Un drone livre avec succès des médicaments sous ordonnance


Le Canada est grand, et ce n’est pas tout le monde qui reste dans les villes, près des pharmacies. Avec un drone, il est possible de changer les choses et rendre plus accessibles les médicaments pour ceux qui sont loin.
Nuage


Un drone livre avec succès des médicaments sous ordonnance

Un drone s'élève dans le ciel.

Un vol d’essai a permis à un drone de transporter deux médicaments qui peuvent sauver des vies en situation d’urgence.

PHOTO : LONDON DRUGS

C’est une première au Canada. Lors d’un vol d’essai, un drone a transporté un auto-injecteur EpiPen et un vaporisateur Narcan sur 6 kilomètres et pendant 11 minutes entre Duncan et l’île Salt Spring, en Colombie-Britannique.

Les auto-injecteurs d’épinéphrine, comme l’EpiPen, sont cruciaux pour les personnes souffrant de graves allergies. Le vaporisateur nasal de naloxone Narcan peut neutraliser temporairement une surdose d’opioïdes.

Essai de livraison de médicaments à l’aide d’un drone.

Le détaillant pharmaceutique London Drugs a collaboré avec Postes Canada et l’entreprise de robotique InDro Robotics pour réaliser cet essai le 19 août.

« C’est une des multiples innovations sur lesquelles nous travaillons afin d’améliorer les services que nous offrons aux Canadiens, peu importe, où ils habitent », a écrit à CBC Jaime Gomes, chef de projets à Postes Canada.

Selon London Drugs, le vol a requis un permis spécial étant donné que le pilote a perdu de vue le drone durant le test.

Cet essai fait partie d’un projet pilote que la compagnie espère déployer pour desservir des clients qui ne vivent pas près d’une pharmacie.

Chris Chiew, le directeur général de London Drugs, s’est étonné que ce moyen de transport n’ait pas été testé plus tôt jusqu’à ce qu’il comprenne la stricte réglementation de Transports Canada.

Je comprends maintenant pourquoi beaucoup sont prudents vis-à-vis de l’utilisation des drones. Chris Chiew, directeur général de London Drugs

https://ici.radio-canada.ca/

Il existe un médicament miracle pour la schizophrénie


La Clozapine est un médicament pour traiter la schizophrénie. En 1975, ce médicament a été arrêté suite à la mort de 8 patient. Car, comme tout médicament, il y a des effets secondaires, chez certaines personnes, il peut faire disparaître les globules blancs. Ces risques sont de 1 %. 10 ans plus tard, la Clozapine est est de retour aux États-Unis, mais avec un contrôle strict. Le patient doit se soumettre régulièrement à des prises de sang, sinon pas de médicament. Sauf qu’il semble que les médecins soient réticents pour ceux qui souffrent de schizophrénie.
Nuage


Il existe un médicament miracle pour la schizophrénie

Il ne comporte pourtant qu'1% de risque. | Earl Richardson via Unsplash

Il ne comporte pourtant qu’1% de risque. | Earl Richardson via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur Vice

Mais presque personne n’y recourt.

Nicholas était enfant quand il a commencé à entendre des sons. D’échos carillonants en chuchotements, ils sont passés à des exclamations hurlantes, une cacophonie au creux de son crâne. À 18 ans, il a sa première crise psychotique, d’une violence telle que le diagnostic tombe aussitôt: Nicholas est schizophrène.

Une douzaine de médecins et une liste interminable d’antipsychotiques plus tard, il trouve enfin ce qui lui permettra de suivre des cours à l’université et de poursuivre une vie un peu plus normale: la clozapine.

Clozapine n’est ni le nom d’un rite païen ou de quelque mystère divin. C’est un médicament antipsychotique atypique, très rarement utilisé. Mais vu ses effets, il a bien quelque chose de miraculeux.

«C’était comme si quelqu’un avait effacé l’ardoise. On est à nouveau nous-mêmes», témoigne un patient sous clozapine auprès de Vice. «J’ai vu des gens entrer et sortir d’hôpitaux dix fois. Mais après [un traitement à la clozapine], ne plus jamais être hospitalisés ensuite, raconte un psychiatre du Johns Hopkins Bayview Medical Center. J’ai vu des miracles survenir avec la clozapine.»

Des préjugés de génération en génération

Au regard de ces témoignages, la première question qu’on peut poser est la suivante: pourquoi n’est-elle pas plus utilisée?

En premier lieu, il faut rappeler ses effets secondaires. Chez certaines personnes, elle peut être à l’origine d’une agranulocytose, c’est-à-dire une disparition rapide des globules blancs, les principaux garants de la sécurité de notre système immunitaire.

