Patient bizarre : elle attrape des vers parasites dans l’œil après avoir traversé un nuage de mouches


Ah, les yeux me piquent après avoir lu cela. Brrr ! Pauvre dame, avoir des vers ronds dans les yeux, heureusement qu’ils sont tous enlevés et qu’elle n’a pas de séquelles. Cependant cette dame en traversant un nuage de mouches est la deuxième (aux USA) avoir été infectée par ce type de parasite qui n’est pas endémique au pays. Il y a d’autres cas, mais d’un autre parasite qui est lui est connu aux États-Unis
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Patient bizarre : elle attrape des vers parasites dans l’œil après avoir traversé un nuage de mouches  

Céline Deluzarche
Journaliste

Une Américaine de 66 ans a vu avec stupeur des vers de plus d’un centimètre sortir peu à peu de son œil, plusieurs semaines après avoir fait un jogging au milieu d’une nuée de mouches. C’est le second cas humain connu d’infection au Thelazia gulosa, après celui d’une patiente de 26 ans en 2016 qui avait retiré pas moins de 14 vers de son œil.

Maddie (prénom modifié), une américaine de 68 ans originaire du Nebraska, a l’habitude de passer ses hivers à Carmel Valley, une région viticole de Californie, où le climat est plus doux. En février 2018, alors que la fringante sexagénaire sort pour un jogging dans le parc national régional à proximité, elle traverse un nuage de petites mouches. Le parc se trouve en effet dans une zone d’élevage bovins et de chevaux qui attirent pas des nuées d’insectes dans le coin. Par réflexe, Maddie écrase les mouches sur son visage et se souvient même « en avoir recraché ».

Un ver rond transparent de 1,3 cm qui sort de l’œil gauche

L’incident aurait pu rester anodin. Mais début mars, la sexagénaire ressent une irritation dans son œil droit. En essayant de le rincer avec de l’eau du robinet, elle voit avec effarement un ver rond transparent de 1,3 cm environ sortir tout frétillant de l’œil. Et les surprises ne s’arrêtent pas là : en examinant de près son œil, elle remarque un deuxième ver logé dans le coin du globe oculaire qu’elle parvient à retirer. Très inquiète, Maddie se rend dès le lendemain chez un ophtalmologue. Ce dernier retire un troisième ver de l’œil et lui conseille de le rincer avec de l’eau distillée afin d’éliminer tout autre nématode. Un antibiotique sous forme de pommade (tobramycine) lui est également prescrit afin d’éviter une infection bactérienne. Mi-mars, Maddie est de retour chez elle dans le Nebraska. Elle ressent alors à nouveau une irritation dans l’œil avec une « sensation de corps étranger ». Elle retourne consulter un opthalmologue qui diagnostique une légère conjonctivite giganto-papillaire. Mais le cauchemar se poursuit : quelques jours après seulement, c’est un quatrième ver gluant qu’elle retire de son œil. Ce sera heureusement le dernier, et Maddie s’en sortira sans autre séquelle.

Le ver T.gulosa (en haut à gauche) et les ovaires contenant les œufs que la femelle peut pondre dans l’œil. À droite, les cavités anales et buccales. © Richard S. Bradbury et al., Clinical Infectious Diseases, 2019

Le ver T.gulosa (en haut à gauche) et les ovaires contenant les œufs que la femelle peut pondre dans l’œil. À droite, les cavités anales et buccales. © Richard S. Bradbury et al., Clinical Infectious Diseases, 2019

    Quatorze vers Thelazia retirés de l’œil d’une patiente en 2016

    Le cas de Maddie est décrit par une équipe de médecins dans la revue d’octobre 2019 du Clinical Infectious Diseases. Car les vers retirés de l’œil de la patiente, dont le spécimen ôté chez l’ophtalmologue de Carmel Valley avait été conservé, appartiennent à une espèce très rare chez l’Homme, nommée Thelazia gulosa. Dix cas d’infections au Thelazia ont été rapportés chez des humains aux États-Unis, la plupart du fait de Thelazia californiensis. Le cas de Maddie est seulement le second connu de T. gulosa chez l’humain. En 2016, une patiente de 26 ans s’était vu retirer pas moins de 14 vers de son œil gauche. L’espèce, endémique en Europe, en Asie et en Australie, est connue pour s’attaquer aux troupeaux de vaches et se propage via les mouches Musca autumnalis0

    « On ignore pourquoi le ver infecte maintenant aussi les humains », s’interrogent les chercheurs.

