Le Saviez-Vous ► Manger des carottes est bon pour la vue? Vrai, confirment des recherches


Ah les carottes, on vous a sûrement dit qu’il faut manger ses carottes pour avoir une bonne vue. En fait ce remède daterait possiblement à la Deuxième guerre Mondial en Grande-Bretagne et cela avait pour but de cacher une nouvelle technologie. Enfin bref, ce qui compte, c’est que les carottes et d’ailleurs d’autres légumes fort en bêta-carotène ont effectivement un effet positif sur la vision.
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Manger des carottes est bon pour la vue? Vrai, confirment des recherches

 

Agence Science Presse

À travers le monde, plusieurs personnes ont eu une grand-mère qui était très insistante sur les carottes : « mange tes carottes, c’est bon pour tes yeux ». Le Détecteur de rumeurs confirme… que ce n’est pas juste un remède de grand-mère.

L’origine de la rumeur

Il existe en fait deux idées reçues entourant les carottes : celle voulant qu’elles soient bonnes pour la vue, et l’autre voulant qu’elles l’améliorent. Les origines de la première sont peut-être très anciennes. En revanche, plusieurs croient que la deuxième tire son origine de la propagande britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon le Musée mondial de la carotte – un musée virtuel britannique – pendant et après les bombardements allemands de 1940 sur Londres, le gouvernement britannique a mené une campagne de sensibilisation à l’importance de manger des carottes, en leur attribuant la vue exceptionnelle des soldats. Cette campagne aurait, selon le Musée, fait partie des efforts pour dissimuler le fait que la Grande-Bretagne disposait d’une technologie secrète – le radar – lui permettant de détecter à l’avance l’arrivée des avions allemands.

Qu’en dit la science?

Si la possibilité que les carottes améliorent la vue relève du mythe, en revanche, la recherche a effectivement démontré que la carotte peut avoir un rôle bénéfique sur notre vision.

Les carottes sont riches en bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A. Cette vitamine est reconnue pour son rôle important dans la vision et principalement en ce qui concerne l’adaptation de l’oeil à l’obscurité.

Par contre, il ne faut pas s’imaginer qu’on pourra remplacer le port de lunettes par une consommation plus élevée de carottes. La consommation de bêta-carotène ne peut régler les problèmes de vision tels que la myopie ou l’astigmatisme.

En fait, dans les pays riches, où les carences en vitamine A sont rares, manger davantage de carottes ne transformera pas une vision déficiente en une vision normale. C’est dans les pays les plus pauvres, où la cécité partielle est un problème récurrent dû à un manque de nutriments, que la consommation de carottes pourrait être le plus bénéfique.

Il faut aussi noter que bien que les carottes soient particulièrement riches en bêta-carotène, on en retrouve également dans plusieurs légumes jaunes ou orangés (patate douce, courge d’hiver, citrouille, poivron rouge) ainsi que dans certains légumes feuillus (épinard, chou vert, laitue, bok choy).

Quant aux personnes âgées, pour une bonne santé de leurs yeux, un apport quotidien en vitamines et en minéraux, présents entre autres dans ces aliments, peut aussi retarder la progression des maladies de l’oeil liées à l’âge, comme la dégénérescence maculaire, le glaucome et la cataracte.

Verdict

Continuez de manger vos carottes, puisqu’elles sont aussi bonnes pour votre santé générale, mais si vous avez du mal à lire ce texte, achetez-vous des lunettes

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les huskies ont-ils les yeux bleus ?


Les chiens huskys sont de très chiens très actifs et magnifiques avec leurs yeux bleus, ou même parfois, ils ont les yeux de couleurs différentes. Nous ne sommes pas surpris que ce soit une question d’ADN, la même mutation que le bleu des merles et des berger australiens.
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Pourquoi les huskies ont-ils les yeux bleus ?

 

Un regard de husky

Un husky sibérien

© GOODWIN GEORGE/SUPERSTOCK/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une start-up américaine s’est amusée à vanter la puissance de la « génomique grand public » en découvrant le secret génétique derrière les yeux bleus des huskies.

