Ces animaux qui peuvent nous soigner


La zoothérapie serait une aide précieuse pour améliorer l’estime de soi, accompagné les gens dans leur maladie et qui serait aussi une bonne thérapie. Cela ne vaut-il pas la peine de mettre en place dans les soins de santé, des équipes travaillant avec les animaux ?
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Ces animaux qui peuvent nous soigner

 

La zoothérapie existe depuis 30 ans au Québec. Elle a commencé à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal. Les animaux aident les patients à se soigner par leur spontanéité, leur calme et leur absence de jugement.

Un photoreportage de Myriam Fimbry à Désautels le dimanche

Tania, une patiente atteinte de troubles bipolaires, a calmé son anxiété en caressant ou brossant les pelages. L’équipe de l’Institut Douglas lui a suggéré d’adopter un chien, un épagneul nommé Charlie, qui la suit partout.

Durant sa période dépressive, la présence de Charlie a chassé ses idées noires et l’a motivée à se lever le matin. Il joue un rôle thérapeutique auprès d’elle, bien qu’il ne remplace pas les médicaments et le suivi psychiatrique.

Raymond Plouffe a fondé le service de zoothérapie en 1985. C’est un précurseur au Québec. Il sélectionne les chiens soigneusement. Parmi les qualités requises, il faut qu’ils aiment aller vers les gens, plutôt que vers les chats, furets, cochons d’Inde et oiseaux présents dans le local!

Raymond Plouffe prend sa retraite. Il a sorti le furet de son hamac pour une dernière caresse. Les furets sont souvent les animaux préférés des adolescents.

C’est Frédérique Hébert, formée en éducation spécialisée et passionnée de comportement animal, qui prend le relais à la tête du service. Ici, elle parle de races de chiens avec Catherine, une jeune anorexique hospitalisée depuis trois mois au service des troubles alimentaires.

L’obsession du poids s’envole. Catherine ne pense plus à rien en malaxant le dos du chien Victor, un pug (carlin) qui s’est blotti entre ses jambes.

« Ça m’allume une petite gomme balloune en-dedans ». Une bulle de bonheur entre deux rendez-vous médicaux.

Le bouledogue anglais Nelson dort quand il a sommeil, mange quand il a faim. Le reste du temps, il vient offrir en bavant son affection débordante. Il ne craint pas ce qu’on va penser de lui. Pour Catherine, qui s’est isolée des autres avec la maladie, c’est une source d’inspiration.

Maintenant quand Tania revient à l’hôpital, c’est comme employée. Quelques heures par jour, elle vient s’occuper des animaux. Cette responsabilité l’aide à surmonter la maladie. Son chien Charlie l’accompagne toujours et « travaille » lui aussi, en allant chercher les caresses des patients.

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11 bienfaits de votre obsession des chats sur votre santé


Pourquoi les chats sont bons pour la santé ? Par ce qu’ils sont des chats qui vivent le moment présent en lâchant leur fou de temps à autre
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11 bienfaits de votre obsession des chats sur votre santé

 

Par Alena Hall

 

Fans de félins, vous le savez déjà, vos chats sont bons pour votre moral et votre santé! Même les propriétaires d’animaux qui préfèrent les chiens ne peuvent pas le nier. La science a démontré que les animaux domestiques peuvent aider à prévenir les allergies et les infections respiratoires lorsque les enfants sont en contact avec eux en bas âge, à nous remonter le moral et à faire grimper notre estime de soi.

Voici 11 raisons pour lesquelles nous devrions apprécier nos amis félins!

Ils gardent votre coeur en santé.

cat and heart

Selon une étude publiée par des chercheurs de l’institut de cardiologie de l’Université du Minnesota, les propriétaires de chats ont moins de risques de mourir d’une crise cardiaque ou de toutes autres maladies cardiaques.

Ils vous incite à faire la sieste.

kittens nap

Avouez qu’il est dur de résister lorsque vous voyez votre chat paisiblement couché sur le sofa ou sur le lit. Les chats ont compris l’importance du sommeil dans leur vie et vous incite à faire de même. La sieste a de nombreux bienfaits sur la santé vous savez!

L’échec n’est pas une option pour eux.

 

Peu importe le nombre de fois où ils tombent, ils vont se relever et réessayer. Les chats sont très persévérants et vont au bout de leurs efforts. Pas pour rien qu’on dit qu’ils ont neuf vies!

Le ronronnement nous calme.

petting cat

La ronronthérapie a de nombreux bienfaits dont de réduire le stress, l’anxiété et les problèmes d’insomnie.

Ils vivent l’instant présent sans penser à rien d’autre.

cat looking out window

Ils peuvent passer des heures à regarder par la fenêtre ou à vous observer. Ils savent apprécier le moment présent. Nous devrions d’ailleurs les imiter plus souvent sur ce point.

Ils nous font rire.

Tous les propriétaires de chats vont s’entendre pour dire que leur chat est aussi drôle que mignon. Ils sont de nature enjouée et curieux ce qui laisse place à toutes sortes de phénomènes plutôt cocasses et rire est excellent pour la santé comme l’ont démontrées de nombreuses études.

Ils choisissent leurs batailles.

cat in box

À la différence des chiens qui se précipiteront sur cette balle sans réfléchir, les chats prendront quelques minutes pour observer et réfléchir à leur stratégie d’attaque. Parfois, ils décideront que la bataille n’en vaut pas la chandelle… et nous devrions parfois faire pareil.

Ils peuvent aider les personnes autistes.

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Les enfants et adultes aux prises avec l’autisme ont parfois de la difficulté à communiquer avec le monde qui les entoure. La zoothérapie s’est avéré efficace chez les gens autistes puisque ceux-ci semblent connecter davantage avec les animaux qu’avec les gens de leur entourage. Les animaux sont donc un bon moyen pour les aider à socialiser.

Ils sont un excellent support en cas de dépression.

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Tous les animaux jouent un rôle clé dans la guérison de la dépression, mais les chats sont, plus particulièrement, de nature calme et apaisante ce qui peut entraîner une amélioration des symptômes.

