Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Que l’on soit prêt ou non à l’interdiction du plastique à usage unique, ne change rien au fait qu’il est plus que temps de prendre nos responsabilités notre la gérance du plastique. Je peux comprendre que cela demande de grand changement pour les industries, commerces etc .. Mais depuis le temps qu’on en parle, si on n’agit pas maintenant, il y aura toujours des excuses.
Nuage


Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Des pailles et des ustensiles de plastique sur une table

Le Canada veut interdire certains plastiques à usage unique. Photo: Radio-Canada

Ximena Sampson

Des solutions de rechange aux produits et emballages de plastique à usage unique existent déjà, mais l’expérience des villes de Seattle et de Malibu montre que la transition doit idéalement se faire par étapes.

Le gouvernement Trudeau a annoncé le 10 juin l’interdiction, dès 2021, de produits et emballages de plastique à usage unique, qui pourraient comprendre les pailles, les ustensiles, les assiettes, les bâtonnets à mélanger et les sacs jetables.

La liste exacte n’a pas encore été établie, mais s’inspirera de celle de l’Union européenne (UE), qui a interdit ces produits en mars dernier, ainsi que les cotons-tiges et les bâtonnets pour ballons gonflables, entre autres. Ce sont les principaux déchets que l’on trouve sur les plages européennes.

Au Canada, des produits réutilisables, compostables ou recyclables sont disponibles pour remplacer le plastique à usage unique.

Mais la meilleure solution demeure la réduction à la source, croit Jennifer Pinna, conseillère en économie circulaire au Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) à Sorel-Tracy.

« La matière résiduelle la plus simple à gérer, c’est celle qui n’existe pas du tout », remarque Mme Pinna.

Est-ce qu’on a vraiment besoin d’une paille pour boire un breuvage? C’est la première question qu’on peut se poser. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

Six verres colorés avec des paillesLes pailles sont très populaires dans les cocktails d’été. Photo : iStock / pixelrainstudio

Si on a vraiment besoin d’un objet, il faut d’abord tenter d’en trouver un qui soit fait avec des matériaux réutilisables, comme des pailles en inox, des ustensiles en bambou et des sacs en tissu, conseille Mme Pinna.

Dans les cas où le réemploi n’est pas possible, on devrait viser des matériaux recyclables, comme le carton et le papier, ou compostables, tout en s’assurant qu’il existe des réseaux pour la collecte et la mise en valeur de ces déchets.

Des consommateurs à éduquer

Une poubelle est pleine de gobelets et de pailles en plastique.Les pailles à usage unique sont interdites à Seattle depuis juin 2018. Photo : iStock / Boyloso

Est-il réaliste de demander cet effort aux consommateurs?

Certainement, croit Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable de l’Université du Québec à Montréal et auteur du guide 100 gestes pour la planète, publié par Protégez-vous.

« Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la question des emballages et du plastique à usage unique », soutient-il.

Cependant, il estime qu’il y a encore un travail d’éducation à faire, notamment en ce qui concerne les façons de récupérer les différents types de matériaux.

« La question, c’est la praticité du geste, pense M. Durif. Pour beaucoup de consommateurs, il faut que ce soit facile; il faut accompagner et pas culpabiliser. »

Ainsi, affirme-t-il, le passage des bouteilles d’eau jetables vers les gourdes s’est fait assez facilement, et un nouveau marché s’est développé pour répondre à la demande croissante.

S’inspirer d’ailleurs

Dans la ville de Seattle, sur la côte ouest des États-Unis, les emballages de nourriture et les verres en styromousse sont interdits depuis 2009. Les ustensiles et pailles à usage unique le sont depuis juin 2018. De plus, les assiettes et les gobelets à usage unique fournis par les services de restauration doivent être recyclables ou compostables.

La mesure a été bien intégrée, croit Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle, dans la mesure où l’industrie et les commerces ont eu le temps de s’adapter.

« Lorsque nous avons mis en œuvre les premières exigences, en 2009-2010, il n’y avait pas beaucoup de choix dans la gamme des pailles et des ustensiles, a expliqué M. Kaufman au micro de CBC. Nous les avons donc exemptés du règlement pendant quelques années. »

L’industrie de l’emballage a parcouru un long chemin. Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle.

