Une patiente brûlée vive lors d’une opération chirurgicale en Roumanie


Une erreur médicale que le médecin a tenter de cacher et de mettre la faute sur le personnel présent à cause la mort d’une vieille dame dans d’atroces souffrances. L’alcool pour désinfecter et les appareils électriques ne font pas très bon ménage. Ce fût la combustion instantanée.
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Une patiente brûlée vive lors d’une opération chirurgicale en Roumanie


Jonathan Paiano

Une patiente atteinte d’un cancer du pancréas est décédée après avoir été incendiée lors d’une opération chirurgicale en Roumanie.

L’erreur fatale : les médecins ont utilisé un bistouri électrique après avoir appliqué un désinfectant à base d’alcool. Selon les témoignages du personnel, la patiente se serait “enflammée comme une torche”. Un cas effroyable qui met en lumière un système de santé défaillant.

Âgée de 66 ans, la patiente est décédée dimanche à l’hôpital de soins d’urgence Floreasca de Bucarest, après avoir subi des brûlures sur 40% du corps. Le contact avec le désinfectant inflammable a provoqué une combustion instantanée. Une infirmière a alors tenté, en vain, d’arrêter le feu en vidant un seau d’eau sur la patiente.

« Elle s’est enflammée comme une torche », a déclaré le député européen Emanuel Ungureanu sur sa page Facebook, qui affirme citer les témoignages du personnel médical présent au moment des faits.

« Malheureusement, en considérant l’accumulation d’erreurs depuis le moment où cette dame a été préparée pour l’opération jusqu’au moment où la tragédie s’est produite, il s’agit plutôt d’un meurtre par culpabilité, impliquant du moins une négligence grave » ajoute Ungureanu.

Mensonges et tentative de dissimulation

Il fait également part aux médias de graves incohérences dans le discours de défense du médecin responsable, Mircea Beuran. Ce dernier aurait « injustement accusé uniquement le personnel auxiliaire pour ce qui s’est produit dans la salle d’opération ».

Beuran aurait également émis un autre mensonge qui ne peut être contesté : selon lui, la patiente aurait été désinfectée avec une substance à base d’alcool car elle était allergique à l’iode. Or, aucune analyse n’a été réalisée pour prouver que la patiente était allergique ou non à la bétadine ou à une substance à base d’iode, et rien ne figurerait non plus sur les documents de suivi.

Le ministère de la Santé s’est engagé à enquêter sur le « malheureux incident ».

« Les chirurgiens auraient dû savoir qu’il est interdit d’utiliser un désinfectant à base d’alcool pendant les procédures chirurgicales effectuées avec un bistouri électrique », a déclaré le sous-ministre Horatiu Moldovan.

La famille de la victime a déclaré que le personnel médical fait uniquement état d’un « accident », en refusant de fournir des détails supplémentaires.

Suite au drame, le ministre de la Santé Victor Costache a immédiatement demandé le contrôle, car il y avait un risque que le personnel puisse tenter de dissimuler des preuves. Costache déclare avoir été surpris de l’attitude des chirurgiens, qui refusaient de coopérer avec l’équipe de contrôle.

« Nous espérons tirer des leçons de cet épisode troublant, car à l’avenir, aucun hôpital de Roumanie ne devrait subir une expérience aussi traumatisante. Je suis de tout coeur avec la famille et maintenant, l’équipe que je coordonne et moi-même feront tout notre possible pour découvrir la vérité », a ajouté Costache.

Un manque d’équipements et de personnel dans les hôpitaux roumains

Malgré certaines améliorations dues à une augmentation des financements, le système hospitalier roumain souffre toujours d’équipements vétustes et d’une pénurie de médecins, et se retrouve au cœur de scandales répétés.

