En Espagne, des scien­ti­fiques vont envoyer des décharges élec­triques dans le cerveau de déte­nus


Même si cette expérience de décharge électrique dans le cerveau est sans douleur, les prisonniers sont-ils volontaires ? Le but serait de diminuer les comportements violents. Cela me fait penser aux électrochocs qu’ils donnaient a des malades, il y a plusieurs dizaines d’années au Canada sans que ces personnes ne soient consentantes. Et ils sont restés avec des séquelles ..
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En Espagne, des scien­ti­fiques vont envoyer des décharges élec­triques dans le cerveau de déte­nus

 

Crédits : New Scien­tist

Par  Malaurie Chokoualé 

Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Huelva en Espagne sont sur le point de débu­ter une nouvelle expé­rience sur des déte­nus, dans le courant du mois de mars.

À New Scien­tist, ils ont expliqué vouloir envoyer des décharges élec­triques dans certaines parties de leur cerveau pour déter­mi­ner si elles peuvent calmer leurs pulsions violentes.

Durant quelques jours, une douzaine de prison­niers répu­tés violents auront des élec­trodes posées sur le crâne. À la fin de leur expé­rience, ils donne­ront un peu de leur salive. Celle-ci servira à évaluer leur taux de corti­sol, et savoir si l’hor­mone du stress peut aider à comprendre l’agres­si­vité du détenu.

Ce procédé s’ap­pelle la « stimu­la­tion trans­crâ­nienne en courant continu » (TDCS), une tech­nique médi­cale basée sur le prin­cipe de stimu­la­tion élec­trique du cerveau. New Scien­tist précise que les chocs élec­triques tiennent plus du massage crânien que de l’éclair foudroyant. En effet, vu le faible niveau d’élec­tri­cité utilisé (un à deux milli­am­pères d’am­pli­tude pendant une tren­taine de minutes), ils consistent à envoyer des stimu­la­tions sans douleur.

Cette étude est loin d’être la première du genre. En 2018 par exemple, l’uni­ver­sité de Penn­syl­va­nie avait mené une étude simi­laire sur des prison­niers et avait conclu à une possible dimi­nu­tion des tendances violentes chez des déte­nus « stimu­lés ». La pratique est néan­moins légi­ti­me­ment contro­ver­sée.

Source : New Scien­tist

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Pitbull : 5 choses à savoir sur ce chien considéré comme dangereux


Le Pittbull a souvent mauvaise presse, il faut dire qu’a l’origine, il était utilisé comme chien de combat. En fait, tout dépend de son éducation et du milieu où il vit. Ce type de chien a besoin de beaucoup d’activités et une éducation stricte. Personnellement, quand je dois croiser un Pittbull, je demande au maitre quel tempérament a son chien et si je peux lui faire une caresse. C’est des chiens extraordinaires et comme n’importe quel chien, tout dépend du maitre …
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Pitbull : 5 choses à savoir sur ce chien considéré comme dangereux

 

 

chien pitbull enfant fille câlin humain

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Le Pitbull, de son vrai nom American Pit Bull Terrier, est victime d’une mauvaise réputation. Considéré comme le chien le plus dangereux au monde, sa possession a même été interdite dans plusieurs pays, notamment en France. En effet, il est interdit de vendre, d’importer ou d’acquérir un Pitbull. Pourtant, si le Pitbull n’est pas élevé entre de mauvaises mains, il n’est pas plus agressif qu’un autre !

La preuve en 5 points.

1. Une origine qui lui fait défaut

Apparu à la fin du 18e siècle, le Pitbull a tout de suite été utilisé pour combattre les taureaux et les chiens dans les arènes et divertir alors le public de l’époque. C’est de là que lui vient sa réputation de molosse agressif et féroce, de chien tueur attiré par l’odeur du sang.

Le Pitbull n’est d’ailleurs pas considéré comme une race à part entière mais plutôt comme un type de chien. Il est généralement associé à l’American Staffordshire Terrier.

chien pitbull

Crédits : iStock

2. Il est équilibré

Le Pitbull n’est pas le vilain petit canard que l’on pourrait croire. En réalité, il fait partie des chiens les plus équilibrés qui soient. En effet, le Pitbull possède un caractère aussi stable que le Golden Retriever ou le Terre-Neuve par exemple. On voit donc bien que l’étiquette de chien méchant qu’on lui associe est complètement fausse. En réalité, tout dépend de la façon dont il est éduqué, comme n’importe quel autre chien.

