Une agence de placement pour autistes prend racine au Québec


Un centre d’emploi pour autiste a pris son élan en Allemagne et depuis, il s’est implanter dans divers pays comme la France, les États-Unis, le Canada. Cela permet aux autistes d’avoir un emploi. Ces gens sont intelligents, et mêmes parfois plus que la norme et ils sont méticuleux même si le travail est répétitif.
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Une agence de placement pour autistes prend racine au Québec

L'informaticien David Condamines est l'un des travailleurs placés par... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

L’informaticien David Condamines est l’un des travailleurs placés par l’agence québécoise Auticonsult, spécialisée dans le placement d’autistes Asperger.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

TRISTAN PÉLOQUIN
La Presse

Ils ont souvent le regard fuyant et peinent à socialiser, mais ils sont aussi méticuleux et redoutables pour trouver des anomalies au milieu de données abstraites. L’agence québécoise Auticonsult, spécialisée dans le placement d’autistes Asperger, mise sur les qualités atypiques de ces personnes hors normes pour leur permettre de sortir de l’isolement.

David Condamines le reconnaît sans détour : son parcours postsecondaire a été difficile.

« Je me suis cassé les dents. Je n’étais pas prêt à ça. Je m’enfonçais dans mes difficultés d’adaptation », dit le jeune homme, qui a abandonné ses études pendant près de 10 ans avant de les terminer en avril dernier, à 32 ans, pour « venger l’échec ».

À l’exception de son débit saccadé et de son regard nerveux, comme s’il craignait toujours de dire quelque chose qui dérange, rien n’indique que l’informaticien est ce qu’on appelle un Asperger.

« Pour moi, la socialisation, ce n’est pas du tout évident. J’aime plus être dans ma bulle », admet-il.

Ce trait, typique des Asperger, est souvent ce qui les place dans une situation de rejet. Ils ont pour la plupart une intelligence normale, voire supérieure pour les tâches nécessitant des habiletés techniques ou logiques. Mais leurs capacités limitées à lire le langage non verbal et les émotions des autres provoquent souvent des conflits.

Résultat : de 10 à 25 % seulement des personnes Asperger occupent un emploi à temps complet au Canada, estime l’agence Auticonsult.

Fraîchement installée au Québec, la firme spécialisée dans le placement professionnel d’autistes est née en Allemagne, en 2011, et s’est déployée dans une quinzaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni, la Suisse, les États-Unis et le Canada. Elle a jusqu’à maintenant réussi à placer plus de 200 autistes au travail, principalement dans des postes en informatique.

Avec l’aide d’un coach

Pour y arriver, elle jumelle les travailleurs autistes avec un coach, qui les aide à naviguer dans l’univers professionnel et participe au processus d’entrevue

« C’est un filet de sécurité, au cas où je trébuche, illustre David Condamines, qui a trouvé un emploi dans une entreprise d’optométrie de Longueuil en mai dernier grâce à Auticonsult. Nous avons travaillé sur la façon de me présenter. Depuis mon embauche, on se voit une fois par semaine, et on évalue mon niveau de stress dans l’entreprise. »

Le coach s’assure aussi que tous les employés comprennent que leur nouveau collègue est autiste et peut agir différemment.

« Comme les gens le savent, ils peuvent passer à autre chose et alors se concentrer uniquement sur la personne qu’ils ont en face d’eux », explique le coach André Bélanger, un psychoéducateur qui suit actuellement trois autistes en entreprise pour Auticonsult.

Les travailleurs Asperger ont la réputation d’être particulièrement méticuleux dans les tâches perçues comme ennuyeuses et répétitives par les autres employés.

« C’est un piège pour les Asperger d’essayer d’agir comme des neurotypiques [nom donné par les autistes aux personnes « normales »]. Leur différence est une plus-value. Ils ont une capacité d’attention hors du commun, et un souci du détail qui est très précieux dans le domaine de l’information », affirme M. Bélanger.

