Au Népal, le recyclage des déchets de l’Everest


Parfois, faire mauvaise presse permet de bouger les choses. Au Népal, on prend au sérieux l’impact des pollueurs qui escaladent l’Everest laissant derrière eux des déchets. Imaginez 10 tonnes de déchets qui ont été ramasser entre le camp de base et le camp 4 par un groupe d’alpinisme dans le but de recyclage. Cependant, ce n’est pas les autres à ramasser les ordures. Escalader le mont Everest est un exploit pour tout alpinisme, mais il y devrait aussi y avoir un profond respect de l’environnement.
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Au Népal, le recyclage des déchets de l’Everest

Au Népal, le recyclage des déchets de l’EverestPhoto: PRAKASH MATHEMA/AFPDes déchets de l’Everest sont mis dans un avion en direction de l’aéroport Tribhuvan de Kathmandu.

Dans un hôtel cinq étoiles de Katmandou, un groupe de touristes boit son eau dans des verres vert bouteille, ignorant que ces contenants reviennent de bien loin: ce sont d’anciens déchets de l’Everest.

Des verres, des pots, des lampes… Certains des rebuts collectés sur les flancs de l’Everest, parfois aussi surnommé «la plus haute décharge du monde», trouvent une deuxième vie dans la capitale népalaise grâce au recyclage et à l’inventivité.

Des tonnes d’ordures sont récupérées chaque année sur la montagne culminant à 8848m d’altitude. Tous les printemps, des centaines d’alpinistes désireux d’épingler ce sommet à leur palmarès s’y pressent, laissant derrière eux de nombreux déchets comme des bonbonnes d’oxygène vides, des bouteilles et du matériel d’alpinisme.

«Les déchets ne sont pas nécessairement perdus», explique à l’AFP Nabin Bikash Maharjan de l’organisation locale de recyclage Blue Waste to Value (BW2V).

«Nous avons reçu des matériaux divers de l’Everest – de l’aluminium, du verre, du plastique, du fer -, dont la plus grande partie ne pouvait pas être recyclée», indique-t-il, d’où la nécessité de faire preuve d’ingéniosité pour leur trouver un nouvel usage.

Après un feu de critiques sur l’état de propreté de la plus célèbre montagne de la planète, le gouvernement népalais et des groupes d’alpinisme ont organisé cette année une opération de six semaines de nettoyage sur l’Everest.

Montant jusqu’à près de 8000 mètres d’altitude, entre le camp de base et le camp 4, le dernier avant le sommet, une équipe de 14 personnes y a récupéré plus de 10 tonnes d’ordures, qui ont été amenées dans des centres de recyclage de Katmandou.

«Produits de l’Everest»

Là, des employés ont manuellement trié les sacs de déchets, chaque matériau partant dans une voie différente: le fer a été envoyé à des fabricants de barres de fer, les bouteilles en aluminium ont été broyées et expédiées à des fabricants d’ustensiles. Les bouteilles jetées ont été converties en produits de la maison.

«Les déchets sont tabous dans notre société, où ils sont considérés comme sales», dit Ujen Wangmo Lepcha de Moware Designs, société qui recycle des déchets pour en faire des verres ou des petits objets.

«Lorsque (les gens) voient ce type de produits, ils se disent “wow, ces choses peuvent être faites et c’est possible”», témoigne-t-elle.

Des hôtels haut de gamme, des restaurants et des maisons de la capitale népalaise utilisent désormais les produits de Moware Designs. D’après Mme Lepcha, les objets tirés de rebuts de l’Everest connaissent un intérêt croissant de la part des consommateurs.

Pour Aanchal Malla de l’hôtel Yak & Yéti, s’équiper de tels objets s’inscrit dans la politique de l’enseigne d’acheter des produits plus durables et favorables à l’environnement.

« Cela encourage toutes les personnes qui visent à faire de la planète un endroit meilleur, en réduisant les déchets », déclare-t-il.

Un usine de traitement des déchets est en passe d’être achevée à Syangboche, à une altitude de 3800m, sur le chemin emprunté par les alpinistes pour gagner et descendre du camp de base de l’Everest.

Le complexe traitera les poubelles de la montagne mais collaborera aussi avec des artistes et des entrepreneurs pour fabriquer de nouveaux objets destinés au marché émergent des «produits de l’Everest».

Responsabiliser les pollueurs

Mais les déchets ramassés lors de la dernière collecte ne sont qu’une fraction des empreintes laissées par les expéditions successives depuis des décennies, du matériel usagé aux cadavres d’alpinistes.

D’après la population locale, une partie des grimpeurs étrangers, qui déboursent des dizaines de milliers de dollars pour s’attaquer à l’Everest, prête peu d’attention aux rebuts qu’ils laissent derrière eux, même lorsqu’ils sont incités à descendre leurs poubelles.

