Des archéologues découvrent les ruines d’un vaste palais maya au Mexique


Je trouve les civilisations maya et Inca tout aussi fascinant que la civilisation égyptienne. Au Mexique, les archéologues ont trouvé un immense palais de la civilisation maya. Il reste encore beaucoup a étudier pour mieux comprendre l’architecture et la vie pendant cette période lointaine.
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Des archéologues découvrent les ruines d’un vaste palais maya au Mexique


Par Emeline Férard –

Une archéologue étudie l’une des structures découvertes au sein de la cité antique de Kulubá au Mexique.© Mauricio Marat/INAH

Dans la cité antique de Kulubá au Mexique, des archéologues ont mis au jour les ruines d’un vaste bâtiment de six mètres de haut et de cinquante mètres de large. Il s’agirait d’un palais construit il y a plus de 1.000 ans et utilisé par l’élite de la civilisation maya.

Dans la jungle du Mexique, des ruines mayas viennent de ressortir de l’oubli. Des archéologues ont annoncé avoir découvert un bâtiment jusqu’ici inconnu dans la cité antique de Kulubá. Localisé à quelque 150 kilomètres de Cancún dans le Yucatán, ce site archéologique est connu depuis les années 1930 mais ce n’est que récemment que des fouilles approfondies ont pu y être démarrées.

Les spécialistes supposent que Kulubá entretenait des liens importants avec les cités mayas d’Ek’ Balam et surtout de Chichén Itzá située à une centaine de kilomètres de là. Une hypothèse que les récentes découvertes réalisées par l’Institut national d’anthropologie et d’histoire mexicain (INAH), dont celle du nouvel édifice, semblent confirmer.

Un palais occupé dès 600

Les ruines mises au jour appartiennent à un bâtiment étendu sur six mètres de haut, environ 55 mètres de long et 15 mètres de large. Si les fouilles sont encore en cours pour tenter d’excaver ses murs, les archéologues ont réussi à collecter de premières informations sur l’édifice. D’après l’INAH, il s’agirait d’un palais construit il y a plus de 1.000 ans qui aurait compté au moins six chambres ainsi que des escaliers.

L’analyse des structures et de matériau découverts sur place suggèrent que le site aurait connu deux phases d’occupation : une première durant le Classique tardif (entre 600 et 900 de notre ère) et une seconde durant la fin de la période classique (entre 850 et 1000). Une chronologie qui semble correspondre à celle de Chichén Itzá, devenue entre 800 et 900, l’une des cités les plus importantes de la région.

« Nous avons trouvé des preuves d’une architecture et de céramiques similaires à celles de Chichén, de l’obsidienne de sources similaires à celle de Chichén ainsi qu’une technique de peinture murale très similaire à celle utilisée à Chichén Itzá », explique dans une vidéo, Alfredo Barrera Rubio, archéologue qui a dirigé les recherches sur place.

Autant de découvertes qui laissent penser que Kulubá était une enclave de la célèbre cité maya. En plus du palais qui aurait été fréquenté par l’élite de la société, les archéologues ont mis en évidence quatre autres structures dans la zone nommée « groupe C » : deux habitations, un autel et une structure ronde qu’ils pensent être un four.

Ils ont également exhumé une sépulture contenant plusieurs squelettes quasiment complets. Des examens sont en cours pour tenter de déterminer le sexe, l’âge, les pathologies ainsi que le mode de vie et les activités des défunts. Néanmoins, les fouilles ne font que commencer sur le site de Kulubá, a confirmé Alfredo Barrera Rubio.

Un site à protéger et restaurer

« Nous commençons à peine à mettre au jour l’une des plus grandes structures du site », a-t-il souligné. « Nous en savons très peu sur les caractéristiques architecturales de cette région, le nord-est du Yucatán ».

Grâce à cette découverte, les archéologues espèrent ainsi en apprendre davantage sur l’architecture de la cité antique de même que sur sa société.

L’un des objectifs est également de protéger et restaurer cet héritage culturel soumis aux éléments et situé non loin d’une région très touristique au Mexique. Les spécialistes planchent actuellement sur la possibilité de reboiser des zones rasées au cours de précédentes fouilles afin de protéger les ruines d’éventuels dommages causés par le vent et le soleil.

Certaines parties de Kulubá, où d’autres structures ont été mises au jour par le passé, sont déjà ouvertes au public.

« À moyen terme », l’INAH espère rendre ces nouvelles ruines, une fois restaurées et protégées, également accessibles.

https://www.geo.fr/

Des restes d’ours géant découverts dans une grotte sous-marine


La fosse Hoyo Negro est doté de plus grottes au Yucatán au Mexique. Lors des changements climatiques, des humains et toutes d’animaux ont trouvé refuge dans les galeries. Mais ils ont probablement été surpris par des inondations. Les scientifiques ont trouvé entre autre un carnivore ressemblant à un loup, des paresseux géants, des tapirs, des tigres à dents de sabre et un ours géants. Toute cette belle brochette de fossile date 35 000 à 12 000 ans.
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Des restes d’ours géant découverts dans une grotte sous-marine

ours géant

Un morceau de crâne d’Arctotherium wingei, un ancien ours géant. Crédits : Roberto Chavez-Arce

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Une ré-analyse de fossiles retrouvés il y a plusieurs années au fond d’une grotte sous-marine mexicaine a révélé la présence d’ours géants dans la région à l’époque du Pléistocène. Une véritable surprise.

Bienvenue dans la fosse Hoyo Negro, un système de grottes situé à l’est de la péninsule du Yucatán, au Mexique. Les lieux ont notamment fait parler d’eux en 2007, suite à la découverte de deux squelettes humains. Parmi eux, celui d’une adolescente, vieux de 13 000 ans et très bien conservé. C’est à ce jour le squelette le plus ancien jamais découvert dans la région. Mais d’autres espèces fréquentaient également les lieux durant la dernière période glaciaire. Et certaines étaient énormes. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Biology Letters.

