L’animal de loin le plus dangereux pour l’homme est le moustique


Je ne suis pas surprise que ce soit le moustique, l’animal le plus dangereux sur terre pour l’être humain. Il est petit et très productif en plus de son odorat pour trouver ses victimes est très efficace.
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L’animal de loin le plus dangereux pour l’homme est le moustique

 

Stikmou par Nourdine GERNELLE via FlickrCC License by

Stikmou par Nourdine GERNELLE via FlickrCC License by

Quel est l’animal le plus dangereux pour l’homme? Ce n’est pas l’homme, pas le requin, mais le moustique. Selon des statistiques compilées par le blog de Bill Gates, les humains ont tué en 2015 environ 580.000 de leurs semblables, les serpents 60.000 et les moustiques indirectement via les maladies transmises 830.000 personnes. Au passage, les requins qui font si peur n’en ont tué que 6, les chiens 17.400 et les crocodiles 1.000!

Les moustiques, les femelles en l’occurrence, sont en fait une aiguille hypodermique ailée. Leur longueur dépasse à peine cinq millimètres. Ils ont six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à leur odorat qu’ils nous repèrent, attirés par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Ils sentent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrivent jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en les chassant, plus nous devenons intéressants.

Le problème, c’est évidemment ce qu’ils propagent comme le virus Zika, la dengue, la fièvre jaune et surtout la malaria ou paludisme.

«Nous devons garder à l’esprit que la très grande majorité des maladies transmises par les moustiques et des décès qui en résultent sont liés à la malaria», écrit Bill Gates.

La malaria est une infection parasitaire propagée par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles. Elle affecte les être humains depuis plus de 50.000 ans. Elle provoque des tremblements, des fièvres, des nausées et peut provoquer des défaillances d’organes. Cette maladie est responsable de plus de la moitié des morts causées par les moustiques dans 91 pays et pour l’essentiel en Afrique subsaharienne.

Il n’y aucun vaccin contre la malaria. Un programme pilote doit être lancé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2018 dans trois pays. Mais la prévention est efficace et s’est traduite, toujours selon l’OMS, par une baisse de 62% des morts liées à cette maladie entre 2000 et 2015. En tout, 6,8 millions de vies ont ainsi été sauvées.

La dengue est aussi une maladie transmise par les moustiques devenue très préoccupante. Elle est devenue l’une des principales causes d’hospitalisation et de morts des enfants dans certains pays asiatiques et d’Amérique latine.

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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique


Les médecins américains essaient de secouer le pays des dangers des changements climatiques. Ils présentent un dossier détaillé des risques pour la santé de l’inaction au Congrès Américains. Serais-ce un coup d’épée dans l’eau avec Trump qui n’y croient pas vraiment aux changements climatiques ?
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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique

 

Les auteurs citent aussi l'accroissement des infections qui... (123RF.com)

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladie de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

Agence France-Presse
Washington

Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l’air et à un changement de l’habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, fait que davantage de gens sont malades, estime un groupe d’associations médicales américaines dans un rapport publié mercredi.

Ce groupe, la «Medical Society Consortium on Climate and Health», qui représente plus de la moitié du corps médical aux États-Unis, cite une aggravation de l’asthme et une plus grande fréquence des pathologies pulmonaires et cardiaques ainsi que des maladies infectieuses.

Son objectif est de lancer une campagne pour aider les décideurs à comprendre les dangers pour la santé du changement climatique et ce qui doit être fait pour les minimiser.

Les mesures envisagées sont surtout une accélération de la transition vers des sources d’énergie propres et un changement de certaines habitudes des Américains, invités à moins se déplacer en voiture, mais davantage à vélo ou à pied.

«Les médecins partout dans le pays constatent que le changement climatique rend les Américains plus malades», explique la Dr Mona Sarfaty, à la tête de ce nouveau consortium de onze grandes associations médicales professionnelles.

«Le corps médical est en première ligne et voit tous les jours les impacts dans les consultations médicales», ajoute-t-elle, précisant que «les enfants, les personnes âgées, les Américains les plus vulnérables économiquement ou les personnes souffrant de pathologies chroniques ou encore les Noirs sont les plus touchés».

Ce rapport, intitulé «Alerte médicale ! Le changement climatique nuit à notre santé», sera largement distribué parmi les élus du Congrès, à majorité républicains et qui comptent dans leurs rangs de nombreux climats sceptiques.

