Choisir le sexe de son enfant : une nouvelle méthode pourrait rendre cela possible


    Des scientifique japonais ont réussi à trier les spermatozoïdes pour mieux ciblé le sexe de l’embryon. On prétend le faire pour les animaux, sauf que certaines personnes voudront sûrement prendre cette méthode pour choisir le sexe du bébé en fécondation in vitro. Heureusement que cela est interdit au Canada tout comme en France, Chine et autres pays. On sait déjà les conséquences des avortements sélectifs, alors cette méthode d’amener un déséquilibre démographique. Franchement, si on veut vraiment un bébé, on souhaite qu’il soit en santé.
    Nuage


    Choisir le sexe de son enfant : une nouvelle méthode pourrait rendre cela possible

    Les chercheurs ont trouvé une méthode pour ralentir artificiellement les spermatozoïdes porteurs de chromosome X. © rost9, Fotolia

    Les chercheurs ont trouvé une méthode pour ralentir artificiellement les spermatozoïdes porteurs de chromosome X. © rost9, Fotolia


    Céline Deluzarche


    Journaliste

    Des chercheurs de l’université d’Hiroshima au Japon viennent de découvrir une nouvelle méthode ultra simple et apparemment très fiable pour trier les spermatozoïdes X et Y et ainsi choisir le sexe de l’embryon. Une technique qui pourrait pousser à un déséquilibre démographique dans certains pays où le sexe masculin est valorisé.

    Le chromosome X, presque trois fois plus grand que le chromosome Y, possède aussi beaucoup plus de gènes (3.000 contre 700). Néanmoins, ces différences ne semblaient pas jusqu’ici affecter le comportement du sperme et ne permettaient donc pas de différencier les spermatozoïdes sans procéder à une analyse génétique avancée. C’est pourtant ce à quoi sont parvenus Masayuki Shimada et ses collègues. En effectuant un séquençage ADN détaillé de sperme de souris, ils ont découvert 492 gènes actifs dans les spermatozoïdes X qui ne sont pas exprimés sur les spermatozoïdes Y. Les chercheurs ont alors recentré leur intérêt sur 18 d’entre eux codant pour des récepteurs situés à la surface du spermatozoïde, avec comme objectif de pouvoir les manipuler depuis l’extérieur.

    Un taux de réussite compris entre 81 % et 91 %

    Ils se sont aperçus que deux récepteurs, nommés Toll-like receptor 7 et 8 (TLR7/8), pouvaient modifier la production d’énergie du sperme X lorsqu’ils se liaient à une molécule chimique nommée Resiquimod (R848), ce qui ralentit la mobilité du sperme sans affecter ses autres fonctions. Il leur a donc suffi de plonger le sperme de souris dans un bain chimique contenant cette molécule pour « trier » les spermatozoïdes en fonction du chromosome sexuel. En sélectionnant les spermatozoïdes les plus rapides, ils ont obtenu 90 % d’embryons mâles. Les spermatozoïdes ralentis artificiellement donnant eux des embryons femelle à 81 %, d’après les résultats de leur expérience, publiés dans la revue PLOS Biology le 13 août.

    Il existe déjà différentes techniques permettant de trier le sperme. La plus fiable est de passer en revue le code génétique de chaque spermatozoïde. Il est également possible de « colorer » le sperme avec une teinture fluorescente, où les spermatozoïdes Y contenant moins de matériel ADN apparaissent alors moins brillants que les spermatozoïdes X. Ces deux méthodes sont cependant onéreuses et nécessitent du matériel spécialisé. D’autres expériences ont également été tentées comme l’exposition à de fortes températures ou un faible pH, mais avec un risque d’endommager l’ADN du sperme.

    Le diagnostic pré-implantatoire, interdit en France pour les FIV mais autorisé aux États-Unis

    La facilité déconcertante de mise en œuvre de la méthode mise au point par Masayuki Shimada soulève de nombreuses questions éthiques. En France et dans de nombreux pays (Inde, Chine, Australie, Canada…), le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permettant de choisir le sexe de son futur enfant est formellement interdit pour les fécondations in vitro (FIV). Mais le principe est tout à fait légal aux États-Unis où les couples fortunés y ont recours. Cette méthode étant très peu coûteuse, on peut craindre qu’elle se répande dans les pays où le sexe masculin est privilégié, comme en Inde ou en Chine, aboutissant à un déséquilibre démographique. Selon un rapport du gouvernement indien publié en 2018, les avortements sélectifs auraient causé un « manque » de 63 millions de filles dans le pays.

