, je sais bien que les Américains vendent leurs armes et munitions peut importe si cela est juste ou non, c’est de leurs intérêts qui comptent. Mais, avec ce conflit  à Gaza, que des enfants et des civils meurent à tous les jours, les Américains sont complices par ces ventes de ces crimes
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Les États-Unis réapprovisionnent Israël en munitions

 

L'armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20... (Photo AFP)

L’armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet afin de remédier à la baisse de ses stocks, a indiqué le Pentagone. Le ministère américain de la Défense a approuvé la vente trois jours plus tard.

Photo AFP

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont confirmé mercredi avoir réapprovisionné Israël en munitions, quelques heures après avoir fermement condamné l’attaque d’une école de l’ONU à Gaza.

L’armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet afin de remédier à la baisse de ses stocks, a indiqué le Pentagone. Le ministère américain de la Défense a approuvé la vente trois jours plus tard.

«Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive», a déclaré John Kirby, un porte-parole du Pentagone, dans un communiqué.

«Cette vente d’armement est cohérente avec ces objectifs», a-t-il estimé.

Une partie des munitions provient d’un stock entreposé par l’armée américaine sur le sol israélien à l’usage de Tsahal pour les cas d’urgence, d’une valeur d’environ un milliard de dollars.

M. Kirby a souligné que ces munitions étaient stockées là «depuis plusieurs années, bien avant la crise actuelle».

«La décision de délivrer des munitions à partir de ce stock était purement ministérielle et ne nécessitait par l’approbation de la Maison Blanche», a-t-il précisé.

Mais le porte-parole n’a pas dit si la Maison-Blanche avait été impliquée dans la décision de vendre l’autre partie des munitions délivrées à Israël.

http://www.lapresse.ca

Héroïnes De Guerre


Novembre est le mois ou l’on se souvient de nos morts du moins en Occident, on souligne le départ de nos êtres chers et ceux qui ont combattus a la guerre et y sont mort .. mais les victimes de la guerres qui sont mutilés, violés, abandonnés, orphelins et en subissent encore des séquelles car eux vivent encore ne peut-on pas souligner leur courage d’affronté la vie ? Prendre conscience des malheurs que vivent ces gens dont les femmes qui ont encore moins de ressources parce qu’elles sont des femmes ne nous montre pas qu’a coté d’elles nos problèmes ne sont qu’illusoires .. ?
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Héroïnes De Guerre

Entrevue - Héroïnes De Guerre

«Ce matin, nous n’avions rien à manger, alors nous avons mangé de l’herbe», explique Mah Bibi, chef de famille à 10 ans. (Afghanistan)

© Photo courtoisie Nick Danziger

Isabelle Maher
Le Journal de Montréal

Parfois violées ou mutilées, elles perdent tout, mais continuent de nourrir et protéger leurs enfants. En temps de guerre, parmi les civils, les femmes sont les plus vulnérables. Leur histoire passionne le photographe Nick Danzigner, qui raconte en images, dans un livre coup-de-poing, le drame de celles à qui on n’accorde jamais la parole.

Les enjeux politiques des conflits, les chefs d’État et les soldats n’intéressent pas Nick Danziger. Ce qui fascine ce photographe aventurier, inspiré de son héros Tintin, c’est la vie quotidienne des gens ordinaires dans les zones de guerre. Dans son dernier ouvrage, Onze femmes face à la guerre, celui qui parcourt le monde depuis l’âge de 13 ans a braqué son objectif sur les femmes, ces véritables héroïnes de guerre, tranche-t-il.

Nous avons rencontré Nick Danziger lors de son passage à Montréal.

. Vous êtes retourné voir dix ans plus tard ce que sont devenues ces femmes que vous aviez photographiées. Sur la page couverture de votre livre, on voit cette fillette orpheline afghane qui s’occupait seule de ses deux jeunes frères. Où en est-elle maintenant ?

Elle s’appelait Mah Bibi et elle avait 10 ans. À son âge et chef de famille en Afghanistan, je doutais qu’elle survive. On me dit qu’elle est décédée, il y a cinq ans, peut être en accouchant. Mais je continue de la chercher. J’aime prendre des nouvelles de ces gens. Je travaille comme ça, depuis 1984. Le plus important est de leur donner la parole, créer des liens et de passer du temps avec eux.

. Vos images les plus choquantes sont celles d’une enfant de 13 ans à qui on a coupé les mains pour l’empêcher de voter au Sierra Leone. Qu’est-elle devenue ?

À 13 ans, elle ne savait même pas ce qu’était un président. Quand les rebelles sont venus lui couper les mains, elle les a suppliés de la tuer, ils ne l’ont pas écoutée. De la folie. Elle s’appelle Mariatu, et elle vit maintenant heureuse à Toronto. Elle me donne des nouvelles par Skype. Elle a une vie normale, elle cuisine, étudie et se maquille… sans ses mains.

