Explorez une épave engloutie depuis 360 ans en Islande grâce à la réalité virtuelle


Un navire marchande a fait naufrage, il y a 360 ans en Islande suite à une violente tempête entrainant toute sa cargaison de poisson. Avec la technologie d’aujourd’hui, les scientifiques et ceux que cela intéresse peuvent voir le bateau en réalité virtuel comme sur la vidéo (on fait bouger l’image pour explorer.) J’imagine que voir cette création en 3D en grandeur nature, doit être assez impressionnant.
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Explorez une épave engloutie depuis 360 ans en Islande grâce à la réalité virtuelle


Explorez une épave engloutie depuis 360 ans en Islande grâce à la réalité virtuelleLa reconstitution virtuelle permet d’observer ce à quoi pouvait ressembler le Melckmeyt après son naufrage.© John McCarthy

Par Emeline Férard

Des archéologues australiens et islandais se sont associés pour recréer en réalité virtuelle une épave engloutie depuis 360 ans dans les profondeurs de l’Islande. D’origine néerlandaise, le navire marchand nommé Melckmeyt aurait coulé après avoir été pris dans une violente tempête.

Après le HMS Terror noyé dans l’Arctique depuis plus de 170 ans, c’est au tour d’une autre épave de ressortir de l’oubli. Celle d’un navire marchand néerlandais nommé Melckmeyt. Celui-ci a coulé au large de l’Islande en octobre 1659 et revêt une importance particulière pour le pays. Engloutie depuis 360 ans, l’épave constitue en effet la plus ancienne identifiée dans les eaux islandaises.

Des plongeurs ont découvert le Melckmeyt en 1992 à proximité de la petite île de Flatey, au large de la côte ouest. Dès l’année suivante, il a fait l’objet d’une exploration approfondie. Mais c’est un coup de projecteur inédit que des archéologues offrent aujourd’hui au navire. Une équipe australienne et islandaise est parvenue à en créer une reconstruction en réalité virtuelle.

Très réaliste, cette reconstruction d’une durée de trois minutes offre la possibilité non seulement d’explorer l’épave reposant dans les profondeurs, mais aussi d’avoir un aperçu de ce à quoi le navire ressemblait lorsqu’il a coulé. La plongée virtuelle a été créée en vue d’une exposition au musée maritime de Reykjavik mais est maintenant disponible sur Youtube.

Maximiser le sentiment d’immersion

Pour arriver à ce résultat, les archéologues sont retournés explorer le navire néerlandais en 2016 en utilisant une technologie de pointe. Ils ont pu constater que les eaux glaciales islandaises avaient permis de garder la majeure partie de la coque inférieure de 33 mètres de long dans un état exceptionnel. Minutieusement, ils ont ainsi réalisé des scanners à haute résolution de l’épave afin d’en créer un modèle numérique.

Puis, ils ont travaillé à partir de ces données pour développer une expérience en réalité virtuelle permettant d’explorer le bateau.

Notre « approche maximise le sentiment d’immersion dans l’environnement sous-marin et reproduit aussi fidèlement que possible l’expérience de plongée pour un non-plongeur », a expliqué l’équipe lors d’une présentation en juillet dernier.

La reconstruction est tellement détaillée qu’en théorie, « elle pourrait permettre à quelqu’un de repérer sur l’épave quelque chose qui nous aurait échappé durant nos plongées !« , s’est réjoui Kevin Martin, doctorant de l’Université d’Islande à l’origine du projet.

Pour renforcer le réalisme, l’équipe a pris la liberté de faire figurer sur la poupe une véritable peinture, le tableau de Johannes Vermeer intitulé La Laitière et peint un an avant le naufrage du Melckmeyt (qui signifie laitière en néerlandais).

Reconstitution du Melckmeyt avec sur sa poupe le faux pavillon danois et le tableau La Laitière de Vermeer. – John McCarthy

« Nous avons pu combiner une épave réelle avec un modèle et une peinture réels de l’époque. Donc tout ce que vous voyez dans la vidéo remonte vraiment au XVIIe siècle », a souligné pour TheJournal.ie John McCarthy, doctorant de l’Université Flinders en Australie qui a conçu la reconstruction virtuelle.

Témoin d’une période « fascinante » de l’histoire

D’après les spécialistes, le Melckmeyt était une flûte, un type de navire marchand très répandu en Europe au XVIIe siècle mais peu d’épaves de ce type sont aujourd’hui connues. Son importance réside également dans le fait qu’il témoigne d’une période particulière de l’histoire islandaise. Une époque durant laquelle l’île était contrôlée par le Danemark qui exerçait un monopole sur les échanges commerciaux.

Alors que les actes de piraterie et les conflits maritimes étaient fréquents, des marchands néerlandais auraient envoyé une flotte de navires sous faux pavillon danois afin de commercer avec la population islandaise. Le Melckmeyt aurait fait partie de cette flotte mais aurait été victime le 16 octobre 1659 d’une violente tempête, terminant ses jours dans les profondeurs avec sa cargaison de poissons.

