Le Saviez-Vous ► Au Moyen Âge, les médecines alternatives concurrençaient déjà la médecine scientifique


Faut croire qu’avec les siècles et la science médicale qui avance, il y a encore des croyances populaires, et des charlatans qui feront croire n’importe quoi au gens crédules qui espèrent guérir d’une maladie. Quoique certains domaine de la médecine alternative qui fonctionne.
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Au Moyen Âge, les médecines alternatives concurrençaient déjà la médecine scientifique


Médecin laissant couler le sang d'un patient. | Peter Isotalo via Wikimedia Commons

Médecin laissant couler le sang d’un patient. | Peter Isotalo via Wikimedia Commons

Estela Bonnaffoux et Nonfiction

Homéopathie, acupuncture, ostéopathie… des «fakemeds» dénoncées comme fausses médecines. Déjà à l’époque médiévale, les médecins étaient confrontés à des pratiques concurrentes.

Homéopathie, acupuncture, ostéopathie… ces médecines dites alternatives, complémentaires ou parallèles, sont depuis plusieurs mois dénoncées par des professionnel·les de santé, qui les qualifient de «FakeMeds», «fausses médecines». Ce débat n’est pas neuf: déjà à l’époque médiévale, les médecins étaient confrontés à des pratiques concurrentes. Comme aujourd’hui, elles avaient leurs partisans et leurs détracteurs.

La médecine: un moyen parmi d’autres

Au Moyen Âge, on ne fait pas nécessairement appel au médecin lorsqu’on tombe malade. Dans les zones rurales, on préfère souvent des soins qu’on pense plus efficaces, plus rapides ou plus économiques. On peut porter sur soi des talismans qui apportent la guérison, ou des amulettes qui protègent des maladies. La prière fait aussi partie des pratiques thérapeutiques: il est rare qu’on s’adresse directement à Dieu, mais on n’hésite pas à implorer différents saints, en fonction du martyre qu’ils ont subi. Parce qu’elle a réussi à s’extirper du ventre du dragon qui l’avait avalée, sainte Marguerite d’Antioche est ainsi associée aux accouchements.

Les malades se tournent aussi vers des guérisseurs et guérisseuses, souvent illettrées, mais qui ont acquis un savoir oral et empirique, fondé sur l’observation et l’expérience. Rebouteux qui redressent les os, bergers qui connaissent les plantes médicinales, femmes expérimentées qui accouchent leurs voisines… Le profil de ces soignant·es est extrêmement varié et leur pratique peu encadrée, malgré les ordonnances royales visant à la contrôler. De quoi agacer le médecin, qui avec l’essor des universités au XIIIe siècle, cherche de plus en plus à se définir comme un scientifique (vir scientificus).

Les médecins les détestent

Les textes expriment donc une certaine méfiance envers les individus qui n’ont pas reçu de formation médicale. Exemple avec les vetulae (littéralement les «petites vieilles») : détentrices de recettes pas si éloignées de nos remèdes de grand-mère, elles ressemblent quand même beaucoup à des sorcières, comme le suggère (pas très) subtilement Sebastian Brant dans sa Nef des fous (1494):

«Nous sommes si abusés que nous croyons le conseil d’une vieille et ses herbes cuites sur les rivages de la Thessalieplutôt que les bons médecins.»

Même constat chez Henri de Mondeville, chirurgien du XIVe siècle: le peuple est tellement crédule qu’il fait confiance au premier venu capable de s’improviser médecin. En effet, les charlatans qui se vantent de pouvoir tout guérir ne manquent pas. Certains sont dangereux: Grégoire de Tours (539-594) rapporte qu’un dénommé Didier étirait les membres de ses patients paralytiques jusqu’à ce que les malheureux soient «guéris ou morts»… D’autres paraissent plus inoffensifs, comme ces imposteurs décrits par le médecin Antonio Guaineri au début du XVesiècle:

«Ils affirment qu’à partir des urines non seulement ils savent si la femme est enceinte, mais encore si elle l’avait déjà été auparavant, combien d’enfants elle a, si elle a eu un autre mari, si son père et sa mère sont encore en vie, et bien d’autres affirmations de ce genre!»

