Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes


    Je n’ai jamais compris le crime d’honneur, je ne vois pas quel honneur qu’on veut sauver de toute manière. En Inde, une femme riche mariée avec un intouchable depuis 3 ans Ils vivaient dans une autre ville, mais ils ont eu la mauvaise idée de retourner dans leur village et ils ont été sauvagement tués par lapidation, laissant deux orphelins. Il y a des traditions qui devraient disparaître a jamais
    Nuage

Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes

PHOTO PAL PILLAI, AFP

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

(New Delhi) Un jeune couple a été lapidé mercredi dans le sud de l’Inde par des proches de la femme, opposés à son mariage avec un homme d’une caste considérée comme inférieure, a annoncé jeudi la police locale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ces faits sont la dernière occurrence en date en Inde de « crimes d’honneur », généralement perpétrés par des proches au nom de la défense des traditions et qui surviennent souvent dans des zones rurales conservatrices.

Le couple de 29 ans de l’État du Karnataka (sud) s’était marié il y a trois ans contre le souhait de leurs familles. La jeune femme provenait d’une caste dite « haute » tandis que son époux était lui issu de la communauté dalit (autrefois appelés « intouchables »), considérée comme le bas de l’échelle sociale dans le rigide système de castes indien.

Ils avaient fui leur village natal et s’étaient installés dans une ville, où ils ont eu deux enfants. Mais ils sont retournés le mois dernier dans la localité pour rencontrer des proches, selon la police.

« Ils ont été repérés par des villageois mercredi, qui ont informé le frère de la femme. Après quoi, ce dernier a rassemblé un groupe qui a attaqué le couple et les a tués à coups de pierres », a déclaré à l’AFP un membre de la police locale, Guru Shanth.

« Trois des principaux accusés ont été identifiés, dont le frère et l’oncle de la femme », a-t-il ajouté.

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

En 2011, la Cour suprême indienne a stipulé que les coupables de « crimes d’honneur » devraient être condamnés à la peine de mort.

https://www.lapresse.ca/

Ce Chinois gagne sa vie comme sosie du Boud­dha rieur


Même si cela permet de gagner sa vie, je ne voudrais pas de ce genre de travail pour se faire passer pour un autre en restant assis.

Nuage


Ce Chinois gagne sa vie comme sosie du Boud­dha rieur


par  Suzanne Jovet

Plutôt que de se prendre la tête à faire un régime, ce Chinois a décidé de profi­ter de sa ressem­blance aux repré­sen­ta­tions du Boud­dha rieur, une figure majeure de la tradi­tion boud­dhiste.

Il repré­sente géné­ro­sité, fortune, santé, bonheur et amour. Et pour cet artiste dont on ignore le nom, il repré­sente surtout un gagne-pain valable.

Lors de ses imita­tions de Budai, l’autre nom du Boud­dha rieur, l’homme se contente de s’as­seoir en tailleur en riant aux éclats. Les croyants qui assistent à la scène le couvrent alors de billets, d’après la presse chinoise, en offrande à la divi­nité avec laquelle il partage indu­bi­ta­ble­ment des traits.

Source : YouTube/EastA­sian Comedy

https://www.ulyces.co/

Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


Il y a des traditions qui devraient se perdre. Le Sourtoe cocktail est une ces traditions barbares. C’est du whisky avec un orteil momifié servi au Yukon. Comme les orteils ne se trouvent pas à tous les coins de rue. On fait de la publicité pour ceux qui ont eu les orteils amputés suite à des engelures. Il faut 6 mois pour qu’un orteil soit consommable, sans pourtant être destiné à être mangé, juste toucher avec les lèvres. Heureusement, que cette tradition n’est pas à la grandeur du Canada.
Nuage


Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


C'est Terry Lee, "mixologue" et "maitre de l'orteil" qui va prendre soin des orteils.

C’est Terry Lee, « mixologue » et « maître de l’orteil » qui va prendre soin des orteils.

© Frank HEUER/LAIF-REA / LAIF-REA / Frank HEUER/LAIF-REA

    Le froid avait coûté deux orteils à Nick Griffiths. Ils seront mis à profit pour une tradition locale très particulière, explique « The Guardian ».

