Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on “à vos souhaits” lorsque quelqu’un éternue ?


On a coutume de dire à vos souhaits quand quelqu’un éternue. Il existe quelques hypothèses sur l’origine de cette formule. Une origine religieuse ou de superstition. Il fût même un temps que dire à vos souhaits était signe d’impolitesse.
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Pourquoi dit-on “à vos souhaits” lorsque quelqu’un éternue ?


par Mathilde Secci, rédactrice web

Lorsque quelqu’un éternue, vous avez sans doute le réflexe de lui dire « à vos souhaits ». En anglais, cela se traduit par « God bless you », qui signifie « Dieu vous bénisse ».

Cette expression détient donc une dimension religieuse très marquée ! Mais d’où provient-elle ? Il existe plusieurs hypothèses que nous allons découvrir ensemble.

Une superstition antique

Durant cette période, éternuer le matin ou le soir était différent. En effet, selon le moment de la journée, cela pouvait être de bon ou de mauvais augure. Ainsi, pour protéger la personne d’une éventuelle catastrophe, on lui disait « que Jupiter te conserve ». 

En Grèce, il était coutume de saluer les esprits divins se manifestant à travers l’éternuement. Plutôt positif ! En disant « à vos souhaits » à quelqu’un, on espérait alors contribuer à la réalisation de ses projets.

L’éternuement synonyme de malchance

Au Moyen-Âge, on interprète plus ce geste incontrôlé comme étant le signe d’une maladie ou du mauvais œil. En pleine période de peste, l’éternuement était considéré comme un symptôme : mieux vaut prévenir que guérir ! Les chrétiens disaient plutôt « que Dieu vous bénisse », ou faisaient simplement un signe de croix. La personne qui éternuait pouvait également procéder à des gestes de superstition, comme le signe de croix ou se découvrir la tête.

Plus tard durant la Renaissance, éternuer signifiait expulser une partie de son âme. Ce serait pour cela que nous aurions pris l’habitude de mettre notre main devant la bouche avant d’éternuer ou de bâiller ! La formule qui accompagnait ce geste servait tout simplement à conjurer le mauvais sort.

Une expression devenue malpolie ?

On a de plus en plus tendance à penser que dire « à vos souhaits » à quelqu’un lorsqu’il éternue serait grossier. Qu’en est-il vraiment ?

Dans son ouvrage Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétiennes, Jean-Baptiste de La Salle exprime ceci :

« Quand quelqu’un éternue, il ne faut pas dire tout haut : Dieu vous bénisse, ou Dieu vous assiste ; on doit seulement, sans proférer aucune parole, se découvrir et faire la révérence – et la faire profonde en se baissant tout bas si c’est à l’égard d’une personne à qui on doit beaucoup de respect ».

Ces propos datent de 1703, ce qui démontre que déjà au XVIIIe siècle on pensait que dire « à vos souhaits », ou toute autre chose lorsque quelqu’un éternue, était impoli. 

Malgré les ouvrages de bonnes manières qui ont été publiés, on a gardé l’habitude de formuler cette expression. Il s’agit sans doute d’un conditionnement ou peut-être que certains continuent de le dire par simple superstition. 

Source

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Histoire : la naissance de la chimie


Avant la chimie, il y avait l’alchimie. Même s’il n’y a pas de différence entre un chimiste et un alchimiste, leurs études est quelque peu différente. C’est surtout à Antoine de Lavoisier que la chimie a pris son élan.
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Histoire : la naissance de la chimie

 

Tableau L’alchimiste par David Teniers le Jeune, vers 1650. Mauritshuis, Cabinet royal de peintures, La Haye, Pays-Bas. © Wikimedia Commons, domaine public

Isabelle Bernier
Historienne

Quelle différence y a-t-il entre un chimiste et un alchimiste avant le XVIIIe siècle ? Aucune, car ces deux termes désignent en fait la même activité jusqu’aux années 1730.

