Anxiété, chômage et addictions: ce qui attend les victimes de fusillades sur le long terme


Lors des fusillades ont parle beaucoup des tueurs et de ceux qui sont mort. Alors qu’on n’entend pas parler de ceux qui ont survécu. Aux États-Unis, en 2017, près de 40.000 personnes ont été tuées par balle. Probablement, qu’il y aurait encore plus de blessés que de morts, c’est beaucoup pour un pays qui tienne tellement fort à leurs armes supposément pour les protégés. Les survivants même légèrement blessés risque de souffrir pendant des années des séquelles physiques et aussi psychologiques.
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Anxiété, chômage et addictions: ce qui attend les victimes de fusillades sur le long terme


Il est temps de s'intéresser à la souffrance des victimes de blessures par balle ayant survécu. | Hailey Kean via Unsplash

Il est temps de s’intéresser à la souffrance des victimes de blessures par balle ayant survécu. | Hailey Kean via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Washington Post

Longtemps après la guérison de leurs blessures physiques, les victimes de fusillades continuent de souffrir de séquelles mentales.

Des chercheurs américains se sont intéressés à un sujet qui passe souvent inaperçu: les séquelles mentales des fusillades sur les victimes. Chômage, toxicomanie et syndrome de stress post-traumatique sont observés dans une bien plus grande mesure chez les survivant·es d’une fusillade, jusqu’à plusieurs années après les faits.

Les auteurs de l’étude, des chirurgiens traumatologues de l’Université de Rochester, observent qu’«en ce qui concerne les armes à feu, nous, en tant que société et en tant que chercheurs, accordons beaucoup d’attention aux décès. C’est sur cela que se concentre souvent l’indignation du public».

Et cela se fait au détriment des blessé·es, même léger·es, dont la santé mentale fait rarement l’objet d’un suivi médical ou psychologique.

«Nous avons découvert que ces patients ont des problèmes de santé physique et mentale à long terme qui ne disparaissent pas avec le temps», explique Michael Vella, l’un des auteurs.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont chaque année concernées.

Des victimes oubliées

Rien qu’en 2017, près de 40.000 personnes ont été tuées par balle aux États-Unis. Il est difficile d’estimer le nombre de blessé·es, mais il serait largement supérieur à celui des morts. Autant d’individus dont on ne parle pas souvent au niveau politique et rarement dans la sphère médicale ou médiatique.

Les chercheurs ont donc procédé à un examen des dossiers des 3.088 patient·es blessé·es par balle conduit·es au centre de traumatologie de l’université de Philadelphie ces dix dernières années. Parmi les survivant·es, ils sont parvenus à en retrouver 183 qui ont accepté de participer à l’étude en comparant leur vie avant et après le drame.

En analysant les résultats, ils ont constaté que plus de la moitié des patient·es souffraient d’un syndrome de stress post-traumatique. Parmi celles et ceux qui n’avaient subi que des blessures légères, au moins 33% étaient concerné·es par ce syndrome.

«Il s’agit de patients que nous congédions des urgences et que nous renvoyons dehors, souvent sans suivi ni évaluation des blessures mentales à long terme auxquelles ils peuvent être confrontés au cours des mois suivants», déplore Michael Vella.

Deux biais existent dans cette étude, reconnus par leurs auteurs: l’échantillon des victimes est mince et il est possible que les personnes les plus touchées n’aient pas voulu ou pu s’exprimer sur le sujet.

D’où la nécessité de conduire de plus amples recherches dans ce domaine, longtemps laissé de côté par les médecins du fait de son caractère politique et polémique. Regrettant que la littérature scientifique soit principalement centrée sur les personnes décédées par balle, les chercheurs souhaitent que soient examinées les conséquences à long terme sur les survivant·es, afin que «ce genre d’analyse nous aide à comprendre tout le fardeau de la violence armée».

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Une fusillade dans un Walmart de l’Oklahoma fait plusieurs morts


Devinez quoi ? Dimanche, plusieurs ont entendu parler de la fusillade en Californie, et bien un autre a remit cela aujourd’hui dans un Walmart en Oklahoma. Cela devient un fait divers, les Américains doivent sûrement en avoir assez de toutes ces tueries. Non ?
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Une fusillade dans un Walmart de l’Oklahoma fait plusieurs morts

Une fusillade dans un Walmart de l'Oklahoma fait plusieurs

ASSOCIATED PRESS

Une femme et un homme sont décédés dans une voiture

Une fusillade près d’un supermarché Walmart à Duncan, dans l’Oklahoma, a fait trois morts, dont l’auteur présumé des coups de feu, ont annoncé la police de cette ville du centre des Etats-Unis et des médias locaux.

