Pour vous protéger du soleil, une plage déplace le wifi… et ça marche !


Pourquoi aller à la plage, si c’est pour aller se connecter sur un Wi-Fi ? Bien sûr qu’il faut faire attention aux rayons UV qui causent le cancer, mais de là à donner un accès internet gratuit pour être à l’ombre est une bien drôle d’idée
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Pour vous protéger du soleil, une plage déplace le wifi… et ça marche !

Cette tour abrite un réseau wifi que l'on ne peut capter qu'à l'ombre. Happiness Brussels

Cette tour abrite un réseau wifi que l’on ne peut capter qu’à l’ombre. Happiness Brussels

Par Mathieu Nowak

OMBRE. Comment forcer les gens à se lever de leur serviette de plage et à se mettre un peu à l’ombre ? L’agence de communication belge Happiness Brussels donne une réponse pour le moins originale : en leur offrant un accès à Internet gratuit qui ne fonctionne qu’à l’abri du soleil ! Elle a ainsi mis au point un réseau wi-fi qui n’est capté que par les appareils se trouvant à l’ombre. Et cela fonctionne ! (si l’on considère bien sûr que traiter l’addiction au soleil par l’addiction au numérique est un succès…)

Le « Shadow wi-fi »

L’accès à Internet est fourni par l’intermédiaire d’une antenne directionnelle qui tourne avec le soleil, dont la position est mesurée en permanence avec un capteur. Ainsi, les ondes sont toujours envoyées dans la position opposée au soleil. Et l’ombre est créée par une petite tour dans laquelle est cachée l’antenne. Pour se connecter, il faut s’inscrire au service et donner son adresse email. Les utilisateurs reçoivent ainsi également un message de sensibilisation au cancer de la peau. L’expérience de ce « Shadow wi-fi » (ou « wi-fi de l’ombre ») a été tentée avec succès au Pérou, sur la plage Agua Dulce, en association la ligue péruvienne contre le cancer. D’autres organisations de prévention sont intéressées pour installer ce type de réseau à San Francisco (Etats-Unis) et en Nouvelle Zélande.

Entrez la légende de la vidéo ici

http://www.sciencesetavenir.fr/

Où placer votre routeur Wi-Fi pour obtenir une connexion idéale


L’avantage du réseau sans-fil, est de circuler dans la maison avec un portable, un téléphone intelligent, une tablette sans avoir un fil qui nous suit. Cependant, il se peut que la réception du Wi-Fi ne soit pas égale dans toutes les pièces de la maison. Il faut donc trouver le meilleur endroit pour l’installer
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Où placer votre routeur Wi-Fi pour obtenir une connexion idéale

 

Nous avons tous ressenti ces atroces moments de sans-WiFi-tude, quand le réseau nous lâche sans prévenir. Figurez-vous qu’il y a deux manières d’installer un routeur sans-fil, une bonne et une mauvaise. La mauvaise ralentira le chargement de vos pages Internet et le traitement des vidéos Netflix dans la mémoire tampon.

Jason Cole, un doctorant en physique au Collège impérial de Londres, a résolu l’équation de Helmhotz pour déterminer l’endroit le plus propice à l’installation du routeur dans son appartement (cette équation sert à cartographier les champs électromagnétiques, ceux-là même qu’émet un routeur). Il en a conclu que le planquer dans un coin discret n’était pas la solution idéale pour obtenir une bonne connexion, même si c’est ce que nous faisons quasiment tous.

Interviewé par le Huffington Post, Jason Cole nous a donné plusieurs conseils pour bénéficier d’un signal puissant dans tout l’appartement, voire dans toute la maison… et éviter l’apparition de la petite roue qui tourne quand vous êtes sur Netflix.

1. Ne le placez pas à l’écart

Certes, les fils que vous devez relier au routeur sont sans doute dans un coin, mais il vaut mieux les éloigner des murs (dans l’idéal, le routeur doit avoir une vue dégagée sur l’endroit où vous vous asseyez le plus souvent pour surfer sur Internet).