Gentil, affectueux, joueur, doux et patient, notamment avec les enfants, le tempérament du Pitbull est complètement dépourvu d’agressivité envers les humains. En revanche, il peut parfois se montrer un peu querelleur avec les autres chiens.

chien pitbull

Crédits : Hugo A. Quintero G/Flickr

3. Il est très robuste

Au-delà de sa musculature puissante (20 à 30 kilos de muscles tout de même), le Pitbull bénéficie d’une santé de fer. En effet, il n’a pas de problème de santé particulier, hormis des problèmes de peau. Et pour cause, la peau du Pitbull est plus fragile que celle des autres races de chiens. Il est donc plus susceptible de développer des allergies, des inflammations, voire même des maladies de peau.

De plus, son poil étant très court, le Pitbull n’est pas protégé contre les grosses chaleurs ou le froid. Ainsi, il est nécessaire de raccourcir les promenades en été et en hiver, sous peine qu’il attrape un coup de soleil ou un coup de froid.

chien pitbull

 

Crédits : Ildar Sagdejev/Wikipédia

4. Il est infatigable

Véritable boule d’énergie, le Pitbull a un grand besoin de se dépenser. Il est indispensable de lui faire pratiquer une activité physique chaque jour afin qu’il puisse s’épanouir. Ainsi, même s’il a accès à un jardin, ce grand sportif doit sortir se balader au minimum 2 fois par jour afin qu’il puisse socialiser avec les autres chiens mais aussi explorer de nouveaux lieux et de nouvelles odeurs. En effet, le Pitbull déteste rester dans un espace clos plusieurs heures d’affilée. Il a donc besoin d’être constamment stimulé.

Ce chien n’est donc pas adapté aux personnes qui n’ont pas suffisamment de temps libre pour pouvoir combler tous ses besoins énergétiques. D’autant plus que le Pitbull doit bénéficier d’une éducation stricte (mais sans violence !), ce qui demande une certaine implication de la part de son propriétaire.

chiot heureux

Crédits : iStock

5. Il n’est pas un bon chien de garde

On pourrait penser que ce chien réputé pour faire peur grâce à son physique impressionnant est un excellent chien de garde. Que nenni ! En réalité, le Pitbull est beaucoup trop sociable avec les humains pour pouvoir assumer un tel rôle. En effet, il aura plutôt tendance à se diriger vers un étranger pour lui quémander une caresse et non pas pour le faire fuir…

 

Source

https://animalaxy.fr

Les gens en colère verraient réellement plus de rouge dans leur environnement


La couleur rouge représente symboliquement l’agressivité, la colère, mais aussi le danger et l’interdiction. Il semblerait que les personnes ayant une tendance cholérique voient plus facilement le rouge dans l’environnement tout en préférant cette couleur.
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Les gens en colère verraient réellement plus de rouge dans leur environnement

 

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

” Il voit rouge !” est une expression courante pour exprimer la colère d’une personne. Et si cette expression avait un fond de vérité ? Des chercheurs américains l’affirment : les personnes plus agressives ont tendance à davantage préférer le rouge que les individus considérés comme plus zen.

Une dimension psychologique

Les couleurs de l’arc-en-ciel représentent une certaine diversité, et lorsque l’on demande à une personne sa couleur préférée, difficile de deviner sa réponse. Et si les personnes colériques et agressives préféraient le rouge ?

Si l’on associe le noir aux ténèbres ou à la mort, de nombreuses cultures humaines estiment que le rouge est la couleur de l’agressivité, de la colère. Le rouge est surtout la couleur du sang qui lorsque l’on est très en colère, s’accumule au niveau de notre tête. Il symbolise également l’interdit, la signalétique de la route le prouvant avec les stops, les feux rouges et autres restrictions.

