Pour appâter les coléoptères mâles, ce champignon transforme les femelles en zombies


Une espèce de coléoptère en Amérique du Nord se nourrit du nectar des fleurs, ces fleurs sont parasité par un champignon qui rend zombie l’insecte, si c’est une femelle, elle est condamnée dans une position de parade nuptiale pour attirer un mâle qui sera à son tour parasité par le champignon .. C’est glauque !
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Pour appâter les coléoptères mâles, ce champignon transforme les femelles en zombies

Chauliognathus pensylvanicus

Ce coléoptère de l’espèce Chauliognathus pensylvanicus a été infecté par un champignon entomopathogène.

FLICKR/COTINIS

Le coléoptère cantharide, qui se nourrit de nectar, subit un parasitisme fongique des plus violents : un champignon présent sur certaines fleurs le tue et l’immobilise, ce qui en fait un appât pour contaminer les insectes mâles.

PARASITISME. Le monde animal relève parfois du musée des horreurs. En témoigne cet étrange cas de parasitisme fongique, découvert par des chercheurs de l’université d’Arkansas et de Cornell aux États-Unis, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Journal of Invertebrate Pathology. Imaginez plutôt le tableau : la variété de champignon entomopathogène (c’est à dire, parasitant les insectes ou arthropodes au sens large) Eryniopsis lampyridarum transforme les coléoptères Chauliognathus pensylvanicus (ou cantharide de Pennsylvanie) en zombies. Et ce n’est pas le fin mot de l’histoire : les insectes femelles piégés sont figés dans une position de parade nuptiale, ce qui attire les mâles … qui se font infecter à leur tour en tentant de les courtiser.

Des insectes morts figés en appâts macabres

Chauliognathus pensylvanicus est une espèce de coléoptère endémique à l’Amérique du nord, qui se nourrit principalement de fleurs. Mais pas de chance : ce sont justement les variétés de fleurs dont il se repaît qui sont colonisées par le champignon Eryniopsis lampyridarum. Son mode d’action est pour le moins macabre : il contamine l’insecte lorsque celui se nourrit des fleurs parasitées (par exemple, de l’Eupatorium perfoliatum, de la verge d’or du Canada – Solidago canadensis – ou encore de l’aster poilu – Symphyotrichum pilosum).

ZOMBIES. Tel qu’observé par les entomologues, le mode d’action du champignon est des plus macabres : les mandibules du coléoptère se referment sur la fleur tandis qu’il meurt doucement, de façon à y rester accroché. Pour couronner le tout le tout, l’entomopathogène provoque un autre effet à retardement : un jour après contamination, les ailes du cantharide s’ouvrent, comme s’il était bien vivant et prêt à s’envoler. Si l’appât est un insecte femelle, il a de quoi leurrer les cantharides mâles, qui viennent s’y précipiter, confondant le signal avec un appel nuptial… et finissant à leur tour colonisés par le champignon mortel.

Ce scénario parasitique n’a pas à pâlir face aux films de série B, mais la communauté scientifique comprend encore assez mal comment le champignon agit sur sa proie aux différents stades de l’infection : par exemple, les mécanismes qui figent les mandibules, ou encore la façon dont germent les spores sur l’insecte. Vous trouviez le mode de reproduction d’Alien répugnant ? Bienvenue dans le monde réel, ou la réalité dépasse souvent la fiction.

Image extraite de la publication / Crédits : Steinkraus et al.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai


Au début de janvier, j’ai parlé « Les zombies ne mettraient que 100 jours pour anéantir l’humanité «  qui était un plan en cas d’épidémies d’une maladie épidémique et très virulente. Maintenant, c’est l’armée qui aurait un plan pour sauver l’humanité des morts-vivants. Pourquoi faire une planification militaire sur une invasion de zombies, simplement que prendre un exemple d’un pays, pourrait être préjudiciable.
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Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai

 

REUTERS/Mike Blake

REUTERS/Mike Blake

Tout ce qu’il faut savoir sur la stratégie de défense de l’armée américaine pour protéger l’humanité des morts-vivants.

L’armée est depuis toujours l’organe du gouvernement américain qui a réponse à tout, constamment prête à parer à toute éventualité et capable de sortir au débotté un projet en réaction à presque n’importe quel événement, aussi inopiné soit-il. Les Russes ont lancé des missiles nucléaires et il vous faut une solution? On a ça. Un ambassadeur américain a été kidnappé par des narcotrafiquants? Pas de problème, on sait quoi faire. Il vous faut une stratégie détaillée pour survivre à une invasion de morts-vivants? Eh bien ça aussi, c’est prévu.

Aussi incroyable que cela paraisse, le département américain de la Défense a prévu l’éventualité d’une attaque de zombies et le cas où les forces armées devraient éliminer des créatures avides de chair humaine afin de «préserver le caractère sacré de la vie humaine (…) des humains non-zombies.»

Au fin fond du réseau informatique secret de l’armée se dissimule un document non classifié que s’est procuré Foreign Policy, appelé «CONOP 8888.» Il s’agit d’un plan de survie à une attaque de zombies, un manuel d’instructions pour les cerveaux militaires chargés d’isoler la menace représentée par un véritable catalogue de morts-vivants—des poules-zombies aux zombies végétariens en passant par les «zombies magiques maléfiques»–afin de les détruire.

«Ce plan établit l’attribution des missions dans le cadre d’une planification de mesures d’urgences fictives afin de permettre au centre de commandement stratégique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaustif de lancement d’opérations militaires visant à préserver les humains «non-zombies» des menaces posées par une horde de zombies», explique le résumé du plan CONOP 8888. «Parce que les zombies représentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de commandement stratégique) sera préparé à préserver le caractère sacré de la vie humaine et à conduire des opérations d’aide à toute population humaine—y compris à des adversaires traditionnels.»

