Les parois de cette grotte anglaise sont couvertes de protec­tions magiques contre le Diable


Alors qu’un guide touristique croyait que les dessins dans une grotte au Royaume-Uni était des graffitis, il s’avère que c’est des inscriptions datant entre le 17 et 18e siècles étaient pour conjurer les mauvais esprits.
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Les parois de cette grotte anglaise sont couvertes de protec­tions magiques contre le Diable

 

Crédits : Cres­well Crags

par  Malaurie Chokoualé

 

« Je pense que, de mémoire, c’est le plus grand nombre d’exemples [de signes de protec­tion] retrou­vés où que ce soit au Royaume-Uni », a déclaré le 15 février au Guar­dian Alison Fearn, spécia­liste en la matière de l’uni­ver­sité de Leices­ter.

À Cres­well Crags, une gorge calcaire du Nottin­gham­shire, des centaines d’ins­crip­tions magiques ont été décou­vertes dans un réseau de grottes.

Orga­ni­sa­tion cari­ta­tive passion­née par la vie souter­raine, Subter­ra­nea Britan­nica est à l’ori­gine de cette trou­vaille. Alors qu’ils visi­taient les grottes, Hayley Clark et Ed Waters ont remarqué ces étranges symboles. « Pace Maria », « VV » (des appels à l’aide adres­sés à Marie, la « Vierge des Vierges ») : ces marques dites apotro­païques (pour conju­rer le mauvais sort) ont été gravées pour garder prison­niers les esprits malé­fiques dans les entrailles de la terre.

Alison Fearn explique en substance au Guar­dian que les lettres et les symboles sont bien chré­tiens à l’ori­gine, mais qu’ils étaient ici utili­sés comme protec­tion contre le Malin. John Char­les­worth, guide touris­tique au moment de la décou­verte, confirme avoir toujours pensé qu’il s’agis­sait de simples graf­fi­tis. Les inscrip­tions ont désor­mais été reclas­sées et datées entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

Crédits : Cres­well Crags

Source : The Guar­dian

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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins


Il y a des croyances qui sont difficiles à comprendre. Celle de la sorcellerie, superstitions, mauvais sort quand une épidémie fait rage. Il est difficile de contenir et de soigner ces personnes. C’est ce qui se passe au Congo actuellement avec la maladie d’Ébola. Ils croient que c’est une maladie mystique et qui doit être soigné par des moyens spirituels. La prière n’a jamais fait de tort, mais il faut aussi se faire soigner avec les connaissances médicales actuelles
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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins

 

© afp.

 

Maladie mystique, mauvais sort, sorcellerie et superstition justifient pour la majorité des habitants de Mbandaka (nord-ouest de la RDCongo) le refus par certains malades de recevoir des soins dans les hôpitaux.

Mercredi, un pasteur d’une église évangélique est décédé quelques jours après avoir « prié » pour un malade d’Ebola, selon un médecin.

« Croyant que l’épidémie d’Ebola relève de la sorcellerie, certains malades refusent de se faire soigner, préférant la prière », témoigne Julie Lobali, une infirmière en première ligne contre la neuvième épidémie de la maladie d’Ebola en RDC.

La maladie considérée comme « un mauvais sort »

A Mbandaka, ville de 1,2 million d’habitants située à 700 km de Kinshasa, touchée par l’épidémie, de nombreuses personnes croient que l’épidémie actuelle est « un mauvais sort jeté sur ceux qui ont mangé une viande volée » en brousse, explique Mme Lobali. Cette infirmière de l’hôpital général de Mbandaka, est elle-même considérée comme un « cas suspect ».

Une « maladie mystique puissante »

L’épidémie d’Ebola a été déclaré le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La nouvelle épidémie n’est pas une maladie normale mais le « résultat d’un mauvais sort jeté sur ce village par un chasseur qui s’était fait voler un gros gibier. C’est une maladie mystique », croit Blandine Mboyo, habitante du quartier de Bongondjo à Mbandaka. « Ce mauvais sort est trop puissant parce qu’il frappe ceux qui ont mangé cette viande, entendu parlé de ce vol ou encore vu l’animal volé », estime vérité Nicole Batoa, vendeuse.

