Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l’assiette


Il y a quelques mets énuméré ici que j’avais vu dans l’émission américaine « Bizarre appétit » animé par Andrew Zimmern. Franchement, ce gars a un estomac à toutes épreuves. En tout cas, ce musée de la nourriture dégoutante pique ma curiosité. Il faut quand même comprendre ce qui est dégoutant pour un ne l’est pas nécessairement pour d’autres, et cela ne vaut pas la peine de faire un incident diplomatique pour cela.
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Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l’assiette

 

Du « vin de souriceaux » chinois est proposé aux visiteurs du Musée de la nourriture dégoûtante qui a ouvert dimanche à Los Angeles Robyn Beck  /  AFP

Vous reprendrez bien un peu de tarentule frite et d’oeuf à l’urine? Avec un doigt de vin de souriceaux pour faire glisser?

Ces mets font partie des 80 plats inscrits au menu du « Musée de la nourriture dégoûtante » inauguré dimanche à Los Angeles, avec pour but non pas d’ouvrir l’appétit mais bien plutôt l’esprit des visiteurs à d’autres façons de s’alimenter.

Initialement lancée en Suède en octobre, l’exposition va rester à Los Angeles durant deux mois.

« Si nous pouvons changer ce que les gens considèrent comme dégoûtant, peut-être pouvons-nous aussi les préparer à accepter des nouvelles formes de protéines durables », déclare à l’AFP Samuel West, fondateur de l’exposition, en présentant une assiette de vers mopane.

Ces grosses chenilles de papillon constituent une source de protéines importante pour des millions de Sud-Africains.

Diplômé en psychologie, Samuel West reste prudent: en guise de ticket d’entrée au musée, le visiteur se voit remettre un sac à vomi.

Certaines spécialités gastronomiques sont simplement répugnantes en raison de leur odeur: il en va ainsi de l’époisses, un fromage français, ou du surstromming, recette suédoise dont le fumet, considéré comme l’un des plus forts au monde, explique qu’il soit généralement consommé à l’air libre…

Le est fait à base de hareng de la mer Baltique cru, fermenté durant au moins six mois. On dit qu’un propriétaire allemand a expulsé son locataire en 1981 pour en avoir ouvert une boîte dans la cage d’escalier.

D’autres plats révulseront certains par leur mode de préparation: le vin de souris chinois, obtenu en noyant des bébés souris dans de l’alcool de riz et en les y laissant longuement macérer.

Dans les assiettes du musée, on trouve également des animaux vivants, comme le « casu marzu », fromage de brebis fabriqué en Sardaigne et qui grouille d’asticots, lui donnant sa texture crémeuse si caractéristique.

Plus étonnant encore, les « oeufs de garçonnet », mets traditionnel de l’est de la Chine très proche d’un banal oeuf dur… mais longuement bouilli dans l’urine de garçons prépubères.

Tous les goûts ont beau être dans la nature, certains pays ont eu du mal à avaler le choix des spécialités qui les représentent, a souligné Andreas Ahrens, conservateur du musée.

« Le Vegemite d’Australie est en train de causer un incident diplomatique », regrette M. Ahrens, en référence à cette pâte à tartiner brun foncé et salée produite à base d’extrait de levure, tandis que les Américains sont vexés par la présence dans l’exposition de la « root beer », soda douceâtre aromatisé au sassafra et à la salsepareille, et des Twinkies, génoises fourrées à la crème, bourrées de gras et de sucre…

« Quant aux Péruviens, ils sont mécontents de voir que nous avons mis le cuy, cochon d’Inde grillé, un célèbre plat de leur pays », poursuit le conservateur.

Aucune raison de s’emporter, assure Andreas Ahrens. « Le but est de faire prendre conscience aux gens que nous ne devons pas juger la nourriture des autres cultures trop hâtivement. Mais on ne pouvait pas appeler ça +Musée de la nourriture durable+ ou +Exposition des différences culturelles+, personne ne serait venu ».

https://www.ladepeche.fr/

Un vin de 2000 ans retrouvé en Chine


Il parait qu’un vin bien vieillit peut donner une bonne saveur au vin, alors quoi penser d’un vin vieux de 2 000 ans.
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Un vin de 2000 ans retrouvé en Chine

 

Institut de recherche archéologique de Shaanxi Le récipient du centre contenait le précieux liquide.