Ils savent lâcher leur fou de temps en temps

Même si les chats sont en général très calmes, ils leur arrivent de perdre complètement la boule, de sauter partout et de courir dans la maison à la poursuite de fantômes ou de souris imaginaires. Lâcher son fou est excellent pour le moral! Une étude publiée en 2012 par le Harvard School of Public Health a démontré que de refouler ses émotions négatives pouvait augmenter les risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Ils sont toujours là pour nous.

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« What greater gift than the love of a cat. » — Charles Dickens

Un des plus grands avantages d’avoir un animal à la maison est de ne pas se sentir seul ou moins seul. Ils sont toujours une excellente oreille quand on a des soucis et sont toujours à la porte à nous attendre à notre retour à la maison. Cet accueil nous remplit de chaleur à chaque fois.

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Mon chat, mon thérapeute


De plus en plus, on s’aperçoit de l’importance des animaux dans nos vies. Ils sont des anti-stress, aide a l’estime de soi, à l’apprentissage et certains d’entre eux, sans vraiment savoir comment ils font, sont capable de détecté des crises d’épilepsie ou autres maladies. Les animaux nous rendent des multiples services, mais nous devrions aussi les respecter
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Mon chat, mon thérapeute

 

Ce pourrait tout aussi bien être un chien, un cheval, un lapin… Non seulement nos animaux de compagnie nous rendent heureux, mais ils sont aussi bénéfiques pour notre santé.

Pendant que je pitonne sur le clavier de mon ordinateur, ma chatte se lèche les pattes en ronronnant. Selma est heureuse installée le plus près possible de ma petite personne. Elle me suit partout dans la maison, répond à mes questions par une sorte de roucoulement et, la nuit, ronfle à côté de mon lit. Sa présence me calme, son affection me touche, ses manies me font rire. Sans ma bibitte à moustaches, ma vie ne serait pas la même.

Et, surprise, depuis qu’elle vit sous mon toit, ma tension artérielle est revenue à la normale. Pourtant, rien n’a changé dans mes habitudes de vie. Qu’est-ce que vous dites de ça, docteur ?

Il y a 30 ans, on m’aurait ri au nez. Mais, depuis, plusieurs études ont démontré que partager sa vie avec un animal fait diminuer la pression artérielle, abaisse le taux de gras sanguin et apaise le rythme cardiaque. Chez les femmes, ces bienfaits seraient encore plus importants à partir de 40 ans !

Tout a commencé en 1980, par une enquête sur la survie après un infarctus. En posant des questions à des patients, une chercheuse de l’Université du Maryland a découvert que ceux qui possédaient un ami à quatre pattes vivaient plus longtemps que les autres. Différentes recherches ont suivi. Aujourd’hui, l’American Heart Association reconnaît que les animaux de compagnie peuvent nous aider à réduire nos risques de troubles cardiovasculaires.

Il y a plus. Leurs propriétaires visitent le médecin de 15 % à 20 % moins souvent, selon une vaste enquête menée en 2004 en Chine, en Allemagne et en Australie. On ignore si tous ces gens sont réellement en meilleure santé ou si leurs bêtes leur font oublier leurs bobos. Mais les chiffres sont là.

Aujourd’hui, partout dans le monde, de très grandes universités étudient les relations entre l’humain et l’animal, de même que leurs effets sur la santé. Mieux : dans certains centres de soins, chiens, chats, chevaux, oiseaux et poissons permettent de réconforter de grands malades, de distraire des personnes âgées ou d’aider des enfants atteints de problèmes d’apprentissage ou de comportement. Et ça marche.

Moins de stress… et plus d’amour

Une des explications possibles, c’est que nos amis à poil et à plumes calment le stress et l’anxiété. En présence d’un chien au comportement amical, notre taux de cortisol diminue, notre cerveau émet des ondes liées à la relaxation et nos hormones de bien-être augmentent. Les propriétaires d’animaux – et leurs enfants – auraient une meilleure estime de soi, seraient plus sociables et moins préoccupés, selon une enquête menée en 2011 par l’Université de Miami.

« Les animaux nous procurent un amour inconditionnel, sans jamais nous juger »,  explique la Dre Sandra Barker, directrice du Centre sur les interactions humaines et animales de l’Université de Virginie.

Depuis plus de 20 ans, la psychiatre étudie la puissance du lien qui unit l’homme et la bête. Selon l’une de ses recherches, le tiers des personnes qui vivent avec des animaux se sent plus proche d’eux que des membres de sa propre famille !

Fido et Minet rempliraient-ils un vide que les humains n’arrivent pas à combler ?

Le comportementaliste félin Daniel Filion le croit. « Leur fidélité nous procure un sentiment de sécurité bien particulier », affirme-t-il.

Au retour du travail, les trois quarts de ceux qui ont un animal de compagnie sont d’ailleurs accueillis par ce dernier et non par leur conjoint,  selon l’American Animal Hospital Association.

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Dans la tête de Fido

Jusqu’à tout récemment, la psychiatre Sandra Barker emmenait son chien H.I. quand elle visitait ses patients au Centre médical de l’Université de Virginie.

« Il percevait leur détresse, raconte-t-elle  Si l’un d’entre eux semblait déprimé, H.I. s’assoyait tout près de lui et posait son museau sur le pied du malade. Dans le cas contraire, il gardait une certaine distance, tout en restant amical. »

Mis à part les canidés, d’autres animaux font de très bons thérapeutes, comme les chats, qui excellent auprès des personnes âgées et des patients atteints d’alzheimer.

« Lors de visites en CHSLD, ils se contentent de ronronner sur les genoux des résidants, raconte Daniel Filion.  Et pourtant… Des patients aphasiques se mettent à rire ou à pleurer, comme si le chat réveillait des émotions profondes qui vont au-delà du langage. »

Les animaux sentent-ils ce que nous éprouvons ? N’importe quel propriétaire de chien ou de chat répondra que oui.

