Le changement climatique tue de façon plus insidieuse qu’on ne le croit


On parle beaucoup des conséquences des changements climatiques, que ce soit la sécheresse, la famine, les icebergs qui disparaissent … Malheureusement, les personnes plus faibles auront de mal à survivre.

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Le changement climatique tue de façon plus insidieuse qu’on ne le croit

Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP 

Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP

Repéré par Robin Lemoine

Repéré sur The Guardian

Une revue de la littérature sur l’Australie et la région Pacifique lève le voile sur plusieurs phénomènes sanitaires alarmants.

En février 2018, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé prévoyait qu’entre 2030 et 2050, le réchauffement de la planète serait responsable de 250.000 décès supplémentaires chaque année, dûs au stress thermique, à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée.

Une nouvelle étude démontre que nous n’aurons pas à attendre jusqu’en 2030. Le document «From Townsville to Tuvalu», publié par l’université Monash de Melbourne, passe en revue les travaux scientifiques présentés dans 120 articles de recherche afin de brosser un tableau complet des impacts sanitaires du changement climatique en Australie et dans la région Pacifique.

La conclusion est claire:

«Il y a déjà, à n’en pas douter, des gens qui meurent à cause du réchauffement climatique», a affirmé au Guardian Misha Colerman, l’une des autrices du rapport.

Propagation des maladies

Au-delà des décès directement imputables aux phénomènes météorologiques tels que les ouragans, les inondations ou les incendies, l’étude met en avant des impacts moins soupçonnés et plus profonds du changement climatique.

«Pendant les incendies du Samedi noir [des feux de brousse dans l’État du Victoria, en février 2009], par exemple, des gens ont été directement tués par le feu, mais il y a également eu près de 400 décès dûs au stress thermique et aux coups de chaleur», illustre Misha Colerman.

Pendant une sécheresse en 2011 à Tuvalu, la diminution des réserves d’eau a parfois empêché la population de se laver, notamment les mains. Une épidémie de diarrhée s’est déclarée, qui a principalement touché les nourrissons âgés de 0 à 2 ans et a été fatale à plusieurs d’entre eux.

Pour l’Australie et la zone Pacifique, l’étude souligne les dangers liés à l’extension de l’habitat des moustiques ou des rats transportant des maladies et aux migrations des animaux qu’ils infectent.

«Alors que les changements climatiques dégradent leur environnement […], des animaux partent à la recherche d’herbe verte et d’eau douce», emmenant avec eux le chikungunya, le zika, le nipah ou la fièvre Q, déjà répandue autour de la ville de Townsville.

Les conséquences du changement climatique seront particulièrement dévastatrices pour le développement infantile. Des travaux scientifiques ont montré que les femmes enceintes victimes des inondations à Brisbane en 2011 avaient donné naissance à des enfants présentant à 2 ans une capacité cognitive inférieure à la moyenne. Les eaux contaminées dans lesquelles leurs mères se sont retrouvées seraient en cause.

«À quoi ressemblera le futur pour nos enfants? Ces phénomènes sont de plus en plus courants, de plus en plus fréquents et ils ne vont pas s’arrêter de l’être de sitôt», met en garde Misha Colerman.

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Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français


Mauvaise nouvelle pour nos cousins français le moustique tigre si contaminé peut transmettre la dengue, le chikungunya et le zika s’installe durablement en France. Les causes seraient le réchauffement climatique et de plus en plus d’échange internationaux, une belle porte d’entrée pour des maladies qui n’existaient pas avant sur des territoires tel que la France.
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Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français

 

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges... (PHOTO BLOOMBERG)

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

Agence France-Presse
Paris

Le moustique tigre, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, poursuit sa progression en France : il est désormais implanté dans plus de la moitié des départements, dont Paris, avertissent les autorités sanitaires.

L’insecte était «durablement installé» dans 51 départements en 2018 contre 42 un an plus tôt, indique le ministère de la Santé, qui met à jour tous les ans la carte de son implantation depuis son apparition en France métropolitaine, en 2004.

La capitale, jusqu’ici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est «implanté et actif», tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l’Essonne.