Selon d’anciens documents, un membre de l’équipage aurait péri durant le naufrage. Les quatorze autres auraient survécu en se réfugiant au niveau de la partie haute de l’épave durant deux jours avant de parvenir à gagner la côte et d’être aidés par la population de l’île Flatey.

« L’importance de cette épave est considérable pour l’Islande », a confirmé dans un communiqué, Kevin Martin.

Elle « met en lumière une période fascinante de l’histoire islandaise », a-t-il ajouté, précisant que l’épave vient tout juste de fêter ses 360 ans. Un anniversaire qui a offert aux spécialistes l’opportunité parfaite pour faire ressortir le Melckmeyt de l’oubli.

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Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des navires


Il y a deux sortes de pollueurs des océans, il y a ceux des plages, cours d’eau, qui se retrouvent dans la mer. Et il y a les plus gros pollueurs qu’on ne parle pas vraiment. Ce sont les industries de la pêche et du transport maritimes qui jettent des tonnes d’objets au lieu de le ramener sur terre, il semble près d’une petite île dans l’océan Atlantique sud, qu’une partie de la flotte marchande est visée surtout la flotte asiatique et en particulier la flotte chinoise.
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Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des navires


Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des naviresUne bouteille en plastique sur l’île Henderson dans le Pacifique, le 13 juin 2019© STUFF/AFP/Archives/Iain McGregor

Washington (AFP)

Sur la minuscule Île Inaccessible, qui porte bien son nom au milieu de l’Atlantique Sud, la plupart des bouteilles en plastique échouées sur le rivage ont probablement été jetées par des navires marchands chinois, conclut une étude publiée lundi.

Ces travaux sont une nouvelle preuve que les îles de déchets plastiques flottants au milieu des océans, qui suscitent une prise de conscience croissante chez le grand public, proviennent moins des bouteilles et autres articles à usage unique jetés dans la nature et les cours d’eau par les consommateurs, et plus par les industries de la pêche et du transport maritime, qui relâchent en pleine mer des tonnes de plastique.

Les auteurs de l’article paru dans la revue américaine PNAS ont ramassé et comparé des milliers de déchets lors de visites sur la petite île en 1984, en 2009 et 2018. L’île est située sur le gyre de l’Atlantique Sud, c’est-à-dire un tourbillon de courants à l’échelle océanique qui concentre au milieu ce qu’on appelle des « vortex de déchets ».

Alors qu’initialement la plupart des bouteilles s’échouant sur l’Île Inaccessible avaient des inscriptions montrant qu’elles venaient d’Amérique du Sud, portées par les courants depuis les côtes à 3.000 kilomètres à l’ouest, en 2018 les trois quarts venaient d’Asie, surtout de Chine.

Beaucoup de ces bouteilles en PET étaient écrasées avec le bouchon revissé comme on le fait sur les bateaux pour économiser l’espace, explique l’auteur principal Peter Ryan, de l’université du Cap en Afrique du Sud. Les dates de fabrication étaient récentes, à 90% dans les deux années précédentes, excluant qu’elles aient voyagé depuis les côtes asiatiques, d’où le voyage prend plutôt trois à cinq ans.

Et comme le nombre de navires de pêche asiatiques est stable depuis les années 1990, tandis que le nombre de navires marchands asiatiques et principalement chinois a beaucoup augmenté dans l’Atlantique, les chercheurs concluent que toutes ces bouteilles viennent de navires marchands, qui s’en sont débarrassées au lieu de les rapporter comme déchets à terre.

« Il n’y a pas d’autre explication: elles viennent de bateaux et non de la terre », dit Peter Ryan à l’AFP. « Une partie de la flotte marchande semble être responsable, et apparemment c’est la flotte asiatique ».

– Déchets de pêche –

Il faut donc distinguer deux types de pollution marine.

D’une part, les plages autour des grands centres urbains. Le plastique qu’on y retrouve vient des côtes: bouteilles, sacs et emballages en plastique. Mais ces objets légers coulent facilement et sont moins emportés par les courants.

Plus loin dans les océans, les vortex de déchets contiennent des fragments d’objets d’origine incertaine, ainsi que des articles utilisés par la marine marchande et les navires de pêche: non seulement les bouteilles consommées à bord, mais aussi filets, cordes, bouées, cagettes, casques, flotteurs….

« C’est une cause de pollution mal connue », dit Peter Ryan.

Le grand vortex de déchets du Pacifique est ainsi composé pour moitié de filets de pêche (en masse), estime une équipe qui a publié une étude l’an dernier dans Scientific Reports.

L’océanographe Laurent Lebreton, l’un des auteurs de cette étude-là, dit que le chiffre souvent cité que 80% de la pollution plastique vient de terre ne fait pas la différence entre côtes et haute mer.