Des employeurs réticents

Les travailleurs autistes placés par Auticonsult demeurent des consultants pour l’agence, qui est leur véritable employeur. L’entreprise compte notamment Desjardins parmi ses clients et est actuellement engagée dans une démarche pour trouver d’autres employeurs potentiels désireux d’embaucher des personnes Asperger.

« Nous sommes en concurrence avec une trentaine d’autres agences de placement spécialisées en informatique. Personne ne nous dit non, mais peu d’employeurs disent oui. Ça demeure un défi de convaincre les entreprises de faire le saut », reconnaît Alain Bessette, directeur du développement de l’entreprise.

« Notre meilleur argument dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre, c’est de leur souligner à quel point les Asperger sont loyaux quand ils se sentent bien traités, dit M. Bessette. Ils ne quitteront jamais un emploi où ils se sentent bien. Ça aussi, ça fait partie de leurs traits particuliers. »

https://www.lapresse.ca

Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards


Vraiment, tout est dans les gènes. Même dans la domestication, il y a une application, euh non, plutôt un gène pour ça. On peut domestiquer des renards s’ils ont SorCS1, car il est absent chez les renards agressifs.
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Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards

La génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains selon une étude.

Un bébé renard roux Photo : getty images/istockphoto/Chris6

« Si tu veux un ami, apprivoise-moi », dit le renard. « Que faut-il faire? » demande le Petit Prince. Entamée il y a 60 ans, une expérience sur des renards visant à mieux comprendre le processus d’apprivoisement a permis de découvrir des gènes impliqués dans l’agressivité et la domestication.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons pu montrer qu’un gène spécifique connu sous le nom de SorCS1 a un effet sur le comportement, rendant les renards plus dociles », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Anna Kukekova, de l’Université de l’Illinois, coauteure de l’étude publiée mardi dans la revue Nature Ecology & Evolution.

L’histoire commence en 1959, quand le biologiste russe Dmitri Belyaev décide de tester expérimentalement sa théorie sur le processus de transformation du loup sauvage en un chien docile.

Selon lui, la génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains.

Une ferme en Russie

Prenant ses quartiers dans une ferme d’élevage en Russie, il démarre son expérience en choisissant parmi des renards roux (appelé aussi renards communs ou renards rouges) ceux qui étaient les moins agressifs envers l’homme. Cette sélection a été répétée depuis, à chaque nouvelle génération, pendant près de 60 ans.

« Dès la dixième génération, quelques chiots remuaient leur queue comme des chiens en présence d’êtres humains, même quand il n’y avait pas de nourriture en jeu », décrit Anna Kukekova. « Ils étaient juste heureux de voir des humains. »

Pas aussi bien domestiqué qu’un chien

Aujourd’hui, les 500 couples du groupe sont tous à l’aise en présence d’hommes, même s’ils ne sont pas aussi bien domestiqués que les chiens.

En parallèle, les chercheurs ont également créé, sur la même méthodologie, un groupe de renards « agressifs » et un groupe témoin (composé de renards choisis au hasard).

Profitant des progrès faits ces dernières années en matière de séquençage, Anna Kukekova et son équipe ont décrypté le génome de 10 renards de chacun des trois groupes.

Résultat : les chercheurs ont identifié 103 zones génétiques impliquées.

Le gène SorCS1 absent des renards agressifs

Et plus particulièrement le gène SorCS1 : plus de 60 % des animaux « domestiqués », y compris ceux du groupe témoin, partageaient la même variante du gène SorCS1. Une variante totalement absente chez les renards agressifs.

Selon l’étude, certaines des zones génétiques identifiées chez le renard correspondent chez l’homme à l’autisme et aux troubles bipolaires, ou encore au syndrome de William-Beuren, une maladie génétique rare caractérisée notamment par une hypersociabilité.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Comment le Moyen Âge traitait ses vieux


Au Moyen-âge, avoir plus de 50 ans, était hors norme, car la moyenne de vie était autour de 45 ans. La vieillesse était considérée comme un état triste, sénile attendant la mort. Cependant, les médecins n’étaient pas aussi catégoriques, même sur certains points, ils étaient avant-gardistes
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Comment le Moyen Âge traitait ses vieux

 

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Florian Besson et Nonfiction

Les sources de l’époque médiévale parlent peu des personnes âgées. C’est assez logique: l’espérance de vie étant globalement assez basse –autour de 45 ans–, les sociétés médiévales sont surtout composées de jeunes.