    Une myriade de méthodes naturelles pour choisir le sexe de son enfant

    Masayuki Shimada se défend de tels projets et affirme avoir développé sa technique pour le bétail.

    « Nous avons testé le tri sur des embryons de veau et de cochon avec succès, assure le chercheur. L’utilisation chez l’Homme est purement spéculative et on ne sait pas du tout si cela pourrait marcher », explique-t-il, reconnaissant toutefois que cela poserait un problème éthique.

    En attendant, les femmes désireuses de choisir le sexe de leur enfant ont à leur disposition une vaste panoplie de méthodes plus ou moins farfelues. L’application My Bubelly propose ainsi un régime personnalisé en fonction du sexe souhaité. Le site explique notamment qu’un vagin plus acide favorise le passage des spermatozoïdes X tandis qu’un vagin plus alcalin favorise le passage des spermatozoïdes Y. L’appli vend des « box filles » et « box garçons » contenant des compléments alimentaires spéciaux et des tests d’ovulation permettant de cibler le bon créneau pour la conception du bébé. Elle avance un taux de réussite de 90 %, même si aucune étude scientifique ne vient soutenir cette méthode.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs japonais ont réussi à trier les spermatozoïdes en fonction du chromosome sexuel qu’ils portent.

  • Une sélection opérée en ralentissant l’activité des spermatozoïdes X qui portent des gènes spécifiques.

  • Cette méthode pourrait faciliter la sélection sexuelle pour les FIV.

    https://www.futura-sciences.com/

Des chercheurs stupéfaits par la découverte de jumeaux “semi-identiques”


On connaît les jumeaux identiques qu’une seule ovule est fécondé par un spermatozoïde, ou les faux jumeaux appelé aussi fraternels que deux ovules sont fécondés. Il y a encore plus rare les jumeaux sesquizygotiques dont une seule ovule est fécondé par deux spermatozoïdes.
Nuage

 

Des chercheurs stupéfaits par la découverte de jumeaux “semi-identiques”

 

ovule spermatozoïdes

Deux spermatozoïdes fertilisant un ovule. Crédits : QUT

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Un frère et une sœur nés en Australie en 2014 constituent le deuxième cas connu de jumeaux “semi-identiques” jamais découvert. C’est également le premier identifié pendant la grossesse. Les détails de l’étude sont rapportés dans le New England Journal of Medicine.

Ils ne sont ni identiques, ni fraternels. Ils se placent entre les deux, en quelque sorte. Une échographie à six semaines de la mère, âgée de 28 ans, avait dans un premier temps suggéré que les jumeaux étaient identiques. Il y avait en effet sur les images un placenta partagé. C’est devenu un peu plus étrange plus tard, lorsque la maman est revenue faire une écho.

« Nous avons alors découvert que l’un des jumeaux était un garçon, et l’autre une fille, explique le docteur Michael Gabbett, de la Queensland University of Technology, en Australie. À ce moment-là, nous avons effectué des tests génétiques ».

Un ovule, deux spermatozoïdes

Les jumeaux sont normalement identiques ou fraternels. Dans le premier cas, un ovule est fécondé par un spermatozoïde, mais ce qui en résulte se scinde en deux, donnant naissance à deux bébés au matériel génétique identique. Dans le cas de jumeaux fraternels, deux ovules sont fécondés, chacun par un spermatozoïde différent. Les deux enfants partagent alors la même grossesse, mais ne sont pas plus proches sur le plan génétique que des frères et sœurs nés de mêmes parents à des époques distinctes.

Ici, la situation est très inhabituelle. Les jumeaux sont dits “sesquizygotiques”. On retrouve un ovule fécondé par deux spermatozoïdes. En résultent trois ensembles de chromosomes, un de la mère et deux du père. L’œuf fécondé semble avoir également divisé les trois ensembles de chromosomes en groupes de cellules qui se sont ensuite scindés en deux, créant ainsi les jumeaux.

« Certaines des cellules contiennent les chromosomes du premier spermatozoïde, tandis que les cellules restantes contiennent des chromosomes du deuxième spermatozoïde, de sorte que les jumeaux ne partagent qu’une proportion du même ADN paternel ».