« Nous devons rester humbles, précise Daniel Filion. Nous savons comment ils réagissent à certains stimulus, mais nous ignorons ce qu’ils ressentent vraiment. »

Cependant, une certaine réciprocité existe entre l’humain et l’animal. C’est ce qu’a prouvé en 2000 un chercheur d’Afrique du Sud, le Dr Johannes Odendaal, du Life Sciences Research Institute : quand un chien et son propriétaire sont ensemble, les hormones de bien-être, comme l’ocytocine, liée à l’attachement, grimpent chez les deux espèces.

Ce n’est toutefois pas vrai pour le cortisol. Si l’hormone de stress diminue chez l’humain, elle demeure élevée chez le chien. Nous réconforter représente peut-être un fardeau…

Un sixième sens ?

On a souvent entendu parler de ces toutous qui reniflent une partie du corps de leur maître sans raison apparente, jusqu’au moment où un cancer est découvert à cet endroit précis. S’agit-il de facultés extrasensorielles ? En fait, les experts savent depuis une quinzaine d’années que les cancers du poumon, du sein, de la prostate et de la peau dégagent des composés volatiles que Fido est en mesure de détecter. Les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont prouvé qu’un chien pouvait déceler, parmi plusieurs échantillons de sang, ceux qui contenaient des cellules cancéreuses.

Est-il possible que ce « flair » dépasse le sens de l’odorat ? En 2000, le British Medical Journal rapportait que le tiers des chiens vivant avec des diabétiques avait réveillé ces derniers durant la nuit parce qu’une grave hypoglycémie mettait leur vie en danger. Le phénomène s’est aussi produit avec des chats. Par ailleurs, l’Université de Floride publiait en 2003 une étude sur des chiens capables de pressentir les crises d’épilepsie. Mais on ignore encore de quelle façon…

Les bêtes peuvent percevoir des mouvements et des spasmes musculaires très subtils, selon le vétérinaire français Philippe de Wailly, auteur d’une dizaine de livres, dont Le sixième sens des animaux (J’ai lu), un best-seller mondial.

« Souvent, elles savent avant nous ce qui est en train de nous arriver »,  précise-t-il.

L’histoire la plus connue, c’est celle du chat Oscar. Dans un centre de soins pour personnes âgées du Rhode Island, ce félin bien spécial va toujours se blottir auprès de ceux qui vont mourir. Et il ne se trompe jamais. À plusieurs reprises, alors qu’un résidant était considéré comme agonisant, Oscar choisissait plutôt de s’installer près d’un autre patient, en apparence bien-portant. Et c’est celui-là qui décédait deux heures plus tard. L’histoire a été publiée en juillet 2007 dans le New England Journal of Medicine et a fait l’objet de reportages dans le monde entier.

Le vétérinaire belge Joël Dehasse relate dans ses livres les histoires étonnantes dont il a été témoin. Comme celle de ce toutou dont le propriétaire est décédé et qui a retrouvé la tombe de son maître sans l’aide de personne.

« Il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre sur les aptitudes insoupçonnées des animaux », souligne le spécialiste

Il s’inquiète d’ailleurs du sort de nos thérapeutes à quatre pattes.

« Sur Google, on trouve de multiples photos prises lors de visites auprès de malades, dit-il. Sur plusieurs d’entre elles, on voit que le chien détourne la tête : c’est sa façon de demander la fin d’une interaction. Or personne ne s’en soucie. Les animaux nous donnent beaucoup, alors il faut respecter leurs limites… »

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Sommes-nous bons pour nos animaux ?

Le Québec détient un triste record : celui des abandons d’animaux en Amérique du Nord. Chaque année, nous jetons à la rue quelque 500 000 petits compagnons à poil. La majorité sont des chats, parce qu’on croit – à tort – qu’ils vont mieux se débrouiller dans la nature.

« L’adoption, c’est un engagement à long terme qui implique des responsabilités, explique le comportementaliste félin Daniel Filion Si vous aimez les bêtes, mais n’avez pas le temps de vous en occuper, pourquoi ne pas vous rendre dans un endroit où vous pouvez les fréquenter, comme le Café Chat L’Heureux ? »

Situé sur le Plateau, à Montréal, l’endroit permet de prendre une bouchée tout en jouissant de la présence des félins.

Lire avec un lapin

Chien, lapin, cochon d’Inde, hérisson… À la clinique Un museau vaut mille mots, à Terrebonne, dans Lanaudière, toute une ménagerie aide les enfants – et les adultes –souffrant de troubles du langage, de difficultés en lecture ou de problèmes de comportement. Ces petites bêtes sont bien sûr adorables, mais comment peuvent-elles aider en lecture ?

« Lire à voix haute devant un animal est moins intimidant que devant un adulte, explique la directrice, Annie Provencher. L’enfant ne se sent pas jugé. »

Et puis, la chienne Lili peut porter un manteau muni de poches qui contiennent des mots à lire. Ou encore, Trompette le lapin est capable de retourner des petits couvercles sous lesquels se cachent des lettres… Tous les animaux appartiennent aux zoothérapeutes du centre, qui en prennent bien soin.

Au Québec, ils sont plus de 200 à travailler en ce sens.

« La zoothérapie est une intervention dirigée par un professionnel formé, avec un animal sélectionné et entraîné. Il faut la distinguer de la visite animalière, effectuée par un bénévole et son animal, qui apporte du plaisir et du réconfort, mais qui ne constitue pas une intervention thérapeutique », précise Mélanie Legrand, de la Corporation des zoothérapeutes du Québec

 

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Menacés de mort, des chiens errants deviennent des chiens de thérapie en Roumanie


Dans un pays ou les chiens ont très peu de considération, des amoureux des animaux ont réussit à sauver quelques chiens errant de l’abattage en prouvant leur efficacité auprès des gens malades, âgés, ou autre ..
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Menacés de mort, des chiens errants deviennent des chiens de thérapie en Roumanie

 

Par Sophie Le Roux Crédits photo : Four Paws – George Nedelcu

Il ne fait pas bon être un chien errant en Roumanie, où sont régulièrement organisés de véritables massacres tandis que des associations se battent pour convaincre les autorités de gérer le problème de façon plus humaine.