Des archéologues chinois ont découvert dans une tombe de la province du Henan un récipient en bronze vieux de 2000 ans contenant un liquide qui pourrait être du vin, a annoncé mardi l’agence Chine nouvelle.

Le récipient scellé contenait environ 3,5L d’un liquide jaune qui avait une forte odeur de vin chinois lorsqu’il a été ouvert, ont indiqué les archéologues.

Ce liquide sera soumis à des examens de laboratoire pour déterminer sa teneur en alcool, a indiqué mardi Shi Jiazhen, chef de l’Institut d’Archéologie et des Vestiges culturels de la ville de Luoyang.

Une lampe en forme d’oie sauvage a été également découverte dans la tombe, qui abritait des restes de la personne qui y avait été ensevelie, a ajouté M. Shi.

Le vin daterait de la dynastie des Han occidentaux (202 av-J.C. à 8 après J.C). L’agence n’a pas précisé comment le récipient avait été fermé et le liquide préservé sans s’être évaporé.

Des découvertes d’alcool datant de cette période ont déjà été faites, a relevé l’agence, précisant que les boissons alcoolisées à base de riz et de sorgho, souvent conservées dans des récipients ouvragés en bronze, jouaient un rôle important dans les cérémonies et les rituels.

En 2010, des archéologues ont découvert un récipient vieux de 2400 ans contenant de la soupe dans une tombe mise au jour lors de travaux d’extension de l’aéroport de Xian, non loin du mausolée de l’empereur Qin et sa célèbre armée de guerriers et de chevaux en terre cuite.

http://journalmetro.com/

Le Saviez-Vous ► Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018


Le Ig Nobel donne des prix pour des a des recherches quelque peu étrange. Je crois que celle qui me surprend le plus c’est le régime bas en calories chez le carnivore serait le cannibalisme.
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Cannibalisme, calculs rénaux et montagnes russes au menu des Anti-Nobel 2018

 

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l'éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d'une coloscopie sur soi-même».

BRIAN SNYDER / REUTERS

Le Japonais Akira Horiuchi accepte le prix Ig Nobel pour l’éducation médicale pour son étude «Coloscopie en position assise: leçons d’une coloscopie sur soi-même».

Des recherches plus étranges les unes que les autres!

Qui, des chimpanzés ou des hommes, imitent le plus l’autre lors des visites au zoo? Les montagnes russes peuvent-elles aider à éliminer des calculs rénaux? La cuvée 2018 des prix « anti-Nobel » a à nouveau récompensé jeudi des recherches saugrenues, lors d’une cérémonie à Harvard.

Biologie, économie, médecine, littérature, paix… Les 10 catégories de ces Ig Nobel, surnommés les « anti-Nobel », se veulent le pendant des vraies.

Chaque année, la cérémonie, organisée par le magazine humoristique scientifique « Annals of improbable research » sur le prestigieux campus de Boston, s’accompagne de lancers d’avions en papier, de faux billets de banque, et de discours de lauréats limités à 60 secondes.

Quelques gagnants insolites…

Une étude publiée en octobre 2016 par deux Américains sur les effets positifs de virées en montagnes russes sur les calculs rénaux s’est ainsi vue décerner jeudi le prix de médecine, à l’occasion de la 28e édition de cette cérémonie, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Une autre sur l’imitation des chimpanzés par les humains et – tout aussi fréquemment – des humains par les chimpanzés dans les zoos, publiée en janvier 2018 par une équipe de chercheurs de sept pays différents, a remporté le prix d’anthropologie.

Une autre encore, menée par une équipe incluant un Français, a démontré que des oenologues pouvaient de façon fiable détecter à l’odeur la présence d’une mouche dans un verre de vin.

Ces prix ne visent pas à tourner la science en ridicule, assure le site des Ig Nobel, mais de « faire rire et ensuite réfléchir ».