Plus précisément, le test de cellules prélevées dans leurs sacs respectifs de liquide amniotique a montré que, si l’ADN maternel de chaque enfant était identique à 100 %, seulement 78 % de l’ADN paternel correspondait.

ovule spermatozoïdes

Deux spermatozoïdes fertilisant un ovule. Crédits : QUT

Premier cas détecté pendant la grossesse

Le premier cas de jumeaux sesquizygotiques avait été signalé aux États-Unis en 2007. Après la naissance, l’un d’entre eux avait été identifié avec des organes génitaux ambigus. À la recherche de chromosomes mixtes, les médecins avaient alors découvert que le garçon et la fille étaient identiques du côté de leur mère, mais partageaient environ la moitié de leur ADN paternel. C’est la même chose ici, à la différence que les médecins ont enregistré ce cas pendant la grossesse, et non après la naissance.

Source

https://sciencepost.fr/

Lancement d’un projet qui pourrait en théorie mener à des bébés sans parents


Un bébé sans parent biologique est peut-être techniquement possible, mais dans la réalité, c’est tout autre. Il semble que cette recherche serait pour des avancées médicales sauf que point de vue éthique cela laisse perplexe. Qui dit qu’un savant ne voudrait pas créer un bébé entièrement fait en laboratoire ?
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Lancement d’un projet qui pourrait en théorie mener à des bébés sans parents

 

Un groupe de 25 scientifiques annonce, dans la revue Science, le début d’un projet de 10 ans visant à développer des capacités permettant la synthèse du génome humain entier. Le projet est appelé Human Genome Project-Write (HGP-Write) en référence au projet Human genome project (HGP) de séquençage du génome humain qui a abouti au début des années 2000.

Il ne s’agirait plus cette fois de lire le génome mais d’écrire un génome, de le synthétiser, pour le faire s’exprimer dans des cellules.

Le projet, qui a été ébruité le mois dernier, suscite un débat éthique parce que la capacité de produire chimiquement l’ensemble complet des chromosomes humains pourrait théoriquement permettre la création de bébés sans parents biologiques, résume le New York Times.

Le but de HGP-Write, « est de réduire d’un facteur 1000 le coût d’ingénierie et de test de grands génomes, y compris le génome humain, dans des lignées cellulaires, d’ici 10 ans, tout en développant de nouvelles technologies et un cadre éthique pour l’ingénierie à l’échelle du génome ainsi que des applications médicales transformatrices. »

HGP-Write n’affiche pas d’ambition de recréer un être humain, mais plutôt de permettre des avancées médicales telles que développer des organes humains transplantables, rendre des organismes résistants à tous les virus…

Le projet sera mené par une organisation à but non lucratif appelé Center of Excellence for Engineering Biology qui souhaite lever 100 millions de dollars de différentes sources pour entamer les recherches. Le coût total du projet serait probablement moindre que les 3 milliards de dollars du HGP, écrivent les chercheurs.

Quant à savoir si le gouvernement fédéral américain soutiendra financièrement le projet, Francis Collins, directeur des National Institutes of Health(NIH), a déclaré que le NIH est intéressé à encourager les progrès dans la synthèse de l’ADN mais qu’il a considéré que le moment n’est pas approprié pour financer un tel effort orienté vers la production à grande échelle tel qu’il est présenté dans l’article de Science.

« Les projets de synthèse de génome entier, de synthèse d’organismes entiers vont bien au-delà des capacités scientifiques actuelles, et soulèvent immédiatement de nombreux drapeaux rouges éthiques et philosophiques », ajoute-t-il.

Illustration : les gènes sont constitués de combinaisons de 4 éléments : les nucléotides A, T, C et G.

http://www.psychomedia.qc.ca/

La résurrection des mammouths se fera peut-être plus rapidement que vous ne le pensez


 Est-ce que j’ai des préjugés face à la manipulation de la génétique pour donner aux éléphants d’Asie, des caractéristiques propres aux mammouths ? Oui !!! Ils veulent faire comme pour les bisons alors qu’ils étaient une espèce presqu’éteinte ont pu grossir le troupeau de milliers d’animaux. Mais le bison existait et existe encore. Est-ce que le fait que les éléphants d’Asie résistant au froid pourront aider a diminuer les conséquences des changements climatiques ? Faut voir ….
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La résurrection des mammouths se fera peut-être plus rapidement que vous ne le pensez

MAMMOUTH 1

Par Lila Shapiro

De toutes les possibilités offertes par CRISPR-Cas9, une nouvelle méthode controversée de réécriture de l’ADN, les plus fascinantes sont peut-être les tentatives de faire renaître des animaux disparus. Parmi les espèces candidates à la dé-extinction, comme l’ont baptisé les Anglo-Saxons, citons par exemple le pigeon voyageur (dont le dernier est mort en captivité en 1914), le dodo (observé pour la dernière fois en 1662) ou le lamantin (disparu en 1768, 27 ans seulement après sa découverte par les Européens).

