Le Saviez-Vous ► Superstition : Pourquoi briser un miroir porte-t-il malheur ?


S’il fallait qu’on soit maudit à chaque fois qu’on casse un miroir, on serait bien malheureux. Le miroir existerait depuis au moins 6 milles ans. À cette époque, il était incassable. Plus tard, il était en verre, mais recouvert d’une couche de mercure et il fallait mettre le prix. On peut comprendre qu’un miroir cassé était pour eux, un malheur. Puis, 7 ans malheurs était relié à la religion chrétienne ou bien un semblant de savoir scientifique
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Superstition : Pourquoi briser un miroir porte-t-il malheur ?

@Getty Images

A l’origine, il y a la peur et l’ignorance des lois de la nature.

« Les superstitions servent à contrôler son anxiété en ayant l’impression de maîtriser son environnement et des événements qui ne relèvent pas de la seule volonté. La pensée magique est activée quand l’anxiété dépasse la pensée rationnelle », analyse Nicolas Roussiau, psychologue social, coauteur de La Superstition aujourd’hui (éd. De Boeck).

Pas toujours facile de retrouver leur racine précise.

« Elles sont le plus souvent d’origine religieuse », observe l’historienne Eloïse Mozzani, auteur du Livre des superstitions (éd. Robert Laffont).

« Religion et superstitions ont toujours coexisté à deux niveaux différents : quand la religion prépare l’au-delà, les superstitions sont censées agir sur le présent, ici et maintenant. »

Malheur, si on brise un miroir

Fabriqués en pierre (en obsidienne) ou en métal poli (en or, argent, cuivre, bronze), les premiers miroirs (6 000 ans avant J.-C.) étaient incassables. Les Grecs, qui pensaient que le miroir était le reflet de l’âme, pratiquaient la catoptromancie : on lisait l’avenir dans un miroir improvisé, un récipient en terre cuite recouvert d’une pellicule d’eau. Si ce « miroir » se brisait, la personne qui venait consulter l’oracle était déclarée maudite.

Au XVIe siècle, à Venise, comme les premiers miroirs en verre étaient recouverts d’une couche d’étain et de mercure, ils coûtaient cher. Les maîtres de maison menaçaient donc les domestiques de sept ans de malheur s’ils le cassaient.

Pourquoi sept ? Parce que depuis l’Antiquité, c’est un chiffre symbolique. Dans la Bible, les sept vaches maigres du songe de Pharaon annoncent sept années de malheur ; chez les Romains, on considère que le corps se régénère tous les sept ans.

https://www.caminteresse.fr/

"Les enfants peuvent être rassurés, Momo est morte"


Il parait que l’art ne se discute pas … Enfin, à chacun ses goûts ! Pour ceux qui essaient de rassurer des jeunes qui ont peur, ils pourront leur dire que Momo n’existe plus. Elle ne peut pas du tout faire de mal. À mon avis, par contre, il est important d’inculquer aux enfants, de ne pas donner des informations personnelles sur le Web et de ne pas croire, n’importe quoi. Ce genre de chose ressemble aux chaines de lettres quand nous étions petits, qui prédisaient malheurs si on ne copiait et n’envoyait pas 7 lettres identiques.
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« Les enfants peuvent être rassurés, Momo est morte »

 

Par: Deborah Laurent

L’artiste à l’origine de la sculpture qui a inspiré le challenge MoMo a annoncé avoir détruit son oeuvre. MoMo a été créée par un sculpteur japonais Keisuke Aiso.

La sculpture originale est intitulée Mother Bird et était exposée depuis 2016 dans une galerie à Tokyo. Le visage effrayant a inspiré le MoMo challenge qui invite les enfants et adolescents à réaliser des défis dangereux. Comme se scarifier ou attenter à ses jours.

Le visage terrifiant de MoMo apparaît dans des dessins animés sur YouTube. Le sculpteur en a eu marre de la mauvaise réputation de sa création: il a décidé de la démolir.

« Les enfants peuvent être rassurés. Momo est morte », a-t-il déclaré au journal The Sun. « Elle n’existe pas et la malédiction a disparu. »

https://www.7sur7.be/

À New York, des sorcières se réunissent pour jeter des sorts à Donald Trump en direct sur Facebook


Bon, cela ne donnera pas grand chose, seulement montrer la colère de certains contre la nomination Brett Kavanaugh et aussi contre Donald Trump.
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À New York, des sorcières se réunissent pour jeter des sorts à Donald Trump en direct sur Facebook

 

par  Laura Boudoux

L’événement diffusé en live sur Facebook et Instagram se tenait samedi 20 octobre dans une librairie de Brooklyn, raconte The Independent.