    Par LePoint.fr

Élaborer un cocktail est un art. Il faut savoir ajuster les doses, mélanger au shaker ou à la cuillère, choisir les bons ingrédients… Mais si on y ajoute une dose d’originalité, les choses peuvent prendre un tour très particulier. C’est le cas du « Sourtoe cocktail », une spécialité de l’hôtel Downtown à Dawson City dans le Yukon, dans le nord-ouest du Canada. En effet, l’ingrédient majeur est un orteil humain, comme le raconte The Guardian.

C’est grâce à l’histoire du Britannique Nick Griffiths que ce cocktail arrive sur le devant de la carte. Le sportif a participé l’an dernier à la Yukon Arctic Ultra, une course extrême, dans le froid, sur une distance de 692 kilomètres. Un défi qui lui a coûté trois orteils, amputés à cause du froid. Sur son lit d’hôpital, il a repensé à une surprenante publicité qu’il avait vue auparavant.

 « Vous avez des engelures, nous voulons vos orteils. » Initialement, il pensait à une blague. Il s’agit en fait d’une tradition, vieille de plus de 40 ans à l’hôtel Downtown. Les curieux s’y pressent pour avoir la chance de tester le « Sourtoe cocktail ».

Ne pas avaler l’orteil

Cette boisson est composée de simplement deux éléments : un shot de whisky et un orteil momifié. Les clients qui s’y risquent doivent toucher l’orteil avec les lèvres, pour faire partie de ce qui est considéré comme un « club ». En revanche, gare à ceux qui l’avaleraient, une amende est au programme. Pour les faire parvenir dans le Yukon, le Britannique a tout simplement opté pour le courrier.

« Quand la dame à la poste m’a demandé ce que contenait mon paquet, j’ai commencé à bégayer. Elle a dû croire que j’envoyais un sachet de cocaïne », confie Nick Griffiths à Radio Canada.

Pour l’hôtel Downton, c’est une très bonne nouvelle puisque l’établissement a du mal à récupérer des orteils. Il faudra désormais six mois avant qu’ils ne soient « consommables ».

« Nous devrons l’embaumer sur du gros sel avant de pouvoir le servir. Ça fait longtemps, environ trois ou quatre ans, qu’on attend un gros orteil », précise Terry Lee, le mixologue et « maître de l’orteil » des lieux.

Pendant ce temps-là, Nick Griffiths pourrait bien se décider à retourner sur place afin d’être le premier à goûter le cocktail avec son propre orteil à l’intérieur.

« Les gens vous regardent comme si vous étiez un peu fou. Mais je pense surtout que c’est amusant », souligne le donateur au quotidien britannique.

https://www.lepoint.fr/i

Le Saviez-Vous ► Pourquoi mange-t-on du popcorn au cinéma?


Quand vous allez au cinéma vous acheter du pop-corn ? Cette tradition américaine ne date pas d’hier. Durant les temps difficiles, le cinéma et le maïs soufflé était une activité abordable… Aujourd’hui, c’est tout autre chose, mais bon
Nuage


Pourquoi mange-t-on du popcorn au cinéma?


pop corn cinema


Crédits : Pexels/rawpixel.com

par Méline

Que l’on aille voir le dernier blockbuster ou que l’on préfère les productions indépendantes, manger du popcorn devant les films semble être devenu un incontournable des salles obscures. Mais d’où vient donc cette étrange tradition ?

Une tradition américaine

C’est en effet aux États-Unis que nous devons la présence du popcorn dans les salles de cinéma. Pourtant cette tradition n’a pas toujours été une évidence !

Le popcorn se démocratise en 1893, lorsqu’un confiseur de l’Illinois met au point une machine ambulante permettant de faire éclater et de transformer le maïs. La machine est alors présentée à l’Exposition universelle de Chicago, et attire l’attention d’un homme d’affaires qui décide de l’acheter et de la distribuer dans tout le pays. Peu à peu, les chariots à popcorn trouvent leur place près de l’entrée des cirques, fêtes foraines, événements sportifs et – des années plus tard – des cinémas.

Cependant, ces vendeurs ambulants sont dans un premier temps très mal vus par les propriétaires de cinémas, car la friandise est alors perçue comme trop populaire pour les établissements luxueux de l’époque !