Il y a six ans, le Népal a rendu obligatoire le dépôt d’une caution de 4000 dollars, que chaque alpiniste se voit rembourser s’il ramène au moins huit kilos de déchets. Mais moins de la moitié des grimpeurs se plie à la règle.

Récemment, l’ONG Sagarmatha Pollution Control Committee, avec BW2V et d’autres organisations, a lancé une campagne incitant les randonneurs se rendant au camp de base de l’Everest à ramener au moins un kilogramme de déchets.

«Nous devons travailler année après année pour avoir un réel impact», explique à l’AFP Ang Dorje Sherpa du Sagarmatha Pollution Control Committee, soulignant que le recyclage n’est pas une solution en lui-même.

«Sur le long terme, nous devons minimiser les déchets à la source, et rendre les pollueurs responsables du nettoyage.»

https://journalmetro.com/

Recyclage: on a visité un centre de tri pour comprendre nos erreurs


Il est parfois difficile de savoir ce qui est recyclable ou non. Des fois, cela dépend des municipalités. Il y a des sites qui peuvent aider, mais l’application Dtritus est un moyen très simple, et assez complet. Il explique ce qui va à la poubelle, recyclage ou encore compostage. Et sûrement que vous trouverez des choses que vous mettiez dans le mauvais bac. Comme le papier d’aluminium souillé ou non, va au recyclage. La boite de pizza va au recyclage, mais si elle est souillée, elle va au compostage. Puis, rincez ou même laver après la vaisselle, des contenants avant de mettre au recyclage évite des bactéries qui pourraient contaminer les recycleurs.
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Recyclage: on a visité un centre de tri pour comprendre nos erreurs


Près d’un article sur dix qui est déposé dans le bac vert n’est pas recyclable.


Depuis son instauration, il y a plus de vingt ans, le bac vert en a vu de toutes les couleurs – et de toutes les matières. Et malgré les diverses campagnes de sensibilisation menées au cours des dernières années, le recyclage demeure une source de questionnements, mais aussi d’erreurs dommageables commises par manque d’information.

Nous sommes allés visiter le centre de récupération et de tri des matières recyclables du Groupe TIRU situé sur le Complexe environnemental de Saint-Michel pour mieux comprendre ce que devient le contenu de nos bacs.

Des chiffres qui en disent long

56% des citoyens, c’est-à-dire plus de la moitié, ont affirmé avoir déposé un objet au recyclage sans réellement savoir s’il était recyclable, selon un sondage mené par Recyc-Québec en 2015. Un geste qui n’est pas sans conséquences!

Déposer dans le bac vert certaines matières non recyclables cause un ralentissement à l’arrivée au centre de tri, sans compter qu’elles peuvent parfois même être dangereuses pour les employés qui y travaillent. Par exemple: la vitre, les métaux et le matériel électronique sont des matières qui se recyclent, mais pas sous toutes leurs formes et pas dans le recyclage domestique. 

«Près d’un article sur dix qui arrive au centre de tri Saint-Michel est en réalité destiné au dépotoir», explique Philippe Sabourin, porte-parole de l’Écocentre. 

Pour ainsi dire, tout ce qui ne va pas aux poubelles ne va pas nécessairement au recyclage non plus. 

«Ainsi, le centre de tri reçoit par année plus de 930 000 tonnes de déchets domestiques, mais seulement 415 000 tonnes seront réellement recyclées!», détaille Philippe Sabourin. 

Recycler c’est bien, mais trier c’est mieux

Il est certes difficile de savoir quoi recycler et comment bien le faire sans avoir jeté un coup d’oeil à la machinerie d’un centre de tri, mais il existe quelques petites astuces pour choisir la bonne destination pour chaque objet. 

Le plus simple est de se rappeler qu’une fois arrivé au centre de tri, le contenu de votre bac est d’abord trié à la main par les employés. Donc, tout ce qui peut être dangereux ou blessant ne devrait pas s’y trouver.

Rincez les pots, c’est super important afin que les bactéries ne se développent pas.

«Le pot de mayonnaise qui n’a pas été bien rincé va contaminer le reste! On n’oublie pas de séparer le bouchon également» – Philippe Sabourin.

Ensuite, il faut comprendre que ce sont des convoyeurs qui s’occupent du reste du triage, celui-ci ne peut donc pas séparer les différentes matières. Ce qui signifie qu’un objet fait de plusieurs matières recyclables se dirige tout droit vers les sites d’enfouissement s’il n’est pas correctement séparé.

Enfin, le bac de recyclage à la maison ne peut accueillir tout ce qui est «recyclable». Certains objets doivent être rapportés dans un point de dépôt. Par exemple, l’électronique, les pots de peinture, les pneus, les médicaments et certains objets faits de métal. 