Plusieurs grands carnivores

C’est du moins ce que suggère la ré-analyse de plusieurs ossements retrouvés il y a plusieurs années, enfouis sous les eaux. Les chercheurs expliquent en effet avoir identifié un crâne d’ours à face courte (Arctotherium wingei). Il s’agit de l’un des plus gros ours ayant jamais vécu sur Terre. Ont également été retrouvés des ossements d’un ancien carnivore ressemblant à un loup (Protocyon troglodytes), des restes d’anciens paresseux géants, de tapirs ou encore de tigres à dents de sabre. Tous ont évolué au cours de la même période, il y a entre 35 000 et 12 000 ans.

Cette incroyable fosse se présente comme une sorte de grande capsule temporelle naturelle du Pléistocène supérieur. Un gouffre où se sont retrouvées piégées beaucoup de victimes. De nombreuses espèces ayant trouvé refuge dans ces galeries, à 60 mètres de profondeur, semblent en effet avoir été “surprises” par la fonte des glaciers environnants. La grotte se serait alors très vite retrouvée inondée, entraînant la mort par noyade de la plupart de ses occupants.

Vers le nord

La découverte d’ossements sous les tropiques d’Amérique centrale est déjà rare en soi. Mais la découverte de ces deux carnivores – Arctotherium wingei et Protocyon troglodytes – est ce qui a le plus surpris les chercheurs. Nous pensions en effet jusqu’à présent que cet ancien “loup” et cet ours géant à face courte évoluaient 2 000 kilomètres plus au sud.

« Les traces précédentes de ces animaux n’ont été retrouvées que sur quelques localités d’Amérique du Sud, explique en effet Blaine Schubert, principal auteur de l’étude. Et ce sont des vestiges fragmentaires ».

Pour expliquer leur présence, les chercheurs soupçonnent ces animaux – et les deux êtres humains retrouvés – de s’être déplacés vers le nord pendant ou après le dernier événement glaciaire, il y a 35 000 à 12 000 ans, en raison d’importants changements environnementaux.

L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont en effet longtemps été séparées géographiquement, donnant lieu à des communautés distinctes de vertébrés. Les échanges de faune entre les deux continents ont commencé à la fin du Cénozoïque, et l’on distingue aujourd’hui principalement quatre grandes époques majeures d’échanges biotiques entre les deux Amériques. Dont une, il y a entre 35 000 et 12 000 ans. Mais visiblement, tous ne sont pas arrivés à bon port.

Source

https://sciencepost.fr/

Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées


LiDar est un radar qui peut passer à travers la végétation reflétée par le sol et les structures rocheuses. Grâce à cette technologie, il a été possible de trouver des structures de la civilisation Maya. Des découvertes qui auraient pris plusieurs dizaines d’années à trouvées. Cependant, il faut maintenant que les archéologues confirment en temps réel ces découvertes … Imaginez, ils ne sont qu’à 8 % de la surface étudiée.
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Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées

 

On voit en trois dimensions des traces de constructions (maisons, forts, temples) de différentes formes.

Vestiges de constructions mayas au Guatemala révélés par la technologie LiDAR.  Photo : Francisco Estrada-Belli/PACUNAM

 

Des images sans précédent ont permis à une équipe de chercheurs étrangers de révéler des détails inconnus de l’empire maya. Leurs résultats, récemment publiés, pourraient changer notre façon de voir cette civilisation mystérieuse.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pendant longtemps, partir à la recherche d’une civilisation perdue impliquait la réunion de spécialistes prêts à s’aventurer au cœur de territoires inconnus pendant de longues périodes. De nos jours, bien que le travail sur le terrain demeure irremplaçable, l’observation radar peut révéler l’étendue d’une civilisation avec une précision et une rapidité jamais obtenues auparavant.

Ce type d’observation a mené à une découverte révolutionnaire au mois de février dernier. Une équipe de chercheurs américains et guatémaltèques a révélé au monde des images préliminaires saisissantes de l’ampleur de la civilisation maya, qui a prospéré pendant 2500 ans à travers la péninsule du Yucatan, qui couvre le sud du Mexique ainsi que plusieurs pays d’Amérique centrale.

Lever le voile sur le passé

Les œuvres et les connaissances du peuple maya ont piqué la curiosité des archéologues et du public pendant des décennies. Malheureusement, tout ce qui nous reste d’eux sont des ruines ensevelies sous la jungle et difficilement accessibles.

Utilisant la technologie du LiDAR (Light Detection And Ranging), dont le principe est similaire à celui du radar, mais qui utilise des rayons laser au lieu d’ondes radio, les scientifiques ont pu voir à travers la végétation qui recouvre une bonne partie du territoire anciennement contrôlé par cet empire. Des mois d’analyses plus tard, le fruit de leurs recherches a été publié dans un article de la revue Science.

Ces impulsions laser ont la propriété de passer à travers la végétation, mais d’être reflétées par le sol et les structures rocheuses.

La façon dont les ondes sont altérées au contact du sol permet de révéler les changements topographiques et les structures artificielles, créant ainsi des images 3D de la surface, comme si la forêt y avait été coupée à blanc.

Animation montrant l’utilisation de la technologie LiDAR sur le site de Tikal, au Guatemala

Un empire complexe et interconnecté

Au total, les chercheurs ont survolé et cartographié plus de 2144 kilomètres carrés de la péninsule, ce qui leur a permis de repérer le chiffre impressionnant de 61 480 structures inconnues à ce jour. Parmi ces dernières, on retrouve des maisons, petites et grandes, des temples et des pyramides, mais aussi des territoires agricoles, des canaux d’irrigation et même des fortifications et autres structures défensives.

Bien que la densité moyenne des bâtiments soit estimée à 29 structures par kilomètre carré, ces derniers n’étaient pas uniformément répartis et étaient divisés en centres urbains de toutes tailles, de la région rurale jusqu’aux grandes villes, le tout entrecoupé de plus petits centres urbains. Plus de 106 kilomètres de routes reliaient entre elles les différentes régions découvertes.

Les chercheurs estiment que si la configuration des structures observées dans leur échantillonnage aérien était représentative des 95 000 kilomètres carrés qui formaient l’empire maya à son zénith, cette civilisation aurait pu abriter 7 à 11 millions de personnes entre les années 650 et 800 de notre ère.