L’opération CONOP 8888, également appelée «Counter-Zombie Dominance» et datée du 30 avril 2011, n’est absolument pas une blague, même si, évidemment, elle prête à rire

 Comme le soulignent ses auteurs dans la section «Avertissement» du document, «ce plan n’est pas du tout une plaisanterie.»

En 2009 et 2010, les planificateurs militaires affectés au centre de commandement des États-Unis, le U.S. Strategic Command, d’Omaha, dans le Nebraska, cherchaient à imaginer un document original organisant la protection des citoyens dans l’éventualité d’une attaque de quelque nature que ce soit. Les officiers décidèrent que les zombies leur serviraient de muses.

«Les planificateurs … savaient que les exemples d’entraînements utilisés dans ces plans doivent prendre en compte les répercussions politiques qui surviennent lorsque le public croit à tort qu’un scénario fictif est un vrai plan d’action» écrivent les auteurs, qui ajoutent: «Plutôt que de prendre un tel risque en ayant recours, pour former nos troupes d’appoint, aux scénarios fictifs «Tunisie» ou «Nigeria» utilisés à la (Joint Combined Warfighting School), nous avons choisi un scénario totalement impossible que personne ne pourrait prendre par erreur pour un véritable plan.»

Le capitaine de vaisseau Pamela Kunze, porte-parole du centre de commandement stratégique, tout en reconnaissant l’existence de ce document sur un «site Internet sécurisé», s’est efforcée de nous expliquer que le guide de survie aux zombies n’était qu’une idée très créative conçue à des fins d’entraînement.

«Le document est identifié comme un outil d’entraînement utilisé dans le cadre d’un exercice de formation interne dans lequel les étudiants apprennent les concepts de base de la planification militaire et le développement des ordres grâce à un scénario fictif destiné à l’entraînement» écrit-elle dans un mail. «Ce document n’est pas un plan de l’U.S. Strategic Command.»

Ce n’est pas la première fois que les zombies servent d’inspiration aux formateurs ou au public américain. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déjà élaboré toute une campagne de sensibilisation destinée aux situations d’urgence impliquant des zombies.

«Équipez-vous, soyez prévoyant, soyez prêt» recommande une affiche du CDC sous l’image d’une femme au yeux morts regardant par-dessus une couverture.

Mais il semble que l’armée en ait eu l’idée la première. Et évidemment, si jamais il y avait une invasion de zombies, elle a un plan.

CONOP 8888 est conçu pour «établir et maintenir une situation de vigilance et de défense visant à protéger l’humanité des zombies» à en croire son objectif, et, «si nécessaire, conduire des opérations qui, si elles sont exécutées, éradiqueront la menace que posent les zombies à la sécurité humaine.»

Enfin, le plan fournit des conseils pour «aider les autorités civiles à maintenir la loi et l’ordre et à restaurer les services de base pendant et après une attaque de zombies.»

Le «scénario le plus menaçant», selon le plan, décrit une situation plutôt sinistre: celle d’une attaque de zombies lors de laquelle il y aurait un très haut niveau de «transmissibilité», un tas de zombies qui mangeraient un tas de gens, des zombies qui infecteraient des humains à grande vitesse, peu ou pas d’immunité et peu de contre-mesures efficaces.

Sous le titre «Résumé de la menace zombie», le document souligne les différentes sortes d’adversaires zombies susceptibles de surgir lors d’une attaque de ce genre. Il s’agit non seulement de zombies végétariens («formes de vie zombies issues d’une cause quelconque mais ne présentant aucune menace directe pour les humains car elles ne mangent que des plantes»), des zombies magiques maléfiques («formes de vie zombies créées par des expériences occultes dans le cadre de ce qu’on pourrait également appeler “magie maléfique”»), et puis des poules-zombies.

«Aussi ridicule que cela puisse paraître, c’est en réalité le seul type de zombie qui existe vraiment» explique le plan.

Les «CZ» (pour chicken zombies) apparaissent lorsque de vieilles poules devenues incapables de pondre sont euthanasiées au monoxyde de carbone puis enterrées par leurs éleveurs, et qu’elles parviennent à remonter à la surface en creusant avec leurs griffes.

«Les CZ sont absolument terrifiantes à voir mais le seul risque qu’elles présentent est celui de convertir les gens au végétarisme en protestation à la cruauté envers les animaux» observe CONOP 8888.

L’inventaire des morts-vivants comprend également des zombies venus de l’espace, ceux délibérément créés par des ingénieurs en biotechnologie jouant à Frankenstein et des humains infectés par un agent pathogène qui les transforme en zombies.

Le plan passe en revue de façon exhaustive les diverses phases nécessaires pour sauver le monde du règne des zombies et utilise un vocabulaire évoquant celui d’une campagne contre-insurrectionnelle:

de «mettre en forme» à «dissuader», « prendre l’initiative», « dominer» puis «stabiliser» pour, enfin, dans la phase finale où il s’agit de gagner les confiances, «restaurer l’autorité civile

Cette dernière étape comprend la directive suivante:

«se préparer au redéploiement des forces pour attaquer les poches de zombies survivants.»

Enfin, «selon les ordres de POTUS et SECDEF acronymes utilisés par l’armée pour désigner le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense,

«apporter un soutien aux agences fédérales, d’État et tribales afin de restaurer les services de base dans les zones sinistrées par les zombies

Si le mantra de l’armée est «soyez prêt», alors rédiger un guide de survie à une invasion de zombies—même uniquement dans le cadre d’un exercice imaginatif—répond à une certaine logique.

«J’espère juste que nous avons investi le même niveau de rigueur intellectuelle en cas de risque d’éclosion d’œuf de dragon», raille un fonctionnaire de la Défense.