D’autres articles comme les gobelets de café et les enveloppes de livraisons ne sont tout simplement pas recyclables, en raison de leur composition.

Autant de bonnes habitudes à prendre! 

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie


L’Indonésie ne veut pas devenir une autre poubelle du monde depuis que la Chine a renvoyé les déchets occidentaux. Pourtant, les habitants d’un village considèrent ses déchets comme des trésors. C’est leur gagne-pain, ils réussissent à nourrir leur famille, et même à envoyer leurs enfants à l’école. Malheureusement, point devenu environnementale cela est très préoccupant, des tas de plastiques sont brûles provoquant des émanations toxiques, des micro-plastiques se retrouvent dans l’eau. Cela sans compter les risques pour la santé. L’occident devrait lui-même gérer ses déchets et mettre en oeuvre des infrastructures pour une meilleure gérance du plastiques ou trouver des alternatives au plastique.
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Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie

(Bangun) Fouiller les montagnes de déchets est le gagne-pain de Keman. Dans un grand sourire, cet habitant de Bangun, l’un des «villages de plastique» d’Indonésie spécialisés dans le recyclage, se félicite d’avoir ainsi pu financer l’éducation de ses enfants.

Alors que de nombreux pays cherchent à limiter l’usage du plastique jetable, pour les habitants de Bangun, les déchets plastiques importés sont devenus une source précieuse de revenus. Les deux tiers des habitants trient et revendent des bouteilles, des emballages et des tasses de plastique usagées aux compagnies de recyclage locales pour vivre.

«J’ai trois enfants, tous sont à l’université», indique fièrement Keman, marchant dans un champ d’ordures qui lui arrivent à la cheville.

« Tout ça a été possible grâce à mon dur travail qui est de fouiller dans les déchets », explique cet homme de 52 ans qui, comme de nombreux Indonésiens, n’a qu’un nom.

Bangun est l’un des nombreux villages pauvres de l’île de Java – la plus peuplée d’Indonésie – qui se sont spécialisés dans le retraitement des déchets, la plupart importés de pays occidentaux, États-Unis, Grande-Bretagne ou Belgique, mais aussi du Moyen-Orient.

Depuis que la Chine a interdit l’importation de plusieurs catégories de déchets l’an dernier, le circuit du recyclage mondial est en plein chaos et les pays occidentaux cherchent de nouvelles destinations pour les déchets qu’ils n’arrivent pas à retraiter. Les pays d’Asie du Sud-Est sont devenus une alternative privilégiée même si certains d’entre eux ont déjà renoncé au vu des nuisances liées à cette industrie.

Les importations de déchets plastiques vers l’Indonésie ont ainsi bondi récemment, passant de 10 000 tonnes par mois fin 2017 à 35 000 tonnes par mois à la fin 2018, selon Greenpeace.

Depuis l’interdiction chinoise d’importer la plupart des déchets venus de l’étranger, «la situation a empiré» en Indonésie, souligne Muharram Atha Rasyadi, de l’organisation de protection de l’environnement.

Une industrie «très rentable»

AFP

Keman photographié le 22 juillet.

Plus d’une quarantaine de camions arrivent chaque jour à Bangun pour y déverser leur cargaison de déchets devant les habitations ou dans des champs où se forment des montagnes d’ordures, parfois aussi hautes que les toits des maisons.

Des papetiers importent depuis plusieurs années des déchets variés qu’ils déversent dans cette ancienne localité agricole, souvent mélangés aux cargaisons officielles de papiers recyclables, selon les défenseurs de l’environnement.

À mains nues ou armés de râteaux et de pelles, les habitants trient les ordures avec un masque de tissu en guise de protection.

Accroupie dans les déchets, Pumisna, une mère de famille, fouille dans les tas d’ordures pour récupérer des morceaux d’aluminium, des bouteilles en plastique et des tasses. Cela lui permet de gagner quelques dollars par jour. Parfois, de vrais trésors se cachent dans les monceaux de déchets : des billets verts, des euros ou des livres sterling.

«Je dois gagner de l’argent pour faire les courses, payer l’école de mes enfants et les nourrir», indique cette femme de 35 ans.

M. Ikhsan, le chef du village, défend vigoureusement cette activité et balaye les risques pour l’environnement ou la santé.

«Ces déchets sont très rentables pour mes concitoyens et contribuent à soutenir l’économie locale», souligne-t-il.

Les déchets plastiques non recyclables sont vendus à des usines de tofu des environs, où ils servent de combustible aux fours, détaille-t-il.

Des déchets transformés en argent

AFP

Des villageoises de Bangun trient les ordures.

Mais les défenseurs de l’environnement s’alarment des montagnes de déchets qui grandissent et affirment que des monceaux de plastiques non recyclables sont brûlés pendant la nuit, provoquant des émanations toxiques dans toute la localité et répandant de grandes quantités de micro-plastiques dans les voies d’eau.