    Mais ce deuxième cas en l’espace de moins d’un an fait craindre l’émergence d’une nouvelle zoonose, qu’ils appellent à surveiller de près, notamment en analysant les vers trouvés chez les ruminants domestiques et sauvages.

    Retirer les vers le plus rapidement possible

    Pas de panique toutefois : les cas d’infection humaine au Thelazia demeurent extrêmement rares. Prise à temps, la parasitose reste sans conséquence. Toutefois, si le ver n’est pas retiré à temps (dans le mois suivant la contamination), il migre dans la cornée et peut provoquer une kératite et une perte visuelle allant jusqu’à la cécité totale. Par précaution, évitez les abords de fermes la prochaine fois que vous sortez faire un jogging…

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une patiente a retiré 4 vers de son œil après avoir fait un jogging et traversé un nuage de mouches.

  • Cette infection, due à un ver de type Thelazia gulosa, est seulement le second cas rapporté chez l’humain.

  • Elle reste sans conséquence grave si le ver est retiré à temps.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Mon chien peut-il me transmettre des maladies ?


Bien que les animaux de compagnie apportent beaucoup aux humains, mais il est important de les faire vacciner et vermifugés. Car certains parasites transmettent des maladies aux animaux et qui peuvent contaminer aussi les humains.
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Mon chien peut-il me transmettre des maladies ?

 

chien malade

    Certaines maladies, appelées zoonoses, peuvent se transmettre de l’animal à l’Homme. 

    La Dr Hélène Gateau, vétérinaire, chroniqueuse animalière et animatrice télé, vous en dit plus dans cet extrait de son livre Tout sur votre chien !

    Prendre soin de votre chien et veiller sur lui au quotidien est important pour sa santé, mais aussi pour celle de votre famille. En effet, certaines maladies infectieuses ou parasitaires peuvent se transmettre du chien à l’homme, et parfois inversement : on les appelle les zoonoses. 

    La leptospirose 

    La maladie la plus grave est la leptospirose. Votre chien peut se contaminer en se baignant dans une eau stagnante, souillée par l’urine de rats, par exemple. Une fois atteint, votre chien va lui-même excréter des bactéries dans ses urines par l’intermédiaire desquelles vous risquez de contracter la maladie. Si elle n’est pas soignée à temps, elle entraîne des lésions hépatiques graves, voire mortelles. Pour prévenir tout risque de la contracter, vaccinez chaque année votre chien contre la leptospirose et mettez toujours des gants lorsque vous êtes amené à ramasser ou nettoyer les déjections de votre chien.

    La leishmaniose et la maladie de Lyme 

    La leishmaniose et la maladie de Lyme sont aussi des zoonoses. Cependant, votre animal ne peut pas directement vous contaminer. Il faut nécessairement un vecteur le phlébotome, un insecte piqueur, dans le cas de la leishmaniose et la tique pour la maladie de Lyme. Pour éviter que votre chien ne soit un réservoir potentiel de ces maladies et ne représente un risque pour votre santé, la prévention passe par un traitement antiparasitaire externe.

    Les parasites intestinaux

    Certains parasites intestinaux peuvent aussi causer des zoonoses, comme l’ascaris, responsable de la toxocarose, et le ténia, responsable de l’échinococcose. Le chien rejette les œufs de ces parasites dans ses selles et votre environnement peut être contaminé.

    L’échinococcose

    L’échinococcose est asymptomatique chez le chien. En revanche, chez l’homme, le parasite s’enkyste dans le foie, voire les poumons, avec de graves conséquences sur ces organes. Dans le cas de la toxocarose chez l’homme, l’œuf ingéré se transforme en larve qui migre dans l’organisme et peut avoir des répercussions diverses selon sa localisation finale (œil, encéphale). Pour prévenir le risque de contamination, vermifugez votre chien régulièrement. 

    La teigne

    La teigne fait également partie des zoonoses. C’est une mycose cutanée assez contagieuse. Si votre compagnon en est atteint, vous aurez peu de chance d’y échapper. Chez l’homme, cela se manifeste par des petites plaques squameuses, bien délimitées, souvent rondes et dont le contour est rouge. Le traitement à base d’antifongique est contraignant, mais nécessaire et efficace.