Et ces projets ne sont pas chimériques.

Le docteur George Church, biologiste moléculaire en charge de projets de ce type à Harvard, estime qu’une version du mammouth laineux (disparu il y a environ 4 000 ans) pourrait voir le jour dans sept ans à peine. Comme les autres partisans de la dé-extinction, il espère que ces animaux joueront un rôle clé dans le ralentissement ou l’inversion du changement climatique.

Si, comme la plupart des gens, vous avez vu Jurassic Park, vous connaissez à peu près le processus. Des scientifiques commenceraient par récupérer de l’ADN sur les restes congelés d’un mammouth laineux, conservé pendant des millénaires dans les glaces de la toundra. Ils épisseraient ensuite cet ADN dans le génome d’un éléphant d’Asie, comme cela a été fait cette année dans le laboratoire du Dr Church. Selon lui, les deux espèces sont tellement proches qu’elles pourraient se reproduire entre elles si les mammouths existaient encore. Une fois leur ADN manipulé pour le rapprocher de celui de leurs cousins d’autrefois, les éléphants d’Asie seraient en mesure de donner le jour à un hybride plus gros et plus poilu.

Un mois après l’annonce du succès de cette tentative d’épissage génétique, un groupe de scientifiques internationaux a publié un article présentant leur travail de séquençage de tout le génome du mammouth laineux, lequel fournira une “feuille de route” pour rapprocher les chromosomes de l’éléphant d’Asie de ceux du mammouth. Grâce à CRISPR, ces modifications sont plus rapides, plus simples et moins coûteux que jamais. Cette méthode permet aux chercheurs de modifier, supprimer ou remplacer les gènes de n’importe quel animal ou plante, à la manière du “rechercher et remplacer” d’un logiciel de traitement de texte.

Le Dr Church et d’autres spécialistes affirment que ces travaux ne se limitent certainement pas à la création d’une sorte de Mammouth Park. Leur espoir est que ces éléphants d’Asie adaptés au froid puissent repeupler les immenses étendues de toundra et de forêts boréales d’Eurasie et d’Amérique du Nord, un objectif qui, selon eux, permettra à la fois de protéger cette espèce menacée et de faire revivre au cœur de la toundra une ancienne zone de prairies, qui pourrait empêcher la fonte du permafrost sibérien.

Bien sûr, les critiques ne manquent pas. Stuart Pimm, professeur d’écologie de conservation à l’université Duke, l’a qualifié de “fantaisie moléculaire” dans un éditorial pour le National Geographic.

“Dans le pire des cas”, écrit-il, “cette idée donne l’impression aux organismes de financement et aux doyens d’université de sauver le monde. Elle permet aux développeurs sans scrupules d’occulter leur avidité en promettant de s’attaquer aux problèmes plus tard. Elle nous détourne aussi de l’objectif de garantir la biodiversité de notre planète pour les générations futures.”

Lors d’une discussion avec le Dr Church, le Huffington Post a fait le point sur les éventuels bénéfices des tentatives de dé-extinction dans la lutte contre le changement climatique, les inévitables dilemmes éthiques posés par ces travaux, et les réponses qu’il apporte aux critiques (cette interview a été condensée).

Quoi de neuf dans le monde de la dé-extinction?

Nous présentons désormais cela comme une tentative d’améliorer la diversité et les capacités de survie actuelles grâce à l’exploitation d’ADN préhistorique. Il s’agit donc moins de ressusciter une espèce entière que de faire progresser les espèces d’aujourd’hui. D’un point de vue tout à fait pratique, nous sommes obligés de procéder à nos manipulations sur un hôte, alors autant l’aider au passage!