Dans la catégorie nutrition, un trio de Tanzanie, Zimbabwe et Grande-Bretagne a calculé qu’un régime fondé sur le cannibalisme humain était plus pauvre en calories que la plupart des régimes carnivores.

Et le prix de la paix a été remis à une équipe d’Espagnols et de Colombiens pour une étude sur les raisons qui poussent les conducteurs à jurer et insulter les autres au volant.

Si de véritables lauréats du Nobel participent régulièrement à cette cérémonie, les études sont de niveau et d’ancienneté très variables, certains articles cités en référence remontant à 1980.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Four Loko: une boisson «inquiétante», selon des médecins


Je ne vois pas pourquoi on fait des boissons aromatisées qui contiennent 4 verres d’alcool chaque. Four Loko est une boisson que des jeunes risquent leur vie. D’ailleurs, des cas d’intoxications sévères ont été soignés sur des jeunes adolescents. En plus, ils ont fait des promotions dans des agendas dans les université 2 pour 3 canettes, c’est un manque selon moi, de responsabilité, Ils sont présent aussi sur les réseaux sociaux pour faire la promotion envers les jeunes ainsi les inciter à boire plus que de raison
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Four Loko: une boisson «inquiétante», selon des médecins

 

 

Une canette de Four Loko, boisson qui a... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

Une canette de Four Loko, boisson qui a une teneur en alcool de 11,9%, contient l’équivalent de 13 cuillerées à thé de sucre.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

 

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Le chef des urgences du CHU Sainte-Justine, le Dr Antonio D’Angelo, a récemment traité un adolescent de 14 ans qui avait perdu connaissance après avoir bu le contenu de deux canettes de Four Loko – soit l’équivalent de huit verres de vin – en moins de 30 minutes.

L’ado a été conduit aux urgences pédiatriques montréalaises par un ami chez qui il devait passer la nuit. Cet ami ne voulait surtout pas alerter ses parents.

«Le patient était plongé dans un coma éthylique, décrit le pédiatre qui a reçu les deux garçons aux urgences le mois dernier. Son ami nous l’a amené parce qu’il n’arrivait pas à le réveiller.»

Cette boisson au malt offerte en différents parfums sucrés, dont limonade, cerise et punch aux fruits, a une teneur élevée en alcool, soit 11,9%, en plus de contenir l’équivalent de 13 cuillerées à thé de sucre. En boire une équivaut à consommer quatre verres d’alcool standard.

L’ado a été envoyé directement en salle de réanimation, où il a fait l’objet d’une surveillance constante toute la nuit.

«Le danger, lorsqu’on a un patient en état d’intoxication grave à l’alcool, c’est qu’il n’arrive plus à protéger ses voies respiratoires, explique le Dr D’Angelo. On doit alors l’intuber pour éviter qu’il se retrouve en arrêt respiratoire. Heureusement, on n’a pas eu à le faire dans ce cas-ci.»

Le jeune patient s’est réveillé en douleurs durant la nuit. Il était complètement déshydraté. Il en a été quitte pour une bonne frousse. En matinée, considéré comme «hors de danger», il a pu rentrer à la maison.

Un goût sucré qui masque celui de l’alcool

Ce cas n’est pas unique. Les urgences du CHU Sainte-Justine ont reçu leurs premiers cas d’adolescents intoxiqués au Four Loko au début de l’été. Une collègue du Dr D’Angelo a même traité un jeune patient qui a développé une dépendance au Four Loko.

«Ça nous inquiète beaucoup, lance le Dr D’Angelo. Les enfants ont tendance à créer des jeux autour de l’alcool. Souvent, ils vont tester les limites de leurs corps.»

«Le danger de la boisson Four Loko, c’est que le goût sucré masque celui de l’alcool. [Les enfants] vont en boire une trop grande quantité, trop vite, pour se rendre compte trop tard qu’ils ont dépassé leurs limites.»

Au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), l’urgentologue Sophie Gosselin a traité ses premiers patients intoxiqués au Four Loko lorsque la boisson a été mise en marché aux États-Unis au début des années 2000. Ce sont des patients qui en rapportaient ici après un séjour chez nos voisins du Sud.