    La gale

    La gale sarcoptique est une autre maladie de peau transmissible du chien à l’homme. Chez le chien, la maladie peut prendre une grande ampleur (démangeaisons, boutons, croûtes, perte de poils…), tandis que chez l’homme, l’acarien causera des symptômes plus modérés qui évolueront vers une guérison souvent naturelle. Les jeunes chiens, les chiens de chasse ou ceux séjournant en chenil sont les plus touchés, mais ce n’est pas une pathologie fréquente.

    D’autres zoonoses plus rares existent, comme la pasteurellose ou encore la rickettsiose. La rage est également une zoonose, systématiquement mortelle dès que les symptômes apparaissent, mais elle a disparu du territoire français.

    En surveillant la santé de votre chien, en le traitant régulièrement contre les différents parasites internes et externes, mais aussi en respectant les mesures d’hygiène classiques, vous minimiserez le risque de zoonoses !

    Le conseil d’Hélène Gateau

    Conseil Les enfants sont les plus exposés aux zoonoses. Il est alors très fortement conseillé de les sensibiliser le plus tôt possible aux règles élémentaires d’hygiène :

  • ne jamais frotter son visage sur un animal ;

  • bien se laver les mains après chaque contact et surtout ne pas mettre ses doigts dans sa bouche…

Dr Hélène Gateau
Vétérinaire

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la “variole du singe” ?


La variole du singe est semblable à celle de l’humain, mais malheureusement peut se transmettre de l’animal à l’humain, et de l’humain à humain.
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Qu’est-ce que la “variole du singe” ?

 

monkeypox variole singe

Crédits : Wikipedia

par Yohan Demeure

Touchant actuellement des pays comme la République centrafricaine et le Nigeria, la variole du singe découverte il y a presque un demi-siècle est encore méconnue. Que faut-il savoir sur cette maladie qui refait surface assez rarement ?

La variole du singe (ou orthopoxvirose simienne) « est une zoonose virale rare que l’on observe principalement dans les zones isolées du centre et de l’ouest de l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides », selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Similaire à la variole humaine éradiquée en 1980, la variole du singe – également nommée « monkeypox » a été découverte à la fin des années 1950 chez des singes en captivité au Danemark. Le premier cas humain a été découvert en 1970 en République démocratique du Congo, et de nombreux cas ont été décrits en Afrique de l’Ouest lors de deux épidémies majeures entre 1971 et 1980 (41 malades) ainsi qu’en 1986 (338 malades).

Plusieurs foyers d’infection ont été détectés en Centrafrique au Nigéria depuis 2013. Un communiqué fait état de nouveaux cas au Centrafrique au mois d’octobre 2018. En parallèle, une autre publication évoque la situation au Nigeria, où le nombre de cas depuis le début de l’année serait de 86.

L’infection résulte d’un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou encore les éruptions cutanées d’animaux infectés tels que les singes et certains rongeurs (comme les écureuils). Ces derniers représentent les réservoirs du virus. La transmission d’humain à humain – transmission secondaire – peut être le fait d’un contact direct avec les excrétions des voies respiratoires infectées. Cela peut également être le cas en ce qui concerne un contact avec les lésions de la peau d’une personne infectée, ou encore avec des objets contaminés.

Les symptômes se caractérisent par des éruptions cutanées vésiculaires généralisées, de la fièvre ainsi que des douleurs liées à un gonflement des mâchoires. Évoquons également le fait qu’il s’agit là d’une maladie auto-limitante, c’est-à-dire que celle-ci se résout d’elle-même.

Sources : IFL ScienceLe Vif

https://sciencepost.fr

Zoonoses : les maladies transmises entre l’animal et l’homme


Des animaux domestiques sont formidables pour les êtres humains, en autant que nous sachions certaines règles d’hygiène pour éviter certaines infections transmises de l’animal à l’homme
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Zoonoses : les maladies transmises entre l’animal et l’homme

 

Zoonose, un terme étrange qui désigne les maladies (ou affections) transmissibles des animaux vertébrés à l’homme, et inversement. Zoonose signifie donc « maladie (sous-entendu de l’homme) due aux animaux ».