Il y a de grands vieillards, qui atteignent les quatre-vingt-dix ans, voire les dépassent allègrement –ainsi du centenaire Cassiodore–, mais ce sont clairement des exceptions. Dès lors, évidemment, nul besoin d’établissements destinés à accueillir les personnes âgées. Pour autant, le Moyen Âge a beaucoup réfléchi sur la vieillesse et le vieillissement.

À quel âge est-on vieux?

Les auteurs médiévaux pensent le plus fréquemment la vie humaine comme divisée en quatre âges: l’enfance, en gros de la naissance à une vingtaine d’années; la jeunesse, jusqu’à environ 35 ans; l’âge mûr, souvent désigné comme l’âge parfait, l’âge de l’équilibre et de l’accomplissement; et enfin la vieillesse, qui commence, selon les auteurs, à 50 ou 60 ans.

Ce dernier âge peut à son tour être subdivisé. Au VIIe siècle, Isidore de Séville distingue ainsi la vieillesse et la sénilité. Au XIIIe siècle, le scientifique anglais Roger Bacon distingue quant à lui trois étapes: la vieillesse (senectute), la sénilité (senium) et la décrépitude (decrepitam). Il insiste surtout sur le fait que le vieillissement s’accélère de plus en plus: il faut trente ans pour passer de l’âge mûr à la vieillesse, quelques années pour tomber dans la sénilité, quelques jours pour être décrépit –et quelques heures pour mourir.

Mais les auteurs savent aussi adopter une approche souple, basées sur les changements physiques et psychologiques: dans cette optique, la vieillesse se reconnaît par plusieurs signes.

Comme l’écrit Bacon par exemple, «les cheveux deviennent gris, les muscles plus faibles, le sang plus froid, on voit moins bien, l’esprit devient moins agile, le ventre s’affaisse, on perd le sommeil».

Voilà voilà…

Faut-il exclure les vieux?

Dans le Roman de la Rose, l’un des plus grands best-sellers du Moyen Âge, le jardin de Plaisir accueille toutes les vertus et les joies. Au dehors, au contraire, rôdent les vices et les erreurs: notamment Lâcheté, Tristesse… et Vieillesse.

Dans la poésie courtoise, la vieillesse est également dépeinte sous un jour extrêmement négatif: elle est comme l’hiver, une saison froide et cruelle, égoïste et méchante, loin de la douce générosité de la jeunesse-printemps.

La vieillesse est avant tout vue comme une privation: Michault Taillevent, poète bourguignon du XVe siècle, se moque ainsi du vieil homme qui essaye encore de courtiser une fille, alors que sa barbe grise l’a privé de toute sa beauté.

Aux XIIe-XIIIe siècles, les jeunes seigneurs s’impatientent vite lorsque leurs pères vivent trop longtemps:

«J’aime quand je vois changer les seigneuries, et les jeunes succéder aux vieux» écrit ainsi Bertrand de Born.

C’est l’ordre naturel des choses: les personnes âgées sont censées se retirer d’elles-mêmes du monde. C’est l’une des fonctions essentielles des monastères et des abbayes.

La vieillesse est privation, perte, affaiblissement. Plusieurs poètes jouent avec l’image du vieillissement, mais on devine parfois une réelle détresse derrière les vers –comme lorsque Charles d’Orléans écrit que

«le temps m’a volé ma jeunesse, et m’a laissé entre les mains de Vieillesse, à qui je dois demander ma maigre pitance, comme un pauvre errant».

Dès lors, elle est couramment présentée comme une exclusion: dans le Roman de la Rose, Vieillesse lorgne tristement dans le jardin, cherchant en vain à y rentrer.

