Cet étrange verre jaune décou­vert au Sahara a été formé par une météo­rite


Les météorites ne font pas juste détruire, ils créer des pierres uniques lors de leur impact sur la Terre. Le pharaon Toutankhamon a d’ailleurs eu des bijoux ornés de cet étrange verre jaune.
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Cet étrange verre jaune décou­vert au Sahara a été formé par une météo­rite

Crédits : Mark Riddick

par  Mathilda Caron

Les mystères de l’ori­gine du verre libyque, un éton­nant miné­ral jaune trans­lu­cide que l’on trouve dans la partie orien­tale du Sahara, ont enfin été percés. 

Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité Curtin, en Austra­lie, révèlent dans une nouvelle étude qu’il a été créé par l’im­pact d’une météo­rite il y a 29 millions d’an­nées, rappor­tait Sky News le 16 mai.

Il exis­tait jusqu’ici deux hypo­thèses quant à son exis­tence.

« La ques­tion de savoir si le verre s’est formé lors de l’im­pact d’une météo­rite ou lors d’une explo­sion aérienne faisait l’objet d’un débat perma­nent depuis des années », explique le géologue Aaron Cavo­sie. « Les impacts de météo­rites et les explo­sions aériennes peuvent causer la fonte, mais seuls les impacts de météo­rites créent des ondes de choc qui forment des miné­raux à haute pres­sion », tel que le verre libyque.

C’est la présence dans les échan­tillons préle­vés de traces de reidite, un cris­tal rouge extrê­me­ment rare qui se forme unique­ment lors d’im­pacts météo­riques, qui a achevé de convaincre les cher­cheurs de son origine cosmique. L’étrange verre jaune est dispersé sur des dizaines de kilo­mètres dans l’est du Sahara, en Libye et en Égypte. Il a été retrouvé dans des bijoux anciens, notam­ment ceux que portait du pharaon Toutan­kha­mon.

Source : Sky News

https://www.ulyces.co/

Esclavage en Libye: les conclusions de l’enquête «ne sauront tarder»


Toutes sortes d’esclavages existent encore aujourd’hui. Au Libye, des immigrés qui doivent tout quitter se retrouvent dans ce pays et des habitants en profitent pour les vendre aux plus offrant et nous sommes au 2017, il serait temps d’évoluer
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Esclavage en Libye: les conclusions de l’enquête «ne sauront tarder»

 

Des manifestants originaires de l'Afrique sub-saharienne dénoncent l'esclavage... (PHOTO AFP)

Des manifestants originaires de l’Afrique sub-saharienne dénoncent l’esclavage lors d’une mobilisation devant l’ambassade libyenne à Rabat, au Maroc.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Tripoli

Les conclusions de l’enquête ordonnée par le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) sur des cas d’esclavage en Libye «ne sauront tarder» et les responsables seront «traités sans indulgence», a annoncé jeudi un ministre.

«Des directives claires ont été données pour qu’une enquête fasse la lumière sur cette affaire et identifient les responsables de ces actes afin qu’ils en répondent devant la justice», a indiqué Al-Aref al-Khoja, ministre de l’Intérieur du GNA lors d’une conférence de presse à Tripoli.

«Les résultats de cette enquête ne sauront tarder», a précisé le ministre libyen.

La semaine dernière, un documentaire choc de la chaîne CNN a exposé l’existence de ventes d’esclaves près de Tripoli, indignant le monde entier.

«L’État libyen (…) ne tolèrerait pas que les victimes de l’immigration soient traités autrement que dans le respect de leur humanité», a-t-il affirmé en présence de plusieurs diplomates africains réunis dans le principal centre de rétention de migrants dans la capitale libyenne.

«Tous ceux qui violeront ces principes seront traités sans indulgence», a-t-il promis.

Depuis que l’affaire a éclaté, les autorités libyennes se défendent en rappelant le poids que les flux de migrants font porter à ce pays ébranlé par les crises politiques, l’insécurité et de graves difficultés économiques depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

La Libye, par sa situation géographique, est devenue un État-transit pour les flux de migrants «dont les nombres étaient souvent effarants», a expliqué le ministre, pour qui son pays «ne peut être considérée que comme une étape, pas plus».