Toutefois, il n’y a qu’1% de risque que cela survienne, rappelle Deanna Kelly, directrice d’un programme de recherche sur les traitements psychotiques dans le Maryland. Risque qui peut être largement contrôlé par des prises de sang régulières

«Pas de sang, pas de médicament, c’est le mot d’ordre», raconte Deanna Kelly.

Après la mort de huit patient·es en 1975, le traitement a été abandonné, avant d’être de retour dix ans plus tard sous des conditions extrêmement réglementées.

Une prise de sang par semaine pendant les six premiers mois, une toutes les deux semaines pendant un an, puis une par mois à vie, le tout rentré dans une rigoureuse base de donnée, c’est ce qu’exige la FDA aux États-Unis.

Cette rigueur rend le traitement astreignant pour les personnes qui le suivent comme pour celles qui le prescrivent.

«Il faut s’assurer qu’elles aillent au labo, avoir un œil sur les résultats, les rentrer dans la base de données…», décrit un autre psychiatre du Johns Hopkins Bayview Medical Center.

C’est pourquoi la clozapine n’est prescrite qu’en cas de schizophrénie résistante à au moins deux traitements typiques… ce qui concerne tout de même 30% des schizophrènes aux États-Unis, alors qu’elle n’est utilisée que dans 4% des cas.

Pour Gopal Vyas, pyschiatre dans le Maryland également, le fossé entre usage potentiel et usage actuel s’explique par la transmission de préjugés sur le danger présumé du médicament et son suivi chronophage de génération en génération de psychiatres. Préjugés qu’il s’agirait d’interroger dans une science aussi rationnelle que la médecine.

http://www.slate.fr/

L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »


Les médicaments aux États-Unis ne sont pas réglementés ce qui est la cause des coûts élevés. Contrairement au Canada, les prix sont réglementés autant au fédéral qu’au provincial.Donald Trump a annoncé que les Américains pourraient importer des médicaments du Canada. Sauf qu’ici, étant moins nombreux, les pharmaciens ne peuvent subvenir à leur besoin et puis il y a des règlements qui obligent les grossistes qui vendent a des pharmacies canadiennes. Sans parler qu’un pharmacien ne peut donner une prescription faite par un médecin canadien. Donc Donald Trump a proposé quelque chose qui en vue des élections serait des promesses probablement difficiles a mettre sur pied.
Nuage


L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »

Une pharmacienne tient une ordonnance dans une main et une plaquette de médicaments dans l'autre.

Des médicaments vendus dans une pharmacie.

PHOTO : ISTOCK / MJ_PROTOTYPE

Ce n’est pas demain la veille que les Américains vont importer massivement les médicaments canadiens, selon les experts à qui nous avons parlé. Ils croient que l’annonce de Trump est avant tout un geste politique.

Faut-il s’alarmer de l’annonce faite mercredi par l’administration Trump de permettre aux Américains d’importer légalement des médicaments sur ordonnance canadiens? Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, croit le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, interviewé à l’émission La matinale d’été.

Il rappelle d’abord que, de toute évidence, l’industrie pharmaceutique canadienne n’a pas la capacité d’approvisionner le marché américain et ses 300 millions de consommateurs.

« Ils sont au moins 10 fois plus nombreux que nous. On n’a pas la chaîne de distribution de médicaments nécessaire pour fournir les États-Unis ».

Et puis le marché canadien ne permet pas une telle chose, note Bertrand Bolduc.

« Les filiales canadiennes des sociétés pharmaceutiques ne peuvent vendre qu’au Canada à des grossistes canadiens, qui ne peuvent distribuer qu’au Canada à des pharmacies canadiennes. »

Ça n’a aucun sens pour les Américains de venir chercher leurs médicaments ici, surtout que plusieurs de ces médicaments sont fabriqués aux États-Unis et importés au Canada. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Bertrand Bolduc rappelle que les pharmaciens ont pour rôle de traiter les gens d’ici.

« Dépanner un touriste de temps en temps, un bateau de croisière qui arrête à Québec, aux Îles-de-la-Madeleine, bien sûr on va les dépanner ces gens-là. Mais de leur fournir systématiquement des médicaments pour une longue période, c’est hors de question. »

D’ailleurs, le consommateur doit présenter une ordonnance valide au Canada, donc faite par un médecin canadien. 

Une annonce controversée aux États-Unis

L’administration Trump propose que les pharmacies, les grossistes et les États puissent importer des médicaments moins chers du Canada. L’industrie pharmaceutique américaine est tout à fait contre ce projet. En revanche, plusieurs groupes de défense des consommateurs applaudissent l’annonce.