Mon exemple préféré, c’est l’éléphant d’Asie. Son existence est menacée par deux dangers majeurs. Il est en train de s’éteindre, comme le mammouth avant lui, principalement à cause des humains, qui aggravent tous ses problèmes existants.

L’idée centrale du projet est d’incorporer des techniques moléculaires modernes dans des projets de préservation de l’environnement: faire revivre des allèles de mammouth, de simples fragments d’ADN qui peuvent rendre l’espèce actuelle résistante au froid, par exemple.

mammouth 2

Pour transformer un éléphant d’Asie en mammouth, on commence par trois grandes adaptations:

– Oxygénation du sang face aux basses températures.

– Graisse sous-cutanée: isolation et résistance au manque de nourriture.

– Épais pelage pour mieux faire face aux éléments.

Comment tout cela fonctionne-t-il? Imaginons que vous réussissiez à implanter les gènes d’un mammouth laineux chez un éléphant. Est-il qu’il va tout naturellement migrer vers le nord?

Il y a un précédent: le bison. Cette espèce était quasiment éteinte dans le monde entier. Il n’en restait que quelques centaines. Il fallait donc mettre au point un projet qui toucherait des territoires situés aussi bien en Russie qu’en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd’hui, il y en a 500 000. On peut donc les installer dans des ranchs ou des territoires protégés, par exemple. Dans le cas du mammouth, ce sera sûrement encore plus simple, parce qu’ils vivront plus au nord, là où il y a encore moins de population et moins de demande pour l’occupation des territoires. Ce n’est pas comme si on comptait bâtir une ville ou une usine en Sibérie.

Tout cela aurait un effet positif sur l’environnement. Cela contribuerait à restaurer des écosystèmes riches, reposant sur l’herbe et les mammouths laineux, en lieu et place des écosystèmes actuels, basés sur les arbres et la mousse, que de nombreux écologistes trouvent bien plus pauvres.

Croyez-vous que ces projets puissent représenter l’une des clés de l’inversion du changement climatique?

Ils devront s’articuler autour de plusieurs axes. Mais ce projet pourrait être l’un des axes principaux, étant donné que la quantité de CO2 accumulée dans la toundra arctique est environ deux fois et demi supérieure à celle de toutes les autres forêts du monde. Si cette toundra fond, tout ce CO2 sera relâché dans l’atmosphère, ce qui équivaudrait à brûler deux fois toutes les forêts du monde.

Toute démarche pour stabiliser ce milieu est donc bonne à prendre. Pour ce qui est des éléphants, nous avons procédé à des expériences en soumettant des parcelles de terrain à un traitement similaire à celui qu’aurait engendré la présence de mammouths, en abattant des arbres et en creusant des trous dans la neige avec des tanks et des tracteurs. En conséquence de quoi, la température du sol a baissé de 8 à 12°C, ce qui permettrait de stabiliser les émissions de CO2 et nous ferait gagner quelques décennies pour trouver d’autres solutions.

Comment s’est développée l’idée de ressusciter des espèces éteintes?

D’abord avec Jurassic Park. Puis des percées dans le séquençage de l’ADN nous ont permis de décoder des génomes vieux de 7 000 ans, à des coûts abordables. Aujourd’hui, nous disposons de tout le génome de ces espèces très anciennes et, dans certains cas, d’hôtes qui s’en rapprochent énormément.

Cela s’est fait en trois étapes. D’abord l’idée de base, puis la mise au point de nouvelles méthodes de séquençage – mon équipe a contribué à en développer certaines – et, enfin, de nouvelles méthodes de synthèse telles que CRISPR, qui nous permettent de tester les idées nées de ce séquençage.

Comment avez-vous réagi en voyant “Jurassic Park” dans les années 1990? Cela vous semblait-il réaliste?

J’ai lu le livre de Crichton en 1990, et vu le film en 1993. Jolie surprise, l’“ADN de dinosaure” mentionné dans le livre venait en fait d’un fragment d’ADN bactérien (et non pas d’ADN de dinosaure) que j’avais étudié en 1978 pour la thèse de mon doctorat. En 1990, mon laboratoire de recherche avait trois ans, l’idée de séquencer de l’ADN ancien en avait six, et celle de manipuler un génome par recombinaison homologue d’une lignée germinale animale fêtait son premier anniversaire.

Tout cela me semblait possible, d’autant que mon laboratoire était spécialisé dans les nouvelles technologies de séquençage et d’ingénierie des génomes.