Gordon Lubold

Traduit par Bérengère Viennot

http://www.slate.fr/

Les zombies ne mettraient que 100 jours pour anéantir l’humanité


Cela parait un peu bizarre d’étudier les risques propagation des morts-vivants. En fait, ce n’est pas vraiment le fait que les sujets soient des zombies, mais plutôt pour les possibilités d’un virus qui aurait des résultats pires que la peste noire au 14e siècle
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Les zombies ne mettraient que 100 jours pour anéantir l’humanité

 

Par Nathalie Mayer, Futura

Publié le 09/01/2017

Un modèle mathématique nous révèle aujourd’hui que des zombies seraient capables de faire disparaître l’humanité en seulement 100 jours. Mais une riposte des vivants pourrait en venir à bout après de nombreuses années de lutte. L’étude n’est pas fantaisiste et utilise des outils clés pour prédire l’extension d’une épidémie.

Dans la série à succès The Walking Dead, des êtres humains tentent de survivre à une épidémie qui a transformé la quasi-totalité de la population en morts-vivants. Et ils y parviennent… tant bien que mal. Pas très réaliste, répond une étude menée par des étudiants de l’université de Leicester (Royaume-Uni). Selon eux, il ne faudrait guère plus d’une centaine de jours à une horde de zombies pour anéantir l’humanité.

Si le sujet peut faire sourire, l’étude n’en reste pas moins très sérieuse. Car elle repose sur une application du modèle SIR, un modèle mathématique utilisé pour étudier la propagation des épidémies. C’est en effet par le biais d’un virus que les hommes sont susceptibles d’être transformés en zombies.

Le parallèle entre une invasion de zombies et une épidémie mortelle est régulièrement fait par des organismes très sérieux, tels The Lancet, un journal médical britannique, ou encore le Centre de contrôle et de prévention des maladies d’outre-Manche. Objectif : se préparer à la survenue de pandémie bien réelle. © Ahmadreza89, Pixabay, CC0 Public Domain

Le parallèle entre une invasion de zombies et une épidémie mortelle est régulièrement fait par des organismes très sérieux, tels The Lancet, un journal médical britannique, ou encore le Centre de contrôle et de prévention des maladies d’outre-Manche. Objectif : se préparer à la survenue de pandémie bien réelle. © Ahmadreza89, Pixabay, CC0 Public Domain

Les vivants finalement plus forts que les morts-vivants ?

Les étudiants de Leicester sont partis d’un seul humain infecté. Ils ont ensuite estimé que chaque zombie pourrait survivre quelque 20 jours et aurait 90 % de chances d’infecter un autre humain par jour. Ce qui, ils le reconnaissent, rendrait le virus zombie deux fois plus virulent que celui de la peste noire qui a dévasté l’Europe au 14e siècle. En seulement 20 jours, la planète se trouverait en situation de pandémie. Et après une centaine de jours, on ne compterait plus que 181 êtres humains encore vivants.

Dans un scénario plus optimiste, les étudiants britanniques ont accordé à l’humanité quelques capacités de réaction. Ils ont estimé que chaque être vivant aurait 10 % de chance de tuer un zombie par jour. Et ils ont compté sur la fécondité de l’espèce humaine. Résultat : même en accordant une espérance de « vie » d’un an aux morts-vivants, il suffirait à l’humanité de 10.000 jours pour reprendre le dessus, soit, tout de même, 27 ans.

http://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies.


C’est très sérieux ! Il semble que ce document, si j’ai bien compris, est pour l’entraînement des situations d’urgences extraordinaires. Ce choix fictif a pour le but de ne pas créer des incidents sur le plan politique et que le public croient à tort une situation fictive.
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Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies.

 

REUTERS/Mike Blake

REUTERS/Mike Blake

Tout ce qu’il faut savoir sur la stratégie de défense de l’armée américaine pour protéger l’humanité des morts-vivants.

L’armée est depuis toujours l’organe du gouvernement américain qui a réponse à tout, constamment prête à parer à toute éventualité et capable de sortir au débotté un projet en réaction à presque n’importe quel événement, aussi inopiné soit-il. Les Russes ont lancé des missiles nucléaires et il vous faut une solution? On a ça. Un ambassadeur américain a été kidnappé par des narcotrafiquants? Pas de problème, on sait quoi faire. Il vous faut une stratégie détaillée pour survivre à une invasion de morts-vivants? Eh bien ça aussi, c’est prévu.

Aussi incroyable que cela paraisse, le département américain de la Défense a prévu l’éventualité d’une attaque de zombies et le cas où les forces armées devraient éliminer des créatures avides de chair humaine afin de «préserver le caractère sacré de la vie humaine (…) des humains non-zombies

Au fin fond du réseau informatique secret de l’armée se dissimule un document non classifié que s’est procuré Foreign Policy, appelé «CONOP 8888.» Il s’agit d’un plan de survie à une attaque de zombies, un manuel d’instructions pour les cerveaux militaires chargés d’isoler la menace représentée par un véritable catalogue de morts-vivants—des poules-zombies aux zombies végétariens en passant par les «zombies magiques maléfiques»–afin de les détruire.

«Ce plan établit l’attribution des missions dans le cadre d’une planification de mesures d’urgences fictives afin de permettre au centre de commandement stratégique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaustif de lancement d’opérations militaires visant à préserver les humains «non-zombies» des menaces posées par une horde de zombies», explique le résumé du plan CONOP 8888. «Parce que les zombies représentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de commandement stratégique) sera préparé à préserver le caractère sacré de la vie humaine et à conduire des opérations d’aide à toute population humaine—y compris à des adversaires traditionnels.»

L’opération CONOP 8888, également appelée «Counter-Zombie Dominance» et datée du 30 avril 2011, n’est absolument pas une blague, même si, évidemment, elle prête à rire. Comme le soulignent ses auteurs dans la section «Avertissement» du document, «ce plan n’est pas du tout une plaisanterie.»

En 2009 et 2010, les planificateurs militaires affectés au centre de commandement des États-Unis, le U.S. Strategic Command, d’Omaha, dans le Nebraska, cherchaient à imaginer un document original organisant la protection des citoyens dans l’éventualité d’une attaque de quelque nature que ce soit. Les officiers décidèrent que les zombies leur serviraient de muses.

