Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert


Surement, que plusieurs internautes ont voulu lancer quelques blagues à l’éventuelle ouverture d’un sarcophage récemment découverte . Mais il semble que d’autres font partie adeptes aux théories du complot suite aux légendes du tombeau de Toutankhamon et aux films des malédictions des momies. De toute manière, les archéologues savent très bien que l’ouverture d’un tombeau doit fait avec précautions, non pas à cause des malédictions mais son contenu livré à l’air libre peut être dangereux.
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Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert

 

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

Repéré par Nina Pareja

Le film «La Momie» n’y est pas pour rien.

 

Repéré sur The Independent

Si l’on en croit tous les bons nanars mettant en scène des archéologues douteux qui s’attaquent à des tombes égyptiennes, il est très peu recommandé d’ouvrir un sarcophage, sous peine de mort, d’attaques de momies, de mauvais sorts et tout ce qui s’en suit.

Il y a quelques semaines, des archéologues ont fait une étonnante découverte à Alexandrie en Égypte: un sarcophage en granit noir intact et vieux de 2.000 ans. C’est le plus gros jamais découvert –185 cm de haut, 265 cm de long et 165 cm de large– mais surtout, on ne sait pas ce qu’il abrite. Est-ce qu’il se pourrait que ce soit le sarcophage d’Alexandre Le Grand? La sculpture d’un buste d’homme retrouvée non loin pourrait confirmer cette hypothèse. La tombe appartient en tous cas à la période ptolémaïque, qui se termine avec la mort de Cléopâtre en 30 av J.-C.

«Il est risqué d’ouvrir directement ce sarcophage, explique Ayman Ashmawy à Futura-Sciences. Nous avons besoin de nous préparer.»

Plus que les malédictions, les archéologues craignent d’endommager l’objet en le déplaçant, sachant que son couvercle pèse quinze tonnes. De plus, une brutale exposition à l’air libre de son contenu peut être très risquée.

Complotistes et superstitieux s’en donnent à coeur joie

Un mystère, une tombe, des superstitions… Autrement dit du pain béni pour les internautes

«Il n’y aurait pas un film ou une série sur pourquoi c’est probablement une mauvaise idée?»

L’une d’entre eux tente la théorie du complot:

«Les tremblements de terre au Mexique ont révélé un Temple Maya, les sécheresses nous ont montré de gigantesques menhirs du néolithique en Irlande et là il y a ce gros sarcophage en Égypte. Soit c’est la fin du monde soit c’est une manière vraiment dingue de promouvoir le prochain Indiana Jones.»

D’autres sont un peu plus pessimistes:

«On va tous mouriiiiir.»

Pour certains et certaines, rien ne peut être pire que l’état du monde actuel.

«*Le sarcophage s’ouvre*
*L’esprit maléfique sort*
MWAHAHAHA, finalement, après des siècles de repos, je reviens pour libérer un chaos comme vous n’en avez jamais vu…
*regarde autour*
Euh… Est-ce qu’une autre force m’a devancé? Non?
Vous avez fait ça vous même? Et bien, bon travail… Je suppose?»

Le traumatisme Toutankhamon

 

Les origines de ces superstitions remontent à la découverte du tombeau de Toutankhamon au début du XXe et à tous les films et histoires qu’il a inspirées. Deux hommes sont à l’origine des fouilles, Lord Carnavon, homme d’affaires anglais et Howard Carter, égyptologue. Après deux ans de recherches, ils mettent la main, un peu par hasard, sur des marches qui mènent au tombeau de Toutankhamon. La légende prétend qu’à l’entrée du tombeau était inscrit:

«La mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon».

Or une série de morts inattendues entoure cette découverte. Dix-sept personnes, dont Lord Carnavon lui-même, trouvent la mort après avoir été en contact avec le tombeau.

Si l’on écoute la science, ce serait plutôt la tuberculose ou des pneumonies qui auraient emporté ces personnes, surtout sachant que les tombeaux regorgeraient de champignons toxiques. Et puis, la fameuse inscription n’était finalement qu’une invention.

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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins


Il y a des croyances qui sont difficiles à comprendre. Celle de la sorcellerie, superstitions, mauvais sort quand une épidémie fait rage. Il est difficile de contenir et de soigner ces personnes. C’est ce qui se passe au Congo actuellement avec la maladie d’Ébola. Ils croient que c’est une maladie mystique et qui doit être soigné par des moyens spirituels. La prière n’a jamais fait de tort, mais il faut aussi se faire soigner avec les connaissances médicales actuelles
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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins

 

© afp.

 

Maladie mystique, mauvais sort, sorcellerie et superstition justifient pour la majorité des habitants de Mbandaka (nord-ouest de la RDCongo) le refus par certains malades de recevoir des soins dans les hôpitaux.

Mercredi, un pasteur d’une église évangélique est décédé quelques jours après avoir « prié » pour un malade d’Ebola, selon un médecin.

« Croyant que l’épidémie d’Ebola relève de la sorcellerie, certains malades refusent de se faire soigner, préférant la prière », témoigne Julie Lobali, une infirmière en première ligne contre la neuvième épidémie de la maladie d’Ebola en RDC.