La chimie se développe ensuite parallèlement à l’alchimie : elle abandonne la recherche de la « pierre philosophale » et se tourne vers la matière et ses composants, en utilisant une démarche scientifique basée sur l’expérimentation et la logique.

L’alchimie constitue une pratique de recherche qui a pour but de percer les secrets de la matière. L’un de ses objectifs est la découverte de l’hypothétique « pierre philosophale » : elle permettrait la transmutation des métaux, c’est-à-dire leur transformation de métaux « vils » (plomb) en métaux « nobles » (argent ou or) et elle entrerait dans la préparation de l’élixir « de longue vie » (la recherche de la vie éternelle).

Avant la chimie, l’alchimie

La pratique de l’alchimie est accompagnée, à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques et spirituelles. Elle connaît son âge d’or au XVIIe siècle : certains souverains européens n’hésitent pas à subventionner des alchimistes, dans l’espoir secret de renflouer leurs caisses au cas où une transmutation aboutirait… Des centaines de traités d’alchimie sont édités, des alchimistes deviennent professeurs de médecine (en Allemagne, Hollande, Angleterre…). Les académies des sciences les accueillent désormais, notamment celle de Paris créée en 1666 ; cependant Colbert interdit aux académiciens de disserter sur la « pierre philosophale ».

La théorie du phlogistique

C’est une théorie alchimique qui explique la combustion en postulant qu’il existe un élément « flamme » dans les corps combustibles. L’idée se rattache à l’antique principe grec des quatre éléments (eau, air, terre et feu). Des philosophes tels Aristote pensent que chaque constituant de la matière est un assemblage de ces quatre éléments fondamentaux. Avant Antoine de Lavoisier, on suppose que la chaleur est constituée d’un fluide nommé « phlogistique » (du grec phlogistos : inflammable), associé au feu. La perte de masse résultant d’une combustion est alors attribuée au départ du phlogistique : la masse qui part, c’est de la chaleur !

Lavoisier, le père fondateur de la chimie moderne

Antoine de Lavoisier (1743-1794) est le grand chimiste français du XVIIIe siècle. Il débute véritablement des recherches sur le concept de combustion en 1772, avec l’aide scientifique et technique de son épouse Marie-Anne Paulze. Il ne cherche pas à discréditer l’alchimie, il estime juste qu’elle a fait son temps. Pour lui, la combustion est causée par la présence d’air « déphlogistiqué » (nommé ainsi par le savant anglais Joseph Priestley en 1774) qu’il baptise oxygène en 1779. Il souligne l’importance de la précision dans ses expériences, en se dotant d’un matériel de plus en plus perfectionné.

Matériel de chimie utilisé par Lavoisier ; dessin de madame Lavoisier, planche IV dans le Traité élémentaire de chimie de Lavoisier, tome 2, Paris, 1789. Bibliothèque nationale de France, Réserve des livres rares. © gallica.bnf.fr/BnF

Matériel de chimie utilisé par Lavoisier ; dessin de madame Lavoisier, planche IV dans le Traité élémentaire de chimie de Lavoisier, tome 2, Paris, 1789. Bibliothèque nationale de France, Réserve des livres rares. © gallica.bnf.fr/BnF

Moment déterminant dans l’histoire de la chimie : Lavoisier énonce le concept de l’élément comme substance qui ne peut être décomposée par aucune méthode connue d’analyse chimique. Il prouve que l’eau n’est pas un élément mais qu’elle est composée de deux éléments chimiques (oxygène et hydrogène). Il met en évidence la notion de gaz et démontre que l’air que nous respirons est un mélange de plusieurs gaz : il nomme l’oxygène, l’hydrogène, l’azote et les intègre à sa nomenclature. Ces découvertes anéantissent le principe traditionnel des quatre éléments.

Lavoisier introduit la théorie de la conservation des masses dans le changement d’état de la matière : lors une réaction chimique, la masse totale des produits et des réactifs reste identique du début à la fin de la réaction.

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » !

L’utilisation de la balance qu’il souhaitait plus précise qu’une balance d’orfèvre, permet à Lavoisier de prouver sa théorie.