«Les planificateurs … savaient que les exemples d’entraînements utilisés dans ces plans doivent prendre en compte les répercussions politiques qui surviennent lorsque le public croit à tort qu’un scénario fictif est un vrai plan d’action» écrivent les auteurs, qui ajoutent: «Plutôt que de prendre un tel risque en ayant recours, pour former nos troupes d’appoint, aux scénarios fictifs «Tunisie» ou «Nigeria» utilisés à la (Joint Combined Warfighting School), nous avons choisi un scénario totalement impossible que personne ne pourrait prendre par erreur pour un véritable plan.»

Le capitaine de vaisseau Pamela Kunze, porte-parole du centre de commandement stratégique, tout en reconnaissant l’existence de ce document sur un «site Internet sécurisé», s’est efforcée de nous expliquer que le guide de survie aux zombies n’était qu’une idée très créative conçue à des fins d’entraînement.

«Le document est identifié comme un outil d’entraînement utilisé dans le cadre d’un exercice de formation interne dans lequel les étudiants apprennent les concepts de base de la planification militaire et le développement des ordres grâce à un scénario fictif destiné à l’entraînement» écrit-elle dans un mail. «Ce document n’est pas un plan de l’U.S. Strategic Command.»

Ce n’est pas la première fois que les zombies servent d’inspiration aux formateurs ou au public américain. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déjà élaboré toute une campagne de sensibilisation destinée aux situations d’urgence impliquant des zombies. «Équipez-vous, soyez prévoyant, soyez prêt» recommande uneaffiche du CDC sous l’image d’une femme au yeux morts regardant par-dessus une couverture.

Mais il semble que l’armée en ait eu l’idée la première. Et évidemment, si jamais il y avait une invasion de zombies, elle a un plan.

CONOP 8888 est conçu pour «établir et maintenir une situation de vigilance et de défense visant à protéger l’humanité des zombies» à en croire son objectif, et, «si nécessaire, conduire des opérations qui, si elles sont exécutées, éradiqueront la menace que posent les zombies à la sécurité humaine.» Enfin, le plan fournit des conseils pour «aider les autorités civiles à maintenir la loi et l’ordre et à restaurer les services de base pendant et après une attaque de zombies.»

Le «scénario le plus menaçant», selon le plan, décrit une situation plutôt sinistre: celle d’une attaque de zombies lors de laquelle il y aurait un très haut niveau de «transmissibilité», un tas de zombies qui mangeraient un tas de gens, des zombies qui infecteraient des humains à grande vitesse, peu ou pas d’immunité et peu de contre-mesures efficaces.

Sous le titre «Résumé de la menace zombie», le document souligne les différentes sortes d’adversaires zombies susceptibles de surgir lors d’une attaque de ce genre. Il s’agit non seulement de zombies végétariens («formes de vie zombies issues d’une cause quelconque mais ne présentant aucune menace directe pour les humains car elles ne mangent que des plantes»), des zombies magiques maléfiques («formes de vie zombies créées par des expériences occultes dans le cadre de ce qu’on pourrait également appeler “magie maléfique”»), et puis des poules-zombies.

«Aussi ridicule que cela puisse paraître, c’est en réalité le seul type de zombie qui existe vraiment» explique le plan.

Les «CZ» (pour chicken zombies) apparaissent lorsque de vieilles poules devenues incapables de pondre sont euthanasiées au monoxyde de carbone puis enterrées par leurs éleveurs, et qu’elles parviennent à remonter à la surface en creusant avec leurs griffes.

«Les CZ sont absolument terrifiantes à voir mais le seul risque qu’elles présentent est celui de convertir les gens au végétarisme en protestation à la cruauté envers les animaux» observe CONOP 8888.

L’inventaire des morts-vivants comprend également des zombies venus de l’espace, ceux délibérément créés par des ingénieurs en biotechnologie jouant à Frankenstein et des humains infectés par un agent pathogène qui les transforme en zombies.

Le plan passe en revue de façon exhaustive les diverses phases nécessaires pour sauver le monde du règne des zombies et utilise un vocabulaire évoquant celui d’une campagne contre-insurrectionnelle: de «mettre en forme» à «dissuader», « prendre l’initiative», « dominer» puis «stabiliser» pour, enfin, dans la phase finale où il s’agit de gagner les confiances, «restaurer l’autorité civile Cette dernière étape comprend la directive suivante: «se préparer au redéploiement des forces pour attaquer les poches de zombies survivants.»

Enfin, «selon les ordres de POTUS et SECDEF,» acronymes utilisés par l’armée pour désigner le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense, «apporter un soutien aux agences fédérales, d’État et tribales afin de restaurer les services de base dans les zones sinistrées par les zombies.»

Si le mantra de l’armée est «soyez prêt», alors rédiger un guide de survie à une invasion de zombies—même uniquement dans le cadre d’un exercice imaginatif—répond à une certaine logique.

«J’espère juste que nous avons investi le même niveau de rigueur intellectuelle en cas de risque d’éclosion d’œuf de dragon», raille un fonctionnaire de la Défense.

Gordon Lubold

Traduit par Bérengère Viennot

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Un parasite qui rend les abeilles zombies présent au Canada


Comme si les abeilles n’avaient pas assez de problèmes comme ça, voilà qu’un parasite fait son entrée et met en danger ces petites bestioles
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Un parasite qui rend les abeilles zombies présent au Canada

 

Apocephalus borealis

Un ver sort d’une abeille parasitée par Apocephalus borealis.    PHOTO : JOHN HAFERNIK

Des abeilles mellifères près de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, sont mortes après avoir été parasitées par le ver de la mouche Apocephalus borealis. Il s’agit du premier cas au Canada répertoriant la présence de cet organisme sur les abeilles productrices de miel.