Mais est-on vraiment condamnés à (mal) vieillir? Les médecins du Moyen Âge n’auraient pas été si catégoriques.

Comment se préparer à la vieillesse?

Les médecins médiévaux, héritiers de la tradition grecque, insistent surtout sur l’importance d’avoir, tout au long de la vie, une alimentation saine qui permet de préparer une vieillesse agréable. La médecine est donc surtout préventive.

La tradition chrétienne pèse également lourdement sur ses conceptions: exactement comme on doit préparer son âme à la mort tout au long de sa vie, il faut préparer son corps à la vieillesse.

Pour bien vieillir, la règle d’or est la sobriété: les excès usent le corps. Dès qu’on passe dans la vieillesse, il faut s’économiser: pas trop de saignées, un exercice physique régulier mais modéré, et surtout pas trop de relations sexuelles, qui épuisent l’énergie du corps. Par contre, si vous avez l’occasion de vous serrer contre le corps nu d’un jeune homme ou d’une jeune fille, n’hésitez pas: cela rajeunit la peau!

En outre, la médecine médiévale est articulée autour de la théorie des humeurs: selon cette idée, le corps est gouverné par quatre «humeurs» qu’il convient de maintenir en équilibre. La vieillesse est dominée par le phlegme, une humeur froide et humide. Il faut donc absorber, dès l’âge mûr, des aliments chauds et secs: des fruits, surtout ceux venus du sud, de la viande et du vin. Et, au contraire, de se méfier des aliments froids que sont les poissons ou les légumes. Le poivre, le gingembre, le crocus stimulent le sang et permettent de rester jeune. Bref, il faut régler sa vie.

Dans son poème le plus célèbre, Le Passe-Temps, Michault reprend exactement cette idée:

«Je profitais de ma jeunesse / sans observer de règle / mais vieillesse m’attendait au pas / m’ayant tendu une embuscade».

Comment rester jeune?

Ces régimes de vie peuvent tendre vers la recherche d’un élixir de jeunesse, vieux rêve des médecins. Bacon par exemple élabore une recette à partir de substances dites «immortelles», notamment l’or, l’ambre gris, la chair de vipère et le romarin. Il insiste beaucoup sur le fait que l’homme est en théorie immortel: la vieillesse et la mort ne sont que des accidents.

Il est très intéressant de noter que ces rêves sont plus que jamais d’actualité: aujourd’hui, de nombreuses sociétés biomédicales font de la recherche de traitements destinés à prolonger la longévité l’une de leurs priorités. Faute de savoir (pour l’instant!) réveiller les morts, on cherche à vivre plus vieux.

En attendant de trouver une pilule de jouvence, reste un remède universellement recommandé par les médecins médiévaux: être heureux. Le bonheur réchauffe le sang, et donc retarde la vieillesse.

Bacon le dit, en citant Aristote:

S’amuser et jouir des choses qui font rire, entendre de la belle musique et des chants, porter des habits variés de riches couleurs, respirer des saveurs agréables, se divertir dans des jeux, profiter de la compagnie de ses amis».

Bref, ce que nous disent les médecins médiévaux, c’est que le meilleur remède à la vieillesse, c’est la socialisation: on vieillit moins quand on vit bien, avec des gens autour de soi.

http://www.slate.fr

Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?


Un chat est par son tempérament associable. Il serait donc judicieux d’inclure dans nos relation avec l’animal l’apprentissage de la socialisation avec les humains, mais aussi avec les autres animaux qui avec qui il pourrait être en contact au court de sa vie
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Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?

 

Socialiser ou sociabiliser un chat ? Voilà des notions importantes chez le chat, que les professionnels connaissent bien, mais qui restent plus floues pour les propriétaires de petits félins.

Marie-Hélène Bonnet, comportemantaliste du chat, vous explique la différence entre ces deux aspects fondamentaux.

Afin de tirer les choses au clair et de mieux comprendre nos chats domestiques, quelques définitions s’imposent :

Chat : animal territorial solitaire associable. En clair, cela veut dire que le chat est un animal qui est très attaché à son territoire, et qui naturellement préfère vivre seul, et ne recherche pas le contact de ses congénères.

