Le Saviez-Vous ► D’où vient le mal de mer ? Comment l’éviter ?


J’ai été chanceuse, je n’ai pas souffert du mal des transports malgré les nombreuses heures de route que j’ai fait quand j’étais jeune avec mes parents ou en autobus. Mais, ce n’est pas le cas pour tout le monde
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D’où vient le mal de mer ? Comment l’éviter ?

 

Les enfants sont généralement plus sujets au mal des transports. ©PEYRUCQ / BSIP / AFP

Pour traiter les informations sensorielles qui nous parviennent, le cerveau a ses petites habitudes. Mais lorsque l’on est en mouvement dans un moyen de transport, celles-ci sont quelque peu perturbées.

CINÉTOSE. En fait de mal de mer, il est plus exact de parler de mal des transports en général. Car qu’il s’agisse d’un trajet sur route, en mer ou dans les airs, les troubles qu’il occasionne sont dus à un même mécanisme: un conflit entre les différentes données sensorielles transmises au cerveau lors d’un trajet. Même si, il est vrai, les voyages en mer sont généralement plus propices à déclencher les signes caractéristiques du mal des transports : vertiges, nausées, vomissement, maux de tête, salivation excessive, sueurs froides…

Une désynchronisation sensorielle

Le mal des transports, ou cinétose, est principalement dû à une discordance entre la perception visuelle, le système musculaire et le système vestibulaire de l’oreille interne qui commande notre sens de l’équilibre. Autrement dit, la cinétose est provoquée par un déséquilibre que nous ne voyons pas venir. Virages, balancements, roulis, turbulences, mais aussi ralentissements et accélérations… Autant de mouvements induits par le mode de transport – et ressentis par le voyageur – qui sont mal interprétés par le cerveau. Cette réponse cérébrale inadaptée est liée à une opposition entre les informations fournies par les yeux et celles données par le vestibule, organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne. Le problème est que les mouvements sont plus rapidement ressentis par l’oreille interne que par les yeux et les récepteurs sensoriels des muscles. Le centre de l’équilibre reçoit donc en peu de temps des messages en partie contradictoires, qu’il ne peut traiter correctement.

Or notre sens de l’équilibre repose sur une synchronisation sensorielle. C’est pourquoi on a l’habitude de préconiser aux personnes malades en voiture de regarder la route, pour faciliter cette synchronisation. Et si les voyages en mer sont plus à risque de provoquer un mal des transports, c’est justement qu’il n’y a pas de route sur laquelle focaliser son attention, et qu’une embarcation est en quelque sorte « livrée aux quatre vents ». Et ses passagers avec. De plus, le nombre et la nature des mouvements sont plus importants en mer que dans les airs ou sur la route, ce qui complique encore la tâche du cerveau.

Les facteurs aggravants, ou la règle des 4F

Il existe des facteurs aggravants ou propre à favoriser le risque de souffrir du mal des transports. Ce sont les 4F : le froid, la faim, la fatigue et… la frousse (peur). En effet, l’appréhension inquiète d’un voyage va contribuer à accentuer les symptômes. À moins qu’elle ne serve à bien anticiper le voyage en adoptant certaines astuces qui permettent d’éviter les nausées.

C’est donc une perturbation dans la façon dont le cerveau reçoit des données sensorielles qui provoque le mal des transports. Heureusement celui-ci est en principe capable de s’adapter peu à peu. Ainsi, le mal des transports aura tendance à s’atténuer en multipliant les trajets ou lors de voyages prolongés. 

Comment éviter le mal des transports ?

 

Jean-Louis Koeck connaît bien les problèmes et les traitements du mal des transports, puisque les militaires ont été les premiers à tester des traitements, le mal des transports étant particulièrement un problème dans leur quotidien. Il fournit quelques recommandations simples aux voyageurs :

  1. Minimisez les mouvements de la tête et du corps. Si possible, choisissez un siège ou une cabine au milieu du bateau ou de l’avion, car c’est là que vous aurez le moins de mouvements. L’utilisation d’un oreiller ou d’un appui-tête peut aider à garder votre tête aussi immobile que possible. 
  2. Fixez votre vision sur un objet stable. Par exemple, regarder l’horizon. Ne pas lire ou jouer à des jeux, car cela peut aggraver vos symptômes. Fermer les yeux peut aider à soulager les symptômes. 
  3. Prenez l’air. Si possible, ouvrez les fenêtres ou déplacez-vous sur le pont supérieur d’un navire pour obtenir un bon apport d’air frais. Évitez d’avoir trop chaud. 
  4. Détendez-vous. Par exemple, écoutez de la musique tout en vous concentrant sur votre respiration ou exercer une activité mentale, comme un compte à rebours à partir de 100. 
  5. Nourriture et boisson. Évitez de manger de gros repas ou de boire de l’alcool avant de voyager. 
  6. Restez calme. Vous pouvez être plus enclin à ressentir le mal des transports si vous vous en inquiétez…
  7. Le gingembre, qui peut être utilisé de différentes manières (boissons, par exemple du thé, biscuits, bonbons…) pourrait être efficace, notamment contre les nausées et les vomissements.