La boisson Four Loko tire son nom des quatre principaux ingrédients qu’elle contenait lors de sa mise en marché aux États-Unis en 2005, soit l’alcool, la caféine, la taurine et le guarana. Elle a alors hérité de différents surnoms dont «liquid crack» (crack liquide) et «blackout in a can» (perte de connaissance en canette).

Jugée dangereuse, Four Loko a été retirée des tablettes avant de réapparaître dans une version sans additifs «stimulants», mais avec une teneur en alcool toujours aussi élevée.

«C’est une boisson complètement débile, lâche la Dre Gosselin. Il y a tellement d’alcool là-dedans, tellement de sucre. Les jeunes boivent ça comme si c’était un shooter. Ils banalisent complètement la teneur en alcool du produit.»

Des patients intoxiqués au Four Loko débarquent aux urgences convaincus que quelqu’un a mis du GHB (drogue du viol) dans leur verre tellement ils sont assommés, décrit la médecin experte en toxicologie médicale.

Four Loko et boissons énergisantes: combinaison «potentiellement létale»

Analyste principale, recherche et politiques au Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances, Catherine Paradis décrit Four Loko comme une «catastrophe de santé publique».

En pleine tournée des campus universitaires canadiens ces jours-ci, Mme Paradis met en garde les étudiants contre les dangers de cette boisson alcoolisée au goût sucré.

«L’entreprise qui fabrique le Four Loko ne veut pas juste faire de vous des alcooliques, elle veut faire de vous des alcooliques diabétiques et obèses», dit Mme Paradis.

L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter sa consommation de sucres libres à 10 % de l’apport calorique quotidien. Pour une femme ayant besoin de 2000 calories et un homme ayant besoin de 2500 calories, cela correspond respectivement à 50 g et 63 g de sucre, soit environ 12 et 15 c. thé par jour. Or, une seule canette en contient 13 c. à thé.

Après avoir bu une seule canette de Four Loko, le consommateur atteint son seuil d’intoxication (fixé à quatre verres pour un homme). Une consommatrice, elle, le dépasse (trois verres pour une femme), explique pour sa part la porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec Émilie Dansereau-Trahan.

Pour se garder éveillés durant les fêtes, les jeunes ont tendance à mélanger le Four Loko à des boissons énergisantes, a remarqué le Dr D’Angelo.

«La combinaison est potentiellement létale», souligne le chef des urgences du CHU Sainte-Justine.

Four Loko réplique

Phusion Projects – entreprise établie à Chicago qui produit Four Loko – a refusé de nous accorder une entrevue. La Presse a aussi demandé une entrevue au distributeur de Four Loko au Québec, les Breuvages Blue Spike, qui a transmis notre demande à Phusion Projects.

«En tant que membre responsable de l’industrie de la boisson alcoolisée et parents nous-mêmes, notre entreprise prend très au sérieux son obligation de faire la promotion de Four Loko et de ses autres produits uniquement auprès d’une clientèle adulte qui a l’âge légal de consommer de l’alcool», a répondu à La Presse par courriel un représentant de l’entreprise américaine.

«Montrer du doigt notre entreprise ou un type spécifique d’alcool ne résoudra pas le problème de la consommation irresponsable d’alcool, poursuit l’entreprise dans son message envoyé à La Presse. La réponse au problème réside dans l’augmentation des efforts d’éducation, l’application plus forte des lois existantes et la responsabilité personnelle et parentale.»

Un marketing légal, mais «irresponsable»

Le marketing entourant la boisson Four Loko est légal, mais complètement « irresponsable, immoral, dangereux, à la limite vicieux ».

C’est du moins ce qu’affirme Catherine Paradis, analyste principale, recherche et politiques au Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.

Sur les réseaux sociaux, l’entreprise américaine propriétaire du Four Loko – Phusion Projects – encourage la consommation abusive d’alcool, dénonce Mme Paradis.