Mais pourquoi donc les huskies ont-ils les yeux bleus ? Conscients que cette interrogation troublait le sommeil de nombreuses personnes, la start-up américaine Embark Veterinary Inc. a tenté d’y répondre. Pour cela, elle s’est basée sur des tests ADN pratiqués sur 6070 chiens. Ses résultats ont été publiés le 4 octobre 2018 dans la revue spécialisée PlosGenetics.

Une duplication d’une portion de l’ADN

Chez les chiens, les yeux bleus sont emblématiques des huskies sibériens, une race nordique. Comme le rappellent les auteurs de l’étude, bien que la couleur claire de leurs yeux soit prisée par les éleveurs, il est pour l’instant impossible de dire si cela leur confère un bénéfice dans les latitudes septentrionales. Et l’origine génétique de cette caractéristique était jusqu’ici également ignorée. En effet, si deux variants génétiques sont connus pour conférer une couleur bleue aux iris canins, aucun des deux n’est associé aux yeux si particuliers des huskies. Mais grâce aux tests ADN menés sur plus de 6000 chiens, l’entreprise américaine a réussi, en partie, à percer ce mystère.

Une mutation serait responsable de cette caractéristique. Plus précisément, il s’agirait d’une duplication (un dédoublement) d’une portion de 98.600 paires de bases d’ADN sur le chromosome 18, proche du gène ALX4 qui joue un rôle dans le développement de l’oeil chez les mammifères. Selon cette étude, cette modification serait associée aux yeux bleus des huskies mais également à ceux, couleur bleus merles, des bergers belges australiens. D’après Embark Veterinary Inc., une copie de ce variant est suffisante pour induire des yeux bleus ou même une hétérochromie (plus couramment appelée « yeux vairons ») chez les chiens

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Cette petite fille doit ses grands yeux noirs à une maladie génétique


Cette petite fille est magnifique avec ses grands yeux noirs, qui en fait une maladie génétique rare. Sa mère inquiète, quand elle rentrera à l’école, si elle souffrira d’intimidation. Elle sera probablement très remarquée, mais peut-être que cela lui servira d’avantages au lieu d’inconvénients.
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Cette petite fille doit ses grands yeux noirs à une maladie génétique

 

Par: rédaction
19/09/18 – 13h57

Si l’état de Mehlani est aujourd’hui stable, sa maman redoute les moqueries de ses futurs camarades de classe.

Karina Martinez a expliqué que les grands yeux noirs de sa fille qui lui valent tant de compliments sont en fait le résultat d’une maladie génétique rare.

« Chaque fois que nous sortons et qu’un inconnu me dit à quel point ses yeux sont grands et beaux, je fais face à un dilemme. Je ne sais pas si je dois mentionner sa maladie ou non. Je finis par décider que non, je souris et je dis merci. Ça me laisse toujours un sentiment étrange. J’espère simplement qu’elle n’oubliera jamais à quel point elle est belle », a écrit la maman sur Twitter. 

Mehlani, deux ans, est atteinte du syndrome d’Axenfeld-Rieger, une affection génétique rare qui se caractérise notamment par des anomalies du segment antérieur de l’oeil. Diagnostiquée un mois après sa naissance, la petite fille a subi une opération à l’âge de cinq mois dans le but de stabiliser sa vue. Aujourd’hui, elle est obligée de porter des lunettes de soleil à l’extérieur, et sa maman l’emmène régulièrement chez le médecin afin de contrôler que sa pression de l’oeil reste stable.

Mais si Mehlani vit comme n’importe quelle petite fille de son âge, Karina ne peut s’empêcher de redouter sa future rentrée scolaire. « Très inquiète », elle redoute les commentaires que pourraient faire les autres enfants. 

« Et si elle commence à détester ses yeux magnifiques et uniques? Cette seule pensée me donne envie de pleurer. Elle est si forte et si douce, et elle a déjà traversé tant de choses ». 

Face aux inquiétudes de cette maman, de nombreux internautes ont tenu à la rassurer.

« Elle est parfaite et si jamais elle en doute, rappelle-lui que tout le monde a une particularité qui le rend unique et différent des autres ».

