Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web


Encore des pirates qui veulent voler nos données personnelles. J’ai déjà parlé des pirates appelaient des personnes pour leur dire que leur ordinateur était infecté.en 2012 Maintenant, il passe par des publicités infectées et en gelant l’appareil, ils vous incitent à les appeler pour régler le problème. Chose à ne pas faire. Cependant, il y a un moyen simple pour dégeler votre appareil, et ce, sans avoir recours au téléphone, donc pas besoin d’un pirate pour nous pourrir un peu plus la vie.
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Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web

 

Fraude scam support Microsoft navigateur gelé

Une fausse page de support Microsoft se promène sur le web, il s’agit d’une arnaque.

 

Utilisateurs d’ordinateurs Windows, soyez aux aguets. Une fausse page du support de Microsoft est présentement utilisée par des pirates. Celle-ci a notamment l’effet de geler notre navigateur web que ce soit Chrome, Edge ou Firefox.

Plusieurs d’entre nous avons surement déjà reçu ce fameux appel de « Microsoft » pour nous dire que notre ordinateur était infecté et que l’un de leurs « super techniciens » allait gentiment nous rétablir la situation.

Évidemment cet appel est une fraude, alors que Microsoft n’appelle pas les gens de la sorte. Ce n’est qu’une tentative de s’introduire dans notre ordinateur pour venir y installer des cochonneries dessus.

Cette arnaque se promenant depuis quelques années, la plupart des gens sont maintenant au courant de la manigance. Au lieu d’appeler les gens, les pirates ont inversé leur modus operandi et nous invite cette fois à les appeler via une fausse page de support Microsoft.

Votre ordinateur est gelé? Appelez-nous!

C’est un chercheur spécialisé en fraude informatique de chez Trend Micro, Samuel P Wang, qui a découvert la dernière arnaque qui vise les utilisateurs de Microsoft.

Le principe est relativement simple. Via des publicités infectées, les pirates nous redirigent vers une page web qui ressemble en tout point à une page de support Microsoft.

Deux fenêtres vont alors apparaître à l’écran. L’une d’entre elles va nous demander notre identifiant Windows ainsi que notre mot de passe. L’autre, va non seulement nous mentionner que notre ordinateur est bloqué, mais aussi que si l’on ferme la fenêtre nos accès seront désactivés. Et pour en ajouter une couche, nos identifiants Facebook auraient également été dérobés.

Fausse page support Microsoft scam arnaque

Voici la fausse page du support Microsoft. Crédit: Trend Micro

 

Pour résoudre la situation, on nous invite à appeler à un numéro de téléphone pour qu’un technicien nous guide pour résoudre la situation.

Sans surprise, tout ceci n’est que de la bouillie pour les chats. Seulement, pour tenter de rendre le tout encore plus crédible, les pirates parviennent à travers cette page à carrément geler notre navigateur. De quoi provoquer la panique chez certains qui ne voient d’autres options que d’appeler au numéro indiqué à l’écran.

En appelant au numéro, on revient à l’arnaque initiale mentionnée en préambule de ce texte où les pirates prennent alors contrôle de notre ordinateur pour y insérer des logiciels malveillants ou voler nos informations.

Dès lors, quoi faire alors si notre navigateur est complètement gelé?

Faites simplement un clic droit avec votre souris dans la barre de tâche du bas de votre écran. Sélectionnez ensuite l’option Gestionnaire de tâches. Dans la fenêtre qui apparaît, cliquez sur le navigateur qui est gelé, puis cliquez sur Fin de tâche.

Cela aura pour effet de fermer votre navigateur. Vous pourrez alors le relancer, mais assurez-vous de ne pas restaurer les pages, car vous retournerez de nouveau sur la page frauduleuse.

https://www.francoischarron.com/

L’arnaque qui bloque Google Chrome


Si votre Google Chrome se fige, mieux vaut faire « Ctrl-Alt-Suppr » que d’appeler le centre d’appel qui n’appartient pas à Windows, mais à un téléphone surtaxé
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L’arnaque qui bloque Google Chrome

 

heso59

Les utilisateurs de Chrome doivent se méfier de cette nouvelle arnaque qui plante leur navigateur.

(CCM) — Les experts de Malwarebytes alertent les utilisateurs de Google Chrome contre une nouvelle forme d’arnaque qui fleurit sur le web. Un Javascript lance des milliers de téléchargements, ce qui fige le navigateur, et l’Internaute est alors incité à appeler un numéro surtaxé.

