Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on “à vos souhaits” lorsque quelqu’un éternue ?


On a coutume de dire à vos souhaits quand quelqu’un éternue. Il existe quelques hypothèses sur l’origine de cette formule. Une origine religieuse ou de superstition. Il fût même un temps que dire à vos souhaits était signe d’impolitesse.
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Pourquoi dit-on “à vos souhaits” lorsque quelqu’un éternue ?


par Mathilde Secci, rédactrice web

Lorsque quelqu’un éternue, vous avez sans doute le réflexe de lui dire « à vos souhaits ». En anglais, cela se traduit par « God bless you », qui signifie « Dieu vous bénisse ».

Cette expression détient donc une dimension religieuse très marquée ! Mais d’où provient-elle ? Il existe plusieurs hypothèses que nous allons découvrir ensemble.

Une superstition antique

Durant cette période, éternuer le matin ou le soir était différent. En effet, selon le moment de la journée, cela pouvait être de bon ou de mauvais augure. Ainsi, pour protéger la personne d’une éventuelle catastrophe, on lui disait « que Jupiter te conserve ». 

En Grèce, il était coutume de saluer les esprits divins se manifestant à travers l’éternuement. Plutôt positif ! En disant « à vos souhaits » à quelqu’un, on espérait alors contribuer à la réalisation de ses projets.

L’éternuement synonyme de malchance

Au Moyen-Âge, on interprète plus ce geste incontrôlé comme étant le signe d’une maladie ou du mauvais œil. En pleine période de peste, l’éternuement était considéré comme un symptôme : mieux vaut prévenir que guérir ! Les chrétiens disaient plutôt « que Dieu vous bénisse », ou faisaient simplement un signe de croix. La personne qui éternuait pouvait également procéder à des gestes de superstition, comme le signe de croix ou se découvrir la tête.

Plus tard durant la Renaissance, éternuer signifiait expulser une partie de son âme. Ce serait pour cela que nous aurions pris l’habitude de mettre notre main devant la bouche avant d’éternuer ou de bâiller ! La formule qui accompagnait ce geste servait tout simplement à conjurer le mauvais sort.

Une expression devenue malpolie ?

On a de plus en plus tendance à penser que dire « à vos souhaits » à quelqu’un lorsqu’il éternue serait grossier. Qu’en est-il vraiment ?

Dans son ouvrage Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétiennes, Jean-Baptiste de La Salle exprime ceci :

« Quand quelqu’un éternue, il ne faut pas dire tout haut : Dieu vous bénisse, ou Dieu vous assiste ; on doit seulement, sans proférer aucune parole, se découvrir et faire la révérence – et la faire profonde en se baissant tout bas si c’est à l’égard d’une personne à qui on doit beaucoup de respect ».

Ces propos datent de 1703, ce qui démontre que déjà au XVIIIe siècle on pensait que dire « à vos souhaits », ou toute autre chose lorsque quelqu’un éternue, était impoli. 

Malgré les ouvrages de bonnes manières qui ont été publiés, on a gardé l’habitude de formuler cette expression. Il s’agit sans doute d’un conditionnement ou peut-être que certains continuent de le dire par simple superstition. 

Source

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► D’où vient la superstition du vendredi 13 ?


Certaines phobies sont basées sur des légendes, des histoires plus ou moins précises. Le vendredi 13 aurait  peut-être une origine biblique, pour d’autres elles seraient grec … Ou encore les Templier. Aujourd’hui, cette phobie semble moins populaire.
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D’où vient la superstition du vendredi 13 ?

 

Le vendredi 13 est ambivalent. Pour certains il s’agit d’un jour de chance, pour d’autres il est à craindre. Il y a même des personnes qui développent à son égard une phobie spécifique, la paraskevidékatriaphobie.

Il est difficile de donner une explication unique à cette superstition car elle en concentre deux distinctes: celle du vendredi et celle du 13.

Mais l’explication la plus probable, en tant que porte malheur, se trouve dans la Bible. En effet, lors du dernier repas de Jésus, le soir de la Cène, il y eut 13 personnes à table. Or Judas, le treizième convive est précisément celui qui a trahi Jésus entrainant son arrestation par les Romains. Dès le lendemain, un vendredi, le Christ fut jugé et crucifié.