« Cette maladie est incurable. Ils le disent eux-mêmes à la radio, c’est parce qu’il s’agit de sorcellerie », déclare Guy Ingila, vendeur clandestin de carburant.

Le décès n’est jamais naturel en Afrique

En RDC, comme un peu partout en Afrique, la maladie ou le décès n’est jamais un phénomène naturel. L’OMS et les autorités ont déjà enregistré une cinquantaine de cas dont 27 décès.

 Du point de vue culturel, « autant de morts est la manifestation d’un mauvais sort et ne peut être provoqué que par un mauvais génie », explique Zacharie Bababaswe, spécialiste congolais de l’histoire des mentalités.

Avant l’expansion des églises évangéliques en RDC, des Congolais allaient voir le féticheur ou le guérisseur du village pour se soigner, explique M. Bababaswe. Cette croyance à la superstition a simplement changé de forme.

« Avant les années 1980, n’importe quelle maladie avait une origine mystique », se rappelle-t-il et le féticheur proposait toujours une solution mystique.

Des charlatans pour guérir Ebola

Après la décennie 1980, « des charlatans se sont transformés en pasteurs pour prendre le relai des guérisseurs et des féticheurs » et proposer des solutions mystiques aux problèmes de santé, rappelle M. Bababaswe : « A un problème spirituel, la solution n’est pas médicale », pense-t-on.

Il y a quelques semaines, deux malades d’Ebola venus de Bikoro, l’épicentre de l’actuelle épidémie, s’étaient rendus en urgence dans des églises au lieu d’aller dans un centre de santé pour suivre des soins, selon des témoignages. Un autre malade, interné à l’hôpital général de Mbandaka le 1er mai, a préféré quitter l’hôpital pour se faire soigner par un guérisseur. Cette attitude inquiète le personnel médical et autres leaders communautaires.

L’église comme solution

Les fétiches n’étant plus à la mode actuellement, c’est à l’église que la solution à la maladie peut-être trouvée grâce aux miracles que « le pasteur peut obtenir de Dieu ». Par conséquent, la sensibilisation des masses à l’existence de la maladie devient prioritaire.

« Il faut une communication adaptée », conseille M. Bababaswe parce que les gens ne changeront pas en un jour « leurs habitudes séculières ».

Pour enrayer la propagation de l’épidémie, il faut « expurger de la tête des villageois que la maladie à virus Ebola est un mauvais sort jeté sur les villages », estime le député Bavon N’Sa Mputu, un élu de Bikoro.

Couplée à la misère, les églises qui offrent aussi la solidarité, sont par la force des choses propulsées au devant de la scène pour des solutions appropriées à un problème de santé publique qui peut mettre en péril l’humanité entière.

Une épidémie qui revient pour la neuvième fois

C’est la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Le Saviez-Vous ► Europe : Eclipse solaire du 20 mars : 9 incroyables croyances et superstitions


Avant que la science puisse expliquer les éclipses du soleil ou de la lune, il y avait des légendes, et des superstitions. Dans certains coins du monde, les superstitions existent encore souvent présage de mauvais sorts
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Europe : Eclipse solaire du 20 mars : 9 incroyables croyances et superstitions

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Le 22 juillet 2009 en Inde, à l’occasion d’une éclipse solaire, des enfants handicapés sont enterrés jusqu’au cou dans l’espoir d’une guérison miraculeuse.Photo : Excel Media / Rex Features

MYTHOLOGIES – Un jaguar, un serpent, un dragon, des loups, la fin du monde… nombreuses croyances et superstitions tentaient d’expliquer ce phénomène étrange d’une éclipse solaire ou lunaire.