Mais l’arrivée des films parlants change les choses : beaucoup plus de personnes vont au cinéma et l’activité se popularise petit à petit. Il faudra cependant attendre la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale pour que le popcorn trouve enfin définitivement sa place dans les salles obscures

Le popcorn au cœur de l’histoire…

En 1929, la Grande Dépression frappe les États-Unis de plein fouet et répand chômage, faim et misère à travers le pays. En pleine crise économique, les Américains cherchent alors un moyen abordable pour se distraire et oublier leurs conditions de vie difficiles. Ils se tournent donc vers le cinéma, une industrie qui est en plein essor.

Le popcorn vendu à l’entrée des salles – peu coûteux à fabriquer – est un plaisir très abordable que beaucoup peuvent alors se permettre ! Le succès est tel que les propriétaires des salles obscures se laissent peu à peu convaincre, et commencent à proposer aux vendeurs de popcorn une place privilégiée dans le hall d’entrée de leurs bâtiments en échange d’une petite taxe.

Mais c’est avec la Seconde Guerre mondiale que le popcorn atteint son apogée et sécurise une fois pour toutes sa présence dans les salles de cinéma. L’industrie d’Hollywood est alors le premier moyen de divertissement, et la consommation de popcorn augmente de manière considérable. Les cinémas encouragent désormais pleinement cette relation qui leur garantit une fréquentation régulière. Le public est incité à l’achat à travers de nombreuses affiches et spots publicitaires.

Une nouvelle fois, le popcorn est avantagé par sa nature peu coûteuse : sa fabrication est en effet très simple est ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver malgré le rationnement en vigueur à l’époque.

Et de nos jours ?

Actuellement, le popcorn est un véritable symbole de l’industrie du cinéma, et demeure un incontournable des salles obscures. Aux États-Unis, on estime que la  vente de confiserie et de boisson représenterait presque la moitié du revenu des salles !

Si certain·e·s remettent parfois en cause la légitimité de sa présence au cinéma – car jugé gênant est trop populaire – le popcorn semble tout de même avoir de beaux jours devant lui !

https://lesavaistu.fr

Des sites archéologiques d’Alaska menacés par le changement climatique


L’Alaska n’est pas épargné par les changements climatiques, cependant, des vestiges du passé du peuple yupik ont émergé du permafrost. Environ 100 000 objets yupik anciens ont pu être récolté allant de masque, panier, statuette et bien d’autres choses. Il reste encore à découvrir mais l’érosion menace le site archéologique qui ne peut être scruté que l’été.
Nuage


Des sites archéologiques d’Alaska menacés par le changement climatique


L'archéologue Rick Knecht au site d'excavation baptisé Nunalleq... (PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’archéologue Rick Knecht au site d’excavation baptisé Nunalleq situé à Quinhagak, en Alaska le long de la mer de Bering

PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Quinhagak

Le premier objet, un masque de bois, a été découvert par hasard en 2007 par un enfant qui jouait sur une plage de Quinhagak, village rural de l’ouest de l’Alaska, le long de la mer de Bering.

Dans les mois suivants, des centaines d’autres artefacts anciens ont émergé du permafrost, cette couche de sol jadis gelée tout au long de l’année qui recouvre une grande partie de cet État américain et qui désormais tend à fondre sous l’effet du changement climatique.

Paniers, manches de harpon sculptés, labrets (ornements de lèvre), statuettes, aiguilles d’ivoire pour les tatouages : ces trésors appartiennent à un ancien lieu de peuplement des Esquimaux yupik et remontent pour certains au XVIIe siècle. Quelque 100 000 objets yupik anciens, la plus grande collection au monde, sont désormais entreposés dans le petit musée créé à Quinhagak.

Rick Knecht montre des artefacts yupik à des enfants habitant Quinhagak.

PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE

« C’est de loin la chose la plus extraordinaire que j’aie jamais trouvée en quarante ans de carrière et j’ai travaillé sur des sites plutôt spectaculaires », affirme Rick Knecht, archéologue à l’Université d’Aberdeen, en Écosse.

Il dirige depuis dix ans l’équipe de fouilles qui tente de sauver les reliques du site découvert à cinq kilomètres de Quinhagak et baptisé Nunalleq, c’est-à-dire « vieux village » en langue yupik.

« Presque tout ce qu’on connaît de la préhistoire yupik provient de ce site », explique l’archéologue en faisant visiter les fouilles à une équipe de l’AFP.

« Les gens d’ici auraient perdu un lien tangible avec leur passé, ce qui aurait été une tragédie incroyable », lâche l’affable scientifique à la barbe grise.