Il raconte avoir trouvé dans le Pacifique d’énormes amas de filets créés par les pêcheurs, appelés « dispositifs de concentration de poissons », dans le but d’attirer les poissons.

« Souvent ils ne les récupèrent pas et les perdent. On en a retrouvés de plusieurs tonnes », dit Laurent Lebreton, de l’organisation The Ocean Cleanup, à l’AFP.

« Tout le monde parle de sauver les océans en arrêtant les sacs en plastique, les pailles et les emballages à usage unique. C’est important, mais nous quand on part dans l’océan, ce n’est pas nécessairement ce qu’on trouve », dit le chercheur.

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L’Endeavour, navire du capitaine Cook, enfin retrouvé plus de 240 ans après sa disparition ?


En 1993, les archéologues ont commencé explorer les profondeurs du port de Newport aux États-Unis. Dans ce cimetière d’épaves, ils croient avoir trouvé le navire l’Endeavour, utilisé au XVIIIe siècle, dirigé par le capitaine Cook. Plus tard, il fut rebaptisé le lord Sandwich, il a même servi de prison et fut saborder le 1778. Pour le moment, ils ne sont encore à 100 % certain que ce soit ce navire, il reste encore d’autres études à faire.
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L’Endeavour, navire du capitaine Cook, enfin retrouvé plus de 240 ans après sa disparition ?

Par Emeline Férard –

Tableau de Samuel Atkins représentant le HMS Endeavour du capitaine Cook au large des côtes de la Nouvelle-Hollande.© National Library of Australia

Une équipe d’archéologues sous-marins pense avoir retrouvé le HMS Endeavour, le navire utilisé au XVIIIe siècle par le célèbre explorateur britannique James Cook. L’épave sabordée en 1778 repose dans les profondeurs du port de Newport aux Etats-Unis.

Trois siècles après avoir connu son heure de gloire, l’Endeavour va-t-il ressortir de l’oubli ? C’est ce que suggère l’annonce réalisée par des archéologues sous-marins du Rhode Island Marine Archaeology Project (RIMAP). Depuis plus d’une décennie, ces spécialistes tentent de retrouver l’épave du navire utilisé par le célèbre explorateur James Cook et leurs recherches semblent enfin avoir porté leurs fruits.

Dans les profondeurs du port de Newport dans l’Etat de Rhode Island (Etats-Unis), ils ont identifié les restes d’un navire qui semblent correspondre à ceux du HMS Endeavour . Un bâtiment dans lequel ils ont mis au jour de nombreux artéfacts, notamment des fragments de bois, de cuir, de textile ainsi que du verre et de la céramique, qui remonteraient au XVIIIe siècle.

De navire marchant à voilier d’exploration

Le HMS Endeavour était un voilier britannique de 32 mètres de long et de 368 tonnes. Lancé en 1764 sous le nom de Earl of Pembroke, il sert durant plusieurs années de navire marchand avant d’être racheté par l’amirauté. En 1768, il passe sous le commandement du capitaine James Cook, alors lieutenant de la Royal Navy et s’embarque pour un voyage de plusieurs années à travers le monde.

A bord de l’Endeavour, le célèbre explorateur et son équipage se rendent à Tahiti avant d’explorer le Pacifique Sud et la Nouvelle-Zélande pour cartographier ses côtes. En 1770, ils deviennent les premiers Européens à débarquer en Australie, à Botany Bay, une baie située dans l’actuelle ville de Sydney. L’expédition prend fin plus d’un an plus tard, en juillet 1771 lorsque le navire revient en Angleterre.

Une réplique de l’Endeavour, le voilier du capitaine Cook, entre dans le port de Sydney en Australie en 2012. – Wolter Peeters/The Sydney Morning Herald/Fairfax Media via Getty Images

Si ce voyage ne constituait que le premier du capitaine Cook, le voilier ne renouvelle pas l’aventure. Dès 1775, l’Amirauté revend le navire. Un an plus tard, il est rebaptisé Lord Sandwich et est utilisé pour transporter des troupes britanniques durant la guerre d’indépendance des États-Unis. Installé dans le port de Newport, il sert également de prison mais le navire ne verra pas la fin du conflit.

Comme douze autres navires, le Lord Sandwich ex-Endeavour est délibérément sabordé en 1778 par les Britanniques pour empêcher une invasion des Français, durant la bataille de Rhode Island dans la baie de Narragansett.

Cimetière d’épaves

C’est en 1993 que les archéologues du RIMAP ont démarré les recherches dans les profondeurs du port de Newport. Elles leur ont permis d’identifier plus d’une dizaine de navires sur lesquels ils ne disposaient que de peu d’informations. Ainsi, ce n’est seulement que cinq ans plus tard qu’ils ont découvert que Lord Sandwich avait auparavant participé à l’expédition du capitaine Cook.