Plus précis que nos tests de grossesse actuels… Plus sérieusement, les charlatans copient ici la marque de fabrique des médecins, l’uroscopie, c’est-à-dire l’observation des urines. C’était bien la peine de suivre tous ces cours à la fac de médecine.

Le savoir populaire, une «fakemed»?

On l’a compris, les médecins ne voient pas toujours d’un très bon œil ceux qui leur font concurrence. Mais ils ne rejettent pas en bloc les remèdes magiques ou populaires. C’est le cas de Gilbert l’Anglais au XIIIe siècle:

«La veille de la Saint Jean-Baptiste, un homme âgé d’au moins 20 ans doit, avant la troisième heure du jour, arracher avec la racine, d’abord la grande consoude, puis la petite consoude, tout en récitant trois fois le Notre Père. […] En silence, il doit tracer, avec leur sève, les mots suivants sur un parchemin: “Le seigneur a dit croissez † uehihoch † et multipliez-vous chabathay † et remplissez la terre amath”.»

Comble de l’efficacité, ce talisman permet même de choisir le sexe de son futur enfant! Vous voulez un garçon? Il suffit que Monsieur le porte pendant les galipettes. Et vice versa si on souhaite une fille.

Alors, méthode miracle? Pas du tout, selon Antonio Guaineri, qui reprend, pour la forme, le remède de Gilbert, «même s’il est complètement inefficace». Il admet malgré tout qu’il est possible qu’il fonctionne, à condition d’y croire (un peu notre effet placebo). Et le médecin italien d’ajouter plus loin que les malades peuvent bien se soigner à coup d’incantations si cela leur chante… mais qu’elles ne sont pas du ressort de l’homme de science. Troublant écho d’une querelle sans cesse réactivée et qui oppose différentes conceptions du soin.

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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins


Il y a des croyances qui sont difficiles à comprendre. Celle de la sorcellerie, superstitions, mauvais sort quand une épidémie fait rage. Il est difficile de contenir et de soigner ces personnes. C’est ce qui se passe au Congo actuellement avec la maladie d’Ébola. Ils croient que c’est une maladie mystique et qui doit être soigné par des moyens spirituels. La prière n’a jamais fait de tort, mais il faut aussi se faire soigner avec les connaissances médicales actuelles
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Marqués par la sorcellerie, des malades d’Ebola refusent des soins

 

© afp.

 

Maladie mystique, mauvais sort, sorcellerie et superstition justifient pour la majorité des habitants de Mbandaka (nord-ouest de la RDCongo) le refus par certains malades de recevoir des soins dans les hôpitaux.

Mercredi, un pasteur d’une église évangélique est décédé quelques jours après avoir « prié » pour un malade d’Ebola, selon un médecin.

« Croyant que l’épidémie d’Ebola relève de la sorcellerie, certains malades refusent de se faire soigner, préférant la prière », témoigne Julie Lobali, une infirmière en première ligne contre la neuvième épidémie de la maladie d’Ebola en RDC.

La maladie considérée comme « un mauvais sort »

A Mbandaka, ville de 1,2 million d’habitants située à 700 km de Kinshasa, touchée par l’épidémie, de nombreuses personnes croient que l’épidémie actuelle est « un mauvais sort jeté sur ceux qui ont mangé une viande volée » en brousse, explique Mme Lobali. Cette infirmière de l’hôpital général de Mbandaka, est elle-même considérée comme un « cas suspect ».

Une « maladie mystique puissante »

L’épidémie d’Ebola a été déclaré le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La nouvelle épidémie n’est pas une maladie normale mais le « résultat d’un mauvais sort jeté sur ce village par un chasseur qui s’était fait voler un gros gibier. C’est une maladie mystique », croit Blandine Mboyo, habitante du quartier de Bongondjo à Mbandaka. « Ce mauvais sort est trop puissant parce qu’il frappe ceux qui ont mangé cette viande, entendu parlé de ce vol ou encore vu l’animal volé », estime vérité Nicole Batoa, vendeuse.