Une étude pour creuser la question

L’équipe menée par Adam Fetterman de l’Université du Dakota du Nord (États-Unis) avait en 2014 tenté de définir une certaine psychologie concernant les goûts pour les couleurs. Dans leur publication du Journal of Personality, les chercheurs détaillent plusieurs expériences menées sur 376 étudiants. La première étape consistait à demander leur couleur préférée puis leur faire passer un test de personnalité. Or, les étudiants jugés plus agressifs avaient davantage tendance à préférer le rouge.

Le second test invitait les volontaires à observer une image où du rouge et du bleu délavés étaient entremêlés – sans qu’aucune des deux couleurs ne domine l’autre. Les chercheurs ont tout de même demandé aux participants laquelle des deux couleurs dominait. Ils ont observé que les personnes ayant choisi le rouge avaient globalement une personnalité 25 % plus hostile que les autres.

Une dernière étape mettait en relief plusieurs scénarios, dans lesquels il était nécessaire de faire face à un danger. Mais les participants avaient aussi une solution pour s’en sortir. Les chercheurs ont observé que les volontaires choisissant de se défendre plutôt que de fuir avaient tendance à préférer la couleur rouge.

Comment expliquer ce phénomène ?

Les chercheurs américains ont tenté d’expliquer le résultat de leur étude en indiquant que les pensées agressives étaient implicitement associées à la couleur rouge. Or, il se pourrait que les personnes ressentant de l’hostilité envers ce qui se trouve autour d’eux soient plus à même de percevoir la couleur rouge que les autres ! Autrement dit, l’hostilité, l’agressivité et la colère feraient réellement voir la vie en rouge.

Les meneurs de l’étude ont également leur théorie sur l’origine de cette particularité. Il se pourrait bien que la symbolique liée à la couleur rouge – si présente dans certains esprits – ait pris source au temps de l’humain chasseur-cueilleur. En effet, celui-ci avait du apprendre à se méfier de de la présence de sang, de plantes, fruits, insectes ou d’animaux dangereux pouvant causer des blessures mortelles.

Sources : Futura SciencesImprobable Research

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► 5 choses que vous faites tout le temps mais que votre chat déteste !


Mieux vaut connaitre son chat, car chaque boule de poils ont leur préférence et tempérament.
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5 choses que vous faites tout le temps mais que votre chat déteste !

 

chat sur le ventre

Car oui, votre matou a lui aussi ses petites préférences. Grattouillage de ventre, câlins à gogo, jeux… Qu’est-ce qui fait vraiment plaisir à votre chat ? Et au contraire, qu’est-ce que minou déteste par-dessus tout ?

Réputés solitaires et un brin opportunistes, les chats sont souvent un peu difficiles à cerner. Pourtant, si on les observe bien, il est possible de découvrir ce qui peut les stresser, leur faire plaisir ou encore ce qu’ils n’aiment pas.

Nous vous proposons ici de découvrir sept choses que les chats n’aiment pas du tout, alors qu’on a tendance à penser le contraire.

Votre chat n’aime pas qu’on lui frotte le ventre

C’est pourtant si tentant ce petit ventre tout chaud et tout doux. Mais si nous adorons y faire des caresses et autres gratouilles, votre chat lui n’apprécie pas ce moment et aura même tendance à fuir au plus vite, sortir ses griffes ou mordre. Le ventre est une zone sensible, et sans y être habitué, un chat n’appréciera pas forcément nos caresses.

Bien sûr, tous les chats ont des préférences qui varient. Certains chats cherchent juste à être près de nous et nos odeurs, mais n’aiment pas les caresses tout court ! Tandis que d’autres viendront vous présenter la zone à gratouiller.

 

5 choses que vous faites tout le temps mais que votre chat déteste !

Votre chat n’aime pas être porté

Prendre un chat dans ses bras est toujours tentant. On a envie de le prendre contre soi et de lui faire des tonnes de câlins. Malheureusement, les chats n’aiment pas spécialement être retenus contre leur volonté. La plupart des matous vont donc tenter de se libérer au plus vite de cette emprise non désirée. Il est possible cependant d’habituer un peu son chat à être porté, mais le mieux est toujours d’attendre qu’il vienne de lui-même vers vous.