« Comme un pot de crème glacée »

Même si M. Knecht se réjouit de cette manne, il est aussi atterré d’imaginer que d’autres gisements d’objets yupiks sont probablement en train de disparaître dans toute l’Alaska.

Car le permafrost qui a protégé ces objets organiques durant des siècles diminue inexorablement.

« Vous pouvez voir le sol se liquéfier. C’est comme un pot de crème glacée », se désole le scientifique, en désignant la boue gluante des berges de Quinhagak et les blocs de terre prêts à être engloutis.

« Nous avons sauvé ce site mais des dizaines de milliers d’autres semblables sont en train d’être perdus au moment où nous parlons, à cause du changement climatique » et de l’érosion, insiste-t-il. « Dans certaines régions de l’Arctique, le trait de côte a reculé de plus de 1,5 km », souligne Rick Knecht.

« C’est sinistre. Pour chacun de ces masques merveilleusement préservés que nous tirons du sol, il y en a des milliers d’autres qui partent à la mer dans d’autres sites que personne ne verra jamais », lance-t-il.

L’archéologue a été contacté en 2009 par Warren Jones, le responsable du village de 700 habitants, pour tenter de sauver les restes historiques de son peuple.

D’après la datation des objets exhumés, les experts estiment que Nunalleq remonte à la période dite des « Guerres de l’Arc et de la Flèche » qui ont opposé les communautés yupik avant l’arrivée des explorateurs russes en Alaska au début du XIXe siècle.

« C’était notre héritage et on se devait de le préserver », se souvient M. Jones. « Nous ne pouvions pas le laisser se faire avaler par la mer ».

Convaincre les anciens d’intervenir sur un site ancestral n’a pas été une mince affaire.

« Il aura fallu deux ans à Warren Jones pour persuader le village, individu après individu, d’autoriser le projet archéologique », sourit M. Knecht.

« Tragédie culturelle »

Les habitants de Quinhagak fournissent désormais chaque été des bénévoles pour aider l’archéologue et ses étudiants dans leurs campagnes de fouilles.


Des objets yupik anciens entreposés dans le petit musée créé à Quinhagak

PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE

« Vous avez ce sentiment terrible d’une course contre la montre, et vous vous rendez compte à quel point le changement climatique est aussi une tragédie culturelle », s’attriste Rick Knecht.

Un point positif tout de même : la découverte inattendue des objets anciens et la création du musée ont suscité un regain d’intérêt des populations yupik pour leurs traditions.

À présent, certains villageois sculptent des répliques d’objets trouvés à Nunalleq, des élèves de l’école locale ont monté une troupe de danse traditionnelle et beaucoup ont commencé à apprendre la langue yupik.

« C’est important que la collection demeure à Quinhagak. Ces objets appartiennent à la communauté », estime Warren Jones. « Mais nous avons envie de les partager et de les prêter à d’autres musées, pour que d’autres gens en apprennent sur nous », souligne-t-il.

https://www.lapresse.ca/

Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000


Le 1 er mai au Japon, un nouvel empereur régnera. Le pays se préparer a l’an 1 d’une nouvelle ère. Cette nouvelle ère sera peut-être compliquée, car les calendriers, les systèmes informatiques devront être mis à zéro. On craint à un bogue comme celui dont tout le monde parlait à la venue de l’an 2000. Certains comme des grandes entreprises pourront s’en sauver, car ils ont décidé de fonctionner sur le calendrier grégorien. Il semble que ce calendrier soit en hausse à comparer du calendrier impérial. Reste à savoir après la mise a zéro, si le Japon va préférer faire comme le reste du monde. ou rester traditionnel.
Nuage

 

Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000

 

Le prince Naruhito et son père, l'empereur Akihito, lors de la cérémonie du Nouvel An 2019.

Le prince Naruhito (à gauche) succédera à son père, l’empereur Akihito (à droite), le 1er mai. Photo: AFP / Jiji Prince

Radio-Canada

À minuit le 1er mai, un nouvel empereur montera sur le trône du chrysanthème au Japon. Pour le reste du monde, rien ne changera, mais au Japon, les calendriers – y compris ceux des systèmes informatiques – devront être remis à zéro. Un casse-tête qui fait craindre à nouveau un bogue comme à la veille de l’an 2000.