La socialisation est un processus d’apprentissage qui permet à un individu, en général pendant l’enfance et l’adolescence, de s’adapter et de s’intégrer à son environnement social et de vivre en groupe. Avoir des relations sociales, pour notre chat, c’est de tolérer de vivre avec d’autres chats, mais aussi d’autres espèces, comme le chien, ou tout simplement les humains. La chatte socialisera ses chatons afin qu’ils puissent vivre avec nous, en société.

Sociabiliser : adapter à la vie en société, se familiariser à vivre auprès des autres, à s’intégrer à la société. Etre sociable, c’est donc aller à la rencontre de ses congénères, créer un contact ou un lien social. Les humains sont des êtres sociables.

Différence entre socialisation et sociabilisation

La différence entre les deux réside surtout qu’un chat socialisé pourra vivre avec un autre chat sans en rechercher le contact, en le « tolérant », alors qu’un chat sociabilisé ira vers l’autre pour créer un lien. Si la chatte fait une grande partie du travail en socialisant ses chatons, il n’en reste pas moins qu’il revient à tout l’entourage du chaton de le familiariser aux autres, et l’inciter à créer des liens, à venir au contact. Il est important de stimuler le chaton, de lui faire rencontrer d’autres animaux, d’autres personnes, afin qu’il soit complètement familiarisé à une future vie en société, et lui donner envie de créer le contact.

Par exemple, le chat qui fuit les invités n’est pas sociable, alors que celui qui vient se montrer créé un contact, donc il est sociable. Alors que le simple fait d’être dans un même lieu en restant à l’écart, n’est que de la socialisation !

Dès le plus jeune âge, un chat doit être sociabilisé

Souvent, les chats nés dans la rue et adoptés ont du mal à se laisser toucher ou approcher : c’est par manque de sociabilisation (faire le distinguo avec les chats férals évidement). Ils refusent parfois même le contact avec d’autres chats, pour cette même raison. Soit la chatte n’est elle-même pas sociable, soit encore elle n’a pas eu le temps d’élever ses chatons avant qu’on ne les mette en adoption, mais surtout, aucun humain n’a manipulé le chaton pour le familiariser à ces contacts.

Il est donc très important si vous trouvez des chatons, ou si votre minette a une portée, de travailler sur cet aspect qui permettra au chat devenu adulte de vivre en société, de côtoyer d’autres chats et d’autres espèces, sans générer de stress de bagarres et de comportements désagréables. De vivre sereinement en un mot.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

https://wamiz.com/

L’épidémie de solitude


Au Canada, il y a une épidémie de solitude et je crois que dans d’autres pays, c’est la même chose. C’est surtout à l’automne que les gens s’encabanent et s’isolent des autres.
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L’épidémie de solitude

 

 

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Robert Whitley

Professeur adjoint au département de psychiatrie de l’Université McGill, chercheur à l’Institut Douglas

Août arrive à sa fin et l’automne approche à grands pas. Cette transition peut parfois s’avérer difficile. L’automne est synonyme de journées plus froides et de nuits plus longues. Il peut aussi signifier plus de travail et moins de temps avec la famille et les amis, offrant moins de possibilités de socialisation et de connexion.

Ceci est particulièrement préoccupant étant donné que les statistiques récentes suggèrent que nous connaissons une épidémie de solitude au Canada.

Par exemple, le nombre de personnes vivant seules a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières années, avec près d’un ménage sur trois ayant seulement un occupant. Le taux de mariage est à son plus bas, tandis que le taux de divorce atteint un niveau record, avec plus de 40% des mariages se terminant en divorce. L’adhésion à des organisations telles que les syndicats, les associations civiques et les clubs sportifs a également diminué abruptement. Les gens ont donc moins d’opportunité pour rencontrer des personnes semblables et se lier d’amitié.