Les « scarewares » sont décidément à la mode. Windows Defender annonçait récemment vouloir lutter contre ces logiciels malveillants qui misent sur la peur pour soutirer de l’argent aux Internautes. C’est sur ce principe que repose l’arnaque décrite sur le blog de Malwarebytes (lien en anglais). Une fois qu’un Internaute clique sur une pub infectée, un code Javascript déclenche plusieurs milliers de téléchargements simultanés. L’utilisateur se retrouve avec un navigateur planté et un message l’oblige à appeler un centre d’appel. Bien entendu, il ne s’agit pas de la « hotline de Windows », mais bien d’un numéro fortement surtaxé.

La version Windows de Google Chrome semble plus spécifiquement ciblée par cette nouvelle variante. Les pirates utilisent la fonction window.navigator msSaveOrOpenBlob, réussissent comme cela à saturer la mémoire de l’ordinateur et à planter le navigateur. Pour s’en sortir, le traditionnel « Ctrl-Alt-Suppr » suffit dans la plupart des cas. Le gestionnaire de tâches permet comme cela de fermer le navigateur Chrome qui vient de se figer.

 

http://www.commentcamarche.net/

L’homme qui a freiné la propagation du logiciel malveillant qui a infecté 150 pays a 22 ans


 

Il semble que le logiciel de rançon qui a affecté plusieurs pays dont des hôpitaux, des entreprises et des groupes a freiné sans propagation grâce à un jeune de 22 ans en Angleterre. Le plus insolite, c’est qu’en regardant de quoi il s’agissait, il a fait un geste, pour voir ce qui se passerait. Cependant, il se peut que le nombre d’ordinateurs infectés augmentent lundi.
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L’homme qui a freiné la propagation du logiciel malveillant qui a infecté 150 pays a 22 ans

 

Abstract image of a virus | Yuri Samoilov via Flickr CC License by

Abstract image of a virus | Yuri Samoilov via Flickr CC License by

Repéré par Mélissa Bounoua

Il se fait désigner uniquement par son pseudo MalwareTech –le nom de son blog et de son compte Twitter @MalwareTechblog. Ce chercheur cybersécurité du sud-ouest de l’Angleterre n’a que 22 ans, c’est pourtant lui qui a arrêté la propagation du logiciel malveillant de type «rançongiciel» –l’ordinateur infecté affiche un message demandant à l’utilisateur une rançon en monnaie virtuelle pour le débloquer.

 Il a 200.000 ordinateurs dans plus de 150 pays. Nommé WanaCrypt0r 2.0, il exploite une faiblesse de Windows et a déjà paralysé le réseau de téléphonie espagnol Telefonica, le service de livraisons FedEx aux États-Unis et une partie des hôpitaux aux Royaume-Uni qui n’ont plus eu accès aux dossiers des patients. Le ministère de l’Intérieur russe déclare avoir 1.000 ordinateurs infectés.

MalwareTech a accidentellement trouvé, avec l’aide d’un ami, Darien Huss, le moyen d’actionner un mécanisme d’autoblocage, en trouvant l’adresse d’un site internet dans le code du logiciel. Le logiciel malveillant tentait de se connecter à ce site pour diffuser. En se rendant compte que le nom de domaine était à vendre, MalwareTech l’a simplement acheté, ce qui a déclenché le mécanisme d’urgence prévu par les créateurs du logiciel pour stopper la propagation.

Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

 

Malwaretech travaille pour Kryptos logic, une entreprise basée à Los Angeles spécialisée en renseignements et détaille au Guardian:

«Je déjeunais avec un ami,  je suis rentré à 15h et j’ai vu plusieurs articles sur la NHS [le système de santé anglais] et à propos d’autres institutions touchées», raconte-t-il au Guardian. «J’ai regardé un peu de quoi il retournait,  j’ai vu un modèle de virus derrière et j’ai compris qu’il se connectait à un domaine spécifique, qui n’était pas utilisé. Donc je l’ai acheté, ne sachant pas ce que cela ferait à ce moment-là.»

Il ne se doutait pas en effet qu’il venait de trouver le moyen d’arrêter la progression. Cela lui a coûté 10,69 dollars (9,77 euros).