Le document pointe notamment les dangers pour la santé pulmonaire et cardiaque d’un accroissement du nombre d’incendies de forêt et de la pollution de l’air liée au réchauffement du climat ainsi que les effets néfastes sur l’organisme des vagues de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquentes.

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladies de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les sécheresses risquent de devenir de plus en plus fréquents et aussi plus destructeurs, ce qui peut affecter la santé mentale des populations affectées, estime aussi le rapport.

Selon les auteurs, citant une enquête d’opinion, la plupart des Américains ne sont pas conscients du fait que l’accroissement des attaques d’asthme et des allergies est lié au changement climatique.

«Le message des médecins américains dans ce rapport c’est que le changement climatique ne se produit pas seulement dans l’Arctique, mais ici et maintenant. Cela nous affecte tous, pas seulement les ours polaires», pointe la Dr Sarfaty.

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Des malformations liées au Zika 20 fois plus fréquentes


Cela fait un bout que nous n’avons attendons parler du virus Zika, pourtant, il est toujours présent. Les femmes enceintes ou qui veulent le devenir doivent être vigilantes contre ce moustique qui transmet la maladie.
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Des malformations liées au Zika 20 fois plus fréquentes

 

Les malformations les plus fréquemment liées au Zika... (ARCHIVES REUTERS)

Les malformations les plus fréquemment liées au Zika sont des anomalies du cerveau (55% des cas) ou la microcéphalie (89%).

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Les malformations congénitales liées au virus du Zika sont vingt fois plus fréquentes par rapport à la période antérieure à l’épidémie qui a frappé le continent américain en 2015-2016, indique une étude des autorités sanitaires américaines publiée jeudi.

Il s’agit de malformations du cerveau ou de microcéphalies, un développement insuffisant de la boite crânienne, des défauts du tube neural et d’autres anomalies cérébrales ou des yeux constatées dans environ trois naissances sur mille en 2013-2014 et les années précédentes.

Mais en 2016, la proportion d’enfants nés avec ce type de défaut, dont la mère enceinte avait été infectée par le Zika, était de 6% environ, soit près de 60 naissances pour mille grossesses affectées par le virus, précisent les Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les chercheurs ont analysé les statistiques de 2013-2014 provenant de trois programmes de surveillance des naissances avec ces défauts congénitaux dans trois États (Massachusetts, Caroline du Nord, Géorgie) pour établir une référence avant le début de l’épidémie de Zika.

Les malformations les plus fréquemment liées au Zika sont des anomalies du cerveau (55% des cas) ou la microcéphalie (89%).

Parmi les femmes infectées, le virus a aussi été responsable de 48% de fausses couches et de 66% de naissances prématurées, les foetus souffrant fréquemment dans ces cas de défaut du tube neural ou d’autres défauts du cerveau au tout début du développement.

D’autres données ont également montré que le risque le plus élevé pour le foetus est quand la mère est infectée par le virus du Zika au premier trimestre de la grossesse et au début du second trimestre, indiquent les CDC. Ils soulignent toutefois qu’il n’y a pas vraiment de période sans danger pendant toute la grossesse.

Les CDC ont réitéré leurs recommandations, déconseillant aux femmes enceintes aux États-Unis de se rendre dans des pays où la transmission du virus par des moustiques est active et d’éviter aussi des contacts sexuels avec des partenaires qui se sont rendus dans ces zones.

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Virus Zika: les inquiétudes grandissent


Le virus Zika est encore sous la loupe des scientifiques, car il serait la cause de malformation comme microcéphalie, mais aussi d’autres graves malformations. Le problème est que les personnes infectées n’ont pas nécessairement de symptômes et que même si l’enfant ne semble pas avoir de problème, il se peut qu’en grandissant, il puisse avoir des séquelles. La meilleure chose à faire pour une femme enceinte ou qui prévoit d’avoir un enfant (ainsi que le futur père) de ne pas aller dans les zones à risques
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Virus Zika: les inquiétudes grandissent

 

Selon une nouvelle étude américaine, les femmes qui... (Photo Ueslei Marcelino, archives Reuters)

Selon une nouvelle étude américaine, les femmes qui ne présentent aucun symptôme après avoir contracté le Zika courent elles aussi le risque d’avoir des bébés souffrant de malformations.