Le grand nombre d’épaves présentes dans le port a constitué une difficulté pour la poursuite des recherches et leur identification. Mais les spécialistes pensent aujourd’hui enfin avoir réussi à mettre la main sur l’Endeavour. Les observations ont montré que la structure de l’épave et ses dimensions correspondaient à celles d’un navire du XVIIIe siècle et qu’elle semblait reposer au bon endroit.

Image en trois dimensions du bois exposé de l’épave. – James Hunter et al/RIMAP 2019

Autant d’éléments qui suggèrent que l’équipe pourrait avoir vu juste. Mais la théorie reste difficile à confirmer à l’heure actuelle et les archéologues préfèrent rester prudents.

« Bien que rien n’affirme qu’il s’agit du Lord Sandwich ex-Endeavour, rien ne dit non plus que ce n’est pas le cas », résume dans un communiqué le RIMAP.

« Nous ne pensons pas trouver quelque chose qui dit « le capitaine Cook a dormi ici » – c’est peu probable », a reconnu pour LiveScience, Kathy Abbass, responsable des recherches. « Mais si nous trouvons que quelque chose de plus petit correspond à la façon dont [l’Endeavour] a été utilisé – comme navire de transport ou prison à Newport, alors nous saurons que nous l’avons trouvé ».

Aucun des artéfacts remontés jusqu’ici n’a permis d’établir l’identité du navire. Des échantillons issus de la coque de l’épave ont été envoyés dans un laboratoire pour analyses. Elles devraient livrer des informations sur le bois utilisé pour construire le navire et peut-être apporter une preuve supplémentaire, les rapports suggérant que le voilier du capitaine Cook était composé de bois d’orme.

Comment les navires ont-ils coulé ?

Bien que les doutes persistent quant à l’identité réelle de l’épave, elle a permis aux archéologues de répondre à quelques questions cruciales. Parmi elles : comment les Britanniques s’y sont-ils pris pour saborder les navires ? Une théorie supposait que des trous avaient été percés dans leurs coques pour les faire couler. Les observations semblent abonder dans ce sens.

Un plongeur retire la vase recouvrant une portion de l’épave afin d’exposer les structures préservées malgré plus de 240 ans passés dans les profondeurs. – John Cassese/RIMAP 2019

Sur l’épave, les plongeurs ont remarqué la présence d’un orifice à proximité de la quille qui pourrait avoir été percé délibérément pour que le navire prenne l’eau et échappe à l’ennemi.

« C’est ce genre de petit détail qui améliore la compréhension de la façon dont ces bateaux étaient gérés, et c’est aussi une contribution importante de l’archéologie sous-marine aux recherches sur l’histoire maritime », relève le RIMAP.

Les archéologues prévoient de tenter de nouvelles plongées jusqu’à l’épave au cours de l’hiver, quand les eaux du port de Newport offrent une meilleure visibilité. Ils espèrent ensuite reprendre les excavations l’été prochain pour définitivement lever le mystère.

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Le Saviez-Vous ► L’épave du dernier négrier américain illumine un sombre passé


Certains ont pensé que trouver le Clotilda , le dernier négrier  qui transportait des esclaves d’Afrique vers les États-Unis pourrait causer des conflits. Mais tout le monde veulent savoir son origine et les Afro-américains ont le droit de connaitre leur propre histoire aussi douloureuse qu’elle soit. Pour tout le monde l’Histoire, nous donne des leçons, malheureusement, à voir ce qui se passe encore aujourd’hui .. Nous ne sommes pas encore assez mature pour comprendre.
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L’épave du dernier négrier américain illumine un sombre passé

Le Clotilda est le dernier bateau à avoir transporté des Africains arrachés à leur terre natale pour les emmener de force aux États-Unis, quelques années avant l’abolition de l’esclavage.

Par Raphaël Bouvier-Auclair

« Parfois, des gens vont dire que leur arrière-arrière-grand-père était un grand général. Eh bien, mon arrière-arrière-grand-père est arrivé ici nu à bord d’un bateau », lance Jocelyn Davis.

La jeune femme est la descendante directe de Charlie Lewis, l’un des derniers esclaves arrivé malgré lui aux États-Unis, en 1860.

Jocelyn Davis est descendante de Charlie Lewis, un passager du Clotilda.

Jocelyn Davis est descendante de Charlie Lewis, un passager du Clotilda.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Signe de l’importance qu’elle accorde à son héritage, elle nous donne rendez-vous dans le cimetière d’Africatown, à Mobile en Alabama, un quartier fondé par quelques dizaines d’esclaves, dont son ancêtre, qui ont été emmenés de force à bord d’un navire nommé le « Clotilda ».

Ici et là dans le quartier, des murales, des plaques commémoratives et des statues ont été installées pour s’assurer que leur traversée ne se transforme pas en légende.

Jocelyn Davis devant une plaque rendant hommage à quelques passagers du Clotilda qui ont fondé une église locale.