“Une femme et un homme sont décédés dans une voiture et un homme à l’extérieur” du véhicule garé sur le parking du Walmart, a indiqué la police de Duncan sur sa page Facebook.

Une arme de poing a été retrouvée sur les lieux, a-t-elle précisé.

Selon le chef de la police Danny Ford, cité par la télévision locale TNN-ABC, le tireur fait partie des victimes.

Des témoins cités par la chaîne locale ont précisé que l’auteur des coups de feu avait approché ses deux victimes puis tiré sur elles avant de retourner l’arme contre lui alors qu’il était tenu en joue par un quatrième homme, qui avait sorti son arme. 

Les écoles de la zone ont été brièvement placées en confinement à la demande de la police, ont précisé les autorités scolaires de la ville, située à 130 km au sud de la capitale Oklahoma City.

Selon le quotidien local Duncan Banner, la police a reçu peu avant 10H00 locales (16H00 GMT) une alerte signalant des coups de feu dans le magasin et la présence sur les lieux de trois victimes.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades, qui relancent à chaque fois le débat sur la prolifération des armes à feu, sans que la législation en la matière ait évolué de manière significative.

Début août, un homme blanc de 21 ans avait tué 22 clients d’un Walmart à El Paso au Texas, l’un des plus fréquentés du géant de la distribution aux Etats-Unis, à quelques mètres de la frontière avec le Mexique.

Dans un manifeste mis en ligne avant l’attaque, l’assaillant avait dénoncé une “invasion hispanique du Texas” puis avait admis après son arrestation avoir voulu s’en prendre à des “Mexicains”.

Après le drame, Walmart a décidé début septembre d’arrêter de vendre des munitions pour certains fusils semi-automatiques, une fois les stocks actuels écoulés.

Dimanche soir, quatre jeunes hommes ont été tués et six autres blessés lors d’une fusillade de masse pendant une réunion de famille à Fresno (Californie). Le ou les auteurs des coups de feu n’ont pas été identifiés et le mobile de l’attaque reste inconnu.

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Un complotiste condamné à dédommager le père d’une victime de fusillade


Il y a des gens qui sont vraiment fou. La fusillade aux États-Unis qui a ciblé des enfants d’une école primaire aux États-Unis, il y a des gens qui prétendent que cela fait partie des théories du complot. En autre un professeur de philo dans une université qui a écrit un livre accusant le père d’une victime d’avoir fait un faux certificat de décès. En plus d’avoir perdu son fils par un imbécile avec une arme, les parents ont dû subir de la diffamation, du harcèlement et des menaces de mort. Même si le père a gagné, le professeur continu a croire ses idioties
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Un complotiste condamné à dédommager le père d’une victime de fusillade


Mémorial pour les victimes de la fusillade de l'école de Sandy Hook, à Newtown dans le Connecticut. | Emmanuel Dunand / AFP

Mémorial pour les victimes de la fusillade de l’école de Sandy Hook, à Newtown dans le Connecticut. | Emmanuel Dunand / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur CBS

L’auteur d’un livre niant la réalité de la fusillade de Sandy Hook devra payer plusieurs centaines de milliers de dollars au père d’un enfant décédé ce jour-là.

Leonard Pozner, dont le fils Noah a été tué à l’âge de 6 ans lors de la fusillade de Sandy Hook en 2012, vient de remporter son procès en diffamation contre James Fetzer, le coauteur d’un livre intitulé Personne n’est mort à Sandy Hook. Ce complotiste, un ancien professeur de philosophie à l’Université du Minnesota, avait accusé Pozner d’avoir créé un faux certificat de décès pour son fils Noah. Il vient d’être condamné à verser 450.000 dollars (406.000 euros) de dommages et intérêts à Pozner.

Dans son livre, Fetzer défend la thèse selon laquelle la fusillade de l’école de Sandy Hook (qui a fait vingt-six morts) est un faux incident mis en scène par le gouvernement Obama afin de renforcer le contrôle des armes à feu. En septembre, Pozner avait déjà obtenu un dédommagement de la part de l’autre coauteur du livre, Mike Palacek, qui avait accepté la conclusion du tribunal selon laquelle «le certificat de décès de Noah Pozner était authentique».