Votre installation Wi-Fi ressemble probablement à ça :

Sur cette illustration, le signal Wi-Fi se répand dans tout l’appartement en un dix-millionième de seconde. Comme vous le voyez, il rebondit sur les murs et amène votre Internet adoré dans chaque pièce. Les zones non couvertes, où le signal a du mal à passer, sont également visibles et d’autant plus nombreuses que l’on s’éloigne de la source (les murs et autres obstacles absorbent son énergie).

2. Eloignez-le des objets métalliques

« Le métal est un gouffre énergétique assez efficace », indique Cole.

N’installez donc pas votre routeur dans la cuisine.

3. Les murs en béton ou en briques sont aussi vos ennemis

D’après Cole, « tous les matériaux renvoient une partie du rayonnement. Certains l’absorbent davantage que d’autres, notamment le béton ».

En clair, évitez de placer votre routeur à l’angle de murs en béton ou en briques, car le signal ne sera pas diffusé jusqu’aux recoins les plus éloignés de la maison. Les planchers et les plafonds, en revanche, sont meilleurs conducteurs, ajoute-t-il.

4. Ne le mettez pas près d’un micro-ondes

La connexion rame chaque fois que vous faites chauffer quelque chose au micro-ondes? Eh non, vous ne rêvez pas! Les micro-ondes opèrent aux mêmes fréquences que les routeurs sans fil et il suffit qu’une infime quantité de rayonnements s’échappe du four pour perturber le signal.

5. Installez-le en hauteur

Les routeurs Wi-Fi émettent des ondes radio qui se propagent sur les côtés et vers le bas. Accrochez le routeur à un mur, ou placez-le sur une étagère pour obtenir un meilleur signal, surtout si vous vivez dans un duplex et que vous voulez que la connexion s’établisse sur les deux étages.

6. Tournez l’antenne vers le haut pour augmenter la portée horizontale, ou sur le côté pour la portée verticale

Dans une maison à plusieurs étages, vous obtiendrez un meilleur signal à l’étage si vous placez l’antenne latéralement par rapport au routeur. Pointer l’antenne vers le haut contribue en revanche à augmenter la portée horizontale du routeur.

S’il est muni de deux antennes, optimisez le signal en en pointant une vers le haut et l’autre sur le côté. Si vous possédez un modèle sans antenne, assurez-vous de le positionner correctement (pas sur le côté s’il s’agit d’un routeur vertical, par exemple).

7. Réfléchissez bien avant de le mettre au beau milieu de la foule

Les liquides absorbent les signaux Wi-Fi. Puisque nous sommes principalement constitués d’eau, le signal aura du mal à traverser un groupe de gens (vous avez peut-être déjà remarqué que la réception était moins bonne quand il y avait beaucoup de monde). Bien entendu, l’idéal est d’avoir une bonne connexion à l’endroit où les gens aiment se retrouver… mais tous ces corps sont susceptibles de le ralentir dans les autres pièces.

BONUS: une application qui vous permet de visualiser votre réseau Wi-Fi

Si ça vous branche, l’application pour Android de Cole permet de vous représenter la façon dont les ondes électromagnétiques se propagent chez vous. Il suffit de mettre en ligne le plan de votre appartement puis… de faire quelques calculs. Désolé !

Ce texte, publié à l’origine sur Le Huffington Post (Etats-Unis), a été traduit de l’anglais par Fast for Word.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le téléphone intelligent, nouvel assistant ou espion des consommateurs?


En plus d’être envahi par la publicité, nous devenons nous-même des informateurs, sans le savoir, bien sûr, pour augmenter la visibilité des magasins et de leurs publicités
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Le téléphone intelligent, nouvel assistant ou espion des consommateurs?

 

Quoique pratiques, certaines nouvelles technologies peuvent être de... (PHOTO FREDERIC J. BROWN, ARCHIVES AFP)

Quoique pratiques, certaines nouvelles technologies peuvent être de véritables traceurs d’habitudes d’achat.