Jocelyn Davis devant une plaque rendant hommage à quelques passagers du Clotilda qui ont fondé une église locale.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Au moment où les États-Unis soulignent l’arrivée, il y a 400 ans, des premiers esclaves africains en Amérique du Nord britannique, Jocelyn et d’autres descendants ont appris que la preuve la plus tangible de la traversée de leurs ancêtres a été retrouvée.

Ma grand-mère n’a pas pu voir cela. Mon arrière-grand-mère n’a pas pu voir cela. Je suis heureuse de savoir que je pourrai raconter l’histoire de la découverte du Clotilda. Jocelyn Davis, descendante d’un passager du Clotilda

L’arrivée clandestine du dernier navire d’esclaves

En 1860, à la veille de la guerre civile américaine, un riche planteur de coton et armateur de Mobile, Timothy Meaher, a mandaté un capitaine pour organiser une traversée transatlantique qui lui permettrait de se procurer de nouveaux esclaves en Afrique.

Une plaque rappelle l’endroit où se trouvait le marché d’esclaves à Mobile, en Alabama.

Une plaque rappelle l’endroit où se trouvait le marché d’esclaves à Mobile, en Alabama.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

L’opération était illégale. Bien que l’esclavage était permis dans plusieurs États américains, notamment dans le sud, le commerce international d’esclaves avait été interdit en 1808. Des lois que Timothy Meaher entendait justement contourner, selon l’universitaire Sylviane Diouf, qui a consacré un livre à l’histoire du Clotilda.

L’histoire raconte que c’est à la suite d’un pari avec un homme du nord, au cours duquel il a parié 100 $ qu’il pouvait introduire des Africains au nez et à la barbe des autorités, explique-t-elle.

Le Clotilda a donc quitté les États-Unis en mars 1860 pour se rendre au Bénin. C’est à partir de ce pays d’Afrique de l’Ouest que 110 esclaves ont entrepris malgré eux une longue traversée d’environ deux mois.

Ce voyage entre l’Afrique et les États-Unis, c’était horrible, relate Margaret Fowler, directrice du Musée d’histoire de Mobile, où une partie de l’exposition permanente traite des conditions de détention sur les navires d’esclaves : des passagers nus, enchaînés et entassés dans la cale.

Une partie de l’exposition permanente du Musée d’histoire de Mobile est destinée aux conditions de détention sur les navires d’esclaves.

Une partie de l’exposition permanente du Musée d’histoire de Mobile est destinée aux conditions de détention sur les navires d’esclaves.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

La traversée du Clotilda a été peu documentée, note Sylviane Diouf.

Ils ont dit qu’ils avaient soif et que deux personnes étaient mortes. On n’en sait pas plus. C’est assez caractéristique. Très peu d’Africains qui ont vécu la traversée ont décrit ce qui s’est passé, indique-t-elle.

Une fois arrivé près de Mobile, l’équipage du bateau a évacué les esclaves, avant de s’attarder au sort à réserver au navire qui les avait transportés depuis l’Afrique.

Une partie de l’exposition permanente du Musée d’histoire de Mobile est destinée aux conditions de détention sur les navires d’esclaves.

Une partie de l’exposition permanente du Musée d’histoire de Mobile est destinée aux conditions de détention sur les navires d’esclaves.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Ils se sont rendu compte aussi que les autorités avaient eu vent de leur arrivée. Donc, l’idée a été d’apporter le bateau dans un bayou et de le brûler. Et c’est donc ce qui s’est passé. Le Clotilda a été mis à feu le soir de son arrivée, raconte Mme Diouf.

La structure restante du navire a été ensevelie, faisant sombrer avec elle une partie de son histoire.

Il n’y a pas eu de conséquences pour le propriétaire ni pour le capitaine.  Margaret Fowler, directrice du Musée d’histoire de Mobile

Ils n’ont jamais été condamnés, malgré des accusations de trafic clandestin d’esclaves.

Une épave difficile à retrouver

Avec le temps, plusieurs autres navires ont rejoint le Clotilda dans les eaux boueuses de la rivière Mobile. Le cours d’eau, peuplé d’alligators, est devenu un véritable cimetière d’épaves.

La rivière Mobile, entourée de bayous, où l’épave du Clotilda a été retrouvée.

La rivière Mobile, entourée de bayous, où l’épave du Clotilda a été retrouvée.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

En janvier 2018, Ben Raines, un journaliste de Mobile, a trouvé ce qu’il pensait être les restes de ce navire, mais il se trompait.

Toutefois, six mois plus tard, ce passionné d’histoire et de navigation a découvert de nouvelles pièces de bateau dans l’eau. Et cette fois, il était convaincu de l’authenticité de sa trouvaille.

Ben Raines dans l'eau, tenant dans ses mains des pièces d'une épave de bateau.

Le journaliste Ben Raines, avec une pièce de l’épave du Clotilda.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Grâce à la coopération d’un établissement universitaire de la région, M. Raines a pu consulter les écrits du capitaine du Clotilda et d’autres preuves historiques. J’avais éliminé d’autres épaves parce qu’elles n’étaient pas de la bonne grandeur ou parce qu’elles étaient faites de métal, donc trop modernes. Il restait donc seulement ce navire, explique-t-il.