«Mon but était simplement de surveiller la propagation et voir si on pourrait faire quelque chose plus tard. Mais on a vraiment arrêté la diffusion en achetant le domaine», continue-t-il. «Mais les heures qui ont suivi ont été intenses en émotions. Au départ, quelqu’un a évoqué l’idée que nous avions causé l’infection en achetant le domaine, donc on a un peu flippé jusqu’à ce qu’on réalise que c’était l’inverse et qu’on l’avait bien stoppé.»

Il explique qu’il a trouvé son premier emploi à la sortie du lycée sans véritables qualifications. Il n’est pas allé à l’université, a commencé à écrire des logiciels et un blog sur les nouvelles technologies.

«Ça a toujours été un hobby pour moi, je suis autodidacte. J’ai fini par avoir un job en créant un traqueur d’attaques de bots, la compagnie pour laquelle je travaille l’a remarqué, m’a contacté et m’a demandé si je cherchais un emploi. Cela fait un an et deux mois que j’y travaille.»

MalwareTech était en vacances au moment de l’attaque, raconte-t-il sur son blog, il a finalement bien fait d’écourter sa semaine pour se pencher sur ce logiciel malveillant ce vendredi 12 mai. Si les ordinateurs déjà infectés le sont toujours, cela a évité que le virus se propage à une centaine de milliers d’autres machines, d’après lui.

Alors que la semaine va recommencer, la peur est que beaucoup d’employés allument leur ordinateur qu’ils soient infectés. Le directeur d’Europol, Rob Wainwright, s’en inquiète auprès du Guardian:

«Les chiffres augmentent. J’ai peur qu’ils continuent quand les gens vont se rendre au travail et allumer leur machine lundi matin. 200.000 personnes dans 150 pays sont infectées, selon le dernier bilan. Beaucoup d’entreprises, y compris des grands groupes.»

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ►Windows : 30 ans déjà


Déjà, 30 ans que Windows a ouvert l’accessibilité de l’informatique à tous. Aujourd’hui, il est plus rare de trouver une demeure sans ordinateur ou tablette ou téléphone intelligent.
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Windows : 30 ans déjà

 

Windows 1.0 permettait de gérer son ordinateur et ses périphériques à la souris et de naviguer dans une interface graphique simplifiée. © Microsoft

Windows 1.0 permettait de gérer son ordinateur et ses périphériques à la souris et de naviguer dans une interface graphique simplifiée. © Microsoft

Le 20 novembre 1985, Microsoft lançait le système d’exploitation Windows 1.0. La première pierre de ce qui allait devenir l’un des piliers de l’informatique moderne. Trente ans plus tard, Windows est l’OS le plus répandu dans le monde.

Le vendredi 20 novembre 2015 marque les 30 ans du lancement de la toute première version deWindows, un premier système d’exploitation grand public présentant une interface graphique inédite relativement simple à utiliser. Il s’agit alors de la première pierre de l’immense édifice Windows à venir.

Lorsqu’ils créent Microsoft en 1975, Bill Gates et Paul Allen ont alors l’ambition folle d’équiper chaque maison d’un ordinateur, à une époque où l’informatique grand public est totalement inexistante.

En 1980, l’entreprise développe son tout premier système d’exploitation, un logiciel capable de gérer l’ensemble des composants d’un ordinateur, mais aussi d’exécuter des programmes simples comme un traitement de texte. Bien que compliqué à utiliser, car fonctionnant à base de lignes de commande, MS-DOS (pour Microsoft Disk Operating System) révolutionne l’informatique en étant intégré aux premiers ordinateurs personnels (PC) du marché signés IBM. Reste alors à rendre ce système plus accessible. C’est de cette idée que naîtra Windows.

Trente ans séparent l’image de l’écran d’accueil de Windows 1.0 en une de cet article et cette capture de l’interface de Windows 10 sorti cet été. © Microsoft
Trente ans séparent l’image de l’écran d’accueil de Windows 1.0 en une de cet article et cette capture de l’interface de Windows 10 sorti cet été. © Microsoft

Windows 1.0 lancé aux États-Unis à 99 dollars

Initialement baptisé Interface Manager, ce nouveau système d’exploitation s’appellera finalement Windows, un nom représentatif des « fenêtres » qui caractérisent ce nouveau système d’exploitation. Le projet est annoncé en 1983, mais ne verra le jour que deux ans plus tard.

C’est donc le 20 novembre 1985 que Microsoft lance finalement Windows 1.0. Désormais, l’utilisateur peut gérer son ordinateur et ses périphériques à la souris, naviguant dans une interface graphique simple, sans lignes de commande complexes, simplement en cliquant sur des icônes et en ouvrant/fermant des fenêtres. À noter que Windows 1.0 intègre plusieurs programmes utiles et grand public comme le traitement de texte Write, le logiciel de dessin Paint, un bloc-note, une calculatrice, une horloge et même un jeu (Reversi).