« Cette maladie est incurable. Ils le disent eux-mêmes à la radio, c’est parce qu’il s’agit de sorcellerie », déclare Guy Ingila, vendeur clandestin de carburant.

Le décès n’est jamais naturel en Afrique

En RDC, comme un peu partout en Afrique, la maladie ou le décès n’est jamais un phénomène naturel. L’OMS et les autorités ont déjà enregistré une cinquantaine de cas dont 27 décès.

 Du point de vue culturel, « autant de morts est la manifestation d’un mauvais sort et ne peut être provoqué que par un mauvais génie », explique Zacharie Bababaswe, spécialiste congolais de l’histoire des mentalités.

Avant l’expansion des églises évangéliques en RDC, des Congolais allaient voir le féticheur ou le guérisseur du village pour se soigner, explique M. Bababaswe. Cette croyance à la superstition a simplement changé de forme.

« Avant les années 1980, n’importe quelle maladie avait une origine mystique », se rappelle-t-il et le féticheur proposait toujours une solution mystique.

Des charlatans pour guérir Ebola

Après la décennie 1980, « des charlatans se sont transformés en pasteurs pour prendre le relai des guérisseurs et des féticheurs » et proposer des solutions mystiques aux problèmes de santé, rappelle M. Bababaswe : « A un problème spirituel, la solution n’est pas médicale », pense-t-on.

Il y a quelques semaines, deux malades d’Ebola venus de Bikoro, l’épicentre de l’actuelle épidémie, s’étaient rendus en urgence dans des églises au lieu d’aller dans un centre de santé pour suivre des soins, selon des témoignages. Un autre malade, interné à l’hôpital général de Mbandaka le 1er mai, a préféré quitter l’hôpital pour se faire soigner par un guérisseur. Cette attitude inquiète le personnel médical et autres leaders communautaires.

L’église comme solution

Les fétiches n’étant plus à la mode actuellement, c’est à l’église que la solution à la maladie peut-être trouvée grâce aux miracles que « le pasteur peut obtenir de Dieu ». Par conséquent, la sensibilisation des masses à l’existence de la maladie devient prioritaire.

« Il faut une communication adaptée », conseille M. Bababaswe parce que les gens ne changeront pas en un jour « leurs habitudes séculières ».

Pour enrayer la propagation de l’épidémie, il faut « expurger de la tête des villageois que la maladie à virus Ebola est un mauvais sort jeté sur les villages », estime le député Bavon N’Sa Mputu, un élu de Bikoro.

Couplée à la misère, les églises qui offrent aussi la solidarité, sont par la force des choses propulsées au devant de la scène pour des solutions appropriées à un problème de santé publique qui peut mettre en péril l’humanité entière.

Une épidémie qui revient pour la neuvième fois

C’est la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions


Même si ce n’est pas la cause principale des animaux en danger, il est clair que des croyances et superstition ont un effet néfaste pour eux. Ce n’est pas la médecine traditionnelle qui est en cause, mais ce qui en abuse pour des futilités en donnant certains pouvoir pour donner la virilité, la richesse. Cependant certains médicaments traditionnelle apportent une certaine efficacité, mais pas plus, alors que d’autres sont synthétisé pour ne pas avoir à prendre des organes ou autres d’un animal
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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions

 

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros... (Photo Tony Karumba, archives Agence France-Presse)

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Medellin

Une pincée de poudre d’os de chimpanzé, de la salive de gecko et un soupçon de cerveau de vautour. Une potion magique ? Non, simplement quelques substances prisées de l’énorme trafic de parties d’animaux aux vertus soi-disant miraculeuses.

Asthme, gueule de bois, cancer ou encore sida, certains de ces éléments hors de prix sont des ingrédients clé de remèdes ancestraux prescrits par des médecines traditionnelles d’Asie ou d’Afrique. D’autres sont tout simplement de prétendus médicaments miracles inventés par des charlatans, soulignent des experts, à l’heure où les scientifiques, réunis à Medellin, pointent le déclin des espèces.