Après environ un an d’attente, et avec la collaboration de plusieurs autres établissements, la Commission historique de l’Alabama a finalement authentifié la découverte. Le Clotilda, disparu depuis 160 ans, avait finalement été retrouvé.

À Mobile, la découverte n’a pas fait l’affaire de tous.

On m’a dit : « Vous attisez les ennuis, vous n’auriez jamais dû chercher ce bateau », relate Ben Raines.

Le journaliste Ben Raines a étudié des cartes et des preuves historiques pour trouver l’épave du Clotilda.

Le journaliste Ben Raines a étudié des cartes et des preuves historiques pour trouver l’épave du Clotilda.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

C’est une histoire à la fois fantastique et terrible qui devait être racontée. La seule manière d’y parvenir, c’était de trouver le navire, puisque c’est le véhicule qui a amené ces gens ici. Ben Raines, journaliste et passionné d’histoire

Quelque chose de bien ressort toujours du mal. Et c’était du mal, ajoute-t-il.

Un souvenir bien vivant

Mais à Mobile, il n’y a pas que l’épave du navire qui permet de raconter l’histoire des passagers du Clotilda.

Le quartier Africatown, à Mobile.

Le quartier Africatown, à Mobile.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Après avoir été affranchis à la fin de la guerre de Sécession, en 1865, une trentaine d’anciens passagers du navire ont décidé de fonder en périphérie de la ville le quartier Africatown. Cinq ans après leur arrivée, incapables de retourner dans leur Bénin natal, ils ont créé leur coin d’Afrique dans le sud des États-Unis.

L’un des derniers passagers du Clotilda, Cudjoe Lewis, y a vécu jusqu’en 1935. Des dizaines de descendants habitent toujours dans le quartier établi par leurs ancêtres.

Un buste à la mémoire de Cudjoe Lewis, l’un des derniers survivants du Clotilda.

Un buste à la mémoire de Cudjoe Lewis, l’un des derniers survivants du Clotilda.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

C’est difficile parce que l’histoire du Clotilda avait été niée, quelquefois oubliée, pendant un demi-siècle après l’incident. Alors, de retrouver le Clotilda dans une forme physique, cela donne une expression solide à l’espoir des résidents d’Africatown. Margaret Fowler, directrice du Musée d’histoire de Mobile

Dans les rues d’Africatown, la découverte du Clotilda est effectivement source d’espoir.

Bien que l’épave soit toujours sous l’eau et que l’opération visant à l’en retirer s’annonce longue et complexe, certains résidents du quartier réclament déjà qu’elle soit installée ici plutôt que dans une institution nationale.

Darron Patterson est un descendant de Polly Allen, passager du Clotilda.

Darron Patterson est un descendant de Polly Allen, passager du Clotilda.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Darron Patterson, un descendant de Pollee Allen, un autre passager du Clotilda, imagine déjà un musée ou un mémorial qui permettrait à la fois de partager l’histoire de son ancêtre, mais aussi de donner un coup de main à un quartier qui en a bien besoin sur le plan économique.

Il y a beaucoup de maisons abandonnées, beaucoup de gens ont quitté le quartier, souligne M. Patterson, qui s’est lui-même installé dans un autre secteur de la ville.

Africatown a déjà connu des jours meilleurs, en effet.

Le quartier Africatown fait face à plusieurs problèmes, notamment la pauvreté.

Le quartier Africatown fait face à plusieurs problèmes, notamment la pauvreté.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Des maisons placardées et des terrains vagues ponctuent le paysage. En plus des difficultés liées à la pauvreté, le quartier a connu des problèmes environnementaux causés par les usines environnantes et il a subi certains dommages quand est passé l’ouragan Katrina, en 2005.

Il y a eu tellement de changements. Il faut maintenant une métamorphose, comme celle d’un phénix qui renaît de ses cendres. Darron Patterson, descendant d’un passager du Clotilda

Dans le quartier Africatown, plusieurs maisons sont abandonnées.

Dans le quartier Africatown, plusieurs maisons sont abandonnées.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Il faudra beaucoup plus, ce n’est qu’un début, estime Lorenzo, résident d’Africatown, qui doute qu’un musée dédié au Clotilda mette fin à tous les problèmes de son quartier.

Mais Jocelyn Davis, qui vit elle aussi à Africatown, pense qu’on aurait tort de minimiser l’attrait touristique de cette découverte.

Il y a un musée du lynchage qui se porte bien à Montgomery. S’il y a des gens qui vont visiter un musée sur le lynchage, il y aura certainement des gens qui viendront voir le Clotilda, ajoute cette descendante d’un de ses passagers.

La fin d’un chapitre

En juin, Mme Davis s’est rendue pour la première fois près de l’endroit où se trouve l’épave du navire, sur la rivière Mobile. Elle y accompagnait le journaliste Ben Raines.