Des sorcières s’y sont réunies pour jeter un sort au juge Brett Kavanaugh, siégeant à la Cour suprême des États-Unis depuis le début du mois d’octobre

Un « acte de résistance et de résilience » pour protester contre l’homme de droit, visé par des accusations d’agressions sexuelles. Le sort visait également « tous les violeurs et le patriarcat qui les enhardit, les récompense et les protège », ont précisé les organisatrices de l’événement.

Les sorcières de la librairie Catland ont installé des poupées de chiffons, censées représenter Brett Kavanaugh, mais également Donald Trump, dans un cercle tracé à la craie, contenant aussi trois bougies plantées de clous. Sur Facebook, les sorcières ont donné quelques conseils aux amateurs de magie noire, pour que les internautes puissent reproduire le sort chez eux. De la terre récoltée dans un cimetière, des clous de cercueil, une bougie noire, un miroir brisé, ou encore de l’eau des toilettes sont notamment nécessaires pour sceller la malédiction.

« Le mal que nous voulons infliger à Kavanaugh et Trump, c’est qu’ils soient exposés et montrés au grand jour pour ce qu’ils sont, puis évincés, ou au moins discrédités », a expliqué Dakota Bracciale, la co-propriétaire de Catland Books.

Quand leur sort sera-t-il efficace ? 

« Le plus tôt possible », répondent les sorcières, qui ajoutent tout de même auprès de BBC News qu’il « n’existe pas de calendrier précis pour ces choses-là ».

En 2017, le même groupe avait organisé trois rituels destinés à maudire Donald Trump. Une autre réunion de sorcière devrait être organisée le 3 novembre prochain, pour consolider le sort. 

« D’un point de vue pratique, il y a bien un sort et nous allons les maudire et leur souhaiter de mauvaises choses. Mais le plus important, c’est cette réunion d’individus qui sont d’accord que nous vivons un moment important pour notre pays », expliquent les sorcières libraires.

Les propriétaires de Catland Book ont confirmé que tous les bénéfices dégagés par ces soirées seraient reversés à des associations, notamment le Planning Familial.

Sources : Reuters / BBC News / The Independent

https://www.ulyces.co

Le «Momo Challenge», un défi dangereux


Momo challenge continu à se multiplier et se faire connaître. La cybersécurité policière, ne sait toujours pas qui se cache sous ce jeu qui propse des défis de plus en plus malveillants sous peine de malédictions et de menaces. Ce jeu utilise WhatsApp pour clavarder avec les joueurs, cette application appartient à Facebook. N’aurait-il pas intérêt à débusquer le ou les auteurs de WhatsApp et d’informer la police ?
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Le «Momo Challenge», un défi dangereux

 

 

JEAN SIAG
La Presse

L’affaire, nébuleuse, prend de l’ampleur. Depuis quelques semaines, de jeunes utilisateurs des réseaux sociaux sont pris pour cible par un mystérieux personnage appelé Momo, qui les incite à faire des gestes violents sous peine de menaces. Le phénomène, mondial, est devenu viral

Explications.

Il est représenté par une poupée à la peau diaphane, aux longs cheveux noirs, aux yeux exorbités et au sourire diabolique – apparemment inspirée d’une sculpture créée par l’entreprise japonaise d’effets spéciaux Link Factory. Et il répond au nom de Momo.

Son modus operandi? Un message est envoyé sur les réseaux sociaux avec un numéro privé à ajouter sur l’application de messagerie WhatsApp. Il s’agit d’une invitation à participer au «Momo Challenge». Une fois ajouté à leurs contacts, les jeunes utilisateurs peuvent communiquer avec ledit Momo pour «jouer le jeu».

Selon Jean-Philippe Décarie-Mathieu, spécialiste en cybersécurité aux Commissionnaires du Québec, c’est à ce moment que le processus est mis en branle. Le «challenge» en question serait une série de défis malveillants à relever sous peine de menaces et de malédictions.

«Le but de Momo n’est pas clair, analyse-t-il. C’est une forme d’exercice de domination où un ou des individus font chanter leurs victimes en les menaçant de dévoiler leurs informations personnelles, qui existent souvent déjà sur les réseaux sociaux. Ce sont des informations relativement faciles à obtenir.»