À côté de la fameuse corne de rhinocéros ou des écailles de pangolins, d’autres substances souvent arrachées à des espèces en danger sont plus confidentielles, des griffes de paresseux aux branchies de raies mantas, en passant par les embryons de macaque.

«Nous ne critiquerons jamais les pratiques traditionnelles», commente John Scanlon, secrétaire général de la Convention internationale internationale sur le commerce des espèces menacées (Cites).

Mais il dénonce ceux qui abusent de gens «vulnérables» en leur présentant «certains produits issus de la vie sauvage qui auraient des propriétés qui ne sont pas associées à la médecine traditionnelle».

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

Bile d’ours

«La crise du braconnage des rhinocéros, qui a commencé vers 2007 (…), trouve son origine dans des usages médicinaux bidon», souligne ainsi Richard Thomas, de l’organisation TRAFFIC.

En 1960, quelque 100 000 rhinocéros noirs vivaient en Afrique. En 2016, ils n’étaient que 28 000 rhinocéros toutes espèces confondues en Afrique et en Asie, selon un rapport de l’ONU.

Des déclarations d’un homme politique vantant les propriétés anti-cancer de la corne seraient à l’origine d’une augmentation de la demande au Vietnam dans les années 2000, même si, insiste Richard Thomas, «cela n’a aucune base scientifique».

Les vertus attribuées à cette corne ont ensuite évolué, certains s’en servant pour soigner une gueule de bois, d’autres simplement pour afficher leur richesse.

Malgré l’interdiction en Chine, la demande n’a pas diminué, et le produit se vend à des dizaines de milliers de dollars le kilo.

La corne était à l’origine prescrite en médecine traditionnelle chinoise contre la fièvre. Et certaines études ont conclu à une certaine efficacité en la matière. Mais pas plus que l’aspirine.

D’autres ingrédients semblent plus opérants, comme la bile d’ours qui contient un acide efficace contre une maladie du foie, aujourd’hui synthétisé. Mais pour de nombreux autres, la demande se nourrit des superstitions, selon les experts.

Arrestations en hausse

Les écailles de pangolins, petit fourmilier à longue queue dont deux des huit espèces sont en «danger critique», sont vendues en Asie à 500 dollars le kilo, contre l’asthme ou les migraines.

Sans «aucune preuve scientifique», souligne Richard Thomas. Aucune preuve non plus que le gecko tokay soigne le sida, ou que les os de tigre stimulent la virilité.

«Les superstitions, les médecines traditionnelles et les techniques de marketing virales aggravent les pressions sur les espèces animales», dénonce aussi Charlotte Nithart, de Robin des Bois.

Cette ONG française a répertorié un trafic d’os de girafes pour soigner le sida en Afrique ou de poudre d’os de chimpanzé pour la virilité. Tandis que les cerveaux de vautours sont fumés en Afrique du Sud pour prédire les numéros du loto.

Même si ce braconnage n’est pas la principale raison de la disparition d’animaux sauvages, surtout menacés par la perte de leur habitat, ce trafic représente selon WWF plus de 15 milliards d’euros par an, en quatrième position derrière les trafics de drogue, produits contrefaits et êtres humains.

«Il y a de plus en plus d’arrestations et de poursuites, de condamnation à de la prison (…). Cela envoie un message fort», se réjouit John Scanlon.

Mais changer les mentalités est difficile.

«Il est important d’être sensible aux cultures», souligne Richard Thomas. «Si quelqu’un croit que quelque chose est un médicament, cela ne marche pas de simplement lui dire que c’est faux, surtout si cela vient d’un étranger».

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Exorciste indépendant, un métier d’avenir en France


J’ai l’impression que la France se retourne au Moyen-âge avec l’exorcisme, sauf qu’au lieu de prêtres, se sont diverses personnes qui se donnent le pouvoir traiter le mal Ou encore une sorte de chasse aux sorcières. .Je ne nie pas qu’il peut se passer des choses étranges, mais l’exorcisme …. !!!  On peut s’imaginer combien de charlatans vont profiter de cette manne avec la peur des gens. Au moins parmi eux, sont un peu plus lucide en recommandant de voir un médecin ou un psychologue
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Exorciste indépendant, un métier d’avenir en France

 

Extrait de «L'Exorciste» | DR. via Allo Ciné

Extrait de «L’Exorciste» | DR. via Allo Ciné

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur The Economist

La demande d’exorcisme est en pleine expansion en France, l’occasion pour des indépendants de se lancer dans ce business de plus en plus délaissé par l’Église.