Des milliers de chiens errent dans les rues de Bucarest, la capitale Roumaine. Ils sont considérés au mieux comme une nuisance, et au pire comme une menace. Mais grâce à Four Paws (Quatre pattes), une association internationale qui lutte contre la loi de septembre 2013 autorisant l’abattage des chiens errants, certains d’entre eux se sont vus offrir une seconde chance.

Des visiteurs très attendus

Menacés de mort, les voilà devenus des chiens de thérapie, offrant joie et réconfort à des enfants autistes, des personnes souffrant de troubles mentaux et des personnes âgées.

Les chiens du programme Dogs for People sont rigoureusement sélectionnés en fonction de leur personnalité et leur comportement ainsi que leur capacité d’apprentissage. Et ils font un travail formidable.

« Les chiens me font me sentir en sécurité, ils me font me sentir mieux dans ma peau et m’offrent de l’amour » confie à l’Associated Press Constantin Ionita, un résident de l’une des maisons de retraite de Bucarest où 4 chiens de thérapie se rendent chaque semaine.

Le rôle de Tibi, Tuca, Milan et Rici ? Etre là tout simplement. Se laisser câliner, promener, s’asseoir près des patients, manger des friandises… Leur visite est le moment le plus attendu de la semaine dans les établissements où ils travaillent.

Des chiens sensibles et fiables

Psychologue pour les personnes âgées, Diana Dumitrescu s’est d’abord montrée sceptique par rapport à ce programme, mais elle a très vite changé d’avis.

« Il est très important pour eux d’avoir quelque chose à espérer, c’est une bonne raison pour eux d’attendre jusqu’à mercredi prochain » explique-t-elle.

Les chiens apportent une présence réconfortante aux patients, aident les enfants à prendre confiance en eux et les encouragent à être plus actifs mais aussi à rompre leur isolement.

« Les chiens errants sont sensibles, fiables et font montre d’une endurance remarquable« , affirme l’association. « C’est pourquoi ils sont parfaits pour soutenir les personnes. Certains souffrent de troubles affectifs graves et peuvent trouver plus facile de communiquer avec animal qu’avec une personne ».

L’association espère que ce programme, lancé en 2012, contribuera à changer le regard des gens sur les chiens errants, qu’il les convaincra que ces animaux ne sont pas une vermine dont il faut se débarrasser, mais des êtres vivants sensibles capables d’accomplir de vrais miracles auprès des humains.

Four Paws mène en outre en Roumanie une grande campagne de stérilisations des chiens domestiques et errants, afin de réduire le taux alarmant d’abandons et de limiter la reproduction des chiens errants.

 

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Tom, le merveilleux chat qui réconforte les patients en fin de vie et leurs familles


De plus en plus en parle des bienfaits des animaux dans les lieux de santé et autre. Les chiens et les chats par leur nature sont apte à apporter support et encouragement que ce soit face à la vie ou à la mort.
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Tom, le merveilleux chat qui réconforte les patients en fin de vie et leurs familles

 

Par Sophie Le Roux Crédits photo : Laura Hart, Salem VA

Il s’appelle Tom, il est âgé de 8 ans et il vit dans un hôpital à Salem, en Virginie. Il, c’est un chat, un gros matou roux qui apporte aux patients en fin de vie apaisement et réconfort. Tom se balade, vit sa vie de chat, monte sur le lit de ses amis en soins palliatifs et se laisse papouiller en ronronnant. C’est son job, et il le fait merveilleusement bien.

Une présence réconfortante pour les patients et leurs familles

« Regarder le chat ou le caresser vous sort du triste moment que vous traversez » explique à VA.gov Dorothy Rizzo, coordinateur des soins palliatifs de l’hôpital.

Et d’ajouter : « Les animaux, comme les bébés, sont en quelque sorte une affirmation de la vie ».

Tom a été adopté par les infirmières de l’hospice du Salem VA Medical Center dans le cadre d’une expérimentation de thérapie animale. Et sa présence ne fait pas seulement du bien aux patients, les familles des malades profitent elles aussi des bienfaits de cet adorable thérapeute à 4 pattes.

« Les familles se sentent souvent impuissantes. Elles regardent un être cher mourir et savent qu’elles ne peuvent pas les sauver » explique Betty Gillespie, une psychologue de l’hospice.

« Parfois, on ne peut même pas parler avec eux, ni les réveiller. Tout ce qu’on peut faire est de les regarder et attendre. Mais Tom offre un certain réconfort, quelque chose sur quoi se concentrer. Parce que quand un chat marche nonchalamment dans la salle, il envoie un message disant que tout va bien, que tout est comme cela doit être ».

« Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom »

Certains patients ont noué une relation très forte avec ce chat. Ce fut le cas d’Edwin Gehlert, un vétéran de la seconde guerre mondiale. Le jour de sa mort, Tom semblait savoir ce qui allait se passer. Le chat est monté sur le lit de son ami puis s’est allongé près de lui, une patte posée au creux de sa main.

« Ce chat l’a conduit tout droit au paradis » affirme la femme d’Edwin Gehlert, Elizabeth, qui dit avoir ressenti à ce moment une véritable paix.

Cette douce présence a fait aussi un bien immense à la fille d’Edwin et Elizabeth, Pam.

« Quand Tom a mis sa patte dans la main de papa, c’était comme si Dieu me disait qu’il s’occupait de mon père et que tout allait bien. (…) Je n’ai pas quitté l’hôpital dans la douleur et les larmes. J’avais tant de joie dans mon coeur, je me suis presque sentie coupable. Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom » confie-t-elle.

Véritable membre de l’équipe de l’hôpital, Tom a comme n’importe qui d’autre besoin de se reposer après avoir accompagné l’un de ses amis durant les dernières heures de sa vie.