Si vous avez tous entendu parler ces dernières années du virus de la grippe aviaire(H5N1) qui se transmet de l’oiseau à d’autres espèces dont l’Homme, connaissez-vous les zoonoses des animaux de compagnie, c’est-à-dire les maladies que l’on peut attraper de nos chiens, chats ou rongeurs ?

Les zoonoses des animaux de compagnie

La zoonose la plus connue est sans aucun doute la rage, dont les symptômes sont d’ordre nerveux. Si elle est aujourd’hui éradiquée du sol français, la rage est toujours préoccupante car elle est très présente dans certains pays, dont plusieurs effectuent du trafic d’animaux.

Ascaridose, toxocarose, « larva migrans » viscérale

Il s’agit de parasite intestinal répandu chez le chien et le chat (vers plat rond et long de 10 à 20 cm). Une fois transmis à l’homme (par les œufs présents dans les excréments de l’animal), ce dernier ressent plusieurs symptômes associés à une baisse de l’état général. Lorsque le parasite est détecté, il est indispensable de vermifuger l’animal.

La tularémie

C’est une zoonose bactérienne notamment transmise par les rongeurs et les lagomorphes (lapins). Le symptôme principal de l’homme est la fièvre, mais peut s’avérer beaucoup plus grave.

La toxoplasmose

C’est la fameuse maladie transmise par les chats, et dangereuse pour les femmes enceintes. Si l’infection est le plus souvent bénigne pour l’homme, la femme enceinte peut ressentir fièvre, maux de tête, maux de gorges, douleurs musculaires… Pire, les risques sur le fœtus peuvent être considérables.

La maladie des griffes du chat

C’est une maladie infectieuse bactérienne transmise par les griffes du chat. Les symptômes sont la fièvre, les maux de tête et parfois des éruptions cutanées.

La brucellose

Aujourd’hui rare en France, il s’agit d’une maladie bactérienne transmise par le chien ou le chat à l’homme. Elle a les symptômes d’une fièvre et est plutôt grave.

Parmi les autres maladies transmises par les animaux domestiques, vous pouvez également compter les arboviroses, la coxiellose, la mélioïdose, la peste (toutefois éradiquée), la pneumocystose, la rickettsiose, la leptospirose, l’ankylostomose…

Pourtant, pas de quoi céder à la panique, des mesures d’hygiène simples vous permettront de vivre au quotidien en harmonie avec votre animal de compagnie.

Comment éviter les zoonoses

Les modes de contamination d’une zoonose sont multiples. La transmission par contact peut concerner une morsure ou une simple caresse. La transmission par ingestion se produit lorsque l’homme mange un aliment contaminé, ou simplement lorsqu’il met les doigts à la bouche après avoir touché l’animal malade.

Il existe enfin la transmission par inhalation. Il s’agit des poussières contenant des agents contaminants qui volent dans l’air et que vous respirez. Ce mode de transmission est moins courant chez les animaux de compagnie.

Les personnes les plus à risques, en ce qui concerne les zoonoses, sont les enfants parce qu’ils ont un système immunitaire moins compétent. C’est également le cas des personnes âgées.

Les enfants sont également plus enclins à avoir des rapports tactiles prolongés avec leur animal de compagnie, et n’hésitent pas à mettre leurs doigts à la bouche par la suite.

Très tôt, il faut donc éduquer les jeunes enfants à plusieurs règles élémentaires pour éviter la contamination par une zoonose :

– Eviter de frotter son visage sur l’animal

– Se laver les mains après chaque contact

– Ne pas toucher les animaux inconnus

– Ne pas toucher les animaux dans la nature

Il faut également respecter quelques règles à la maison :

– Passer l’aspirateur régulièrement pour éviter les transmissions par inhalation

– Eviter de faire la cuisine en compagnie de l’animal

– Eviter de le toucher pendant les repas

Par-dessus tout, pensez au bien-être de votre animal de compagnie et de votre foyer et vermifugez votre animal régulièrement (une fois par mois de 2 à 8 mois, une fois par an à partir de 8 mois). Faites de même avec l’anti puce et anti tique.

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Dormir avec son animal de compagnie: oui ou non?


Je ne suis pas très enthousiasmé que mon chat vienne sur mon lit. On devrait garder notre lit que pour nous, et habituer les animaux d’avoir un coin bien à eux
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Dormir avec son animal de compagnie: oui ou non?