PHOTO FREDERIC J. BROWN, ARCHIVES AFP

Delphine PAYSANT
Agence France-Presse
CANNES

Il vous suit partout, il rassemble vos informations personnelles, vous le consultez en permanence. Y compris pendant vos emplettes. Le téléphone intelligent, via des applications innovantes, tend à devenir un véritable assistant de magasinage, mais peut aussi se transformer en espion de vos habitudes d’achat.

Longtemps, les téléphones intelligents ont été craints par les distributeurs, qui redoutaient de voir le consommateur s’en servir en magasin, par exemple pour comparer les prix via internet… et aller acheter ailleurs.

Après avoir cherché à bloquer son influence, notamment en brouillant le WiFi en boutique, ils le voient désormais davantage comme une opportunité.

«Le smartphone est un outil puissant. C’est un peu comme une extension de nous-mêmes, et en cela, c’est aussi un bon moyen pour les marques de dialoguer avec leurs clients», explique Mathieu Genelle de l’agence française Publicis Shopper.

C’est pourquoi les grandes enseignes et centres commerciaux offrent désormais le WiFi à leurs clients. Cela leur facilite la vie, par exemple via des applications de localisation de magasins ou même de produits.

Grâce aux téléphones intelligents, certaines enseignes en France, comme Auchan, proposent ainsi de payer directement ses achats sans passer en caisse. D’autres, comme Leclerc, permettent de comparer les prix ou de rassembler dans le téléphone intelligent tous les avantages des cartes de fidélité.

Enfin, le téléphone portable permet aux clients de communiquer directement avec le magasin, soit en appelant un vendeur pour des renseignements (Apple Store), soit en laissant son avis sur le service ou un produit.

Mais au-delà de l’aide qu’elles apportent aux consommateurs, ces nouvelles applications peuvent fournir des mines d’informations pour les distributeurs.

Pour les aider à améliorer leur service ou leur magasin, mais aussi pour collecter des informations sur leurs clients.

«La collecte des données clients («big data») est un des gros enjeux du commerce de demain. Elle peut permettre de faire progresser les ventes de 49%», estime Mall Connect.

Cette société néerlandaise, qui présentait son application lors du Mapic, salon de l’immobilier commercial qui se tenait cette semaine à Cannes, propose une solution permettant aux enseignes d’interagir en permanence avec les consommateurs.

Traceur d’habitudes d’achat 

Pratiques, certaines de ces nouvelles technologies peuvent être de véritables traceurs d’habitudes d’achat.

Ainsi, elles proposent systématiquement de se géolocaliser, ou de se créer des comptes clients directement à partir de Facebook. Une façon de faire gagner du temps aux consommateurs, mais aussi de connaître beaucoup de leurs informations personnelles.

«Le WiFi et toutes les technologies mobiles qui y sont associées sont un bon moyen pour les enseignes de voir où sont leurs clients, quels sont leurs loisirs, etc», explique Bill McCarthy, CEO de Shoppertrack, application britannique qui permet de suivre les consommateurs dans leur parcours d’achat.

Plus espionnant encore : les beacons, de petites balises installées dans les magasins qui permettent via le Bluetooth des mobiles de communiquer directement avec les consommateurs et de suivre leurs déplacements.

Les utilisations de ces balises sont multiples, comme l’accueil personnalisé en magasin ou l’aide à la localisation d’un produit.

Pour le distributeur, elles servent aussi à collecter des informations précieuses, mesurer l’impact d’une stratégie marketing ou repérer les zones dans lesquelles les clients passent le plus de temps.

«Ces technologies transforment les visiteurs anonymes de vos magasins en clients que vous connaissez parfaitement et avec lesquels vous pouvez communiquer directement», vantent les concepteurs de ShopperTrack et de Mall Connect.

Mais elles peuvent aussi servir pour du marketing direct, à savoir envoyer des promotions sur votre téléphone intelligent chaque fois que vous passez à côté d’un magasin.