Votre chat n’aime pas qu’on lui touche ou tire la queue

Point sensible du corps de votre matou, la queue est souvent très tentante pour les enfants qui aiment la saisir, voire la tirer. Attention à ce geste qui n’est pas anodin et peut entrainer une réaction un peu agressive du chat qui tentera de se défendre et de se libérer. Le mieux est d’apprendre aux plus petits à caresser le chat sur le dos et à ne pas faire de gestes brusques.

Votre chat n’aime pas rester seul

Le chat est un animal plutôt solitaire, mais il n’a pas vocation non plus à passer de longues heures sans vous. Un chat qui n’a pas d’accès à l’extérieur risque de mal vivre de longs moments de solitude. Pour pallier ce manque et à l’ennui qu’il peut ressentir, le mieux est de laisser des jouets à votre matou, et de lui organiser aussi des petits jeux à base de croquettes à chercher par exemple. Tout cela pour le divertir autours de la recherche de nourriture, et le faire patienter jusqu’à votre retour. La solution d’adopter un second chat peut aussi dans certains cas être une bonne idée, mais il faut avant tout vérifier que votre chat accepte un autre chat.

 

chat boite de transport

Votre chat n’aime pas sa caisse de transport

Ce n’est pas un secret, les chats n’aiment pas entrer dans leur caisse de transport. Tout simplement car cela est souvent associé à une visite chez le vétérinaire et autres choses peu réjouissantes. Mais il existe une solution à cela. Vous pouvez commencer par laisser la caisse de transport au milieu de votre salon avec une couverture dedans pour que votre chat puisse l’explorer et s’y installer. Un peu d’herbe à chats dedans et quelques friandises pour l’inviter à entrer devraient finir de le convaincre.

Evidemment, il faut garder en mémoire que tous les chats sont différents et qu’il est tout à fait possible que votre chat apprécie certaines choses mentionnées ci-dessus. Malgré tout, il est bon de le savoir pour prendre le temps d’observer ses réactions afin d’adapter ses gestes au quotidien et ne pas imposer à votre matou un geste qui le dérange.

 

https://wamiz.com/

Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards


Vraiment, tout est dans les gènes. Même dans la domestication, il y a une application, euh non, plutôt un gène pour ça. On peut domestiquer des renards s’ils ont SorCS1, car il est absent chez les renards agressifs.
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Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards

La génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains selon une étude.

Un bébé renard roux Photo : getty images/istockphoto/Chris6

« Si tu veux un ami, apprivoise-moi », dit le renard. « Que faut-il faire? » demande le Petit Prince. Entamée il y a 60 ans, une expérience sur des renards visant à mieux comprendre le processus d’apprivoisement a permis de découvrir des gènes impliqués dans l’agressivité et la domestication.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons pu montrer qu’un gène spécifique connu sous le nom de SorCS1 a un effet sur le comportement, rendant les renards plus dociles », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Anna Kukekova, de l’Université de l’Illinois, coauteure de l’étude publiée mardi dans la revue Nature Ecology & Evolution.

L’histoire commence en 1959, quand le biologiste russe Dmitri Belyaev décide de tester expérimentalement sa théorie sur le processus de transformation du loup sauvage en un chien docile.

Selon lui, la génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains.

Une ferme en Russie

Prenant ses quartiers dans une ferme d’élevage en Russie, il démarre son expérience en choisissant parmi des renards roux (appelé aussi renards communs ou renards rouges) ceux qui étaient les moins agressifs envers l’homme. Cette sélection a été répétée depuis, à chaque nouvelle génération, pendant près de 60 ans.

« Dès la dixième génération, quelques chiots remuaient leur queue comme des chiens en présence d’êtres humains, même quand il n’y avait pas de nourriture en jeu », décrit Anna Kukekova. « Ils étaient juste heureux de voir des humains. »

Pas aussi bien domestiqué qu’un chien

Aujourd’hui, les 500 couples du groupe sont tous à l’aise en présence d’hommes, même s’ils ne sont pas aussi bien domestiqués que les chiens.

En parallèle, les chercheurs ont également créé, sur la même méthodologie, un groupe de renards « agressifs » et un groupe témoin (composé de renards choisis au hasard).

