Choisir le sexe de son enfant : une nouvelle méthode pourrait rendre cela possible


    Des scientifique japonais ont réussi à trier les spermatozoïdes pour mieux ciblé le sexe de l’embryon. On prétend le faire pour les animaux, sauf que certaines personnes voudront sûrement prendre cette méthode pour choisir le sexe du bébé en fécondation in vitro. Heureusement que cela est interdit au Canada tout comme en France, Chine et autres pays. On sait déjà les conséquences des avortements sélectifs, alors cette méthode d’amener un déséquilibre démographique. Franchement, si on veut vraiment un bébé, on souhaite qu’il soit en santé.
    Nuage


    Choisir le sexe de son enfant : une nouvelle méthode pourrait rendre cela possible

    Les chercheurs ont trouvé une méthode pour ralentir artificiellement les spermatozoïdes porteurs de chromosome X. © rost9, Fotolia

    Les chercheurs ont trouvé une méthode pour ralentir artificiellement les spermatozoïdes porteurs de chromosome X. © rost9, Fotolia


    Céline Deluzarche


    Journaliste

    Des chercheurs de l’université d’Hiroshima au Japon viennent de découvrir une nouvelle méthode ultra simple et apparemment très fiable pour trier les spermatozoïdes X et Y et ainsi choisir le sexe de l’embryon. Une technique qui pourrait pousser à un déséquilibre démographique dans certains pays où le sexe masculin est valorisé.

    Le chromosome X, presque trois fois plus grand que le chromosome Y, possède aussi beaucoup plus de gènes (3.000 contre 700). Néanmoins, ces différences ne semblaient pas jusqu’ici affecter le comportement du sperme et ne permettaient donc pas de différencier les spermatozoïdes sans procéder à une analyse génétique avancée. C’est pourtant ce à quoi sont parvenus Masayuki Shimada et ses collègues. En effectuant un séquençage ADN détaillé de sperme de souris, ils ont découvert 492 gènes actifs dans les spermatozoïdes X qui ne sont pas exprimés sur les spermatozoïdes Y. Les chercheurs ont alors recentré leur intérêt sur 18 d’entre eux codant pour des récepteurs situés à la surface du spermatozoïde, avec comme objectif de pouvoir les manipuler depuis l’extérieur.

    Un taux de réussite compris entre 81 % et 91 %

    Ils se sont aperçus que deux récepteurs, nommés Toll-like receptor 7 et 8 (TLR7/8), pouvaient modifier la production d’énergie du sperme X lorsqu’ils se liaient à une molécule chimique nommée Resiquimod (R848), ce qui ralentit la mobilité du sperme sans affecter ses autres fonctions. Il leur a donc suffi de plonger le sperme de souris dans un bain chimique contenant cette molécule pour « trier » les spermatozoïdes en fonction du chromosome sexuel. En sélectionnant les spermatozoïdes les plus rapides, ils ont obtenu 90 % d’embryons mâles. Les spermatozoïdes ralentis artificiellement donnant eux des embryons femelle à 81 %, d’après les résultats de leur expérience, publiés dans la revue PLOS Biology le 13 août.

    Il existe déjà différentes techniques permettant de trier le sperme. La plus fiable est de passer en revue le code génétique de chaque spermatozoïde. Il est également possible de « colorer » le sperme avec une teinture fluorescente, où les spermatozoïdes Y contenant moins de matériel ADN apparaissent alors moins brillants que les spermatozoïdes X. Ces deux méthodes sont cependant onéreuses et nécessitent du matériel spécialisé. D’autres expériences ont également été tentées comme l’exposition à de fortes températures ou un faible pH, mais avec un risque d’endommager l’ADN du sperme.

    Le diagnostic pré-implantatoire, interdit en France pour les FIV mais autorisé aux États-Unis

    La facilité déconcertante de mise en œuvre de la méthode mise au point par Masayuki Shimada soulève de nombreuses questions éthiques. En France et dans de nombreux pays (Inde, Chine, Australie, Canada…), le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permettant de choisir le sexe de son futur enfant est formellement interdit pour les fécondations in vitro (FIV). Mais le principe est tout à fait légal aux États-Unis où les couples fortunés y ont recours. Cette méthode étant très peu coûteuse, on peut craindre qu’elle se répande dans les pays où le sexe masculin est privilégié, comme en Inde ou en Chine, aboutissant à un déséquilibre démographique. Selon un rapport du gouvernement indien publié en 2018, les avortements sélectifs auraient causé un « manque » de 63 millions de filles dans le pays.

    Une myriade de méthodes naturelles pour choisir le sexe de son enfant

    Masayuki Shimada se défend de tels projets et affirme avoir développé sa technique pour le bétail.

    « Nous avons testé le tri sur des embryons de veau et de cochon avec succès, assure le chercheur. L’utilisation chez l’Homme est purement spéculative et on ne sait pas du tout si cela pourrait marcher », explique-t-il, reconnaissant toutefois que cela poserait un problème éthique.

    En attendant, les femmes désireuses de choisir le sexe de leur enfant ont à leur disposition une vaste panoplie de méthodes plus ou moins farfelues. L’application My Bubelly propose ainsi un régime personnalisé en fonction du sexe souhaité. Le site explique notamment qu’un vagin plus acide favorise le passage des spermatozoïdes X tandis qu’un vagin plus alcalin favorise le passage des spermatozoïdes Y. L’appli vend des « box filles » et « box garçons » contenant des compléments alimentaires spéciaux et des tests d’ovulation permettant de cibler le bon créneau pour la conception du bébé. Elle avance un taux de réussite de 90 %, même si aucune étude scientifique ne vient soutenir cette méthode.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs japonais ont réussi à trier les spermatozoïdes en fonction du chromosome sexuel qu’ils portent.

  • Une sélection opérée en ralentissant l’activité des spermatozoïdes X qui portent des gènes spécifiques.

  • Cette méthode pourrait faciliter la sélection sexuelle pour les FIV.

    https://www.futura-sciences.com/

3 réponses à “Choisir le sexe de son enfant : une nouvelle méthode pourrait rendre cela possible

  1. La technique n’est pas nouvelle mais la bioéthique (pour les populations) ‘veillait’.

    On se dirige tout droit vers une forme d’eugénisme si chère à certains dont Julian Huxley, Thomas Huxley, etc…

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