 

  • dormir avec animal
    Photo : Shutterstock
Chantal Brousseau, Coupdepouce.com ,
 

Vous vous réjouirez de savoir qu’il n’existe aucune recommandation scientifique déconseillant de partager son lit avec son animal. Toutefois, avant de lui donner carte blanche, voici quelques conseils pour prendre une décision éclairée.

Une question de salubrité

Le pelage de notre animal peut renfermer des parasites, des bactéries et des poussières. Avant de lui donner accès à notre lit, on s’assure qu’il est exempt de parasites externes et intestinaux. Aussi, on n’oublie pas que les petits félins piétinent leur litière chaque jour. Un changement de draps deux fois par semaine est grandement recommandé!

Une question de santé

Les animaux peuvent transmettre des zoonoses (maladies transmissibles à l’être humain). Les personnes immunosupprimées ou souffrant d’asthme ou d’allergies devraient s’abstenir de partager leur chambre avec un animal.

Une question de sécurité
Lorsqu’on est assoupis, on peut effectuer des mouvements brusques. Un animal surpris dans son sommeil peut mordre. Si nous avons un très petit animal et un sommeil profond, il est possible qu’on écrase notre animal durant la nuit. C’est un pensez-y-bien!

Une question de constance

Permettre à notre animal de monter dans notre lit seulement de temps en temps le rendra confus, et il risque de vouloir y retourner sans notre accord. Alors c’est noir ou blanc, et pour sa santé psychologique, c’est très bien ainsi!

Votre chien n’est pas dominant

Un vieux mythe entretient l’idée qu’un chien qui a le droit de dormir dans le lit de son maître deviendra dominant et possessif de ce territoire. La grande majorité des experts en comportement canin réfutent cette fausse croyance depuis déjà plusieurs années. En effet, si votre chien exprime le désir de dormir dans votre lit, c’est tout simplement parce que ce dernier est douillet et confortable et qu’il y retrouve vos odeurs. Ce «passe-droit» ne le rendra ni dominant ni agressif! S’il devient agressif lorsqu’on lui demande de descendre du lit, on consulte un spécialiste qui saura déterminer la source de cette émotion et nous indiquer comment régler la situation.

Petit deviendra grand

En réfléchissant à la taille qu’aura notre chiot lorsqu’il sera adulte, on peut évaluer si cette situation nous conviendra toujours, car il nous sera extrêmement difficile de lui faire perdre cette habitude après plusieurs mois.

Conseil de pro no 1: dissuader Minou d’aller dans notre lit

Pour dissuader notre chat d’aller somnoler dans notre lit durant nos absences, on dépose des feuilles d’aluminium sur notre couette, sur toute sa surface. Notre chat détestera cette texture sous ses pattes! En posant ces feuilles sur notre lit chaque matin durant deux semaines, on découragera Minet d’y retourner (garanti!), et ce, même lorsque les feuilles d’aluminium n’y seront plus.

Conseil de pro no 2: enseigner à Fido à apprécier son propre lit

On attire Fido dans son lit au moyen de friandises. On ne lui offre la gâterie que lorsque ses quatre pattes sont dans son lit. On répète l’exercice à plusieurs reprises chaque jour. On y dépose aussi des friandises lorsqu’il n’y est pas afin qu’il soit agréablement surpris lorsqu’il y retournera. En quelque temps, son lit deviendra un lieu privilégié, et il y dormira de son propre chef!

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Portrait de ces virus émergents qui nous menacent


Les maladies comme le Sida, le SRAS, Ebola et autre ont des points communs pour leur progression d’un endroit isolée a une épidémie voir une pandémie
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Portrait de ces virus émergents qui nous menacent

 

Le virux Ebola a fait plus de 1000 morts en Afrique de l’Ouest.

Photo Reuters

PARIS – Sida, SRAS, H1N1, Ebola: régulièrement surgit la menace d’un nouveau virus, favorisé par la pression démographique, l’évolution des modes de vie ou le réchauffement climatique.

«Les maladies virales émergentes sont en augmentation, essentiellement en raison de la densité et de la mobilité des populations», résume Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur à Paris.