Les relevés effectués ont aussi montré que les Mayas étaient capables de travailler en profondeur leur environnement et la géographie de la région, ce qui leur permettait de produire l’agriculture intensive qui aurait été nécessaire à la survie d’une telle population. Parmi les observations, on a même constaté l’utilisation d’agriculture en terrasses, un mode de culture en paliers permettant d’exploiter les flancs de montagnes.

Ces observations aériennes ont permis aux archéologues de gagner des années de recherches , mais devront quand même être confirmées par une observation directe sur le terrain, ce que les scientifiques ont pu faire jusqu’à maintenant avec 8 % de la surface étudiée.

L’utilisation du LiDAR pourrait permettre d’accélérer les découvertes dans un grand nombre de régions archéologiquement importantes à travers le monde.

https://ici.radio-canada.ca/

Les Mayas à l’origine d’une catastrophe écologique durable?


L’histoire humaine devrait nous apprendre sur nos erreurs pour éviter de refaire les mêmes et pourtant …. Au Mexique, la déforestation a commencé par les Mayas et même 1000 après, même si les forêts ont repris de terrains, les conséquences continuent à se faire sentir. Imaginez dans 1 000 ans avec toutes ces forêts qui sont décimées.
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Les Mayas à l’origine d’une catastrophe écologique durable?

 

La civilisation maya apparaît à la base de... (Photo fournie par Peter Douglas)

La civilisation maya apparaît à la base de la péninsule du Yucatán 2000 ans avant Jésus-Christ. Moins de 1000 ans plus tard, les forêts sont décimées.

PHOTO FOURNIE PAR PETER DOUGLAS

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les Mayas ont appauvri les sols du Mexique en procédant à une vaste déforestation bien avant l’arrivée des Européens, selon une étude montréalaise. Cet impact négatif sur les sols se ferait d’ailleurs toujours sentir près de 1000 ans après la disparition de cette culture précolombienne. C’est une mauvaise nouvelle pour les changements climatiques.

DÉFORESTATION

La civilisation maya apparaît à la base de la péninsule du Yucatán 2000 ans avant Jésus-Christ. Moins de 1000 ans plus tard, les forêts sont décimées.

« Dans les sédiments des lacs, on passe d’une concentration de 90 % de pollen de forêt à 40 % », explique Peter Douglas, biogéochimiste à l’Université McGill et auteur principal de l’étude publiée hier dans la revue Nature Geoscience. « C’est comme passer du nord des Laurentides à la Montérégie, en termes de couverture végétale. La forêt tropicale commençait à l’époque à seulement 100 km au sud de Cancún, et s’étendait sur tout le Guatemala, le territoire des Mayas. »

Les chercheurs ont analysé les sédiments de trois lacs, un au Mexique et deux au Guatemala.

CARBONE

Outre l’absence d’ombre et d’absorption du CO2 de l’atmosphère par les arbres par l’entremise de la photosynthèse, la déforestation a comme conséquence de diminuer la capacité des sols à emmagasiner du carbone.

« Avec la déforestation, il y a une perte de minéraux comme le fer et l’aluminium, qui se lient au carbone et empêchent les microbes de le manger, dit M. Douglas. De plus, le sol devient plus meuble, il n’y a plus de mottes de terre qui protègent aussi le carbone des microbes. Ces microbes, éventuellement, évacuent le carbone dans l’atmosphère sous forme de CO2. Nous avons découvert que 1000 ans après la disparition des Mayas, les terres qu’ils habitaient n’ont toujours pas regagné la capacité d’emmagasiner beaucoup de carbone, même si les forêts sont revenues. C’est une mauvaise nouvelle pour la déforestation qui sévit actuellement en Amazonie et en Asie du Sud-Est, qui aura des impacts à très long terme sur les changements climatiques. »

La quantité de carbone dans les sols est très importante dans l’équilibre du climat, parce que le CO2 est un gaz à effet de serre.

« Les sols contiennent deux fois plus de carbone que l’atmosphère, dit le biogéochimiste montréalais. La déforestation est la deuxième contribution humaine au réchauffement de la planète. C’est beaucoup moins que la combustion de carburants fossiles, qui produit des gaz à effet de serre, mais c’est très important. »

SÉCHERESSE

Peter Douglas a commencé à travailler sur le sujet durant son doctorat à l’Université Yale.

« J’ai travaillé sur l’impact des sécheresses sur les Mayas. Nous nous sommes rendu compte que les molécules qui sont emmagasinées pendant longtemps dans les sols déformaient nos résultats. Je me suis intéressé à ces molécules et j’ai réalisé qu’elles étaient importantes pour le stockage du carbone. »

POPULATION

La prochaine étape des recherches de M. Douglas est l’évolution de la population maya.

« On estimait généralement qu’au maximum, on parlait d’une population de 1 ou 2 millions, de 10 à 20 villes de 100 000 habitants, mais les nouveaux relevés radars permettent de voir les traces d’un nombre beaucoup plus grand de villes, et certains arrivent à 20 millions. Je veux utiliser des techniques géochimiques pour mesurer une molécule produite par les intestins humains, qui se retrouve dans les sédiments des lacs. On voit là aussi une population plus grande qu’avec les techniques classiques de l’archéologie. »

L’étude du stockage de carbone est donc périphérique au principal domaine de recherche de M. Douglas.

« Pour ces recherches, j’ai besoin de technologies assez avancées auxquelles je n’ai pas accès ici », dit-il.

PERGÉLISOL, ANGKOR ET AMAZONIE

L’impact à long terme de la déforestation sur la capacité des sols à stocker du carbone pourrait être étudié au Cambodge avec la civilisation khmère d’Angkor, qui a existé du IXe au XVIe siècle, et en Amazonie, où des relevés radars montrent que des réseaux de villes importantes ont existé à l’époque précolombienne, selon M. Douglas.