 

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On sait comment la lumière bleue abime les yeux


La lumière bleue, des ordinateurs, tablettes, téléphone affecte nos yeux, elle fait secréter des molécules toxiques qui fait accéléré la dégénérescence maculaire. L’idée de regarder entre autres, nos écrans dans une pièce sombres ou dans le noir,  n’aide pas du tout à nos yeux
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On sait comment la lumière bleue abime les yeux

 

Une femme consultant son ordinateur dans l'obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Une femme consultant son ordinateur dans l’obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Repéré par Victor Métais

Elle déclenche la création d’une molécule toxique pour la rétine.

 

La lumière bleue a la particularité d’avoir une longueur d’onde plus courte, plus d’énergie que d’autres couleurs et d’être susceptible de causer des dommages importants à vos yeux. Des scientifiques de l’université de Tolède affirment avoir décelé le secret des dommages causés par la lumière bleue des écrans. Selon eux, elle accélère la dégénérescence maculaire car elle serait à l’origine de la sécrétion de molécules toxiques pour les cellules oculaire sensibles à la lumière.

Le docteur Ajith Karunarathne, professeur assistant au département chimie et biochimie alerte: «Nous sommes en permanence exposés à la lumière bleue, la cornée de l’œil et la lentille ne peuvent pas la refléter ou la bloquer […] Ce n’est plus un secret pour personne, la lumière bleue nuit à notre vision en dégradant l’état de notre rétine. Nos expériences expliquent comment cela se produit et nous espérons que cela débouchera sur des thérapies qui ralentissent la dégénérescence maculaire grâce à des collyres d’un nouveau genre.»

Une des causes principales de cécité aux États-Unis

Le Guardian nous apprend que la dégénérescence maculaire est courante chez les quinqua et sexagénaires et qu’elle est due à la mort des photorécepteurs de la rétine. Ce phénomène est l’une des causes principales de cécité aux États-Unis. Bien que cela ne cause pas l’aveuglement total, cela rend les activités quotidiennes, telles que la lecture, très compliquées.

Les cellules photoréceptrices ont besoin d’une molécule pour sentir la lumière, déclencher le signal pour le cerveau et nous permettre de voir. Kasun Ratnayake, un étudiant en doctorat de l’université de Tolède impliqué dans l’étude explique:

«Les photorécepteurs ne se régénèrent pas, quand ces cellules meurent elles sont bel et bien mortes»

L’équipe de recherche a aussi trouvé que si on intégrait des cellules rétiniennes à des cellules cancéreuses et qu’on les éclairait avec de la lumière bleue, l’ensemble de ces cellules mourraient. Ces derniers ont aussi découvert une molécule appelée α-tocophérol, un antioxydant naturel, qui permet aux cellules de rester actives mais qui ne permet pas de protéger la population âgée de cette dégénérescence.

Enfin, le docteur Karunarathne conseille de porter des lunettes de soleil qui filtrent les rayons UV et la lumière bleue lorsque nous nous déplaçons à l’extérieur et d’éviter d’utiliser son téléphone lorsque nous sommes dans le noir.

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Les yeux


Les yeux peuvent nous trahir dans nos émotions, ils peuvent aussi devenir un langage suffisant pour s’exprimer
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Les yeux

 

 

Comme les yeux savent parler quand il n’y a plus de mots.

de Francine Ouellette

Voyage


Ce sont nos yeux qui voient les choses, ils suffit de changer notre regard, notre état d’esprit permet de voir de nouvelles choses.
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Voyage

 

 

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

de Marcel Proust

L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences


Il reste à démontrer cette expérience étonnante à plus grande échelle, mais il semble qu’une technique de gymnastique à l’oeil peut permettre de diminuer de beaucoup les effets négatifs de stress post-traumatique ou le syndrome post-commotionnel aux urgences.
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L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences

 

La gymnastique de l'oeil, efficace contre le stress des urgences

L’EMDR est une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

CREATIVE COMMONS

Par Sciences et Avenir avec AFP

Un passage aux urgences laisse des traces psychologiques. Une simple séance de gymnastique de l’œil dans les heures qui suivent l’admission pourrait éviter les troubles post-traumatiques que cela engendre pendant plusieurs mois.