« En règle générale, en suivant ces précautions, l’organisme finit par s’adapter au déplacement et les symptômes s’améliorent avec la poursuite du voyage, précise Jean-Louis Koeck. Si (et seulement si) elles ne s’avèrent pas suffisantes, il est possible d’utiliser des antihistaminiques (médicaments sans ordonnance) et de la scopolamine (médicament avec ordonnance)« , ajoute t-il.

 Ces médicaments s’utilisent en prévention, 30 minutes à 1 heure avant le départ, puis, si besoin, pendant le voyage en respectant les intervalles entre les prises, tel qu’indiqué dans la notice.

MÉDICAMENTS. Il est recommandé de demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien avant de prendre des antihistaminiques. Il est également déconseillé de prendre des médicaments de mal des transports si vous êtes enceinte ou si vous allaitez votre enfant et si les nausées sont associées à d’autres symptômes (fièvre, douleur).

https://www.sciencesetavenir.fr

Vous êtes méchant quand vous avez faim? C’est normal


La manière pour arriver à ce constat est assez inusitée. Est-ce suffisant pour affirmer que nous sommes plus méchants le ventre vide ? Enfin, il est vrai qu’avoir le ventre vide peut être dérangeant.
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Vous êtes méchant quand vous avez faim? C’est normal

 

Vous êtes méchant quand vous avez faim? C'est normal

En colère? Allez manger, ça ira mieux après.Photo Fotolia

Vous pensez être plus irritable quand vous n’avez pas mangé. Vous avez moins de patience avec votre famille ou vos collègues le ventre vide. Être «hangry», de l’anglais hungry (avoir faim) et angry (être en colère) n’est pas juste une expression, c’est un phénomène bien réel. 

La raison provient du fait que notre taux de glucose dans le sang diminue quand nous avons faim. Il devient alors plus difficile de se concentrer.

Un niveau de sucre peu élevé déclenche également la libération d’hormones liées au stress, comme le cortisol et l’adrénaline, ainsi qu’un produit chimique appelé neuropeptide Y, qui rend les gens plus agressifs avec ce qui les entoure.

Pour vérifier ces conclusions, des couples mariés ont été invités à planter des épingles dans des poupées vaudou qui représentaient leurs proches, pour refléter la colère qu’ils avaient à leur égard.

Les chercheurs ont en parallèle suivi les taux de glycémie des participants. Ils ont constaté que plus les gens avaient un niveau de sucre bas, plus ils avaient tendance à enfoncer des épingles dans les poupées, explique le site New Scientist.

Une autre expérience consistait à faire exploser des bruits forts dans les écouteurs de son conjoint. Là encore, plus les gens avaient un taux de glycémie faible, plus ils faisaient éclater des bruits désagréable dans les écouteurs de leur conjoint.

Une étude un peu sadique qui semble confirmer qu’avoir faim nous rend plus méchant.

Alors un bon conseil: ne prenez pas de décisions importantes le ventre vide!

http://fr.canoe.ca/

Parole d’enfant ► L’espace


Mlle a quelques notions de l’espace et des personnes qui y voyagent. Elle sait qu’ils n’ont pas de nourriture et de l’eau, ce qu’elle ne sait pas par contre, c’est qu’ils sont ravitaillés pour survivre
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L’espace

 

 

Grand-maman raconte :

Mlle explique ce qui arrive à ceux qui sont dans l’espace

– Il y a du monde dans espace il y a du monde dans l’espace qui n’ont pas d’eau puis ils meurent. Il n’y a pas de nourriture pour eux et eux aussi ont faim
– Comment ils font pour vivre ?
Ils ne peuvent vivre il n’y a pas d’eau, ils ne peuvent rien faire sauf conduire
– Ils conduisent quoi ?
– Leurs vaisseaux, leurs fusées