Dans un cas d’incendie de boîte de nuit de 2015, qui a tué 64 personnes (26 sur place et 38 dans les hôpitaux), un ancien ministre de la Santé est accusé d’avoir retardé, voire bloqué, le transfert des brûlés à l’étranger. Ils étaient ensuite décédés dans des hôpitaux roumains mal équipés. Une enquête est toujours en cours.

https://trustmyscience.com/

Percée québécoise pour la chirurgie dans les zones inaccessibles


Il y a des chirurgies qui sont impossibles à faire, car ils sont inaccessibles. Les vaisseaux sanguins ne sont pas rectilignes, mais plutôt sinueux. Franchement, l’idée d’utiliser des minuscules aimants est une idée vraiment géniale, il fallait juste trouver comment et avec qui guider les aimants.
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Percée québécoise pour la chirurgie dans les zones inaccessibles

IMAGE MASSOUH BIOMÉDIA, FOURNIE PAR LE LABORATOIRE DE NANOROBOTIQUE DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL

Des chercheurs de Polytechnique ont découvert comment faire circuler les instruments chirurgicaux dans les vaisseaux sanguins du corps jusqu’aux zones les plus inaccessibles.

Habituellement, avec les appareils d’imagerie par résonance magnétique, on place les patients à l’intérieur et on leur demande de rester immobiles. Or, voilà qu’un chercheur québécois s’est mis en tête de mettre les malades à côté de la machine… et de les faire bouger dans toutes les directions.

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Sylvain Martel, professeur de nanorobotique à Polytechnique Montréal, n’est pas tombé sur la tête. Il a plutôt mis au point une technique pour le moins astucieuse afin de résoudre l’un des plus grands défis des interventions chirurgicales non invasives : faire circuler les instruments chirurgicaux dans les vaisseaux sanguins du corps jusqu’aux zones les plus inaccessibles.

« C’est une approche assez simple, mais il fallait y penser », convient le chercheur en entrevue avec La Presse.

D’abord, le problème. Faire circuler des tubes souples comme des cathéters dans les vaisseaux sanguins tortueux du corps d’un patient est une opération très difficile. On aura beau pousser, le tube trop mou ne répond pas et finira par se plier et se coincer quelque part à cause de la friction avec le vaisseau.

« Il faudrait non seulement une main pour le pousser, mais aussi une autre pour le tirer », illustre Sylvain Martel.

Cela fait en sorte qu’il est impossible d’apporter des caméras ou des instruments chirurgicaux de cette façon dans les zones les plus inaccessibles du corps.

Magnétisme

Une façon de tirer sur ces tubes est d’utiliser le magnétisme. En plaçant de petits aimants au bout, on peut, en théorie du moins, les guider.

Le problème est que si on veut faire naviguer les instruments dans des vaisseaux très étroits, l’aimant qu’on met au bout doit être très petit. Et plus l’aimant est petit, plus il faut une grande force d’attraction. Sylvain Martel, professeur de nanorobotique à Polytechnique Montréal

Où trouver un champ magnétique assez puissant ?

Le chercheur a tout de suite pensé aux appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Leurs aimants supraconducteurs émettent des champs magnétiques des milliers de fois supérieurs au champ magnétique de la Terre. Mais ces champs sont uniformes et impossibles à manipuler.

Le professeur Martel a alors pensé aux champs résiduels qui s’échappent de ces machines.

« Les fabricants d’appareils IRM cherchent à minimiser ces champs. Nous avons décidé d’en tirer profit », explique le chercheur.

Ces champs diminuent rapidement à mesure qu’on s’éloigne de l’appareil, formant un gradient parfait pour ce type d’application. Mais il restait un problème de taille : pour guider un appareil chirurgical dans les méandres d’un vaisseau sanguin, il faut sans cesse modifier la direction du champ magnétique.

« Bouger le patient »

« On ne peut pas bouger les machines, car elles pèsent plusieurs tonnes. Alors on a eu l’idée de bouger le patient au lieu de bouger l’aimant. On est les premiers à proposer ça », souligne Sylvain Martel.

Arash Azizi, doctorant en génie biomédical sous la direction du professeur Martel, a ainsi conçu une table dirigée par un robot qui s’oriente de façon optimale par rapport au champ magnétique à chaque étape du trajet de l’instrument dans le vaisseau sanguin. Cette plateforme robotique a d’abord été testée avec des tubes reproduisant des vaisseaux sanguins humains, puis sur des cochons vivants. Les chercheurs ont pu accéder à des zones « très profondes » inaccessibles avec les techniques traditionnelles. Les travaux, qui ont nécessité quatre ans de recherche, ont été décrits dans la revue Science Robotics.