L’accession au trône d’un nouvel empereur est synonyme du début d’une nouvelle ère au Japon. L’ère actuelle, celle de Heisei, est en cours depuis le couronnement de l’empereur Akihito, en 1989. La nouvelle ère, celle de Reiwa, commencera à son abdication et à l’arrivée de son fils aîné, l’actuel prince héritier Naruhito.

Alors qu’on imagine que les précédents changements d’ère ont été des cauchemars pour les imprimeurs de calendriers, ce sont cette fois les informaticiens qui sont préoccupés. Il s’agit en effet du premier changement d’ère impériale depuis la démocratisation de l’informatique.

De nombreux systèmes informatiques, y compris tous ceux du gouvernement japonais, doivent être rapidement mis à jour pour que leur système de datation affiche l’an 1, le matin du 1er mai. Le nouveau nom d’ère devra également être reflété sur les sites et les formulaires officiels.

Les experts craignent de nombreux bogues causés par cette mise à jour inédite, tels que des pertes de données, des courriels perdus et des connexions interrompues. La petite ville de Koga, au nord de Tokyo, a par exemple effacé accidentellement 1650 factures d’eau en raison des changements apportés à ses systèmes.

Un coût considérable

« Le changement de nom d’ère aura un énorme effet sur les grandes entreprises qui ont des systèmes complexes », a indiqué au New York Times Gaku Moriya, directeur adjoint de la division de l’innovation des technologies de l’information au ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

Ce changement pourrait en effet coûter cher aux entreprises et aux différents paliers de gouvernement. Par exemple, la ville de Nagoya, avec ses 2,3 millions d’habitants, estime qu’elle devra dépenser l’équivalent d’environ 5,8 millions de dollars en lien avec ce changement.

Les grandes entreprises devraient majoritairement être épargnées, puisqu’elles utilisent pour la plupart le calendrier grégorien. Mais les entreprises dont les systèmes informatiques sont vieux et celles qui ne disposent pas d’assez de ressources pour effectuer les mises à jour à temps, telles que les PME et les petites institutions financières, risquent fort d’être touchées par les conséquences du changement d’ère.

« Certaines entreprises privées ne sont peut-être pas suffisamment sensibilisées au problème et ne savent pas quels désagréments elles rencontreront, a ajouté M. Moriya. Certaines entreprises japonaises utilisent le même système depuis deux ou trois décennies. L’intérieur de ces systèmes s’est transformé en boîte noire [pour les informaticiens]. »

L’impossibilité de mettre à jour les vieux serveurs et ordinateurs pourrait donc avoir l’avantage de forcer les entreprises à se moderniser.

L’adoption du calendrier grégorien en hausse

Les citoyens ordinaires seront eux aussi affectés par l’arrivée de l’ère de Reiwa. Des lettres frauduleuses circulent actuellement dans l’archipel, appelant les destinataires à envoyer leurs informations personnelles pour s’assurer que leurs comptes bancaires sont bien mis à jour, selon le diffuseur public NHK.

Les préoccupations suscitées par le changement d’ère et ses conséquences sur les systèmes informatiques ont alimenté un mouvement grandissant pour l’adoption officielle du calendrier grégorien. La plupart des Japonais se servent déjà de ce calendrier largement répandu dans le monde, et le gouvernement l’utilise également dans ses relations internationales et pour les Olympiques de Tokyo de 2020.

Même la Chine, d’où le calendrier impérial japonais a été importé, est passée au calendrier grégorien.

Entre modernité et tradition

Mais la culture japonaise entretient une relation complexe avec la modernité et les traditions. Le Japon est par exemple encore largement dépendant du fax, une méthode de transmission de documents ayant presque disparu ailleurs sur la planète.

Beaucoup de Japonais ne sont pas prêts à tourner entièrement le dos au calendrier impérial, puisque ses différentes ères sont très évocatrices dans ce pays. Tandis que l’Occident a ses années 1960 et que le Commonwealth, son ère victorienne, les Japonais se réfèrent aux ères impériales pour se remémorer les périodes marquantes de l’archipel.