Un geste politique

La réduction du prix des médicaments sur ordonnance est une promesse phare de Donald Trump, qui est en pleine campagne de réélection. À ce sujet, le candidat Trump a d’ailleurs déjà déclaré que les Américains devraient avoir le droit d’importer les médicaments.

Pour Marc-André Gagnon, professeur de politique publique à l’Université Carleton, il ne fait pas de doute que l’annonce de l’administration Trump est du « théâtre politique » en vue des élections de 2020. Dans une entrevue diffusée à l’émission 24/60, le professeur Gagnon fait d’ailleurs remarquer que cette mesure, si elle se concrétise, ne sera pas appliquée avant un an ou deux.

« On parle de 18 mois avant de mettre en place des projets pilotes dans certains États. Donc, on s’entend que ça ne sera pas demain matin. »

Bertrand Bolduc y voit aussi un geste politique.

« On est dans la campagne préélectorale américaine. M. Sanders [sénateur américain et candidat à l’investiture démocrate] remplit un autobus, va à Windsor, en Ontario, chercher de l’insuline, démontre que les prix sont plus bas au Canada. Évidemment que les prix sont plus bas. Nous contrôlons les prix. Les prix sont réglementés au Canada tant au niveau fédéral que provincial. Alors qu’aux États-Unis, dans un libre marché comme le leur où il n’y a aucune réglementation, les pharmaceutiques en profitent. »

Déjà des pénuries au Canada

Le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec répète qu’il n’est pas très inquiet de l’annonce de l’administration Trump. Du même souffle, il ajoute qu’il faut rester aux aguets.

« Il y a déjà des pénuries au Canada de toutes sortes de médicaments. On jongle avec ça tous les jours, tant au niveau hospitalier que communautaire. On va être vigilants. »

Essayons de régler les problèmes de pénurie actuelle qu’on a déjà, et évitons d’entrer dans un débat politique américain qui ne nous concerne pas. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Pour Bertrand Bolduc, être vigilants, ça veut dire trois choses :

      • « Rappeler aux intervenants de la chaîne, que ce soit les fabricants, les grossistes ou les pharmacies, que leur travail, c’est de s’occuper des gens d’ici.

      • Monitorer les stocks, s’assurer qu’il n’y a pas une baisse soudaine, quelque part, de grandes quantités, qui pourrait indiquer que quelqu’un fait quelque chose qu’il n’est pas supposé faire.

      • Monitorer ce qui se passe aux États-Unis. Présentement, c’est juste des discussions et des arguments. Encore faut-il être sûr que ça ne se met pas en place. »

https://ici.radio-canada.ca/

Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


L’intelligence artificielle pourrait faire économiser beaucoup, tout en étant plus rapide pour trouver le bon vaccin anti-grippal et serait plus efficace, c’est du moins ce qu’espèrent les chercheurs.
Nuage


Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


Céline Deluzarche
Journaliste


Une équipe australienne a conçu un vaccin contre la grippe doté d’un adjuvant découvert par un algorithme. L’intelligence artificielle pourrait à l’avenir se généraliser pour accélérer et rationaliser le développement de nouveaux médicaments.

Le premier vaccin mis au point grâce à l’intelligence artificielle va entrer en phase d’essai clinique aux États-Unis. Ce vaccin contre la grippe saisonnière comporte un adjuvant spécial stimulant le système immunitaire afin d’améliorer son efficacité. Un premier programme baptisé « SAM » a d’abord été conçu pour analyser quels vaccins anti-grippaux ont été les plus efficaces ces dernières années. Un deuxième algorithme a ensuite créé des milliards de composés imaginaires dont SAM a tiré une dizaine de candidats présentant le meilleur potentiel.

Un adjuvant censé doper l’efficacité du vaccin contre la grippe

« Au lieu de travailler avec des millions de composés, nous avons synthétisé uniquement les meilleurs pour les tester, indique Nikolai Petrovsky, professeur de médecine à l’université Flinders (Australie) qui a dirigé les recherches. L’adjuvant que nous avons identifié cible un récepteur particulier qui stimule le système immunitaire lorsqu’il est en contact avec le virus de la grippe. La réponse immunitaire est ainsi renforcée par rapport au vaccin classique ».

L’efficacité de ce vaccin devrait ainsi atteindre 80 % à 90 %, contre 20 % à 50 % en moyenne pour les vaccins anti-grippaux habituels. En 2017, elle n’avait même pas dépassé les 10 % en raison d’une mutation du virus.