La maladie considérée comme « un mauvais sort »

A Mbandaka, ville de 1,2 million d’habitants située à 700 km de Kinshasa, touchée par l’épidémie, de nombreuses personnes croient que l’épidémie actuelle est « un mauvais sort jeté sur ceux qui ont mangé une viande volée » en brousse, explique Mme Lobali. Cette infirmière de l’hôpital général de Mbandaka, est elle-même considérée comme un « cas suspect ».

Une « maladie mystique puissante »

L’épidémie d’Ebola a été déclaré le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La nouvelle épidémie n’est pas une maladie normale mais le « résultat d’un mauvais sort jeté sur ce village par un chasseur qui s’était fait voler un gros gibier. C’est une maladie mystique », croit Blandine Mboyo, habitante du quartier de Bongondjo à Mbandaka. « Ce mauvais sort est trop puissant parce qu’il frappe ceux qui ont mangé cette viande, entendu parlé de ce vol ou encore vu l’animal volé », estime vérité Nicole Batoa, vendeuse.

« Cette maladie est incurable. Ils le disent eux-mêmes à la radio, c’est parce qu’il s’agit de sorcellerie », déclare Guy Ingila, vendeur clandestin de carburant.

Le décès n’est jamais naturel en Afrique

En RDC, comme un peu partout en Afrique, la maladie ou le décès n’est jamais un phénomène naturel. L’OMS et les autorités ont déjà enregistré une cinquantaine de cas dont 27 décès.

 Du point de vue culturel, « autant de morts est la manifestation d’un mauvais sort et ne peut être provoqué que par un mauvais génie », explique Zacharie Bababaswe, spécialiste congolais de l’histoire des mentalités.

Avant l’expansion des églises évangéliques en RDC, des Congolais allaient voir le féticheur ou le guérisseur du village pour se soigner, explique M. Bababaswe. Cette croyance à la superstition a simplement changé de forme.

« Avant les années 1980, n’importe quelle maladie avait une origine mystique », se rappelle-t-il et le féticheur proposait toujours une solution mystique.

Des charlatans pour guérir Ebola

Après la décennie 1980, « des charlatans se sont transformés en pasteurs pour prendre le relai des guérisseurs et des féticheurs » et proposer des solutions mystiques aux problèmes de santé, rappelle M. Bababaswe : « A un problème spirituel, la solution n’est pas médicale », pense-t-on.

Il y a quelques semaines, deux malades d’Ebola venus de Bikoro, l’épicentre de l’actuelle épidémie, s’étaient rendus en urgence dans des églises au lieu d’aller dans un centre de santé pour suivre des soins, selon des témoignages. Un autre malade, interné à l’hôpital général de Mbandaka le 1er mai, a préféré quitter l’hôpital pour se faire soigner par un guérisseur. Cette attitude inquiète le personnel médical et autres leaders communautaires.

L’église comme solution

Les fétiches n’étant plus à la mode actuellement, c’est à l’église que la solution à la maladie peut-être trouvée grâce aux miracles que « le pasteur peut obtenir de Dieu ». Par conséquent, la sensibilisation des masses à l’existence de la maladie devient prioritaire.

« Il faut une communication adaptée », conseille M. Bababaswe parce que les gens ne changeront pas en un jour « leurs habitudes séculières ».

Pour enrayer la propagation de l’épidémie, il faut « expurger de la tête des villageois que la maladie à virus Ebola est un mauvais sort jeté sur les villages », estime le député Bavon N’Sa Mputu, un élu de Bikoro.

Couplée à la misère, les églises qui offrent aussi la solidarité, sont par la force des choses propulsées au devant de la scène pour des solutions appropriées à un problème de santé publique qui peut mettre en péril l’humanité entière.

Une épidémie qui revient pour la neuvième fois

C’est la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions


Même si ce n’est pas la cause principale des animaux en danger, il est clair que des croyances et superstition ont un effet néfaste pour eux. Ce n’est pas la médecine traditionnelle qui est en cause, mais ce qui en abuse pour des futilités en donnant certains pouvoir pour donner la virilité, la richesse. Cependant certains médicaments traditionnelle apportent une certaine efficacité, mais pas plus, alors que d’autres sont synthétisé pour ne pas avoir à prendre des organes ou autres d’un animal
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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions

 

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros... (Photo Tony Karumba, archives Agence France-Presse)

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Medellin

Une pincée de poudre d’os de chimpanzé, de la salive de gecko et un soupçon de cerveau de vautour. Une potion magique ? Non, simplement quelques substances prisées de l’énorme trafic de parties d’animaux aux vertus soi-disant miraculeuses.

Asthme, gueule de bois, cancer ou encore sida, certains de ces éléments hors de prix sont des ingrédients clé de remèdes ancestraux prescrits par des médecines traditionnelles d’Asie ou d’Afrique. D’autres sont tout simplement de prétendus médicaments miracles inventés par des charlatans, soulignent des experts, à l’heure où les scientifiques, réunis à Medellin, pointent le déclin des espèces.