Quand on prononce le terme d’«exorcisme», on pense souvent aux séries et aux films dans lesquels des prêtres lancent des incantations en latin afin d’extraire le mal d’une personne possédée.

En France, outre la centaine d’exorcistes mandatés par l’Église catholique, des indépendants, soigneurs, médiums, kabbalistes ou encore shamans proposent désormais leurs services, pour plusieurs centaines d’euros par séance. Certains gagnent jusqu’à 12.000 euros par mois. L’Église, elle, ne prend pas d’argent pour les mêmes services.

Selon l’Association internationale des exorcistes, l’afflux de demandes à traiter est trop important pour les prêtres agréés. La BBC relate que près de 2.500 personnes font appel à des séances d’exorcisme chaque année en Île-de-France.

Autre raison à l’engouement pour l’exorcisme indépendant: la vocation se tarit au sein de l’Église catholique, les plus jeunes prêtres se disant «effrayés» par les séances.

Des attaques terroristes à la magie noire

Dans une interview réalisée par The Economist, Philippe Moscato, médium-guérisseur à Paris, explique que les attaques terroristes de 2015 ont provoqué un déluge de demandes de séances d’exorcisme.

L’exorcisme est également fréquent dans les mafias locales de Paris, de Lyon et de la Côte d’Azur pratiquant la magie noire, tout comme chez les immigrants –en particulier africains. Ces derniers se tournent plus volontiers vers des exorcistes indépendants que vers des prêtres agréés.

«L’Église a négligé l’exorcisme depuis bien trop longtemps, malgré une forte demande du public», conclut Alessandra Nucci, écrivaine et journaliste italienne.

Comme pour toute pratique alternative, la porte est ouverte aux charlatans: les arnaques financières ou morales ne manquent pas. Il arrive régulièrement que des enfants «possédés» soient blessés au cours d’une séance.

La plupart des exorcistes indépendants conseillent malgré tout aux clients de consulter un médecin ou un psychologue avant de participer à une séance d’exorcisme. 

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Chasse aux faux médecins: la liste publiée


Alors que la population se cherche ardemment un médecin de famille, ou encore un traitement efficaces, des faux médecins rentrent en scène pour donner la solution. Cependant, ils ne sont pas reconnus par les médecins ni par la médecine alternative et peuvent faire de gros dégâts à la santé d’une personne voir même être mortel
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Chasse aux faux médecins: la liste publiée

 

Le Collège des médecins fait la chasse aux charlatans et publie la liste de toutes les personnes accusées de pratique illégale de la médecine depuis 2005.

«On est obligé de faire de plus en plus d’enquêtes, on a de plus en plus de signalements», indique le Dr Charles Bernard, président du Collège des médecins.

Une hausse qui motive le Collège des médecins à publier sa liste noire. Sur son site Internet, il est maintenant possible de voir le nom des accusés, la date du méfait, ainsi que l’amende imposée.

«Ça peut être préjudiciable quand les gens ont des maladies chroniques, des maladies graves, quand on parle de diabète ou, encore pire, de cancer, puis qu’on leur dit de cesser leur médication», explique le Dr Bernard.

Au total, 46 personnes ont été accusées de pratiques illégales de la médecine depuis 2005.


Des pratiques parfois mortelles


Parmi elles, Mitra Javanmardi, une naturopathe incriminée pour la mort de Roger Matern, décédé quelques heures à peine après une injection de magnésium.

«Cette dame-là, le Collège des médecins, depuis 1987, a eu une première culpabilité à son endroit. En 1990, en 2006, en 2008, ça recommence, puis actuellement, on dit qu’elle pratique encore, entre guillemets», poursuit le médecin.

