Des chirurgiens de moins en moins habiles à cause des écrans !


Les apprentis en chirurgie auraient moins de dextérité pour effectuer des opérations. On pense que le manque d’activité manuelle dès l’enfance remplacé par les activités sur tablette, ordinateurs, smartphones .. seraient une des causes.
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Des chirurgiens de moins en moins habiles à cause des écrans !



Les apprentis chirurgiens seraient beaucoup moins habiles que leurs aînés !
Crédits : Pixabay

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

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Dans des pays tels que les États-Unis et le Royaume-Uni, les médecins ont fait une découverte étonnante. Selon eux, les apprentis chirurgiens accuseraient une baisse de dextérité. Cette habileté réduite trouverait son origine dans l’utilisation intensive des écrans en lieu et place d’activité manuelles !

Une baisse de la dextérité

Une des qualités primaires du chirurgien est sans conteste son habileté, ou plutôt sa dextérité. Selon un article paru dans le New York Times le 30 mai 2019, des médecins expérimentés ont observé chez leurs apprentis une baisse de cette adresse essentielle à leur futur métier.

Selon les médecins cités, les causes sont diverses mais rejoignent toutes la même finalité : les apprentis chirurgiens ne pratiquent pas assez d’activités manuelles. Par exemple la chirurgienne de renom Maria Siemionow a indiqué comprendre très vite quels étudiants n’auront pas leur diplôme. Selon elle, nombre d’entre eux déjà en internat sont impatients, frustrés et peinent à avoir de bonnes sensations avec leurs mains. Cette spécialiste des greffes est d’ailleurs stupéfaite par la quantité de sang présente lors des interventions.

Moins d’activités manuelles

Les médecins pointent du doigt l’enseignement, favorisant les connaissances théoriques par rapport à la pratique et la créativité. Selon eux, les enseignements primaire et secondaire offrent moins de cours créatifs tels que le dessin ou la musique. Surtout, les jeunes ne pratiquent pas d’activités permettant de développer la motricité fine tels que la couture ou la menuiserie.

En lieu et place de ces activités bénéfiques pour l’habileté du futur chirurgien, ceux-ci passent en revanche beaucoup trop de temps sur leurs écrans (smartphone, tablettes, etc.) Ainsi, les apprentis n’auraient pas toutes les cartes en mains pour réagir et s’adapter au stress lors de leur présence dans le bloc opératoire.

Également, une loi promulguée en 2003 aux États-Unis interdit aux jeunes chirurgiens de travailler plus de 80 heures par semaine. Selon les médecins, cette limitation du temps de travail ne permet pas aux apprentis de participer à assez d’opérations, et donc de s’entraîner suffisamment. Un des spécialistes interrogés a indiqué que lorsqu’il était apprenti, celui-ci travaillait environ 120 heures par semaine !

Source

https://sciencepost.fr

Des médecins manifestent contre les armes à feu partout au pays


Le Canada n’a peut-être pas le même nombre de blessures ou de morts par arme à feu qu’aux États-Unis, mais nous ne sommes pas obligés d’attendre pour régler, du moins diminuer les conséquences dues aux armes à feu. Les médecins et le personnel de la santé ont protesté haut et fort pour que le gouvernement agisse. Mais comme tous bons politiciens, le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, a bien entendu, mais pour agir, c’est autre chose.
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Des médecins manifestent contre les armes à feu partout au pays

 

Les médecins réclament une interdiction complète de posséder... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

 

Les médecins réclament une interdiction complète de posséder des armes de poing et armes d’assaut ainsi que l’adoption du projet de loi C-71 qui renforce l’encadrement des armes à feu.

UGO GIGUÈRE
La Presse Canadienne
Montréal

Chaque semaine, l’équipe de traumatologie du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) doit traiter au moins un patient victime d’une blessure par arme à feu. Mercredi, les médecins et autres professionnels de la santé sont sortis dans la rue pour joindre leur voix à celles de leurs collègues de 13 hôpitaux à travers le Canada afin de dire haut et fort qu’ils en ont assez.

D’après la coalition Doctors for Protection from Guns, les armes à feu représentent un grave problème de santé publique au pays.