Une simple séance de stimulation des mouvements de l’oeil (EMDR) dans les six heures qui suivent l’admission aux urgences pourrait permettre d’éviter des troubles post-traumatiques pendant plusieurs mois, suggère une étude menée en Gironde. Maux de tête, difficultés à se concentrer, irritabilité, troubles sensoriels :

« un passage aux urgences n’est pas anodin. Quelle que soit la raison pour laquelle une personne s’y présente, environ un sur cinq souffrira pendant plusieurs mois de symptômes divers », résume dans un communiqué l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui a piloté cette étude, publiée dans The Journal of Psychiatric Research.

Une technique qui diminue de 75% les troubles de « stress post-traumatique »

Pour prévenir ce « syndrome post-commotionnel » ou un « stress post-traumatique », les chercheurs du centre de recherche « Bordeaux Population Health Center » et de l’hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) ont mené depuis 2007 une expérience visant à évaluer sur 130 sujets la faisabilité aux urgences d’une approche thérapeutique reconnue,

l’EMDR, une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

Ce protocole a démontré son « efficacité à diminuer jusqu’à 75% » les troubles de « stress post-traumatique » et de « syndrome post-commotionnel ».

Il s’agit d’effectuer des séries de stimulations bilatérales alternées, consistant en des mouvements oculaires (balayage horizontal ou vertical). Ou lorsque l’état clinique du patient ne le permet pas, des tapotements alternés des genoux ou des épaules.

Les 130 patients de l’étude avaient été répartis aléatoirement en trois groupes : le premier bénéficiant d’une séance d’EMDR de 60 minutes, le deuxième d’un entretien de 15 minutes avec un psychologue, le troisième n’ayant reçu aucune prise en charge. Trois mois plus tard, la proportion de sujets souffrant de « syndrome post-commotionnel » dans chacun des groupes était respectivement de 15%, 47% et 65%. Celles de patients présentant un trouble de « stress post-traumatique » étaient de 3%, 16% et 19%.

Ce premier essai mondial « montre qu’une intervention EMDR brève et ultra-précoce est d’une part réalisable dans le contexte des urgences et d’autre part potentiellement efficace”, conclut Emmanuel Lagarde, directeur de recherche Inserm.

Ces conclusions restent à confirmer par une nouvelle étude de plus grande ampleur, initiée en janvier 2018 par la même équipe aux CHU de Lyon et de Bordeaux, auprès de plus de 400 patients. Les résultats seront connus avant la fin de l’année 2018.

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L’extrême mobilité des yeux des crevettes-mantes sous la loupe


Les crevettes-mantes ont des yeux exceptionnel et d’une grande complexité. Ils peuvent rouler leurs yeux autant a l’horizontale que la verticale, sans pour autant déstabilisé dans leur vision. En plus, leurs yeux peuvent se déplacer indépendamment de l’autre.
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L’extrême mobilité des yeux des crevettes-mantes sous la loupe

Les yeux extraordinaires de la crevette-mante sont capables d'une rotation indépendante dans les trois degrés de liberté, ce qui conduit à un comportement complexe de stabilisation du regard.

Les yeux extraordinaires de la crevette-mante sont capables d’une rotation indépendante dans les trois degrés de liberté, ce qui conduit à un comportement complexe de stabilisation du regard.  Photo : Université de Bristol/Michael Bok

Le fonctionnement des yeux les plus mobiles du règne animal, ceux de la crevette-mante, est maintenant mieux compris grâce aux travaux de biologistes britanniques.

Un texte d’Alain Labelle

Les yeux de ces crevettes, également connues sous le nom de squilles (Odontodactylus scyllarus), sont hors du commun tant par leur vision des couleurs que par leur capacité à capter la polarisation de la lumière.

Leurs yeux sont extrêmement mobiles et semblent ne jamais s’arrêter de bouger. Ils tournent indépendamment dans toutes les directions.