Des parents harcelés et menacés de mort

Au vu de la situation financière de Fetzer, le père de Noah a précisé qu’il ne recevrait probablement jamais les 450.000 dollars mais que cette décision de justice créait un précédent important:

«Cela envoie un message aux menteurs, aux complotistes et autres, qui utilisent internet pour revictimiser et terroriser des personnes vulnérables, que leurs actions ont des conséquences.»

Très rapidement après la fusillade en 2012, les parents des victimes ont commencé à être harcelés par des complotistes persuadés que le massacre n’avait jamais eu lieu et que tous ces parents en deuil étaient des acteurs et actrices. Pour riposter, Leonard Pozner, qui a été menacé de mort, a créé une association contre le harcèlement des proches des victimes de fusillade. Avec d’autres parents, il a porté plainte contre plusieurs figures complotistes, comme l’animateur Alex Jones, dont le site InfoWars a diffusé de nombreux mensonges sur Sandy Hook.

Quant à James Fetzer, qui pense aussi que les attentats du 11 septembre 2001 ont été orchestrés par les gouvernements américains et israéliens, il a dit qu’il ferait appel dans la mesure où il considère sa condamnation comme une «défaite pour la recherche collaborative faite par des citoyens journalistes contre l’influence des “fake news”».

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Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes


Une chaine de magasin de sport le Dick’s Sporting Goods, a lancé un message fort a propos des armes à feu semi-automatique utilisé dans les fusillades. Il ne fait pas juste cesser la vendre les fusils d’assaut, il les a aussi détruite une valeur de 5 millions de dollars US. Et une perte de vente d’environ 250 millions de dollars.

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Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP 

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP

Repéré par Claire Levenson

Les enseignes Dick’s Sporting Goods avaient arrêté de vendre des armes semi-automatiques après la fusillade de Parkland, en 2018.

Repéré sur CBS

Avant la fusillade qui a fait dix-sept victimes au lycée de Parkland en février 2018, la chaîne de magasins de sport Dick’s Sporting Goods vendait aussi bien des baskets et des t-shirts que des fusils d’assaut.

Après cette tuerie en Floride, son PDG Ed Stack avait annoncé que ses établissements cesseraient de vendre des armes semi-automatiques. Celles qui restaient en stock –pour une valeur totale de 5 millions de dollars– ont été détruites et transformées en ferraille.

«Je me suis dit: “Vous savez quoi? Si on veut vraiment que ces armes ne se retrouvent pas aux mains de tout le monde, il faut les détruire”», avait déclaré l’homme d’affaires.

Le tueur de Parkland avait acheté l’une de ses armes chez Dick’s, qui compte plus de 700 magasins aux États-Unis, et même si elle n’a pas été utilisée pour le massacre, la direction de la chaîne a voulu changer de politique.

Transformation radicale

Le retrait de ces semi-automatiques a fait perdre environ 250 millions de dollars à Dick’s Sporting Goods. La vente d’autres types d’armes à feu a également été bannie dans une centaine de ses magasins, tout comme la vente d’armes et de munitions aux moins de 21 ans –dans de nombreux États américains, il est encore possible d’acheter un semi-automatique à partir de 18 ans.

À la suite des nombreuses fusillades récentes, plusieurs chaînes de magasins ont pris des mesures similaires (Walmart a cessé de vendre des pistolets et n’autorise plus sa clientèle à venir armée), mais Dick’s a opéré la transformation la plus radicale jusqu’à présent.

L’annonce du groupe a été saluée par plusieurs personnalités politiques, notamment par le candidat démocrate à la présidentielle Beto O’Rourke:

«Dick’s Sporting Goods fait plus que le Congrès pour protéger les Américains des armes semi-automatiques», a-t-il tweeté.

Au début de l’année 2019, la Chambre des représentants (à majorité démocrate) avait fait passer une loi pour imposer des vérifications d’antécédents pour toutes les ventes d’armes, y compris les ventes privées ou en ligne, mais cet effort avait été bloqué au Sénat (à majorité républicaine).