Des chirurgiens traumatologues, chefs de départements, infirmières et préventionnistes du CUSM ont tenu une conférence de presse pour réclamer l’interdiction complète des armes de poing et des fusils d’assaut au Canada. Un message relayé d’un océan à l’autre.

«On voit depuis 2013 une augmentation de 42% de la mortalité liée à des blessures par armes à feu au Canada. À Montréal, on voit une augmentation du nombre de patients blessés ou morts par des armes à feu. Il est temps qu’on change notre façon de parler des armes à feu. C’est un enjeu de santé publique et il faut qu’on le dise», a déclaré le chirurgien traumatologue Jeremy Grushka.

«Quand on regarde la manière dont on gère cette problématique d’un point de vue de santé publique, je pense qu’on pourrait faire mieux», poursuit le chef du département de traumatologie Tarek Razek.

Celui-ci ne croit pas que le Canada soit allé assez loin pour appliquer les meilleures pratiques de sécurité afin de réduire au minimum les risques que représentent les armes à feu dans la société.

«D’un point de vue de santé publique, c’est comme les voitures. Est-ce qu’il y a toujours des accidents de voiture? Oui. Mais est-ce qu’on réduit le risque au minimum d’avoir des accidents?», compare-t-il.

Militant au sein du regroupement Poly se souvient, Jean-François Larrivée a salué l’appui des médecins dans ce combat pour restreindre l’accès aux armes. Celui-ci a perdu sa jeune épouse dans la tuerie survenue à Polytechnique Montréal en 1989.

«Je milite depuis 30 ans pour le souvenir de Maryse et des autres filles. Les médecins ont une voix qui porte. Ils sont pragmatiques, ils ont une influence intellectuelle, ils ont un leadership», se réjouit-il.

«Je veux aider les autres femmes à ne pas subir le même drame et si on peut sauver une vie ça aura valu la peine», souligne M. Larrivée.

Comment soigner une blessure

Le personnel soignant du CUSM est exaspéré au point où l’équipe de prévention commence à enseigner au public les techniques de premiers soins en cas de blessures par balles.

Tara Grenier, coordonnatrice du programme de prévention des blessures au CUSM, transmet aux élèves du secondaire, à des employés d’usine et au public en général des méthodes pour stopper l’hémorragie causée par une balle ou une arme blanche.

«Ce sont des techniques de guerre qu’on emploie dans le monde civil. On est rendu là. Peut-être qu’on pourra sauver des gens au lieu qu’ils meurent au bout de leur sang», mentionne la thérapeute sportive.

Ottawa tend l’oreille

Le Dr Tarek Razek espère sincèrement que sa voix et celles de ses collègues soient entendues. Selon lui, le fait qu’ils soient en première ligne pour constater les ravages causés par les armes donne du poids à leurs arguments.

Sur la colline parlementaire à Ottawa, le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a dit tendre l’oreille aux revendications des médecins.

«J’ai rencontré plusieurs fois des regroupements de médecins. Leur point de vue est pertinent, ils sont en première ligne pour traiter des victimes de blessures par armes à feu. Je crois qu’il y a des choses que l’on doit faire pour protéger nos communautés et nous sommes prêts à considérer des mesures qui empêcheraient les gens mal intentionnés de se procurer des armes pour blesser ou tuer», a-t-il commenté.

Le ministre n’a cependant pas l’intention d’accélérer le processus comme l’ont fait les élus de Nouvelle-Zélande à la suite de la tuerie de Christchurch.

«Je pense que les Canadiens s’attendent à ce qu’on écoute les différentes opinions de la population afin de trouver le meilleur moyen de rendre nos communautés plus sécuritaires», a mentionné M. Blair.

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Décès du Dr. Brazelton, le pédiatre qui a fait du bébé une personne


Le Dr Thomas Berry Brazelton est décédé à 99 ans. Qui est ce médecin ? Un pédiatre qui a changer la façon de voir les nouveau-nés dans les années 1950, alors que les câlins, les bisous, voir même allaitement était la marche à suivre. Il a préconisé l’importance de la relation mère enfant dans le développement de l’enfant
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Décès du Dr. Brazelton, le pédiatre qui a fait du bébé une personne

 

Thomas Berry Brazelton en 2006.... (ARCHIVES AP)

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Thomas Berry Brazelton en 2006.

ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
Washington

Thomas Berry Brazelton, pédiatre américain dont les travaux ont fait école dans le monde entier et qui a révolutionné la façon de considérer les nouveau-nés, est mort à l’âge de 99 ans, a rapporté jeudi le New York Times.

Professeur de pédiatrie à Harvard, pionnier en matière de recherche néonatale, le Dr. Brazelton a eu l’intuition novatrice que le bébé avait un caractère et un tempérament individualisés, et qu’il disposait de compétences précoces dans la communication avec son entourage.

Cette idée, qu’il a défendue dès les années 1950, allait complètement à contre-courant d’une époque où le nourrisson était schématiquement considéré comme un tube digestif soumis à un cadre strict. En ce temps-là, les parents se voyaient conseiller d’utiliser des biberons et de s’abstenir de câlins et de baisers sur leur enfant.

T. Berry Brazelton occupe une place centrale dans «Le bébé est une personne», un documentaire de 1984 qui a eu un impact considérable sur les téléspectateurs, en bouleversant les rapports entre les mères et leurs enfants.

Après vingt ans de recherche, notamment sur  les interactions précoces, le Dr. Brazelton avait établi en 1973 une échelle d’évaluation du comportement néonatal, nommée échelle de Brazelton, qui fait encore référence aujourd’hui. Le Dr. Brazelton a également pratiqué une quarantaine d’années à l’hôpital des enfants de Boston.

Spécialiste de la psychanalyse du bébé, il avait une faculté extraordinaire pour accrocher le regard d’un nouveau-né, en le tenant très près de son visage.

Capable de calmer ainsi instantanément un nourrisson agité, de l’endormir ou au contraire de l’éveiller, il a écrit une quarantaine d’ouvrages qui ont permis de changer le regard sur le nouveau-né et, par voie de conséquence, sur sa relation avec son entourage.

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Des médecins s’unissent contre les hausses de salaire


Au Québec, les infirmières, infirmiers, préposé(e)s et autres professionnels de la santé sont épuisés par le manque de moyens pour mieux soignés les patients, manque de repos, car les heures supplémentaires sont obligatoires. Le ministre de la Santé prétend que les coupures drastiques sont finies et que le budget est limité, Pourtant les médecins ont eu de grosses hausses de salaires, et beaucoup d’entre eux protestent contre cette augmentation pour que l’argent puisse mieux servir système de santé publique qui va franchement mal dans la province. Je salue ces médecins qui ont le coeur de protester ouvertement .. Au moment que ce billet est fait, il y avait 270 noms inscrits sur la lettre des médecins Québécois pour le régime public
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Des médecins s’unissent contre les hausses de salaire

 

Médecins québécois pour le régime public réclame que le... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Médecins québécois pour le régime public réclame que le gouvernement annule les hausses salariales accordées aux médecins.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

AUDREY RUEL-MANSEAU
La Presse

«Nous, médecins québécois qui croyons en un système public fort, nous opposons aux récentes hausses de rémunération négociées par nos fédérations médicales.»

Ainsi commence une lettre mise en ligne hier soir par Médecins québécois pour le régime public (MQRP) et qui réclame que le gouvernement annule les hausses salariales accordées aux médecins.

> Consultez la lettre

Dans une nouvelle offensive, le conseil d’administration de MQRP invite ses membres, par l’entremise de Facebook, à partager et à signer la lettre écrite «dans la foulée de [son] opposition aux récentes augmentations de la rémunération médicale».

«Ces augmentations sont d’autant plus choquantes que nos collègues infirmières et infirmiers, préposéEs, commis et autres  professionnelLEs subissent des conditions de travail très difficiles tandis que nos patientEs vivent avec le manque d’accès aux services requis à cause des coupures draconiennes des dernières années et la centralisation du pouvoir au ministère de la Santé. La seule chose qui semble être immune aux coupes est notre rémunération…», peut-on lire dans le document, qui était déjà signé par une soixantaine de médecins, médecins résidents et étudiants en médecine, hier soir.

«Contrairement aux déclarations du premier ministre, nous croyons qu’il y a un moyen de redistribuer les ressources du système de santé québécois pour promouvoir la santé de la population et répondre aux besoins des patientEs sans pousser les travailleuses et travailleurs au bout du rouleau», est-il aussi écrit.

Des propos appuyés par les signataires.