Ana-Jézabelle,  4 ans/18 Novembre 2016

Le cerveau des anorexiques ignore littéralement la faim


Il semble que des scientifiques ont enfin trouvé des preuves physiologiques qu’ont l’anorexie et la boulimie. Un grand pas pour mieux comprendre ces troubles alimentaires et peut-être de meilleurs traitements
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Le cerveau des anorexiques ignore littéralement la faim

 

Manger ou ne pas manger | daniellehelm via Flickr CC License by

Manger ou ne pas manger | daniellehelm via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Chez les personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire, les circuits neuronaux gérant l’appétit sont inversés

Une équipe de quatre psychiatres et chercheurs en neurosciences affiliés à l’université du Colorado vient de mettre en lumière les manifestations neurologiques de l’anorexie: les malades sont capables d’ignorer littéralement la faim parce que les circuits qui la gèrent normalement dans leur cerveau sont inversés. Portant sur des adultes, l’étude ne peut pas dire si le phénomène est une cause ou une conséquence des troubles alimentaires, mais il existe bel et bien.

Pour arriver à ce résultat, les scientifiques menés par Guido Frank, spécialiste de la neurologie des troubles alimentaires ont enrôlé 26 femmes souffrant d’anorexie, 25 de boulimie et 26 autres «sujets sains» pour constituer leur groupe de contrôle. Ensuite, les volontaires ont été soumises à un test classique d’activation de l’appétit, à savoir boire un peu d’eau sucrée, tandis que leur cerveau était surveillé à la fois par IRM fonctionnelle et par IRM de diffusion.

La primauté de l’esprit sur la matière

Et ce que montrent les chercheurs, c’est que les anorexiques ou les boulimiques présentent de nombreuses altérations dans les structures cérébrales régissant normalement la récompense gustative et la régulation de l’appétit. Des modifications particulièrement significatives dans la matière blanche, qui coordonne la communication entre différentes zones du cerveau.

En outre, l’hypothalamus ne joue pas le même rôle chez les malades et les non-malades. Chez ces dernières, les régions cérébrales impliquées dans la gestion de la faim vont chercher leurs informations dans l’hypothalamus. Chez les malades, non seulement l’activité des voies neuronales de la faim est bien plus faibles, mais l’information va dans le sens inverse: de l’hypothalamus aux autres zones cérébrales. Ce qui laisse entendre que leur cerveau shunte l’hypothalamus et ignore littéralement les signaux incitant à manger.

«En termes cliniques, on parle de la primauté de l’esprit sur la matière, précise Frank. Nous disposons désormais de preuves physiologiques pour soutenir cette idée. En temps normal, la région du cerveau responsable de l’appétit devrait vous faire quitter votre chaise et chercher quelque chose à manger. Chez les patientes atteintes d’anorexie ou de boulimie, ce n’est pas le cas.»

Auto-conditionnement?

Les humains sont prédisposés à aimer le goût sucré, signal d’aliments caloriques et dès lors utiles à la survie. À l’inverse, il est très courant que les personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire commencent par s’éloigner du sucré, par peur de grossir.

«Il peut s’agir d’un comportement acquis, voire d’un auto-conditionnement où la prise de poids fonctionne comme une “punition”», écrivent les chercheurs.

Des habitudes qui peuvent tout à fait modifier le cerveau des malades, en altérant notamment les circuits neuronaux dédiés à l’appétit et à la prise alimentaire.

Pour distinguer l’œuf de la poule, l’équipe de Frank envisage de poursuivre ses recherches sur des enfants, et notamment ceux issus de familles où les troubles du comportement alimentaire sont fréquents, afin de comprendre «quand tout cela commence à se mettre en place».

http://www.slate.fr/

Le monde risque une "tragédie humaine"


Les adultes d’aujourd’hui, ne seront probablement plus de ce monde en 2100, mais nous allons quand même subir les conséquences si nous n’agissons pas immédiatement et très fortement contre les émissions à effet de serre. Est-ce vraiment cela que nous voulons laisser en héritages à nos descendants ?
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Le monde risque une « tragédie humaine »

 

© epa.

Le monde doit « de toute urgence et radicalement » réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement mondial s’il veut éviter « une tragédie humaine », a prévenu l’ONU jeudi, veille d’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat.

« Si nous ne commençons pas à prendre des mesures supplémentaires dès maintenant, dès la conférence de Marrakech (COP22 qui s’ouvre lundi), nous finirons par pleurer devant une tragédie humaine évitable », déclare Erik Solheim, directeur du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui publie son rapport annuel sur l’action climatique mondiale.