Un scénario qui rappelle le «Blue Whale Challenge» à l’origine d’une centaine de suicides en Russie il y a deux ans. La série de fiction dystopique Black Mirror et le film Nerve sorti en 2016 abordaient également ce thème.

Selon The Daily Mail et la chaîne publique BBC, trois numéros de compte WhatsApp partagés en ligne seraient liés à Momo. Ils proviendraient du Japon, de la Colombie et du Mexique. Le «Momo Challenge» a mené la semaine dernière au suicide d’une jeune fille de 12 ans, en Argentine, qui relevait le défi…

Multiplication de Momo

«On ne sait pas qui se cache derrière le personnage de Momo, mais on soupçonne un groupe d’intimidateurs, nous dit Nellie Brière, spécialiste des réseaux sociaux et du « trollage ». Le problème, c’est que comme c’est un phénomène internet, il y a plein de nouveaux Momo qui sont nés du fait qu’on en parle…»

L’effet copycat, qui entraîne la multiplication des Momo, complique évidemment la tâche des policiers, qui doivent départager le vrai des faux. Plus il y a de Momo, plus les pistes sont brouillées.

«S’ils sont habiles, on pourrait ne jamais les retrouver, croit Jean-Philippe Décarie-Mathieu. En termes de maîtrise de la technologie, les services policiers ont de 10 à 15 ans de retard sur les cybercriminels.»

Il y a un effet boule de neige, croit Nellie Brière.

 «Les gens vont monter en épingle leur histoire avec Momo, qui est peut-être fausse, mais qui va générer des like. Ces histoires sont ensuite reprises par des youtubeurs qui voient augmenter leur nombre d’abonnés et leur visibilité. Allez savoir après ce qui est vrai et ce qui est faux…»

On sait peu de choses sur le déroulement de ces séances de clavardage avec Momo, mais les témoignages relayés dans les médias par des ados qui ont joué le jeu parlent d’incitation à la violence et d’échanges de contenus violents.

«C’est basé sur le principe de la rumeur et de la légende. Au début, Momo est sympathique, mais petit à petit, il instaure des règles qu’il faut respecter sous peine de malédictions.»

«Par la suite, il lance des défis aux jeunes. Dans certains cas, il y a de l’extorsion et du piratage. Grâce à certaines techniques, ils ont la capacité de prendre possession de votre téléphone», poursuit Mme Brière.

Une fois hameçonnés, la plupart des jeunes prennent peur.

«Les ados ont peut-être consommé de la porno, échangé des sextos, ils ont peut-être fait des choses qu’ils ne veulent pas voir dévoiler, poursuit Nellie Brière. Ils auront donc tendance à obtempérer et à faire ce qu’on leur demande. C’est du chantage.»

Une escalade d’actions

Que sait-on de ces défis malveillants?

«C’est une escalade d’actions périlleuses et violentes, avance Nellie Brière. Mais là encore, ça relève de la légende, on ne sait pas ce qui est vrai… Il y a aussi un exercice de désensibilisation parce que certains défis consistent à regarder une photo ou une vidéo hyperviolente…»

Les services policiers sont au courant du phénomène. Des jeunes de Longueuil auraient d’ailleurs été pris pour cible. Aucun cas n’a toutefois été rapporté à la Sûreté du Québec (SQ), qui suit la situation de près.

«Nous sommes bien au fait de ce phénomène et on prend ça au sérieux, nous dit le sergent Daniel Thibodeau, porte-parole de la SQ, mais nous n’avons reçu aucune plainte jusqu’à présent.»

Le sergent Thibodeau invite les jeunes à la vigilance.

«Il faut s’abstenir de communiquer avec des inconnus sur les réseaux sociaux, rappelle-t-il. Ceux qui ont été en contact avec Momo devraient alerter une personne de confiance ou la police. Ils peuvent aussi faire des captures d’écran de leurs conversations et nous les envoyer.»

Jean-Philippe Décarie-Mathieu croit que les autorités ont raison d’appeler la population à la vigilance, mais il ne s’inquiète pas outre mesure de la portée de Momo.

«Ils créent un mouvement de panique, ils jouent sur la peur de la technologie, mais malgré le décès en lien avec le Momo Challenge, leur portée est limitée. D’autant plus que la plateforme WhatsApp est encore peu utilisée ici.»