D’abord distribué aux États-Unis pour 99 dollars, puis à l’international à partir de 1986, Windows 1.0 ne connut finalement pas le succès escompté. Néanmoins, le rêve de démocratisation de l’informatique de Bill Gates peut alors commencer à s’accomplir.

En 30 ans, Windows a bien évolué et est désormais un système d’exploitation multiplateforme (PC,tablettes, smartphones) dans sa toute dernière version, Windows 10, sorti cet été.

http://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► 5 mythes sur Windows qui ont la vie dure


La majorité des utilisateurs d’ordinateur sont sous la gouverne de Windows, même si, on peut quand même utiliser d’autres navigateurs comme Google Chrome, Firefox, etc. Malgré tout, il est bon de savoir certain points sur Windows
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5 mythes sur Windows qui ont la vie dure

 

Photo Microsoft

Stéphanie Godbout

 

Depuis son lancement en novembre 1985, plusieurs versions ont vu le jour, bon nombre de bogues ont été corrigés et de nombreux mythes entourant le fameux système d’exploitation de Microsoft sont apparus.

Allant du retrait en toute sécurité d’un périphérique USB aux virus qui s’attaquent exclusivement aux machines Windows, comment savoir s’il s’agit d’un mythe ou de la réalité?

Voici notre petite liste qui démêle le vrai du faux.

Retirer un périphérique USB «en toute sécurité»

Vrai

.

Pour éviter les mauvaises surprises, il est effectivement recommandé de retirer votre périphérique USB en ayant recours à l’icône Retirer le périphérique en toute sécurité, surtout s’il s’agit d’un dispositif de stockage, comme une clé USB.

Windows n’enregistrant pas toutes les données dans l’immédiat, le retrait trop rapide d’un périphérique pourrait entraîner une perte de celles-ci.

Ainsi, en cliquant sur l’icône pour retirer le périphérique en toute sécurité et en attendant quelques secondes après que le voyant ait terminé de clignoter, si votre accessoire en possède un, vous vous assurez que toutes les informations sont emmagasinées sur votre périphérique avant de le déconnecter.

 

Les virus existent seulement sur Windows

Faux.

Bien que les virus ne s’attaquent pas uniquement aux ordinateurs sous Windows, il est cependant vrai qu’ils sont la cible de prédilection des pirates informatiques. Une des principales raisons?

Ce système d’exploitation, employé par plus de 90 % des utilisateurs d’ordinateurs, domine le marché.

Un virus sous Windows s’attaque donc potentiellement à plus de machines et augmente les chances de réussite du cyberdélinquant.

Ainsi, comme des programmes malveillants se retrouvent aussi sur les ordinateurs Mac et les plateformes mobiles comme Android et iOS, peu importe l’appareil utilisé, la vérité est qu’un logiciel antivirus est un incontournable.

Seul le navigateur Internet Explorer peut être utilisé

Faux.

Si Internet Explorer et Windows semblent indissociables, le navigateur est d’ailleurs déjà installé sur un PC exécutant Windows, vous avez néanmoins la possibilité d’utiliser le navigateur qui vous convient, que ce soit Chrome, Firefox ou autre.

En effet, après avoir été reconnue coupable de pratiques déloyales, Microsoft a l’obligation de proposer aux utilisateurs de Windows le choix du navigateur. Ainsi, dès le premier démarrage du système, plusieurs logiciels sont proposés pour faciliter votre sélection.

Par contre, bien que vous optiez pour un autre navigateur, Internet Explorer ne pourra être complètement désinstallé, puisqu’il est nécessaire pour effectuer différentes tâches de maintenance de Windows.

Windows ne fait pas les mises à jour de façon autonome

Faux.

Si Windows est capable d’effectuer ses propres mises à jour sans votre intervention, il est également possible de paramétrer le système selon vos préférences.

Ainsi, si vous ne voulez pas que les mises à jour soient installées automatiquement sur votre ordinateur, vous pouvez opter de recevoir une notification pour les télécharger et les installer vous-mêmes.

S’il est recommandé par Windows de privilégier une mise à jour automatique, il est possible de changer cette configuration en allant dans Windows Update et de sélectionner l’option désirée sous Mises à jour importantes.