L’Indonésie est déjà le deuxième pays au monde contributeur de la pollution marine derrière la Chine. Selon une étude de l’Université de Géorgie aux États-Unis publiée dans la revue Science, le pays déverse entre 480 000 et 1,29 million de tonnes de déchets (tous types confondus) en mer par an. L’Indonésie s’est engagée en 2017 à réduire les déchets plastiques dans ses eaux de 70% d’ici 2025.

Les importations de déchets «vont coûter très cher, à notre système de santé et aux générations futures qui devront restaurer l’environnement», avertit Prigi Arisandi, spécialiste de l’environnement pour l’ONG Ecoton.

«Et cela ne se passe pas seulement à Bangun. Il y a plus de cinq villages utilisés comme décharges dans la province de Java orientale», déplore-t-il.

L’Indonésie a renforcé ces derniers mois les contrôles sur les déchets importés pour ne pas devenir la nouvelle poubelle des pays occidentaux. Le pays a commencé à renvoyer vers la France, Hong Kong, l’Australie ou les États-Unis des conteneurs remplis d’un mélange d’ordures ménagères, de plastique et de matières dangereuses qui avaient été importés illégalement.

Et certaines régions indonésiennes sensibilisent le grand public, comme Bali où le plastique à usage unique a été interdit.

Mais à Bangun, les habitants comme Keman voient plutôt «les déchets comme un trésor».

«Pourquoi? Parce qu’après avoir fait sécher les ordures le matin et les avoir triées, on reçoit de l’argent le soir».

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Cette maison construite à partir de bouteilles en plastique est capable de résister aux ouragans


Les bouteilles jetables ont la première place que l’on trouve dans la nature, et c’est bouteilles sont pourtant recyclables. JD Composites Inc, une société canadienne a fabriquer une maison faite de d’environ 612.000 bouteilles de plastiques en Nouvelle-Écosse. Elle aurait la propriété de résister a des ouragans F5 en plus d’être isolée pour faire face à l’hiver comme à l’été étant résistante à l’humidité.
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Cette maison construite à partir de bouteilles en plastique est capable de résister aux ouragans


La maison en bouteilles de plastique possède trois chambres, deux salles de bain ainsi qu’une terrasse sur le toit. – JD Composites Inc

Par Emeline Férard

En juin dernier, une société canadienne a dévoilé une maison pas comme les autres. Son secret : ses panneaux sont fabriqués à partir de plus de 600.000 bouteilles en plastique. Un matériau insolite qui lui confèrerait plusieurs avantages dont celui de résister à des ouragans de force 5.

Et si les maisons de demain étaient construites à partir de bouteilles en plastique ? L’idée peut sembler folle. C’est pourtant le défi qu’a réussi à relever la société canadienne JD Composites Inc. A Meteghan River dans la petite province de Nova Scotia, elle a dévoilé en juin dernier un concept inédit : une maison construite à partir de centaines de milliers de bouteilles de plastique.

De l’extérieur, difficile de deviner la particularité de l’habitation. Avec ses fenêtres, sa porte, ses trois chambres et sa terrasse sur le toit, elle peut ressembler à n’importe quelle maison. Il faut s’intéresser de près à ses parois et plus exactement aux panneaux qui les composent pour comprendre son originalité. Conçus avec la firme Armacell, ils sont entièrement faits de polyethylene terephthalate (ou PET) recyclé.

Au total, quelque 612.000 bouteilles de plastique ont été utilisées et réduites en morceaux avant de passer par un processus d’extrusion pour obtenir de la mousse. Cette dernière a ensuite servi à concevoir les parois moulées et coupées sur mesure pour la maison : 172 panneaux de 15 centimètres d’épaisseur ont été nécessaires afin de façonner l’habitation nommée « Beach House ».

Une maison résistant à un ouragan de catégorie 5

Quand nous avons parlé de maison construite à partir de bouteilles en plastique, « les gens nous regardaient comme si nous étions fous », a raconté à CBC Joel German, l’un des dirigeants de JD Composites Inc.

Leur concept a pourtant permis de créer une habitation complète qui, en plus d’utiliser un matériau recyclé, affiche plusieurs avantages, affirment Joel German et son partenaire, David Saulnier.

Parmi eux, la rapidité de construction. Selon ses concepteurs, il n’a fallu que trois semaines pour façonner les panneaux et à peine un jour pour les ériger et les assembler. Les mois suivants ont été consacrés à l’aménagement de l’intérieur.

« C’est assez rapide à construire une fois que les panneaux sont conçus. Tout s’assemble assez rapidement », a expliqué David Saulnier à CTV News.