Les médias sociaux ont joué un rôle important dans cette épidémie de solitude. Les statistiques indiquent qu’un nombre grandissant de Canadiens passe de plus en plus de temps sur les médias sociaux et de moins en moins de temps en personne. Or, de nombreuses études suggèrent que ce comportement peut nuire à la santé mentale. En effet, une étude de l’Université de Pittsburgh publiée plus tôt cette année indique que les gros utilisateurs de médias sociaux sont 2,7 fois plus susceptibles d’être déprimés que les autres.

D’autres études indiquent une corrélation entre l’isolement social et les problèmes de santé mentale, notamment le suicide, l’anxiété et la toxicomanie. Ceci est particulièrement vrai pour les personnes qui subissent des transitions de vie pouvant mener à l’isolement et la solitude, telles que le divorce, la perte d’emploi et le déménagement.

Même manger seul peut être mauvais pour la santé mentale. Une récente étude menée par le Dr Frank Elgar à McGill montre que diner en famille fréquemment peut contribuer au bien-être émotionnel et à une meilleure satisfaction de la vie chez les adolescents.

De nombreuses recherches démontrent que maintenir des liens sociaux denses et significatifs est bénéfique pour la santé mentale. Ceci comprend le soutien de la famille et des amis, ainsi que la participation à des communautés de soutien tel que les syndicats, les églises, les associations civiques et les clubs sportifs. Certaines nouvelles études suggèrent même que de bavarder avec des étrangers ou du personnel de vente peut améliorer le bien-être et la santé mentale.

Nous avons tous un rôle à jouer afin de lutter contre cette épidémie de solitude. Nous pouvons redoubler d’efforts pour soutenir et socialiser avec ceux qui ont des tendances solitaires. Nous pouvons bavarder avec des étrangers et du personnel de vente en échangeant quelques mots amicaux. Nous pouvons passer moins de temps sur les médias sociaux et plus de temps en personne. Ces gestes profitent à la santé mentale de celui qui donne comme de celui qui reçoit.

La morale de cette histoire: il est bon de parler, il est bon de casser la croûte ensemble, et il n’est pas bon que l’homme soit seul. Rappelez-vous de ces mots quand août se terminera et que l’automne commencera.

Êtes-vous dans une situation de crise? Besoin d’aide? Si vous êtes au Canada, trouvez des références web et des lignes téléphoniques ouvertes 24h par jour dans votre province en cliquant sur ce lien.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 10 mythes sur les chiens


Que ce soit pour la santé des chiens ou son comportement, certains mythes sont encore très présents. Mieux comprendre son chien permet de mettre certaines connaissances à jour
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10 mythes sur les chiens

 

10 mythes sur les chiens

iStock/Shutterstock

Isabelle Borremans, éducatrice canine

 

Plusieurs mythes concernant la santé et le comportement des chiens semblent persister malgré les études scientifiques et notre meilleure connaissance des chiens. Nous en avons répertorié 10 pour vous.

1. Il faut mettre le museau du chiot dans ses besoins lors de l’apprentissage de la propreté.

Si vous punissez votre chiot lorsqu’il se soulage à un endroit inapproprié, sachez qu’il aura le réflexe de s’isoler de vous la prochaine fois. La punition n’est pas éducative. Dans les débuts, il est important de prévoir que votre chiot aura besoin de sortir dehors et récompensez-le avec votre voix enthousiaste.

2. Chiens et chats ne peuvent pas cohabiter.

Au contraire, nous observons que les animaux d’espèces différentes peuvent facilement vivre ensemble, et cela, peut importe la race. Cependant, la socialisation, l’éducation et l’exercice quotidien de votre chien auront une influence décisive sur sa relation avec le chat.

3. Mon chien est malade si son museau est sec.

Si le museau de votre chien est sec, cela veut seulement dire qu’il est sec. Il en est de même s’il est mouillé, chaud ou froid. N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire lorsque votre animal présente un symptôme inquiétant, comme un manque d’énergie ou d’appétit, des vomissements, des éternuements, de la diarrhée, ou autres.