A elles seules, ces deux scènes justifient que le vendredi 13 soit consideré par certains comme un jour maudit. De plus on fait remarquer que le chapitre 13 de l’Apocalypse concerne l’Antéchrist et la Bête.

Mais d’autres hypothèses existent. Par exemple s’agissant du chiffre 13: chez les Grecs et les Romains, le 12 était considéré comme le nombre parfait: il y avait 12 dieux olympiens, 12 constellations dans le ciel, 12 signes du zodiaque etc… Logiquement le chiffre qui vient ensuite fut considéré comme brisant cette perfection, cet équilibre. Le 13 serait donc à l’origine du désordre.

Enfin le vendredi 13 octobre 1307 tous les templiers du fameux Ordre furent arrêtés par Philippe le Bel. Selon la légende, le grand maître aurait prononcé ces mots sur le bucher :

Vous serez tous maudits, jusqu’à la treizième génération“.

Et on pourrait continuer longtemps sur le même registre. Par exemple au Tarot, la 13e carte symbolise la mort.

Pourtant malgré cette accumulation de raisons de considérer ce jour comme porte malheur, depuis quelques décennies le vendredi 13 fait de moins en moins peur. Mieux il porterait chance ! La raison de ce retournement est incertaine. Mais le résultat est bien là. Il y a deux fois plus de joueurs aux jeux de la Française des Jeux les semaines de vendredi 13, 8 millions au lieu de 4 normalement.

https://www.chosesasavoir.com/

Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert


Surement, que plusieurs internautes ont voulu lancer quelques blagues à l’éventuelle ouverture d’un sarcophage récemment découverte . Mais il semble que d’autres font partie adeptes aux théories du complot suite aux légendes du tombeau de Toutankhamon et aux films des malédictions des momies. De toute manière, les archéologues savent très bien que l’ouverture d’un tombeau doit fait avec précautions, non pas à cause des malédictions mais son contenu livré à l’air libre peut être dangereux.
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Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert

 

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

Repéré par Nina Pareja

Le film «La Momie» n’y est pas pour rien.

 

Repéré sur The Independent

Si l’on en croit tous les bons nanars mettant en scène des archéologues douteux qui s’attaquent à des tombes égyptiennes, il est très peu recommandé d’ouvrir un sarcophage, sous peine de mort, d’attaques de momies, de mauvais sorts et tout ce qui s’en suit.

Il y a quelques semaines, des archéologues ont fait une étonnante découverte à Alexandrie en Égypte: un sarcophage en granit noir intact et vieux de 2.000 ans. C’est le plus gros jamais découvert –185 cm de haut, 265 cm de long et 165 cm de large– mais surtout, on ne sait pas ce qu’il abrite. Est-ce qu’il se pourrait que ce soit le sarcophage d’Alexandre Le Grand? La sculpture d’un buste d’homme retrouvée non loin pourrait confirmer cette hypothèse. La tombe appartient en tous cas à la période ptolémaïque, qui se termine avec la mort de Cléopâtre en 30 av J.-C.

«Il est risqué d’ouvrir directement ce sarcophage, explique Ayman Ashmawy à Futura-Sciences. Nous avons besoin de nous préparer.»

Plus que les malédictions, les archéologues craignent d’endommager l’objet en le déplaçant, sachant que son couvercle pèse quinze tonnes. De plus, une brutale exposition à l’air libre de son contenu peut être très risquée.

Complotistes et superstitieux s’en donnent à coeur joie

Un mystère, une tombe, des superstitions… Autrement dit du pain béni pour les internautes

«Il n’y aurait pas un film ou une série sur pourquoi c’est probablement une mauvaise idée?»

L’une d’entre eux tente la théorie du complot:

«Les tremblements de terre au Mexique ont révélé un Temple Maya, les sécheresses nous ont montré de gigantesques menhirs du néolithique en Irlande et là il y a ce gros sarcophage en Égypte. Soit c’est la fin du monde soit c’est une manière vraiment dingue de promouvoir le prochain Indiana Jones.»

D’autres sont un peu plus pessimistes:

«On va tous mouriiiiir.»

Pour certains et certaines, rien ne peut être pire que l’état du monde actuel.