Si la plupart des animaux présentent des mouvements oculaires minimums pour éviter le flou, ces crevettes se démarquent par le mouvement constant de leurs yeux.

Leurs yeux sont constamment en mouvement, vers le haut, vers le bas, d’un côté à l’autre. Ilse Daly, Université de Bristol

En fait, chaque œil est capable d’une rotation indépendante dans les trois degrés de liberté de rotation :

  • Le tangage (de haut en bas);
  • Le lacet (d’un côté à l’autre);
  • Le roulis (torsion autour de la tige de l’œil).

Le saviez-vous?


Les squilles ont aussi les coups de poing les plus puissants de l’océan. Utilisant leurs membres antérieurs comme des massues, ces petits crustacés donnent des coups si rapides et avec une telle force qu’ils ne causent que destruction dans leur sillage, brisant les coquilles d’escargots et les vitres d’aquarium et blessant même les doigts humains.

La chercheuse Ilse Daly et ses collègues de l’Université de Bristol ont voulu tester les limites de cette incroyable mobilité afin d’établir à quel « réglage » ces crevettes stabilisent leur regard.

Comme d’autres animaux, les crevettes-mantes réalisent des mouvements latéraux stabilisateurs qui les aident à garder leur vision stable pendant qu’elles se déplacent.

L’équipe britannique a découvert que, même en se stabilisant dans la direction horizontale, ces crevettes continuent de rouler les yeux.

Ce qui peut paraître contre-intuitif, puisque le but du regard stabilisateur est de maintenir l’apparence du monde alentour. Le simple fait de rouler leurs yeux vers le haut devrait donc compliquer cette tâche.

Mais, étonnamment, cela n’a aucun effet chez la crevette-mante. Quelle que soit la position de leurs yeux ou la vitesse à laquelle elles roulent leurs yeux, la crevette-mante peut toujours suivre avec fiabilité et précision un mouvement.

C’est comme si vous basculiez la tête sur les côtés, puis reveniez à la normale et essayiez de suivre une cible à tous les angles entre les deux. Ilse Daly

« Comme si ce n’était pas assez compliqué comme ça, les deux yeux peuvent se déplacer complètement indépendamment l’un de l’autre, de sorte qu’un œil pourrait être orienté horizontalement, tandis que l’autre pourrait être complètement tordu sur le côté, à 90 degrés », explique Mme Daly.

À la suite à cette découverte, l’équipe a voulu comprendre comment la crevette-mante répondrait si le monde autour d’elle commençait à rouler.

Elle a construit un bassin d’essai avec des caméras à grande vitesse installées au-dessus des animaux pour enregistrer leurs mouvements oculaires.

Elle a placé un tambour autour de l’aquarium, comme si les crevettes étaient à l’intérieur d’un tunnel. Les chercheurs ont fait tourner le tambour comme la roue de voiture, et on regardé si les crevettes stabilisaient leur regard pour suivre le tambour.

Chez les humains, un tel stimulus provoquerait un gros vertige.

Nous nous attendions à ce que, en réponse au monde qui les entoure, les crevettes roulent les yeux pour suivre leur environnement. Elles ne l’ont pas fait. Ilse Daly

« Le système visuel de la crevette-mante semble entièrement à l’abri des effets négatifs du roulement des yeux. Le roulis n’a absolument aucun effet sur leur perception de l’espace : le haut est toujours en haut, même lorsque leurs yeux ont roulé complètement de côté. C’est sans précédent dans le règne animal », explique la chercheuse.

La prochaine étape pour les chercheurs sera de confirmer l’existence d’un tel système unique de détection de mouvement et de comprendre comment il permet à ces crevettes d’obtenir une vision claire de leur environnement, quelle que soit la vitesse à laquelle elles roulent les yeux.

En outre, les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B (en anglais)veulent comprendre pourquoi les squilles ont besoin de rouler les yeux en premier lieu.