La technologie est mature, elle fonctionne. Sylvain Martel

Des brevets ont été déposés pour en protéger la propriété intellectuelle, et un groupe a déjà montré de l’intérêt pour commercialiser la technologie. À terme, le chercheur imagine qu’on pourrait faire circuler autant des cathéters que des fibres optiques dans les vaisseaux sanguins des patients pour filmer des zones difficiles d’accès, débloquer des vaisseaux obstrués, réparer des anévrismes ou effectuer certaines interventions chirurgicales.

« Il y a beaucoup d’instruments qui pourraient être adaptés et d’interventions qui pourraient être faites à partir de ça, dit Sylvain Martel. C’est sûr qu’il faudrait miniaturiser certains instruments, mais on a montré qu’on est capables d’amener quelque chose de très souple et de très étroit dans des zones difficiles d’accès. »

https://www.lapresse.ca

Royaume-Uni: la prothèse dentaire d’un patient retrouvée dans sa gorge huit après jours après son opération


Je ne sais pas comment cela se passe au Royaume-Uni, mais les infirmier (e) s chez-moi, s’assurent que les patients n’ont rien sur eux et surtout pas de prothèse dentaire dans la bouche avant une opération
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Royaume-Uni: la prothèse dentaire d’un patient retrouvée dans sa gorge huit après jours après son opération


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Son dentier est resté coincé 8 jours dans sa trachée. – BMJ – montage BFMTV.com

L’homme de 72 ans avait oublié d’enlever sa prothèse dentaire avant son anesthésie. Il a dû être opéré de nouveau en urgence.

Une mésaventure qui reste en travers de la gorge… littéralement: un homme qui n’avait pas retiré sa prothèse dentaire avant une anesthésie l’a avalée et celle-ci est restée coincée huit jours dans son gosier avant que les médecins ne s’en rendent compte. 

Ce cas est raconté ce mardi dans la revue médicale BMJ Case Reports, et illustre la nécessité de retirer ses prothèses dentaires avant une opération. Car au-delà de l’anecdote, les suites de cet oubli ont été lourdes pour le septuagénaire: elles ont nécessité d’autres opérations ultérieures et une transfusion sanguine. Des conséquences dont il était loin de se douter, lui qui pensait avoir simplement égaré sa prothèse.

Cet électricien à la retraite de 72 ans avait initialement été opéré dans un hôpital britannique, pour lui retirer une grosseur sans gravité dans la paroi abdominale.

Sang dans la bouche et difficulté à avaler

Six jours après l’opération, il se présente à nouveau à l’hôpital: il se plaint d’avoir du sang dans la bouche, des difficultés à avaler et a tellement mal qu’il ne peut manger aucun aliment solide. Les médecins mettent cela sur le compte d’une infection respiratoire et des effets secondaires de l’intubation pratiquée lors de l’opération. Ils prescrivent au patient des bains de bouche, des antibiotiques et un médicament à la cortisone.

Mais au bout de deux jours, il revient car les symptômes ont empiré. Il a la voix rauque et des difficultés à respirer, surtout quand il est couché, ce qui l’oblige à dormir assis tout droit dans son canapé. Il ne peut pas non plus avaler les médicaments qu’on lui a prescrits.

Les docteurs suspectent une pneumonie d’inhalation, infection sévère qui peut survenir quand du liquide gastrique pénètre dans les poumons.Mais là, surprise: un examen endoscopique de sa gorge révèle la présence d’un objet semi-circulaire qui a causé des blessures internes. Cet objet est coincé contre l’épiglotte, le bout de cartilage qui empêche le passage des aliments et des liquides dans la trachée puis les poumons.

Plusieurs allers-retours à l’hôpital

Quand les médecins lui en parlent, l’homme fait le rapprochement avec sa prothèse dentaire, une plaque métallique sur laquelle sont serties trois dents de devant, qu’il croyait avoir perdue lors de son séjour pour la première opération.

Les radios montrent que c’est bien cette prothèse qui est coincée dans sa gorge. L’homme est opéré d’urgence pour retirer l’objet et sort de l’hôpital au bout de six jours.

Mais ses malheurs ne s’arrêtent pas là. Dans les semaines qui suivent, il doit faire plusieurs aller-retour à l’hôpital à cause de saignements persistants. Ils proviennent de blessures internes causées par la prothèse oubliée. Elles sont cautérisées une première fois, avant qu’une autre opération d’urgence ne soit rendue nécessaire par de nouveaux saignements. Une artère a en effet été déchirée à cause des blessures provoquées par la prothèse.