 ► Interdit de cuisiner en Inde

Il ne faut surtout rien cuisiner pendant une éclipse solaire. La nourriture ainsi préparée est jugée impure. Il ne reste plus qu’à la jeter ou… la donner aux mendiants. De même, les femmes doivent rester au calme chez elles car ce n’est pas bon signe d’accoucher pendant le phénomène. Et si jamais l’envie vous prend d’assister à une éclipse solaire, un conseil très commun est de prendre ensuite de nombreux bains. Ou alors, l’alternative est de se rendre dans la ville sainte de Kurukshetra (nord de l’Inde) où les gens se baignent dans des eaux purifiées pendant l’éclipse. Le but : libérer son âme. Enfin, encore aujourd’hui, les enfants handicapés sont enterrés dans la terre jusqu’au coup dans l’espoir qu’ils soient guéris par l’éclipse

► Au Pérou, une Lune malade

Une éclipse lunaire et voilà que le satellite naturel de la Terre était considéré comme malade. La pire crainte des Incas était une éclipse totale, ce qui signifiait que la Lune ne pourrait plus soutenir le ciel et donc qu’il s’écraserait sur notre planète. Pour éviter cette terrible prédiction, ils prenaient leurs instruments de musique pour faire du bruit, émettaient des cris terribles et attachaient les animaux dans l’espoir que leurs lamentations afin d’attendrir la Lune et qu’elle se ressaisisse.

► Dans l’Arctique, ne surtout pas laisser entrer le Soleil

Lors d’une éclipse – lunaire ou solaire – la plus grande crainte des Inuits est que le Soleil ou la Lune ne rentrent chez eux. La règle est donc de cacher toutes les provisions et de fermer les maisons. Là encore, les populations font beaucoup de bruit pour éloigner le mauvais sort. Et les femmes tirent les oreilles des chiens. Le but est de les faire hurler, preuve que la fin du monde n’est pas proche (ils sont censés avoir un instinct plus fort que les humains car ils étaient là avant eux).

► En Chine : faites du bruit !

Dans la Chine impériale, une éclipse était annonciatrice, au choix, de terribles catastrophes naturelles ou de la mort d’un empereur. Parmi les mythes, on évoque l’existence d’un dragon d’une prodigieuse grandeur qui dévorerait le Soleil ou la Lune lors des éclipses. Pour l’effrayer et le faire disparaître, il faut donc faire le plus de bruit possible (avec des tambours, des casseroles… tout ce qu’on a sous la main). Le communisme a interdit toutes ces démonstrations liées à ces croyances anciennes.

► En Grèce aussi, le signe des pires malheurs

L’Europe n’a pas fait exception à la règle. Bien que connaissant le phénomène des éclipses depuis longtemps, les Grecs ont longtemps évoqué la présence d’un dragon maléfique dans le ciel. L’éclipse solaire s’expliquait aussi par une légende : le Soleil aurait décidé de se reculer, horrifié, face au festin d’Altrée. Dans la mythologie grecque, ce roi de Mycènes (père d’Agamemnon et de Ménélas) obligea son frère à dévorer ses enfants au cours d’un funeste banquet.

► En Jamaïque, la supercherie de Christophe Colomb

Profitant d’une éclipse lunaire alors qu’il avait touché terre à la Jamaïque en 1504, le célèbre navigateur italien a réussi à se faire donner des vivres par la population. Sachant que l’éclipse devait avoir lieu, il fit chanter les chefs de l’île en leur annonçant que s’ils ne lui fournissaient pas ce qu’il demanderait, il ferait disparaître la lumière de la Lune. Voyant cela et terrorisés par sa magie, les autochtones lui donnèrent tout ce qu’il souhaitait, le suppliant de faire réapparaître la Lune.