Le parasite est transmis par une petite mouche, appelée phoridé, qui grimpe sur l’abdomen de l’abeille, la pique avec un organe de ponte et y dépose des œufs qui se transformeront plus tard en asticots. Ces derniers s’alimentent ensuite de l’intérieur de l’abeille jusqu’à ce que mort s’ensuive.

L’asticot, qui est présent de l’Alaska au sud des États-Unis, était connu pour s’en prendre aux guêpes et aux bourdons, selon le professeur de biologie de l’Université d’État de San Francisco, John Hafernik. Toutefois, la découverte de sa présence sur des abeilles est assez récente et remonte à la dernière décennie.

Une apicultrice de C.-B. repère le parasite

L’apicultrice, Sarah Wallbank, a découvert la présence du parasite sur ses abeilles. Elle raconte avoir installé une ruche sur sa terrasse en avril dernier, mais remarqué en juillet le comportement étrange des insectes. Les abeilles sortaient la nuit, au moment où elles dorment généralement dans leur ruche, et se cognaient de manière répétitive sur la lumière à l’extérieur de la maison.

« Ces abeilles étaient tellement frénétiques. C’était comme si quelqu’un tapait ses doigts de manière stressée sur un bureau. Tap, tap, tap, tap, tap », explique-t-elle.

Elle ajoute que les abeilles sont finalement tombées au sol et sont mortes plus tard.

C’est juste la chose la plus triste et étrange. Sarah Wallbank, apicultrice

L’insulaire a par la suite effectué une recherche sur Internet et est tombée sur le site ZomBee Watch, qui donne notamment de l’information pour identifier les abeilles infectées et auquel participe John Hafernik de l’Université d’État de San Francisco.

Selon les recommandations données sur le site, Mme Wallbank a amassé les abeilles mortes, pris une série de photos de celles-ci et les a soumises en ligne. Un peu plus tard, elle a reçu la confirmation selon laquelle les abeilles étaient infectées.

Elle dit être contente d’avoir pu aider les scientifiques à retracer des abeilles touchées au Canada.

« Mais c’est décevant de constater qu’il y a un autre prédateur qui s’en prend aux abeilles », avance-t-elle aussi.

http://ici.radio-canada.ca/

Des lacs en guerre contre une « plante zombie »


Une plante, invasive venant d’Europe, probablement par la voie des eaux envahissent les lacs du Québec. Sa nourriture la pollution, et si elle est tranché par un moteur de bateau, elle se refait une beauté. Il sera difficile de s’en débarrasser
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Des lacs en guerre contre une « plante zombie »

 

Le myriophylle à épi crée des boutures lorsqu'il est... (Photo François Roy, La Presse)

Le myriophylle à épi crée des boutures lorsqu’il est sectionné, ce qui lui permet de proliférer à grande vitesse, et à terme de déloger les plantes aquatiques indigènes, créant de vastes plaques vertes à la surface des lacs.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

TRISTAN PÉLOQUIN
La Presse

C’est un monstre aquatique vert qui se nourrit de la pollution et qui se multiplie chaque fois qu’il est coupé par une hélice de bateau ou même un innocent coup de pagaie. Pour s’en débarrasser, des municipalités québécoises investissent en ce moment des centaines de milliers de dollars dans des technologies expérimentales dont l’efficacité est mise en doute par les scientifiques. Le nom de la bête : le myriophylle à épi.

« On se bat contre quelque chose qui est équipé pour survivre », dit le biologiste Sébastien Duchesne, dont l’organisme tente d’éradiquer la prolifération de cette plante exotique envahissante dans le lac à la Tortue, à Shawinigan

La solution retenue par la Ville pour lutter contre le myriophylle : installer 30 000 mètres carrés de tapis de jute – la toile des « poches de patates » – au fond du lac.

Dans les Laurentides, au lac Quenouille, près de Val-des-Lacs, une centaine de propriétaires riverains s’apprêtent aussi à débourser près de 100 000 $ pour installer des kilomètres de jute au fond du lac.

« Il y a quatre ou cinq ans, il n’y avait qu’une centaine de tiges de myriophylle dans le lac. Aujourd’hui, on retrouve la plante sur une superficie de 50 000 mètres carrés. Ça se propage à une vitesse hallucinante. » – Benoît Huet, président de l’Association des propriétaires du lac Quenouille

« Ça monte au nord. Et ce n’est que le début », affirme la directrice du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes, Hélène Godmaire, qui a étudié la prolifération de cette plante dans le fleuve Saint-Laurent il y a quelques années.

« Ça défait le décor et ça ne sent pas bon », commente la biologiste.

La plante crée aussi un environnement parfait pour la prolifération des larves responsables de la dermatite du baigneur, une affection de la peau provoquant des démangeaisons et des plaques rouges.

INTRODUCTION ET PROLIFÉRATION

Arrivée d’Europe dans nos cours d’eau il y a une cinquantaine d’années, possiblement introduite par les eaux de ballast des navires transocéaniques, l’espèce envahissante s’implante très rapidement dans les lacs des Laurentides, de l’Outaouais et de l’Estrie en s’accrochant aux coques et aux remorques des petites embarcations que les plaisanciers déplacent d’un lac à l’autre. La plante crée des boutures lorsqu’elle est sectionnée, ce qui lui permet de proliférer à grande vitesse, et à terme de déloger les plantes aquatiques indigènes, créant de vastes plaques vertes à la surface des lacs.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques affirme que le myriophylle est présent dans toutes les régions du Québec, mais dit n’avoir aucune statistique à son sujet. Ses scientifiques ne s’entendent d’ailleurs pas sur la façon de combattre le myriophylle à épi.

Récemment, le Ministère a autorisé l’installation de deux aérateurs au lac Ludger, à Lantier, dans les Laurentides. Les deux machines, qui injectent de l’air dans les sédiments depuis une quinzaine de jours afin de les assainir, ont coûté 45 000 $ aux 840 résidants du village. Et pourtant, le Ministère affirme dans un avis que de tels aérateurs « ne sauraient être recommandés […] pour contrer l’envahissement du lit des lacs par les macrophytes [plantes visibles à l’oeil nu] ».