« Il entre dans une sorte d’hibernation pendant plusieurs heures. Il trouve un coin et se met en veille. Je pense qu’il recharge juste ses batteries » raconte Laura Hart, l’un des médecins de l’unité des soins palliatifs du Salem VA Medical Center.

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Thérapie assistée par l’animal: quand les animaux nous font du bien


La zoothérapie n’est pas nouvelle, mais il avait perdu du terrain quand la médecine a fait de grands pas. Aujourd’hui, les spécialistes voient de plus en plus l’intérêt d’utiliser les animaux surtout avec les personnes atteintes de maladies mentales et aussi les troubles de comportement comme chez les autismes,  que les chiens et les chevaux peuvent leur venir en aide. Et même pensent-on que les interactions entre l’enfant et l’animal serait bénéfique pour les deux
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Thérapie assistée par l’animal: quand les animaux nous font du bien

 

Credit Photo : Society for the prevention of Cruelty to animals - LosAngeles

Credit Photo : Society for the prevention of Cruelty to animals – LosAngeles

 

La thérapie assistée par l’animal, une pratique de plus en plus utilisée en santé.

La zoothérapie, vous connaissez? Composé du préfixe «zỗion» en grec ancien signifiant animal et de «therapeía» pour cure, cette discipline vise à tirer parti des bienfaits thérapeutiques apportés par les liens sociaux entre certains animaux et l’être humain. Pour autant, «la zoothérapie n’est pas un traitement mais un accompagnement vers un mieux-être», comme le mentionne la Corporation des zoothérapeutes du Québec. Également appelée «thérapie assistée par l’animal» (TAA), voici donc une mise en contexte de cette pratique de plus en plus répandue dans une perspective d’innovation en santé. Ce billet vient compléter notre dossier  »Animaux et santé ».

Les liens sociaux entre les animaux et les êtres humains, une relation de longue date

Il faut remonter à une période reculée dans l’histoire des hommes pour trouver les prémices d’une relation privilégiée entre des animaux et des peuplades nomades, bien avant les débuts de sédentarisation de notre espèce. Des recherches tendent en effet à montrer qu’il y a 33 000 ans, des peuplades ont développé un début de relation étroite avec des chiens sauvages descendants des loups . Plus tard, vers 12 000 avant J-C, on a retrouvé des sépultures dans lesquelles des chiens étaient enterrés avec des êtres humains, signe que les canidés étaient parfois traités comme des êtres méritant une place aux côtés des défunts.

Dès lors, les liens sociaux privilégiés entre certaines espèces et Homo sapiens n’ont cessé de s’étoffer, à tel point que le chien est par exemple qualifié de nos jours de «meilleur ami» de l’homme. Cependant, d’autres espèces occupent elles aussi une place privilégiée à nos côtés depuis également plusieurs millénaires. De façon bien sûr non exhaustive, on peut citer les chats, les chevaux, les oiseaux ou encore les grands singes.

La lente prise de conscience des bienfaits des relations sociales avec les animaux

Malgré les lents rapprochements entre notre espèce et certains animaux, ces derniers ont longtemps été confinés exclusivement à des rôles ingrats ou tout simplement comme pourvoyeurs de nourriture. Il faudra attendre le début des années 1700 avec l’avènement du Siècle des Lumières pour voir apparaître des changements dans la perception des animaux par le public. L’être humain descendait alors de quelques marches sur l’escalier séparant le monde animal de Dieu.

Ces changements se caractérisaient par «une augmentation de l’empathie envers les animaux et la nature ainsi qu’une atténuation de la vision anthropocentriste qui caractérisa le Moyen-Âge et la renaissance» telle que l’a décrit l’historien Joyce Salisbury dans son livre The Beast Within : Animals in the Middle Ages.

Les maladies mentales comme terrain privilégié de la thérapie assistée par l’animal

On attribue à un quaker anglais du nom de William Tuke l’idée que des patients souffrant de problèmes mentaux puissent améliorer leur capacité de socialisation et de concentration en développant des relations avec des animaux. En 1796, Tuke ouvre le York Retreat, un établissement réservé au traitement des maladies mentales et au sein duquel les méthodes conventionnelles de l’époque (inhumaines dans la grande majorité des cas) sont oubliées au profit de pratiques innovantes, dont celle de permettre aux malades de déambuler dans les jardins tout en interagissant avec des animaux comme des lapins, des oiseaux de proie ou des animaux de basse-cour comme des oies.

Même si l’idée d’avoir recours à des animaux pour améliorer la santé de certains patients a en premier lieu été expérimentée avec des individus souffrant de troubles mentaux, la thérapie assistée par l’animal est de nos jours de plus en plus pertinente dans les cas de troubles du développement et du comportement. Les effets bénéfiques de la TAA sont de plus en plus corroborés par des études scientifiques récentes qui attestent d’un effet quantifiable sur certains marqueurs physiologiques.

Les animaux et la réduction du stress chez les enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme.

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) «est le résultat de problèmes médicaux qui ont comme conséquence l’apparition de troubles graves et envahissants du développement chez les très jeunes enfants. Le TSA n’est pas une maladie ment, le et n’est en aucun cas relié à des problèmes psychologiques.»

Les symptômes liés au TSA sont nombreux, mais de façon générale il s’agit de troubles de socialisation incluant des crises ou des peurs inhabituelles. Chez les enfants autistes, réussir à contrôler le niveau de stress est très important. C’est là que les animaux et plus particulièrement les chiens ou les chevaux entrent en scène. De récentes études ont montré que les enfants autistes accompagnés de chiens d’assistance développent une diminution de leur taux de cortisol réactif, une hormone sécrétée en permanence par les glandes surrénales de notre corps, mais qui peut atteindre des niveaux élevés en cas de présence d’un agent stressant. Ainsi, dans le cadre d’une étude menée auprès de 42 enfants autistes, une équipe dirigée par Sonia Lupien (neuropsychiatre et directrice scientifique à l’Institut Universitaire de santé mentale de Montréal) a démontré une diminution du taux de cortisol chez les enfants grâce à la présence des chiens guides (issus de la Fondation Mira). Les familles ont pu constater une amélioration du sommeil et une diminution de la fréquence et de l’intensité des crises chez les enfants qui ont participé à l’étude. L’émission de vulgarisation scientifique Le Code Chastenay a d’ailleurs réalisé ce reportage qui explique très bien les résultats de cette étude.