«Nous, médecins québécois, demandons que les hausses salariales octroyées aux médecins soient annulées et que les ressources du système soient mieux distribuées pour le bien des travailleuses et travailleurs de la santé et pour assurer des services en santé dignes à la population du Québec.» 

Samedi, le conseil d’administration du regroupement s’est réuni en assemblée extraordinaire. La présidente, la Dre Isabelle Leblanc, avait fait savoir à La Presse que MQRP avait été contacté par un nombre important de médecins, y compris des non-membres, et que ces derniers voulaient savoir de quelle façon ils pouvaient manifester leur opposition aux hausses salariales et agir en solidarité avec leurs collègues du domaine de la santé. Cette lettre est la première action en ce sens que le regroupement réunissant 500 membres entend faire.

MQRP prévoit également un rassemblement le samedi 24 mars.

«Nous souhaitons une mobilisation générale des travailleurs et travailleuses de la santé ainsi que des citoyennes et citoyens pour la sauvegarde de notre système public, contre l’iniquité de distribution des ressources en santé et pour garder le privilège de soigner les gens selon leurs besoins et non pas selon leurs moyens», a expliqué Mme Leblanc, hier soir.

Des sorties acrimonieuses

Depuis une semaine, MQRP multiplie les sorties publiques en opposition aux hausses négociées par le gouvernement avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Lundi dernier, dans une lettre publiée sur son blogue, le regroupement demandait au premier ministre Philippe Couillard et à la présidente de la FMSQ Diane Francoeur «d’investir cet argent autrement, afin de préserver et améliorer notre système de santé public».

«Dr Couillard, Dre Francoeur, il est faux de prétendre que tous les médecins souhaitent obtenir une hausse salariale. Cela peut être difficile à concevoir du haut d’une tour d’ivoire [celle-ci coûtant cher d’hypothèque], mais peut-être même que la majorité des médecins se prononceraient contre une hausse si faramineuse, s’ils en avaient l’occasion lors d’un processus réellement démocratique. […] Ces médecins ne veulent pas plus d’argent, ils veulent une interdisciplinarité accrue avec des collègues heureux, épanouis et qui ont le sentiment de faire un bon travail. Ils veulent plus de ressources humaines et matérielles pour leurs patients», a notamment affirmé MQRP.

Samedi matin, à l’hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne, 25 infirmières et infirmières auxiliaires ont fait un sit-in pendant une heure pour protester contre le manque de ressources et les heures supplémentaires obligatoires. Ce matin-là, il manquait sept infirmières au département. En après-midi, plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de Montréal pour réclamer la démission du ministre de la Santé Gaétan Barrette. Elles ont marché de la place Émilie-Gamelin jusqu’au bureau du premier ministre Philippe Couillard, au centre-ville, où les députés de Québec solidaire Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois ont symboliquement remis une pétition de 54 000 signatures demandant la démission de M. Barrette.

Le gouvernement du Québec concluait récemment une entente avec la FMSQ, représentant des augmentations de rémunération de 11,2% en huit ans, pour la période 2015-2013, et le versement d’un montant non récurrent de 1,5 milliards en dix ans. Le tout, alors que les travailleuses et travailleurs de la santé réclament des mesures pour répondre au manque de personnel, alléger leur tâche et remédier au temps supplémentaire obligatoire. Des demandes auxquelles le ministre de la Santé se dit sensible, mais restreint par un budget limité.

Les leçons d’un médecin devenu patient


C’est comme quand on apprend dans les livres, mais quand on vit, c’est une autre affaire. Un médecin qui devient patient voir comment les choses se passent sur le côté du malade. Il a eu le cancer et tout ce qu’il a dit à ses patients, il voit les choses autrement. Il incite les médecins à se renseigner sur les traitements, les effets secondaires et en parler avec les infirmières qui sont au front ainsi que d’autres spécialistes pour mieux entourer un patient
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Les leçons d’un médecin devenu patient

 

Le Dr Philip Gordon... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Le Dr Philip Gordon

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Pendant 42 ans, le docteur Philip Gordon a traité et opéré des patients atteints du cancer. Il pensait trouver les bons mots pour les accompagner. Jusqu’à ce qu’il se retrouve « de l’autre côté de la clôture » et soit frappé à son tour par le cancer.