À côté de la fameuse corne de rhinocéros ou des écailles de pangolins, d’autres substances souvent arrachées à des espèces en danger sont plus confidentielles, des griffes de paresseux aux branchies de raies mantas, en passant par les embryons de macaque.

«Nous ne critiquerons jamais les pratiques traditionnelles», commente John Scanlon, secrétaire général de la Convention internationale internationale sur le commerce des espèces menacées (Cites).

Mais il dénonce ceux qui abusent de gens «vulnérables» en leur présentant «certains produits issus de la vie sauvage qui auraient des propriétés qui ne sont pas associées à la médecine traditionnelle».

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

Bile d’ours

«La crise du braconnage des rhinocéros, qui a commencé vers 2007 (…), trouve son origine dans des usages médicinaux bidon», souligne ainsi Richard Thomas, de l’organisation TRAFFIC.

En 1960, quelque 100 000 rhinocéros noirs vivaient en Afrique. En 2016, ils n’étaient que 28 000 rhinocéros toutes espèces confondues en Afrique et en Asie, selon un rapport de l’ONU.

Des déclarations d’un homme politique vantant les propriétés anti-cancer de la corne seraient à l’origine d’une augmentation de la demande au Vietnam dans les années 2000, même si, insiste Richard Thomas, «cela n’a aucune base scientifique».

Les vertus attribuées à cette corne ont ensuite évolué, certains s’en servant pour soigner une gueule de bois, d’autres simplement pour afficher leur richesse.

Malgré l’interdiction en Chine, la demande n’a pas diminué, et le produit se vend à des dizaines de milliers de dollars le kilo.

La corne était à l’origine prescrite en médecine traditionnelle chinoise contre la fièvre. Et certaines études ont conclu à une certaine efficacité en la matière. Mais pas plus que l’aspirine.

D’autres ingrédients semblent plus opérants, comme la bile d’ours qui contient un acide efficace contre une maladie du foie, aujourd’hui synthétisé. Mais pour de nombreux autres, la demande se nourrit des superstitions, selon les experts.

Arrestations en hausse

Les écailles de pangolins, petit fourmilier à longue queue dont deux des huit espèces sont en «danger critique», sont vendues en Asie à 500 dollars le kilo, contre l’asthme ou les migraines.

Sans «aucune preuve scientifique», souligne Richard Thomas. Aucune preuve non plus que le gecko tokay soigne le sida, ou que les os de tigre stimulent la virilité.

«Les superstitions, les médecines traditionnelles et les techniques de marketing virales aggravent les pressions sur les espèces animales», dénonce aussi Charlotte Nithart, de Robin des Bois.

Cette ONG française a répertorié un trafic d’os de girafes pour soigner le sida en Afrique ou de poudre d’os de chimpanzé pour la virilité. Tandis que les cerveaux de vautours sont fumés en Afrique du Sud pour prédire les numéros du loto.

Même si ce braconnage n’est pas la principale raison de la disparition d’animaux sauvages, surtout menacés par la perte de leur habitat, ce trafic représente selon WWF plus de 15 milliards d’euros par an, en quatrième position derrière les trafics de drogue, produits contrefaits et êtres humains.

«Il y a de plus en plus d’arrestations et de poursuites, de condamnation à de la prison (…). Cela envoie un message fort», se réjouit John Scanlon.

Mais changer les mentalités est difficile.

«Il est important d’être sensible aux cultures», souligne Richard Thomas. «Si quelqu’un croit que quelque chose est un médicament, cela ne marche pas de simplement lui dire que c’est faux, surtout si cela vient d’un étranger».

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Lever votre bras au ciel permet-il de mieux capter le réseau?


On voit cela quelques fois à la télé, des gens qui ne capte pas de réseaux et lève les bras pour trouver une connexion. Cela ne donne pas grand chose, c’est surtout en se déplaçant qu’il y a plus de chance d’avoir du réseau
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Lever votre bras au ciel permet-il de mieux capter le réseau?

 

Bernard-Henri Levy cherche du réseau en Afghanistan. |
Jewel Samad / AFP

Bernard-Henri Levy cherche du réseau en Afghanistan. | Jewel Samad / AFP

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Verge

Non.

On en a tous été réduits à cela un jour ou l’autre, agacés par un réseau poussif qui ne voulait rien (nous faire) entendre: lever le bras au ciel dans un geste désespéré pour essayer de gagner quelques barres de réseau. Mais est-ce que ça marche?

La croyance populaire veut qu’agiter son téléphone bien haut dans les airs le rapprocherait d’une antenne-relais, donc d’un objet susceptible d’améliorer la connexion, ou encore lui permettrait de capter un signal grâce à un nouvel angle aussi mystérieux que hasardeux.

Cela relève davantage d’une superstition technologique que d’une réalité: un bras n’est de toute façon pas assez long pour changer quoi que ce soit.

Changer d’endroit

«Vous croyez peut-être que le signal d’un téléphone est comme un projecteur quand vous êtes sur une scène, mais ce n’est pas le cas. Quand vous levez votre main ou changez d’orientation, les effets sont très faibles», explique Lin Zhong, professeur en science et ingénierie électrique et informatique.