Elle repense au voyage de son ancêtre Charlie et des 109 autres esclaves qui ont fait le trajet avec lui.

En juin, Jocelyn Davis s’est rendue pour la première fois à l’endroit où l’épave du Clotilda a été découverte, sur la rivière Mobile.

En juin, Jocelyn Davis s’est rendue pour la première fois à l’endroit où l’épave du Clotilda a été découverte, sur la rivière Mobile.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

J’imagine les cris, les pensées qu’ils ont eus en arrivant ici. Jocelyn Davis, descendante d’un passager du Clotilda

La jeune femme entend maintenant se rendre au Bénin, question d’en apprendre plus sur ses origines. Pour elle, l’histoire est loin d’être terminée.

Mais la découverte de l’épave du Clotilda représente à tout le moins un moment charnière dans l’histoire de l’Alabama et des États-Unis.

Une photo en noir et blanc montre un esclave dans un jardin, de jour.

Une photo de Charlie Lewis, passager du Clotilda et ancêtre de Jocelyn Davis.PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

C’est le dernier navire qui a emmené des gens en état de servitude dans ce pays. C’est la fin d’une époque, note M. Raines.

Pour la famille Davis, c’est aussi la fin d’un long chapitre.

Nous voulons tous pouvoir tourner la page. C’est maintenant possible, non seulement pour moi, mais aussi pour mes ancêtres, dit Jocelyn Davis.

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Le Saviez-Vous ► Ça aurait pu être Titanic II, mais un homme a sauvé 600 passagers tout seul


Tout le monde a entendu parler du Titanic, il y a eu beaucoup d’articles et de documentaires. Il y a quelques années, un autre drame du genre aurait pu se produire, si des musiciens engagés pour animer lors d’une croisière à bord de l’Océanos n’auraient pas pris les choses en mains suite à l’abandon du capitaine et quelques employés. C’est grâce a ses musiciens que les 571 personnes ont eu la vie sauve.
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Ça aurait pu être Titanic II, mais un homme a sauvé 600 passagers tout seul


Tu pourrais penser que l’époque du Titanic est révolue depuis longtemps, mais si je te disais qu’il y a moins de 20 ans, il y avait un autre navire qui a bien failli suivre les traces du célèbre paquebot ?

Cette fois-ci, abandonnés par leur capitaine, près de 600 passagers auraient pu perdre la vie si les courageux animateurs n’étaient pas intervenus. 

L’Oceanos, construit en France et mis à l’eau pour la première fois en juillet 1952, était un paquebot de croisière grec qui empruntait la route Marseille – Madagascar – Maurice. Le 3 août 1991, après un sérieux retard, il a quitté East London, en Afrique du Sud, pour son voyage fatidique vers Durban. Avant même le début du voyage, le navire avait déjà commencé à présenter des signes d’usure.

RÉSUMÉ :


– L’Oceanos, construit en France et mis à l’eau pour la première fois en juillet 1952, était un paquebot de croisière grec qui empruntait la route Marseille – Madagascar – Maurice.


Normalement, l’équipage du navire aurait dû organiser une fête avec les artistes et les musiciens sur le pont l’extérieur. Mais tout semblait aller de travers cette fois-ci.


– Le problème, c’est que, pour rattraper le retard précédent, l’Oceanos a décidé de rentrer dans une zone de mer agitée. Mais il s’est avéré que c’était une erreur fatale.


– L’Oceanos était confronté à un type de vagues monstrueuses, incroyablement grosses et inattendues : elles apparaissent tout à coup et peuvent même faire chavirer de gros navires et paquebots de croisière.


–  L’eau de mer inondait le navire par les conduites d’évacuation principales, ce qui signifiait qu’elle s’écoulait de façon incontrôlable par les toilettes, les douches et le système d’évacuation des eaux.


– Dès que l’équipage s’est rendu compte que le navire ne pourrait jamais être sauvé, il s’est tout simplement préparé à l’abandonner


– Le capitaine et son équipage ne comptaient pas sauver le navire. Ils sont partis sur plusieurs canots de sauvetage sans regarder en arrière.


– Moss Hills se produisait sur l’Oceanos en tant que chanteur et guitariste. Il sentait que le navire avait un problème, mais à ce moment-là, il n’avait pas encore réalisé à quel point la situation était grave.


– Dès que Hills s’est rendu compte de l’horreur de la situation, ainsi que du fait qu’ils ne pouvaient s’attendre à aucune aide de la part de l’équipe paniquée, il est entré en action.


– L’armée de l’air sud-africaine et la marine sud-africaine ont envoyé 16 hélicoptères de sauvetage en urgence. De plus, le porte-conteneurs néerlandais Nedlloyd Mauritius a également répondu à l’appel de détresse de l’Oceanos et s’est précipité pour l’aider.