À titre d’exemple, on peut lire sur la page Facebook de Four Loko destinée aux Québécois (en français) des slogans comme « Réveille ton ami. On ne laisse personne derrière », ou encore « Four Loko un lundi parce que t’as besoin de pratique pour ton vendredi ».

Avec ce genre de slogans, mais aussi en s’associant à des événements populaires chez les jeunes comme le festival Jackalope au Parc olympique de Montréal, l’entreprise cible sans l’ombre d’un doute les jeunes, affirme pour sa part la porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec Émilie Dansereau-Trahan.

« Avec des slogans comme ceux-là, on dit aux jeunes de s’entraîner à boire la semaine en prévision des partys de la fin de semaine, ça n’a pas de sens. »

Ce n’est pas pour rien que l’entreprise est très active sur les réseaux sociaux, croit Mme Paradis.

« Le web, c’est le Far West, dénonce cette experte des dépendances. On y retrouve des publicités qui ne pourraient jamais passer à la télé et à la radio, qui sont, elles, régies par les règles du CRTC. »

Phusion Projects, l’entreprise qui produit Four Loko et qui est établie à Chicago, a refusé d’accorder une entrevue à La Presse. L’entreprise se défend de cibler les mineurs et affirme travailler très fort avec ses distributeurs et détaillants

« pour garantir que ses produits ne soient pas vendus par erreur aux mineurs », nous a-t-on répondu par courriel.

« Notre message est clair : si vous avez l’âge légal de boire et choisissez de boire, faites-le de façon responsable. Si vous n’avez pas l’âge légal de boire, respectez la loi et ne buvez pas d’alcool », indique l’entreprise américaine dans sa réponse écrite envoyée à La Presse.

L’entreprise ajoute que les boissons alcoolisées à saveur de fruits ne sont pas une nouveauté sur le marché. D’autres boissons alcoolisées à base de malt aux saveurs similaires à celles de Four Loko existent, tout comme des spiritueux à saveurs de fruits, ainsi que de la bière artisanale aux bleuets, aux abricots ou à la cerise, précise l’entreprise par courriel.

Des publicités controversées dans les universités

À la rentrée scolaire, une publicité de Four Loko s’est retrouvée dans l’agenda des étudiants de plusieurs universités québécoises, dont l’UQAM et l’Université de Sherbrooke. À l’achat de deux canettes de Four Loko dans certains dépanneurs, une troisième canette sera donnée sur présentation d’un coupon détachable dans l’agenda, annonce-t-on.

« Comme me l’a déjà dit un collègue médecin, la troisième canette, c’est ton billet pour l’urgence », indique Catherine Paradis.

À l’UQAM, la directrice du service des communications Jennifer Desrochers assure que cela ne se reproduira pas l’an prochain. Ce n’est pas l’établissement montréalais qui produit l’agenda, mais bien l’un de ses partenaires, la COOP-UQAM.

« Four Loko fait la promotion de la surconsommation d’alcool. Pour nous, c’est inacceptable, indique Mme Desrochers. Avant la rentrée, on a mis en garde toutes les associations étudiantes spécifiquement contre le Four Loko. »

À l’Université de Sherbrooke, ce sont les associations étudiantes qui sont responsables de l’agenda, y compris des placements publicitaires, précise la professeure Jocelyne Faucher, secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante. Des étudiants ont dénoncé la présence de ces bons de réduction, fait-elle valoir.

L’Université de Sherbrooke recommande à ses associations étudiantes « de faire preuve de plus de vigilance quant à ses annonceurs et commanditaires, en déterminant des balises qui vont dans le même sens que tous les efforts de sensibilisation déployés pour encourager une consommation responsable d’alcool », poursuit la vice-rectrice à la vie étudiante.

Toujours à la rentrée, en plus des bons de réduction dans les agendas, des affiches ont fait leur apparition « par erreur » sur certains campus, notamment à l’Université de Montréal (UdeM) et à Concordia. Elles ont été retirées depuis.