Représentation du grand gazomètre de Lavoisier, planche VIII dans le Traité élémentaire de chimie de 1789. BnF. © gallica.bnf.fr/BnF

Représentation du grand gazomètre de Lavoisier, planche VIII dans le Traité élémentaire de chimie de 1789. BnF. © gallica.bnf.fr/BnF

À la fin du XVIIIe siècle, sont reconnus trente-trois éléments sur les quatre-vingt-douze détectables dans la nature. Les premiers sont identifiés suivant leur particularité : ainsi l’hydrogène est à la base de l’eau (« hydro ») et l’azote signifie « privé de vie » ; l’oxygène est nommé à tort « générateur d’acide » par Lavoisier. Il publie une Méthode de nomenclature chimique en 1787 et un Traité élémentaire de chimie en 1789, considéré comme le premier manuel de chimie moderne.

Page de présentation du Traité élémentaire de chimie paru en 1789. BnF. © gallica.bnf.fr/BnF

Page de présentation du Traité élémentaire de chimie paru en 1789. BnF. © gallica.bnf.fr/BnF

Premières applications concrètes de la chimie dès la fin du XVIIIe siècle

L’industrie textile et notamment les manufactures de toiles de coton imprimées (appelées « indiennes »), vont se tourner vers la chimie afin d’améliorer la technique d’impression des tissus et leur coloration. Des travaux fondateurs sont initiés entre les années 1770 et 1790 : le Suédois Scheele (1742-1786) sur l’oxygène, le chlore, les acides ; Lavoisier sur l’oxygène, la composition de l’eau, la formation des acides ; Berthollet (1748-1822) sur les propriétés décolorantes du chlore et l’invention de l’eau de Javel ; Charpentier de Cossigny (1736-1809) sur la fabrication de l’indigo ; Chaptal (1756-1832) sur la teinture en rouge et le blanchiment des tissus ; Leblanc (1742-1806) sur la préparation de la soude et l’invention du Procédé Leblanc. Concernant le traitement et la teinture des tissus, il faut bien avouer que l’élaboration de produits plus ou moins performants, parfois issus de manipulations fortuites, révèlent encore les multiples tâtonnements de la chimie appliquée à l’industrie textile, à la fin du XVIIIe siècle.

À savoir

Antoine de Lavoisier est guillotiné le 8 mai 1794 en tant qu’ancien fermier général ; son épouse réussit à rassembler ses travaux et ses papiers personnels qui sont aujourd’hui conservés aux Archives nationales. En 1789, paraît la revue Annales de chimie dont le premier éditeur est Lavoisier ; elle est toujours publiée (en ligne) en 2019.

https://www.futura-sciences.com/s

Le Saviez-Vous ► La vérité sur ce maquillage toxique et terrifiant


Même pendant la Renaissance, les femmes on chercher à cacher leurs défauts. L’Histoire de la reine Élisabeth 1 permet de découvrir en autre, que le fond de teint employé pour cacher les imperfections du visage était de la céruse. Une pâte qu’on appliquait pour donner un peau trop blanche et à cause du plomb accélérait le vieillissement de la peau
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La vérité sur ce maquillage toxique et terrifiant

© « Mary Queen of Scots ».

Par Catherine Delvaux.

Margot Robbie est la dernière actrice à interpréter le rôle de la reine Elizabeth I au cinéma.

Connue pour son charisme et son caractère déterminé, la fille d’Anne Boleyn est devenue reine d’Angleterre et d’Irlande à l’âge de 25 ans seulement. Surnommée la Reine Vierge, Elizabeth I ne s’est jamais mariée et la lignée des Tudor s’est éteinte avec elle, en 1603.

Dans le film « Mary Queen of Scots », qui sortira au ciné au mois de février, Margot Robbie est la dernière actrice à se mettre dans la peau de ce personnage fascinant, après notamment Cate Blanchett ou Helen Mirren. Sur le tournage, la jeune actrice australienne a passé des heures à se faire maquiller pour reproduire l’apparence unique et caractéristique de la reine: une perruque rousse et un visage extrêmement blanc.