Même constat pour le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence française de recherche sur le sida qui souligne que les virus émergents «arrivent essentiellement des pays du sud soit d’Asie, soit d’Afrique» et que leur propagation dans le reste du monde est grandement facilitée par les voyages en avion.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 154 nouvelles maladies virales ont été découvertes entre 1940 et 2004 dont les trois-quarts sont des infections transmises de l’animal à l’homme (ou zoonoses) comme dans le cas du virus du sida: transmis à l’homme au début du 20e siècle par des chimpanzés en Afrique, il a été à l’origine de l’une des épidémies les plus meurtrières des cinquante dernières années, avec près de 40 millions de morts.

Les maladies émergentes peuvent également être causées par des «mutations ou des recombinaisons virales» observées notamment dans les virus de la grippe.

Un virus peut enfin «émerger» dans une région où il était jusque là totalement absent, parce que des malades ou des animaux ont traversé des frontières et touché des populations non immunisées, devenant du même coup plus virulent: le meilleur exemple reste celui du virus du Nil occidental, transmis par des moustiques.

Isolé en 1937 en Ouganda, puis signalé au Moyen Orient dans les années 50, il a été introduit en 1999 en Amérique du nord où il s’est rapidement propagé et a fait des centaines de victimes, généralement des suites d’une méningite ou d’une encéphalite.

Mais avant de s’attaquer à l’homme, les virus peuvent rester très longtemps confinés dans un réservoir animal, en général des oiseaux sauvages ou des chauves-souris, relève le Dr Fontanet.

Pour aller au delà, ils ont besoin d’«hôtes intermédiaires» plus proches de l’homme comme le porc, la volaille ou des moustiques, et de conditions favorables.

La grippe aviaire H5N1 est ainsi apparue dans le sud de la Chine, dans des zones fortement peuplées et à forte densité d’élevage de poulets.

Le coronavirus à l’origine du SRAS (ou syndrome respiratoire aigu sévère) qui a provoqué une grave crise sanitaire mondiale en 2003 et fait près de 800 morts principalement en Asie, a pu migrer de la chauve-souris vers l’homme grâce à des civettes sauvages élevées pour fournir des restaurants de Canton.

Réchauffement climatique

La déforestation conduit à rapprocher les animaux sauvages des zones habitées tandis que le réchauffement climatique favorise la multiplication des moustiques dans des régions où ils étaient inconnus jusqu’alors.

C’est notamment le cas des virus de la dengue et du chikungunya véhiculés par deux moustiques, dont le moustique-tigre (ou Aedus albopictus), longtemps cantonné à l’Asie du sud-est, mais qui est désormais implanté sur le continent américain et dans une partie de l’Europe.

Pour le Dr Fontanet, toutes les conditions sont réunies pour le chikungunya, un virus apparu d’abord en Afrique de l’Est et en Inde, et qui frappe désormais les Caraïbes, se propage à l’avenir dans tout le continent américain.

Quant au virus Ebola, découvert en 1976 lors de deux flambées simultanées au Soudan et en République démocratique du Congo (ex-Zaire), il n’inquiétait pas exagérément les spécialistes jusqu’à l’épidémie actuelle.

«Autrefois, l’infection était limitée à quelques villages et il y avait une telle mortalité que le virus s’épuisait et que l’épidémie s’arrêtait d’elle-même», rappelle le Pr Delfraissy.

En touchant les villes de plusieurs pays de l’Ouest de l’Afrique, le virus est devenu une menace pour les populations concernées, confrontés à des systèmes de santé très défaillants, alors même qu’il ne se transmet que par contact direct avec des personnes infectées et non par voie respiratoire, comme ce fut le cas pour le SRAS.

Selon les experts, Ebola a de ce fait peu de chances de s’étendre facilement à d’autres régions du monde.

«En y mettant les moyens et notamment en isolant les malades, l’épidémie devrait pouvoir être contenue dans les 3 à 6 mois», estime le Dr Fontanet.

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Quand préserver la biodiversité permet de protéger notre santé


Une bonne raison de prendre conscience de l’importance de la faune et la flore pour l’être humain. Cette fois-ci c’est sur le côté médicale qu’on s’est intéressé de l’interaction entre la nature et l’être humain … que ce soit en vue de trouver de nouveaux traitements, un bouc-émissaire contre les épidémies (qui souvent sont causé par les animaux domestiques)  sans parler du bienfait psychologique même si ce n’est que voir un peu de verdure pendant une hospitalisation
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Quand préserver la biodiversité permet de protéger notre santé

 

En Louisiane, la subsistance d'espèces sauvages d'oiseaux a... (Photo TOM RUETHAI/Shutterstock.com)

En Louisiane, la subsistance d’espèces sauvages d’oiseaux a permis de limiter la propagation de la fièvre du Nil.