En quoi est-ce que CRISPR a changé la donne?

Par rapport aux méthodes précédentes, l’usage de CRISPR divise les coûts par mille, ce qui change tout. La différence n’est pas seulement quantitative. Elle ouvre des horizons complètement nouveaux. Grâce à CRISPR, nous avons déjà fait quinze modifications génétiques dans le génome de l’éléphant. Avant, cela aurait été très difficile.

Maintenant, le point de blocage n’est plus CRISPR mais la culture des embryons et le fait de s’assurer que leur développement se passe normalement. C’est ce qui nous ralentit en ce moment.

Sergey Brimov, un écologiste russe qui compte parmi les principaux partisans de la dé-extinction des mammouths laineux, a un jour écrit que “le problème majeur [était] de venir à bout des préjugés”.

C’est presque toujours le cas.

Quels sont, selon vous, les préjugés actuels sur la question de la résurrection d’espèces disparues?

Je pense que certaines personnes ont pour vocation d’explorer de nouveaux mondes. J’en fais partie. Déjà, rien que pour mettre au point de nouvelles méthodes de séquençage et de synthèse, nous sommes obligés de sortir des modes de pensée conventionnels. En fait, je ne crois pas qu’il soit nécessaire que chacun apprenne à penser différemment. En général, il suffit de quelques personnes pour mettre se préoccuper des détails et présenter des projets convaincants.

Je pense qu’il est difficile de changer les mentalités tant qu’on n’a pas implanté de l’ADN de mammouth chez quelques éléphants d’Asie et que l’on voit bien qu’ils deviennent plus poilus, mieux adaptés au froid, etc. Ce n’est qu’ensuite que l’on peut suggérer de passer à la vitesse supérieure. C’est là qu’il faut vraiment commencer à convaincre.

Ça ne peut pas faire de mal d’en parler dès à présent, parce que les choses pourraient aller bien plus vite qu’on ne le croit. Certaines de ces technologies ont plutôt tendance à dépasser les prévisions.

Quand pourrait-on voir naître les premiers éléphants laineux?

L’usage de CRISPR s’est finalement montré plus facile que prévu. Pour ce qui est de la culture des embryons, c’est plus difficile à prévoir. Je dirais qu’il nous faudra sûrement cinq ans pour mettre au point toute la partie développement de l’embryon, puis au moins deux ans pour procéder à une gestation complète. La première naissance pourrait donc avoir lieu d’ici sept à dix ans. Ce n’est pas loin du tout.

Comment les appellera-t-on?à

Pour ma part, je les appelle des éléphants d’Asie résistants au froid. La partie qui tient indiscutablement du mammouth laineux, c’est l’ADN dont nous nous inspirons et que nous injectons littéralement par ordinateur dans le génome de l’éléphant d’Asie. Le nom de l’espèce hybride sera choisi par consensus, cela ne dépend pas de moi. Je ne compte pas les qualifier de mammouths, sauf si les gens insistent là-dessus. Ce sont des éléphants avec de l’ADN de mammouth.

Selon vous, quels sont les principaux problèmes éthiques?

Qu’on parle de médecine humaine ou d’intervention sur l’écosystème, tout tourne quasiment autour de la sécurité et de l’efficacité. D’abord pour les personnes et, tout de suite après, pour les autres espèces.

Dans ce cas précis, on entend des choses comme: “Ils vont se sentir bien seuls.” Eh bien, la solution, c’est d’en créer tout un troupeau, comme on l’a fait avec le bison. On pourrait facilement créer des dizaines de milliers de ces éléphants. Une autre question qui se pose est de savoir si leur environnement n’a pas disparu. La cause de leur extinction n’est–elle pas encore d’actualité? Pour moi, la partie septentrionale de la Sibérie est probablement suffisamment froide. De fait, le climat actuel n’est pas trop chaud pour les éléphants d’Asie, mais trop froid. Fait-on du mal aux espèces actuellement en danger? Je pense que notre intention est seulement de les aider.

Qu’avez-vous à répondre à ceux qui qualifient ce projet de “fantaisie moléculaire”? Ou qui considèrent qu’il nous détourne des efforts nécessaires pour protéger la biodiversité actuelle?