Grâce à ses panneaux en PET, la maison afficherait également de belles performances en matière d’isolation – en été comme en hiver – de durabilité et de résistance face à des problèmes récurrents comme l’humidité. Plus insolite, elle serait également capable de faire face à des vents de plus de 500 kilomètres par heure, soit des vents plus puissants que ceux d’un ouragan de catégorie 5.

C’est du moins ce qu’ont suggéré des tests menés sur des panneaux par la société Exova en Ontario.

« Nous avons poussé leur machine de test jusqu’à la pression maximale. Cela représentait l’équivalent de 524 kilomètres par heure. Nos panneaux ont fléchi de 6,2 millimètres », a assuré David Saulnier.

Une performance loin d’être négligeable pour quiconque voudrait installer sa maison dans une zone à risque.

De potentiels refuges en cas de catastrophe

« Notre idée n’est pas de concevoir des maisons sur mesure pour des couples cherchant à construire une maison de rêve », a confié Joel German à New Atlas. « Notre objectif est de s’aligner avec des projets qui permettent des ventes en volume – de petits logements, des centres d’accueil, des abris, des bureaux, des casernes. Des refuges d’aide en cas de catastrophe figurent aussi dans notre ligne de mire ».

Reste que la maison a un coût : 490.000 dollars canadiens (environ 330.000 euros) pour celle construite à Meteghan River. Un coût que les dirigeants de JD Composites Inc. jugent néanmoins « très compétitif«  au vu de ses performances et comparé à ce qui se fait actuellement. Sans oublier son « aspect vert« , qui permet de trouver une nouvelle utilité à ce plastique devenu un fléau pour l’environnement.

Un récent rapport commandé par les ONG Earthwatch Europe et Plastic Oceans UK a révélé que les bouteilles jetables figurent à la première place des déchets retrouvés dans l’ensemble des eaux vives en Europe (océans, mers, fleuves, rivières…). Or, elles sont le plus souvent faites de ce fameux PET, une résine plastique qui comptent parmi les plus produits les plus recycles, souligne JD Composites Inc.

Si la Beach House de Nova Scotia ne trouve pas d’acheteur, la firme prévoit de rendre la propriété disponible sur la plateforme Airbnb afin de faire parler de leur concept. Parallèlement, ils vont suivre son évolution pour voir comment les différents matériaux de la maison réagissent avec le temps à l’environnement extérieur. Ils planchent également sur des modèles plus petits.

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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?


Un coiffeur en France a eu l’idée de recycler les cheveux, il a été patient et son projet est en train d’aboutir. Son idée est d’utiliser les déchets capillaires comme filtre dépolluant, 1 kilo de cheveux peut absorber 8 litres de pétrole, puis après être lavé peut être réutilisé comme renforcement dans certains matériaux comme le béton. Il est aussi un excellent isolant thermique et phonique. Les cheveux peuvent aussi absorber des carburants et des crèmes solaires qui nuisent à l’environnement marin. Si son projet donne de bon résultats, cela intéressé d’autres coiffeurs à travers le monde.
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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?

Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?© Pixabay

Par Juliette de Guyenro

L’association Coiffeurs Justes fondée en 2015 par Thierry Gras s’est engagée à rendre le cheveu écolo. Aujourd’hui, c’est 140 salons adhérents qui récupèrent les cheveux coupés et les stockent pour les recycler. L’association espère bientôt pouvoir fabriquer des filtres dépolluants avec les cheveux récoltés par les coiffeurs.

« La première fois que j’ai parlé de mon projet, on m’a regardé comme un hurluberlu. »

Thierry Gras est gérant d’un salon de coiffure à Saint-Zacharie quand il décide de créer en 2006 le label Hairdresser Fair pour promouvoir l’équité des tarifs homme-femme et le recyclage du cheveu. L’équité des tarifs est vite mise en place, mais le recyclage pose plus de difficultés. Aucune entreprise ne se charge alors des déchets capillaires des salons. Il décide donc de monter l’association Coiffeurs Justes en 2015. Son but : rendre le secteur de la coiffure écolo et trouver des solutions durables pour l’environnement. C’est le premier projet de ce type, et surtout le premier à aboutir. Il y a trois ans, il reçoit une subvention de 14 000 euros du programme européen LEADER +. Depuis, l’association grandit et le recyclage des cheveux prend de l’ampleur.

220 coupes nécessaires pour récolter 2 kilos

En France, entre 3 000 et 4 000 tonnes, soit 50 000 à 70 000m2 de cheveux sont ramassés chaque année dans les salons de coiffure.