Comme mentionné plus haut, il existe également des effets bénéfiques sur les taux de cortisol réactifs des enfants autistes mis en contact avec des chevaux, plus particulièrement dans le cas de pratiques équestres. Dans ce cas, on parle d’«hyppothérapie».

Il est important de mentionner qu’on a d’abord fait appel aux chevaux pour aider à la «diminution de troubles du mouvement associés à plusieurs pathologies neurologiques et neuromusculaires.» C’est ce que mentionne une étude publiée en 2012 dans la revue Neurochemichal Journal.

L’équipe regroupant plusieurs chercheurs de l’Université d’Estrémadure en Espagne a effectué des relevés salivaires immédiatement après que des enfants de 8 à 16 ans atteints de TSA eurent effectué une session équestre consistant en un rapprochement avec le cheval, un parcours dans lequel les enfants devaient donner des ordres simples à l’animal et finalement en descendre tout en enlevant le harnais et en interagissant une nouvelle fois avec l’équidé. En montant sur les chevaux, les enfants voyaient une forte diminution de leurs gestes répétitifs et de leur comportement altérés. Surtout, le taux de cortisol réactif a également diminué chez les enfants après avoir interagi avec les chevaux. L’article publié est disponible ici.

Des résultats bénéfiques évidents, mais une prudence scientifique nécessaire dans certains cas.

Il est important de mentionner qu’il existe des voix discordantes quant aux bienfaits de la TAA. Il est en effet maintenant démontré grâce à l’analyse de marqueurs physiologiques que les troubles du développement et du comportement peuvent être réduits en faisant appel à l’effet calmant de certains animaux comme les chiens d’assistance ou les chevaux. Cependant, selon certains spécialistes, il reste encore à étudier si l’interaction avec des animaux chez des personnes possédant certains troubles est susceptible d’avoir des effets bénéfiques sur leur santé.

Finalement et comme le mentionne Sonia Lupien dans le reportage du Code Chastenay, les enfants autistes développent une symbiose avec l’animal, ce qui laisserait penser que les animaux eux-mêmes bénéficieraient des interactions avec les enfants.

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les animaux de compagnie et leurs bienfaits sur notre santé


Les animaux de compagnie ont des effets très bénéfiques chez adultes comme chez les enfants. Il y a plusieurs exemples qu’on voit de temps a autre comme pour les gens malades, les enfants en troubles d’apprentissage, le système immunitaire, etc…
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Les animaux de compagnie et leurs bienfaits sur notre santé

 

Crédits photo : Yvonne09 – Flickr

Les amoureux des animaux seront ravis d’apprendre que leurs compagnons à 4 pattes ont un impact très positif sur la santé.

C’est du moins ce que tendent à prouver plusieurs études récemment menées par l’Observatoire International des Bien-être(s), l’Université de Cambridge, ou encore l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

Une présence bénéfique pour tous

Ces différentes études, réalisées dans plusieurs pays européens, parviennent toutes au même constat : la présence d’un animal à la maison est bénéfique pour les enfants comme pour les adultes. Si les chiens sont particulièrement prisés par les familles avec enfants, les chats eux, sont aussi appréciés des couples que des célibataires, des jeunes que des retraités.

Un sondage a été réalisé et 68% des personnes interrogées ont déclaré qu’un animal de compagnie était à leurs yeux une source de bonheur, rapporte le site Côté Maison. Parmi elles, celles qui ont un compagnon à 4 pattes sont unanimes : prendre soin de leur animal leur procure un véritable bien-être.

Cet épanouissement n’est pas de même nature pour les adultes et pour les enfants. Pour les premiers, la présence d’un animal à leurs côtés représente un moyen de lutter contre la solitude, de conserver un mode de vie sain et rythmé, mais aussi de faire de nouvelles rencontres.

De nombreux bienfaits pour les enfants…

Chez les enfants, l’animal de compagnie joue plusieurs rôles. Il contribue à leur développement en se faisant à la fois confident, complice, élément de sécurité, d’apaisement et de stabilité.

Mais en plus de ces bienfaits psychologiques, nos amis à 4 pattes sont bons pour la santé de nos bambins ! Ils permettraient en effet aux enfants de voir leur système immunitaire se développer plus vite.

Les enfants vivant avec un animal auraient ainsi 30% moins de risques de souffrir d’infections respiratoires, et seraient également moins touchés par les infections de l’oreille tels que l’otite. Ils auraient en outre moins besoin de traitements antibiotiques que les autres enfants.

… comme pour les personnes âgées

Le rôle très positif que peuvent jouer les animaux sur les personnes âgées, aussi bien sur leur santé psychologique que physique n’est lui non plus plus à prouver. C’est la raison pour laquelle la présence de chats et de chiens est de plus en plus sollicitée dans les maisons de retraite comme dans les hôpitaux.

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Ces chats et chiens qui viennent en aide aux enfants malades


Personnellement, tout endroit de santé, de maison de retraite et pourquoi pas les salles d’urgences ou cliniques médicales et dentaires, devraient avoir plus d’un animal (avec des responsables dépendants du nombre d’animaux)’. Je crois que cela serait très positif point de vue médicale, et même psychologique
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Ces chats et chiens qui viennent en aide aux enfants malades

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Cathy Cheney -Portland Business Journal

Ils s’appellent Huck Finn, Parker ou encore Rogan. Ils, ce sont des chats et des chiens absolument merveilleux, qui apportent soutien et réconfort aux enfants malades dans les hôpitaux.

Une bouleversante complicité

Le Portland Business Journal est allé à leur rencontre, dans plusieurs établissements de l’Oregon aux Etats-Unis, capturant de très émouvants moments de complicité entre ces boules de poils si apaisantes et les jeunes malades auxquels ils font tant de bien.