Méconnaissable, Margot a confié: « Personne ne voulait s’approcher de moi sur le tournage. Je me suis sentie très seule mais c’était une expérience sociale intéressante. »

En attendant la sortie du film, le site de Slate s’est penché sur la vie d’Elizabeth et les rumeurs autour de sa mort. En 1562, à l’âge de 29 ans, la reine a attrapé la varicelle, qui lui a laissé des marques et des cicatrices sur le visage. C’est à partir de ce moment qu’elle a commencé à se maquiller, pour cacher ses imperfections. À l’époque, les femmes issues de la noblesse utilisaient de la céruse, un pigment blanc opaque à base de plomb, et du vinaigre, comme fond de teint. 

Pour les femme de la période élisabéthaine, le blanc représentait un idéal de beauté et un symbole de jeunesse. Il n’était pas rare d’appliquer une nouvelle couche de céruse tous les jours, sans se démaquiller. D’après Slate, les sources historiques ne permettent pas d’assurer que la reine Elizabeth I arborait un maquillage aussi excessif que dans le film, mais il est probable que le plomb ait accéléré le vieillissement de sa peau, ce qui l’a sans doute encouragée à se poudrer de plus en plus au fil des années. Les auteurs de l’époque n’hésitaient pas à critiquer durement cette habitude féminine décrite comme superficielle et « ridicule« , une manière aussi de décrédibiliser le pouvoir de la monarque.

Selon l’écrivain Ben Johnson, un dramaturge anglais de la Renaissance, Elizabeth refusait de se regarder dans le miroir à la fin de sa vie. Très mince, elle a perdu toutes ses dents. Elle est morte à l’âge de 69 ans, après 45 ans de règne. Certains estiment que la céruse a fini par l’empoisonner. D’autres évoquent un cancer ou une pneumonie. Dans son livre « Face paint: Une histoire du maquillage », Lisa Eldridge révèle que la mode de la céruse a duré jusqu’au 19ème siècle. C’est grâce au développement des journaux intimes que les femmes ont peu à peu découvert les dangers du plomb dans le maquillage. 

© « Mary Queen of Scots ».

 

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Le Saviez-Vous ► Au XVIe siècle, les Français buvaient de l’or pour ne pas vieillir (et en mouraient)


Au Moyen-Age on utilisait l’or qu’on rendait liquide comme remède à la démence et l’épilepsie, plus tard, il fut reconnu avec d’autres substances tout aussi toxiques comme un élixir de jouvence. Le hic, c’est qu’ils mouraient d’une mort prématurée
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Au XVIe siècle, les Français buvaient de l’or pour ne pas vieillir (et en mouraient)

 

par  Laura Boudoux

 

Il est certainement plus efficace que n’importe quelle crème anti-vieillissement, mais il est aussi mortel.

Au XVIe siècle, l’or était liquéfié pour permettre à la noblesse française de se concocter des élixirs de jeunesse. Le problème ? En combattant ainsi leurs pattes d’oie et autres sillons creusés par des vies bien agitées, ces haters de la ride finissaient par mourir d’intoxication. La Française Diane de Poitiers, membre de la cour du roi Henry II, est ainsi morte d’avoir bu chaque jour un mélange de chlorure d’or et d’éther.

Respectée et influente dans le domaine des arts et de la politique, cette figure de la Renaissance avait à sa charge l’éducation des héritiers du roi, dont elle était l’amante. Mais ce qui distinguait aussi Diane de Poitiers, c’était sa jeunesse éternelle. Quelques mois avant sa mort, à l’âge de 66 ans, elle rencontre Brantôme, et inspire l’historien, qui évoque dans ses textes de « son apparence délicate ». « Je pense que si cette femme avait vécu cent ans de plus, elle n’aurait pas vieilli », assure-t-il, visiblement troublé face au visage si lisse de la comtesse.