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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

 

WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

www.stop-aux-bombes.ca

#StopBombingCivilians

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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF


24 millions d’enfants qui souffrent et beaucoup mourront à cause des guerres, de l’eau potable inaccessible, des soins et les vaccins qui ne peuvent être donnés dans des pays en conflits. C’est toute une génération en péril.
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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF

 

Près de six millions d'enfants sont menacés en... (Photo archives AP)

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Associated Press
Beyrouth

La violence et les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord menacent la vie de 24 millions d’enfants, a prévenu mercredi l’agence onusienne des enfants, principalement au Yémen, en Syrie et en Irak.

L’UNICEF a ajouté que de multiples facteurs – comme une épidémie de choléra au Yémen, les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l’offensive pour reprendre Mossoul en Irak – privent les enfants de soins de santé de base.

L’agence onusienne a déclaré par voie de communiqué que le Yémen arrive en tête de liste, avec 9,6 millions d’enfants dans le besoin.

Elle dit que l’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène a été compromis, provoquant des éclosions de maladies hydriques, et que plusieurs enfants souffrent de la faim.

Le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, a déclaré que «la violence paralyse les systèmes de santé dans les régions touchées par le conflit et menace la survie même des enfants».

«Au-delà des bombes, des balles et des explosions, un nombre incalculable d’enfants meurent en silence de maladies qui pourraient facilement être évitées et soignées», a-t-il dit.

Ces données témoignent de l’ampleur du problème. Le Yémen est suivi de la Syrie, de l’Irak, du Soudan, de la bande de Gaza et de la Libye, selon l’UNICEF.

La guerre civile qui déchire le Yémen depuis deux ans a poussé le pays le plus pauvre du monde arabe au bord de la famine, et on constate une malnutrition aiguë répandue parmi les enfants.

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible. Plusieurs n’ont pas accès aux vaccins qui pourraient leur sauver la vie, et ceux qui tombent malades ou sont blessés peinent à être soignés, a déploré l’UNICEF.

En Irak, l’approvisionnement en eau potable des camps de personnes déplacées autour de Mossoul est exploité au maximum de sa capacité. De nouvelles familles, souvent accompagnées d’enfants mal nourris, arrivent quotidiennement, selon le communiqué.

Les forces irakiennes appuyées par les États-Unis seraient sur le point de reprendre le contrôle de Mossoul, trois ans après que Daech (le groupe armé État islamique) se soit emparé de près du tiers de l’Irak.

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Des migrants vendus sur des « marchés aux esclaves » en Libye


On a beau critiquer contre les migrants, mais on ne voudrait pas vivre ce qu’ils vivent. Au Libye, ils peuvent être vendus comme esclave, les femmes violées, et même, ils les livrent à la prostitution. Alors que ces gens, fuient un enfer pour entrer dans un autre enfer
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Des migrants vendus sur des « marchés aux esclaves » en Libye

 

GAMBIE

Un nombre croissant de migrants transitant par la Libye sont vendus sur ce qu’ils appellent des « marchés aux esclaves » avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle, dit un rapport publié mardi par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest interrogés par l’OIM disent avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye par laquelle passent de nombreux candidats à l’exil.

Ils sont vendus entre 200 et 300 dollars et retenus deux à trois mois, en moyenne, a déclaré Othman Belbeisi, qui dirige la mission de l’OIM en Libye.

« Les migrants sont vendus sur le marché comme s’ils étaient une matière première », a-t-il dit à la presse.

«La traite d’êtres humains est de plus en plus fréquente chez les passeurs dont les réseaux sont de plus en plus puissants en Libye.» – Othman Belbeisi, directeur de la mission de l’OIM en Libye

Originaires surtout du Nigeria, du Sénégal et de Gambie, les migrants sont capturés alors qu’ils font route vers le nord de la Libye d’où ils comptent gagner l’Europe en traversant la Méditerranée.