Ce qui est utile, en revanche, c’est de se déplacer: changer de rue si l’on est dans une ville, sortir d’une pièce si l’on est enfermé, s’éloigner d’un point d’eau si l’on est en bord de mer… Les obstacles en dur peuvent faire barrage, mais également la présence de trop nombreuses personnes aux alentours: dans un concert bondé, faire quelques mètres de plus de changera rien.

Selon Ashley Carman, journaliste tech à The Verge, ce qui est le plus déterminant reste l’opérateur téléphonique auquel on est affilié:

«Tous les opérateurs ne sont pas créés égaux», souligne-t-elle; ou du moins, leur offre n’est pas la même, et peut varier en fonction des régions couvertes.

L’Arcep, qui est l’observatoire sur la couverture et la qualité des services mobiles en France, a cartographié la couverture et la qualité du réseau offert par les différents opérateurs sur l’Hexagone: à défaut d’avoir des bras suffisamment longs, on pourra s’y référer pour optimiser nos communications… Ou bien tenter de parcourir quelques mètres.

Dans tous les cas, ne vous fatiguez pas les bras.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi le chat noir a-t-il presque toujours quelques poils blancs sous le cou ?


On sait que le chat noir avait mauvaise réputation au Moyen-Âge lors de la chasse aux sorcières. Il était souvent accusé par l’Église a brûlé sur bûcher. Les chats noirs ont presque disparu à cause de superstition. Les seuls qui pouvaient échapper à la mort, étaient ceux qui avaient quelques poils blancs, c’était un signe de l’ange ou le doigt de Dieu. On peut comprendre que la génétique a fait son chemin. Malheureusement, les chats sont redoutés, car les préjugés sont encore forts pour nombres de gens aujourd’hui
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Pourquoi le chat noir a-t-il presque toujours quelques poils blancs sous le cou ?

 

L’Histoire donne la clé de ce mystère, confirmée par la génétique.

Au Moyen Âge, en Europe et particulièrement en France très chrétienne, les chats noirs ont mauvaise réputation : sorciers compagnons des sorcières qu’ils accompagnent la nuit au Sabbat, ou diables incarnés en personne, ils sont condamnés par l’Église et les propriétaires, excommuniés. L’Inquisition (créée en 1233 par le pape Grégoire IX) se montre impitoyable et le peuple qui peine à survivre n’a pas notre sensibilité contemporaine.

Les procès d’animaux sont dans les mœurs du temps, mais le cas du chat est particulier. Il n’est pas jugé pour tel ou tel méfait, supposé ou réel. Symbolisant le Diable, il est fatalement criminel…Et haro sur le chat ! Tous les chats noirs sont visés. C’est quasiment un délit de sale gueule. Brûlée dans les bûchers, crucifiée aux portes des maisons, noyée par sacs entiers, la race a quasiment disparu.

Par miracle, quelques poils blancs sous le cou pouvaient sauver la bête : « marque de l’ange » ou « doigt de Dieu ». Une superstition valait même protection : arracher un poil blanc portait bonheur !

Voilà pourquoi la plupart de nos chats noirs ne sont pas tout noirs : descendants en même temps que rescapés de ce génocide, ils portent un discret médaillon blanc,souvenir d’une vieille et tragique histoire. 

La revanche du chat noir

Le chat noir prend sa revanche au XIXe siècle : son air diabolique fascine les auteurs, artistes peintres et graphistes. Cette singularité naturelle qui fit son malheur devient un atout aux yeux des romantiques. Hanté par le Chat noir, l’américain Edgar Poe en fait le héros de sa plus célèbre nouvelle, traduite en 1843 par Baudelaire – on n’imagine pas notre sombre poète épris d’un Angora blanc ou d’un Persan gris. Cependant que le Chat noir (dessiné par Steinlen) s’affiche à Montmartre, le soir…

Dans les années 1960, le marché du chat crée une nouvelle race qui annonce la couleur – noire de noir. Le Bombay, né aux USA d’un croisement réussi entre deux races, demeure peu connu en France et pas aussi populaire que les autres, Abyssin, Angora, Chartreux, Persan, Siamois…

Et dans les refuges, le chat noir (naturellement de gouttière) sera le dernier adopté, le premier euthanasié – comme si un solide préjugé courait encore.

https://wamiz.com

Le Saviez-Vous ► 20 superstitions étranges à travers le monde


 

Il y a beaucoup de superstitions dont on ne sait même pas l’existence, ou bien qu’on a entendu vaguement parler. Celle de l’araignée, l’auteur a beaucoup d’humour en ce qui attrait aux pluies extrêmes qu’à connu le Québec. Bref, les superstitions ne peuvent avoir aucune influence sur nous, sauf si on lui donne de l’importance
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20 superstitions étranges à travers le monde

Qui ne voudrait pas attirer la chance et repousser les malheurs ? Qui ne voudrait pas prédire le beau temps et s’assurer une vie prospère ? À vous de décider de vous fier – ou non – à ces 20 superstitions étranges.