Sur les huit départements d’Île-de-France, seul le Val-d’Oise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été «détecté sporadiquement» dans les Yvelines.

Les autres nouvelles terres de conquête du moustique tigre sont la Charente-Maritime, la Côte-d’Or, la Loire, la Nièvre et le Puy-de-Dôme.

Originaire d’Asie, le moustique tigre, ou Aedes albopictus, s’est installé dans les Alpes-Maritimes en 2004 et s’est «développé rapidement» depuis, rappelle le ministère qui utilise les données des opérateurs publics de démoustication pour suivre son implantation. 

Le moustique tigre est essentiellement urbain et aime les lieux habités par l’homme.

«Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser», observent les autorités.

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

La seule présence du moustique n’entraîne pas nécessairement l’apparition des maladies dont il est vecteur. La transmission se fait lorsqu’un moustique tigre «sain» pique une personne contaminée lors d’un séjour hors de France métropolitaine. L’insecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne saine n’ayant pas séjourné hors du territoire.

Les premiers cas de contamination autochtones sont apparus en métropole en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var.

Depuis, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya. En 2017 et 2018, elles ont par ailleurs observé 29 cas de contamination par le virus du Nil occidental, qui est lui transmis par le moustique commun dans l’hémisphère Nord, le Culex pipiens.

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Zika: des malformations qui se manifestent après la naissance


Cela fait longtemps qu’on n’a pas parlé du virus Zika. On sait qu’il est responsable des microcéphalie à la naissance du bébé. Il semble que si le virus était présent avant ou pendant la grossesse, l’enfant puisse naître normalement et ce n’est que plus tard, qu’il montre des retards de développement. Il peut aussi avoir des problèmes de vue, d’audition, de déglutition, etc.
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Zika: des malformations qui se manifestent après la naissance

 

À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence... (Photo VANDERLEI ALMEIDA, archives Agence France-Presse)

À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence indemnes à la naissance malgré une infection au Zika durant la grossesse ont des « anomalies neurodéveloppementales » possiblement liées au virus.

PHOTO VANDERLEI ALMEIDA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Le Zika durant la grossesse ne cause pas seulement des malformations à la naissance, selon une nouvelle étude américaine. Certains bébés infectés semblent normaux quand ils sortent du ventre de la mère, puis souffrent de retards de développement et même de microcéphalie.

Un an plus tard

Quand une femme est infectée par le virus Zika juste avant ou pendant une grossesse, son bébé a 6 % de risque d’avoir une malformation congénitale à la naissance, généralement de la microcéphalie. Mais le danger pourrait être encore plus élevé, selon une nouvelle étude américaine. À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence indemnes à la naissance malgré une infection au Zika durant la grossesse ont des « anomalies neurodéveloppementales » possiblement liées au virus qui infeste l’Amérique latine.

« On parle de problèmes de vue ou d’ouïe, de difficultés à bouger les bras et les jambes ou à avaler, de convulsions », explique Margaret Honein, des Centres de contrôle des maladies (CDC) du gouvernement américain, qui est l’auteure principale de l’étude publiée cette semaine dans le Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) des CDC.

« Il y a même 1 % des bébés qui développent une microcéphalie sans en avoir une à la naissance. »

L’échantillon était formé de 1450 bébés nés de mères possiblement infectées par le Zika immédiatement avant ou durant la grossesse. Au total, 14 % des bébés avaient un problème possiblement lié au Zika à l’âge de 1 an.

L’importance des tests

Cette découverte renforce l’importance de tests réguliers durant la première année de vie d’un bébé dont la mère a eu un diagnostic d’infection, ou un soupçon d’infection, au Zika peu avant ou pendant la grossesse.