PHOTO UESLEI MARCELINO, ARCHIVES REUTERS

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

On savait déjà que le virus Zika pouvait causer des microcéphalies chez les bébés, mais ce genre de complication est-il rare ou courant ? Une première étude menée aux États-Unis sur 442 femmes infectées montre que 6 % de leurs foetus ou de leurs bébés ont présenté des malformations. Quand on examine les femmes infectées pendant le premier trimestre de grossesse, la proportion grimpe à 11 %.

« On parle de malformations extrêmement graves. Alors un risque de 11 % au premier trimestre, c’est très, très élevé », commente Cédric Yansouni, directeur adjoint du Centre des maladies tropicales J.D. MacLean de l’Université McGill.

L’expert explique que ces études qui quantifient les risques du Zika sont très importantes.

« Il est extrêmement difficile de conseiller les femmes sur des aspects comme la continuation de leur grossesse quand on ignore si le risque de malformation est d’un sur deux ou d’un sur dix mille, comme c’était le cas au début de l’épidémie », illustre-t-il.

L’étude américaine a été publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

PAS DE SYMPTÔMES… PAS DE CERTITUDE

L’étude publiée dans le JAMA contient aussi une information cruciale : les femmes qui ne présentent aucun symptôme après avoir contracté le Zika courent exactement le même risque d’avoir des bébés souffrant de malformations que celles qui en présentent. Rappelons que 80 % des gens qui contractent le Zika ne présentent aucun symptôme.

« Du point de vue de la santé publique, ça a des implications importantes. Ça veut dire que les femmes enceintes qui reviennent de pays touchés devraient toutes se faire tester pour le Zika, même si elles n’ont pas de symptômes », souligne Anne Gatignol, chercheuse à l’Institut Lady Davis et professeure au département de médecine de l’Université McGill.

PAS QUE DES MICROCÉPHALIES

On a beaucoup parlé de ces bébés à petite tête nés de mères infectées par le Zika. On constate cependant qu’il ne s’agit pas des seules malformations causées par le virus.

« On s’aperçoit maintenant qu’il y a une multitude d’anomalies qui peuvent être associées à l’infection à virus Zika, que ce soient des calcifications intracrâniennes, des hydrocéphalies, d’autres atteintes au système nerveux central ou même des atteintes auditives et oculaires », dit Guy Boivin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus en émergence et la résistance aux antiviraux à l’Université Laval.

L’expert estime que les enfants nés de mères infectées qui ne présentent pas de malformations devront aussi être suivis de près.

« Il n’est pas impossible qu’ils développent des anomalies plus subtiles qui se manifesteront plus tard. On voit ça dans le cas du cytomégalovirus, un autre agent qui cause des microcéphalies », dit-il.

LE VIRUS SE RÉPLIQUE DANS LES FOETUS

Une autre étude publiée cette semaine a montré que le virus du Zika peut se répliquer dans le placenta et dans le cerveau des foetus jusqu’après leur naissance.

« Le problème avec les foetus est que leur système immunitaire n’est pas mature. Le virus peut donc s’y répliquer beaucoup plus longtemps que chez un adulte en bonne santé », explique Guy Boivin, de l’Université Laval.

Les chercheurs soulignent qu’on ne connaît pas encore à quel âge un enfant peut être exposé au virus Zika sans courir de risques importants. Le fait que le système immunitaire des enfants ne soit pas encore pleinement développé et que leur cerveau soit en plein développement pourrait en effet les rendre vulnérables.

D’AUTRES SURPRISES

Cédric Yansouni, du Centre des maladies tropicales J.D. MacLean de l’Université McGill, rappelle que la science en est encore à l’étape de documenter et de tenter de comprendre les effets que peut avoir le virus Zika sur l’être humain.

« On ne connaît pas tout et il faut s’attendre à d’autres surprises, estime-t-il. La dernière fois qu’on a vu l’émergence d’un pathogène qui cause des malformations congénitales, c’était il y a 60 ans avec la rubéole. Il y a longtemps qu’on n’a pas fait face à ça, comme espèce, et c’est un casse-tête extraordinaire. »

LA FLORIDE À ÉVITER

Aux États-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont identifié des zones de transmission du virus dans le sud de la Floride, notamment dans la ville de Miami et à Miami Beach. L’Agence de santé publique du Canada recommande aux femmes enceintes ou à celles qui veulent le devenir d’éviter ces zones, et de différer tout voyage dans le reste de la Floride.

CONSEILS AUX VOYAGEURS

L’Agence de la santé publique du Canada donne les recommandations suivantes aux voyageurs :

Les femmes enceintes et celles qui envisagent de le devenir devraient éviter tout voyage dans les régions touchées, dont plusieurs régions de la Floride.