« Quand je voyais tous les cheveux qu’on récupérait, je trouvais ça aberrant qu’on n’en fasse rien » raconte-t-il à GEO.fr. De plus, le traitement des cheveux par le coiffeur est facile et rapide. « Le cheveu est une matière première particulièrement simple à récolter. Aussi tôt qu’il est coupé, il est déjà propre et trié, il n’y a plus qu’à le ramasser par terre. »

Les cheveux coupés sont collectés sur le sol du salon et mis directement dans des sacs financés par les marques de produits comme Jacques Seban. Chaque sac est ensuite envoyé chez Thierry Gras qui les stocke dans un hangar en attendant de trouver des entreprises intéressées pour retraiter ces déchets. Un sac équivaut à 2kg de cheveux, soit 220 coupes et un coiffeur a besoin d’un mois en moyenne pour remplir un sac. Pour l’instant, c’est une tonne au total qui a été récoltée et qui attend d’être recyclée chez le fondateur de Coiffeurs Justes.

Le coût du recyclage supporté par les salons

Mais ce processus à un coût qui est pour l’instant pris en charge par les salons de coiffure. Selon Mondial Relay, l’envoi de 2 kg de cheveux, soit un sac de recyclage, coûterait 6 euros en moyenne. Une surcharge financière que les salons doivent assumer. Certains gérants ont trouvé des alternatives pour diminuer les frais, notamment l’éco-participation payée par les clients qui leur permet de contribuer financièrement au processus. D’autres encore ont installé des urnes dans lesquelles les clients peuvent mettre le montant qui leur convient dans le but d’aider le salon à traiter ses déchets.

Afin de développer son projet et trouver des solutions pour permettre aux salons de recycler à moindre coût, Thierry Gras rencontre parfois des élus et essaie de faire connaître son association. Et ça paie. En juin 2019, une rencontre avait été organisée avec la secrétaire d’Etat au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson. Malheureusement annulée, il ne désespère pas.

« Ce n’est que partie remise, on compte bien continuer les démarches. »

1 kilo de cheveux = 8 litres de pétrole pompés

Si Thierry Gras est aussi déterminé, c’est que le jeu en vaut la chandelle. En effet, le cheveu constitue une matière première particulièrement intéressante à recycler. Il possède de nombreuses qualités qui peuvent en faire un isolant ou un filtre dépolluant très efficace, notamment pour absorber les hydrocarbures. Le cheveu est tout d’abord lipophile, ce qui signifie qu’il absorbe le gras, mais aussi le pétrole.

« Avec un kilo de cheveux, on peut pomper jusqu’à 8 litres de pétrole » estime Thierry Gras.

En le recyclant, il serait donc possible de créer des filtres absorbants pour nettoyer les eaux des hydrocarbures. De plus, le cheveu peut être lavé et réutilisé dans d’autres buts, notamment le renforcement de certains matériels en plastique ou en béton : un cheveu peut supporter jusqu’à 100 grammes, ce qui en fait un matériau très solide.

Enfin, il constitue un isolant thermique et phonique efficace.

« Le cheveu est incompressible car cylindrique. Il n’est donc pas possible de l’écraser complètement et l’air reste présent quoiqu’il arrive. C’est pourquoi il peut servir de très bon isolant », explique Thierry Gras.

Des filtres dans les ports et sur les autoroutes

Il y a une semaine, Coiffeurs Justes a eu un retour positif de la part de l’organisme régional Filidéchets. Cette association a reçu une subvention de 30 000 euros pour développer un projet de filtres dépolluants dans les ports de France. Tissés sur la base de cheveux recyclés, ils permettraient d’absorber le pétrole et les différents carburants déversés par les bateaux dans la mer, mais aussi les huiles solaires qui créent une couche fine de filtres UV et entravent le processus de photosynthèse des plantes marines.

Sur l’autoroute aussi, ces filtres auront également un rôle à jouer. Placés à l’entrée des bassins d’orage routier créés par les entreprises pour collecter les eaux drainées chargées de polluants, ils serviront à nettoyer ces marécages artificiels situés en moyenne tous les deux kilomètres sur l’autoroute.

Pour le moment, le projet est en développement. La subvention de Filidéchets va notamment servir à développer les machines à tisser, acheter les containers de stockage et financer les études physico-chimiques sur le cheveu pour avoir plus d’informations sur la gestion des filtres. Elles permettront par exemple de savoir à quelle fréquence les filtres doivent être changés et à quel moment on peut estimer qu’ils arrivent à saturation. Ce qui est pour l’instant sûr, c’est que ces filtres seront fabriqués en France, et que les emplois seront offerts en priorité à des personnes en réinsertion professionnelle et sociale.

140 salons adhérents

Depuis sa création il y a plus de 3 ans, 140 salons adhérents ont rejoint l’association Coiffeurs Justes.

« Ça n’arrête pas, j’ai une dizaine d’appels par semaine pour me parler du projet », se réjouit Thierry Gras.

Des salons belges et suisses ont même appelé, un signe que l’initiative prend de l’ampleur au-delà des frontières.