Après ces importantes pertes de sang successives, le patient doit subir une transfusion. Il lui faudra encore attendre six semaines pour un retour à la normale.

https://www.bfmtv.com/interna

Des chirurgiens de moins en moins habiles à cause des écrans !


Les apprentis en chirurgie auraient moins de dextérité pour effectuer des opérations. On pense que le manque d’activité manuelle dès l’enfance remplacé par les activités sur tablette, ordinateurs, smartphones .. seraient une des causes.
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Des chirurgiens de moins en moins habiles à cause des écrans !



Les apprentis chirurgiens seraient beaucoup moins habiles que leurs aînés !
Crédits : Pixabay

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

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Dans des pays tels que les États-Unis et le Royaume-Uni, les médecins ont fait une découverte étonnante. Selon eux, les apprentis chirurgiens accuseraient une baisse de dextérité. Cette habileté réduite trouverait son origine dans l’utilisation intensive des écrans en lieu et place d’activité manuelles !

Une baisse de la dextérité

Une des qualités primaires du chirurgien est sans conteste son habileté, ou plutôt sa dextérité. Selon un article paru dans le New York Times le 30 mai 2019, des médecins expérimentés ont observé chez leurs apprentis une baisse de cette adresse essentielle à leur futur métier.

Selon les médecins cités, les causes sont diverses mais rejoignent toutes la même finalité : les apprentis chirurgiens ne pratiquent pas assez d’activités manuelles. Par exemple la chirurgienne de renom Maria Siemionow a indiqué comprendre très vite quels étudiants n’auront pas leur diplôme. Selon elle, nombre d’entre eux déjà en internat sont impatients, frustrés et peinent à avoir de bonnes sensations avec leurs mains. Cette spécialiste des greffes est d’ailleurs stupéfaite par la quantité de sang présente lors des interventions.

Moins d’activités manuelles

Les médecins pointent du doigt l’enseignement, favorisant les connaissances théoriques par rapport à la pratique et la créativité. Selon eux, les enseignements primaire et secondaire offrent moins de cours créatifs tels que le dessin ou la musique. Surtout, les jeunes ne pratiquent pas d’activités permettant de développer la motricité fine tels que la couture ou la menuiserie.

En lieu et place de ces activités bénéfiques pour l’habileté du futur chirurgien, ceux-ci passent en revanche beaucoup trop de temps sur leurs écrans (smartphone, tablettes, etc.) Ainsi, les apprentis n’auraient pas toutes les cartes en mains pour réagir et s’adapter au stress lors de leur présence dans le bloc opératoire.

Également, une loi promulguée en 2003 aux États-Unis interdit aux jeunes chirurgiens de travailler plus de 80 heures par semaine. Selon les médecins, cette limitation du temps de travail ne permet pas aux apprentis de participer à assez d’opérations, et donc de s’entraîner suffisamment. Un des spécialistes interrogés a indiqué que lorsqu’il était apprenti, celui-ci travaillait environ 120 heures par semaine !

Source

https://sciencepost.fr

Première en chirurgie cardiaque à Québec


La valve mitrale est la plus compliquée à remplacer des 4 valves du coeur. des chirurgiens au Québec, ont réussit quand même a faire le remplacement par cathéter. Ce n’est pas le premier choix, mais quand un patient ne peut supporter une chirurgie à coeur ouvert, c’est une belle avancée. De cette façon, le rétablissement est beaucoup plus rapide.
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Première en chirurgie cardiaque à Québec

 

Des cardiologues de l'Institut universitaire de cardiologie et... (Photo Archives La Voix de l'Est)

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde.

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde. C’est la seule des quatre valves cardiaques qui n’avait jamais été remplacée sans opération à coeur ouvert.

Dix ans de progrès

Depuis dix ans, les remplacements de valves cardiaques ont fait des pas de géant. Alors qu’auparavant, il s’agissait toujours d’une opération à coeur ouvert, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de remplacements de valve aortique ont lieu par cathéter, au moyen d’une petite incision, selon le chirurgien cardiaque François Dagenais, qui fait partie de l’équipe ayant fait cette première.