« Je fais aussi des recherches sur la capacité du pergélisol à stocker le carbone dans le Grand Nord canadien. »

QUELQUES DATES CLÉS

2600 avant Jésus-Christ

Premières traces de la civilisation maya dans la péninsule du Yucatán

2000 avant Jésus-Christ

Premières villes mayas

800

Début de la disparition des cités mayas

1200

Fin de la civilisation maya, dont les héritiers seront des micro-États et villes souvent en guerre les uns contre les autres

1300

Les Aztèques s’imposent dans le centre du Mexique

1519

Hernán Cortés conquiert l’empire aztèque

Sources : Université McGill, Smithsonian

http://www.lapresse.ca/

Les Mayas ont-ils succombé à une sécheresse prolongée ?


Les scientifiques discutent encore des causes de l’effondrement des cités mayas. La sécheresse est évoquée plusieurs fois, mais il semble que de nouvelles études viennent renforcer cette hypothèse en ajoutant les conflits et la perte de confiance à l’élite qui était supposée communiquer avec les dieux.
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Les Mayas ont-ils succombé à une sécheresse prolongée ?

 

Laurent Sacco

Journaliste

 

La civilisation maya s’est effondrée rapidement, il y a environ 1.000 ans. Pourquoi ? Les archives géochimiques d’un lac au Yucatán, en plein pays Maya, gardent les traces d’une sécheresse prolongée à cette époque. C’est peut-être l’une des principales causes de cet effondrement.

La civilisation maya nous fait rêver depuis longtemps… On oublie souvent, que malgré ses aspects raffinés – les prêtres mayas étaient de bons astronomes et des mathématiciens suffisamment brillants pour avoir découvert le concept du zéro -, c’était aussi un monde très barbare avec des sacrifices humains horribles et une société finalement peu démocratique. Les Mayas n’étaient pas unis et la population était divisée en cités-États, souvent en guerre les unes avec les autres.

Reste que l’on connaît tous des noms de cités mayas comme Palenque, Chichén Itzá et que toutes sortes de légendes leur sont associées, allant de la fameuse prophétie de la fin du Monde pour 2012 à l’arrivée des fameux astronautes extraterrestres, quand ce n’est pas en relation avec le mythe de l’Atlantide ou celui du continent perdu de Mu que les fans de la série Les mystérieuses cités d’or connaissent bien.

L’architecture maya est tout aussi mystérieuse et inspirante et on aimerait bien comprendre pourquoi brutalement, vers l’an mille de notre calendrier, les cités-États ont été désertées et les constructions qu’elles abritaient ont cessé d’être entretenues ou multipliées. Plusieurs hypothèses ont été proposées sans que les débats ne permettent de trancher.

 

Il semble cependant que l’occurrence de sécheresses vers cette période, causant l’effondrement physique et culturel du monde maya, soit une hypothèse qui prend de plus en plus de poids les années passant. Nous en avons un nouvel exemple avec une publication dans le journal Scienced’un article provenant d’une équipe de chercheurs des universités de Cambridge (Royaume-Uni) et Floride (États-Unis).

Une pluviosité réduite en moyenne de 41 à 54 % en pays Maya

On peut penser en effet que des famines provenant de sécheresse et frappant à répétition sur une assez longue durée ont non seulement exacerbé les conflits entre cités-États mais aussi sapé la confiance dans les pouvoirs des prêtres et des nobles censés être capables d’intercéder avec les dieux.

Pour consolider cette hypothèse, il faut être en mesure de prouver que ces sécheresses se sont bien produites mais surtout qu’elles étaient bien suffisamment fortes pour provoquer la chute de la civilisation maya de l’époque classique terminale (800-1000 après J.-C.). Pour cela, des géochimistes se sont attaqués à la détermination des abondances de plusieurs isotopes de l’oxygène et de l’hydrogène présents dans le gypse de couches sédimentaires déposées pendant cette époque au fond du lac de Chichancanab, au Yucatán, en plein pays Maya.

Le saviez-vous ?

La civilisation maya est divisée en quatre périodes principales : la préclassique (2000 avant notre ère – 250 après Jésus-Christ), la classique (250 après J.-C. – 800 après J.-C.), la classique terminale (800 – 1000 après J.-C.) et la postclassique (1000 après J.-C. – 1539). La période classique a été marquée par la construction d’une architecture monumentale, le développement intellectuel et artistique et la croissance des grandes cités.

L’idée derrière la méthode est la suivante. En cas de sécheresse, le taux d’évaporation du lac augmente et les eaux se concentrent du fait de la diminution des apports d’eau. Les isotopes légers de l’oxygène et de l’hydrogène quittent les eaux du lac plus facilement que les isotopes plus lourds, comme l’oxygène 18 et le deutérium, de sorte que la formation du gypse (une roche évaporitique formée de sulfate dihydraté de calcium de formule CaSO·2HO) se déroule avec un enrichissement en ces isotopes.

L’étude du gypse a permis d’établir solidement que les précipitations annuelles ont diminué de 41 % à 54 %, avec des pics de réduction de 70 % pendant la période où la civilisation maya s’effondre. Voilà une base sur laquelle on va pouvoir discuter pour évaluer l’impact réel de ces sécheresses sur la population maya.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Il y a environ mille ans la civilisation des cités mayas s’effondre.
  • Une explication possible est celle d’une sécheresse persistante accentuant les tensions et les guerres entre les cités concurrentes et sapant la confiance dans l’élite censée communiquer avec les dieux.
  • Les isotopes lourds de l’oxygène et de l’hydrogène retrouvés plus nombreux dans les cristaux de gypse au fond d’un lac démontrent en effet la survenue à cette époque d’une grande sécheresse.
  • Reste à montrer qu’elle était suffisante pour provoquer un effondrement total, économique et culturel.

https://informacionde.info/

Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures


L’astéroïde qui est tombé au Yucatan au Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales et un changement climatique. La vie plus vite que pensait les scientifiques, elle s’est développé a différents degrés dans le monde,. Les scientifiques croient qu’avec ces informations, lors de la 6 ème extinction des espèces animales pourrait recommencer avec ou sans nous.
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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures

 

La tête d'un tyrannosaure rex dont le squelette... (PHOTO  STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

La tête d’un tyrannosaure rex dont le squelette est vieux de 67 millions d’années.

PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

La vie a fait rapidement sa réapparition à l’endroit où est tombé l’astéroïde qui a provoqué la disparition des dinosaures il y a environ 65,5 millions d’années, ont découvert avec surprise des chercheurs.

La chute de ce corps céleste sur l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique à la fin du Crétacé avait rayé de la carte environ les trois quarts des espèces, dont les dinosaures non aviaires.

Après ce cataclysme, l’écosystème marin s’est rétabli à un rythme variable à différents endroits du globe. Cela a pris jusqu’à 300 000 ans pour l’ouest de l’Atlantique nord et le Golfe du Mexique, proches du cratère d’impact Chicxulub mais nettement moins de temps ailleurs, rappellent les chercheurs dans une étude parue mercredi dans Nature.

Certains scientifiques en avaient déduit que la lenteur du retour de la vie sur des lieux proches du cratère était peut-être liée au rejet de métaux toxiques dans l’environnement lors de l’impact, qui auraient pollué les eaux de la région.

Dans ce cas, logiquement, le retour de la vie dans le cratère même aurait dû être encore plus lent, note Chris Lowery, de l’Institut de géophysique de l’Université du Texas à Austin.

Au lieu de cela, «nous avons découvert que la vie était repartie de façon étonnamment rapide» sur le site, «les premiers organismes marins colonisant le cratère quelques années seulement après l’impact», indique-t-il à l’AFP. «Un écosystème marin hautement productif a pu s’établir en l’espace de 30 000 ans», soit nettement plus rapidement que dans d’autres parties de l’océan Atlantique.

«Cela indique que la proximité de l’impact n’a pas retardé le rétablissement de la vie» et que ce sont probablement surtout des processus écologiques naturels locaux qui ont joué un rôle dans ce retour de la vie, souligne l’étude.

Forages

L’équipe de chercheurs faisait partie de l’expédition 364 du Programme international de découverte des océans (IODP en anglais) qui a effectué en 2016 des forages dans le cratère de Chicxulub, en partie immergé au large du Yucatan.

L’analyse des sédiments rocheux prélevés au fond du cratère a permis de découvrir des microfossiles – restes d’organismes unicellulaires d’algues ou de plancton – , et de mettre en évidence des trous laissés par des petites crevettes ou des vers.

La vie était déjà là «deux ou trois ans après l’impact», selon l’Université du Texas.

La chute de l’astéroïde sur le Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales. Son impact à la surface de la Terre a libéré une énorme énergie, estimée à 5 milliards de fois la puissance de la bombe atomique de Hiroshima.

L’explosion a aussi rejeté un énorme volume de roches pulvérisées, ce qui a opacifié l’atmosphère, provoquant un changement climatique.

Des scientifiques estiment que la Terre est en train de vivre une sixième extinction de masse, avec la disparition rapide de nombreuses espèces.

Le retour rapide de la vie après la chute de l’astéroïde il y a 65,5 millions d’années «est de ce fait d’un grand intérêt, car cela peut nous aider à comprendre comment les écosystèmes pourraient rebondir au regard de la perte de biodiversité actuelle liée au changement climatique, à la pollution, à la surpêche etc.», considère Chris Lowery

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre


    La Terre reçoit environs des tonnes de météorites extraterrestres à tous les jours. Heureusement, c’est majoritairement sous forme de poussières. Par contre, il arrive que certaines météorites soient plus grosses et font parfois de gros dégâts. Celle qui a changer le cours de l’histoire de la Terre a été la météorite qui a fait disparaitre 75 % des espèces animales sur Terre
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    Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Une crainte peut-être pas si folle que cela au regard de l’inventaire des météorites qui ont frappé notre Terre au fil des millénaires.

    Rappelons avant tout que le terme de météorite désigne un corps rocheux d’origine extraterrestre ayant survécu — peu ou prou — à sa traversée de l’atmosphère et qui se retrouve au sol. Les scientifiques estiment ainsi à des dizaines de tonnes la quantité de matière extraterrestre qui tombe chaque jour ! La plupart du temps, ces météorites nous parviennent sous forme de poussières. Mais parfois, il en tombe des morceaux plus impressionnants.

    Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

    Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

    Hoba, le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre

    Le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour est celui issu d’un corps de 10 km de diamètre nommé Hoba. Ce morceau a été retrouvé en Namibie, en 1920 et ne pèse pas moins de 66 tonnes.

    El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

    El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

    Deux fragments de météorite classés sur l’incroyable site de Campo Del Cielo

    Campo Del Cielo, c’est le nom qui a été donné à une zone d’impact située en Argentine. On y trouve une vingtaine de cratères, résultant des impacts d’une seule et même météorite fragmentée. Celle-ci aurait frappé la Terre il y a 5.000 ans et la somme de ses fragments pèserait plus de 100 tonnes. Le plus imposant des morceaux, El Chaco, ne pèse pas moins de 37 tonnes. Il a été découvert tardivement, en 1969, enterré sous cinq mètres de terre. Mais elle pourrait être détrônée par un autre fragment du site, baptisé Gandeco et déterré fin 2016. En attendant confirmation, son poids est estimé à 30 tonnes.

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      La météorite fragmentée de Cape York

      C’est au Groenland que les restes de la météorite de Cape York — déjà connue des Inuits — ont été redécouverts à la fin du XIXe siècle. Le plus gros des morceaux, baptisé Ahnighito, pèse, à lui seul, plus de 30 tonnes. Mais au total, la masse des fragments de cette météorite dépasserait les 58 tonnes. De fer et de nickel, essentiellement. Elle serait entrée en collision avec la Terre il y a quelque 10.000 ans.

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Armanty, une météorite tombée sur la Chine

      En 2011, une équipe de chercheurs chinois a découvert, au nord-ouest du pays, un fragment de météorite pesant au moins 25 tonnes. Mais déjà en 1898, un morceau baptisé Armanty, avait été débusqué dans la même région. Sa masse avait été estimée à pas moins de 28 tonnes.