Tout au long de ce périple, ils sont la proie de groupes armés et de réseaux de passeurs qui tentent parfois de leur extorquer de l’argent.

La plupart des migrants sont utilisés comme travailleurs journaliers dans les secteurs de la construction et de l’agriculture. Certains sont rémunérés, mais d’autres sont contraints de travailler sans percevoir de salaire.

« En ce qui concerne les femmes, on nous a signalé beaucoup de mauvais traitements, de viols et des cas de prostitution forcée », a rapporté Othman Belbeisi.

L’OIM explique s’être entretenue avec un migrant de nationalité sénégalaise qui dit avoir été retenu dans un logement de Sabha avec 100 autres migrants. Régulièrement battus, ils ont dû contacter leurs familles pour obtenir les fonds exigés par leurs ravisseurs pour les relâcher.

Incapables de réunir les rançons, certains migrants auraient été tués ou affamés. Lorsque des migrants mouraient ou étaient libérés, ils étaient immédiatement remplacés par d’autres.

« Ce que l’on sait, c’est que les migrants qui tombent entre les mains des passeurs sont exposés à la malnutrition, aux abus sexuels, voire au meurtre », dit dans un communiqué Mohammed Abdiker, directeur de l’OIM aux Opérations et situations d’urgence. « On nous a parlé de charniers dans le désert. »

La Libye est la principale porte d’entrée vers l’Europe pour les migrants. Ces trois dernières années, 150 000 d’entre eux sont parvenus à traverser la Méditerranée.

Depuis le début de l’année, on estime à 26 886 le nombre de migrants arrivés en Italie, soit plus de 7000 que le nombre enregistré l’année dernière sur la même période. On sait que 600 autres sont morts en mer, mais on ignore le nombre de ceux qui périssent en tentant d’atteindre les côtes libyennes.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Il y a 10.000 ans, les humains cuisinaient déjà des végétaux


Il a été connu, que les hommes de la préhistoire pouvaient cuire leur viande, mais il n’y avait pas vraiment de preuve pour les plantes. C’est chose faite, grâce à l’analyse de poteries qui prouvent qu’il y a environ 10 000 ans, on fait cuire des plantes terrestres et aquatiques ainsi que des céréales, ce qui a dû améliorer de beaucoup leur alimentation
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Il y a 10.000 ans, les humains cuisinaient déjà des végétaux

 

 

Repéré sur

Modern Farmer

Nature Plants, Science Daily

Bien avant que l’on fasse mijoter des légumes dans des marmites modernes, d’anciens habitants du Sahara faisaient cuire des plantes dans des poteries.

Des scientifiques de l’université de Bristol ont fait une découverte importante pour l’histoire de l’alimentation: la plus ancienne preuve directe de cuisson de végétaux dans le but de se nourrir, rapporte Modern Farmer.

Comme l’écrivent les chercheurs dans leur étude publiée dans la revue Nature Plants, «l’invention de récipients de cuisson en céramique résistant à la chaleur, il y a environ 15.000 ans, a constitué une avancée majeure dans la nutrition et l’alimentation humaine, ouvrant la voie à de nouveaux groupes d’aliments et des nouvelles techniques de préparation».

Des recherches antérieures avaient déjà démontré l’importance de ces pots préhistoriques dans la transformation de produits animaux. Mais étonnamment, il manquait de preuves directes d’un tel traitement, très ancien, pour les végétaux…

C’est ce qu’a trouvé cette équipe de chercheurs en analysant des poteries trouvées sur deux sites archéologiques situés en Libye, datant de 8.200 à 6.400 av. J-C: de grandes quantités de traces de végétaux (54% des résidus de nourriture) dans ces récipients, et plus particulièrement des «signatures chimiques» de céréales, de plantes aquatiques et terrestres.

Un rôle négligé

Julie Dunne, principale auteure de l’étude, souligne dans un communiqué que l’usage de ces poteries  «pourrait avoir significativement augmenté la gamme de plantes que les hommes préhistoriques pouvaient manger».