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Réduire drastiquement les coûts de développement des médicaments

L’intelligence artificielle apporte de nouvelles perspectives inespérées pour la découverte de nouveaux médicaments, alors que les laboratoires font face à des coûts de plus en plus exorbitants en recherche et développement. Sur 10.000 molécules ciblées lors de la phase préclinique, seule une parvient au final à une mise sur le marché. Le coût de développement d’un médicament a ainsi explosé ces dernières années pour atteindre 1,5 milliard de dollars. En isolant en amont les molécules répondant à différents critères physico-chimiques, l’IA pourrait réduire drastiquement toute la phase préclinique.

« Il nous a fallu moins de deux ans pour développer ce nouveau vaccin, contre cinq ans minimum pour le vaccin normal », témoigne Nikolai Petrovsky.

S’il passe le cap final des essais cliniques humains, ce qui devrait prendre 12 mois, il devrait être disponible à la commercialisation d’ici trois ans.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Médicaments : 4 raisons de ne pas broyer un comprimé


Pour diverses raisons, il est parfois difficile d’avaler certains médicaments, alors on les coupe, les broient ou encore, on vide les gélules. Cela n’est pas nécessairement bon, car il peut avoir un surdosage ou irritation de l’estomac, oesophage … En cas de difficulté, il vaut mieux demander conseil au pharmacien.
Nuage


Médicaments : 4 raisons de ne pas broyer un comprimé

ed2806/shutterstock.com

Prendre un médicament n’est pas toujours facile. Trop gros, difficile à avaler… C’est pourquoi, certains broient leur comprimé ou ouvrent leurs gélules. Mauvaise idée !

Voici les 4 raisons d’éviter cette option.

Broyer un comprimé ou ouvrir la gélule afin de faciliter l’administration du médicament peut paraître anodin. Or cette pratique peut modifier la manière dont celui-ci va être absorbé dans l’organisme. Et avoir des conséquences sur l’efficacité du traitement. Vous risquez ainsi :

D’empêcher la libération progressive de la molécule

« Les formes à libération prolongée sont conçues pour libérer la substance de manière progressive », explique notamment le Centre antipoisons belge. « En les broyant ou en les ouvrant, la libération immédiate du principe actif peut entraîner un surdosage, particulièrement si le médicament a une marge thérapeutique étroite. »

Un surdosage ou un sous-dosage

Parfois la pellicule entourant la gélule est présente afin de protéger la substance active de l’acidité de l’estomac. On dit qu’elle est gastro-résistante. Son ouverture peut donc entraîner un surdosage ou un sous-dosage. Rendant ainsi inefficace ou toxique la prise du médicament.

Une irritation interne

« Certaines substances médicamenteuses peuvent être irritantes », rappelle le Centre antipoisons belge. « L’ouverture d’une gélule et l’ingestion de son contenu peut éventuellement entraîner une irritation de la bouche, de la gorge ou de l’œsophage. »

Une altération de la substance active

L’exposition à la lumière, ou encore le contact avec la nourriture, peuvent entraîner une altération de la substance active. Et donc provoquer une réduction de l’efficacité du médicament.

Pour savoir si vous pouvez couper un comprimé en deux, demandez toujours conseil à votre médecin ou pharmacien.

En effet, « la présence d’une rainure ne signifie pas toujours que le comprimé est sécable car la présence d’une dose égale dans chaque moitié n’est pas nécessairement garantie ».

A noter : Il est également déconseillé de mâcher ou de sucer un comprimé si cela n’est pas clairement précisé dans la notice.

Source : Centre antipoisons belge, consulté le 7 mai 2019

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com

À cause des humains, les crevettes sont sous Prozac


Cela peut faire, mais c’est vraiment dramatique, les animaux marins absorbent toutes sortes de médicaments. Des antidépresseurs, des médicaments pour la fertilité, des antifongiques, somnifères et autres, il y a des gens qui jettent des médicaments dans les toilettes, mais il y a aussi les molécules pharmaceutiques qui peuvent se retrouver jusqu’en Antarctique.
Nuage

 

À cause des humains, les crevettes sont sous Prozac

 

Les emojis crevette selon Apple, Google, Microsoft, Twitter et Facebook

Les emojis crevette selon Apple, Google, Microsoft, Twitter et Facebook

Repéré par Lucile Bellan

Repéré sur The Atlantic

Et nombreux sont les animaux, marins ou non, qui absorbent des quantités démentielles d’anti-dépresseurs.

C’est une forme de pollution dont on ne parle jamais: des molécules pharmaceutiques, rejetées par des usines de production mais également via les évacutations d’eau des particuliers, se retrouvent dans l’eau des rivières, contaminant des centaines d’espèces sauvages, des oiseaux aux mammifères en passant par les mollusques et les crustacés. Si les cours d’eau proches des hôpitaux et des stations d’épuration obsolètes sont évidemment les premiers concernés par cette pollution, il semble qu’aucune zone aquatique ne soit réellement protégée, puisque de l’eau contaminée a même été retrouvée en Antarctique.