«*Le sarcophage s’ouvre*
*L’esprit maléfique sort*
MWAHAHAHA, finalement, après des siècles de repos, je reviens pour libérer un chaos comme vous n’en avez jamais vu…
*regarde autour*
Euh… Est-ce qu’une autre force m’a devancé? Non?
Vous avez fait ça vous même? Et bien, bon travail… Je suppose?»

Le traumatisme Toutankhamon

 

Les origines de ces superstitions remontent à la découverte du tombeau de Toutankhamon au début du XXe et à tous les films et histoires qu’il a inspirées. Deux hommes sont à l’origine des fouilles, Lord Carnavon, homme d’affaires anglais et Howard Carter, égyptologue. Après deux ans de recherches, ils mettent la main, un peu par hasard, sur des marches qui mènent au tombeau de Toutankhamon. La légende prétend qu’à l’entrée du tombeau était inscrit:

«La mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon».

Or une série de morts inattendues entoure cette découverte. Dix-sept personnes, dont Lord Carnavon lui-même, trouvent la mort après avoir été en contact avec le tombeau.

Si l’on écoute la science, ce serait plutôt la tuberculose ou des pneumonies qui auraient emporté ces personnes, surtout sachant que les tombeaux regorgeraient de champignons toxiques. Et puis, la fameuse inscription n’était finalement qu’une invention.

http://www.slate.fr/

Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins


Il y a des croyances qui sont difficiles à comprendre. Celle de la sorcellerie, superstitions, mauvais sort quand une épidémie fait rage. Il est difficile de contenir et de soigner ces personnes. C’est ce qui se passe au Congo actuellement avec la maladie d’Ébola. Ils croient que c’est une maladie mystique et qui doit être soigné par des moyens spirituels. La prière n’a jamais fait de tort, mais il faut aussi se faire soigner avec les connaissances médicales actuelles
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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins

 

© afp.

 

Maladie mystique, mauvais sort, sorcellerie et superstition justifient pour la majorité des habitants de Mbandaka (nord-ouest de la RDCongo) le refus par certains malades de recevoir des soins dans les hôpitaux.

Mercredi, un pasteur d’une église évangélique est décédé quelques jours après avoir « prié » pour un malade d’Ebola, selon un médecin.

« Croyant que l’épidémie d’Ebola relève de la sorcellerie, certains malades refusent de se faire soigner, préférant la prière », témoigne Julie Lobali, une infirmière en première ligne contre la neuvième épidémie de la maladie d’Ebola en RDC.

La maladie considérée comme « un mauvais sort »

A Mbandaka, ville de 1,2 million d’habitants située à 700 km de Kinshasa, touchée par l’épidémie, de nombreuses personnes croient que l’épidémie actuelle est « un mauvais sort jeté sur ceux qui ont mangé une viande volée » en brousse, explique Mme Lobali. Cette infirmière de l’hôpital général de Mbandaka, est elle-même considérée comme un « cas suspect ».

Une « maladie mystique puissante »

L’épidémie d’Ebola a été déclaré le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La nouvelle épidémie n’est pas une maladie normale mais le « résultat d’un mauvais sort jeté sur ce village par un chasseur qui s’était fait voler un gros gibier. C’est une maladie mystique », croit Blandine Mboyo, habitante du quartier de Bongondjo à Mbandaka. « Ce mauvais sort est trop puissant parce qu’il frappe ceux qui ont mangé cette viande, entendu parlé de ce vol ou encore vu l’animal volé », estime vérité Nicole Batoa, vendeuse.

« Cette maladie est incurable. Ils le disent eux-mêmes à la radio, c’est parce qu’il s’agit de sorcellerie », déclare Guy Ingila, vendeur clandestin de carburant.

Le décès n’est jamais naturel en Afrique

En RDC, comme un peu partout en Afrique, la maladie ou le décès n’est jamais un phénomène naturel. L’OMS et les autorités ont déjà enregistré une cinquantaine de cas dont 27 décès.

 Du point de vue culturel, « autant de morts est la manifestation d’un mauvais sort et ne peut être provoqué que par un mauvais génie », explique Zacharie Bababaswe, spécialiste congolais de l’histoire des mentalités.

Avant l’expansion des églises évangéliques en RDC, des Congolais allaient voir le féticheur ou le guérisseur du village pour se soigner, explique M. Bababaswe. Cette croyance à la superstition a simplement changé de forme.