Des armes à double tranchant pour les consommateurs qui peuvent être informés d’un bon plan autant que bombardés de publicités inutiles et intrusives.

Pour éviter ces écueils, certains magasins planchent déjà sur des applications qui limitent les promotions aux enseignes ou aux produits choisis par les consommateurs afin que ces technologies ne se transforment pas en pourvoyeuses de pourriels.

http://techno.lapresse.ca/

Ils abandonnent leur enfant contre… du Wi-Fi gratuit


Avant de juger trop vite, il faut lire la suite, car ce n’est pas vraiment la réalité mais une question de sécurité via les Wi-Fi publics. Une prise de conscience que très peu savent comment se protéger
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Ils abandonnent leur enfant contre… du Wi-Fi gratuit

 

Ils abandonnent leur enfant contre... du Wi-Fi gratuit

Photo Archives / Agence QMI

LONDRES – Plusieurs Britanniques ont accepté d’abandonner leur enfant le plus âgé en échange du Wi-Fi gratuit dans un café, piégés par des clauses de connexion mal lues pour une étude illustrant les dangers de l’accès public à internet publiée lundi.

Ces Londoniens, qui se connectaient à internet d’un café situé dans un quartier du centre de la capitale britannique, devaient accepter des «termes et conditions» pour utiliser une connexion wifi disponible dans l’établissement.

Mais ceux-ci incluaient une clause baptisée «Hérode» précisant que la connexion ne sera fournie que si «le destinataire accepte de nous donner son enfant le plus âgé pour l’éternité».

Sur la courte période pendant laquelle ces termes et conditions ont été appliqués, six personnes se sont fait avoir.

«Comme il s’agit d’une expérience, les enfants seront rendus à leurs parents», a toutefois précisé l’entreprise de sécurité informatique ayant réalisé cette étude, F-Secure.

Cette expérience avait pour but d’alerter sur «le mépris total pour la sécurité informatique des gens quand ils se déplacent», précise F-Secure dans le rapport ayant suivi l’expérience.

C’est l’entreprise allemande de «hacking éthique» SySS qui a fabriqué l’appareil utilisé pour cette étude: une petite borne wifi, tenant dans un sac à main et vendue 200 euros (près de 285 $).

En seulement 30 minutes, 250 appareils se sont connectés à cette borne, parfois de façon automatique.

L’entreprise a alors pu récolter les textes des e-mails envoyés par ces appareils, l’adresse mail des expéditeurs et des destinataires de ces e-mails ainsi que les mots de passe des expéditeurs.

«Au mieux, votre appareil ne divulgue que des informations privées vous concernant. Au pire, vos mots de passe sont dévoilés et tout le monde utilisant le même réseau peut y avoir accès», a expliqué Sean Sullivan, conseiller en sécurité de F-Secure, s’exprimant sur le danger des connexions wifi publiques.

http://fr.canoe.ca

Le Saviez-vous ► Isaac Asimov avait prédit 2014 avec exactitude dès… 1964


 

Je pense qu’Isaac Asimov savait observer les signes des événements scientifiques pour avoir fait de telle prédictions sur le futur il y a près de de 50 ans
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Isaac Asimov avait prédit 2014 avec exactitude dès… 1964

Micro-ondes, appareils sans fil, démographie… L’auteur de science-fiction avait vu juste sur de nombreux points.

L’auteur de science-fiction Isaac Asimov disposait-il d’une machine à voyager dans le temps ? L’écrivain s’est livré, le 16 août 1964, en marge de l’Exposition universelle de New York, à un petit exercice d’anticipation en tentant de prédire ce à quoi ressemblerait le monde 50 ans plus tard. Et force est de constater qu’Isaac Asimov avait une idée très précise – et très juste – de l’évolution du monde.

Selon lui, « en 2014, seuls des vaisseaux sans équipage humain auront atterri sur Mars, même si une expédition humaine sera en préparation et une colonie martienne déjà imaginée ».