Il raconte notamment que l’industrie a finalement développé des cuillères compostables capables de supporter la haute température des soupes et des boissons chaudes sans se désagréger.

Malibu, une autre ville de la côte ouest, a également adopté l’approche progressive, raconte son maire, Jefferson « Zuma Jay » Wagner.

« Nous avons commencé avec les pailles, nous avons ensuite interdit les ustensiles en plastique et, après, les emballages en styromousse. »

« Si nous avions tout interdit en même temps, il aurait été plus difficile pour les gens d’y adhérer, affirme M. Wagner. On voulait laisser la chance au marché de s’adapter. »

Dans les deux cas, les résultats sont probants.

« Bien que nous n’ayons pas effectué d’études spécifiques permettant de corréler nos interdictions de matériaux avec la dispersion de déchets dans la ville […] il y a beaucoup moins de sacs en plastique et presque aucun emballage en styromousse dans les déchets », soutient M. Kaufman, de Seattle.

« La quantité de débris sur les plages va en diminuant à mesure que le temps passe », affirme pour sa part le maire de Malibu.

Du côté de l’industrie

L’industrie canadienne sera-t-elle prête à répondre à la demande d’ici deux ans?

« La problématique qu’on a actuellement, c’est qu’il est très difficile d’avoir une matière première aussi performante que le plastique à aussi bas coût, avec autant de légèreté et de facilité à produire en termes énergétiques, croit Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal. Le plastique n’est pas facile à remplacer. »

Des bols de salade.La chaîne Tractor Foods offre déjà des bols compostables. Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

Cependant, estime-t-il, les recherches vont bon train. Sachant qu’il existe une date limite, l’industrie s’y mettra sûrement encore plus sérieusement.

 « Ce ne sont pas les options qui manquent », ajoute Sylvain Allard.

Recyclables ou compostables, en plastique végétal, en carton ou en métal, plusieurs solutions de rechange sont déjà offertes.

La difficulté réside surtout dans des filières de mise en valeur, pense le chercheur.

« Le problème n’est pas tant au niveau de la matière que dans le système », croit Sylvain Allard.

Si une paille compostable se retrouve dans l’environnement, elle va se décomposer et elle aura très peu d’impact; ce ne sera cependant pas le cas si ce sont des centaines de pailles qui se retrouvent dans la nature.

L’environnement n’est pas une poubelle compostable. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

La question est la même relativement aux plastiques recyclables. Ce n’est pas le matériau lui-même qui pose problème, mais plutôt le fait qu’on n’a pas développé de façons efficaces de le prendre en charge.

« Il y a plein de plastiques très utiles, croit Jennifer Pinna. L’idée, c’est d’allonger leur cycle de vie en s’assurant qu’ils soient récupérés et transformés, sans être mélangés ni contaminés. »

On doit surtout gérer le cycle d’un bout à l’autre, conclut Mme Pinna.

« L’idée, ce n’est pas de récupérer tous nos plastiques en centre de tri, de faire des ballots et d’envoyer ça à l’étranger. C’est plutôt de conserver notre capital matière avec des plastiques à longue durée de vie et de les récupérer après usage. »

Cela permettrait de boucler la boucle et d’avoir des produits à usage multiple plutôt qu’à usage unique.

https://ici.radio-canada.ca/

Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Cela n’a aucun sens que le mont Everest soit autant pollué. On a même demandé a des équipes 4 000 $ qui leur serait rembourser s’ils ramenaient avec eux 8 kilos de déchet. Mais le compte n’y ait pas. Pour ma part, on devrait au moins minimiser le nombre d’alpinismes et de s’assurer que tous équipements, ainsi que tous déchets et excréments (oui les excréments, car avec la fonte des glaciers, pas besoin de faire un dessin) soit redescendu sinon, interdire complétement l’accès à l’Everest.
Nuage


Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Agence France-Presse
Katmandou

Une dizaine de tonnes de déchets, échelles en aluminium, tentes fluorescentes, canettes et autres objets abandonnés par les alpinistes ont été recueillis sur les pentes de l’Everest par des équipes népalaises et doivent maintenant être recyclés.

Quatorze personnes dépêchées par le gouvernement de Katmandou ont ainsi passé six semaines entre le camp de base vers le « toit du monde » et le camp numéro 4, à près de 8000 mètres d’altitude, pour y ramasser des objets en plastique, comme des bouteilles ou du matériel d’escalade hors d’usage, ou encore des récipients d’excréments humains.

Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaciers met à jour des détritus abandonnés par les grimpeurs au fil des décennies, peu soucieux des traces qu’ils pouvaient laisser derrière eux.

Des sacs entiers de déchets ont été acheminés vers Katmandou par des hélicoptères de l’armée ou à bord de camions qui sont descendus vers la vallée le long de routes sinueuses. Ces tonnes de détritus sont désormais destinées au recyclage dans une usine locale qui a pris possession de la marchandise mercredi, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

« Nous avons recueilli (les déchets) mais les gérer est également très important », a déclaré à la presse le responsable du département du Tourisme au Népal, Dandu Raj Ghimire.

Les détritus seront triés manuellement et recyclés en conséquence.

« Il y a généralement beaucoup de métal, d’aluminium, de verre, de métal léger et lourd qui peuvent être aisément recyclés », a expliqué Nabim Bikash Maharjan, de l’organisation Blue Waste to Value.

 Certains éléments seront dirigés vers une usine de Katmandou.

Le nombre des alpinistes venus du monde entier à l’assaut de l’Everest (8848 mètres d’altitude) ne cesse de grandir, représentant un véritable casse-tête pour les autorités.

Le Népal avait exigé il y a six ans un dépôt de 4000 dollars par équipe d’alpinistes, remboursable si chaque grimpeur ramenait de son expédition au moins huit kilos de déchets. Mais seulement la moitié des alpinistes ramène leurs déchets.

La Chine a interdit en février aux non-grimpeurs de gagner le camp de base vers l’Everest au Tibet, afin de tenter de nettoyer les pentes menant au sommet.

Des centaines de grimpeurs ont gagné la saison actuelle le « toit du monde » et leur nombre total pourrait dépasser le record de 807 grimpeurs atteint l’année dernière.

https://images.lpcdn.ca/

Vente de réfrigérateurs: deux chaînes rejettent l’imposition de frais de recyclage


Il est important que les vieux réfrigérateurs et congélateurs soient recycler, bien qu’imposer un montant à l’achat d’un électroménager soient difficile pour certains d’entre-nous, un moment donné, il faut prendre les moyens pour arriver à recycler ces vieux appareils. Ce qui par contre est malheureux est bien que l’Ontario n’a pas des écofrais. Cela risque de causer des maux de tête aux détaillants au Québec. Il faudrait donc, une autre solution.
Nuage


Vente de réfrigérateurs: deux chaînes rejettent l’imposition de frais de recyclage

À l'approche de la période des déménagements, la... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

À l’approche de la période des déménagements, la présidente des magasins Brault & Martineau et Ameublements Tanguay a écrit directement au premier ministre, François Legault, pour le mettre en garde contre l’imposition de frais de recyclage sur les ventes de réfrigérateurs.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

VINCENT LAROUCHE
La Presse

À l’approche de la période des déménagements, la présidente des magasins Brault & Martineau et Ameublements Tanguay a écrit directement au premier ministre, François Legault, pour le mettre en garde contre l’imposition de frais de recyclage sur les ventes de réfrigérateurs. La mesure se traduirait par une hausse des prix bien plus grande que prévu et favoriserait les achats à l’extérieur du Québec, selon elle.

« [Au nom] de nos 3000 employés répartis dans 32 magasins de Brault & Martineau et d’Ameublements Tanguay à travers le Québec, c’est avec une profonde inquiétude que je vous adresse cette lettre », écrit Marie-Berthe Des Groseillers, dans sa missive que La Presse a obtenue.

La présidente du Groupe BMTC, qui possède les deux grandes chaînes de magasins, réclame une rencontre « urgente » pour plaider sa cause auprès de François Legault dans le dossier d’éventuels « écofrais » qui pourraient être imposés pour financer le recyclage écologique des vieux réfrigérateurs et congélateurs.

Mme Des Groseillers craint que l’augmentation des prix atteigne jusqu’à 140 $ par appareil neuf.