Dans un témoignage poignant publié aujourd’hui dans la revue Diseases of the Colon & Rectum, celui qui dirige la division de chirurgie colorectale à l’Hôpital général juif et à l’Université McGill dit réaliser à quel point il mesurait mal la souffrance de ses patients. Il incite maintenant ses collègues à mieux se documenter sur les effets secondaires des médicaments qu’ils prescrivent.

« J’ai parlé aux patients, mais en rétrospective, je comprends que je n’ai pas fait un très bon travail, écrit l’homme de 75 ans. Ce n’était pas par manque de compassion envers les patients, parce que j’étais compatissant. Ce n’était pas parce que je ne consacrais pas suffisamment de temps à chaque patient, parce que je consacrais le temps nécessaire. Ce n’était pas parce que j’étais mal à l’aise devant cette maladie, parce que je ne l’étais pas. C’était simplement parce que je n’étais pas dans la peau de ces patients, et la seule personne qui peut comprendre les effets secondaires, c’est celle qui les subit. »

Frappé en 2016 par un cancer du pancréas avec des métastases au foie, aux poumons et à la paroi abdominale, le Dr Gordon raconte avoir vu sa vie « changer en un clin d’oeil ». Il a subi plusieurs traitements de chimiothérapie, dont certains expérimentaux et très invasifs, jusqu’à en trouver un auquel ses tumeurs semblaient finalement répondre.

« Les chirurgiens sont habitués à se sentir en contrôle dans la plupart des situations, mais ce n’est plus vrai lorsqu’on est le patient », témoigne le Dr Philip Gordon.

« ON NE SAIT PAS TOUT »

Dans son article, le Dr Gordon parle de la fatigue « écrasante, totalement dévorante, presque indescriptible » qui l’a frappé et qui l’a obligé à aborder la vie un jour à la fois. Il raconte ses nausées, ses diarrhées, sa perte d’appétit et ce goût métallique « agaçant » qu’il avait sans cesse dans la bouche. Seule la perte de cheveux ne l’a pas trop affecté.

« Ma femme m’a dit que j’avais l’air très à la mode. Vous aimez ma coupe de cheveux ? C’est mon oncologue qui l’a faite ! », blague-t-il.

En entrevue à La Presse, le Dr Gordon explique avoir livré son témoignage comme un « rappel de l’importance de l’empathie ».

« Évidemment, on ne peut pas demander aux médecins d’attraper le cancer pour qu’ils comprennent leurs patients. Mais je les incite à mettre le temps, ce temps en extra, pour s’informer et mieux comprendre », dit-il.

Il invite par exemple les médecins à parler aux infirmières, qui « sont dans les tranchées et voient directement les réactions des patients aux médicaments ». Les diététistes et les pharmaciens sont aussi des sources précieuses, dit-il.

« On ne sait pas tout », rappelle le Dr Gordon, qui refuse toutefois de parler d’arrogance. « Je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un d’arrogant, dit-il. C’est simplement qu’il faut parfois marcher un mile dans les souliers de quelqu’un pour le comprendre. »

Selon lui, des médecins qui comprennent réellement les effets secondaires de traitements comme la chimiothérapie seront mieux à même de bien conseiller leurs patients et de savoir quand le temps est venu de cesser un traitement.

« Vous savez pourquoi ils mettent des clous dans les cercueils ? C’est pour que les oncologues ne puissent pas donner de chimiothérapie », écrit-il dans l’article, reprenant une vieille blague.

« Les médecins devraient fournir l’espoir sans être irréalistes, dit-il. Et les mots sont importants. Les mots comptent. »

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Le médecin de Nelson Mandela révèle des incidents surprenants sur son patient


Il semble que Nelson Mandela fût espionné même après sa mort avec l’aide de caméra. En plus, il a sorti indemne d’un feu d’une ambulance qui transportait chez lui
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Le médecin de Nelson Mandela révèle des incidents surprenants sur son patient

 

MIKE HUTCHINGS / REUTERS

Il a publié un ouvrage ce lundi.

 

Une ambulance transportant Nelson Mandela qui prend feu, une caméra découverte dans la morgue où repose sa dépouille: quatre ans après la mort du premier président sud-africain démocratiquement élu, son médecin confie, dans un ouvrage publié lundi, quelques incidents surprenants.