En août 2012, la navette Curiosity atterrissait sans passager sur la planète rouge. Dans le même temps, le projet Mars One, débuté en avril 2013, a pour but d’envoyer une colonie humaine sur Mars d’ici 2023. Une première prédiction plus qu’exacte, donc.

 Asimov estimait également que  « les communications seront à la fois visuelles et auditives. Vous pourrez à la fois voir et entendre la personne à qui vous téléphonez. Les écrans serviront non seulement à communiquer, mais aussi à consulter des documents, lire des livres, regarder des photos ».

Une prévision devenue réalité grâce aux smartphones et autres tablettes.

La technologie sans fil

Le génie de la science-fiction avait également imaginé le concept de plats préparés :

« Des repas entiers, semi-préparés, pourront être stockés au frigo et prêts à être consommés. Les équipements de cuisine pourront préparer des ‘repas automatiques’, chauffer l’eau et en faire du café ».

L’avènement du micro-ondes et l’équipement des cuisines actuelles lui ont finalement donné entièrement raison.

Il ajoutait que « les robots ne seront pas très communs ni très performants, mais ils seront bien là (…) Les appareils électriques n’auront plus besoin de fil électrique pour fonctionner, évidemment ».

Ces deux affirmations se vérifient également aujourd’hui avec le wifi, les appareils sans branchement et l’évolution lente de la robotique.

La démographie mondiale intéressait également Asimov.

Selon lui, « en 2014, il sera fort probable que la population mondiale atteigne les 6 milliards 500 millions. Celle des États-Unis sera probablement autour des 350 millions.

Des chiffres proches de la réalité – la population mondiale a atteint les 7,2 milliards d’humains et les Etats-Unis comptent 316 millions d’individus. L’écrivain ne voyait que deux solutions à cette explosion démographique :

« Augmenter le nombre de morts ou réduire le taux de natalité. Sans aucun doute, le monde de 2014 se sera entendu pour valider cette seconde méthode ».

 Si aucun accord mondial n’a été trouvé, un pays comme la Chine a déjà tenté d’appliquer cette méthode.

Isaac Asimov s’était, en revanche, un peu trop avancé sur le sujet des moyens de transport.

« On se focalisera de plus en plus sur les moyens de transport qui ont le moins de contact avec le sol », estimait-il.

 Aujourd’hui, les principales évolutions en matière de transports touchent toujours les automobiles. Reste le projet Hyperloop, un moyen de transport censé permettre de relier San Francisco à Los Angeles en une demi-heure. Il fallait bien pinailler un peu !

http://www.atlantico.fr/

Attention! Vos gadgets vous épient sans cesse


Aujourd’hui, que ce soit les télévisions intelligents, le récepteur numérique, les cellulaires, les médias sociaux tout est appelé a être surveiller. L’espionnage a grande échelle. Préserver sa vie privée, n’est qu’un écran de fumée, car a l’ère de cette technologie, il n’y a pu de vie privée
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Attention! Vos gadgets vous épient sans cesse

 

Vie privée - Attention! Vos gadgets vous épient sans cesse

Photo ktsdesign / Fotolia

Canoe.ca
Stéphane Vaillancourt

Depuis les révélations au sujet de PRISM, ce vaste projet de cybersurveillance des internautes par le gouvernement américain, les gens se sentent soudainement épiés, croient leur vie privée violée par de l’écoute électronique ou l’interception de messages textes.

Or, les appareils et logiciels que l’on utilise au quotidien dévoilent tout autant d’information à votre sujet aux fabricants (dans le meilleur cas) ou à des bidouilleurs ayant réussi à exploiter une faille de sécurité (dans le pire cas).

Les téléphones et tablettes sont équipés d’un module GPS et d’une antenne Wi-Fi, qui peuvent servir à connaître votre emplacement en tout temps. On se souviendra du cas Apple, où le stockage des données de localisation s’effectuait dans un fichier facilement accessible et non chiffré avait soulevé bien des questions, en 2011.