Un frigo, 17 000 km

Recyc-Québec estime qu’un vieux frigo peut contenir jusqu’à l’équivalent de 3,5 tonnes de CO2 en gaz à effet de serre (GES) dans son système de refroidissement et dans les mousses isolantes de ses parois. Cela correspond à ce qu’émettrait en moyenne une voiture qui roule 17 000 km. De vieux appareils se retrouvent chez les recycleurs de métaux sans que quiconque puisse attester que les gaz ont été bien gérés.

Un reportage publié dans La Presse hier a révélé que la seule usine en Amérique spécialisée dans le traitement écologique des gaz contenus dans les vieux appareils réfrigérants domestiques est menacée de fermeture.

L’entreprise PureSphera, de Bécancour, a vendu ces dernières années l’écrasante majorité des crédits compensatoires émis au Québec sur le marché du carbone. Mais depuis le début, elle comptait sur l’adoption d’« écofrais » sur les ventes de frigos afin de financer un système panquébécois de recyclage des vieux frigos.

Des écofrais sont un montant imposé sur la vente de certains appareils neufs qui est ensuite géré par l’industrie, mais obligatoirement consacré au recyclage des vieux appareils. Dans un projet de règlement publié par le gouvernement libéral en 2017, les écofrais étaient estimés à 60 $ par appareil.

Le règlement n’a jamais été adopté, et PureSphera fonctionne à 15 % de sa capacité, avec peu d’appareils et des pertes financières importantes. Ses dirigeants ignorent combien de temps ils pourront continuer. Le gouvernement Legault tente actuellement de trouver une solution, qui pourrait inclure l’imposition des fameux écofrais aux détaillants d’électroménagers.

Frais « démesurément élevés »

La Presse a sollicité l’avis de Mme Des Groseillers à ce sujet, jeudi dernier. Elle a préféré ne pas faire de déclaration publique. Mais dès le lendemain, elle écrivait au premier ministre pour dénoncer un projet qui serait « plus lourd, moins efficace et très coûteux ».

Elle souligne que les consommateurs qui iront comparer les prix en ligne pourraient constater que les détaillants en Ontario ou ailleurs ne sont pas soumis à ces écofrais et commander leurs appareils à l’extérieur du Québec.

Elle croit que les intervenants impliqués dans ce projet sous-estiment grandement les coûts associés à un éventuel programme de recyclage. Selon elle, ce n’est pas 60 $ par appareil qu’il faudra facturer au client afin de financer un tel programme, mais « de 120 $ à 140 $ », ce qui est beaucoup trop à ses yeux.

« Avec des frais aussi démesurément élevés pour le consommateur, la confiance de ce dernier envers le système de récupération québécois sera assurément ébranlée. » Marie-Berthe Des Groseillers, présidente des magasins Brault & Martineau et Ameublements Tanguay

Plusieurs facteurs pousseront les coûts du programme à la hausse, croit la présidente, notamment la pénurie de main-d’oeuvre dans le domaine du transport et les coûts des assurances, « puisque la manutention d’électroménagers très lourds, dans des conditions souvent difficiles, n’est pas sans risques pour le travailleur ».

Payer pour les autres

La femme d’affaires craint aussi le « dumping » de vieux appareils des autres provinces vers le Québec advenant l’instauration d’un système obligatoire de recyclage.

« Les provinces voisines n’ayant pas de tels règlements, les vieux appareils en circulation au Québec auront désormais une valeur alors que ceux des autres provinces n’en auront pas. Le Québec recevra ainsi les vieux électroménagers des provinces voisines. Ainsi, les Québécois devront payer pour traiter et recycler les appareils des autres provinces qui seront naturellement acheminés sur notre territoire, puisque les incitatifs n’existeront qu’ici », écrit-elle.

« Certes, des améliorations peuvent et doivent être apportées, notamment dans le traitement des gaz réfrigérants (halocarbures) et mousses isolantes. Cependant, il nous semble essentiel de corriger les imperfections du système actuel plutôt que de le remplacer entièrement par un processus administratif lourd, imprécis et très coûteux, qui sera payé par le consommateur et qui fait fi des conséquences économiques pour les entreprises québécoises », explique Mme Des Groseillers.

Hier, le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, faisait déjà une mise en garde au géant du commerce de détail.