PAR NADINE DESCHENEAUX

1. Casser de la vaisselle en morceaux

Superstitions: casser une assiette pour la chance

photosync/shutterstock

L’une des superstitions étranges serait de casser un verre blanc signe que la chance vous attend… Avant de partir de chez vous pour une longue période – les vacances, par exemple –, il serait aussi avisé de briser une assiette sur le sol et d’observer une minute de silence pour vous prémunir contre les malheurs. Et vous pouvez aussi garder votre vaisselle brisée durant l’année et la distribuer sur l’entrée des maisons de personnes que vous aimez, le 31 décembre au soir, pour leur porter chance durant la nouvelle année. Alors si vous trouvez des morceaux de vaisselle sur votre porche le matin du jour de l’An ce n’est pas que vos voisins ont trop fêté, mais que quelqu’un vous veut du bien !

2. Ne jamais laisser tomber le portefeuille

Si vous ne voulez pas perdre de l’argent, vous devriez éviter de laisser votre portefeuille ou même votre sacoche toucher le sol. Cette superstition venue du Brésil attirerait les malheurs financiers !

3. Les ciseaux devins…

Échapper des ciseaux alors que vous êtes enceinte vous révélera le sexe de votre bébé : vite, décorez pour une chambre d’une fillette ! Laisser des ciseaux ouverts entraînera de grandes dépenses, gare à votre portefeuille. Et s’ils tombent et se plantent eux-mêmes dans le sol, un décès suivra… Mais, les Égyptiens les glissent sous les oreillers de ceux qui font des cauchemars pour qu’ils retrouvent un sommeil paisible.

4. La crotte de chien… synonyme de chance

Superstitions: la crotte de chien signe de chance

Africa Studio/Shutterstock

Malgré ce qu’on peut en penser, marcher dans une crotte de chien pourrait vous sourire. Si vous écrabouillez la crotte du pied gauche, c’est gagnant : cela vous porte chance. Mais si vous y mettez le pied droit, gare au malheur qui plane.

5. Un nouveau balai dans une nouvelle maison

Vous déménagez? Vite, jetez votre vieux balai et achetez-en un nouveau. Il éloignera les esprits malicieux de votre nouveau chez vous ! Mais toutefois, ne vous avisez jamais de balayer la nuit : cela pourrait soit réveiller les âmes des personnes décédées dans votre maison, déclencher une dispute ou même attirer la pauvreté.

6. Se couper les ongles au mauvais moment

Superstitions: se couper les ongles la nuit

iordani/Shutterstock

Au Japon, se couper les ongles la nuit porte malheur et jusqu’à prédire que vous ne serez pas avec vos parents lors de leur mort tandis qu’en Inde, ce geste ferait en sorte que vous pourriez perdre des objets minuscules, mais de grandes valeurs par la suite. Un autre moment à éviter pour vous couper les ongles : le mardi. Malchance à prévoir !

7. Rencontrer une mante religieuse

Superstitions: la mante religieuse pour retrouver son chemin

Yzoa/shutterstock

Plus besoin de votre GPS ! En effet, si vous êtes perdu, mais avez la chance de rencontrer au même moment (!!) une mante religieuse, vous pourrez retrouver votre route. Vous n’avez qu’à suivre la route qu’elle vous indique avec ses deux pattes d’avant. Bonne chance !

8. La visite de sorcières

Si dans votre prochain voyage au Vermont vous remarquez des fenêtres inclinées sur les parois, en hauteur, des maisons, c’est que ses habitants voulaient éviter que des sorcières ne visitent leur demeure. Aussi, la superstition des chats noirs porteurs de malheur vient aussi du fait qu’ils étaient les animaux de compagnie des sorcières.

9. Pleurer avant son mariage

En Chine, une promise doit pleurer tous les jours du mois qui précède son mariage… et au moins une heure chaque fois ! Ensuite, plus la date approche, la mère et la grand-mère doivent se joindre au concert de pleurs ! Ouf ! Et, ici, dans un baptême, un bébé qui pleure devrait ravir les invités même si ses pleurs leur transpercent les oreilles. Un enfant qui ne pleure pas voudrait dire qu’il ne vivrait pas longtemps !

10. Une araignée dans les vêtements

Une araignée dans les vêtements que vous souhaitez mettre ce matin ? Ne hurlez pas : vous aurez une rentrée d’argent ! Même chose si une araignée a décidé de se laisser descendre de son fils juste au-dessus de vous ! Si les araignées s’activent sur leurs toiles, c’est qu’il fera chaud dans les prochains jours ! En Finlande, si vous tuez une araignée, il pleuvra le lendemain. Selon nos observations, probablement, que beaucoup de Québécois auraient tué des araignées ce printemps !

11. Se cacher le nombril lors d’orages

Pendant un orage où le tonnerre gronde et les éclairs traversent le ciel, les Japonais demandent aux enfants de se cacher le nombril. Autrement, le dieu du tonnerre lui-même – Raiden – pourrait venir le voler. Aussi, selon la journée qu’a lieu l’orage, sa signification n’est pas la même. Un jeudi, c’est signe de prospérité alors qu’un samedi laisse présager la maladie ou même la mort. Et pour la foudre, si vous avez peur… dormez ! Une superstition veut qu’un éclair ne tombe jamais sur quelqu’un qui dort.