Les femmes qui reviennent d’une zone touchée devraient attendre au moins deux mois avant d’essayer de concevoir.

Les hommes qui reviennent d’une région touchée devraient utiliser des préservatifs pour une période de six mois après leur retour et éviter de concevoir pendant ce temps.

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Un cas de Zika peut-être transmis par la sueur ou les larmes


Le virus zika a de quoi à devenir inquiétant, surtout s’il serait aussi transmissible par les larmes ou la sueur
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Un cas de Zika peut-être transmis par la sueur ou les larmes

 

Pour les chercheurs, des «niveaux infectieux du Zika... (PHOTO Andre Penner, archives AP)

Pour les chercheurs, des «niveaux infectieux du Zika pouvaient se trouver dans la sueur ou le liquide lacrymal des yeux du père que son fils a touché avec ses mains nues».

PHOTO ANDRE PENNER, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
WASHINGTON

Un septuagénaire américain décédé en juin après avoir été infecté par le virus Zika lors d’un voyage au Mexique pourrait avoir contaminé son fils par ses larmes ou sa sueur, avancent des chercheurs, ce qui serait sans précédent connu.

Ce cas mystérieux de transmission avait été signalé en juillet par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Toutes les voies de transmission connues dont la plus commune, la piqûre de moustique infecté, ont été écartées, selon des infectiologues qui présentent les résultats de leur investigation dans l’édition du New England Journal of Medicine publiée mercredi soir.

Ainsi le fils, âgé de 38 ans, qui s’est remis de son infection, n’avait pas voyagé dans un pays où la transmission du Zika est active ni eu de relations sexuelles avec une personne infectée.

Enfin il n’y a pas de moustiques Aedes aegypti, le principal vecteur du virus, dans l’Utah, un État de l’ouest des États-Unis.

La seule possibilité, selon ces chercheurs, est donc une contamination par son père avec lequel il avait des contacts physiques quand il allait le voir à l’hôpital à Salt Lake City.

Le septuagénaire y était entré avec des douleurs abdominales, une tension artérielle basse, une pharyngite et de la fièvre. Il a ensuite eu une conjonctivite, de la diarrhée et des douleurs musculaires.

Les tests ont montré une très forte concentration du Zika dans le sang du père, plus de 100 000 fois supérieure à celle constatée chez d’autres personnes infectées, selon les CDC. Son état s’est rapidement détérioré. Il est décédé quatre jours après son admission alors qu’il était en assez bonne santé auparavant.

C’est le premier décès par le Zika signalé aux États-Unis.

Le septuagénaire avait dit avoir été piqué par des moustiques quand il se trouvait au Mexique près d’un mois auparavant.

Environ une semaine après, son fils avait à son tour eu de la fièvre, une conjonctivite et une éruption cutanée. Le virus Zika a été détecté dans ses urines, mais pas dans son sang.

Il a aidé plusieurs fois une infirmière à déplacer son père dans son lit sans porter de gants. Il lui a aussi essuyé les yeux. Il n’a en revanche jamais été en contact avec le sang du malade.

Pour les chercheurs, des «niveaux infectieux du Zika pouvaient se trouver dans la sueur ou le liquide lacrymal des yeux du père que son fils a touché avec ses mains nues».

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si un contact avec des fluides corporels provenant de malades avec une forte infection par le Zika présentent un risque accru de transmission, précisent les chercheurs.

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3 maladies favorisées par le changement climatique


Dans un billet récent, on parlait des enfants ou petits enfants, qui pourraient vivre jusqu’à 150 ans, mais peut-être qu’ils n’ont pas tenu compte des changements climatiques qui risque de faire revivre certaines épidémies du passé comme fut le cas en Sibérie. Les moustiques qui ont des saisons plus longues pour transmettre des maladies … et autres problèmes que nous allons rencontrer au cours des prochaines années
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3 maladies favorisées par le changement climatique

 

Les polluants présents dans l'air, responsables de certaines maladies repiratoires, sont plus élevés en cas de chaleur extrême

Les polluants présents dans l’air, responsables de certaines maladies repiratoires, sont plus élevés en cas de chaleur extrême

Photo : DELAHAYE CATHERINE/SIPA

ENVIRONNEMENT ET SANTÉ – Températures, montée des eaux ou encore émissions de gaz à effet de serre ne cessent de battre des records. Mais voilà, le changement climatique n’est pas sans conséquence sur la santé. Il réveille des bactéries et favorise la prolifération de maladies infectieuses.