« On est rendu à 20-25 % des remplacements de valves aortiques, et en Europe, dans certains pays, on est à 50 %. Depuis trois ou quatre ans, on a essayé plusieurs stratégies pour le remplacement par cathéter de la valve mitrale, qui est beaucoup plus complexe. La compagnie 4C Medical de Minneapolis travaille sur ça depuis deux ans, et nous sommes en discussions avec eux depuis un an. »

Le patient

Donat Essiembre, 77 ans, s’était rendu compte qu’il était essoufflé au moindre effort.

« Il a déjà été opéré à l’aorte il y a une dizaine d’années, et avait eu des pontages, alors une opération à coeur ouvert n’était pas indiquée », explique le Dr Dagenais.

L’opération a duré 20 minutes, et hier, M. Essiembre était déjà assez en forme pour retourner chez lui. Étant donné que le remplacement par cathéter de la valve mitrale demeure compliqué, il s’agira probablement d’un choix rare, et l’opération à coeur ouvert demeurera la norme pour le moment, selon le Dr Dagenais. L’autre valve située à l’intérieur du coeur, la valve tricuspide, est elle aussi rarement remplacée par cathéter. Le remplacement par cathéter de la valve pulmonaire est beaucoup plus courant.

L’ABC du coeur

Le sang arrive au coeur par une portion du coeur appelée oreillette droite, puis est pompé vers le ventricule droit en passant par la valve tricuspide, puis vers le poumon en passant par la valve pulmonaire. Après avoir été « nettoyé » dans les poumons, le sang revient à l’intérieur du coeur par l’oreillette gauche, va vers le ventricule gauche en passant par la valve mitrale, puis vers l’aorte et le reste du système sanguin en passant par la valve aortique.

« Un pas important »

La Presse a demandé son avis sur cette première à Chad Kliger, chirurgien cardiaque à l’hôpital Lennox Hill, à New York, qui vient de publier une étude sur les progrès en réparation par cathéter de la valve mitrale dans le Journal of Interventional Cardiology.

« On savait que ça s’en venait, mais c’est une étape importante, a dit le Dr Kliger. C’est signe que la technologie commence à être au point, mais évidemment, il faut une équipe hors pair pour que ça fonctionne. Je connais la compagnie 4C, leur approche est différente des autres. Mais de toute façon, il semble se dessiner que pour le remplacement de la valve mitrale par cathéter, aucune technologie ne s’imposera, ça va dépendre selon le patient. »

EN CHIFFRES

49 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème léger à modéré à une valve cardiaque

3 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème grave à une valve cardiaque

10 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve aortique

1 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve mitrale

8 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve aortique

13 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve mitrale

Source : BMJ Open

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Les Incas, pros de la chirurgie du crâne


On sait que dans plusieurs parties du monde il y a eu des trépanations à différentes époques de l’histoire. Ce sont les Incas qui ont démontré un grand savoir faire dépendant du siècle le taux de survie était au début 40 % et a l’apogée de la civilisation Inca, jusqu’à 74 % à 83 %. De plus certaines personnes ont survécu à plusieurs trépanations
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Les Incas, pros de la chirurgie du crâne

Un crâne

Des chercheurs ont démontré que le taux de survie des chirurgies du crâne des Incas était supérieur à celui des chirurgiens en fonction pendant la guerre civile américaine.  Photo : Université de Miami

 

Si vous deviez subir une chirurgie crânienne à une autre époque qu’aujourd’hui, votre meilleur choix serait au temps des Incas. Des chercheurs ont démontré que le taux de survie de la procédure dans cet empire du 16e siècle dépassait celui observé en Occident jusqu’à la guerre civile américaine.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

La chirurgie à la tête est loin d’être simple, et se lancer dans cette procédure sans avoir accès à toute la technologie moderne peut sembler insensé. Pourtant, une ancienne forme de chirurgie du crâne, appelée trépanation, a été une pratique millénaire et répandue.

Il s’agit d’une opération au cours de laquelle le médecin soulève une partie du cuir chevelu, puis creuse un trou dans le crâne avant de refermer la plaie. Beaucoup de patients en mouraient, mais il y avait assez de survivants pour que le traitement perdure.

Des crânes avec ces trous ont été trouvés tant en Afrique qu’en Amérique et en Europe. Selon une nouvelle étude, les Incas étaient cependant ceux qui maîtrisaient le mieux la technique.

Les travaux des chercheurs, publiés dans la revueWorld Neurosurgery, montrent l’avance qu’avaient les pratiques médicales des civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud.