12. Laisser fonctionner un ventilateur

Superstitions: Corée, le danger du ventilateur

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La « fan death » est une croyance répandue en Corée. Il ne faut pas laisser en marche un ventilateur dans une pièce dont vous avez fermé la porte pendant que vous dormez. Selon eux, vous risquez de ne jamais vous réveiller. Les ventilateurs qui sont vendus dans le pays seraient désormais munis d’une minuterie les empêchant de fonctionner toute une nuit.

13. Une mouche dans son verre

Lors de votre prochaine soirée sur une terrasse, ne pestez pas si vous retrouvez une mouche dans votre verre. Considérez-vous chanceux ! C’est le signe que le destin a choisi de vous envoyer pour vous dire que les prochains temps seront prospères ! Qui l’eut cru !

14. S’allumer une cigarette avec une bougie

Allumer une cigarette à partir d’une bougie causerait la mort d’un marin, selon une superstition venue de Lituanie. Laisser une bougie s’éteindre toute seule dans une pièce vide porterait malheur de même de ne jamais la laisser se consumer totalement si on ne veut pas attirer la malchance sur un être aimé.

15. Une technique pour soigner un mal de tête

Des superstitions pour soulager le mal de tête

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Soyez bien préparé pour soigner votre prochain mal de tête. Selon une croyance américaine, vous devez appuyer votre pouce sur votre palais. Vous pouvez aussi décrire votre mal en détail sur un bout de papier et le brûler ensuite.

16. Le comportements des oiseaux

Observer les oiseaux peut être révélateur de grandes informations… pas toujours des plus fiables, mais sûrement amusantes. Ils volent bas près d’un cours d’eau ? Il pleuvra bientôt. Les espèces migratrices reviennent plus tôt que prévu ? Le prochain hiver sera pénible. Vous quittez votre maison et un oiseau vous frôle ? Vous recevrez des nouvelles réjouissantes avant votre retour à la maison. Un oiseau qui vole de gauche à droite annonce de bonnes choses, mais en sens contraire, c’est mauvais signe !

17. Les superstitions associées au mariage

Certaines superstitions ont la vie dure, mais ont tout de même subi quelques transformations au fil des ans. À l’origine, on lançait du riz à la sortie des mariés sur le perron de l’église pour couvrir de chance la fertilité du couple. Puis, cette superstition s’est métamorphosée et on lance plutôt des pétales de rose, des confettis et aussi des bulles de savon. Toutefois, d’autres superstitions sont demeurées. Si la mariée ne veut pas pleurer durant son mariage, elle doit éviter de porter des perles.

Pour mettre toutes les chances d’un mariage heureux, la mariée doit porter 4 objets : un neuf, un vieux, un emprunté et un bleu. Pour marcher vers l’autel, il serait préférable de partir du pied droit. Afin d’attirer la richesse et éloigner les soucis financiers, il faudrait coudre une pièce de monnaie au jupon de la robe de mariée ou la mettre au fond du soulier du marié. Même le mois du mariage est lourd de superstition et de présages pour la vie à venir si on en croit ce calendrier particulier.

18. Les chiffres malchanceux et chanceux

Les superstitions entourant le chiffre treize

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Le 13 porterait malchance ! Tellement que bien des ascenseurs n’arrêtent pas au 13e étage, ils passent directement du 12e au 14e étage. Bien des hôtels n’ont pas de chambre contenant le chiffre 13. Un soulagement pour ceux qui souffrent de triskaïdékaphobie : la phobie du chiffre 13. En Asie, l’équivalent de ce chiffre malchanceux est le 4 qui se prononce comme le mot « mort ». Pour contrecarrer la malchance, il faut miser sur le 7 et le 8, considérés comme les chiffres chanceux !

19. Les superstitions liés à la météo

La température et ses superstitions

BBA Photography/Shutterstock

Les superstitions météorologiques vous encouragent à essayer le temps qu’il fera demain ou la saison prochaine ! Un chat qui se lave en passant sa patte par-dessus son oreille annoncerait la pluie, mais laver de l’argent avec l’eau de pluie vous prémunit contre le vol. La pluie durant un enterrement assure le bon voyage de l’âme et pendant un mariage, elle annoncerait une vie heureuse. Pour attirer la chance, oubliez les trèfles à quatre feuilles impossibles à trouver et lavez-vous les mains avec la rosée du matin. Quand l’eau dans une source est bien froide, il fera chaud dans les prochains jours.

20. Les superstitions à table

Trinquer sans regarder les autres dans les yeux vous accablerait d’années de mauvais sexe. Renverser du sel porte malheur, mais en lancer une pincée par-dessus son épaule permet de conjurer le mauvais sort et, au Danemark, en échapper par terre est chanceux. Croiser des couteaux serait signe d’un malheur à venir de même que si vous coupez les deux croûtes d’un même pain (à l’origine, on disait que vous vouliez faire entrer le diable chez vous !).

http://selection.readersdigest.ca

Le Saviez-Vous ► Savez-vous vous couper les ongles?


Le coupe-ongles tel que l’on connait est assez récente, car il n’y a pas si longtemps, c’est au couteau qu’on coupait les ongles. Puis, des superstitions sont apparus selon le jour ou on choisissait de s’occuper des ongles
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Savez-vous vous couper les ongles?