« Il faut s’assurer que tous les médecins traitants sont au courant », dit Mme Honein, en entrevue depuis le Maryland. « Tous les bébés doivent être suivis durant la grossesse, puis à la naissance avoir des tests à leur cerveau, soit une tomographie, une résonance magnétique ou un test à ultrasons. Après un mois, il faut un examen de la vue et de l’ouïe, et par la suite des tests réguliers de neurodéveloppement. »

Seulement 36 % des bébés dans l’échantillon de Mme Honein avaient eu un test ophtalmologique, 47 % un test de l’ouïe et 60 % une imagerie du cerveau. Un test biochimique est-il envisageable pour quantifier le risque qu’un bébé souffre de problèmes liés au Zika et effectuer un suivi encore plus serré de certains bébés ?

« Beaucoup de groupes travaillent sur cette question », dit Mme Honein.

Cibler le trimestre

Dans cette nouvelle étude, les épidémiologistes des CDC n’ont pas tenu compte du trimestre de grossesse où est survenue l’infection.

« D’autres études ont observé que le risque de malformation à la naissance était plus élevé si l’infection survenait durant le premier trimestre », explique Mme Honein, qui dirige le Centre national sur les malformations congénitales des CDC. « Mais nous n’avons pas fait cette distinction pour le moment. Il sera important de le faire, c’est l’une des prochaines étapes. »

Se pourrait-il que différents mécanismes soient à l’oeuvre pour les malformations détectables à la naissance ou après quelques mois ?

« Nous ne savons pas grand-chose sur l’action du Zika sur les neurones et le système nerveux, simplement qu’il y a des dommages. Tout est envisageable. »

Des recommandations

Les CDC ont aussi mis à jour leurs recommandations sur la planification des grossesses pour ceux qui voyagent dans un pays touché par le Zika. Le délai nécessaire pour être certain de ne pas transmettre le virus à un foetus ou par voie sexuelle a été abaissé de six mois à trois mois pour les hommes et deux mois pour les femmes.

« Le virus survit plus longtemps dans le sperme », explique Mme Honein.

Cela signifie que si on voyage dans une région touchée, il faut utiliser un préservatif à chaque relation sexuelle. Santé Canada, qui conserve pour le moment le délai de six mois pour le préservatif, n’inclut pas les États-Unis continentaux parmi les régions touchées, mais relaie des recommandations des CDC indiquant que les voyageurs au Texas et dans le sud de la Floride devraient aussi porter un préservatif pendant deux mois pour les femmes et trois mois pour les hommes.

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Le Saviez-Vous ► Zip, la tête d’épingle de chez Barnum


Le cirque Barum en a fait beaucoup d’argent avec des personnes étant différentes des autres personnes. Zip était atteint probablement de microcéphalie, mais heureusement sans retard mental. Il fut le mieux payé de la troupe, car il attirait les foules par les rôles que son gérant lui faisait jouer. J’espère, c’est qu’il a été heureux malgré tout. C’est une époque enfin révolue
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Zip, la tête d’épingle de chez Barnum

 

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Microcéphalie : trouble neurologique qui se caractérise par une tête plus petite que la moyenne. Biologiquement, lors de la conception, la tête ne se développe pas de manière proportionnelle avec le visage. Cela produit une personne avec une toute petite tête et un énorme front reculant. Il est très fréquent que le développement des fonctions motrices et de la parole soit aussi souvent retardé et que les personnes atteintes de microcéphalie connaissent un retard mental. La microcéphalie peut être congénitale ou résulter de divers syndromes associés à des anomalies chromosomiques.

Les microcéphales de Zika : Entre 2015 et 1016 plus de 3000 enfants microcéphales sont nés en Amérique du Sud, tout particulièrement au Brésil, contre 150 par an habituellement. Le virus Zika se transmet avec les piqûres de moustiques.

Zip, le chaînon manquant

William Henry Johnson est né en 1842. En grandissant, son crane et plat et son front s’allonge, aussi on le pense atteint de microcéphalie. Alors qu’il a 18 ans, il est recruté par le cirque Barnum. On décrit William comme ayant l’extrémité de la tête mince comme un œuf, un long nez large et une mâchoire prognathisme. Le physique du garçon suffit à en faire une curiosité mais Barnum a le sens du spectacle, il lui rase la tête et ne laisse qu’une mèche de cheveux hirsute afin de bien montrer le crane mais surtout de lui donner un air particulièrement idiot, l’homme d’affaire lui demande également de porter unecombinaison en fausse fourrure et enfin Barnum renomme William en Zip. Zip a connu plusieurs identités, d’abord il était l’homme-singe, puis le singe-homme, mais celles qui ont le mieux marché sont Zip, le chaînon manquant et Zip la tête d’épingle.