En plus de sensibiliser la population à ce phénomène qui gagne en popularité, le Collège des médecins réclame aussi des sanctions plus sévères.

«Actuellement, les amendes varient de 1500 à 10 000 ou 20 000$, quand les offenses sont répétitives. Ces gens-là font tellement d’argent que, pour eux, ils paient des amendes puis ils reprennent quelques semaines plus tard sous une autre forme ou ailleurs, puis ils continuent.»

Double protection
«Je pense qu’ils font ça pour protéger la population, mais pour nous protéger aussi. Il faut faire attention. Il y en a de plus en plus, de gens qui pratiquent toutes sortes de médecines louches», croit pour sa part l’ostéopathe Anne-Marie Leclerc, qui pratique également l’acupuncture.

 

Tant les professionnels de la médecine alternative que le Collège des médecins conseillent aux malades de s’assurer de la reconnaissance d’un organisme officiel, et surtout, de vous méfier des solutions miracles.

http://tvanouvelles.ca

300 pseudo psychothérapeutes dans la mire de l’Ordre des psychologues


Des fraudeurs, des charlatans, il y en a partout. Ils profitent de la détresse des autres pour s’enrichir et qu’importe les moyens. En psychologie, c’est important de savoir si la personne est apte à vous aider
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300 pseudo psychothérapeutes dans la mire de l’Ordre des psychologues

 

«Ne laissez pas n'importe qui entrer dans votre... (PHOTO PHOTOS.COM)

«Ne laissez pas n’importe qui entrer dans votre tête, conclut la présidente de l’Ordre, Rose-Marie Charest. Pratiquer la psychothérapie est une activité à haut risque de préjudice. Ça prend des compétences.»

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MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Quelque 300 pseudo psychothérapeutes sont actuellement dans la mire de l’Ordre des psychologues du Québec, parce qu’ils reçoivent des clients sans détenir de permis – ce qui est illégal depuis 16 mois.

Certains semblent particulièrement dangereux, précise la présidente de l’Ordre, Rose-Marie Charest.

«L’exploitation peut être financière, mais elle peut aussi être affective», dit-elle.

«Ne laissez pas n’importe qui entrer dans votre tête, conclut la psychologue. Pratiquer la psychothérapie est une activité à haut risque de préjudice. Ça prend des compétences.»

Pour alerter les Québécois – et les convaincre de dénoncer les imposteurs -, l’Ordre vient de lancer une publicité télévisée. On y montre un homme malhabile, qui visite une pièce et saccage au passage son contenu de porcelaine. L’annonce symbolise les ravages que peut subir une psyché fragile lorsqu’on s’y aventure à l’aveuglette.

«Le psychothérapeute illégal n’est pas toujours un gourou. Il peut avoir de bonnes intentions et ne pas réaliser qu’il cause des dégâts», précise Mme Charest. C’est notamment le cas, dit-elle, de certains coachs de vie et hypnologues qui vont trop loin.

Pour aider le public à s’y retrouver, l’Ordre a mis un annuaire sur le microsite web, votretête.ca. On y indique qui est autorisé à pratiquer et qui devrait inspirer méfiance (promesses de résultats, supposés «pouvoirs», etc.)

Les conséquences des thérapies bidon peuvent être terribles. Dans notre grande enquête Gourous inc., publiée en 2012, des victimes nous ont raconté comment des charlatans les avaient conduites au bord du gouffre: dépenses folles, viols, séjour en psychiatrie, quasi-suicides, etc. Certains de leurs tortionnaires ont ensuite été semoncés par l’Ordre des psychologues.

Depuis la publication du dossier, l’organisme s’est par ailleurs allié au Collège des médecins pour convaincre Québec de durcir la loi.

«On veut que les poursuites (contre les charlatans) soient plus efficaces et plus pénalisantes pour qu’ils arrêtent de recommencer, indique Mme Charest. Et on ne laissera pas ça tomber dans le vide.»