 

2046 de Wong Kar Wai ©

2046 de Wong Kar Wai ©

Ernie Smith, traduit par Yann Champion

Histoire et perspectives d’une pratique aussi universelle qu’ancestrale. Cet article contient aussi la superstition la plus absurde qui soit.

 

Nos ongles sont pratiques: ils protègent les pointes de nos doigts. Mais ils ont aussi un côté ennuyeux: il faut les couper toutes les deux semaines environ.

Qui que vous soyez, il vous faut régulièrement sacrifier à ce rituel durant lequel de petits morceaux de votre kératine sautent dans tous les sens sous l’effet du coupe-ongles. Peu de gens le savent, mais le coupe-ongles est une invention assez récente, à peu près autant que le couteau suisse. Cela signifie que durant la majeure partie de son histoire, l’humanité a dû, pour se couper les ongles, se débattre avec des méthodes un peu plus compliquées qu’avoir simplement à sortir un coupe-ongles d’un tiroir.

Il s’avère que l’histoire de la coupe des ongles est aussi étonnamment compliquée. Pratique hygiénique parfois entourée de superstitions, elle comprend surtout beaucoup de zones d’ombre. Par qui fut inventé l’omniprésent coupe-ongle moderne? C’est une question à laquelle, pour commencer, nous ne pourrons peut-être jamais répondre.

Les ancêtres du coupe-ongles

Vers 1875, des brevets de coupe-ongles modernes commencèrent à apparaître, le tout premier étant au nom de Valentine Fogerty, même si son appareil s’apparentait plus à une sorte de lime circulaire, un «taille-ongles» plutôt qu’un coupe-ongles. Le premier système que j’ai pu trouver à l’USPTO (bureau américain des brevets) ressemblant quelque peu aux coupe-ongles modernes fut obtenu en 1881 par les inventeurs Eugene Heim et Oelestin Matz pour leur coupe-ongles de style pince (de nos jours, les coupe-ongles de ce style sont devenus si fréquents qu’ils n’entraînent plus le dépôt de brevets, même si cela n’empêche pas la création de nouveautés. Qui, par exemple, n’a jamais rêvé d’un coupe-ongles qui retient automatiquement les rognures d’ongles?)

S’il vous est déjà arrivé de peler une pomme au couteau, c’est à peu près la méthode qui était employée avant que ne soient conçus des coupe-ongles

Ces deux appareils tentaient de régler un problème qui, auparavant, se réglait à la dure: au couteau. Prenez, par exemple, le brevet du taille-ongles de R.W. Stewart: le geste ressemblait plus à celui que l’on fait lorsque l’on pèle un fruit que lorsque l’on presse une pince. S’il vous est déjà arrivé de peler une pomme au couteau, c’est à peu près la méthode qui était employée avant que ne soient conçus des appareils spécialement destinés à cet usage (qu’il s’agisse de couteaux ou de ciseaux spéciaux).

Brevet d’Eugene Heim et Oelestin Matz pour un coupe-ongles; vers 1881. U.S. PATENT OFFICE/PUBLIC DOMAIN

Se couper les ongles du lundi au jeudi

Néanmoins, vers la fin du XIXe siècle, les superstitions entourant la manière ou le moment de se couper les ongles étaient assez fréquents. Un article par dans le Boston Globe en 1889, notait que l’une des superstitions de l’époque était que les gens évitaient de se couper les ongles le week-end de peur que cela ne leur porte malheur.

«Cela porte malheur de se couper les ongles le vendredi, le samedi ou le dimanche, expliquait l’article. Si vous les coupez le vendredi, vous faites le jeu du diable. Le samedi, vous vous préparez à des déceptions. Le dimanche, cela vous portera malheur pour toute la semaine. Certaines personnes ressentent toutes sortes de mauvais présages si elles se coupent un ongle par inadvertance un de ces jours et elles préfèreront tous les désagréments liés au fait d’avoir les ongles longs plutôt que de se les couper après le jeudi.»

(Soyons honnêtes: c’est une superstition archi nulle. Je préfère nettement celle qui dit que des taches blanches sur les ongles seraient signe de chance.)

Mais toutes ces histoires de couteaux à éplucher et de superstitions ne nous ramènent que deux siècles en arrière. Comment faisait-on avant cela?

Plus loin encore

La documentation historique en la matière étant particulièrement mince, la littérature est d’un grand secours pour s’y retrouver. En 1702, par exemple, le dramaturge irlandais George Farquhar faisait référence à la coupe des ongles au couteau (paring) dans The Twin Rivals (Les Jumeaux rivaux)

En remontant plus loin encore, on découvre d’autres choses, comme le fait que les ongles étaient un marqueur social dans la Chine de la dynastie Ming: les ongles longs impliquaient que leurs porteurs ne pouvaient pas travailler et appartenaient donc à des classes élevées. Néanmoins, on peut faire remonter encore plus loin notre intérêt pour les ongles bien entretenus. À l’antiquité romaine, pour être précis.