« Avant les années 1980, n’importe quelle maladie avait une origine mystique », se rappelle-t-il et le féticheur proposait toujours une solution mystique.

Des charlatans pour guérir Ebola

Après la décennie 1980, « des charlatans se sont transformés en pasteurs pour prendre le relai des guérisseurs et des féticheurs » et proposer des solutions mystiques aux problèmes de santé, rappelle M. Bababaswe : « A un problème spirituel, la solution n’est pas médicale », pense-t-on.

Il y a quelques semaines, deux malades d’Ebola venus de Bikoro, l’épicentre de l’actuelle épidémie, s’étaient rendus en urgence dans des églises au lieu d’aller dans un centre de santé pour suivre des soins, selon des témoignages. Un autre malade, interné à l’hôpital général de Mbandaka le 1er mai, a préféré quitter l’hôpital pour se faire soigner par un guérisseur. Cette attitude inquiète le personnel médical et autres leaders communautaires.

L’église comme solution

Les fétiches n’étant plus à la mode actuellement, c’est à l’église que la solution à la maladie peut-être trouvée grâce aux miracles que « le pasteur peut obtenir de Dieu ». Par conséquent, la sensibilisation des masses à l’existence de la maladie devient prioritaire.

« Il faut une communication adaptée », conseille M. Bababaswe parce que les gens ne changeront pas en un jour « leurs habitudes séculières ».

Pour enrayer la propagation de l’épidémie, il faut « expurger de la tête des villageois que la maladie à virus Ebola est un mauvais sort jeté sur les villages », estime le député Bavon N’Sa Mputu, un élu de Bikoro.

Couplée à la misère, les églises qui offrent aussi la solidarité, sont par la force des choses propulsées au devant de la scène pour des solutions appropriées à un problème de santé publique qui peut mettre en péril l’humanité entière.

Une épidémie qui revient pour la neuvième fois

C’est la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions


Même si ce n’est pas la cause principale des animaux en danger, il est clair que des croyances et superstition ont un effet néfaste pour eux. Ce n’est pas la médecine traditionnelle qui est en cause, mais ce qui en abuse pour des futilités en donnant certains pouvoir pour donner la virilité, la richesse. Cependant certains médicaments traditionnelle apportent une certaine efficacité, mais pas plus, alors que d’autres sont synthétisé pour ne pas avoir à prendre des organes ou autres d’un animal
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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions

 

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros... (Photo Tony Karumba, archives Agence France-Presse)

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Medellin

Une pincée de poudre d’os de chimpanzé, de la salive de gecko et un soupçon de cerveau de vautour. Une potion magique ? Non, simplement quelques substances prisées de l’énorme trafic de parties d’animaux aux vertus soi-disant miraculeuses.

Asthme, gueule de bois, cancer ou encore sida, certains de ces éléments hors de prix sont des ingrédients clé de remèdes ancestraux prescrits par des médecines traditionnelles d’Asie ou d’Afrique. D’autres sont tout simplement de prétendus médicaments miracles inventés par des charlatans, soulignent des experts, à l’heure où les scientifiques, réunis à Medellin, pointent le déclin des espèces.

À côté de la fameuse corne de rhinocéros ou des écailles de pangolins, d’autres substances souvent arrachées à des espèces en danger sont plus confidentielles, des griffes de paresseux aux branchies de raies mantas, en passant par les embryons de macaque.

«Nous ne critiquerons jamais les pratiques traditionnelles», commente John Scanlon, secrétaire général de la Convention internationale internationale sur le commerce des espèces menacées (Cites).

Mais il dénonce ceux qui abusent de gens «vulnérables» en leur présentant «certains produits issus de la vie sauvage qui auraient des propriétés qui ne sont pas associées à la médecine traditionnelle».

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

Bile d’ours

«La crise du braconnage des rhinocéros, qui a commencé vers 2007 (…), trouve son origine dans des usages médicinaux bidon», souligne ainsi Richard Thomas, de l’organisation TRAFFIC.

En 1960, quelque 100 000 rhinocéros noirs vivaient en Afrique. En 2016, ils n’étaient que 28 000 rhinocéros toutes espèces confondues en Afrique et en Asie, selon un rapport de l’ONU.