Les téléviseurs intelligents et récepteurs numériques personnels aussi peuvent servir à connaître beaucoup de choses à votre sujet: les sites visités et services utilisés dans un cas, les émissions que vous écoutez dans l’autre.

De plus, des téléviseurs vulnérables permettraient à des gens malveillants non seulement de s’introduire dans le système et accéder aux informations qui y sont stockées, mais aussi de propager des virus ou espiogiciels par l’entremise des ports USB dont ces appareils sont équipés.

Les consoles de jeu n’y échappent pas. On pense immédiatement au module Kinect de Microsoft, que l’on soupçonne de rester en veille pour épier nos moindres faits et gestes. La nouvelle version, intégrée à même la nouvelle Xbox One dont la sortie est prévue à l’automne 2013, est même fortement soupçonnée d’être un espion à la solde de la NSA et de PRISM, selon Inquisitr (en anglais).

Enfin, le logiciel de téléphonie IP Skype ferait, lui aussi, partie intégrante du réseau d’espionnage gouvernemental avec son «Project Chess», mis sur pied il y a déjà 5 ans de cela et exploité par la NSA et le FBI depuis février 2011, alors que Skype appartenait encore à eBay.

Pas que les États-Unis…

On apprenait aussi récemment que les services de renseignement français, la DGSE, possède aussi un système permettant de collecter les «signaux électroniques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l’étranger».

Bref, que «l’ensemble des courriels, des messages textes, des relevés d’appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter et autres réseaux sont ensuite stockés pendant des années», selon le quotidien Le Monde.

On note toutefois que la surveillance cible surtout «qui parle à qui», plutôt que le contenu des conversations en soi – probablement la deuxième étape, une fois une conversation ciblée.

Étiqueté «terroriste potentiel»

Une fois les informations recueillies, il ne reste plus qu’à les jumeler aux données publiques (caméras dans les transports ou lieux publics) et surveiller les comportements jugés suspects, comme l’a appris à ses dépens David Mery, en 2005, alors que la police de Londres était sur les dents, peu de temps après un attentat dans le métro.

 

Le problème, c’est qu’une fois une personne étiquetée « terroriste potentiel », on interprète tout geste, tout acte comme étant suspect. Une fois la personne arrêtée, même si une erreur est admise par la suite, son nom demeure dans les registres pendant un bon bout de temps (9 à 10 ans, dans ce cas-ci), l’empêchant de voyager ou, simplement, de vivre une vie normale.

Si vous n’avez rien à cacher…

Le fameux prétexte voulant que « si vous ne faites rien de mal, vous n’avez alors rien à cacher » est plutôt douteux, à la lumière de l’histoire de David Mery (et probablement de plusieurs autres).

Que dire alors, si l’on suit cette logique, de ceux qui décident de ne pas avoir de compte Facebook? Ceux qui ne publient jamais de photo d’eux ou ne font jamais de «check-in» sur les réseaux sociaux? Est-ce que désirer conserver un peu de vie privée serait devenu un comportement suspect?

On est en droit de se demander où la logique Big Brother va nous mener…

http://fr.canoe.ca

La dépendance aux réseaux sociaux, ça se soigne


Sommes nous dépendant de la technologie. Avons-nous des moments où nous faisons autre chose que se connecter sur les réseaux sociaux. Il y a un marché qui se commence a offrir des solutions pour se déconnecté que certaines entreprises ou même des écoles seront surement intéressé
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La dépendance aux réseaux sociaux, ça se soigne

 

Marianne BARRIAUX

Vous n’en pouvez plus de vérifier votre téléphone intelligent toutes les trois minutes dans l’attente fébrile d’un courrier électronique ou d’un SMS? Le surmenage numérique vous menace?

Les thérapies contre la dépendance aux nouvelles technologies se développent, du papier peint anti-wifi aux vacances 100% hors ligne.