PHOTO TOM RUETHAI/SHUTTERSTOCK.COM

Agence France-Presse
Paris

Barrière contre les épidémies, source de précieux médicaments et aide psychologique pour les malades ou même les bien portants: la diversité de la nature est la meilleure garante de notre santé, clament des médecins, vétérinaires et chercheurs dans un ouvrage qui paraît vendredi.

« Aujourd’hui, on associe trop souvent la faune sauvage à des maladies comme le chikungunya, le paludisme ou la grippe aviaire. Pourtant, c’est en détruisant les écosystèmes, en perturbant le fonctionnement du vivant, en diminuant la biodiversité que nous mettons notre santé en danger », estiment les auteurs de cet ouvrage collectif initié par les associations Santé environnement France (Asef) et Humanité et Biodiversité.

La diversité des espèces, en net déclin à l’échelle mondiale, est ainsi un « moteur puissant contre le développement des épidémies », affirmait cette semaine Benjamin Roche, chercheur en épidémiologie à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), en présentant le livre au ministère de la Santé.

À première vue, un appauvrissement du nombre d’espèces pourrait sembler bénéfique à la santé humaine en réduisant le nombre d’agents pathogènes d’origine animale. Or cela semble au contraire accroître le risque de transmission, dit ce chercheur.

Il cite le cas de la fièvre du Nil occidental, pathologie qui cause 600 décès par an aux États-Unis: les comtés de Louisiane possédant la plus forte densité en oiseaux sauvages sont ceux où on observe le moins de cas humains.

« Les animaux sauvages sont souvent pris pour des boucs-émissaires », estime le vétérinaire Michel Gauthier-Clerc, directeur de recherche à la fondation Tour du Valat, pour qui la peur de la faune sauvage, héritée des pestes du passé, n’est aujourd’hui pas fondée sur le plan sanitaire.

Aujourd’hui, « moins de 2% des maladies infectieuses en France peuvent être attribuées à des zoonoses », c’est-à-dire aux maladies transmissibles des animaux aux hommes, confirme Gilles Pipien, codirecteur de l’ouvrage.

Comme la grippe aviaire, les plus grandes zoonoses proviennent aujourd’hui des animaux domestiques, souvent en lien avec « des pratiques d’élevage industrialisées et mondialisées », relèvent les auteurs.

Bon contre le stress

La nature reste par ailleurs une précieuse mais fragile pourvoyeuse de médicaments, telle l’azidothymidine (AZT), un traitement anti-sida provenant d’une éponge de coraux des Caraïbes aujourd’hui en danger.

Une bonne raison d’en prendre soin, insiste M. Pipien, qui raconte par exemple que la découverte dans les années 80 en Australie d’une grenouille particulière élevant ses nouveau-nés dans son estomac avait ouvert des perspectives pour un éventuel médicament contre les ulcères. Mais quand les chercheurs retournèrent sur place pour en savoir plus, la forêt avait été détruite et la fameuse grenouille éradiquée.

D’autres coups de pouce thérapeutiques de la nature sont plus discrets mais tout aussi utiles, en réduisant le stress ou en aidant les malades atteints d’Alzheimer à retrouver la notion du temps avec l’évolution des saisons, explique le Dr Thérèse Rivasseaux-Jonveaux, neurologue au CHU de Nancy.

Selon cette spécialiste, des études ont par exemple montré que, après une opération, « les patients prenaient moins d’antalgiques et restaient moins longtemps en soins intensifs » lorsqu’ils pouvaient voir un espace vert de leur chambre d’hôpital.

Autant de liens entre biodiversité et santé qui font dire à Marie-Christine Favrot, adjointe du directeur général de la santé (DGS), que « préserver la biodiversité fait partie intégrante des actions de promotion de la santé ».

Encore faut-il, relève le cardiologue Pierre Souvet, président de l’Asef, « une vraie formation des médecins sur ces sujets ».

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