Des jeunes vulnérables

Pour Nellie Brière, cette histoire illustre bien à quel point les jeunes ne sont pas bien outillés pour détecter les pièges sur les réseaux sociaux.

 «Ils ne sont pas conscients non plus de ce que leur téléphone contient», déplore-t-elle.

«On laisse les jeunes à eux-mêmes, malheureusement. Ce genre de légende fonctionne bien auprès d’eux. Le fait que la police en parle incite probablement certains d’entre eux à embarquer. Évidemment, il ne faut jamais divulguer ses informations personnelles. Il faut aussi vérifier ce qu’on a dans nos comptes, dans nos photos, tout ce qui pourrait être utilisé contre eux.»

Nellie Brière croit que Facebook, qui détient la plateforme WhatsApp, ne peut pas rester les bras croisés.

«Si le phénomène est viral, c’est que les réseaux le permettent. Est-ce que Facebook collabore avec la police? Est-ce qu’ils font quelque chose pour éviter que ça se propage encore plus ? S’ils ne font rien, ce genre de situation va se reproduire, c’est sûr. Il ne s’agit pas juste de trouver qui se cache derrière Momo, mais de mettre fin à cette coulée-là.»

http://www.lapresse.ca/

Certaines personnes veulent boire le “jus de momie” à l’intérieur du sarcophage. Pourquoi ?


J’ai vu cet article après mon repas, ouf ! J’ai mal au coeur. Pour faire suite au billet présent sur l’ouverture du sarcophage noir en granite en Égypte. Quelle idée saugrenue d’avoir de telles idées que de boire le liquide enfermé dans le sarcophage avec des corps qui ont décomposés, enfermés depuis 2 000 ans. J’espère aussi que c’était juste une blague, disons le très glauque.
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Certaines personnes veulent boire le “jus de momie” à l’intérieur du sarcophage. Pourquoi ?

 

Crédits : Ministère Egyptien des Antiquités

par Brice Louvet

Il y a deux jours, des archéologues ouvraient un mystérieux sarcophage vieux de 2 000 ans – probablement le plus grand jamais trouvé à Alexandrie, en Égypte – pour voir ce qu’il y avait dedans. Trois squelettes ont été découverts, et beaucoup d’eau infiltrée. Une pétition propose aujourd’hui de pouvoir boire ce jus d’eaux usées à l’intérieur. Pourquoi ?

Il y a quelques jours un énorme sarcophage de granit noir était découvert lors d’une fouille dans la ville d’Alexandrie, sur la Côte-Nord de l’Égypte. Il vient d’être ouvert, malgré la réticence de certains, qui craignaient une malédiction. Trois momies, considérablement endommagées, ont été retrouvées à l’intérieur, avec de l’eau infiltrée, devenue rougeâtre. Mais alors que des analyses sont actuellement en cours pour tenter d’identifier les trois squelettes ainsi que les causes de leur mort, une pétition publiée sur Change.org, demande l’autorisation de pouvoir boire ce “jus de momie”.

“Nous devons boire le liquide rouge du sarcophage sombre maudit sous la forme d’une sorte de boisson énergétique carbonatée afin que nous puissions assumer ses pouvoirs et enfin mourir“, peut-on lire dans la pétition, qui compte à l’heure où nous écrivons ces lignes déjà 5 000 signataires.

Bien sûr, nous réalisons, ou du moins espérons que la pétition est une blague. Toujours est-il que Livescience a demandé à au microbiologiste Rolf Halden, professeur et directeur du Centre de génie de la santé environnementale à l’Institut Biodesign de l’Université d’Arizona, ce qu’il se passerait si quelqu’un arrivait à boire cette eau usée. Et bien sûr, ce n’est pas génial.

“Les eaux usées – et les débris provenant des corps en décomposition – contiennent, vous vous en doutez, une tonne de micro-organismes, et certains d’entre eux sont potentiellement dangereux. Vous retrouverez très probablement des virus, des bactéries et d’autres pathogènes, y compris certaines bactéries capables de former des “endospores”, qui sont extrêmement difficiles à tuer, note le chercheur. Les spores sont connues pour survivre dans des spécimens en décomposition depuis des milliers, voire des millions d’années“.