Si Diane de Poitiers a succombé à sa volonté de devenir immortelle, elle n’est pas la seule à avoir été tenté par l’or comme élixir de jouvence. Tout commence au , lorsqu’un alchimiste découvre comment dissoudre l’or pour en faire un liquide. Avant d’être prisé par les nobles au XVIe siècle, le précieux métal est tour à tour considéré comme le remède à la démence, ou encore à l’épilepsie. Plus tard, en 1578, le pape Jean XXI rédige sa propre recette de potion anti-vieillissement, qui mélange notamment l’or, le cuivre, le plomb, et du blanc d’œuf pour la bonne mesure. Concoction qu’il préconise de placer « dans l’urine d’un enfant vierge ». L’histoire ne dit pas quels étaient les effets secondaires de cette mixture, prescrite pendant six jours. Au moins un bon vomito.

Source : Universalis

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Trois mystérieux symboles d’or découverts dans le sarcophage noir d’Alexandrie


Dans le sarcophage noir, il n’y avait pas juste 3 squelettes, mais aussi 3 symboles gravés sur papier d’or. Après avoir contacté plusieurs chercheurs, un parmi eux a répondu pour énoncer selon lui, les significations de ces symboles.
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Trois mystérieux symboles d’or découverts dans le sarcophage noir d’Alexandrie

Crédits : Egyptian Ministry of Antiquities

par  Malaurie Chokoualé

Finalement, la saga du sarcophage en granit noir massif découvert en Égypte continue, et le mystère s’épaissit.

Elle a débuté début juillet par sa découverte à Alexandrie, avait enchaîné sur une pétition pour boire le liquide rouge qu’il renfermait, avant de se terminer sur les conclusions des archéologues il y a quelques jours. On pensait ne plus en entendre parler avant longtemps, mais le voilà qui revient au pas de charge : les archéologues ont à présent découvert d’étranges inscriptions en or à l’intérieur du sarcophage, rapportait Live Science le 20 août dernier.

De fait, le ministère égyptien des Antiquités a annoncé le 19 août dans un communiqué que trois dessins gravés sur des feuilles d’or avaient été retrouvés dans le sarcophage. Les archéologues n’ont toutefois pas encore commenté la déclaration ou la signification des motifs. C’est pourquoi Live Science a tenté de mener l’enquête. Ils ont contacté plusieurs experts non affiliés aux recherches pour leur soumettre les dessins. Jack Ogden, président de la Society of Jewellery Historians, est un des seuls chercheurs ayant répondu par l’affirmative. Celui-ci a mené de nombreuses recherches sur les bijoux en or égyptiens d’il y a 2 000 ans.

Selon lui, le premier dessin représente un serpent qui n’a pas de peau, assez courant sur les bijoux égyptiens.

Liés à la déesse funéraire Isis, « les serpents sans peau ont une connotation de renaissance (parce qu’ils ont perdu leur peau) et sont donc capables d’effectuer une connexion funéraire », explique Ogden.

Crédits : Egyptian Ministry of Antiquities

Le dessin suivant représente une branche de palmier ou un épi de blé, et tous les deux sont des motifs communs « liés à la fertilité et à la renaissance », poursuit le scientifique.

Crédits : Egyptian Ministry of Antiquities

Enfin, le dernier dessin, plus énigmatique que les autres, pourrait représenter une cosse de graines de pavot, bien qu’Ogden précise bien qu’il n’est pas certain de ce qu’il avance.

« L’opium semble avoir été assez largement utilisé en Égypte à des fins médicinales, mais il peut y avoir un lien – du moins dans l’esprit ancien – entre ses qualités qui induisent le sommeil, et la mort et la renaissance », suppose-t-il. « C’est intrigant. »

La signification de ces représentations reste ainsi encore très mystérieuse.

Crédits : Egyptian Ministry of Antiquities

Sources : Live Science/Egyptian Ministry of Antiquities

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi y a-t-il un tapis rouge lors des cérémonies ?