Hausse des gaz à effet de serre

Dans ce nouveau bilan, le PNUE s’alarme de la hausse ininterrompue des émissions de gaz à effet de serre (GES). Malgré les engagements volontaires pris à Paris il y a un an, le monde se dirige d’ici 2100 vers des températures de +2,9 à +3,4°C par rapport au niveau pré-industriel, qui sont synonymes d’impacts dévastateurs, souligne le rapport.

Limiter les émissions

Pour limiter la hausse à 2°, il faudrait ne plus émettre dans l’atmosphère que 42 gigatonnes équivalent CO2 en 2030 (contre 52,7 en 2014). Or même si tous les pays tenaient leurs promesses faites dans le cadre des négociations climatiques, 54 à 56 Gt devraient encore être émises en 2030, soit 12 à 14 Gt de trop, souligne le PNUE.

« Ce n’est pas encore assez »

Avec l’accord de Paris, « nous avançons dans la bonne direction. Mais ce n’est pas encore assez si nous voulons avoir une chance d’éviter un dérèglement climatique majeur », souligne M. Solheim, mettant en garde contre « une tragédie humaine ». « Le nombre croissant de réfugiés climatiques frappés par la faim, la pauvreté, la maladie et les conflits nous rappellera de façon incessante notre échec. La science a montré que nous devons agir beaucoup plus vite », ajoute-t-il.

http://www.7sur7.be/

Pourquoi les labradors ont-ils toujours faim ?


Certains chiens Labrador ont une mutation génétique qui a une conséquence sur leur appétit et sur le problème d’obésité. Cependant, ils sont des candidats idéals pour devenir des chiens aidant avec l’entrainement une récompense comestible pour son obéissance
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Pourquoi les labradors ont-ils toujours faim ?

 

C’est une mutation uniquement retrouvée chez les labradors qui leur donnent toujours faim. © C. Vieler-Kircher/CATERS/SIPA

Par Félix Gouty

Souvent les chiens quémandent pour grignoter durant notre repas. Mais certains ne s’arrêtent jamais, comme les fidèles Labradors. En cause, une mutation génétique effaçant la notion de satiété

MUTATION. Le meilleur ami de l’homme est réputé pour son insatiable envie de manger tout et n’importe quoi. Souvent même, le chien quémande à son maître, au moment du dîner, dans l’espoir d’obtenir un petit bout de pain. Certains néanmoins font preuve d’un appétit maladif, les conduisant parfois à l’obésité. Des multiples races et variétés de chiens domestiques existants, deux y sont sujettes : le Labrador retriever et le Flat-Coated retriever (ou Retriever à poils plats). La cause ? Une mutation génétique liée à l’obésité canine, la première découverte à ce jour, selon une étude menée par la généticienne et vétérinaire de l’Université de Cambridge, Eleanor Raffan, dans la revue Cell Metabolism. Cette mutation est une délétion (un morceau de séquence ADN anormalement absent) localisée dans le gène POMC. Ce gène code pour une protéine éponyme, servant de précurseur à deux neuropeptides (protéines sécrétées et utilisées par les neurones) : β-MSH et β-Endorphin. Tous deux participent à la régulation de la faim, et plus précisément à l’enclenchement de la satiété après un repas.

Une mutation oblitérant le comportement de satiété

Les Labradors porteurs de cette mutation sont ainsi toujours susceptibles de demander à manger, même après un repas copieux. En conséquence, ils accumulent du poids plus facilement (les tissus adipeux forcés de stocker de la nourriture toute la journée) et sont donc plus enclin à devenir obèses. Néanmoins, cette mutation peut avoir des effets « bénéfiques » : toujours affamés, ces chiens répondent mieux aux entraînements sur la base de « nourriture-récompense ». C’est en partie pourquoi ils font d’aussi efficaces chiens d’assistance, comme les chiens guide d’aveugle parfaitement entraînés à suivre les commandes de son maître non-voyant. En terme de chiffres, d’après l’étude du Docteur Eleanor Raffan, la délétion du gène POMC provoque en moyenne une prise de poids d’environ 2 kg. Sur 410 Labradors britanniques et américains testés, près de 25% étaient porteurs de cette mutation. De plus, 76% des Labradors servant de chiens d’assistance le sont – probablement du fait de générations de ces chiens, élevés puis entraînés spécifiquement pour cette fonction, favorisant donc la sélection du gène muté.

http://www.sciencesetavenir.fr/