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Des cratères témoins d’impacts hors normes

      Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, mesure entre 170 et 300 km. Il serait le résultat d’un impact d’astéroïde de 10 km de diamètre, vieux de 65 millions d’années. Il aurait contribué à l’extinction de 75 % des espèces animales vivant sur Terre à cette époque, y compris les dinosaures.

      Mais il pourrait ne pas être le plus grand cratère d’impact identifié sur Terre. En Australie, des chercheurs affirment avoir trouvé une structure de 400 kilomètres de diamètre… formée toutefois de deux cratères de quelque 200 km chacun. L’impact en question a dû se produire entre -300 et -420 millions d’années, mais aucune crise biologique majeure n’a pu lui être associée.

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      Le Saviez-Vous ► Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre


      Il se peut qu’un jour la Terre ai encore une météorite qui changera le visage de notre planète. Il tomberait en moyenne des tonnes de matière extraterrestre à tout les jours, mais cela n’as pas d’impact. Pourtant, dans le passé, des météorites sont tombées et on laissé leur trace sur le sol terrien
      Nuage

       

      Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre

       

      Nathalie Mayer
      Journaliste

      Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Une crainte peut-être pas si folle que cela au regard de l’inventaire des météorites qui ont frappé notre Terre au fil des millénaires.

      Rappelons avant tout que le terme de météorite désigne un corps rocheux d’origine extraterrestre ayant survécu — peu ou prou — à sa traversée de l’atmosphère et qui se retrouve au sol. Les scientifiques estiment ainsi à des dizaines de tonnes la quantité de matière extraterrestre qui tombe chaque jour ! La plupart du temps, ces météorites nous parviennent sous forme de poussières. Mais parfois, il en tombe des morceaux plus impressionnants.

       

      Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

      Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

      Hoba, le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre

      Le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour est celui issu d’un corps de 10 km de diamètre nommé Hoba. Ce morceau a été retrouvé en Namibie, en 1920 et ne pèse pas moins de 66 tonnes.

      El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

      El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

      Deux fragments de météorite classés sur l’incroyable site de Campo Del Cielo

      Campo Del Cielo, c’est le nom qui a été donné à une zone d’impact située en Argentine. On y trouve une vingtaine de cratères, résultant des impacts d’une seule et même météorite fragmentée. Celle-ci aurait frappé la Terre il y a 5.000 ans et la somme de ses fragments pèserait plus de 100 tonnes. Le plus imposant des morceaux, El Chaco, ne pèse pas moins de 37 tonnes. Il a été découvert tardivement, en 1969, enterré sous cinq mètres de terre. Mais elle pourrait être détrônée par un autre fragment du site, baptisé Gandeco et déterré fin 2016. En attendant confirmation, son poids est estimé à 30 tonnes

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      La météorite fragmentée de Cape York

      C’est au Groenland que les restes de la météorite de Cape York — déjà connue des Inuits — ont été redécouverts à la fin du XIXe siècle. Le plus gros des morceaux, baptisé Ahnighito, pèse, à lui seul, plus de 30 tonnes. Mais au total, la masse des fragments de cette météorite dépasserait les 58 tonnes. De fer et de nickel, essentiellement. Elle serait entrée en collision avec la Terre il y a quelque 10.000 ans.

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Armanty, une météorite tombée sur la Chine

      En 2011, une équipe de chercheurs chinois a découvert, au nord-ouest du pays, un fragment de météorite pesant au moins 25 tonnes. Mais déjà en 1898, un morceau baptisé Armanty, avait été débusqué dans la même région. Sa masse avait été estimée à pas moins de 28 tonnes.

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Des cratères témoins d’impacts hors normes

      Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, mesure entre 170 et 300 km. Il serait le résultat d’un impact d’astéroïde de 10 km de diamètre, vieux de 65 millions d’années. Il aurait contribué à l’extinction de 75 % des espèces animales vivant sur Terre à cette époque, y compris les dinosaures.

      Mais il pourrait ne pas être le plus grand cratère d’impact identifié sur Terre. En Australie, des chercheurs affirment avoir trouvé une structure de 400 kilomètres de diamètre… formée toutefois de deux cratères de quelque 200 km chacun. L’impact en question a dû se produire entre -300 et -420 millions d’années, mais aucune crise biologique majeure n’a pu lui être associée.

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      La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique


      La plongée permet de faire de belles trouvailles en spéléologie. En effet, la plus grande grotte au monde qui forme un vrai labyrinthe à été découverte au nord du Yucatán, au Mexique. Un vrai trésor archéologique qui contient des tout un monde qui ont existé en passant par les Mayas, les premiers colons, les animaux disparus, ainsi qu’une grande source d’eau douce
      Nuage

       

      La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique

       

      Xavier Demeersman
      Journaliste

      Des plongeurs ont trouvé des passages entre les grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos, au Mexique. Ensemble, ces dernières forment ainsi la plus grande grotte sous-marine connue du monde ! Le site est précieux pour l’eau douce qu’il renferme ainsi que pour sa biodiversité et ses trésors archéologiques.

      Plongeur infatigable spécialisé dans l’exploration des grottes sous-marines au Mexique, en particulier dans le Yucatán depuis quatorze années, Robert Schmittner a découvert, avec son équipe du projet GAM (Gran Acuífero Maya, ou Great Maya Aquifer, en anglais, qui signifie « grand aquifère maya »), après dix mois de recherche, des connexions entre les deux grands systèmes de Sac Actun et Dos Ojos. Ce labyrinthe immense de galeries submergées est long de quelque 347 kilomètres au total.

      Il s’agit donc désormais de la plus grande grotte sous-marine au monde, détrônant celle de Ox Bel Ha (269 kilomètres), également dans la même région mais plus au sud. Située au nord de la ville de Tulum et longue de 262 kilomètres, Sac Actun était, elle, deuxième. Quant à Dos Ojos (83,7 kilomètres), elle n’était pas loin : classée quatrième du classement. Mais, maintenant, puisque les deux systèmes sont connectés, ils n’en forment plus qu’un seul et gigantesque, qui porte le nom du plus grand des deux : Sac Actun, comme le veulent les règles en spéléologie.