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Des écoles du Colorado équipées de litières en cas de confinement lors d’une fusillade


Pour la rentrée dans 70 écoles aux États-Unis, on donne aux professeurs, un sceau, sable pour litière, papier de toilette et une tente pour une toilette improvisée en cas de confinement lors d’une fusillade. C’est beau d’être prévoyant, mais tant que le gouvernement ne touche pas au fond du problème qui est la facilité d’avoir des armes dont les fusils d’assaut, alors ils auront besoin d’encore plus de litière pour les chats.
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Des écoles du Colorado équipées de litières en cas de confinement lors d’une fusillade


Des personnes évacuées après une tuerie dans une école de Highlands Ranch dans le Colorado, le 7 mai 2019. | Michael Ciaglo / AFP 

Des personnes évacuées après une tuerie dans une école de Highlands Ranch dans le Colorado, le 7 mai 2019. | Michael Ciaglo / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Chalkbeat

Pour la pré-rentrée, le personnel enseignant a reçu des seaux et de la litière pour chat à utiliser en cas de verrouillage des classes pendant une fusillade.

Dans le district scolaire de Jeffco dans le Colorado, qui inclut la ville de Columbine, où douze élèves ont été assassiné·es par deux de leurs camarades en 1999, les mesures de prévention contre les fusillades sont de plus en plus strictes.

Lors d’une réunion de pré-rentrée, pendant laquelle les profs sont censé·es parler cursus et emplois du temps, la direction a distribué de quoi faire des toilettes improvisées en cas de verrouillage des classes si une tuerie est en cours.

Cassie Lopez, une enseignante visiblement sous le choc, a décrit ces nouvelles procédures dans une vidéo:

«On nous a donné des seaux et de la litière pour chat à mettre dedans, des trousses de premier secours, du papier toilette et une tente à mettre autour du seau. Ces récipients servent de cabinets au cas où les élèves seraient confinés dans une salle à cause d’une menace. […] On nous a donné des marqueurs car, dans le cas où l’on devrait poser un garrot sur un élève, il faut écrire sur leur corps l’heure à laquelle il a été posé afin que les secouristes sachent depuis combien de temps ce garrot est en place. Ce n’est pas normal.»

Soixante-dix écoles équipées

Ce n’est pas la première fois que ces seaux sont distribués. Selon le chef de la sécurité du district scolaire, plus de soixante-dix écoles de la région sont équipées de ces commodités d’urgence. L’idée est née après un incident concret: en 2017, les salles de classe d’un lycée local avaient été placées sous confinement pendant environ cinq heures à la suite d’une menace de coups de feu. Les élèves et le personnel avaient alors dû faire leurs besoins dans les placards et les poubelles.

Le district scolaire a aussi commencé à apprendre au personnel enseignant à arrêter les saignements en cas de blessure par balles. Les élèves pourraient bientôt aussi recevoir une formation. En tout cas, ces établissements ont une équipe de trente-trois infirmières urgentistes disponibles en cas d’attaque.

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Affaiblie, la NRA n’a pas dit son dernier mot


À lire ce texte, est horripilant. Les Américains, ont-ils vraiment le choix d’élire un gouvernement qui leur convient mieux ? Ou du moins le moins pire ? Aux États-Unis, le droit d’avoir une arme est difficile à contrôler. La NRA contrôle e t finance le partie politique qui est plus suceptibles de servir leurs intérêts. Bien qu’ils ont passé de durs moments, une baisse de rentabilité, ils continuent quand même à bloquer tout ce qui peuvent leur nuire. Quand Donald Trump, au lieu de donner les vraies causes du terroriste blanc au pays, ils accusent à la maladie mentale, l’immigration et les jeux vidéos. Bref, il est clair qu’un vrai contrôle des armes ne se fera pas avec Donald Trump au pouvoir et la NRA avec ses marionnettes.
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Affaiblie, la NRA n’a pas dit son dernier mot

La Chambre des représentants a adopté en février... (PHOTO THE NEW YORK TIMES)

La Chambre des représentants a adopté en février un projet de loi pour étendre les contrôle des antécédents des acheteurs à toutes les ventes d’armes. Mais le texte est bloqué au Sénat par les républicains.

PHOTO THE NEW YORK TIMES

MICHAEL MATHES, CHARLOTTE PLANTIVE

Agence France-Presse

Washington

Miné par des querelles intestines et des finances en berne, le puissant lobby des armes NRA a connu de meilleurs jours, mais la réaction de Donald Trump aux fusillades du week-end montre que son message reste dominant à Washington.