Le chercheur ajoute que, bien qu’il y ait effectivement plusieurs raisons de ne pas boire ce “jus”, son laboratoire serait heureux d’en analyser un échantillon (juste quelques millilitres).

En attendant, les chercheurs devront maintenant s’atteler à répondre à plusieurs questions : qui étaient ces trois personnes ? Quand exactement ont-ils vécu ? Qu’est-ce qui les a tués ? Pourquoi ont-ils été enterrés dans un sarcophage aussi massif ? Et comment cette eau a-t-elle pu s’infiltrer dans le tombeau ?

https://sciencepost.fr

Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert


Surement, que plusieurs internautes ont voulu lancer quelques blagues à l’éventuelle ouverture d’un sarcophage récemment découverte . Mais il semble que d’autres font partie adeptes aux théories du complot suite aux légendes du tombeau de Toutankhamon et aux films des malédictions des momies. De toute manière, les archéologues savent très bien que l’ouverture d’un tombeau doit fait avec précautions, non pas à cause des malédictions mais son contenu livré à l’air libre peut être dangereux.
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Panique sur internet alors qu’un sarcophage vieux de 2.000 ans va être ouvert

 

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

«Ce tombeau sera votre tombeau!» | Daniel H. Tong via Flickr CC License by

Repéré par Nina Pareja

Le film «La Momie» n’y est pas pour rien.

 

Repéré sur The Independent

Si l’on en croit tous les bons nanars mettant en scène des archéologues douteux qui s’attaquent à des tombes égyptiennes, il est très peu recommandé d’ouvrir un sarcophage, sous peine de mort, d’attaques de momies, de mauvais sorts et tout ce qui s’en suit.

Il y a quelques semaines, des archéologues ont fait une étonnante découverte à Alexandrie en Égypte: un sarcophage en granit noir intact et vieux de 2.000 ans. C’est le plus gros jamais découvert –185 cm de haut, 265 cm de long et 165 cm de large– mais surtout, on ne sait pas ce qu’il abrite. Est-ce qu’il se pourrait que ce soit le sarcophage d’Alexandre Le Grand? La sculpture d’un buste d’homme retrouvée non loin pourrait confirmer cette hypothèse. La tombe appartient en tous cas à la période ptolémaïque, qui se termine avec la mort de Cléopâtre en 30 av J.-C.

«Il est risqué d’ouvrir directement ce sarcophage, explique Ayman Ashmawy à Futura-Sciences. Nous avons besoin de nous préparer.»

Plus que les malédictions, les archéologues craignent d’endommager l’objet en le déplaçant, sachant que son couvercle pèse quinze tonnes. De plus, une brutale exposition à l’air libre de son contenu peut être très risquée.

Complotistes et superstitieux s’en donnent à coeur joie

Un mystère, une tombe, des superstitions… Autrement dit du pain béni pour les internautes

«Il n’y aurait pas un film ou une série sur pourquoi c’est probablement une mauvaise idée?»

L’une d’entre eux tente la théorie du complot:

«Les tremblements de terre au Mexique ont révélé un Temple Maya, les sécheresses nous ont montré de gigantesques menhirs du néolithique en Irlande et là il y a ce gros sarcophage en Égypte. Soit c’est la fin du monde soit c’est une manière vraiment dingue de promouvoir le prochain Indiana Jones.»

D’autres sont un peu plus pessimistes:

«On va tous mouriiiiir.»

Pour certains et certaines, rien ne peut être pire que l’état du monde actuel.

«*Le sarcophage s’ouvre*
*L’esprit maléfique sort*
MWAHAHAHA, finalement, après des siècles de repos, je reviens pour libérer un chaos comme vous n’en avez jamais vu…
*regarde autour*
Euh… Est-ce qu’une autre force m’a devancé? Non?
Vous avez fait ça vous même? Et bien, bon travail… Je suppose?»

Le traumatisme Toutankhamon

 

Les origines de ces superstitions remontent à la découverte du tombeau de Toutankhamon au début du XXe et à tous les films et histoires qu’il a inspirées. Deux hommes sont à l’origine des fouilles, Lord Carnavon, homme d’affaires anglais et Howard Carter, égyptologue. Après deux ans de recherches, ils mettent la main, un peu par hasard, sur des marches qui mènent au tombeau de Toutankhamon. La légende prétend qu’à l’entrée du tombeau était inscrit:

«La mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon».