Le site The Atlantic rappelle que les cours d’eau du monde entier contiennent aujourd’hui un nombre incroyable de molécules pharmaceutiques tels que des antifongiques ou des antibiotiques. Les analystes ont aussi relevé des traces d’anti-douleurs, de somnifères, d’antidépresseurs ou encore de médicaments permettant de relancer la fertilité ou de lutter contre les maladies dégénératives.

Des scientifiques affirment qu’à ce rythme, la pollution aux médicaments pourrait augmenter de deux tiers d’ici 2050. Des études récentes prouvent qu’à ce jour, un ornithorynque vivant en Australie dans une zone contaminée peut ingérer chaque jour une quantité d’antidépresseurs dépassant la moitié de la dose journalière recommandée d’antidépresseurs pour une personne adulte.

Les scientifiques étudient désormais les conséquences d’une telle pollution en laboratoire. Parmi leurs découvertes, il y a le fait que les amphétamines modifient le temps de développement des insectes. Il a également été démontré que les antidépresseurs empêchent les seiches de profiter de leur capacité naturelle d’apprentissage et de mémorisation. Quant aux crevettes sous Prozac, elles ont tendance à nager vers des sources de lumière de façon totalement inconscientes et donc à faire baisser considérablement leur espérance de vie.

Il n’est plus à contester que les antidépresseurs et les drogues diverses et variées vivent aujourd’hui un âge d’or. Seulement c’est une chose de s’intoxiquer… et c’en est une autre d’intoxiquer par la même occasion tout le règne animal.

http://www.slate.fr/

Un médicament pourrait rendre notre sang mortel pour les moustiques


Un médicament qui semble assez efficace pour diminuer le paludisme chez les enfants. Il n’y a pas d’effets secondaires, et ce médicament empoisonne les moustiques qui sont vecteurs de cette maladie.
Nuage

 

Un médicament pourrait rendre notre sang mortel pour les moustiques

 

Les moustiques anophèles mâles ne piquent pas. | Егор Камелев via Unsplash

Les moustiques anophèles mâles ne piquent pas. | Егор Камелев via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Un espoir dans la lutte contre le paludisme.

Repéré sur The Independent

En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 212 millions de cas de paludisme dans le monde. La maladie se transmet par piqûre de moustique anophèle femelle: lorsque l’insecte pique une personne impaludée, cette dernière devient l’hôte du parasite. La malaria se transmet donc de piqûre en piqûre.

Selon une étude menée par l’Université du Colorado et publiée dans The Lancet, il serait possible de contrôler la propagation du paludisme en administrant de l’ivermectine aux adultes et enfants vivant dans des zones à risque. Ce médicament rend notre sang mortel pour les moustiques.

«L’ivermectine réduit les nouveaux cas de paludisme en rendant le sang d’une personne létal aux moustiques qui la piquent. Il tue les moustiques et réduit ainsi le risque d’infection d’autres personnes», a déclaré à The Independent le Dr Brian Foy, auteur de l’étude.

Pour mener son travail, l’équipe de recherche s’est rendue dans les zones rurales du Burkina Faso –90% des cas de paludisme se trouvent dans les zones tropicales d’Afrique. Elle a recruté 27.000 personnes, dont 590 enfants, dans huit villages différents. Durant dix-huit semaines, la moitié des individus étaient traités, en recevant une dose d’ivermectine toutes les trois semaines. Régulièrement, du personnel médical venait évaluer leurs symptômes.

Les résultats des tests sanguins ont montré que deux fois plus d’enfants du groupé traité à l’ivermectine ne présentaient pas de signe de malaria, et ce sans effets secondaires. En moyenne, les scientifiques ont compté 2,49 attaques de paludisme par enfant non traité, contre deux par enfant sous médication. Les cas de paludisme infantile auraient diminué de 20%.

Le bout du tunnel?

Cette nouvelle approche, ajoutée aux médicaments contre les infections, pourrait ralentir la propagation de la maladie, en ont conclu les scientifiques. Les recherches devraient s’étendre sur un territoire plus vaste et si les résultats sont similaires, l’éradication du paludisme pourrait être entrevue.

Le professeur Chris Drakeley de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, qui n’a pas participé à l’étude, explique que «cette recherche est la première du genre à démontrer un effet au niveau communautaire, mettant en évidence un potentiel nouveau moyen de contrôler le paludisme».

http://www.slate.fr/