Mais c’est un peu à force de faire pression que le maire de Lantier, Richard Forget, a réussi à convaincre le Ministère de laisser sa ville essayer cette solution censée affamer les plantes en raréfiant les polluants dont elles se nourrissent dans les sédiments.

« Ç’a été l’enfer. Ça a pris deux ans de démarches pour obtenir les autorisations », soutient-il.

La Ville a notamment consenti à réaliser une étude scientifique afin d’établir si, oui ou non, les aérateurs étaient efficaces.

LA VALEUR DES MAISONS ÉCOPE

« Il a fallu qu’on se batte contre tout le monde, mais quand tu as un résidant qui a une maison de 2 millions au bord de l’eau qui te dit que le myriophylle fait baisser sa valeur marchande de 10 %, tu n’as pas le choix d’agir », dit le maire de la petite municipalité.

C’est justement là une partie du problème, croit le biologiste de l’Université Laval Claude Lavoie, qui offre des formations sur le myriophylle à épi.

« La clientèle touchée par le myriophylle est plus fortunée. Les gens qui habitent au bord de l’eau sont prêts à payer des sommes considérables pour éliminer la plante. Ça a fait apparaître beaucoup de vendeurs de solutions miracles et de gugusses technologiques », dit-il. 

Outre l’arrachage à la main par des plongeurs formés – une solution généralement très dispendieuse, qui doit être répétée tous les ans -, peu de solutions pour l’éliminer se sont révélées vraiment efficaces une fois qu’il s’est implanté.

« Quand le myriophylle prolifère, c’est généralement le symptôme d’un mal plus profond. Il s’étend particulièrement dans les lacs pollués. »– Claude Lavoie, biologiste

« Le myriophylle à épi, c’est une sorte de pied de nez à la population. C’est une plante qui a un rôle biologique. Elle n’est pas là par hasard », renchérit le biologiste Benoît Courteau, dont l’entreprise ÉcoIndustrielle se spécialise dans la valorisation d’algues envahissantes en Afrique. « Tant que nous ne changerons pas notre mode de vie et notre mode d’agriculture, elle sera là, et il faudra apprendre à vivre avec », croit-il.

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DECOUVERTE. Des centaines de gènes "zombies" se réactivent après la mort


C’est un constat et il faut encore du temps pour que ce soit officiel ou démenti, mais si cette découverte s’avère réelle, ces gènes sont probablement s’activerait probablement aussi chez l’être humain, et pourrait expliquer les cancers a ceux qui ont reçu des dons d’organes d’une personne décédée récemment. Cela pourrait aussi être un atout en médecine légale
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DECOUVERTE. Des centaines de gènes « zombies » se réactivent après la mort

 

Molécule ADN © Creative Commons

Molécule ADN © Creative Commons

Par Lise Loumé

 

Quelques jours après la mort, certains gènes s’activent chez la souris et le poisson zèbre. Une découverte aux implications potentielles pour les greffes d’organes, la médecine légale… De quoi redéfinir notre conception de la mort ?

 

« Est-ce que la mort signifie réellement la fin de l’existence ? »

C’est sur cette interrogation philosophique que la très sérieuse revue Science annonce la parution d’une étude déconcertante : elle montre que chez les souris et les poissons zèbres – deux modèles animaux phares de la recherche médicale – des gènes sont encore en activité quelques jours après la mort. Un constat à prendre avec prudence puisque l’étude n’a pas encore été soumise à une revue à comité de lecture : elle a été déposée sur le serveur de pré-publication BioRxiv. Mais selon ses auteurs, des chercheurs de l’Université de Washington (États-Unis), cette technique pourrait trouver des applications médicales majeures dans deux domaines distincts : la greffe d’organes et la médecine légale.

Des gènes de développement s’activent après la mort…

Initialement, Peter Noble et ses collègues de l’Université de Washington ont voulu tester leur nouvelle méthode mise au point pour calibrer les mesures de l’activité des gènes. Ils l’avaient déjà utilisée en 2014 pour analyser l’abondance de micro-organismes dans les organes humains après la mort. La technique consiste grosso modo en la mesure de la quantité d’ARN messager, que les gènes utilisent pour dire aux cellules de produire plus ou moins de protéines. Une hausse d’ARN messager signifie une plus grande activité des gènes. Les chercheurs ont procédé à des mesures dans le cerveau et le foie de 548 poissons zèbres et 515 souris.

« Dans un premier temps, les chercheurs ont supposé que les gènes s’éteindraient peu de temps après la mort, comme les pièces d’une voiture à court de carburant. Mais ils ont découvert qu’au contraire, l’activité de centaines de gènes s’accélérait dans les 24 heures suivant le décès de l’animal, chez les poissons certains gènes sont même restés actifs quatre jour après (deux jours chez les rongeurs)« , raconte Science.

Parmi ces gènes qui s’activent après la mort, nombreux sont ceux qui sont bénéfiques en cas d’urgence : ils stimulent l’inflammation, déclenchent le système immunitaire ou aident l’organisme à lutter contre le stress.D’autres ont un rôle plus surprenant.

« C’est incroyable de voir des gènes de développement s’activer après la mort », commente Peter Noble dans Science.

Des gènes qui servent à sculpter l’embryon mais qui ne sont pas nécessaires après la naissance. Pourquoi donc s’activeraient-ils ? Les auteurs avancent une hypothèse surprenante :

« les conditions cellulaires des cadavres « récents » ressemblent à celles des embryons »…

Autre constat étonnant : la hausse d’activité de plusieurs gènes favorisant le cancer après le décès.