C’est très vague, comme critique. Nous avons là une manière très spécifique de protéger la biodiversité des éléphants d’Asie. S’il existe une meilleure manière de procéder, je ne demande qu’à l’entendre. Nous essayons de réduire le taux de mortalité dû au virus de l’herpès chez les bébés, et de leur donner une meilleure résistance au froid afin d’élargir leur habitat potentiel. À mes yeux, ce n’est ni une distraction ni un projet fantaisiste. C’est un objectif concret.

Une autre critique du même genre consiste à dire que ce projet détourne à son profit des financements qui iraient normalement à d’autres, ou fait croire aux gens qu’il est inutile de protéger les espèces actuelles parce qu’on pourra toujours les ressusciter ensuite. Sauf qu’en réalité, nous n’allons pas ressusciter des espèces disparues mais renforcer celles qui existent. Nous pourrions envisager une dé-extinction totale à l’avenir, mais seulement parce que le procédé est peu coûteux et présente des avantages.

Nous n’allons pas nous contenter de sauver les éléphants d’Asie. Si on peut se fier aux expériences écologiques, alors il existe parmi les espèces disparues des clé de voûte qui pourraient permettre de stabiliser toute une série d’autres espèces – plantes, microbes et animaux comme le mammouth. On peut trouver ça fantaisiste, mais cette stratégie de préservation de l’environnement a un objectif précis.

Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Génétic, un chat d’une grande rareté découvert au Canada


Apercevoir un chat avec une fourrure ayant 3 couleurs (dite écaille de tortue) on peut dire sans se tromper que c’est une femelle, enfin presque, car il y a de rares cas, que c’est un mâle
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Génétic, un chat d’une grande rareté découvert au Canada

 

chat mâle écaille de tortue

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : SPA Mauricie

Génétic, c’est le nom qui a été donné à un chat errant recueilli par la SPA de la Mauricie au Canada le 11 juillet dernier. Très vite, l’équipe du refuge a découvert que ce beau félin au pelage écaille de tortue dilué n’était pas comme les autres.Génétic est en effet un mâle, or 99,9 % des chats écaille de tortue sont des femelles.

Une question de chromosomes

L’adorable Génétic doit sa différence à une mutation génétique. Les chats mâles, comme les hommes, n’ont qu’un seul chromosome X dans leur ADN, tandis que les femelles en ont deux. Or c’est de ce chromosome que dépend la coloration. C’est pourquoi la naissance de chats mâles présentant un tel mélange de teintes est normalement impossible.

« Nous avons ici le résultat d’une rare mutation génétique que présente l’ADN de Génétic. Il est donc un véritable mâle sans aucune présence d’organes femelles comme en sont pourvus les rares chats portant cette caractéristique » explique la SPA de la Mauricie dans un communiqué.

S’il existe dans le monde plusieurs spécimens présentant cette rare mutation –un chaton écaille de tortue magnifique a notamment été découvert au début de l’année en Californie – le vétérinaire du refuge a affirmé qu’il n’en avait encore jamais vu. C’est lorsqu’il a réalisé la stérilisation de Génétic qu’il a découvert que l’animal n’était pas hermaphrodite.

chat mâle écaille de tortue

Comme tous les animaux du refuge, Génétic a été vacciné et vermifugé. Il n’attend plus désormais qu’une chose : une famille aimante qui saura prendre soin de lui jusqu’à la fin de ses jours. Sa rareté attirera certainement nombre de curieux et amoureux des chats, mais les bénévoles s’assureront de le laisser entre de bonnes mains.

http://wamiz.com/

Le Saviez-vous ► Mais pourquoi tant de haine envers les roux ?


Les roux ont été depuis toujours sujet a l’intimidation et a de fausses accusations de malédictions a travers le temps. Même encore aujourd’hui, les roux sont souvent intimidé
Nuage

 

Mais pourquoi tant de haine envers les roux ?

 

Dans l’Antiquité déjà, les Égyptiens leur faisaient la misère, voyant dans leur chevelure incandescente la marque de Seth, le frère maléfique d’Osiris.

Au Moyen Âge, tandis que le roux garde sa réputation de fourbe, la rousse, pécheresse, ne peut être qu’une sorcière ou une traînée. Des préjugés tenaces qui inspireront l’idéologie chrétienne : ce traître de Judas et cette prostituée de Marie Madeleine n’étaient-ils pas rouquins ?