Ici encore, c’est la littérature qui nous éclaire. Le satiriste Horace fait à plusieurs reprises référence aux ongles dans ses œuvres. Dans ses Satires (35 av. J.-C), notamment, il invente le cliché de l’artiste qui se ronge les ongles nerveusement (ou, comme il l’écrivit lui-même, «…se gratte au front et se ronge les ongles jusqu’au vif, et raturant et refaisant»)

Une œuvre plus tardive, le premier livre des Épitres (vers 20 av. J.-C.), nous offre sans doute notre référence historique la plus parlante. Dans un passage où il présente un personnage, il fait également référence à la coupe des ongles au couteau chez les barbiers. En voici la traduction de Panckoucke:

«Un citoyen actif et ferme, un orateur illustré par ses triomphes au barreau, Philippe, revenait un jour de ses travaux vers huit heures, et se plaignait que l’âge lui allongeât le chemin du Forum aux Carènes, quand il aperçut, dit-on, dans la boutique solitaire d’un barbier, un homme frais rasé qui, un petit couteau à la main, se coupait tranquillement les ongles.»

L’époque d’Horace a aussi été une période charnière pour l’histoire du vernis à ongles. La reine égyptienne Cléopâtre (69 à 30 av. J.-C.) se colorait les ongles couleur rouille intense avec du henné (et en raison des normes sociales de l’époque, c’était l’une des seules à se colorer les ongles en rouge).

Si l’on remonte encore plus loin, il est fait référence à la coupe des ongles dans l’Ancien Testament, Deutéronome 21:12.

«Lorsque tu partiras en guerre contre tes ennemis, que Yahvé ton Dieu les aura livrés en ton pouvoir et que tu leur auras fait des prisonniers, si tu vois parmi eux une femme bien faite et que tu t’en éprennes, tu pourras la prendre pour femme et l’amener en ta maison. Elle se rasera la tête, se coupera les ongles et quittera son vêtement de captive.»

Voici donc un écrit qui fait remonter l’histoire de la coupe des ongles au moins au VIIIe siècle av. J.-C., soit bien avant Valentine Fogerty.

Mais peut-être êtes vous plus intéressé par l’avenir de la coupe des ongles que par son histoire…

Brevet pour le coupe-ongles Antioch. U.S. PATENT OFFICE/PUBLIC DOMAIN

Pour le dire clairement, le coupe-ongles a connu quelques évolutions étonnantes ces dernières années, notamment:

Grosses poignées: Votre coupe-ongles vous glisse régulièrement des mains? Recevant de très bonnes critiques, le coupe-ongles de précision Bezox est peut-être la solution.

Tête pivotante: L’un des problèmes du coupe-ongles classique est que l’une des mains est souvent plus forte et plus habile que l’autre et qu’il n’est donc pas forcément aisé de se couper les ongles avec sa main la plus faible (d’où des problèmes d’ongles qui se plient, etc.). Les coupe-ongles à tête rotative offrent une solution possible à ce problème.

Le coupe-ongles extra long: Sorte de combinaison loufoque des deux premiers appareils avec une grande pince, le coupe-ongles Antioch, est apparu en 2011 pour permettre à ses utilisateurs de se couper les ongles des orteils sans avoir à se pencher, ce qui peut certes être pratique… tant que l’on trouve un endroit où ranger cet encombrant ustensile.

Le coupe-ongles ultra cher: Ses créateurs définissent le Khlip Ultimate Clipper comme le «coupe-ongles ultime», puisque «son design primé» vous offre «plus de contrôle et de précision lors de la coupe de vos ongles». Mais à près de 80 $, on est en droit de se demander s’il est bien raisonnable de débourser une telle somme pour un coupe-ongles. Car comme l’a dit une chronique parue sur Gizmodo: le Klhip Ultimate Nail Clipper est par-dessus tout un coupe-ongles horriblement cher.

L’électrique: Coupe-ongles futuriste, le Vanrro V1 est en quête de financement via un site de crowdfunding. L’appeler «coupe-ongles» prête toutefois un peu à équivoque: c’est plutôt une sorte de lime à ongles électrique, comme il en existe déjà pour chiens. Malheureusement, la campagne de financement n’a, pour l’instant, rassemblé que 264€ et il faut signaler qu’une tentative similaire a déjà été abandonnée le mois dernier.

Mais, au fond, la vraie question ne porte peut-être pas tant sur le coupe-ongles lui-même que sur la bonne manière de se couper les ongles, en assurant une coupe homogène. Heureusement, les conseils en la matière ne manquent pas.

«Observez vos dix ongles et choisissez le plus court, ou celui qui a le moins de “blanc” à son extrémité, a expliqué la star de la manucure Deborah Lippmann, dans an article de GQ. Prenez cet ongle comme référence pour vous assurer de couper tous vos ongles uniformément.»

Lippmann recommande aussi d’utiliser une lime, de prendre soin de ses cuticules pour éviter les petites peaux et de garder une bande de «blanc» au bout des ongles.

Pour le dire autrement, les plus beaux ongles ne sont pas ceux qui ont été coupés avec le coupe-ongles le plus élaboré, mais ceux qui ont été soignés avec le plus d’attention.

http://www.slate.fr