La National Rifle Association, un petit groupe de chasseurs fondé en 1871, a opéré un virage politique dans les années 70 et s’est imposée comme l’un des plus redoutables groupes de pression aux États-Unis, bloquant toute tentative de réglementer le marché des armes à feu.

Depuis des mois, elle traverse toutefois une crise inédite avec des démissions en série, une baisse de ses recettes et la montée en puissance de ses détracteurs.

Lors des élections de mi-mandat, en novembre, elle a dépensé nettement moins que pour d’autres scrutins et des parlementaires favorables à un meilleur encadrement des ventes d’armes l’ont emporté face à ses candidats de prédilection.

Ses opposants en ont conclu que l’emprise du lobby sur Washington commençait à se desserrer.

La réaction des républicains aux massacres d’El Paso et Dayton, qui ont fait 31 morts, semble montrer qu’ils sont allés un peu vite.

Lundi, le président Donald Trump a, une nouvelle fois, réduit les drames à un problème de «jeux vidéo» et de «maladie mentale», reprenant l’argumentaire de la NRA pour qui «ce ne sont pas les armes mais les hommes qui tuent». 

Le lobby a immédiatement félicité le locataire de la Maison-Blanche pour ce discours, jugeant qu’il répondait «aux causes profondes» des fusillades qui endeuillent régulièrement l’Amérique.

Ailleurs dans les rangs républicains, plusieurs élus ont également imputé la violence aux «écrans» (le représentant Steve Scalise) ou même aux «partisans des drag queens» (l’élue de l’Ohio Candice Keller), sans jamais évoquer les fusils utilisés par les tueurs.

Enquête judiciaire

Pour le sénateur Bernie Sanders, un des favoris de la primaire démocrate, le président était «face à un choix», mais il «a décidé de rester du côté de la NRA, dont les lobbyistes et les contributions financières contrôlent le parti républicain».

Depuis des années, la NRA investit massivement dans les campagnes électorales. Elle a ainsi apporté 30 millions de dollars à Donald Trump lors de la présidentielle de 2016. Elle décerne aussi des «notes» aux candidats; un mauvais score peut coûter cher électoralement.

Mais ses finances se portent moins bien. De son propre aveu, les contributions de ses donateurs ont baissé de 26 millions, soit 2% entre 2016 et 2017.

En conséquence son déficit s’est creusé, passant de 14,8 millions en 2016 à 31,8 millions l’année suivante, bien qu’il n’y ait pas eu d’élections majeures en 2017, selon un audit obtenu par l’organisation OpenSecrets qui enquête sur l’argent en politique.

En interne, les dépenses de certains dirigeants ont fait grincer des dents, tout comme son positionnement très à droite. Ces querelles ont poussé plusieurs responsables à la démission, dont son président Oliver North, et entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ses finances.

La NRA a également rompu les ponts avec l’entreprise chargée de ses efficaces campagnes de communication et a dû arrêter ses programmes télévisés en direct, NRATV.

Immobilisme

«La NRA n’a jamais été aussi faible», a déclaré l’élu républicain Peter King au journal The Hill. «Ils sont affaiblis et nous tous, y compris le président, devrions en profiter», a-t-il ajouté.

Dans la même veine, le sénateur républicain Lindsey Graham, très proche de Donald Trump, a annoncé lundi qu’il allait introduire un projet de loi pour autoriser la confiscation des armes aux personnes soupçonnées de poser un danger pour les autres ou pour elles-mêmes.

Dans leur camp, l’immobilisme reste cependant la norme.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a adopté en février un projet de loi pour étendre les contrôle des antécédents des acheteurs à toutes les ventes d’armes. Le texte est bloqué au Sénat, dont le leader républicain Mitch McConnell, noté A+ par la NRA, refuse de l’inscrire à l’ordre du jour.

Selon la chaîne CNBC qui cite des documents confidentiels, la NRA, qui revendique toujours cinq millions de membres, a encore dépensé 1,6 million de dollars cette année pour inciter les membres du Congrès à rejeter ce texte.