Le lundi 8 août correspond au Jour du dépassement de la Terre en 2016. Les hommes ont ainsi consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. Mais cette surexploitation des ressources naturelles participe à l’accumulation de carbone dans l’atmosphère et au réchauffement climatique. En plus plus du danger écologique que cela représente, le changement climatique laisse planer un risque pour la santé.

« Bien que le réchauffement climatique puisse présenter localement quelques avantages, tels qu’une baisse de la mortalité hivernale dans les zones tempérées ou une augmentation de la production vivrière dans certaines régions, ses effets risquent dans l’ensemble d’être très largement négatifs, craint l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le changement climatique influe sur les déterminants sociaux de la santé: air pur, eau potable, nourriture en quantité suffisante et sécurité du logement. »

► L’anthrax refait surface

Le changement climatique pourrait être responsable de la réapparition de la bactérie Bacillus anthracis en Sibérie. En cause, la température avoisinant les 34°C au lieu des 15°C habituel.

Le site Pourquoidocteur.fr explique ainsi que cette hausse aurait favorisé « la libération des spores de la bactérie retenus depuis des décennies dans le permafrost (le sol dont la température est en dessous de 0°C) », jusqu’alors retenue dans une carcasse de renne congelé. Aussi appelé maladie du charbon, l’anthrax a causé la mort d’un enfant de 12 ans et l’hospitalisation de 90 personnes dans la région. La dernière épidémie datait de 1947.

► Zika, dengue, chikungunya…des zones d’endémie plus larges

En France, la période d’activité des moustiques s’étend de mai à novembre.

Mais « le changement climatique allongera probablement la saison de transmission de certaines grandes maladies à transmission vectorielle et modifiera leur répartition géographique », prédit l’OMS.

Ainsi, les moustiques du genre Aedes, qui transmettent le virus zika, la dengue ou le chikungunya pourrait se déplacer vers d’autres régions du globe, auparavant plus hostiles.

La hausse des températures et des épisodes caniculaires contribue « directement à la mortalité par maladies cardiovasculaires ou respiratoires, en particulier chez les personnes âgées », relève l’OMS.

Mais la température augmente aussi la teneur de l’air en ozone et en autres polluants, des facteurs de risques de nombreuses pathologies. De même pour les concentrations en pollens, tant redoutées par les allergiques.

S’il est difficile de mesurer tous les méfaits du changement climatique sur la santé avec les données actuelles, « l’OMS, dans une évaluation prenant en compte seulement un petit groupe d’effets possibles sur la santé, et prenant pour hypothèse la poursuite de la croissance économique et des progrès sanitaires, a conclu que le changement climatique pourrait entraîner environ 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050: 38 000 dus à l’exposition à la chaleur des personnes âgées, 48 000 dus à la diarrhée, 60 000 dus au paludisme, et 95 000 dus à la sous-alimentation des enfants. »

Si toutes les populations sont à risque, celles qui vivent dans les petits états insulaires et dans les régions côtières sont les plus vulnérables.

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Le Saviez-Vous ► Les pires virus propagés par les moustiques


Les moustiques qui vivent que pour nous piquer et qui malheureusement, peuvent aussi transmettre des virus à l’homme. Depuis plusieurs semaines, c’est le virus Zika qui est à la une, mais d’autres virus sont toujours d’actualité
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Les pires virus propagés par les moustiques

 

Le moustique fait beaucoup parler de lui en ce moment. En particulier l’Aedes, plus connu sous le nom de « moustique tigre » qui est l’espèce qui véhicule le virus Zika ainsi que la plupart des maladies vectorielles.

Retour sur les pires virus propagés par les moustiques.

La fièvre jaune

On l’appelle fièvre jaune en référence à la jaunisse présentée par certains patients. On estime chaque année à 130 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 44 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans les pays d’Afrique, où surviennent 90 % des cas. Ces chiffres tendent malheureusement à augmenter.

La période d’incubation est de 3 à 6 jours et est suivie de la maladie, qui peut présenter une ou deux phases.

La première provoque en général de la fièvre, des douleurs musculaires, des céphalées, des frissons, une perte de l’appétit, des nausées ou des vomissements. L’état de la plupart des patients s’améliore ensuite et leurs symptômes disparaissent au bout de 3 à 4 jours.