Un jour de juin 2013, Nelson Mandela se rendait, en ambulance, de son domicile de Johannesburg à un hôpital spécialisé dans la cardiologie, à Pretoria, se rappelle Vejay Ramlakan, son médecin personnel jusqu’à sa mort en décembre 2013.

« Un nuage de fumée noire a enveloppé l’ambulance alors qu’elle s’arrêtait sur l’autoroute, sur la voie rapide », raconte le chirurgien.

« C’était horrible. Madiba (NDLR, nom de clan de Nelson Mandela) dans une ambulance en feu », poursuit-il.

Le célèbre patient, prix Nobel de la paix, sort finalement indemne de l’incident et est transféré une demi-heure plus tard dans une autre ambulance qui le conduit à sa destination finale.

Vejay Ramlakan révèle aussi que peu de temps après le décès de Nelson Mandela en décembre 2013 à l’âge de 95 ans, une caméra d’espionnage a été découverte dans la morgue où reposait son corps.

Un acte qui traduit « la curiosité sans entraves » de ceux qui l’avaient posée, dénonce Vejay Ramlakan.

En 2011, trois caméras ont également été découvertes dans la maison des Mandela et au cimetière de sa famille près de Qunu, le village natal du président, dans la province du Cap oriental (est), écrit le médecin.

Son livre « Les Dernières années de Mandela » est paru lundi en Afrique du Sud, à la veille de la Journée Mandela, qui marque l’anniversaire de ce héros de la lutte contre l’apartheid né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une mère qui exige un «docteur blanc»: pas un cas isolé


Encore en 2017, nous sommes aux prises avec le racisme à l’état pur. C’est inconcevable qu’une personne puisse agir de la sorte envers un personnel soignant à cause de sa couleur de peau. Si elle est trop stupide,, elle se tait et va ailleurs … Pas obligé d’en faire une scène
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Une mère qui exige un «docteur blanc»: pas un cas isolé

 

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca

Le cas d’une mère qui ne voulait pas que son fils soit vu par un « médecin brun aux dents brunes » dans une clinique à Mississauga, en banlieue de Toronto, n’est pas unique, mais reflète un problème assez répandu, selon la présidente désignée de l’Association médicale de l’Ontario.

La Dre Nadia Alam raconte avoir vu des exemples similaires de racisme « durant mes études, ma résidence et mes années de pratique ».

«Beaucoup de médecins de minorités visibles ou qui ont un accent, ce qui suggère qu’ils sont immigrants, font face à des événements comme ça.» Dre Nadia Alam, présidente élue de l’Association médicale de l’Ontario

Certains patients demandent carrément de voir un autre docteur, citant la couleur de votre peau, raconte la Dre Alam.

« J’ai été blessée »

La Dre Mireille Norris du département de gériatrie de l’Hôpital Sunnybrook de Toronto, qui est d’origine haïtienne, dit avoir été « harcelée » et « blessée [psychologiquement] » par des patients.

«[C’est comme si certains patients sentaient] qu’ils peuvent le faire, parce que c’est un médecin de couleur, une minorité, une femme.» – Dre Mireille Norris

La Dre Norris ajoute qu’elle se « protège » maintenant, en s’assurant de toujours avoir une infirmière ou un autre employé de l’hôpital à ses côtés lorsqu’elle discute de questions délicates avec des patients.

Pour sa part, la première ministre Kathleen Wynne est « outrée » par les propos de la mère.

« Ce genre de comportement, de racisme et de haine, n’a pas sa place dans notre société », a-t-elle affirmé.

Que peuvent faire les médecins?

Selon la Dre Alam de l’Association médicale de l’Ontario, il s’agit d’une « zone grise ».

Elle explique qu’un médecin peut quitter la pièce s’il sent que sa sécurité est menacée, mais il s’expose à une plainte et la perte possible de son permis de pratique s’il refuse de soigner un patient.

« On doit admettre qu’il y a un problème, dit-elle. Les écoles de médecine et les programmes de résidence peuvent jouer un rôle [quant à l’enseignement de la façon de gérer des cas du genre]. »

Pour sa part, la Police régionale de Peel précise que son service des relations multiculturelles examine les événements. Mais aucune plainte ou accusation n’a été déposée.

http://quebec.huffingtonpost.ca/