« La direction du CEPSUM – le centre sportif de l’UdeM – doit approuver les publicités, et dans ce cas-ci, le fournisseur l’a affichée par erreur sans approbation préalable, explique la porte-parole de l’UdeM, Geneviève O’Meara. Le CEPSUM n’approuve aucune publicité pour des boissons énergisantes ou de produits alcoolisés. C’est pourquoi cette publicité n’aurait pas dû être affichée. »

Favorable à un «prix plancher»

La canette de 568 ml de Four Loko se vend environ 4 $ dans les dépanneurs et les épiceries.

Médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la Dre Nicole April est favorable à un « prix plancher » pour les boissons alcoolisées comme il en existe déjà un pour la bière vendue en magasin. Il s’agit d’un prix de base au-dessous duquel la vente d’alcool aux consommateurs est interdite.

« Les personnes qui ont une consommation excessive ont tendance à boire les boissons alcoolisées les moins coûteuses, souligne la Dre April. Idéalement, le prix minimum est établi en fonction de la teneur en alcool, c’est-à-dire que plus la concentration en alcool d’un produit est élevée, plus le prix minimum est élevé. Cette mesure vise à diminuer les sources d’alcool bon marché généralement bu par les jeunes et les gros buveurs. »

Selon les estimations des effets de ce type de mesure menées par des chercheurs, un « prix plancher » réduirait la consommation et ses conséquences néfastes chez les personnes qui ont une consommation d’alcool à risque, précise la médecin-conseil à l’INSPQ.

Conseil aux jeunes

« Portez attention à la quantité d’alcool contenue dans un Four Loko. Ne buvez pas trop vite. Il faut laisser le temps à l’estomac d’absorber l’alcool avant de décider de boire une autre canette », lance la Dre Sophie Gosselin, urgentologue à l’hôpital Royal Victoria et experte en toxicologie médicale.

Conseil aux parents

« Si votre ado fait un party à la maison et que vous voyez des canettes de Four Loko traîner, ce ne sont pas des Snapple aux pêches. Une seule canette équivaut à quatre verres d’alcool standard », dit Catherine Paradis, analyste principale, recherche et politiques au Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.

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Le Saviez-Vous ► Ces animaux qui adorent l’alcool


On sait maintenant que des animaux peuvent souffrir d’ébriété quand ils mangent des fruits fermentés. Certains s’offrent une braverie en toute conscience, qu’ils en sont devenu alcoolo
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Ces animaux qui adorent l’alcool

 

Ces animaux qui adorent l'alcool

Ces animaux qui adorent l’alcool.Photo Fotolia

LE CHIMPANZÉ

Les chimpanzés de Bossou en Guinée aiment s’adonner régulièrement à des beuveries. Les habitants de la région ont l’habitude d’extraire la sève sucrée des arbres de la forêt où vivent les chimpanzés. Ce vin de palme leur est servi sur un plateau d’argent puisque les primates n’ont plus qu’à venir se servir dans les récipients où la sève fermente tranquillement. Pratique.

LE AYE AYE

Le aye aye aussi appelé lémurien de Madagascar tombe dans ses vieux travers durant la saison des pluies. À cette période, il ne reste que très peu de larves au menu, ce qui le pousse à passer 20% de son temps à boire le nectar de l’arbre du voyageur qui atteint un taux de 5% d’alcool. 

LE LORIS LENT

Le loris lent, cette petite boule de poils venue d’Asie est quant à lui un bon petit alcoolo. Son péché mignon? Le nectar du palmier Eugeissona qui peut contenir jusqu’à 3,8% d’alcool et qui constitue l’essentiel de son régime alimentaire.

L’ÉLÉPHANT

Les éléphants sont des animaux très intelligents. Si intelligents qu’ils ont appris que manger des fruits fermentés pouvait les mener à l’ivresse. Il y aurait en Inde et en Afrique un problème d’alcoolisme croissant chez ces pachydermes en quête de fruits un peu trop mûrs.

Alors, surpris? Entre humain et animal, il n’y a vraiment qu’un pas! 