La désinstallation d’un programme n’est jamais totale

Vrai.

Si vous n’utilisez plus un logiciel, vous pourriez avoir envie de le désinstaller de votre ordinateur afin, notamment, de libérer de l’espace sur votre disque dur.

Bien que Windows dispose d’une fonction «Désinstaller», accessible depuis le Panneau de configuration, il se peut qu’elle ne soit pas totalement efficace et qu’il reste des traces du logiciel sur votre ordinateur.

L’utilisation d’un outil dédié, tel que CC Cleaner ou encore Revo Uninstaller, peut s’avérer une alternative plus sûre pour nettoyer complètement votre ordinateur d’un logiciel obsolète.

http://fr.canoe.ca

La NSA intercepte des livraisons d’ordinateurs pour y installer des mouchards


Tous les pays s’espionnent d’une façon ou d’une autre, mais il semble que les États-Unis a beaucoup plus de moyens pour accéder à des informations à travers le monde. La technologie informatique est un outil important pour les organisations gouvernementales ou autres, mais, il est cependant le pire moyen pour garder les secrets quel qu’ils soit
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La NSA intercepte des livraisons d’ordinateurs pour y installer des mouchards

 

Si la TAO remarque qu'une cible a commandé... (Photo Ron Antonelli, archives Bloomberg)

Si la TAO remarque qu’une cible a commandé un nouvel ordinateur ou un autre accessoire électronique, elle peut demander à ses alliés de la CIA ou du FBI d’intercepter la livraison et d’apporter l’appareil dans un atelier secret où on lui installera discrètement un logiciel espion, avant d’être remis en circulation.

PHOTO RON ANTONELLI, ARCHIVES BLOOMBERG

RAPHAEL SATTER
Associated Press
Londre

Une unité de piratage de l’agence américaine de sécurité nationale, la NSA, intercepte des livraisons d’ordinateurs, exploite les faiblesses du matériel informatique et pirate même le système interne de rapports d’erreurs de Microsoft pour espionner ses cibles, a révélé un magazine allemand dimanche.

Les révélations du magazine Der Spiegel portent sur une division de la NSA connue sous le nom de Tailored Access Operations (TAO), qui est dépeinte comme une équipe élite de pirates spécialisés dans le vol d’information chez les cibles les plus inaccessibles.

Selon les documents internes de la NSA qu’a consultés le magazine, la mission de la TAO est d’«obtenir l’impossible». Un responsable non identifié de l’unité a affirmé qu’elle avait rassemblé «certaines des informations les plus pertinentes que notre pays ait jamais vues».

La TAO possède des gadgets de haute technologie pour les cas les plus difficiles, dont des câbles de moniteur d’ordinateur spécialement modifiés pour enregistrer ce qui est tapé à l’écran, des clés USB équipés de radiotransmetteurs pour transmettre de l’information volée par les ondes, et des fausses stations de transmission pour intercepter les signaux des téléphones cellulaires en mouvement.

Mais la NSA a plus que du matériel qui semble tout droit tiré de la mallette de James Bond, rapporte le magazine. Certaines des attaques informatiques décrites exploitent les faiblesses de l’architecture d’Internet pour permettre à des logiciels malveillants d’atteindre les ordinateurs visés. D’autres tirent avantage des faiblesses du matériel ou des logiciels distribués par certains des chefs de file en matière de technologie de l’information, tels que Cisco Systems ou l’entreprise chinoise Huawei Technologies.

Le magazine a aussi rapporté des méthodes plus classiques. Par exemple, si la TAO remarque qu’une cible a commandé un nouvel ordinateur ou un autre accessoire électronique, elle peut demander à ses alliés de la CIA ou du FBI d’intercepter la livraison et d’apporter l’appareil dans un atelier secret où on lui installera discrètement un logiciel espion, avant d’être remis en circulation.

L’un des documents cités par le Der Spiegel affirme que cette méthode est l’une des «plus productives» et a permis de récolter de l’information de partout dans le monde.

Une autre des révélations concerne la présumée capacité de la NSA de consulter les rapports d’erreurs de Microsoft, cette fenêtre familière aux utilisateurs du système d’exploitation Windows. Alors que ce système de rapports a été conçu pour aider les ingénieurs de Microsoft à améliorer leurs produits, la NSA parcourt les rapports pour aider les espions à pénétrer dans les systèmes qui utilisent Windows.