«Les gens se connectent sans arrêt, partout, dans toutes les positions – au lit, au restaurant, dans les salles d’attente», constate Remy Oudghiri, directeur de l’institut de sondage français Ipsos et auteur d’un livre sur la cyberdépendance.

Les écrans ont colonisé les années 2010. Aux États-Unis, près de la moitié des adultes disposent d’un téléphone intelligent, et plus d’un tiers arborent une tablette numérique.

«Ce surgissement soudain des possibilités infinies de connexion, après une période initiale d’enthousiasme, conduit chaque utilisateur à réfléchir sur la façon de savourer l’existence tout en profitant de leur connexion. La question se pose de savoir comment éviter la dépendance», ajoute M. Oudghiri.

Des chercheurs français ont créé un papier peint spécial qui bloque la transmission des ondes wi-fi. Un fabricant, Ahlstrom, envisage de lancer ce produit sur le marché l’année prochaine.

L’intérêt est grand, en particulier dans les écoles pour empêcher les élèves et les étudiants de passer trop de temps pendus à leur téléphone pendant les cours, d’après un porte-parole de cette société.

D’après une enquête d’Ipsos, près d’un tiers des Français éprouvent le besoin de déconnecter, et des tendances comparables se dégagent dans d’autres pays.

En 2006 déjà, Ipsos avait mis en avant que 54% des Français avaient le sentiment de passer moins de temps ensemble en raison des avancées des nouvelles technologies. Et le chiffre est passé à 71% l’année dernière.

«Désintoxication numérique»

Dans le secteur du tourisme, des hôtels se sont engouffrés dans le créneau de la «désintoxication numérique».

La chaîne hôtelière Westin à Dublin par exemple propose à ses clients de remettre leurs téléphones intelligents et leurs tablettes à la réception. L’hôtel leur offre aussi un kit pour planter un arbre et un jeu de société. Le prix: 175 euros la nuit.

D’autres sociétés ont élaboré d’autres formules. L’Américain Digital Detox organise ainsi des retraites sans internet dans des coins isolés des États-Unis ou des pays comme le Cambodge.

«Cela fleure bon le marketing» pour Thierry Crouzet, un blogueur qui a volontairement déconnecté pendant six mois. «Il y a des tas d’endroits qui sont tranquilles. Vous n’avez pas besoin de réserver un voyagiste pour le Pôle Nord».

Ce journaliste de 49 ans a écrit un livre sur son expérience intitulé «J’ai débranché», après avoir subi ce qu’il appelle un «surmenage numérique» à force de vérifier la nuit ses courriers électroniques, blogues et comptes Twitter.

«Je vois beaucoup d’amis blogueurs qui lèvent le pied. Presque tout le monde s’arrête un peu. Nous prenons conscience que la technologie ne nous nourrit pas», ajoute-t-il.

Dans le monde du travail, des entreprises prennent aussi les devants pour que leurs salariés ne soient pas reliés à la toile 24 heures sur 24.

Le fabricant automobile allemand Volkswagen, par exemple, a décidé de ne plus envoyer de courriers électroniques à ses salariés de 18h15 à 07h00.

Et pour ceux qui ne peuvent décidément pas résister à l’appel des réseaux sociaux, le site anti-social.cc propose un logiciel qui bloque l’accès aux sites qui vous déconcentrent et vous empêchent d’être efficace au travail, moyennant 15 dollars.

Les cures de désintoxication d’internet commencent à fleurir aux États-Unis, par exemple avec reSTART, qui se présente comme la première offre d’un programme de retraite anti-internet aux États-Unis.

D’après son site, la plupart des cas traités ont entre 18 et 28 ans, et éprouvent des difficultés pour finir leurs études en raison d’une utilisation intensive d’internet. D’autres ont du mal à établir ou maintenir des relations sociales normales dans la vie réelle.

«Je n’utiliserais pas le mot dépendance», conclut M. Oudghiri, le spécialiste d’Ipsos. «Ce n’est pas la même dépendance qu’à la drogue: vous pouvez vous en libérer plus facilement»

http://techno.lapresse.ca