– Entre-temps, Moss Hills a organisé un processus d’évacuation bien ordonné où les enfants et les femmes ont été les premiers à utiliser les canots de sauvetage restants.


– Les 571 personnes qui se trouvaient à bord du navire après l’abandon de l’équipage ont été sauvées. Moss et Tracy Hills, ainsi que Butler et Boltman, ont été parmi les derniers à quitter le navire.


– Vers 15h30 le lendemain, l’Oceanos a touché le fond de sable, à 90 mètres sous la surface de l’océan.

HORODATAGE

La soirée où tout s’est mal passé 1:06

Vagues monstrueuses 1:54

Où est l’équipage, d’ailleurs ?! 4:04

Le guitariste Moss Hills entre en action 5:34

Comment se déroulait la mission de sauvetage 8:33

Où est l’Oceanos maintenant ? 10:02

Le paquebot de croisière Oceanos quittant le port du Pirée en juin 1986 : Par Peter J. Fitzpatrick – http://www.shipspotting.com/gallery/p…, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/…, https://commons.wikimedia.org/w/index...

L’animation est créée par Sympa

Tu pourrais penser que l’époque du Titanic est révolue depuis longtemps, mais si je te disais qu’il y a moins de 20 ans, il y avait un autre navire qui a bien failli suivre les traces du célèbre paquebot ?

Cette fois-ci, abandonnés par leur capitaine, près de 600 passagers auraient pu perdre la vie si les courageux animateurs n’étaient pas intervenus. 

L’Oceanos, construit en France et mis à l’eau pour la première fois en juillet 1952, était un paquebot de croisière grec qui empruntait la route Marseille – Madagascar – Maurice. Le 3 août 1991, après un sérieux retard, il a quitté East London, en Afrique du Sud, pour son voyage fatidique vers Durban. Avant même le début du voyage, le navire avait déjà commencé à présenter des signes d’usure.

RÉSUMÉ :


– L’Oceanos, construit en France et mis à l’eau pour la première fois en juillet 1952, était un paquebot de croisière grec qui empruntait la route Marseille – Madagascar – Maurice.


Normalement, l’équipage du navire aurait dû organiser une fête avec les artistes et les musiciens sur le pont l’extérieur. Mais tout semblait aller de travers cette fois-ci.


– Le problème, c’est que, pour rattraper le retard précédent, l’Oceanos a décidé de rentrer dans une zone de mer agitée. Mais il s’est avéré que c’était une erreur fatale.


– L’Oceanos était confronté à un type de vagues monstrueuses, incroyablement grosses et inattendues : elles apparaissent tout à coup et peuvent même faire chavirer de gros navires et paquebots de croisière.


–  L’eau de mer inondait le navire par les conduites d’évacuation principales, ce qui signifiait qu’elle s’écoulait de façon incontrôlable par les toilettes, les douches et le système d’évacuation des eaux.


– Dès que l’équipage s’est rendu compte que le navire ne pourrait jamais être sauvé, il s’est tout simplement préparé à l’abandonner


– Le capitaine et son équipage ne comptaient pas sauver le navire. Ils sont partis sur plusieurs canots de sauvetage sans regarder en arrière.


– Moss Hills se produisait sur l’Oceanos en tant que chanteur et guitariste. Il sentait que le navire avait un problème, mais à ce moment-là, il n’avait pas encore réalisé à quel point la situation était grave.


– Dès que Hills s’est rendu compte de l’horreur de la situation, ainsi que du fait qu’ils ne pouvaient s’attendre à aucune aide de la part de l’équipe paniquée, il est entré en action.


– L’armée de l’air sud-africaine et la marine sud-africaine ont envoyé 16 hélicoptères de sauvetage en urgence. De plus, le porte-conteneurs néerlandais Nedlloyd Mauritius a également répondu à l’appel de détresse de l’Oceanos et s’est précipité pour l’aider.


– Entre-temps, Moss Hills a organisé un processus d’évacuation bien ordonné où les enfants et les femmes ont été les premiers à utiliser les canots de sauvetage restants.


– Les 571 personnes qui se trouvaient à bord du navire après l’abandon de l’équipage ont été sauvées. Moss et Tracy Hills, ainsi que Butler et Boltman, ont été parmi les derniers à quitter le navire.


– Vers 15h30 le lendemain, l’Oceanos a touché le fond de sable, à 90 mètres sous la surface de l’océan.

HORODATAGE

La soirée où tout s’est mal passé 1:06

Vagues monstrueuses 1:54

Où est l’équipage, d’ailleurs ?! 4:04

Le guitariste Moss Hills entre en action 5:34

Comment se déroulait la mission de sauvetage 8:33

Où est l’Oceanos maintenant ? 10:02

Le paquebot de croisière Oceanos quittant le port du Pirée en juin 1986 : Par Peter J. Fitzpatrick – http://www.shipspotting.com/gallery/p…, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/…, https://commons.wikimedia.org/w/index...

L’animation est créée par Sympa