      Bien sûr, Robert Schmittner ne va pas s’arrêter là : il a déjà commencé les recherches de passages avec les autres grands systèmes de la péninsule du Yucatán, convaincu que Sac Actun est relié avec eux (du moins avec certains). Rien que dans le nord-est de l’État de Quintana Roo, ils ne sont pas moins de 358 pour un total de 1.400 kilomètres (voir la liste ici).

       

      Vidéo du projet GAM (Gran Acuífero Maya) résumant l’exploration des grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos. © Gran Acuífero Maya, YouTube

      Les eaux ancestrales des Mayas

      Au-delà de ses dimensions spectaculaires, le vaste réseau de grottes sous-marines représente de véritables couloirs du temps où gisent de nombreux vestiges du passé : des vestiges humains, mais aussi d’animaux et de plantes.

      « Cette immense grotte représente le site archéologique submergé le plus important du monde, a déclaré le spéléologue, puisqu’elle compte plus d’une centaine de contextes archéologiques, parmi lesquels se trouvent les traces des premiers colons d’Amérique, ainsi que celles de la faune disparue et, bien sûr, celles de la culture maya ».

      C’est dans les eaux du gouffre de 43 mètres de profondeur de Hoyo Negro (en français « trou noir »), dans le réseau de Sac Actun, qu’a été trouvé le squelette de Naia en 2007. Comme certains animaux de l’âge de glace, la jeune fille qui vivait dans la région il y a environ 13.000 ans est malheureusement tombée dans ce trou. Bien des siècles et des millénaires plus tard, les descendants de la civilisation maya considéreront ces cénotes (dérivé du maya dz’onot signifiant « puits sacrés ») comme des bouches à travers lesquelles ils pouvaient communiquer avec les dieux des mondes souterrains. De nombreux objets de leur culture y ont été pêchés.

      Enfin, en plus de ces trésors archéologiques, les eaux de ces multiples grottes inondées du Yucatán sont très précieuses pour la biodiversité qu’elles accueillent et, bien sûr, pour la grande réserve d’eau douce qu’elles constituent pour les habitants d’aujourd’hui en surface.

      CE QU’IL FAUT RETENIR

      • Des plongeurs spéléologues qui arpentaient deux grottes sous-marines dans le nord de la péninsule du Yucatán, au Mexique, ont découvert des passages entre ces deux dernières.
      • L’ensemble forme « le site archéologique submergé le plus important du monde ». Cet immense labyrinthe est long de 347 kilomètres, mais il pourrait être encore plus vaste…

       

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      Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans


      Grâce à des super ordinateurs des simulations montre que la chute de l’astéroïde tombée au Yucatan aurait provoquer divers catastrophe et une noirceur du à la suie qui aurait cacher la lumière du jour environ un moins de 2 ans. La photosynthèse était rendu impossible et l’effondrement de la chaîne alimentaire ainsi que l’extinction des dinosaures., Du moins théoriquement …
      Nuage

       

      Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans

       

      Une nouvelle simulation de l’impact des incendies producteurs de suies causés par l’impact d’un astéroïde à la fin du Crétacé précise ce qui a pu se passer au moment de la disparition des dinosaures. Les suies pourraient avoir bloqué suffisamment le rayonnement solaire pour stopper toute photosynthèse pendant un an et demi.

      CE QU’IL FAUT RETENIR

      • Lors de la chute d’un petit corps céleste au Yucatan il y a 66 millions d’années, l’énergie libérée a enflammé les forêts de l’époque, produisant d’importantes quantités de suies.
      • Ces suies seraient montées dans l’atmosphère, chauffées par le Soleil, jusqu’à produire une couche qui a plongé la Terre dans l’obscurité pendant au moins un an et demi, causant l’effondrement de la chaîne alimentaire.
      • La couche se serait dissipée en quelques mois sous l’effet de réactions chimiques imprévues mais révélées par une vaste simulation numérique de l’effet des suies sur la climat de la Terre à cette époque.

      Il reste encore des zones d’ombres sur l’extinction massive à la frontière du Crétacé et du Tertiaire qui a conduit à la disparition d’environ 75 % des espèces vivantes de la biosphère il y a environ 66 millions d’années. Bien que les dinosaures n’aient pas tous été de grandes tailles, et loin s’en faut contrairement à ce que l’on peut croire, ils ont tous disparu sous leur forme non avienne, comme tous  les tétrapodes de plus de 25 kg.

      Cette crise biologique coïncide peu ou prou avec deux évènements géologiques majeurs, les trapps du Deccan et l’astroblème du Yucatan, à Chicxulub, respectivement produits par de gigantesques épanchements basaltiques et par la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le débat dure toujours quant à l’importance relative de ces deux phénomènes mais l’on s’accorde en général sur le fait que l’impact de l’astéroïde ou d’une comète a été déterminant. Sauf que l’on ne comprend pas très bien les détails des cascades d’évènements et de boucles de rétroactions dans l’environnement qui ont permis par exemple aux crocodiles de survivre mais pas à certains dinosaures de mêmes tailles.

      Une étude en cours de publications dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) par une équipe de chercheurs vient cependant d’apporter de nouveaux éléments pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Elle complète un article déjà publié en 2016 dans Atmospheric Chemistry and Physics (ACP). Les chercheurs viennent du NCAR (National Center for Atmospheric Research), un institut de recherche à Boulder, dans le Colorado, qui a comme mission d’explorer et de comprendre notre atmosphère et ses interactions avec le Soleil, les océans, la biosphère et l’Homme. Ces scientifiques ont utilisé un superordinateur pour simuler les conséquences de l’impact de Chicxulub. Il s’agissait en particulier de comprendre les effets des poussières et surtout de la suie produite par les incendies ayant ravagé les forêts et dont on trouve des traces dans la fameuse couche argileuse noire de la limite Crétacé-Tertiaire (la couche KT).

      Cinq milliards de fois Hiroshima et 15.000 millions de tonnes de suies

      En effet, l’impact lui-même a fait l’effet de plusieurs milliards de bombes atomiques de la puissance de celle d’Hiroshima. Une onde de chaleur s’est propagée et des retombées de matière en fusion se sont forcément produites, enflammant les forêts sur plusieurs continents. La quantité de suie encore retrouvée aujourd’hui dans la couche KT a été estimée à environ 15.000 millions de tonnes et des quantités gigantesques devaient donc être présentes dans l’atmosphère après l’impact, bloquant la lumière du Soleil.