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Un lézard à quatre yeux vieux de 49 millions d’années


Une chose que je ne savais pas est que certains vertébrés ont un 3 ème oeil, comme les poissons, amphibiens, reptiles. Mais une espèce de reptile, un varan, avait tant qu’à lui 4 yeux, il y a 49 millions d’années
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Un lézard à quatre yeux vieux de 49 millions d’années

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Des chercheurs américains et allemands décrivent un fossile de varan qui, en plus de ses deux yeux « normaux », possède deux autres yeux sur le haut de la tête. Hormis les lamproies, ces lézards seraient les seuls vertébrés à posséder un quatrième œil.

Certains vertébrés, comme des poissons, amphibiens, reptiles, possèdent un « troisième œil », aussi appelé « œil pinéal » ou « œil pariétal ». Ce troisième œil, assez répandu chez des vertébrés primitifs, dérive souvent de l’organe pinéal. Mais chez les lézards, cette structure photosensible ne dériverait pas de la glande pinéale (l’épiphyse), mais de l’organe parapinéal. Une nouvelle étude de l’université Yale et de l’institut de recherche Senckenberg (Allemagne) apporte une explication.

L’épiphyse (ou glande pinéale) est une petite glande qui contient des photorécepteurs chez les poissons, les batraciens. L’organe pinéal et l’organe parapinéal sont deux diverticules du diencéphale de certains vertébrés (poissons et lamproies). L’épiphyse et l’organe parapinéal jouent des rôles dans l’orientation et l’horloge biologique des animaux.

Le saviez-vous ?

Lors de l’évolution, le complexe pinéal aurait perdu sa photosensibilité, pour jouer davantage un rôle de sécrétion chez les vertébrés à deux yeux. L’épiphyse produit la mélatonine selon un cycle dépendant de l’alternance jour-nuit.

Les chercheurs ont analysé deux fossiles de Saniwa ensidens trouvés dans les années 1870 dans le Wyoming (États-Unis). Ce varan vivait il y a près de 50 millions d’années. Des scanners aux rayons X ont révélé la présence de deux trous en haut du crâne des lézards. D’après les auteurs, ces trous permettaient de connecter le cerveau à deux structures ressemblant à des yeux : l’organe pinéal et l’organe parapinéal. Pour les chercheurs, les deux yeux présents simultanément sur la tête du lézard ne provenaient pas du même organe.

 

Modélisation de la tête de Saniwa ensidens, avec le troisième et le quatrième œil sur la tête. © Senckenberg, Andreas Lachmann

Modélisation de la tête de Saniwa ensidens, avec le troisième et le quatrième œil sur la tête. © Senckenberg, Andreas Lachmann

    Un quatrième œil pinéal derrière le troisième œil parapinéal

    La présence du quatrième œil semble confirmer que le troisième œil des lézards dérive de l’organe parapinéal et non de l’organe pinéal. Krister Smith, le principal auteur de l’article, a expliqué dans un communiqué : 

    « En découvrant un lézard à quatre yeux, dans lequel les deux organes pinéal et parapinéal ont formé un œil sur le sommet de la tête, nous avons pu montrer que le troisième œil du lézard est vraiment différent du troisième œil des autres vertébrés ».

    Ce lézard fossile serait donc le seul vertébré à mâchoire possédant quatre yeux. Les lamproies ont aussi quatre yeux, si l’on considère que la glande pinéale et l’organe parapinéal forment chacun une structure photosensible ressemblant à un œil.

    Les organes pinéal et parapinéal n’ont rien de mystique.

    L’intérêt d’avoir un organe pinéal en-dehors du crâne est d’amplifier la photosensibilité, notamment pour de courtes longueurs d’onde. Chez des vertébrés inférieurs, cet œil pourrait servir à l’orientation, comme l’explique le chercheur : 

    « Il est important de reconnaître que les organes pinéal et parapinéal n’ont rien de mystique. Ils peuvent percevoir la lumière et jouer un rôle dans le système endocrinien. Cependant, certaines capacités conférées par la glande pinéale sont vraiment extraordinaires. Par exemple, certains vertébrés inférieurs peuvent percevoir la polarisation de la lumière avec le troisième œil et s’en servent pour s’orienter géographiquement »

    L’étude paraît dans la revue Current Biology.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Différents vertébrés possèdent un troisième œil sur la tête, provenant souvent de l’organe pinéal (épiphyse).