Profitant des progrès faits ces dernières années en matière de séquençage, Anna Kukekova et son équipe ont décrypté le génome de 10 renards de chacun des trois groupes.

Résultat : les chercheurs ont identifié 103 zones génétiques impliquées.

Le gène SorCS1 absent des renards agressifs

Et plus particulièrement le gène SorCS1 : plus de 60 % des animaux « domestiqués », y compris ceux du groupe témoin, partageaient la même variante du gène SorCS1. Une variante totalement absente chez les renards agressifs.

Selon l’étude, certaines des zones génétiques identifiées chez le renard correspondent chez l’homme à l’autisme et aux troubles bipolaires, ou encore au syndrome de William-Beuren, une maladie génétique rare caractérisée notamment par une hypersociabilité.

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EN IMAGES : L’incroyable combat entre un oryx et un blaireau


3 belles photos d’un onyx et un blaireau à miel en plein combat au Namibie. Un affrontement aux forces inégales, mais heureusement, la seule blessure qu’il pourrait y avoir, c’est l’humiliation. Le blaireau à miel à tendance à être agressif et s’attaquer a plus grand que lui. Comme de raison, il doit être plutôt rare qu’il puisse être vainqueur dans de telles conditions. Malheureusement pour lui, ses pattes, organes, peau et graisse sont recherchés pour la médecine traditionnelle
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EN IMAGES

L’incroyable combat entre un oryx et un blaireau

 

Blaireau et oryx, le combat

L’oryx a plusieurs fois fait voler dans les airs le blaireau à miel.

© CATERS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

En Namibie, un photographe a immortalisé le combat entre un oryx et un blaireau à miel. Peu craintif, le mustélidé a lancé les hostilités à ses risques et périls.

Les blaireaux à miel (Mellivora capensis), des animaux que l’on retrouve en Asie et en Afrique, sont connus pour leurs comportements parfois agressifs. Une attitude qui ne leur rend pas service lorsqu’ils se dressent contre des animaux bien plus gros qu’eux. Ainsi, qu’elle n’a pas été la surprise du photographe sud-africain Dirk Theron quand celui-ci a vu l’un de ces animaux s’attaquer à un oryx dans le parc national d’Etosha, une aire protégée en Namibie. Selon le photographe, le mustélidé s’est approché de l’oryx alors que ce dernier se situait à proximité d’un point d’eau.

« Il continuait de le charger alors que l’oryx l’envoyait voler à 5 ou 6 mètres dans les airs à l’aide de ses cornes », a raconté au Daily Mail le photographe dans un article mis en ligne le 3 juillet 2018.

« La première fois j’ai cru que le blaireau serait tué ou sérieusement blessé mais il s’est relevé, s’est secoué et à continuer de charger l’autre animal ! », se souvient Dirk Theron.

Selon le site IFLScience, l’intrépide mustélidé est encore en vie, abandonnant finalement le combat.

© CATERS/SIPA

© CATERS/SIPA

Malheureusement, la ténacité et l’intrépidité des blaireaux à miel font d’eux une cible de choix pour la médecine traditionnelle.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, leurs pattes, leur peau, leur graisse et leurs organes sont couramment utilisés pour confectionner des remèdes. Pour l’instant, ces animaux sont placés dans la catégorie « Conservation mineure » de la liste rouge.

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Abeilles tueuses : on sait ce qui les rend si agressives


Je savais que les abeilles tueuses sont le fruit entre le croisement des abeilles européennes et africaines. Mais le reste non. D’abord pourquoi, ils ont voulu un hybride et la fuite d’une que ces abeilles tueuses se sont propager du Brésil jusqu’aux États-Unis. Au Brésil, ils ont découvert ce qui s’est passé et ils espèrent trouver le moyen pour protéger les insectes et les êtres humains.
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Abeilles tueuses : on sait ce qui les rend si agressives

 

Abeille vue de face.

Abeille vue de face.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Jimmy Leyes

Une équipe de chercheurs brésiliens vient de mettre en évidence la molécule qui rend les abeilles tueuses américaines si agressives par rapport à leurs cousines européennes.