« Ce résultat pourrait expliquer pourquoi les gens qui reçoivent des transplantations d’une personne décédée depuis peu ont un risque plus élevé de cancer », précise Peter Noble. 

Des gènes s’activent après la mort chez l’homme aussi

Car même si cette activité a seulement été observée chez des souris et des poissons zèbres pour l’instant, « il y a des indices indiquant que ces mêmes gènes sont également actifs pendant un certain temps chez les humains décédés », assurent les auteurs.

Une hypothèse pas si saugrenue que cela puisque une précédente étude a montré que quelques gènes, y compris ceux impliqués dans la contraction du cœur et la cicatrisation des plaies, étaient actifs plus de 12 heures après le décès chez des individus qui avaient succombé à des traumatismes multiples, une crise cardiaque ou une suffocation.

Dans un texte accompagnant l’étude et publié sur bioRxiv, les auteurs exposent une deuxième utilisation possible de leur méthode : fournir une estimation précise du moment de la mort de l’individu, cruciale pour des enquêtes criminelles. Une technique qui réjouit d’avance le médecin légiste David Carter de l’Université Chaminade d’Honolulu à Hawaï, qui n’a pas pris part à ses recherches.

« Elle a un grand potentiel pour faire aboutir nombre d’enquêtes criminelles », se réjouit-il auprès de Science. D’autres scientifiques partagent cet engouement pour ces travaux. « L’approche de l’équipe pourrait être utilisée comme un outil de diagnostic pour prédire la qualité d’une greffe », commente le biologiste moléculaire Ashim Malhotra de l’Université du Pacifique à Hillsboro.

En revanche, d’autres restent sceptiques quant à la fiabilité de la mesure utilisée pour l’ARN messager et expriment leurs doutes dans des commentaires sous l’article. Reste donc à savoir si cette étude passera le cap de la publication dans une revue scientifique…

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Êtes-vous en train de vous transformer en zombie?


Pendant la saison des fêtes, certains articles « scientifiques » en Angleterre sont douteux. Il semble pourtant avoir une approche scientifique sérieuse sur des sujets fantaisistes, mais faut dire, que l’Angleterre à des histoires qui dépassent l’imagination depuis des lustres
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Êtes-vous en train de vous transformer en zombie?

 

Un article du British Medical Journal décrit avec... (PHOTO THINKSTOCK)

Un article du British Medical Journal décrit avec un luxe de détails et une rigueur toute scientifique un processus de « zombification » dans un monde menacé par une « apocalypse » de morts-vivants.

PHOTO THINKSTOCK

Agence France-Presse
LONDRES

 

Démarche traînante, gémissements et envie de chair fraîche? Aïe… vous êtes vraisemblablement en train de vous transformer en zombie, met en garde la vénérable et très sérieuse revue British Medical Journal (BMJ).

Ce diagnostic pour le moins surprenant provient d’un article intitulé « Infections zombies : épidémiologie, traitement et prévention », publié dans la dernière édition du BMJ, et à prendre, évidemment, au second degré.

Signé par l’épidémiologiste Tara Smith, l’article décrit avec un luxe de détails et une rigueur toute scientifique un processus de « zombification » dans un monde menacé par une « apocalypse » de morts-vivants.

Le redoutable virus à l’origine de cette transformation, dit-elle, se transmet essentiellement en cas de morsure par une personne infectée, mais également, plus rarement, par piqûre d’insecte ou morsure d’animaux.

Les symptômes se développent ensuite sur une période allant de « quelques secondes à plusieurs heures ou jours ».

Les personnes infectées, explique Tara Smith, ont des « tendances agressives », un « goût prononcé pour la chair humaine », mais aussi « une démarche traînante » et une nette « propension à gémir », sans oublier un corps ayant une fâcheuse tendance à « pourrir »…

Tara Smith note également que « dans des cas rares, les zombies peuvent être hautement intelligents, et avoir conscience d’eux-mêmes ».

Sans préciser s’ils sont éventuellement capables de nouer des rapports sociaux ou de former des sociétés organisées.

Face au péril de voir l’humanité dévorée par les revenants, la scientifique déplore l’absence de remèdes efficaces.

Certes, dit-elle, « séparer la zone mordue du corps a montré des résultats dans certains cas », mais cette solution peut présenter des difficultés, notamment pour identifier la zone infectée à sectionner.

La scientifique aborde également les problèmes éthiques et légaux de la lutte contre les zombies : les personnes tuant des malades infectés par des zombies, et donc susceptibles de propager le virus, doivent-elles être poursuivies en justice?

L’auteure conclut que la plupart des pays ne sont « pas préparés » à faire face à une épidémie massive de zombies, et demande des « ressources supplémentaires », ainsi que davantage de « coopération » entre scientifiques et responsables gouvernementaux.

Contacté par l’AFP, le British Medical Journal a expliqué avoir « une longue tradition » qui consiste à publier « une édition spéciale Noël ».

« Tous les articles de Noël passent par notre processus de révision collégiale. Le sujet est original et amusant, mais ils utilisent des méthodes de recherches dignes de ce nom », a expliqué le journal.

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Chez les insectes, les zombies existent


Les zombies existent-ils ? Et bien oui, mais chez les insectes. Ils deviennent des esclaves vivants pour d’autres insectes dans le but de se reproduire. Les victimes iront jusqu’à se suicider pour leur bourreau. Tous ? Non, la coccinelle pourra se libérer de ses chaînes, espérons qu’elle ne sera pas infectée une autre fois …
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Chez les insectes, les zombies existent

 

Ce champ de maïs est le théâtre d'une prise d'otage

Ce champ de maïs est le théâtre d’une prise d’otage Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Un texte de Tobie Lebel

Les zombies n’appartiennent pas seulement à l’imaginaire de l’Halloween : dans l’univers des insectes, il n’est pas rare qu’un parasite prenne le contrôle de son hôte pour en faire son esclave.