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Le sac à dos pare-balle, un outil populaire pour se protéger des tueries de masse


C’est bientôt la rentrée, les parents s’affairent à acheter le nécessaire pour l’école. Aux États-Unis, même s’ils ne sont pas en pleine guerre, il y a eu plusieurs articles pour les protéger des tueurs de masse. Et quand il y a une fusillade, ces compagnies font des affaires d’or. Dernièrement, avec les deux tueries au Texas et dans l’Ohio, des sacs à dos blindés se vendent bien et pourtant, ils ne couvrent que 25 % du corps. Le problème est qu’ils installent un sentiment d’insécurité sans pour autant régler le problème à la source. Je n’aime pas cette mentalité.
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Le sac à dos pare-balle, un outil populaire pour se protéger des tueries de masse


En décembre 2012, peu après la fusillade survenue dans une école primaire, Rich...

GEORGE FREY VIA GETTY IMAGESEn décembre 2012, peu après la fusillade survenue dans une école primaire, Rich Brand, le chef d’opérations pour le deuxième amendement, tire sur un sac à dos pare-balle, à Salt Lake City.

Par Camille Laurin-Desjardins

Les ventes ont connu un regain de popularité dans les derniers jours aux États-Unis, après les deux fusillades qui ont fait 31 morts.

Le mois d’août est à peine entamé que les parents d’enfants qui fréquentent l’école pensent déjà aux nombreux cartables, cahiers Canada, surligneurs et crayons de toutes sortes de couleurs qu’il devront acheter. Mais pour certains parents américains, la rentrée qui approche demande également de trouver des moyens de protéger leurs enfants des armes à feu, dont le nombre est plus grand que la population, aux États-Unis.

Des marchands ont trouvé le moyen de répondre à cette peur en fabriquant des sacs à dos pare-balle. Et après les deux tueries de masse qui ont fait 31 morts pendant la fin de semaine, au Texas et en Ohio, leur popularité est grandissante.

La compagnie ReadyToGoSurvival.com, à Austin, au Texas, a vu ses ventes se multiplier depuis la fin de semaine. Le propriétaire de l’entreprise, Roman Zrazhevskiy, a affirmé au Houston Chronicle qu’il avait vendu 300 sacs à dos seulement au cours des derniers jours, alors qu’il en vend habituellement 100 par mois.

Il ajoute que ses clients sont des familles tout à fait traditionnelles, et non de type «survivaliste». 

De nombreuses autres entreprises fabriquent ce genre de «boucliers» pour les étudiants américains, vendus dans plusieurs magasins grande surface. D’ailleurs, Walt Disney a demandé mardi à la compagnie du Texas TuffyPacks LLC de retirer du marché des modèles de sacs à dos blindés à l’effigie de certains de ses personnages les plus populaires, dont Harry Potter et plusieurs princesses.

La demande avait également été à la hausse en février 2018, après la tuerie dans une école secondaire de Parkland, en Floride, et en 2012, après la mort de 20 enfants dans une école primaire de Newtown, au Connecticut.

Le sac à dos pare-balle

ARMORMELe sac à dos pare-balle ArmorMe

J.T. Lewis, un étudiant de 19 ans dont le jeune frère Jesse est mort dans la tuerie de Sandy Hook, une école primaire Connecticut, en 2012, a confié au New York Times qu’il en porte un sur le campus de son université, après l’avoir reçu en cadeau de sa mère.

Ce type de produit coûte entre 100$ et 200$. Il a toutefois été démontré qu’en cas de fusillade, les sacs à dos pare-balle ne protègent que 25% du corps. De plus, ils ne sont pas tolérés dans de nombreuses écoles.

La sénatrice de la Californie, Kamala Harris, qui se présente aussi dans la course à la présidence chez les démocrates, a d’ailleurs déploré sur Twitter que ce type de produits soit en vente, alors qu’il est le symbole d’un problème beaucoup plus

D’autres produits similaires avaient déjà été mis en vente dans la foulée d’autres tueries de masse, aux États-Unis. À la suite de la tragédie de Sandy Hook, une entreprise colombienne qui fabriquait des gilets pare-balle s’était lancée dans la confection de vêtements blindés pour enfants, après en avoir reçu la demande. En 2014, un médecin américain avait aussi mis au point une couverture pliable pare-balle pour protéger les enfants en cas de fusillade. Et l’an dernier, un groupe d’élèves de huitième année (l’équivalent de la deuxième secondaire) de Pennsylvanie avaient reçu en guise de cadeau de fin d’année des boucliers portatifs à transporter dans leur sac d’école.

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