Au Doernbecher Children’s Hospital, la photographe Cathy Cheney et la journaliste Elizabeth Hayes ont fait connaissance avec le chat Huck Finn, que les enfants ne se lassent pas de câliner et d’écouter ronronner paisiblement sur leur lit.

chat de thérapie

chat de thérapie

« Chacun de ces animaux semble comprendre sa mission« 

chat de thérapie

« Chacun de ces animaux semble comprendre sa mission. Ils apportent avec eux une aura de calme, et bien sûr, leur amour inconditionnel«  écrit Elizabeth Hayes.

Par leur seule présence, ces compagnons uniques redonnent le sourire à des enfants dont le quotidien est si difficile.

chien de thérapie

Le Golden retriever Parker illumine la journée de Sammy. Cette jeune fille de 15 ans, qui souffre de diabète, adore les animaux. Son chien, ses chats et ses poules lui manquent énomrmément. Mais la présence de Parker la réconforte.

chien de thérapie

Au Randall Children’s Hospital de Portland, qui participe à une étude visant à prouver scientifiquement les bienfaits de la zoothérapie, la petite Sophia fait de gros câlins à son ami Rogan, un magnifique et adorable Chien de montagne des Pyrénées.

> Voir toutes les photos des enfants et leurs amis à 4 pattes prises par Cathy Cheney

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Nos animaux, ces héros


Les animaux avec qui nous partageons notre vie sont des compagnons exemplaires. Certains parmi eux ont su démarquer des autres et sont souligné comme des animaux qui ont contribué dans la vie des êtres humains
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Nos animaux, ces héros

 

Paul Leclerc, 83 ans, a été sauvé par... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

Paul Leclerc, 83 ans, a été sauvé par son petit chien La Puce, la nuit de la catastrophe à Lac-Mégantic, le 6 juillet dernier.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

 

STÉPHANIE VALLET
La Presse

Depuis 15 ans, l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux (AMVQ) intronise chaque année des chiens, chats et chevaux d’exception au panthéon québécois des animaux. Une distinction qui vient d’être remise à La Puce, un Yorkshire de 10 ans qui a sauvé son maître lors de la tragédie de Lac-Mégantic.

Le 30 mars 1644, la chienne Pilote a sauvé Montréal en avertissant Maisonneuve grâce à ses aboiements incessants que Ville-Marie était encerclée par 200 Iroquois. Elle a aujourd’hui sa propre statue sur la place d’Armes. Pilote ne sera pas le dernier chien à frapper les esprits au fil des années pour sa bravoure. Il y a 15 ans, le docteur Michel Pépin a décidé qu’il était temps de souligner la contribution de nos compagnons qui ont permis de sauver ou de préserver la vie d’un humain.

«Il existait depuis 30 ans un panthéon canadien et je trouvais que c’était une bonne idée, sauf qu’il était parrainé par une entreprise privée d’alimentation pour animaux. L’AMVQ a donc décidé de créer un panthéon québécois», explique le directeur général de l’AMVQ.

Pendant que la crise du verglas frappe le Québec, l’association va choisir son tout premier candidat: César, boxer de 2 ans.

«Ç’a été notre premier héros. Il a sauvé sa maîtresse qui, privée d’électricité, a oublié d’éteindre une lampe de camping au propane avant de s’endormir. Son chien s’est mis à sauter sur elle pour la réveiller. Étourdie à cause des émanations, elle a juste eu le temps de décrocher le téléphone pour appeler les secours», raconte le Dr Pépin.

Depuis 1998, de nombreux animaux ont été récompensés dans trois différentes catégories: « Héros » pour ceux qui ont sauvé des vies, « Professionnel » pour ceux dont c’est le métier et « Compagnon » pour les animaux qui font une grande différence dans la vie quotidienne des gens.

Le comité directeur de l’association reçoit les candidatures que les gens peuvent transmettre sur le site internet de l’AMVQ (www.amvq.qc.ca). Les participants doivent raconter leur histoire et diriger l’association vers des personnes qui en ont été témoins comme des pompiers et journalistes, afin de s’assurer de la véracité des faits.

«Le premier chien intronisé dans la catégorie « Héros » était Vesta, un labrador noir de 7 ans, du Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke. Elle servait à dépister des accélérants», précise le Dr Pépin.

Pas que des chiens

Cinq chats ont été intronisés au cours des 15 dernières années, la plupart dans le cadre de leur utilisation en zoothérapie. Mais en 2000, le courage de Grisou a été souligné lorsqu’il a averti sa famille en pleine nuit qu’un incendie s’était déclaré.

Deux chevaux figurent également au panthéon: Diablo, doyen de l’unité de cavalerie du Service de police de la Ville de Montréal, et Étoile de nuit pour ses bons services auprès des personnes handicapées.

Deux héros cette année

En avril, Casper, berger allemand de 3 ans appartenant à l’unité canine du Service de la police de la Ville de Québec, est devenu un héros en sauvant un homme atteint de la maladie d’Alzheimer qui s’était perdu dans la forêt.

Mais à Lac-Mégantic le 5 juillet dernier, c’est La Puce, petit Yorkshire comme tant d’autres, qui a évité le pire à son maître, Paul Leclerc, âgé de 83 ans.

Alors que sa femme était hospitalisée, M. Leclerc s’est retrouvé seul chez lui en compagnie de ses deux chiens.

«Vers 1h15, La puce a sauté en bas du lit et s’est mise à hurler. M. Leduc est allé voir si quelqu’un frappait à sa porte. Mais personne ne s’y trouvait. Le chien est ensuite parti hurler derrière la maison, alors il l’a rejoint, l’a pris dans ses bras et s’est aperçu que son garage était en feu. Il a pris ses clés et son portefeuille et est sorti en catastrophe, montant dans sa voiture juste à temps: les phares de son auto avaient commencé à fondre! Puis son garage a explosé. C’était une question de minutes. Si La Puce n’avait pas été là, il n’aurait pas survécu», raconte le directeur général de l’AMVQ.