Pour les insectes, les champs de maïs du sud du Québec sont une véritable jungle. La coccinelle y règne en maître, prédateur féroce qui signale à tous sa présence avec sa carapace rouge vif. Mais c’est aussi ce qui en fait une victime toute désignée pour une guêpe parasite, spécialisée dans la prise d’otage.

Se reproduire aux dépens de l’hôte

Le biologiste Jacques Brodeur s’intéresse depuis des années à ces guêpes qui utilisent les coccinelles comme mères porteuses. D’un coup de dard, elles pondent leur œuf dans le corps de la coccinelle, puis s’enfuient.

Pour la coccinelle, c’est le début d’un long cauchemar éveillé. La larve de guêpe va grandir en elle, bien à l’abri, et se nourrir à même les tissus de la coccinelle, toujours vivante.

Une coccinelle protège un cocon qui n'est pas le sien

Une coccinelle protège un cocon qui n’est pas le sien Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Le plus surprenant se produit quelques semaines plus tard, au moment où la larve de guêpe s’extirpe de la coccinelle et tisse son cocon sous elle. Plutôt que de s’enfuir, la coccinelle s’immobilise et se transforme en garde du corps. Pendant des jours, elle protège le cocon contre les prédateurs jusqu’à ce qu’une nouvelle guêpe en émerge.

Un ennemi qui vous veut du bien

Pour que cette stratégie fonctionne, il faut qu’elle soit parfaitement calibrée : la guêpe doit exploiter au maximum les ressources de la coccinelle, mais sans la tuer.

« La guêpe a tout à fait intérêt à maintenir la coccinelle en vie et en bonne condition parce que la coccinelle lui sert de garde du corps. Donc avoir un garde du corps qui est robuste, qui arrive à se défendre contre les prédateurs, c’est un plus pour le parasite. » Jacques Brodeur, biologiste à l’Université de Montréal

Jacques Brodeur, biologiste à l'Université de Montréal

Jacques Brodeur, biologiste à l’Université de Montréal Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Les chercheurs de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal ont eu la surprise de constater que jusqu’à 60 % des coccinelles survivent au parasitisme et reprennent leur routine. Il peut même arriver qu’une coccinelle soit de nouveau parasitée au cours de sa vie.

Un hôte téléguidé vers sa mort

Certains parasites ont beaucoup moins d’égard pour leur hôte, en particulier ceux qui l’utilisent comme véhicule pour atteindre le lieu où ils se reproduisent. C’est le cas d’un grillon, infecté par un long ver qui se développe en lui. Une fois le parasite adulte, il ordonne au grillon de sauter à l’eau. Or, le grillon ne sait pas nager, mais son suicide permet au ver d’aller se reproduire dans l’eau.

C'est à l'autopsie qu'on a découvert le vrai coupable

C’est à l’autopsie qu’on a découvert le vrai coupable Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Autre exemple : un escargot est victime d’un petit ver parasite, qui s’installe dans ses antennes et court-circuite son système visuel. Plutôt que de rester à l’ombre, pour se protéger du soleil, l’escargot grimpe vers la lumière. Et c’est exactement ce que souhaite le ver : arrivé à destination, il se met à gesticuler pour imiter la proie favorite d’un oiseau. L’escargot finira dans l’estomac de l’oiseau, car c’est là que le ver se reproduit. Et quand l’oiseau expulse les larves du ver, elles retombent au sol, où elles attendent le prochain escargot.

Certains parasites passent par plusieurs espèces différentes pour se reproduire.

« Il y a des parasites qui ont des cycles de vie extrêmement complexes. Ça peut aller jusqu’à six hôtes intermédiaires différents avant de compléter son cycle de vie. » —  Jacques Brodeur

Un virus comme arme biologique

Les biologistes répertorient depuis des décennies ces prises de contrôle parasitaires, mais les mécanismes restent méconnus.

Toutefois, dans le cas de la guêpe, on a découvert récemment qu’elle a en fait un complice : en injectant son œuf dans la coccinelle, elle lui transmet aussi un virus, qui vit en permanence dans son système reproducteur.

Ce virus a une préférence pour les tissus nerveux de la coccinelle. Et au moment précis où la larve de guêpe sort de la coccinelle, le virus se multiplie à toute vitesse, ce qui endommage le cerveau de la coccinelle et la paralyse pendant des jours.

Nolwenn Dheilly, biologiste à l'Université Stony Brook

Nolwenn Dheilly, biologiste à l’Université Stony Brook Photo :  Université Stony Brook

Le système immunitaire reprendra le dessus par la suite et éliminera le virus, ce qui permet à la coccinelle de sortir de sa torpeur et de retrouver sa liberté.

« C’est une propriété bien particulière des insectes, qui sont capables de régénérer leurs tissus nerveux. Cette régénération explique le retour de la motricité et du comportement normal de la coccinelle. » Nolwenn Dheilly, biologiste à l’Université Stony Brook

Les travaux du biologiste Jacques Brodeur ont fait la Une du magazine National Geographic en 2014.

Les travaux du biologiste Jacques Brodeur ont fait la une du magazine National Geographic en 2014. Photo :  Radio-Canada/Olivier Lalande

C’est donc le virus qui transforme la coccinelle en garde du corps. La guêpe en profitera pour compléter son cycle de vie, et propager du même coup le virus, une symbiose qui profite donc aux deux complices.

C’est la première fois qu’on découvre un tel cas de figure, qui ouvre de nouvelles perspectives aux chercheurs. D’autres parasites ont-ils recours à un virus comme arme biologique pour prendre le contrôle de leur hôte? Et jusqu’où l’humain subit-il lui aussi l’influence de ces minuscules preneurs d’otage? Les réponses jetteront un nouvel éclairage sur certaines maladies infectieuses, comme la rage, la grippe ou la malaria.

Mais une chose est sûre : pour ce qui est d’une épidémie qui créerait des hordes de zombies, c’est un scénario qui relève beaucoup moins de la science… que de la fiction.

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