Les grandes chaînes ont, elles, tardé à se joindre au projet, mais commencent finalement à s’y intéresser. Des rencontres sont en effet déjà prévues entre différents groupes et le fondateur Thierry Gras pour discuter de l’association.

Coiffeurs Justes compte bien surfer sur cet élan de popularité et profiter du Mondial de la coiffure du 14 au 16 septembre pour sensibiliser d’autres professionnels. Des sacs à cheveux seront disposés sur l’ensemble des stands et dans les loges pour faire connaître l’association et inciter les autres salons à se joindre à l’aventure

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Du plastique pour acheter des titres de transport


Je trouve ce projet intéressant. Recycler des bouteilles de plastique contre de l’argent déposer dans un compte d’une personne via une application et qui permet de prendre le transport en commun. C’est une manière de responsabilisé les gens et de voir les avantages

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Du plastique pour acheter des titres de transport

Les résidants de Rome ont maintenant accès à une nouvelle façon d'acheter des... (PHOTO GREGORIO BORGIA, AP)


PHOTO GREGORIO BORGIA, AP


Associated Press
Rome

Les résidants de Rome ont maintenant accès à une nouvelle façon d’acheter des titres de transports en commun : le recyclage des bouteilles en plastique.

La Ville de Rome a dévoilé cette semaine trois machines expérimentales autour de certaines stations de métro. Les passagers peuvent y déposer une bouteille d’eau en plastique et recevoir en échange cinq centimes d’euros.

Selon l’autorité de transport ATAC de Rome, l’argent est déposé dans le compte des utilisateurs des applications partenaires « MyCicero » ou « Tabnet », qui permettent d’acheter des titres de transport en commun.

Le président de l’ATAC, Paolo Simioni, a affirmé mercredi que dans cette période où les cryptomonnaies font de plus en plus parler d’elles, Rome a maintenant sa « monnaie de plastique ».

« Essentiellement, c’est un système par lequel nous recyclons, nous fidélisons nos clients et nous récompensons le comportement vertueux des citoyens », a-t-il expliqué.

Rome entend mener ce projet pilote pendant un an.

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Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Que l’on soit prêt ou non à l’interdiction du plastique à usage unique, ne change rien au fait qu’il est plus que temps de prendre nos responsabilités notre la gérance du plastique. Je peux comprendre que cela demande de grand changement pour les industries, commerces etc .. Mais depuis le temps qu’on en parle, si on n’agit pas maintenant, il y aura toujours des excuses.
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Sommes-nous prêts pour l’interdiction des plastiques à usage unique?


Des pailles et des ustensiles de plastique sur une table

Le Canada veut interdire certains plastiques à usage unique. Photo: Radio-Canada

Ximena Sampson

Des solutions de rechange aux produits et emballages de plastique à usage unique existent déjà, mais l’expérience des villes de Seattle et de Malibu montre que la transition doit idéalement se faire par étapes.

Le gouvernement Trudeau a annoncé le 10 juin l’interdiction, dès 2021, de produits et emballages de plastique à usage unique, qui pourraient comprendre les pailles, les ustensiles, les assiettes, les bâtonnets à mélanger et les sacs jetables.

La liste exacte n’a pas encore été établie, mais s’inspirera de celle de l’Union européenne (UE), qui a interdit ces produits en mars dernier, ainsi que les cotons-tiges et les bâtonnets pour ballons gonflables, entre autres. Ce sont les principaux déchets que l’on trouve sur les plages européennes.

Au Canada, des produits réutilisables, compostables ou recyclables sont disponibles pour remplacer le plastique à usage unique.

Mais la meilleure solution demeure la réduction à la source, croit Jennifer Pinna, conseillère en économie circulaire au Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) à Sorel-Tracy.

« La matière résiduelle la plus simple à gérer, c’est celle qui n’existe pas du tout », remarque Mme Pinna.

Est-ce qu’on a vraiment besoin d’une paille pour boire un breuvage? C’est la première question qu’on peut se poser. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

Six verres colorés avec des paillesLes pailles sont très populaires dans les cocktails d’été. Photo : iStock / pixelrainstudio

Si on a vraiment besoin d’un objet, il faut d’abord tenter d’en trouver un qui soit fait avec des matériaux réutilisables, comme des pailles en inox, des ustensiles en bambou et des sacs en tissu, conseille Mme Pinna.

Dans les cas où le réemploi n’est pas possible, on devrait viser des matériaux recyclables, comme le carton et le papier, ou compostables, tout en s’assurant qu’il existe des réseaux pour la collecte et la mise en valeur de ces déchets.

Des consommateurs à éduquer

Une poubelle est pleine de gobelets et de pailles en plastique.Les pailles à usage unique sont interdites à Seattle depuis juin 2018. Photo : iStock / Boyloso

Est-il réaliste de demander cet effort aux consommateurs?

Certainement, croit Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable de l’Université du Québec à Montréal et auteur du guide 100 gestes pour la planète, publié par Protégez-vous.

« Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la question des emballages et du plastique à usage unique », soutient-il.

Cependant, il estime qu’il y a encore un travail d’éducation à faire, notamment en ce qui concerne les façons de récupérer les différents types de matériaux.

« La question, c’est la praticité du geste, pense M. Durif. Pour beaucoup de consommateurs, il faut que ce soit facile; il faut accompagner et pas culpabiliser. »

Ainsi, affirme-t-il, le passage des bouteilles d’eau jetables vers les gourdes s’est fait assez facilement, et un nouveau marché s’est développé pour répondre à la demande croissante.

S’inspirer d’ailleurs

Dans la ville de Seattle, sur la côte ouest des États-Unis, les emballages de nourriture et les verres en styromousse sont interdits depuis 2009. Les ustensiles et pailles à usage unique le sont depuis juin 2018. De plus, les assiettes et les gobelets à usage unique fournis par les services de restauration doivent être recyclables ou compostables.

La mesure a été bien intégrée, croit Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle, dans la mesure où l’industrie et les commerces ont eu le temps de s’adapter.

« Lorsque nous avons mis en œuvre les premières exigences, en 2009-2010, il n’y avait pas beaucoup de choix dans la gamme des pailles et des ustensiles, a expliqué M. Kaufman au micro de CBC. Nous les avons donc exemptés du règlement pendant quelques années. »

L’industrie de l’emballage a parcouru un long chemin. Pat Kaufman, de la division des services publics de Seattle.

Il raconte notamment que l’industrie a finalement développé des cuillères compostables capables de supporter la haute température des soupes et des boissons chaudes sans se désagréger.

Malibu, une autre ville de la côte ouest, a également adopté l’approche progressive, raconte son maire, Jefferson « Zuma Jay » Wagner.

« Nous avons commencé avec les pailles, nous avons ensuite interdit les ustensiles en plastique et, après, les emballages en styromousse. »

« Si nous avions tout interdit en même temps, il aurait été plus difficile pour les gens d’y adhérer, affirme M. Wagner. On voulait laisser la chance au marché de s’adapter. »

Dans les deux cas, les résultats sont probants.

« Bien que nous n’ayons pas effectué d’études spécifiques permettant de corréler nos interdictions de matériaux avec la dispersion de déchets dans la ville […] il y a beaucoup moins de sacs en plastique et presque aucun emballage en styromousse dans les déchets », soutient M. Kaufman, de Seattle.

« La quantité de débris sur les plages va en diminuant à mesure que le temps passe », affirme pour sa part le maire de Malibu.

Du côté de l’industrie

L’industrie canadienne sera-t-elle prête à répondre à la demande d’ici deux ans?

« La problématique qu’on a actuellement, c’est qu’il est très difficile d’avoir une matière première aussi performante que le plastique à aussi bas coût, avec autant de légèreté et de facilité à produire en termes énergétiques, croit Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal. Le plastique n’est pas facile à remplacer. »

Des bols de salade.La chaîne Tractor Foods offre déjà des bols compostables. Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

Cependant, estime-t-il, les recherches vont bon train. Sachant qu’il existe une date limite, l’industrie s’y mettra sûrement encore plus sérieusement.

 « Ce ne sont pas les options qui manquent », ajoute Sylvain Allard.

Recyclables ou compostables, en plastique végétal, en carton ou en métal, plusieurs solutions de rechange sont déjà offertes.

La difficulté réside surtout dans des filières de mise en valeur, pense le chercheur.

« Le problème n’est pas tant au niveau de la matière que dans le système », croit Sylvain Allard.

Si une paille compostable se retrouve dans l’environnement, elle va se décomposer et elle aura très peu d’impact; ce ne sera cependant pas le cas si ce sont des centaines de pailles qui se retrouvent dans la nature.

L’environnement n’est pas une poubelle compostable. Sylvain Allard, professeur à l’École de design de l’UQAM.

La question est la même relativement aux plastiques recyclables. Ce n’est pas le matériau lui-même qui pose problème, mais plutôt le fait qu’on n’a pas développé de façons efficaces de le prendre en charge.

« Il y a plein de plastiques très utiles, croit Jennifer Pinna. L’idée, c’est d’allonger leur cycle de vie en s’assurant qu’ils soient récupérés et transformés, sans être mélangés ni contaminés. »

On doit surtout gérer le cycle d’un bout à l’autre, conclut Mme Pinna.

« L’idée, ce n’est pas de récupérer tous nos plastiques en centre de tri, de faire des ballots et d’envoyer ça à l’étranger. C’est plutôt de conserver notre capital matière avec des plastiques à longue durée de vie et de les récupérer après usage. »

Cela permettrait de boucler la boucle et d’avoir des produits à usage multiple plutôt qu’à usage unique.

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