Des centaines d’abeilles qui poursuivent leurs victimes sur des kilomètres : ce n’est pas la scène d’ouverture d’un film d’horreur mais bel et bien une stratégie mise en oeuvre lorsque ces « abeilles tueuses« , se décident à attaquer. Pour le plus grand malheur des américains. Et pour cause ! Ces hyménoptères munis d’un dard se sont déjà rués sur des humains de l’autre côté de l’Atlantique.

Pourtant, de prime abord, il est impossible de les différencier de leurs gentilles cousines européennes. Elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau et leurs piqûres sont aussi douloureuses ou toxiques l’une que l’autre. Ce qui sépare une abeille tueuse d’une abeille européenne et qui lui vaut sa réputation sulfureuse, c’est son incroyable agressivité. 

Une espèce hybride redoutable

Les killer bees sont issues d’un croisement entre les abeilles européennes (Apis mellifera ligustica et Apis mellifera iberiensis) et les abeilles africaines (Apis mellifera scutellata), d’où leur autre nom d’abeilles « africanisées ».

Mais comment des reines du Vieux Continent ont pu rencontrer des cousines africaines et immigrer aux Etats-Unis ? L’histoire remonte à 1956. Cette année là, le gouvernement brésilien importe 49 reines d’abeilles africaines afin d’améliorer la résistance de ses abeilles à miel (des abeilles européennes) qui sont victimes de maladies et souffrent du climat. Aussitôt, ces nouvelles arrivantes s’accouplent avec les autochtones et créent une espèce hybride. Sans le savoir, ils viennent de créer un monstre. Tout était sous contrôle jusqu’à ce qu’un an plus tard, 26 essaims s’échappent du centre et commencent à coloniser l’Amérique du Sud. Très vite, les fugitives remontent vers le Nord et atteignent les Etats-Unis dans les années 90.

Comment le croisement entre une paisible butineuse européenne et sa cousine africaine un peu agitée a-t-elle enfanté de terribles abelha assassina(abeilles assassines en brésilien) ? C’est la question que s’est posée l’équipe de Mario Palma, biochimiste à l’Université de São Paulo.

Les chercheurs ont comparé, au sein d’une colonie d’abeilles africanisées, le cerveau des individus les plus féroces et celui des sujets dociles. Pour les différencier, ils ont lancé une balle en cuir devant une ruche. Ils ont ensuite récupéré des abeilles dont le dard était coincé dedans, soit les plus agressives, et des abeilles « sages » qui étaient restées dans le nid. Ils ont gelé leurs deux groupes, ont découpé leurs cerveaux en rondelles et ont analysé les protéines en présence. Et ils ont trouvé ce qui rendait les abeilles si féroces…

Mieux comprendre le comportement des insectes

Leurs résultats, parus dans le Journal of Proteome Research, mettent en évidence la présence de deux protéines : l’allatostatine et la tachykinine dans le cerveau de tous les insectes. Mais chez les « tueuses » ces protéines interagissent et forment des neuropeptides (AmASTs A et AmTRPs). C’est à dire des molécules qui jouent le rôle de modulateurs dans le cerveau. Et ces derniers seraient les déclencheurs de ce comportement d’hyper agressivité. En effet, dans le cerveau des abeilles restées tranquillement au nid, aucune trace d’une telle réaction et aucune formation de neuropeptides. En revanche, lorsque l’équipe de Mario Palma a constaté qu’en injectant ces fameux peptides dans le cerveau de jeunes abeilles non-agressives, celles-ci devenaient alors aussi féroces que leurs aînées qui avaient attaqué la balle.

Ces mêmes neuropeptides se retrouvent chez d’autres insectes mais ils n’ont pas la même incidence. Ils servent notamment à réguler le comportement alimentaire et la digestion. En revanche, ils sont aussi liés à l’agressivité chez les mouches des fruits ou même chez d’autres espèces comme les souris.

L’équipe espère que ces recherches permettront de développer une technique pour protéger les humains de ces redoutables insectes. Ces résultats pourraient aussi permettre de comprendre un peu mieux la façon dont les signaux moléculaires agissent sur les circuits neuronaux pour réguler le comportement. Et pas seulement chez les insectes mais aussi chez les humains.

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