Le tapis rouge qui était une marque de respect et de pouvoir lors des cérémonies ou réceptions a d’abord été réservé pour les dieux et déesses, ce n’est qu’avec le temps, que le tapis rouge s’est imposé pour les politiciens, les vedettes et autres
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Pourquoi y a-t-il un tapis rouge lors des cérémonies ?

 

tapis rouge cinéma festival

Crédits : Flickr / GabboT

 Qu’il s’agisse de figures politiques ou culturelles, les grandes personnalités de ce monde ont donc pour la plupart été amenées à arpenter le tapis rouge pour des occasions qui suscitent autant la curiosité que l’admiration. Mais d’où vient donc cette tradition de fouler le tapis rouge ?

Si l’usage du tapis rouge semble assez récent, il n’en est pourtant rien ! Dès la Grèce antique, des références à ce sol si reconnaissable sont répertoriées, notamment dans une pièce de théâtre écrite au Ve siècle avant J.-C. par Eschyle et intitulée Agamemnon. Durant l’intrigue, le héros est victime d’une ruse de sa femme Clytemnestre, qui désire le tuer pour se venger d’avoir tué leur fille, Iphigénie. Pour lui tendre un piège à son retour de la Guerre de Troie, elle dispose un tapis cramoisi au sol, feignant de lui réserver un accueil triomphal. D’abord hésitant à s’attribuer un honneur normalement réservé aux dieux, Agamemnon ose pourtant souiller de ses pas ce précieux symbole de pouvoir. Cet affront sera le dernier pour lui, puisqu’il sera tué par sa femme juste après.

Dans l’Antiquité, il est aussi courant d’en utiliser un de couleur mauve pour accueillir les personnes issues de l’aristocratie, et ainsi faire preuve de respect envers ceux des classes supérieures. Mais c’est véritablement la couleur rouge qui va s’imposer. Pourquoi ? Chez les aristocrates de la Renaissance – tout comme chez les Mayas et les Aztèques – un tapis coloré en rouge était synonyme de prospérité, notamment en raison du coût qu’impliquait la teinture du tissu, très chère à réaliser. Dès lors, cette couleur a été associée au prestige social, et plus généralement à l’opulence.

festival cannes

Crédits : PxHere

C’est beaucoup plus tard que le tapis rouge a été véritablement adopté, particulièrement par les Américains. En 1821, le président James Monroe effectue une visite officielle en Caroline du Sud, déplacement durant lequel il est accueilli avec les honneurs du “red carpet” : là encore, c’est un symbole de pouvoir autant qu’une marque de respect. À l’aube du XXe siècle, une grande compagnie ferroviaire américaine va également en utiliser pour orner les sols de ses trains, afin d’accueillir et de guider les passagers. Mais comment le tapis rouge est-il passé des locomotives aux soirées hollywoodiennes ?

Au fil des avant-premières et des cérémonies, le tapis rouge s’est imposé, notamment en 1922 à l’occasion de la première de Robin des bois, film d’Allan Dwan avec Douglas Fairbanks – véritable star de l’époque. Sid Grauman, propriétaire du cinéma qui accueille l’événement, a l’idée de mettre en place un tapis rouge pour ajouter au glamour de la soirée. Aussitôt, cette initiative est imitée lors de nombreuses autres manifestations similaires. C’est donc tout naturellement qu’en 1961, l’Académie des arts et des sciences du cinéma – celle-là même qui décerne les Oscars – l’adopte pour la prestigieuse cérémonie de remise des prix. Depuis ces années, le tapis rouge est donc devenu un incontournable des soirées glamour et des réceptions officielles.

Quand on voit la fascination qu’ils et elles peuvent susciter aujourd’hui, on peut affirmer que les stars de cinéma ont remplacé les dieux de l’Antiquité dans l’imaginaire collectif. Toutefois, seul le tapis rouge perdure.