. D’où est venue cette idée de vous intéresser aux femmes dans les pays en conflit ?

On voulait savoir de quoi les femmes avaient besoin en temps de guerre, c’était d’abord une commande du Comité international de la Croix-Rouge, en 2001, puis c’est devenu un livre.

. Et de quoi ont-elles besoin ?

Dans les conflits, 90 % des personnes affectées sont des civils, c’est eux qui m’intéressent, pas les combattants. Les femmes sont particulièrement vulnérables. Pour elles, la guerre ne finit jamais, elles ont des flashbacks, elles subissent des violences sexuelles ou ne peuvent faire leur deuil parce que les corps de leur mari ou de leurs enfants ne sont pas retrouvés. Celles qui sont violées sont stigmatisées et exclues de leur communauté et de leur famille. La société refuse de les voir comme des victimes.

. Il faut donc mieux protéger les femmes ?

Absolument. Elles ont besoin de protection dans les conflits, les lois qui les protègent ne sont pas respectées. On doit faire plus dans l’après-guerre pour les aider, souvent elles n’ont pas d’aide psychologique, ni même accès à leur maison parce que les titres sont au nom du mari. En Serbie, Olja est critiquée parce qu’elle veut refaire sa vie et ne s’habille pas en noir. Pourtant, elle souffre au quotidien.

. Vous dites que ce livre est un hommage aux femmes.

Oui, parce qu’elles ont une force inouïe. Ce sont elles, les vrais héros. Nous avons beaucoup à apprendre d’elles. Ces femmes sont beaucoup plus intéressantes pour moi que les hommes politiques.

. Que pensez-vous de la couverture des conflits internationaux par les grands médias d’information.

Ça me frustre. On affiche le nombre de morts et de blessés. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Les gens sont devenus des experts, ils sont passifs, ils reçoivent tout et ils commentent. Mais si c’était votre mère, votre fille, votre soeur qui vivait en zone de guerre, diriez-vous la même chose ? Ces femmes n’ont pas eu le choix de se retrouver là. On ne leur demande jamais leur avis, aux femmes, et on ne les écoute pas. Pensez-vous qu’une seule femme en Afghanistan souhaite le retrait des soldats occidentaux pour revenir au régime taliban ? C’est leur garantie de sécurité pour l’avenir.

. Vous avez adopté trois enfants afghans, dans quel contexte ?

À 10 et 11 ans, mes filles ne savaient ni lire, ni écrire. Mon fils de 10 ans n’avait jamais vu une école de sa vie. J’ai demandé à tout le monde de les aider, personne ne voulait d’eux. Les adopter n’était pas un choix, je devais le faire même si j’étais père célibataire, j’aurais regretté de ne pas l’avoir fait.

. La plupart des gens ont l’impression d’être impuissants face aux conflits.

Là-bas avec très peu on peut faire énormément de choses. On est allé trop loin dans l’autre direction et personne ne fait plus rien.

. Laquelle de ces onze femmes vous a le plus marqué ?

Mariatu et Mah Bibi parce qu’elles étaient très jeunes. Je me demandais ce qu’elles allaient devenir. Mais il y a Amanda, Olja, Sarah, Dzida… Elles sont toutes mes héroïnes.


11 Femmes en zones de conflit

Kosovo

1999, année tragique pour la minorité serbe chassée par la majorité albanaise.

Sierre Leone

La guerre civile, entre 1991 et 2002, avait comme principal enjeu le contrôle des zones de diamants.

Bosnie-Herzégovine

1992, attaque de l’armée yougoslave contre la Bosnie qui vient de déclarer son indépendance. Parmi les nombreux massacres, celui de Srebrenica, en juillet 1995.

Colombie

Un conflit interne, depuis les années 1960, oppose les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l’Armée de libération nationale (ELN).

Israël

Ce conflit débute, le 14 mai 1948, jour de la création de l’État d’Israël. Il oppose les Palestiniens et l’État d’Israël.

Afghanistan

Ce territoire marqué par les guerres, depuis plus de trois décennies, est occupé par les Occidentaux depuis les attentats de septembre 2001, pour lutter contre le terrorisme et le régime taliban.

Cisjordanie

Région du Proche-Orient qui constitue, depuis 1967, un enjeu du conflit israélo-palestinien.

Gaza

De nombreux Palestiniens ont trouvé refuge à Gaza, devenue la cible des attaques sanglantes, menées par les forces d’occupation israélienne, contre la population civile.


Onze femmes face à la guerre. Photos de Nick Danziger, textes Frédéric Joli. Publié aux Éditions du Passage

Nick Danziger a notamment collaboré avec Time, Newsweek, Vanity Fair, Paris Match, Le Monde et Le Figaro. En 2004, on lui décerne le World Press Award pour son reportage sur George Bush et Tony Blair lors du déclenchement du conflit en Irak, en avril 2003.

http://fr.canoe.ca