15 % des patients présentent une deuxième phase dans les 24 heures suivant la rémission initiale. Une fièvre élevée se réinstalle le patient présente une jaunisse, des douleurs abdominales et des vomissements. La moitié des malades présentant cette phase toxique meurent dans les 10 à 14 jours, et les autres se remettent sans séquelles importantes.

Il n’y a pas de traitement spécifique de la fièvre jaune. Le seul traitement vise à réduire les symptômes pour le confort du patient. La vaccination est la principale mesure préventive contre la fièvre jaune.

La filariose lymphatique

La filariose lymphatique également appelée « éléphantiasis » peut entraîner des lésions du système lymphatique et une augmentation anormale de volume de certaines parties du corps. Présente dans 58 pays, elle menace 1,23 milliard de personnes.

La maladie peut être éliminée grâce à une chimiothérapie préventive et des soins peuvent soulager les symptômes.

L’infection se produit lorsque les parasites filaires responsables de la maladie sont transmis à l’homme par des moustiques.

Les difformités corporelles causées par la maladie conduisent souvent à une stigmatisation sociale.

Le virus du Nil occidental

L’infection par le virus du Nil occidental est essentiellement transmise par piqûre de moustique infecté.

Environ 20 % des personnes infectées développent des symptômes tels que de la fièvre, des céphalées, une asthénie, des douleurs, des nausées, des vomissements et parfois une éruption cutanée et une adénopathie.

Le virus du Nil occidental peut également être à l’origine d’une maladie neurologique mortelle chez l’homme (de l’ordre de 1 personne sur 150). Néanmoins, environ 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques.

Le virus peut infecter l’être humain, le cheval et d’autres mammifères.

La durée d’incubation varie de 3 à 14 jours.

Le Chikungunya

Le Chikungunya se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre souvent supérieure à 38.5 °C généralement accompagnée de maux de tête ainsi que d’importantes douleurs musculaires et articulaires, touchant principalement les extrémités des membres.

Il faut 4 à 7 jours pour que les symptômes apparaissent chez la personne contaminée par le moustique.

Il n’y a pas de traitement curatif contre le virus. Cependant l’évolution peut être rapidement favorable, si le malade répond bien au traitement symptomatique. La maladie peut aussi évoluer vers une forme chronique.

La Dengue

La dengue se caractérise par de la fatigue, des nausées et vomissement, une forte fièvre, des douleurs articulaires et musculaires, des maux de tête et des boutons.

Le temps d’incubation est de 2 et 7 jours et on peut en guérir en une semaine.

Aucun médicament n’existe à ce jour pour lutter contre le virus. Seul le traitement des symptômes est possible : contrôle de la fièvre et de la douleur chez les nourrissons et enfants, les femmes enceintes, les personnes fragiles, malades ou âgées, la maladie peut aller jusqu’à la mort ou entraîner de graves séquelles.

Le virus Zika

Découvert en 1947, le virus Zika a pendant longtemps touché très sporadiquement les humains en Afrique et en Asie du Sud. La première épidémie est survenue en 2007 dans le Pacifique. Depuis 2013, une épidémie sévit dans le Pacifique occidental, en Amérique et en Afrique.

Le virus Zika est transmis par des moustiques du genre Aedes. Les personnes atteintes par le virus présentent en général des symptômes bénins tels qu’une fièvre légère, une éruption cutanée et une conjonctivite. Normalement, ces symptômes disparaissent en 2 à 7 jours.

En 2013 et en 2015, les autorités sanitaires du Brésil et de la Polynésie française ont signalé des complications neurologiques et auto-immunes potentiellement liées à la maladie. Au Brésil, depuis qu’on observe une recrudescence des infections, on voit aussi une augmentation du nombre des nouveau-nés atteints de microcéphalie. Les autorités sanitaires de Polynésie française ont également rapporté une recrudescence inhabituelle du syndrome de Guillain-Barré depuis l’épidémie de 2013.

Le virus touche les zones tropicales où vivent d’importantes populations de moustiques.

La meilleure façon de se protéger du virus Zika est d’éviter les piqûres de moustique en utilisant des produits répulsifs, en portant des vêtements couvrant le plus possible le corps et préférablement clairs et de dormir sous des moustiquaires.

Il est aussi très important de vider, nettoyer ou couvrir tous les contenants susceptibles de retenir de l’eau stagnante, même en petite quantité.

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