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Pour faire croire que Zip était le chaînon manquant entre entre l’homme et le singe, il a dit que le garçon avait été trouvé lors d’une chasse aux gorilles en Afrique de l’Ouest. Zip était le membre d’une « race d’hommes nus, voyageant en escalade sur les branches des arbres ».

Evidemment, Zip joue le jeu à la perfection, il ne parle pas lorsqu’il est en public mais il grogne lorsqu’on l’approche ou qu’on tente de lui parler. Barnum paye plus cher Zip lorsqu’il parvient à tromper tout le monde. C’est motivant et ça fait de lui une bête de foire la mieux payée du spectacle Barnum.

La tête d’épingle la mieux payée du cirque

Zip est effrayant par son comportement et intéressant par son physique, à tel point que le public ne demande pas son identité comme il le ferait pour une personne normale, mais il demande « Qu’est-ce que c’est ? ». Et ça, ça plaît à Barnum. Zip attise la curiosité, il est la bête de foire idéale ! Aussi Barnum en joue, il en fait le personnage principal de son spectacle et il le paie 100$ par semaine, plus 1$ par jour (pour se taire en public). Au bout de quelques représentations, Barnum décide de faire sortir Zip de sa cage de spectacle. Il le civilise en quelque sorte et il apparaît en présence d’autres monstres humains comme la femme-oiseau, les géants, les siamois Eng et Chang, ou les hommes et femmes tatoués avec qui ils jouent différentes comédies.

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Désormais l’idée est de faire rire, alors, Zip joue (très mal) du violon et ses camarades lui courent après pour qu’il cesse, il s’amuse à menacer les autres freaks avec un pistolet en plastique. L’humour du XIXe siècle quoi. C’est à ce moment là qu’il devient Zip la tête d’épingle. Ravi du spectacle, le public n’hésite pas à jeter des pièces directement sur scène pour remercier l’artiste de son show comique. De nombreuses personnalités ont assisté au spectacle de Zip, on peut notamment parler de Charles Dickens et du prince de Galles.

La mort de Zip

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Zip a joué toute sa vie, on estime à plus de 100 000 le nombre de spectateurs de ZIP en soixante-sept ans de carrière. Il est sur scène jusqu’à ses 80 ans mais le 24 avril 1926, il décède d’une bronchite. On peut franchement dire que son enterrement était son dernier spectacle. Les géants, les nains, les sans-bras, les femmes à barbe, les siamois, les tatouées… Ils étaient tous à la cérémonie, en deuil. Zip était aimé de tous, car s’il ne parlait pas en public pour préserver son show lors des premières années, il n’a pas hésité par la suite à faire preuve de beaucoup d’humour et de jugeote D’ailleurs, sa finesse d’esprit laisse perplexe de nombreuses personnes. En général, les personnes atteintes de microcéphalie souffrent d’un retard mental important. Ce qui n’est pas le cas de Zip.

Et si le grand show de Zip était d’avoir fait croire à Barnum qu’il était une tête d’épingle pour se faire du fric et vivre la vie de bohème alors qu’en réalité il avait seulement un grand front et un crâne un peu plus plat que la moyenne ?

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Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis


Les maladies transmissibles par des insectes piqueurs aux États-Unis augmentent encore, et comme ce sont nos voisins, le Canada aussi voit des victimes de ces insectes. La cause serait la hausse de température, mais on refuse de parler que ce soit causé par les changements climatiques, pourtant les hausses de températures ne sont t’ils pas une des conséquences ? Il y a aussi des insectes qui ont voyagé a bord des bateaux, avions etc, qui sont aussi une conséquence de cette augmentation des maladies.
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Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis

Image informatique d'un moustique transmettant une maladie

Image informatique d’un moustique transmettant une maladie

©FERNANDO DA CUNHA / BSIP / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Les cas de maladies transmises par les moustiques, tiques et autres insectes piqueurs ont triplé aux Etats-Unis entre 2004 et 2016, des experts faisant le lien avec la hausse mondiale des températures et une société de plus en plus interconnectée.