« C’est une façon de diviser l’histoire, a indiqué à Reuters Jun Iijima, un avocat de 31 ans. Si vous ne faisiez que compter les années, le système occidental serait probablement suffisant. Mais le [système impérial] donne une certaine signification à une période historique. »

Cette résistance au changement sera mise à l’épreuve le 1er mai, alors que les Japonais pourront finalement mesurer les conséquences réelles du « bogue de l’an 2019 ». Ce n’est qu’à ce moment que les informaticiens du pays pourront conclure si Reiwa, ou « belle harmonie » en japonais, est un nom bien choisi pour l’ère qui s’amorcera.

Avec les informations de The New York Times et Reuters

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Le jour de la marmotte, science ou folklore?


Le jour de la marmotte, nous vient des Européens. Au Moyen-âge, ils utilisaient des hérissons, loups ou ours. Mais en Amérique du Nord, il était plus facile de trouver des marmottes. Le hic, est que l’hiver en Europe et au Canada n’est pas tout à fait pareil, mais bon, cela amuse les petits comme les grands.
Nuage

 

Le jour de la marmotte, science ou folklore?

 

La célèbre marmotte Phil, de Pennsylvanie.La célèbre marmotte Phil, de Pennsylvanie. Photo: La Presse canadienne / Gene J. Puskar

Le 2 février est le jour de la marmotte. D’où vient cette appellation et que valent les marmottes pour prévoir la météo?

Un texte d’Ève Christian

Leur réveille-matin doit bien être réglé, car c’est toujours le 2 février que les marmottes vedettes émergent de leur sommeil et pointent le nez dehors à la recherche de leur ombre. Il faut dire que cette date tombe presque exactement entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps.

Selon la tradition, qui relève beaucoup plus du folklore que de la science, notre avenir météorologique dépend de leur comportement à la sortie de leur tanière.

Si elles ne voient pas leur ombre, elles restent à l’extérieur, car elles croient que le pire de l’hiver est passé et que le temps chaud approche. Si elles voient leur ombre, elles seront tellement effrayées qu’elles retourneront rapidement se réfugier dans leur trou pour dormir encore six semaines…

Cette année, le verdict est partagé puisque deux des quatre marmottes vedettes ont vu leur ombre.

De la Chandeleur au jour de la marmotte

Autrefois, le 2 février c’était le jour de la Chandeleur. Cette fête chrétienne, qui arrive 40 jours après Noël, soulignait la présentation au Temple de l’Enfant Jésus par sa mère Marie. Une procession aux chandelles était souvent organisée pour célébrer cette journée.

Selon une traduction libre, la légende de la Chandeleur statuait que si la Chandeleur est belle et dégagée, l’hiver aurait un second souffle. Mais si la Chandeleur amène nuages et pluie, l’hiver s’en va et ne revient plus.

Au Moyen-âge, en Europe, une légende indiquait que les hérissons prédisaient l’arrivée du printemps suivant le temps qu’il faisait ce jour-là. Mais, selon les régions ou les pays, l’animal prévisionniste était soit un ours, un loup ou une loutre.

Grâce aux colons européens qui ont traversé l’Atlantique pour s’installer en Pennsylvanie, il y a plus de 200 ans, cette tradition est arrivée sur le continent nord-américain. En l’absence de hérissons, c’est à la marmotte qu’on a confié le soin de prédire l’arrivée du printemps.

Pour les colons, il était important de savoir si l’hiver perdurerait parce que, vers la fin de la saison froide, leurs réserves diminuaient et ils attendaient anxieusement l’arrivée du printemps pour semer et récolter. Et pour connaître ce moment, ils observaient la fin de l’hibernation d’un animal.

Cependant, cette tradition semble mal s’exporter, car en Europe, à cette date, le pire de l’hiver est souvent passé, ce qui n’est pas le cas avec nos hivers canadiens et, contrairement au hérisson européen, notre marmotte s’éveille rarement d’elle-même en février, même s’il y a des redoux.

Météorologiquement parlant

L’expression de cette tradition se basant sur l’ombre de la marmotte est relativement logique. Pensons-y bien.

En hiver, un ciel dégagé signifie souvent qu’un anticyclone arctique recouvre la région. Donc, l’air froid et sec laisse présager que l’hiver perdurera. Le temps nuageux est en lien avec une dépression qui, souvent, apporte de l’air plus doux et humide, laissant croire que l’hiver tire à sa fin.

Évidemment, il n’y a aucun rapport entre le temps qu’il fait le 2 février et celui qu’il fera dans les semaines à venir!

https://ici.radio-canada.ca/