« Est-il exact que Brault & Martineau s’oppose à l’application d’un éco-frais pour le recyclage des frigos et la récupération des GES ? Si oui j’appelle au boycott », a-t-il lancé publiquement sur Twitter.

https://www.lapresse.ca/

Il est grand temps qu’on se mette à recycler les couches


Dans le monde, il y a 187 milliards de couches sont jetées à la poubelle. C’est un gros problème écologique. Bien sûr, il existe des couches lavables, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui sont bien organisé pour éviter les infections chez les bébés. Procter & Gamble est à l’essai pour recycler les couches et réutilisés ce qui peut être recyclés avec un processus complexe, mais cela semblerait être efficace
Nuage


Il est grand temps qu’on se mette à recycler les couches


Big Bang Baby | Coastal Elite via Flickr CC License by

Big Bang Baby | Coastal Elite via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Chaque année, 187 milliards de couches jetables sont mises à la poubelle, et leur recyclage pose salement problème.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur BBC

Le chiffre donne le vertige et la nausée. Chaque année dans le monde, 187 milliards de couches sont jetées à la poubelle, ce qui est d’autant plus préoccupant que les couches en question sont loin d’être simples à recycler. Les partisan·es des couches lavables vous diront que la solution pour éviter cette pollution supplémentaire consiste à investir dans des systèmes plus écologiques. Mais il faut bien reconnaître que le système des couches lavables nécessite une organisation bien réglée à base de lessives régulières et de surveillance des stocks. La couche jetable n’est pas écologique et finit par coûter plus cher que la lavable (pour laquelle l’investissement de départ finit par être rentabilisé), mais elle facilite la vie…

La BBC a envoyé le journaliste scientifique David Shukman en Italie, à Trévise, où des solutions de recyclage des couches sont actuellement à l’essai sous l’égide de Procter & Gamble, premier producteur mondial de couches jetables. La première étape de la chaîne de recyclage consiste à nettoyer grossièrement les couches en ôtant les excréments qui s’y trouvent. Vapeur, température élevée, haute pression: elles sont ensuite soumises à une succession d’épreuves permettant d’en séparer les différents éléments.

Complexe mais efficace

Tous ensemble, ces éléments sont ensuite séchés dans un four, ce qui permet d’en ôter les éventuelles bactéries. Puis arrive l’étape du tri, où chaque type de matériau sera regroupé dans un pôle différent afin de pouvoir être réutilisé. Litière, bouteilles en plastique, cartes de visite… les destinations des différents composants sont diverses et variées, avec apparemment peu de perte.

http://www.slate.fr/

Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


Ce n’est qu’en laboratoire, mais il sera probablement possible de recycler bientôt le plastique à l’infini, car pour le moment ce n’est pas tous les plastiques qui le sont et ceux qui peuvent être recyclé le sont généralement une fois et la qualité est altérer.
Nuage


Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


plastique dechets

Bientôt une méthode pour recycler le plastique à l’infini ? Crédits : PxHere

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des chercheurs annoncent avoir mis au point une méthode permettant la décomposition du plastique au niveau moléculaire. Un nouveau procédé qui pourrait autoriser le recyclage infini, sans détériorer la qualité de la matière.

Recycler le plastique, c’est compliqué. Ça coûte cher aussi, et dans la plupart des cas, on n’arrive à le recycler qu’une seule fois, altérant au passage la qualité de la matière. Il va donc falloir trouver une solution au problème global de pollution plastique. Si certains préfèrent se tourner vers d’autres matières plus durables, d’autres en revanche se focalisent sur un moyen de perfectionner le processus de recyclage. C’est notamment le cas d’une équipe de chercheurs du Berkeley Lab, aux États-Unis.

« La plupart des plastiques n’ont jamais été faits pour être recyclés, explique dans un communiqué Peter Christensen, principal auteur de l’étude. Mais nous avons découvert une nouvelle façon d’assembler les plastiques. Une méthode qui prend en compte le recyclage d’un point de vue moléculaire ».

Disséquer le plastique

Le plastique se compose de polymères, des grosses molécules elles-mêmes composées de plus petites molécules appelées monomères. Fabriquer du plastique consiste ensuite à ajouter des produits chimiques qui viennent se coller aux monomères. Vous rendez ainsi la matière plus dure, plus souple, de telle ou telle couleur, etc. Le problème, c’est que ces produits sont très difficiles à éliminer pendant le processus de recyclage. En conséquence, des morceaux de plastique de différentes compositions chimiques se retrouvent mélangés. Vous obtenez alors un plastique de mauvaise qualité qui, dans la plupart du temps, ne peut plus supporter un second procédé de recyclage.