Plus de 642.000 cas de maladies transmises par des insectes piqueurs ont été signalés entre 2004 et 2016. Et entre ils ont triplé entre le début et la fin de la période examinée dans le rapport Vital Signs rédigé par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Maladie de Lyme, fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (FPMR), virus du Nil occidental ou Zika représentaient plus de 27.000 cas en 2004 mais dépassaient les 96.000 en 2016, selon ce rapport qui souligne que de nombreux cas n’étant pas signalés, ces chiffres sont probablement « considérablement » inférieurs à la réalité. 

Ces maladies posent « un risque croissant » et le « pays doit être mieux préparé pour faire face à cette menace de santé publique », a-t-il mis en garde.

« Zika, Nil occidental, Lyme et chikungunya –une liste croissante de maladies causées par la piqûre d’un moustique, d’une tique ou d’une puce infectés– ont représenté un défi pour les Etats-Unis ces dernières années, rendant malades de nombreuses personnes », a relevé Robert Redfield, directeur des CDC. 

La maladie la plus fréquemment véhiculée actuellement aux Etats-Unis par les tiques est la maladie de Lyme, qui peut provoquer de nombreux troubles invalidants et douloureux mais dont le diagnostic est difficile.

Les virus les plus transmis par les moustiques sont celui du Nil occidental, de la dengue et du Zika tandis que la maladie la plus communément inoculée par les puces est la peste. Lyle Petersen, directeur du département des maladies transmises par un vecteur au sein des CDC, a souligné que la hausse continue de la température de la planète pouvait favoriser la propagation de ces maladies tout en refusant de dire que le changement climatique en était responsable. 

« Nombre de ces maladies sont sensibles à la hausse des températures », a-t-il simplement précisé lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

« Des températures plus élevées vont avoir tendance à augmenter le périmètre de ces tiques vers le nord ainsi qu’à prolonger la saison » où elles sont actives, a-t-il poursuivi.

 Selon les CDC, d’autres facteurs entrent en jeu dans la propagation des maladies transportées par les moustiques, comme les voyages internationaux.

« Neuf nouveaux microbes –dont sept transportés par des tiques– ont été introduits ou découverts aux Etats-Unis depuis 2004 », a précisé M. Redfield.

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Le sperme peut abriter au moins 27 virus


Le sperme peut véhiculer des virus comme la varicelle, oreillons, Zika, etc. Pour le moment, on ne croit pas que les relations sexuelles soient des facteurs de transmission. Il reste quand même des études pour savoir quels sont les virus les plus susceptibles d’être transmis sexuellement
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Le sperme peut abriter au moins 27 virus

 

Un échantillon de sperme Photo : iStock

Pas moins de 27 virus peuvent être véhiculés dans le sperme, y compris le Zika, l’Ebola, le Marburg, le chikungunya, les oreillons et la varicelle, montre une méta-analyse de la littérature médicale.

Un texte d’Alain Labelle

Ce travail de compilation des résultats de 3800 articles scientifiques réalisé par des chercheurs américains et britanniques fournit de nouvelles preuves que le sperme humain peut être une cachette et un terrain de reproduction pour des virus dangereux.

« Leur détection est la preuve que du matériel génétique viral se trouve dans le sperme », explique Alex Salam, chercheur-clinicien spécialiste des maladies infectieuses.

Les médecins et les chercheurs doivent envisager la possibilité que les virus traditionnellement non transmissibles sexuellement puissent persister dans le sperme, ce qui soulève aussi la possibilité de transmission sexuelle. Alex Salam, de l’Université d’Oxford

Une dangerosité à établir

Cependant, la présence de virus dans le sperme ne signifie pas nécessairement qu’ils peuvent se répliquer, ni que tous les virus peuvent être transmis sexuellement, notent les chercheurs.