► L’éclipse, une affaire très animale

Selon les régions du monde, l’origine d’une éclipse, qu’elle soit solaire ou lunaire, est animale. Et c’est souvent le prédateur le plus craint dans la zone qui est pris à partie. Chez les Guaranis de l’Orénoque (Venezuela et Colombie), c’est un Jaguar qui s’attaquait aux astres. On le retrouve aussi en Argentine et en Uruguay. Pour d’autres tribus d’Amérique du Sud, c’est un chien géant qui dévore la Lune ou le Soleil tandis qu’en Amazonie, une chauve-souris géante est pointée du doigt. Les Mayas mettaient en cause un serpent géant. En Colombie Britannique, les Makkah craignaient un terrible requin. En Scandinavie, toute la faute reposait sur des loups affamés.

► Gagner une bataille en profitant d’une éclipse

Le 4 juillet 1917, alors que les Turcs étaient occupés à tirer en l’air dans l’espoir de libérer la Lune, un certain Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, a pris d’assaut – avec succès – le port ottoman d’Aqaba (actuellement situé en Jordanie). Ironie de l’histoire, le Britannique n’avait à ses côtés qu’une cinquantaine de Bédouins alors que les Turcs étaient plusieurs milliers. Lors de la bataille d’Aqaba, la peur a eu raison du nombre.

► Quelques légendes qui font exception à la règle

Même si elles sont plus rares, il existe quelques exemples où une éclipse n’était pas considérée comme un mauvais présage. Ainsi, dans mythologie grecque et romaine, selon la légende, l’éclipse lunaire était expliquée par un geste bienveillant de la déesse de la chasse, Diane / Artémis, qui décidait de baisser la lumière pour préserver l’intimité de ses amours avec le roi Endymion.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on « à tes souhaits » lorsque quelqu’un éternue ?


À vos souhaits que l’on dit quand une personne éternue remonte probablement à l’antiquité qui avait un caractère divin ou ailleurs serait un mauvais sort. Aujourd’hui, c’est plus qu’une formule de politesse qu’autre chose
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Pourquoi dit-on « à tes souhaits » lorsque quelqu’un éternue ?

 

Autrefois, certains pensaient que l’âme pouvaient quitter le corps lors d’un éternuement ou qu’un esprit malin pouvait sortir des narines. – crédit photo : Alliance | © ShutterStock

Quand un collègue ou un proche éternue, les règles de politesse nous invitent à lui adresser un discret « À tes souhaits ». Une expression qui serait née en Grèce, pendant l’Antiquité.

Mais d’où vient cette habitude ? Quel est le lien entre le fait d’éternuer et l’expression d’un souhait ? Pour le comprendre, direction l’Antiquité. C’est du moins ce que suggère Théodore Basset de Jolimont, un écrivain français du XIXe siècle, qui s’est intéressé de près au sujet.

« À tes souhaits ! » : une formule pour conjurer le mauvais sort ?

Selon les croyances grecques, le premier homme – conçu par Prométhée avec de l’argile – éternua lorsque le souffle de la déesse Athéna lui donna la vie. « Que les dieux te soient en aide ! », aurait alors crié Prométhée. Les Grecs percevaient ainsi l’éternuement comme la manifestation d’un esprit divin, auquel on pouvait adresser des vœux. On retrouve cette histoire dans les écrits rabbiniques, qui indiquent que l’éternuement est le premier signe de vie d’Adam : « Dieu souffla et le premier homme éternua ».

Mais les origines de l’expression restent floues. Autrefois, l’éternuement pouvait également être associé au mauvais sort ou à la maladie. Certains pensaient que l’âme pouvait quitter le corps lors de cette réaction de l’organisme ou qu’un esprit malin pouvait sortir des narines. Lancer un « À tes souhaits » à celui qui éternue serait une manière de le protéger ou de lui souhaiter une bonne santé.

Cette habitude n’est pas une spécificité française. On retrouve notamment son équivalent en anglais (« God bless you » : « Que Dieu te bénisse »), en espagnol (« Jesús » : « Jésus ») et en italien (« salute » : « santé »).

 

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