      Sur cette base, les simulations montrent que la photosynthèse, aussi bien sur les continents que dans les océans, aurait été impossible pendant environ un an et demi, entraînant donc un effondrement de la chaîne alimentaire. Les températures auraient également chuté d’environ 10 °C au-dessus des océans et de 28 °C au-dessus des continents. Les suies chauffées par le Soleil seraient également montées en altitude jusqu’à produire un échauffement conséquent de la couche d’ozone, provoquant sa destruction. Un mécanisme imprévu aurait ensuite conduit à la dissipation complète de la couche chargée en suie en quelques mois, exposant la Terre au rayonnement UV dont elle était protégée auparavant.

      Devant ces simulations, les chercheurs incitent cependant à la prudence. Elles ont été conduites avec un modèle climatologique basée sur la topographie de la Terre actuelle. Or, les continents étaient différents au Crétacé, aussi bien en formes qu’en position et avec des reliefs montagneux qui n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. Les courants océaniques et atmosphériques étaient certainement différents. Le modèle numérique lui-même, le Whole Atmosphere Community Climate Model (WACCM) n’est pas conçu pour gérer des perturbations rapides et fortes de l’environnement, de sorte qu’il est sûrement partiellement biaisé. Enfin, les géophysiciens et les géochimistes n’ont pas tenu compte du contexte géologique du lieu de l’impact. Or, on a de bonnes raisons de penser que les roches vaporisées par l’impact ont libéré des composés soufrés et peut-être même des produits provenant de la combustion d’un important gisement de pétrole.

      Un groupe de 41 chercheurs en géosciences vient de réaffirmer avec force que l’explication la plus probable de l’extinction massive ayant frappé la biosphère il y a 65 millions d’années doit bien être recherchée dans l’impact d’un petit corps céleste, celui-là même qui a creusé le cratère de Chicxulub, au Yucatan.

      Depuis la découverte au début des années 1990 du cratère météoritique de Chicxulub, déjà daté d’environ 65 millions d’années et d’un diamètre d’environ 180 kilomètres, il semblait difficile de croire que la grande extinction de la limite Crétacé-Tertiaire ne soit pas due majoritairement à l’impact l’ayant causé. La découverte, partout sur la planète, de quartz choqués et de traces importantes d’iridium dans une couche sédimentaire à la limite Crétacé-Tertiaire (la fameuse limite KT) confortait cette hypothèse. Toutefois, un autre candidat restait en lice : l’intense activité volcanique du plateau du Deccan, en Inde. A cette même époque, en effet, de gigantesques épanchements basaltiques ont à plusieurs reprises et pendant environ un million d’années recouvert de vastes étendues. De quoi en faire d’efficaces tueurs de dinosaures car libérant des gaz susceptibles de modifier lentement mais surement le climat

      Il était d’ailleurs difficile d’obtenir une résolution temporelle inférieure au million d’année environ, et donc suffisamment fine pour déterminer si la disparition des espèces vivantes observée pendant la crise KT s’est déroulée de manière rapide ou graduelle.

      Tout a commencé à changer quand l’existence du cratère de Chicxulub a été attestée. En effet, la puissance de l’explosion l’ayant creusé devait être de plusieurs milliards de fois celle de la bombe d’Hiroshima. Comment croire une seconde, si l’on s’appuie sur des raisons solidement fondées sur les lois de la physique, que l’onde thermique de l’explosion et l’énorme injection de matière dans l’atmosphère, diminuant nécessairement la lumière du Soleil, n’aient pas durement affecté la biosphère ?

      Certes, l’influence du volcanisme de Deccan sur le climat ne pouvait être sous-estimée, pas plus que l’influence d’autres facteurs potentiels, comme des régressions marines. Mais il semblait raisonnable d’attribuer le rôle le plus important à l’impact de la météorite de Chicxulub.

      Une série d’arguments vraiment solides

      Cette hypothèse sort très renforcée d’un article de synthèse publié dans Science et écrit par 41 chercheurs en géosciences, parmi lesquels figure Joanna Morgan de l’Imperial College London.

      Pour eux, il n’y a plus de doute. Les archives géochimiques, sédimentologistes et paléontologiques ne peuvent être interprétées de façon cohérente en relation avec la crise KT qu’avec l’influence majeure de l’impact de la météorite du Yucatan. Les simulations de la chute d’un corps céleste d’environ 10 à 15 kilomètres de diamètre, dont on pense qu’il tire son origine de l’astéroïde 298 Baptistina, et les modèles numériques de l’impact sur le climat des éruptions des Trapps du Deccan, vont dans le même sens.

      La disparition des espèces, notamment dans l’océan, a eu lieu trop rapidement pour être expliquée par les gaz émis lors des épanchements basaltiques. Inversement, on voit maintenant que la biosphère n’a pas été affectée de façon significative durant des centaines de milliers d’années alors que le volcanisme du Deccan était déjà actif.

      Les chercheurs réfutent aussi les arguments de Gerta Keller et ses collègues, qui prétendaient avoir établi que la crise KT s’était en fait produite 300.000 ans après la formation du cratère de Chicxulub. S’il est toujours possible de soutenir un décalage, les preuves de celui-ci ne sont pas déterminantes, alors que les arguments reliant l’impact à la crise KT sont nombreux et convaincants.

      On voit clairement, par exemple, qu’il existe sur toute la planète des quartz choqués, datés de la crise KT et du type de ceux qui se produisent lors de la formation d’un cratère d’impact. On note aussi que la taille de quartz diminue au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la région du Yucatan.

      Le mécanisme central responsable de l’extinction des dinosaures et de près de 80 % des espèces marines semble donc bien être, plus que jamais, la diminution importante de la lumière solaire pendant quelques mois partout sur la planète, suite à la grande quantité de matière éjectée par l’impact d’un petit corps céleste.

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