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Faux docteur: pas moyen d’aller en prison


Il l’a peut-être un peu cherché … C’est une note plutôt salée et c’est l’accumulation de plusieurs années d’ou il avait déjà été condamné et a récidivé. Cependant, c’est bien la première fois qu’on voit qu’un criminel ne peut pas aller en prison malgré sa condamnation
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Faux docteur: pas moyen d’aller en prison

 

Douglas Dawson, condamné à plusieurs reprises pour exercice... (PHOTO DAVID BOILY,  LA PRESSE)

Douglas Dawson, condamné à plusieurs reprises pour exercice illégal de la médecine, au palais de justice de Montréal pour de recevoir sa peine pour des actes illégaux posés en 2012.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

CHRISTIANE DESJARDINS
La Presse

(Montréal) Il n’est pas toujours facile de payer son dû à la justice de nos jours. N’ayant pas les moyens de payer les amendes faramineuses qu’on lui impose pour pratique illégale de la médecine, Douglas Dawson a appris, jeudi, qu’il n’y a pas moyen non plus d’aller expier en prison.

La juge en était sincèrement désolée.

«Je trouve regrettable qu’on ne puisse faire autrement. La Cour aurait voulu être plus efficace. Nous devons vivre avec ce qui est imposé par la loi», s’est excusée la juge Dominique Benoît, après avoir statué qu’en raison du Code de procédure pénale, elle ne pouvait envoyer M. Dawson en prison.

Et cela même si c’est la peine que les avocats recommandaient. L’avocat du Collège des médecins, Stéphane Gauthier, et celui de l’accusé, Me Jérôme Houde, s’entendaient pour six mois de prison, au lieu de l’amende de 80 000 $ que M. Dawson sera de toute façon incapable de payer.

En homme avisé, M. Dawson était arrivé au palais de justice avec son petit bagage, disposé à passer l’été à l’ombre. Mais à la fin de la séance, il a été contraint de retourner chez lui avec son bagage, et la fameuse amende de 80 000 $. Déjà qu’il n’avait pas payé celle de 32 000 $ qu’on lui avait imposée en 2009, pour les mêmes raisons.

M. Dawson est comme on dit, un charlatan récidiviste.

C’est la quatrième fois depuis 1995 que l’homme au physique imposant et au crâne rasé est condamné pour pratique illégale de la médecine. Le Collège des médecins l’a à l’oeil. En 2012, l’organisme a envoyé une fausse patiente chez le faux médecin. La femme prétendait avoir mal à l’épaule, disait qu’on lui avait diagnostiqué une hernie discale. M. Dawson n’était pas de cet avis. Il a décrété qu’elle n’avait aucune hernie discale, puisque son visage était droit et que son nez et sa bouche étaient coordonnés. Selon l’enquêteuse, il lui a dit qu’il était médecin et chirurgien et qu’il pouvait l’aider. Il a fait des manoeuvres avec des instruments qu’il avait construits.

Un genre de pommeau de douche pour appliquer de la chaleur, un semblant de détartreur de dentiste pour supposément lever les nerfs de l’épaule, un bâton qu’il prétendait lui rentrer à l’intérieur du bras… Advenant le cas où les traitements ne feraient pas effet, il pouvait l’opérer avec un docteur au nom évocateur de «Mic Mac».

Tout cela pour dire que M. Dawson s’est retrouvé avec trois accusations de pratique illégale de la médecine et deux accusations pour avoir laissé croire qu’il était médecin. Il a plaidé coupable à tout cela, en janvier dernier.

Pas de prison au pénal

Si la juge n’a pas envoyé M. Dawson en prison, jeudi, c’est que selon la lecture qu’elle fait du Code de procédure pénal, ainsi que les décisions des tribunaux supérieurs, un juge ne peut imposer de la prison, à moins qu’il y ait risque que l’accusé puisse se soustraire à la justice. Or, M. Dawson n’a aucune intention de s’enfuir.

La juge a donc imposé l’amende. Ce sera ensuite au Percepteur des amendes de faire le suivi, et s’il le faut, ramener M. Dawson devant un juge en recommandant l’emprisonnement.

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