Sources : LiveScienceMental Floss

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Le Saviez-Vous ► L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie


La jaunisse est une maladie connue depuis bien avant notre ère. Mais l’ABC de l’hépatite, il a fallu que des volontaires (plutôt victimes) de la Deuxième Guerre Mondiale, puis des enfants et autres personnes plus faibles pour mieux comprendre cette maladie
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L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

«La jaunisse: si son corps est jaune, son visage jaune, ses yeux jaunes, si ses chairs deviennent flasques: c’est la jaunisse.»

Voici la description de la jaunisse telle que formulée près de sept cents ans avant Jésus-Christ sur des tablettes cunéiformes datant de l’apogée de l’empire Assyrien.

Une découverte surprenante

Issu d’une longue lignée d’érudits et d’aristocrates, Sir Austin Henry Lajard a connu, pour le moins, une vie bien remplie. Né à Paris en 1817, il fut connu comme un grand voyageur, un politicien engagé et un diplomate. On dit aussi de lui qu’il fut un collectionneur, un archéologue, un écrivain, un historien de l’art et un dessinateur. Passionné par les recherches archéologiques, il fut le premier à identifier Kuyunjik comme étant le site de l’ancienne ville de Ninive. Avec son protégé et élève Ormuzel Rassam, il découvrit dans les ruines d’un palais construit sous le règne d’Assurbanipal (668-626 ans avant J.C.), le dernier grand roi de l’Assyrie, une véritable bibliothèque constituée de 20 000 tablettes cunéiformes dont plus de 600 traitaient de la médecine.

De 1852 à 1880, Sir Lajard connaitra une carrière politique houleuse grâce à son caractère particulièrement enflammé. Il prit par la suite sa retraite à Venise où il consacra les dernières années de sa vie comme collectionneur et comme écrivain de l’histoire de l’art vénitien.

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère.

La période antique

C’est dans le traité d’Hippocrate que l’on retrouve pour la première fois le mot ictère pour décrire cette maladie du foie. Il viendrait de la fouine (en grec: iktos), ce petit mammifère dont les conjonctives sont jaunes. Hippocrate préconisait un traitement qui, comme il l’écrivait : «réussissait dans la plupart des cas». Il s’agissait de ramollir la surface du corps par des bains chauds et lubrifier les intestins et la vessie, car selon l’illustre médecin, l’ictère est causé par une bile extrêmement agitée qui se fixe immédiatement au-dessous de la peau. Il était aussi d’usage d’appliquer des sangsues à l’anus. On pouvait aussi comprimer le ventre avec des bandelettes de tissu et faire respirer des odeurs fétides. D’autres auteurs de l’époque citèrent la jaunisse, dont Rufus d’Éphèse et Arétée de Cappadoce qui décrivait ainsi les symptômes de la maladie:

«La peau prend une teinte verdâtre ou d’un jaune qui tire sur le blanc, si les malades ont une jaunisse plus marquée; le sommeil est assez calme, peu troublé par des rêves. » (Arétée (de Cappadoce), Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, traduit du grec par M. L. Renaud, médecin, Paris, 1834, p.119)

Le Moyen-Âge et la Renaissance

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère. L’évêque de l’époque écrivit au pape Zacharie pour l’informer qu’une épidémie d’ictère faisait rage dans sa ville. Le Saint-Père lui conseilla d’isoler les malades pour éviter une contamination encore plus importante. Il faudra attendre près de 15 siècles plus tard pour que cette idée de maladie contagieuse refasse surface. Elle est due à un médecin italien dont nous avons souvent parlé dans cette chronique : le docteur Girolamo Fracastoro.

Dans son ouvrage paru en 1546 et intitulé De Contagione et Contagiosis Morbis, il soutient la thèse que les épidémies ne sont pas l’œuvre de la vengeance de Dieu, mais bien d’organismes vivants si petits qu’ils sont invisibles à l’œil nu, organismes qu’il nomme seminaria contigionis.