Pour réussir à prouver ces capacités, les virus doivent être isolés et cultivés dans des cellules ou des animaux. Pour beaucoup d’entre eux, ces tests n’ont pas été réalisés. Il est donc impossible de savoir s’ils sont viables ou non.

En outre, les relations sexuelles pourraient ne pas être le meilleur moyen de transmission pour ces virus. Selon le Dr Pritish Tosh, un expert en maladies infectieuses de la clinique Mayo à Rochester, aux États-Unis, les données semblent montrer que le virus Zika se transmet plus facilement par les piqûres d’insectes que par les relations sexuelles.

Les gens semblent aussi plus susceptibles d’attraper le virus d’Epstein-Barr, responsable de la mononucléose, par des éternuements sans protection ou par la toux d’une personne infectée que par le biais des relations sexuelles, affirme également le Dr Tosh.

D’autres recherches doivent donc être réalisées afin d’établir le potentiel de transmission de ces virus par voie sexuelle. Elles devront établir quels virus peuvent vivre dans le sperme, combien de temps et dans quelles concentrations.

Il sera essentiel de comprendre lesquels de ces virus comportent des risques de transmission sexuelle afin de mieux cerner les facteurs de risques épidémiologiques. Dr Amesh Adalja, de l’Université Johns Hopkins

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Emerging Infectious Diseases.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Zika, une arme potentielle contre le cancer du cerveau


Alors que le virus Zika est la hantise des gens surtout des femmes enceintes, une recherche semble donner la voie vers une possibilité d’un nouveau traitement du cancer du cerveau. Bon, ce n’est pas pour demain, mais faut croire que même dans le mauvais, on peut trouver du bon, surtout si cela fonctionne
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Le Zika, une arme potentielle contre le cancer du cerveau

 

Le virus Zika est transmis principalement par le... (PHOTO ARCHIVES AP)

Le virus Zika est transmis principalement par le moustique.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le virus du Zika, qui peut avoir des effets dévastateurs sur le développement des tissus cérébraux du foetus, pourrait devenir une arme contre le glioblastome, un cancer agressif du cerveau, révèle une étude publiée mardi.

Cette tumeur cérébrale la plus fréquente, qui frappe environ 12 000 personnes par an aux États-Unis et qui a été récemment identifiée chez le sénateur républicain John McCain, est fatale pour la plupart des malades dans les deux ans suivant le diagnostic.

La chimiothérapie et la radiothérapie sont les traitements classiques après, quand cela est possible, une ablation chirurgicale de la tumeur.

«Nous avons montré que le virus du Zika pouvait détruire les cellules du glioblastome qui sont résistantes aux thérapies actuelles et rendent ce cancer aussi agressif», explique le Dr Michael Diamond, professeur de médecine à l’université Washington à St. Louis (Missouri).

Pour cette étude dont les conclusions sont publiées dans le Journal of Experimental Medicine, les chercheurs ont injecté le Zika ou un placebo d’eau salée dans les tumeurs du cerveau induites de 33 souris.

Deux semaines plus tard, les tumeurs étaient nettement réduites dans le groupe de rongeurs traités avec le virus par rapport à ceux ayant reçu le placebo. Et ces souris ont également survécu nettement plus longtemps que celles du groupe témoin, ont ajouté les chercheurs.

L’efficacité du virus du Zika, transmis principalement par le moustique, s’explique par le fait qu’il attaque les cellules souches du cerveau qui, le plus souvent, survivent aux traitements classiques ce qui explique la réapparition de la tumeur.

Une femme enceinte infectée par le Zika risque de donner naissance à un enfant souffrant de microcéphalie, un développement insuffisant du crâne résultant de la destruction de ces cellules souches neuronales.

Des recherches supplémentaires seront nécessaires avant que ce traitement puisse être testé cliniquement, ont souligné les scientifiques, estimant que le virus devra probablement être injecté directement dans la zone de la tumeur après son ablation.

Des expériences distinctes sur des tissus cérébraux de personnes épileptiques ont montré que le virus du Zika n’infectait pas des cellules non-cancéreuses du cerveau.

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