L’association remet également à l’occasion des certificats honorifiques à des humains qui ont sauvé des animaux, comme cela a été le cas de Richard Nault qui n’a pas hésité, en 2008, à sauter dans les eaux glacées de la rivière des Mille Îles pour secourir Lucy, une épagneule en train de se noyer.

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Maho, «l’assistant enseignant»


Un chien en classe … sa présence permet de répondre aux besoin des enfants pour qu’ils puissent se dépasser dans leur apprentissage. C’est un moyen simple qui permet d’agir pour améliorer l’enseignement a tous les niveaux et encore plus quand les enfants ont une difficultés d’apprentissage, d’interaction avec les autres
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Maho, «l’assistant enseignant»

 

Maho s'est très bien adapté à l'environnement du Centre... (Photo fournie par le Centre François-Michelle)

Maho s’est très bien adapté à l’environnement du Centre François-Michelle et à la présence d’enfants.

PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE FRANÇOIS-MICHELLE


STÉPHANIE VALLET

La Presse

Il s’appelle Maho. À 4 ans, le caniche royal couleur abricot d’Annie Mathieu est la mascotte du Centre François-Michelle, qui accueille des élèves de 4 à 21 ans ayant une légère déficience intellectuelle avec des troubles associés (moteur, langage, perception, comportement). Depuis l’âge de 10 mois, il vient régulièrement dans l’établissement où sa maîtresse est comptable. Et il est peu à peu devenu un support pédagogique indispensable pour les enseignants qui n’hésitent pas à faire appel à lui plusieurs fois par semaine dans leur salle de classe en tant qu’«assistant». Aujourd’hui, il figure même sur la photo de groupe du corps enseignant. Une belle histoire qui a commencé un peu par hasard.

«Je l’avais fait garder par une de mes amies qui enseigne à l’école et dont le fils venait de perdre son chien, explique Annie Mathieu. Elle avait déjà fait des projets avec Zoothérapie Québec et elle connaissait le tempérament des chiens qu’ils utilisent. Elle a trouvé que Maho était le chien idéal en le voyant agir avec son petit garçon de 3 ans. Elle m’a demandé si j’accepterais qu’elle l’emmène dans sa classe.»

Une question d’intégration

Après avoir fait valider son projet de faire participer Maho à son enseignement par la direction de l’école François-Michelle, le chien a été évalué par un comportementaliste canin et il a reçu son certificat de bon tempérament.

«Il a été évalué en situation de stress, de bruit, en présence d’enfants, d’étrangers, d’objets, etc. Il peut y avoir 12 enfants qui lui tirent les oreilles, et il n’y a aucun problème!», précise la propriétaire de Maho.

«Maintenant, il a même son horaire de classe affiché à mon bureau. C’est sur une base volontaire, les enseignants qui aiment plus les chiens l’intègrent dans leur classe», ajoute-t-elle.

Bien qu’il soit un support pédagogique formidable, Maho n’est toutefois pas zoothérapeute. Il assiste les enseignants qui le désirent, comme Lucie Legris, enseignante dans une classe d’élèves de 11-12 ans pour qui il est une courroie de transmission et de communication très efficace avec ses élèves. Avant Maho, elle utilisait déjà un autre chien en classe, un labrador MIRA qui l’a accompagnée en classe pendant un an.

«Maho vient avec moi deux fois par semaine. Les jeunes avec qui je travaille doivent apprendre à être attentifs même quand il circule. Souvent, je fais passer mes messages par Maho, qui est un peu mon assistant. Si je vois qu’un jeune n’a pas fait les efforts nécessaires, je fais arrêter Maho à sa hauteur, il pose les deux pattes sur son bureau et je lui demande ce qu’il en pense», explique Mme Legris.

PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE FRANÇOIS-MICHELLE

Une aide pédagogique à plusieurs niveaux

L’arrivée de Maho a également été un prétexte à faire chercher les jeunes sur la race du chien, ses besoins, son langage corporel et les règles à respecter en sa présence pour assurer son bien-être; une bonne façon de développer leur attention et leur concentration.

«Ils ont à tour de rôle un temps privilégié avec Maho, pour le brosser ou le flatter. Ils lui font des confidences, lui montrent leur travail. Il y a des jeunes qui ont peur, mais ils finissent par l’apprivoiser», précise Lucie Legris qui a intégré Maho à sa classe une deuxième journée par semaine afin que ses élèves puissent jouer avec lui.

«Quand on apprend à lire, on ne le fait pas comme dans une classe régulière. On passe par d’autres entrées et Maho en est une extraordinaire! Ce sont des jeunes qui ont de la difficulté à entrer en relation. Avec Maho, ça se fait tout de suite. Le chien ne les juge pas et le lien affectif est très fort entre les élèves et lui», explique l’enseignante.

Une ressource pour tous les âges

Maho est aussi utilisé avec des enfants beaucoup plus jeunes. Caroline Ducharme enseigne à des élèves de 5-6 ans et apprécie tout particulièrement ce que le chien lui permet de faire avec sa classe.

«Pour la sécurité des enfants, je suis toujours accompagnée de mon éducatrice Jessica Vasquez pour mieux les encadrer. Chaque année, on prend le pouls de notre groupe. L’an dernier, on utilisait le chien surtout pour que les enfants dépensent de l’énergie au gymnase. Cette année, on l’utilise davantage pour travailler sur leur attitude en classe. Maho aime le calme, ce qui incite les enfants à rester sage», dit-elle.

Caroline Ducharme constate aussi que, grâce à Maho, le niveau de langage et la spontanéité de ses élèves s’améliorent.

«Ils comprennent qu’ils doivent faire comme Maho, se brosser les dents, s’habiller seul… ils ont un désir d’autonomie plus grand!», s’exclame-t-elle.

Maho permet aussi de créer des liens sociaux entre les enfants de tous âges et les enseignants qui partagent tous leur passion pour le caniche royal le plus populaire de l’école.

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