Des déclarations d’un homme politique vantant les propriétés anti-cancer de la corne seraient à l’origine d’une augmentation de la demande au Vietnam dans les années 2000, même si, insiste Richard Thomas, «cela n’a aucune base scientifique».

Les vertus attribuées à cette corne ont ensuite évolué, certains s’en servant pour soigner une gueule de bois, d’autres simplement pour afficher leur richesse.

Malgré l’interdiction en Chine, la demande n’a pas diminué, et le produit se vend à des dizaines de milliers de dollars le kilo.

La corne était à l’origine prescrite en médecine traditionnelle chinoise contre la fièvre. Et certaines études ont conclu à une certaine efficacité en la matière. Mais pas plus que l’aspirine.

D’autres ingrédients semblent plus opérants, comme la bile d’ours qui contient un acide efficace contre une maladie du foie, aujourd’hui synthétisé. Mais pour de nombreux autres, la demande se nourrit des superstitions, selon les experts.

Arrestations en hausse

Les écailles de pangolins, petit fourmilier à longue queue dont deux des huit espèces sont en «danger critique», sont vendues en Asie à 500 dollars le kilo, contre l’asthme ou les migraines.

Sans «aucune preuve scientifique», souligne Richard Thomas. Aucune preuve non plus que le gecko tokay soigne le sida, ou que les os de tigre stimulent la virilité.

«Les superstitions, les médecines traditionnelles et les techniques de marketing virales aggravent les pressions sur les espèces animales», dénonce aussi Charlotte Nithart, de Robin des Bois.

Cette ONG française a répertorié un trafic d’os de girafes pour soigner le sida en Afrique ou de poudre d’os de chimpanzé pour la virilité. Tandis que les cerveaux de vautours sont fumés en Afrique du Sud pour prédire les numéros du loto.

Même si ce braconnage n’est pas la principale raison de la disparition d’animaux sauvages, surtout menacés par la perte de leur habitat, ce trafic représente selon WWF plus de 15 milliards d’euros par an, en quatrième position derrière les trafics de drogue, produits contrefaits et êtres humains.

«Il y a de plus en plus d’arrestations et de poursuites, de condamnation à de la prison (…). Cela envoie un message fort», se réjouit John Scanlon.

Mais changer les mentalités est difficile.

«Il est important d’être sensible aux cultures», souligne Richard Thomas. «Si quelqu’un croit que quelque chose est un médicament, cela ne marche pas de simplement lui dire que c’est faux, surtout si cela vient d’un étranger».

http://www.lapresse.ca/

Lever votre bras au ciel permet-il de mieux capter le réseau?


On voit cela quelques fois à la télé, des gens qui ne capte pas de réseaux et lève les bras pour trouver une connexion. Cela ne donne pas grand chose, c’est surtout en se déplaçant qu’il y a plus de chance d’avoir du réseau
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Lever votre bras au ciel permet-il de mieux capter le réseau?

 

Bernard-Henri Levy cherche du réseau en Afghanistan. |
Jewel Samad / AFP

Bernard-Henri Levy cherche du réseau en Afghanistan. | Jewel Samad / AFP

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Verge

Non.

On en a tous été réduits à cela un jour ou l’autre, agacés par un réseau poussif qui ne voulait rien (nous faire) entendre: lever le bras au ciel dans un geste désespéré pour essayer de gagner quelques barres de réseau. Mais est-ce que ça marche?

La croyance populaire veut qu’agiter son téléphone bien haut dans les airs le rapprocherait d’une antenne-relais, donc d’un objet susceptible d’améliorer la connexion, ou encore lui permettrait de capter un signal grâce à un nouvel angle aussi mystérieux que hasardeux.

Cela relève davantage d’une superstition technologique que d’une réalité: un bras n’est de toute façon pas assez long pour changer quoi que ce soit.

Changer d’endroit

«Vous croyez peut-être que le signal d’un téléphone est comme un projecteur quand vous êtes sur une scène, mais ce n’est pas le cas. Quand vous levez votre main ou changez d’orientation, les effets sont très faibles», explique Lin Zhong, professeur en science et ingénierie électrique et informatique.