Plusieurs maux, une solution

Pourquoi vouloir pratiquer un trou dans la paroi crânienne? Bien qu’il soit possible que la procédure ait été effectuée pour des raisons religieuses, plusieurs études ont montré son rôle en tant qu’acte médical.

La trépanation était souvent pratiquée sur des personnes ayant subi un traumatisme crânien. Dans ces situations, l’enflure et l’accumulation de liquide dans la tête pouvaient être mortelles. Pratiquer ces trous et retirer des fragments d’os auraient pu aider à réduire la pression.

Il est aussi possible que cette technique ait servi de traitement contre les migraines ou les maladies mentales. Hippocrate, le père de la médecine en Grèce antique, la proposait même comme traitement contre l’épilepsie.

La pratique a diminué pendant le Moyen Âge, mais l’intérêt en Occident est revenu pendant la Renaissance, et le traitement est resté courant pour les blessures à la tête jusqu’au 18e siècle

Quand les hôpitaux ont commencé à apparaître dans les grandes villes, les conditions insalubres et les infections ont mis fin au traitement. Par contre, la procédure est restée comme mesure d’urgence sur des champs de bataille, comme pendant la guerre civile américaine.

L’expertise médicale des Incas

Des crânes humains

Un trou lisse et arrondi dans l’os du crâne montre que le patient a survécu, puis guéri, après l’opération. S’il apparaît au contraire cassé net ou qu’il porte des traces d’outils, c’est une indication qu’il est mort pendant ou peu après la procédure.  Photo : Université de Miami

La trépanation était une pratique courante en Amérique du Sud, où les conditions géologiques favorables à la préservation d’ossements ont permis à une grande quantité de crânes de patients ayant subi l’intervention de se rendre jusqu’à nous.

Les chercheurs de l’étude ont remarqué qu’un grand nombre de crânes retrouvés indiquaient aussi que les patients avaient remarquablement bien guéri.

Un os dont le pourtour du trou était cassé net ou portait des traces d’outils indique que la personne est morte pendant (ou tout de suite après) la procédure. Toutefois, si l’os est lisse et arrondi, cela indique qu’il y a eu guérison et que la personne a survécu plusieurs mois ou même des années après l’intervention.

Pour confirmer l’efficacité de la procédure chez les Incas, les chercheurs ont comparé l’état de centaines de patients traités à travers les âges.

Les crânes datés entre le 4e et le 2e siècle avant notre ère indiquaient un taux de survie de seulement 40 %. Celui-ci grimpait à 53 % pour les crânes datés du 11e au 15e siècle. Et 200 ans plus tard, à l’apogée de l’Empire inca, entre le 15e et le 16e siècle, le taux de survie atteignait de 75 à 83 %.

De plus, les trous devenaient plus fins avec les époques, et certains patients ont même survécu plusieurs fois à la procédure, le record se chiffrant à sept trépanations.

En comparaison, de 46 à 56 % des patients traités de cette façon lors de la guerre civile américaine en mouraient. La nature des blessures était totalement différente, mais les chirurgiens responsables de l’étude affirment être impressionnés par la différence entre les taux de survie.

On ne sait pas ce que les Incas faisaient de particulier, mais ces travaux montrent l’étendue de l’expertise médicale des civilisations précolombiennes.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► 7 erreurs médicales des plus inusitées


Personnes n’est parfait, mais les erreurs médicales peuvent être un vrai cauchemar pour les patients. Il y a des erreurs qui sont vraiment épouvantable qui aurait pu sans doute être évité
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7 erreurs médicales des plus inusitées

 

EDWARDOLIVE VIA GETTY IMAGES

 

Par Mathieu Galarneau

On n’échangerait pas de place avec ces patients.

  • Les erreures erreurs, on le sait, ça arrive à tout le monde. Certaines ont cependant plus d’impact que d’autres. Voici une compilation d’erreurs médicales surprenantes, survenues dans le monde et chez nous au Québec, dans la dernière année.

    Embaumée vivante

    La plus récente en lice concerne une femme de 27 ans qui est décédée dû à une bête erreur de produits administrés non vérifiés. Ekaterina Fedyaeva, une Russe de 28 ans, devait se faire retirer des kystes de l’ovaire. Suivant l’opération, les médecins lui ont administré une dose fatale de formaldéhyde au lieu d’une solution saline. L’erreur n’a pu être corrigée à temps pour lui permettre de survivre.