4. Nous avons une grande cour, donc il est inutile de se promener avec le chien.

Votre chien s’ennuie dans votre cour et cela même si elle est très grande ou même s’il y joue avec un autre animal. Sortir votre chien de son milieu est essentiel pour bien le socialiser et lui permettre d’être bien avec lui-même.

5. Il est impossible d’éduquer un chien âgé.

Les refuges ne mettraient pas en adoption de « vieux chiens » s’il était impossible de leur apprendre de nouveaux trucs ou de modifier leurs comportements. Tous les chiens sont capables de changer leurs habitudes, et cela, peu importe son âge.

6. Mon chien est un loup.

Génétiquement parlant, le loup et le chien sont liés. Tout le monde parle des similitudes entre les deux, mais la réalité est qu’il y a autant sinon plus de différences. Des exemples? L’alimentation, les besoins, le physique et l’attachement à l’humain sont tous des éléments propres aux chiens. Dans la vie de tous les jours, les loups et les chiens se ressemblent peu.

7. Mon chien se venge lors de mon absence.

Votre chien fait ses besoins dans la maison quand vous vous absentez? Il détruit votre sofa ou grignote le coin d’un mur? Votre chien n’est pas en train de se venger, mais plutôt d’apaiser son stress. L’esprit de vengeance est un concept humain.

8. Certaines races sont plus agressives que d’autres.

Aucune étude scientifique ne permet d’analyser une composante qui annoncerait qu’un chien d’une race ou d’un autre pourrait être plus agressif qu’un autre. En réalité l’agressivité chez le chien est un comportement normal, mais qui devient souvent incontrôlable pour des raisons médicales, génétique, liés à la socialisation, l’éducation et ses mauvaises expériences. Tous les chiens sans exception peuvent démontrer des comportements agressifs. Alors à vous de prendre les précautions nécessaires pour éviter de perdre le contrôle.

9. Mon chien est malheureux en appartement.

Vous avez un danois ou un autre gros chien, et on vous trouve cruel de le garder dans un si petit espace? Vous serez heureux de savoir que le type de maison ne peut pas être considéré comme le responsable du bonheur de votre chien si vous comblez ses besoins.

10. Mon chien m’aime.

Une question très délicate, n’est-ce pas? Qu’est-ce que l’amour? Cette émotion a été créée par l’humain. Ce qui est évident, c’est que votre chien a besoin de vous. Vous lui apportez la nourriture, la sécurité et veillez à combler tous ces besoins. Notre chien établit une relation avec nous. S’il est impossible de prouver scientifiquement que c’est de l’amour, l’affection elle, est très réelle.

http://fr.canoe.ca/

Les bienfaits des animaux de compagnie pour les humains en une infographie !


Les animaux domestiques sont positifs sur la santé des enfants et des adultes. Je pense que nous pourrions davantage profiter leur présence dans divers domaine comme au milieu de la santé, au palais de justice, dans des centres pour personnes âgées, à l’école, surtout que leurs preuves sont faites
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Les bienfaits des animaux de compagnie pour les humains en une infographie !

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

Sus aux idées reçues : non, les animaux domestiques ne sont pas mauvais pour la santé. Bien au contraire, leur présence permet entre autre de réduire de 15 à 20% les visites chez le médecins…

Certaines croyances ont la dent dure et pourtant… Afin de lutter contre celles-ci, Wamiz a crée une infographie exclusive en se basant sur les résultats de récentes études scientifiques qui démontrent que les chats, chiens et rongeurs, sont bien meilleurs pour la santé qu’on ne l’imagine. Depuis la naissance jusqu’à nos vieux jours, nos petits compagnons ont beaucoup à nous apporter tant en terme de santé que de socialisation. Voici quelques chiffres qui devraient conforter les heureux maîtres de poilus dans leur décision d’adoption et permettre aux autres d’enfin sauter le pas. A partager sans modération sur les réseaux sociaux pour combattre les idées reçues !

ar Deborah KoslowskiCrédits photo : DR

http://wamiz.com/