Or une série de morts inattendues entoure cette découverte. Dix-sept personnes, dont Lord Carnavon lui-même, trouvent la mort après avoir été en contact avec le tombeau.

Si l’on écoute la science, ce serait plutôt la tuberculose ou des pneumonies qui auraient emporté ces personnes, surtout sachant que les tombeaux regorgeraient de champignons toxiques. Et puis, la fameuse inscription n’était finalement qu’une invention.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal


L’ignorance est source trop souvent de discrimination. Et les femmes sont des cibles depuis des siècles de discrimination de tout genre. Ici, c’est une tradition du Népal basée sur une légende que la femme a subit une malédiction par ses menstruations, et doit être exclue certains jours dans des abris infectes loin de tous, ainsi que la femme qui vient d’accoucher n’ayant l’hygiène et une alimentation adéquate, et est mise en danger en plus par le froid, la faim, et même par des prédateurs sexuels. Le pire, c’est que c’est encore le cas en 2017. Une loi interdit cette exclusion et sera mise en pratique en 2018 et comme on sait les traditions sont longues à changer, ce sont les femmes qui continue cette pratique sans contrainte
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Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal

 


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PAR MARINE GASC

Aujourd’hui je vous parle de chaupadi, cette tradition népalaise qui consiste à exclure les femmes de leur foyer lorsqu’elles ont leurs règles. Soit environ quatre jours par mois. Où vont-elles ? Que font-elles ? Pourquoi et depuis quand les Népalaises doivent fuir leur maison pour la simple et naturelle raison qu’elles perdent du sang menstruel ?

A l’origine de chaupadi, un dieu maudit

Dans la mythologie hindoue, Indra, le dieu des cieux, a une vie un peu compliquée, que la religion qualifie d’héroïque, et pourtant… D’abord, il a tué Vritra, un démon. Mais ensuite, sous les conseils avisés d’un autre dieu, il tue un brahmane (il s’agit d’un mec d’une caste importante dans l’hindouisme) mais les sanctions ne se font pas attendre. Il est maudit. Pour se racheter, Indra se cache dans une fleur pendant une année pour marquer sa pénitence auprès du dieu Vishnu. Ce dernier, sensible à la volonté du dieu Indra lui conseille alors de partager sa malédiction au sein de la création divine, les victimes furent les arbres, l’eau, la terre et les femmes (comme par hasard).

« Bien qu’Indra ait été si puissant qu’il puisse neutraliser les réactions pécheuses pour avoir tué un brāhmaṇa, il accepte le fardeau de ces réactions avec les mains jointes. Il a souffert pendant un an, puis s’est purifié, il a distribué les réactions pour ce meurtre pécheur parmi la terre, l’eau, les arbres et les femmes. »

En distribuant sa malédiction aux femmes, Indra a créé les menstruations. Et comme si perdre du sang n’était pas une sanction suffisante, il a décidé que les femmes seraient impures à ce moment-là et que quiconque les approcherait serait à son tour victime d’une malédiction plus ou moins horrible. Alors, depuis ce jour, dans le Nord et l’Ouest du Népal, les femmes ont été exclues de leurs foyers. Il s’agit d’une légende, évidemment, pour autant, en 2017 et après des siècles de pratique, le chaupadi existe toujours.

Les menstruations, de la malédiction à l’exclusion

Dhuna Devi Saud prepares to sleep inside the ?Chaupadi? shed in the hills of Legudsen Village at Achham District

Pour les filles, l’exclusion commence dès leurs premières règles et pas de la plus douce des manières. Lors du premier cycle menstruel, les plus jeunes sont bannies de la maisonpendant treize jours. La fois d’après pendant sept jours, puis au moins quatre jours chaque mois suivant et ce jusqu’à la ménopause. Une femme est alors obligée de vivre pendant plus de 1700 jours dans sa vie dans une petite cabane en terre ou un abri à bétail pour ne pas déclencher la colère des dieux.

Selon les régions du Népal, les règles du chaupadi se sont assouplies et les femmes peuvent rester dans le foyer mais seulement dans une pièce, appelée baitkak, qui leur est réservée.

Le chaupadi n’est pas qu’un exil géographique, il est aussi social et alimentaire. Les femmes n’ont pas le droit d’approcher les enfants, les hommes, le bétail, les arbres fruitiers ou encore les livres. Elles ne peuvent pas participer à des cérémonies religieuses ou de quelconques fêtes. De plus, elles doivent s’en tenir à un régime alimentaire strict : pas de lait, pas de viande, ni de fruits ou légumes verts. En fait, elles peuvent consommer des aliments secs, des céréales et du riz, qu’elles n’ont pas le droit de cuisiner pour elles-mêmes.