    Un gant et cinq compresses dans le ventre

    BRAUNS VIA GETTY IMAGES

    Une femme de Marseille, en France, a eu une ablation de l’utérus qui tient du cauchemar. À son réveil, la dame de 48 ans subit d’intenses douleurs. Son médecin croit qu’elle est «douillette». Trois jours plus tard, elle obtient son congé. Une fois chez elle, elle ressent de fortes douleurs, «comme un accouchement», raconte-t-elle. Et pour cause, elle avait deux gants de latex et cinq compresses dans le ventre. Son médecin ne lui offre aucune excuse.

    «Il me dit qu’il ne comprend pas, qu’il est surpris et qu’apparemment, il remettrait la faute sur le personnel médical», a-t-elle raconté à France 2.

    Il enlève deux seins, à tort

    Un médecin a procédé à l’ablation des deux seins d’une patiente atteinte de tumeurs cancéreuses âgée de 67 ans en 2014. Sauf que ce n’était pas la bonne patiente. Le médecin traîne maintenant en cour les journalistes qui ont ébruité l’histoire.

    Sept ans avec un tuyau dans le ventre

    Les crises d’appendicite sont plutôt fréquentes et se résorbent tout de même rapidement après l’ablation de l’appendice. Sauf quand l’équipe médicale oublie un tuyau dans le ventre du patient. Oups. C’est ce qui est arrivé à un adolescent français de 15 ans. Maintenant âgé de 22 ans, il a pu se faire retirer le tuyau qui l’a fait énormément souffrir pendant tout ce temps et qui a transpercé des organes.

    Des délais d’opération lui coûtent deux testicules

    Une douleur aux testicules amène un homme à se rendre aux urgences, en France, le 7 décembre 2009. Il est renvoyé sans être opéré. Toujours incommodé, il y retourne le 10 février 2010. On suspecte alors une inflammation et on lui fait passer une échographie abdominale avant de le retourner chez lui. Neuf jours plus tard, on lui annonce qu’il souffre de torsion à chaque testicule. Une des deux torsions était trop vieille alors les médecins ont dû procéder à son ablation et le deuxième apparaît «atrophié avec absence de fonction testiculaire». Après sept ans de démarches judiciaires, la cour donne raison au patient qui reçoit 192 920 euros (294 000 $CAN) en dédommagement.

    Un instrument de 33 cm oublié dans le corps d’une patiente

    Sylvie Dubé, atteinte d’un cancer à l’ovaire, a dû subir une hystérectomie au CHUM, le 14 mars 2017. Dans les mois après l’opération, elle subit d’intenses douleurs à différents endroits dans le corps. Elle consulte en physiothérapie pour une douleur à l’épaule, elle utilise de la cortisone, rien n’y fait. Au bout du rouleau, elle se rend à l’urgence où on lui fait passer un scanneur qui révèle la présence d’une plaque métallique de 33 cm dans son abdomen laissée lors de l’opération trois mois auparavant.

    Une chirurgie bariatrique «montée à l’envers»

    Deux chirurgiens montréalais sont poursuivis pour 2,3 M$ après avoir réalisé une opération bariatrique inversée à un patient de l’hôpital du Sacré-Coeur. Celui-ci est libéré de l’hôpital malgré des vomissements qui ne cessent. Trois jours plus tard, il est admis à nouveau au Sacré-Coeur pour une nouvelle opération où on constate que son anse biliaire est trop longue. Toutefois, son état ne s’améliore pas. Il est admis à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) deux mois plus tard. Hospitalisé pendant deux semaines, il quitte désespéré préférant mourir chez lui. Sous les pressions de sa femme, il retourne à l’IUCPQ, qui tente de le gaver par un tube dans l’intestin grêle.

    Les médecins constatent alors que les aliments remontent vers l’estomac au lieu de descendre vers l’intestin. Le «by-pass» gastrique devra être refait au complet. Il aura été ainsi sauvé d’une mort certaine.

    Cependant, le patient a développé une dépendance à la morphine qui l’a ensuite amené à l’alcool. Il s’est enlevé la vie à l’été 2017.

    https://quebec.huffingtonpost.ca//