Accusées d’être des hérétiques aux mœurs légères, 20 000 rousses seront brûlées vives sous l’Inquisition. Au XIIIe, Saint Louis ordonnera aux filles de joie de teindre leurs cheveux en orange, pour se distinguer des femmes respectables.

Encore au XIX e siècle, les médecins restaient convaincus que la rousse porte en elle le gène de la prostitution !

Deux siècles plus tard, bien qu’expliqué par la génétique – la rousseur est une anomalie d’un chromosome ; il existe 2 % de chances de naître roux, même sans antécédents familiaux – la couleur poil de carotte demeure une tare. À tel point que de nombreux roux se baptisent « blonds vénitiens » !

http://omnilogie.fr/

ADAM ET EVE ONT VRAIMENT EXISTÉ, C’EST PROUVÉ GÉNÉTIQUEMENT


La science semble prouver qu’il y a eu un Adam et une Eve, cependant, il se pourrait que ce ne soit pas eux, les premiers, qu’il aurait un autre Adam et Eve, les premiers parents de l’humanité. Est-ce surprenant ? Il faut bien commencer quelque part !!!
Nuage

 

ADAM ET EVE ONT VRAIMENT EXISTÉ, C’EST PROUVÉ GÉNÉTIQUEMENT

Embryon REUTERS

Par Slate.fr

Nos ancêtres communs, père et mère, vivaient il y a plus de 100.000 ans, sans doute en Afrique de l’est.

La quasi-totalité des êtres humains qui peuplent aujourd’hui la Terre ont un père commun. Il vivait il y a 135.000 ans. Et cet homme –appelons-le Adam– partageait très certainement la planète avec la mère de tous les êtres humains –appelons-la Eve. Ce ne sont pas la Bible et plus particulièrement la Genèse qui l’affirment, mais la science et plus précisément la génétique.

Une découverte qui ajoute un élément majeur à notre compréhension de l’évolution de l’espèce humaine vient d’être publiée dans la revue Science. Elle découle de l’analyse la plus complète jamais réalisée du chromosome Y, celui qui détermine le sexe masculin d’un être humain.

Jusqu’à cette étude, les chercheurs estimaient que l’ancêtre masculin commun le plus récent de l’espèce humaine vivait il y a 50.000 ou 60.000 ans. Ils avaient bien réussi à identifier une Eve, notre mère commune, qui vivait en Afrique dans une période qui remontre entre 99.000 et 148.000 ans. Mais elle n’avait sans doute jamais croisé Adam.

Au contraire, elle semble bien aujourd’hui avoir vécu à peu près au même moment que notre ancêtre mâle commun.

Pour remonter via l’ADN à nos ancêtres communs, les scientifiques utilisent des méthodes différentes selon les sexes. Pour tracer la lignée des mères, il utilisent l’ADN de la mitochondrie, la source d’énergie de nos cellules. La mitochondrie n’est transmise que par les femmes à leurs enfants et permet donc de remonter vers des mères communes et vers Eve.

Pour ce qui est des hommes, le marqueur est le chromosome Y qui est passé par les pères à leurs fils et les mutations et autres changements permettent ainsi de remonter les lignées. Le problème, explique un des auteurs de l’étude, Carlos Bustamante, généticien de l’université de Stanford en Californie, est que le chromosome Y est gonflé par des éléments d’ADN dupliqués et mélangés et donc très difficile à analyser et comparer.

Cela a pris beaucoup de temps aux chercheurs pour analyser entièrement le génome du chromosome Y de 69 hommes provenant de populations très différentes allant des Bushmen d’Afrique du sud auxIakoutes de Sibérie. Et tous les hommes étudiés ont un ancêtre commun qui a vécu dans une période comprise entre 125.000 et 156.000 ans.

Les humains modernes ont colonisé d’autres continents que l’Afrique dans une période comprise entre 60.000 et 200.000 ans et le père et la mère de tous les hommes sont donc très probablement originaires de l’est de l’Afrique.

Mais la génétique n’a sans doute pas fini de nous raconter notre histoire et elle pourrait nous réserver encore des surprises. Nous avons peut-être des ancêtres communs bien plus anciens encore. Une étude publiée en mars dans le American Journal of Human Genetics, montre que plusieurs hommes en Afrique ont un chromosome Y avec une particularité qui permettrait de remonter à un ancêtre commun qui aurait vécu dans une période comprise entre 237.000 et 581.000 ans!

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