Ce qui est utile, en revanche, c’est de se déplacer: changer de rue si l’on est dans une ville, sortir d’une pièce si l’on est enfermé, s’éloigner d’un point d’eau si l’on est en bord de mer… Les obstacles en dur peuvent faire barrage, mais également la présence de trop nombreuses personnes aux alentours: dans un concert bondé, faire quelques mètres de plus de changera rien.

Selon Ashley Carman, journaliste tech à The Verge, ce qui est le plus déterminant reste l’opérateur téléphonique auquel on est affilié:

«Tous les opérateurs ne sont pas créés égaux», souligne-t-elle; ou du moins, leur offre n’est pas la même, et peut varier en fonction des régions couvertes.

L’Arcep, qui est l’observatoire sur la couverture et la qualité des services mobiles en France, a cartographié la couverture et la qualité du réseau offert par les différents opérateurs sur l’Hexagone: à défaut d’avoir des bras suffisamment longs, on pourra s’y référer pour optimiser nos communications… Ou bien tenter de parcourir quelques mètres.

Dans tous les cas, ne vous fatiguez pas les bras.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi le chat noir a-t-il presque toujours quelques poils blancs sous le cou ?


On sait que le chat noir avait mauvaise réputation au Moyen-Âge lors de la chasse aux sorcières. Il était souvent accusé par l’Église a brûlé sur bûcher. Les chats noirs ont presque disparu à cause de superstition. Les seuls qui pouvaient échapper à la mort, étaient ceux qui avaient quelques poils blancs, c’était un signe de l’ange ou le doigt de Dieu. On peut comprendre que la génétique a fait son chemin. Malheureusement, les chats sont redoutés, car les préjugés sont encore forts pour nombres de gens aujourd’hui
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Pourquoi le chat noir a-t-il presque toujours quelques poils blancs sous le cou ?

 

L’Histoire donne la clé de ce mystère, confirmée par la génétique.

Au Moyen Âge, en Europe et particulièrement en France très chrétienne, les chats noirs ont mauvaise réputation : sorciers compagnons des sorcières qu’ils accompagnent la nuit au Sabbat, ou diables incarnés en personne, ils sont condamnés par l’Église et les propriétaires, excommuniés. L’Inquisition (créée en 1233 par le pape Grégoire IX) se montre impitoyable et le peuple qui peine à survivre n’a pas notre sensibilité contemporaine.

Les procès d’animaux sont dans les mœurs du temps, mais le cas du chat est particulier. Il n’est pas jugé pour tel ou tel méfait, supposé ou réel. Symbolisant le Diable, il est fatalement criminel…Et haro sur le chat ! Tous les chats noirs sont visés. C’est quasiment un délit de sale gueule. Brûlée dans les bûchers, crucifiée aux portes des maisons, noyée par sacs entiers, la race a quasiment disparu.

Par miracle, quelques poils blancs sous le cou pouvaient sauver la bête : « marque de l’ange » ou « doigt de Dieu ». Une superstition valait même protection : arracher un poil blanc portait bonheur !

Voilà pourquoi la plupart de nos chats noirs ne sont pas tout noirs : descendants en même temps que rescapés de ce génocide, ils portent un discret médaillon blanc,souvenir d’une vieille et tragique histoire. 

La revanche du chat noir

Le chat noir prend sa revanche au XIXe siècle : son air diabolique fascine les auteurs, artistes peintres et graphistes. Cette singularité naturelle qui fit son malheur devient un atout aux yeux des romantiques. Hanté par le Chat noir, l’américain Edgar Poe en fait le héros de sa plus célèbre nouvelle, traduite en 1843 par Baudelaire – on n’imagine pas notre sombre poète épris d’un Angora blanc ou d’un Persan gris. Cependant que le Chat noir (dessiné par Steinlen) s’affiche à Montmartre, le soir…

Dans les années 1960, le marché du chat crée une nouvelle race qui annonce la couleur – noire de noir. Le Bombay, né aux USA d’un croisement réussi entre deux races, demeure peu connu en France et pas aussi populaire que les autres, Abyssin, Angora, Chartreux, Persan, Siamois…

Et dans les refuges, le chat noir (naturellement de gouttière) sera le dernier adopté, le premier euthanasié – comme si un solide préjugé courait encore.

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