L’origine du sapin de Noël

Quant à l’évêque qui avisa le pape Zacharie de l’épidémie de jaunisse, il n’était nul autre que Saint Boniface. Une charmante légende lui est d’ailleurs attribuée. Voulant convaincre les druides des environs de Geismar que le chêne n’était pas un arbre sacré, il fit abattre le chêne de Thor, vénéré et adoré pour sa robustesse. En tombant, l’illustre arbre écrasa tout ce qui se trouvait sous lui sauf un jeune sapin. Comme au même moment, Boniface prêchait sur la Nativité, il aurait déclaré :

«Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus».

Décidément, Boniface avait l’esprit aussi religieux que scientifique…

Une jaunisse contagieuse

Il faut dire qu’on avait remarqué depuis longtemps que la jaunisse suivait les armées lors des opérations militaires. On parlait même de jaunisse des camps. Mais malgré toutes ces présomptions sur l’origine infectieuse de certaines hépatites, un grand pathologiste allemand et politicien allait camper des positions niant littéralement l’existence d’agents infectieux. Pour Rudolph Virchow, toute maladie trouvait son explication par l’anatomie et la pathologie. Il élabora alors la théorie de l’ictère catarrhale qui serait reliée à des poisons putrides formés dans l’intestin ou encore provoquée par un choc nerveux occasionné par le passage de la vie civile à la vie militaire. C’est de ces observations que nous viendrait l’expression populaire qui veut qu’une grande émotion puisse déclencher une jaunisse (… en faire une jaunisse).

Pourtant plusieurs illustres médecins de ces époques militaient en faveur d’autres causes. Ainsi pour J.-P. Herliz en 1761, les jaunisses pouvaient être dues aux temps humides, au manque de nourriture ainsi qu’à la peine, la tristesse et certains troubles psychiques. Georges Dieulafoy parlait en 1898 d’ictère vernal ou automnal (Jean-Louis Payen, L’histoire de la jaunisse : Des Sumériens à nos jours, CHU Toulouse, Journée d’hépatologie de l’Hôpital Henri Mondor, 2001)

On injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains.

    Les preuves de l’origine infectieuse s’accumulent

    Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que la première observation scientifique permit de relier une infection à une jaunisse et ce fut le fruit du hasard et du sens d’observation d’un médecin allemand, le Dr A. Lürman. En effet, celui-ci, officier de santé publique, vaccina 1 289 ouvriers des chantiers navals de Brème contre la variole. Lürman suivit ces ouvriers et remarqua que 191 d’entre eux eurent une jaunisse suite à ces vaccinations. Qui plus est, seuls ceux vaccinés avec un certain lot développèrent la maladie. Il publia ses observations dans une revue allemande, mais sa découverte passa quasiment inaperçue (Lürman A., Eine icterusepîdemie, Berliner Klinish Wochenschrift, 1885; 22 : 20-27).

    Il n’existait pas de modèle animal où il aurait été possible de transmettre la maladie, ce qui limitait de beaucoup les expérimentations permettant d’isoler le ou les agents infectieux. La Seconde Guerre mondiale allait apporter l’occasion de contrer ce problème en utilisant des «volontaires» humains pour étudier la maladie. Durant ces expérimentations, on injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains. À part ces prisonniers de guerre plus ou moins volontaires (ce devait être plutôt difficile de refuser lorsqu’on vous offre le choix entre mourir sur le champ ou participer à une expérience), plus tard des enfants handicapés mentaux furent aussi recrutés pour prendre part à des expériences similaires. Suite à ces multiples résultats, il fut possible dès 1947 de dégager deux types d’hépatites: l’hépatite A, pour celle transmise par voie oro-fécale et l’hépatite B, pour celle transmissible par le sang et ses dérivés.

    La découverte des agents viraux pour les hépatites A et B se fit durant les années 1960-1970. Le concept de virus Non A Non B fut élaboré vers 1975 par Stephen Feinstone, un grand spécialiste américain qui publia ses résultats dans le New England Journal of Medicine. Ce virus prendra le nom d’hépatite C en 1989 grâce aux recherches de Q. Choo, G. Weiner et de leurs collaborateurs. Tel fut donc l’ABC de cette maladie.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/