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Pourquoi certains aliments vous donnent mal à la tête


Certains aliments peuvent donner des migraines, des maux de tête. Le point commun, les nitrates. Certaines personnes n’arrivent pas à transformer ces nitrates. On soupçonne que les des bactéries présentes dans la bouche en seraient responsables
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Pourquoi certains aliments vous donnent mal à la tête

 

Pourquoi certains aliments vous donnent mal à la tête

Le chocolat et le vin blanc ont la réputation d’être la source de maux de tête.Capture d’écran Gentside

Fromage, chocolat, vin blanc, pain, tous ces aliments ont beau être appétissants, ils ont la fâcheuse réputation de favoriser les maux de tête chez les personnes qui y sont sensibles. Mais pourquoi? De précédentes recherches ont mis en évidence que tous avaient un point commun: ils contiennent une quantité non négligeable de nitrates.

Or, une fois dans l’organisme, ces nitrates sont transformés en oxyde nitrique et ce composé joue un rôle clé dans la survenue de la migraine et des maux de tête. Néanmoins, certaines personnes semblent bien plus sensibles que d’autres à ce phénomène. Selon une nouvelle étude parue dans la revue mSystems, ceci pourrait être dû aux bactéries présentes dans leur bouche.

«Il y a cette idée que certains aliments déclenchent des migraines, comme le chocolat, le vin et en particulier les aliments contenant des nitrates. Nous avons donc pensé qu’il y avait peut-être une connexion entre le microbiote des personnes et ce qu’elles mangent», explique dans un communiqué, Antonio Gonzalez, principal auteur de l’étude. 

PLUS DE 2000 ÉCHANTILLONS ANALYSÉS

Pour en savoir plus, ce scientifique et ses collègues de l’University Of California de San Diego ont utilisé des données provenant de l’American Gut Project, l’une des plus vastes bases de données scientifiques créées aux États-Unis. Ils ont ainsi pu analyser 172 échantillons oraux et près de 2000 échantillons fécaux issus de personnes saines ayant participé au projet.

Chacun de ces participants avait été interrogé quant à sa tendance ou non à souffrir de migraines et de maux de tête. En analysant les bactéries présentes dans les échantillons, les scientifiques n’ont, dans un premier temps, pas constaté de réelles différences entre les migraineux et les non-migraineux quelle que soit la nature des échantillons.

En revanche, quand ils se sont penchés sur la capacité des bactéries à transformer le nitrate, de nettes différences sont apparues. Les migraineux ont semblé présenter bien plus de bactéries réductrices de nitrates dans leur bouche que les non-migraineux. Une augmentation, bien que moins importante, est également apparue dans les échantillons fécaux.

DES BACTÉRIES QUI FAVORISENT LA MIGRAINE?

«Les bactéries présentes dans la cavité orale pourraient contribuer à créer des niveaux d’oxyde nitrique déclencheurs de migraine», écrivent ainsi les scientifiques dans leur étude.

Néanmoins, ces derniers n’ont mis en évidence qu’une simple association entre certaines bactéries et les migraines. Difficile donc pour le moment de prouver que les bactéries sont directement responsables des maux de tête.

Les scientifiques espèrent que leurs résultats incitent à réaliser des recherches supplémentaires sur la façon dont les bactéries orales pourraient être connectées aux migraines.

En attendant, «si vous suspectez que les nitrates vous causent des migraines, vous devriez essayer de les éviter dans votre alimentation», a conseillé Antonio Gonzalez.

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Le Saviez-Vous ► Corée et Chine: le vin de bébé souris


Une bonne raison pour opter pour la sobriété avec un alcool a base d’alcool de riz et a laquelle on ajoute des souris
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Corée et Chine: le vin de bébé souris

 

Crédit photo: Flickr

Au Canada, il n’est pas rare de voir des souris dans la maison en hiver. Si vous allez en Corée, vous en trouverez dans votre verre de vin.


Le vin de bébé souris est une «boisson tonique» sino-coréenne traditionnelle, censée guérir de tout. Je ne vois pas comment un rongeur mort peut être bon pour vous ou pourquoi quelqu’un voudrait boire quelque chose qui goûte l’essence pure, mais il semble que ce soit une solution à tous les problèmes de santé.

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