  • Un lézard fossile possède, en plus de ses deux yeux « normaux », deux autres yeux sur la tête, un pinéal et un parapinéal.

  • Le troisième œil des lézards serait d’origine parapinéale.

https://www.futura-sciences.com/

Les écrans modifient notre perception de la réalité


 

Le syndrome de vision informatique, vous connaissez ? Enfin, l’auteur l’explique avec une certaine philosophie comment nous sommes rendus à ne plus voir grand vers l’horizon à cause des écrans numérique qui cause des symptôme tel que sécheresse oculaire, yeux irrité, maux de dos, cou et tête
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Les écrans modifient notre perception de la réalité

 

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Zoomer sur nos écrans pour mieux les voir | Lazurite via Flickr CC License by

Repéré sur Wired

Repéré par Léa Polverini

Le «syndrome de vision informatique» désigne les maux oculaires liés aux écrans numériques, mais il ne dit rien de la façon dont les écrans transforment notre façon d’appréhender les objets qui nous entourent.

«Les yeux ne vont pas bien. Leur souplesse d’enfance est perdue. Les lentilles, à mesure que nous passons des heures sur cette terre, s’épaississent, se raidissent, se calcifient même. Les yeux ne sont plus les fenêtres de l’âme. Ils sont plus proche des dents», écrit Virginia Heffernan, journaliste à Wired.

L’image, surréaliste à souhait, se veut frappante car elle évoque notre soustraction croissante au réel, à mesure que nous plongeons notre regard sur nos écrans, «renonçant à la troisième dimension de la vie et aux teintes naturelles.»

S’adapter aux écrans plutôt qu’adapter les écrans

Heffernan pointe la nouvelle gestuelle que nous sommes amenés à développer pour palier le flou qui nous entoure progressivement: étirer un peu plus le bras qui tient le téléphone, se rapprocher de l’écran d’ordinateur, plisser les yeux, augmenter la luminosité des écrans, zoomer ce qui s’y affiche: cercle vicieux, dans lequel nous adaptons notre vue au principal objet qui la corrompt.

Cette condition des yeux de l’homme moderne a été appelée le «syndrome de vision informatique», qui désigne les problèmes oculaires liés à une attention «prolongée» sur des écrans: sécheresse oculaire, yeux irrités, maux de tête, vision troublée, mais aussi douleurs au dos et au cou…

«Le nom n’est pas satisfaisant car, comme beaucoup de syndromes, il décrit un ensemble de phénomènes sans les situer dans un récit cohérent, médical ou autre», écrit Heffernan.

Des yeux qui ne savent plus voir

Toute pratique sur le long terme peut avoir des conséquences sur la vue: les pêcheurs sur glace peuvent être atteints de cécité des neiges à cause de leur exposition aux rayons ultraviolets, les vigies avoir des hallucinations, les universitaires devenir myopes quand les nomades mongols développeront une vision grand angle, le regard toujours porté vers l’horizon…

Mais pour les victimes du numérique, on désignera moins la lumière bleue et les sollicitations intempestives qui essaiment sur nos écrans que la nécessité de faire des pauses régulières, de rompre cette attention «prolongée» sur les écrans: le remède prend bientôt la place des causes.

«Nommer un syndrome nous libère des dernières angoisses à propos des écrans, qui ont toujours été source de soupçon social. Les gens qui sont collés aux écrans jusqu’à en exclure les autres sont considérés avec dédain, écrit Heffernan. Si le syndrome de vision informatique a été inventé comme un fourre-tout pour exprimer toute une série de peurs, ces peurs pourraient ne pas se limiter à ce que la lumière bleue ou trop de textos écrits les yeux collés à l’écran font à la vue. Peut-être que le syndrome est un aveuglement plus large –celui d’yeux qui ne savent pas voir et d’esprits qui savent de moins en moins reconnaître des objets non numériques, en particulier ceux de la nature.»

http://www.slate.fr/