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L’abri plus ou moins rudimentaire qui accueille la femme pendant le chaupadi s’appelle le goth. Il doit se situer à une distance minimale de 20 mètres du foyer le plus proche, ce qui entraîne une marche forcée de plusieurs centaines de mètres pour certaines femmes. Évidement, il n’y a aucun confort et encore moins de garde-manger dans le goth qui peut être une cabane en boue, un simple abri construit en bouses de vaches ou au mieux une petite étable avec un toit et une porte. Pendant l’exil, les femmes doivent lutter contre différentes menaces : le froid, le chaud, la faim, la soif, les animaux sauvages et les hommes. Lorsqu’il fait très froid, les femmes ont le droit d’allumer un feu dans leur abri, mais cela peut s’avérer dangereux, les risques de brûlure et d’asphyxie sont réels et les décès sont nombreux. Pour les prédateurs sexuels, le chaupadi est une aubaine, les femmes sont seules, sans aucune défense, dans des endroits reculés.

Question hygiène, les puits et points d’eau classique sont à bannir pour les femmes en période de menstruation, elles doivent rejoindre des puits qui leurs sont réservés, on les appelle les chaupadi dhara. En général très éloignés, les femmes ne les utilisent que le dernier jour des règles afin de laver leurs vêtements tachés et de prendre un bain avant de rejoindre le foyer. Sans bain « purificateur », il leur est interdit de rentrer chez elles.

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Selon les croyances, si les femmes ne respectent pas le chaupadi, les dieux peuvent se mettre en colère et sanctionner la famille entière en éliminant les troupeaux, les cultures, en asséchant les puits ou encore en ôtant la vie des proches. Si par accident, une femme qui a ses règles touche une personne, alors la victime doit se purifier avec de l’urine de vache.

La tradition s’applique aussi pour les femmes qui viennent d’accoucher, en effet, elles doivent s’isoler pendant onze jours avec leur nourrisson dès l’accouchement terminé. Les conséquences sont terribles pour ces femmes qui ne disposent d’aucun soin médical et d’aucune hygiène…

 Les conséquences du chaupadi au Népal

Si pendant leurs règles, les femmes doivent lutter contre le froid, le chaud, les animaux et les criminels, les femmes les plus vulnérables, comme celles venant d’accoucher, sont souvent victimes de leurs croyances et décèdent au sein même du goth. Par exemple, juste après l’accouchement, le corps d’une femme a besoin de plus ou moins de repos et parfois de soins particuliers. Elles n’ont rien pour éviter la fièvre puerpérale, rien non plus contre les hémorragies ou les prolapsus utérins qui sont des conséquences directes de l’accouchement. Il en est de même pour les nourrissons qui n’ont aucun autre soin que ceux que leurs mères leur prodiguent avec ce qu’elles ont à disposition : du lait maternel, quelques plantes, de l’eau lorsqu’elles ont la force d’aller en chercher.

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Depuis le 09 août 2017, une loi vient renforcer une décision de la Cour suprême du Népal de 2005 qui rend illicite la pratique de chaupadi. En effet, les personnes reconnues coupables d’exclure les femmes du foyer en période menstruelle peuvent encourir une peine de trois mois de prison et une amende de 3000 roupies. Cette loi devrait être applicable dès le mois d’août 2018, mais dès aujourd’hui on peut se rendre compte de la difficulté de son application, du fait de l’idée bien ancrée que les menstruations représentent une souillure, les femmes pratiquent d’elles-mêmes le chaupadi sans autre pression que celle de la tradition. Il ne reste alors qu’une solution, la communication et la sensibilisation…

Photographies de Poulomi Basu

Poulomi Basu est née à Calcutta, en Inde, si le chaupadi n’est pas pratiquée en Inde, pendant les menstruations, les femmes connaissent de nombreux interdits. Poulomi Basu n’a notamment pas pu se rendre au mariage de son frère car elle avait ses règles. L’artiste, journaliste et photographe a décidé de faire un reportage photo au Népal « a ritual of exile » pour montrer la discrimination dont les femmes sont victimes encore au XXIe siècle.

http://www.racontemoilhistoire.com