Et ce en ouvrant leur régime à des nouveaux produits désagréables ou toxiques sous forme crue (pomme de terre, légumes racines, céréales…).

Alors comme le souligne Modern Farmer, «le rôle de la cuisson des végétaux est, selon les chercheurs, négligé par la recherche historique».

Car étendre ainsi la variété des aliments a pu avoir de nombreuses conséquences dans le développement humain comme la diminution de la malnutrition ou la plus grande motivation à s’établir longtemps au même endroit. 

Repéré par Lucie de la Héronnière

http://www.slate.fr/

La plus vieille cuisine du monde racontée par des poteries de 10.000 ans


Des morceaux de poteries datant de 10.000 ans ont été retrouvés au Libye, ce n’est pas tant qu’aux poteries qui sont intéressantes, mais l’alimentation que se nourrissant à cette époque. Ils cuisinaient une sorte de bouilli permettant a manger des aliments difficiles autrement
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La plus vieille cuisine du monde racontée par des poteries de 10.000 ans

 

Laurent Sacco,

 

La cuisson des aliments dans des poteries a représenté une révolution pour l’humanité. Elle semble avoir eu lieu à la charnière du mésolithique et du néolithique, selon des découvertes archéologiques en Libye.

Il y a entre -6.000 et -10.000 ans environ, le Sahara ne ressemblait pas au désert que nous connaissons aujourd’hui. Il fut même moment moitié moins étendu et flanqué d’une savane. Nous le savons notamment grâce aux peintures rupestres, venues confirmer ce que la géologie et la paléontologie indiquaient déjà. Il y avait alors un Sahara « vert » avec des rivières et des lacs poissonneux, et des Hommes habitaient là, entourés d’éléphants et d’hippopotames.

En fouillant les sites archéologiques de Takarkori et Uan Afuda datant de cette époque dans le désert libyen, un groupe d’archéologues a exhumé une centaine de fragments de poteries âgées d’environ 10.000 ans. En soi, cela n’a rien de très remarquable car nous connaissons des poteries plus anciennes qui attestent de la maîtrise de cette technique il y a au moins 16.000 ans dans l’est asiatique et au moins 12.000 ans en Afrique du Nord. Mais comme l’expliquent les chercheurs dans l’article publié dans Nature Plants, ce sont les résidus organiques découverts à la surface de ces poteries qui sont intéressants.

Des poteries pour cuire de la bouillie il y a 10.000 ans

Ces résidus permettent en effet de repousser dans le passé la date à laquelle des humains ont commencé à cuisiner et cuire des plantes. Cette nouveauté fut loin d’être anecdotique. Faire chauffer des plats étend la gamme des sources de nourriture en permettant d’utiliser des aliments autrement immangeables. La cuisson sert aussi à préparer des réserves de légumes ou de viande pour pallier des périodes de pénurie.

Les études ont montré que les chasseurs-cueilleurs de l’époque se nourrissaient ainsi de graines, de plantes à feuilles et même de plantes aquatiques. Il semble également qu’ils étaient en mesure de préparer des sortes de bouillies. Rappelons qu’il s’agit d’un plat à base de céréales écrasées grossièrement ou transformées en semoule ou en farine, que l’on prépare en les faisant bouillir le plus souvent dans de l’eau ou, parfois, du lait. Les bouillies sont l’une des formes de consommation des céréales les plus anciennes, pré-datant la consommation du pain, apparue il y a environ 4.000 ans.

Quelques milliers d’années plus tard, les Hommes dans cette région du monde découvriront l’agriculture et la domestication. Les poteries serviront alors aussi à des préparations à base de lait, comme les yaourts.

 

Le Tassili n’Ajjer est un massif montagneux situé au sud-est de l’Algérie. On y trouve de nombreuses peintures rupestres dont certaines datent d’environ 9 à 10.000 ans. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Anna Turnbull

http://www.futura-sciences.com/