Le magazine allemand n’a pas précisé d’où provenaient les documents sur lesquels le reportage s’appuie, mais il a déjà, par le passé, bénéficié des fuites de l’ancien consultant Edward Snowden, qui a révélé au public le vaste programme de surveillance téléphonique du gouvernement américain. De plus, l’un des proches collaborateurs de M. Snowden, la documentariste américaine Laura Poitras, fait partie des six auteurs de l’article.

http://www.lapresse.ca

Attention : Quand l’antivirus devient une source de fraude


Un petit rappel qu’un téléphone provenant de Microsoft ou d’une autre compagnie disant que vous avez un problème est une arnaque assuré ..
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Attention  : Quand l’antivirus devient une source de fraude

 

Attention - Quand l'antivirus devient une source de fraude

Photo kreizihorse / Fotolia

MONTRÉAL – Rien ne peut sembler plus sécuritaire qu’un antivirus sur un ordinateur. Pourtant, ce type de logiciel sert d’excuse pour commettre des fraudes depuis un peu plus de trois ans, selon le Centre antifraude du Canada.

Selon le Centre, le phénomène croît depuis mars 2010. Il a recensé 4523 cas d’escroquerie d’un océan à l’autre, pour des pertes dépassant 1 million$. La moyenne est de 293$ par victime.

Les criminels téléphonent à la maison en affirmant être des représentants de Microsoft ou d’une autre compagnie. Ils disent que l’ordinateur personnel est infecté et qu’il faut remédier au problème avec un accès à distance.

En fait, les arnaqueurs ne font que lancer les dés, a expliqué Daniel Williams, superviseur au Centre antifraude.

«Ils espèrent que vous avez un ordinateur et que vous utilisez Windows, a-t-il dit. Troisièmement, ils espèrent que vous leur ferez confiance pour donner accès à votre ordinateur à distance. Ils vont désactiver secrètement votre dispositif de sécurité, causer des dommages et se présenter comme les chevaliers qui vont les réparer.»

Par la suite, la victime accepte de leur verser de l’argent par carte de crédit ou de débit, par l’entremise de Western Union ou de PayPal. Des paiements ont été prélevés notamment à partir de l’Inde, de l’Allemagne, de la Russie et de l’Ukraine.

Malheureusement, les fraudeurs peuvent aussi installer des logiciels espions, prélevant ensuite des mots de passe bancaires ou causant d’autres dommages à l’ordinateur.

«Des consommateurs nous ont téléphoné après avoir été contactés une huitième fois et avoir été avertis par des proches qu’il pouvait s’agir d’une fraude, a souligné M. Williams. Il y a eu de nombreux cas de clients qui pensaient obtenir un excellent service pour leur argent pendant des années.»

Si les victimes peuvent sembler naïves, des coïncidences les poussent parfois à tomber dans le panneau.

«Les meilleurs cas ont été ceux où le téléphone a sonné quelques minutes après avoir le constat d’un problème avec l’ordinateur, a indiqué Daniel Williams. Comme les fraudeurs appellent des milliers de personnes à chaque jour, ils sont certains de tomber à point à un moment donné.»

Prendre l’initiative

 

En matière de prévention, a-t-il ajouté, il faut savoir que l’industrie de l’informatique ne fonctionne pas de cette façon.

«Aucune entreprise ne téléphone à ses clients ainsi, a-t-il précisé. Avec les millions d’utilisateurs qu’elles ont dans le monde, elles ne peuvent pas faire un suivi non plus.»

 

Le Centre antifraude recommande de faire nettoyer un ordinateur infecté par un technicien. Il faudrait aussi faire annuler la carte de paiement utilisée dans le cadre du stratagème et porter plainte tant auprès du Centre que de la police.

Hausse de 42 %

En soi, la valeur de la fraude prend de l’ampleur selon les chiffres de 2012 du Centre antifraude. Le nombre de victimes a reculé de 3,5 % à 2527, mais les pertes ont gonflé de 42 % à 16,5 millions $.

Les fraudes les plus courantes sont l’offre de service (21 % des cas) ou d’un prix (15 %). Les moyens les plus utilisés pour contacter les victimes sont le téléphone ou le fax ainsi qu’Internet, avec plus de 15 000 plaintes dans chacun des cas.

Seulement 23 % des tentatives de fraude sont effectuées à partir du Canada. Les États-Unis sont à la source de 12 % des cas. Le reste vient d’ailleurs dans le monde.

http://fr.canoe.ca