Un nouveau processus, détaillé dans la revue Nature, s’appuie sur l’ajout d’un acide permettant de séparer les additifs chimiques des monomères. Une fois la décomposition moléculaire opérée, il est possible de créer un nouveau plastique tout en garantissant la même intégrité que l’original. Pour l’heure, les premiers tests se sont effectués uniquement en laboratoire. Il va donc falloir optimiser le processus pour que nous puissions, peut-être un jour, nous appuyer dessus. Mais les chercheurs sont sur la bonne voie.

« C’est le moment de commencer à réfléchir à la façon de concevoir des matériaux et des installations de recyclage permettant l’utilisation de plastiques circulaires », note Brett Helms, co-auteur de l’étude.

Et il y a urgence. Des micro-plastiques sont aujourd’hui retrouvés dans les entrailles de la Terre, et jusqu’aux plus hauts sommets. Les plastiques sont partout, et leur utilisation ne fait qu’augmenter. Il y a quelques jours, un rapport alarmant du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) estimait que la présence de plastique dans les océans pourrait même doubler au cours de la décennie 2020-2030.

Source

https://sciencepost.fr/

La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !


Félicitation à la Norvège qui a pris les grands moyens pour recycler 97 % des bouteilles de plastiques. En ajoutant une taxe temporaire, cela a aidé les Norvégiens à faire des efforts pour rapporter à la consigne leurs plastiques. Espérons qu’ils continueront, car c’est des gestes concrets qui fait toute la différence.
Nuage
 

 

La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !

 

Crédits : Max Pixelpar Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Selon le Forum Économique Mondial, à peine plus d’un dixième des emballages plastiques produits dans le monde sont recyclés. En revanche, cette statistique peu flatteuse cache de très grandes disparités entre les pays. Par exemple, la Norvège fait figure de bon élève et frôle la perfection en matière de recyclage des bouteilles plastiques !

Le modèle norvégien

Le 26 janvier 2019, le Forum Économique Mondial a publié une vidéo louant les efforts de la Norvège. En effet, ce pays est parvenu à atteindre un taux de recyclage de 97 % de ses bouteilles en plastique, une nouvelle déjà révélée par The Guardian l’été dernier.

Le gouvernement norvégien avait décidé de frapper au porte-monnaie en mettant en place une taxe environnementale concernant les producteurs de plastique, mais aussi les particuliers. Un système de consigne a également été lancé, comme ce fût le cas en France il y a plusieurs décennies. Les consommateurs peuvent alors échanger leurs bouteilles dans plusieurs milliers de distributeurs automatiques disséminés dans tout le pays. Cela est également possible dans certains magasins et stations-service. Il avait été promis que la taxe en question serait vouée à disparaître si le taux collectif de recyclage des bouteilles en plastique atteignait au moins 95 % – ce qui a finalement été le cas.

Des initiatives variées

Si l’idéal est de renoncer à produire du plastique, la collecte et le recyclage doivent être optimisés au maximum. Par ailleurs, certaines décisions peuvent être assez radicales, comme celle de la ville de San Francisco en 2014. La municipalité avait décidé d’interdire à la vente les bouteilles d’eau en plastique. En revanche, la mesure questionnait car justement, seules les bouteilles d’eau étaient soumises à cette interdiction.

La recherche de solutions passe également par la Science. En 2018, des chimistes américains ont créé un plastique recyclable à l’infini, et une société britannique a mis au point le Nuatan, un bioplastique pouvant être mangé par les poissons sans problème. En 2016, une étude prometteuse s’était intéressée à l’Ideonella sakaiensis, une bactérie capable de décomposer le polytéréphtalate d’éthylène (PET), justement utilisé massivement dans la production de bouteilles en plastique.

Sources : PositivRClimate Action

https://sciencepost.fr/

Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs


     

    Ce n’est peut-être pas très courant, mais cela arrive que des piles non utilisées peuvent provoquer des incendies. Il semble que les piles lithium-ion devraient porter une attention particulière. Ainsi que toutes piles que l’on recharge dans un endroit sécuritaire
    Nuage

     

    Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison.

    COURTOISIE DAMIEN MORRIS

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison

  • Kevin Bissett

      Après avoir installé ses décorations de Noël cette année, Damien Morris s’est retrouvé avec quelques piles en trop et a fait ce que la plupart des gens font: les ranger dans un tiroir en attendant d’en avoir besoin.

      Ces piles ont toutefois déclenché un incendie qui aurait pu détruire sa maison située à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard.

      M. Morris n’avait aucune idée que les piles pouvaient représenter un tel danger et il a décidé de partager son histoire afin d’informer le public au sujet d’un phénomène qui, selon les experts, est beaucoup plus courant qu’on ne pourrait le croire.

      Plus de 100 plaintes en un an

      Au cours de la dernière année, Santé Canada a reçu plus de 100 plaintes de la part de consommateurs concernant les piles. Les problèmes rapportés allaient du simple dégagement de chaleur à l’incendie.

      Selon Andrew Hulan, un agent de la sécurité des produits à Santé Canada, tout type de pile pourrait potentiellement comporter un risque, mais celles au lithium-ion font plus souvent l’objet de plaintes.

      M. Hulan a expliqué que le matériel utilisé pour fabriquer ce genre de pile était très réactif à l’air et que, si une fuite survenait, le résultat était explosif.

      En juillet, l’association des services des incendies de Terre-Neuve-et-Labrador a publié un avertissement après que des piles au lithium-ion eurent apparemment provoqué deux incendies dans la province.

      L’un de ces incendies, qui a jeté à la rue un frère et une soeur à Saint-Jean de Terre-Neuve, a été mis sur le compte des piles d’une voiture téléguidée pour enfant.

      Heureusement, l’incendie ayant éclaté dans la résidence de Damien Morris le 18 novembre a eu un dénouement moins tragique.

    À 2 h 30 du matin, nous avons entendu nos détecteurs de fumée se mettre à sonner. Je me suis levé et j’ai réveillé les enfants. Ma femme s’est aussi levée et a dit: « Ça sent bizarre ».Damien Morris

    La famille a descendu au rez-de-chaussée pour trouver les lieux complètement enfumés. La fumée était plus épaisse dans la cuisine et semblait s’échapper de l’un des tiroirs.

    «J’ai ouvert le tiroir et tout s’est mis à brûler. Je l’ai rapidement refermé, je l’ai retiré, j’ai demandé à ma femme d’ouvrir la porte-fenêtre et je l’ai lancé à l’extérieur», a relaté le résidant de Charlottetown.

    «Les dommages n’étaient pas trop importants. C’était surtout la fumée qui avait abîmé la maison.»

    D’après Damien Morris, les équipes d’urgence sont arrivées et le chef du service des incendies a déterminé que les piles «C» et «D» que le propriétaire de la maison avait rangées dans le tiroir étaient à l’origine de l’incendie.

    «Les deux connecteurs mâles se sont touchés, générant de la chaleur et mettant le feu aux linges à vaisselle», a expliqué M. Morris.

    Attention avec la recharge des piles

    Raynald Marchand, le directeur général du Conseil canadien de la sécurité, a souligné que les problèmes survenaient souvent lorsque les gens rechargeaient les piles près d’objets en tissu ou d’autres combustibles.

    «Lorsque vous rechargez des piles, il est important de le faire dans un endroit sécuritaire afin qu’elles ne surchauffent pas et préférablement quand vous êtes à la maison», a-t-il conseillé.

    «Les ordinateurs, qui sont dotés de grosses piles, sont souvent rechargés pendant qu’ils reposent sur un divan ou un lit et peuvent dégager beaucoup de chaleur lorsqu’ils sont en train d’être rechargés.»

    M. Marchand a précisé que les piles au lithium-ion étaient particulièrement à risque parce qu’elles étaient très puissantes et que les connecteurs étaient fréquemment situés sur le même côté.

    Raynald Marchand et Andrew Hulan ont tous les deux recommandé de ranger les piles dans leur emballage d’origine ou dans un contenant fait de matériaux non inflammables.

    Ils ont aussi affirmé que les piles usagées devraient être rapportées à un centre de recyclage et jamais jetées dans une poubelle ou dans un feu.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/