Espagne: la justice ordonne l’exhumation de Dali après une demande en paternité


Salvador Dali aura-t-il une héritière ? Cela se peut, mais cela a l’air semble toute une histoire que pour la démêler, il faut faire le test de l’ADN
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Espagne: la justice ordonne l’exhumation de Dali après une demande en paternité

 

Salvador Dali... (PHOTO ARCHIVES AFP)

 

DANIEL BOSQUE, LAURENCE BOUTREUX
Agence France-Presse
Barcelone et Madrid

La justice espagnole a annoncé lundi avoir ordonné, presque 30 ans après sa mort, l’exhumation des restes du peintre Salvador Dali en vue d’un prélèvement d’ADN, car une voyante de 61 ans assure être sa fille.

Cette habitante de la ville de Gérone (Catalogne), Pilar Abel, tente depuis des années de faire valoir devant la justice que l’artiste était son père biologique.

Dali a été enterré en 1989 à Figueras où il est né en 1904. La plaignante, une cartomancienne qui serait, si elle avait gain de cause, sa seule fille, a également vu le jour dans la ville catalane.

«Le Tribunal de Première instance n° 11 de Madrid a ordonné l’exhumation du cadavre du peintre Salvador Dali, afin d’obtenir des échantillons de ses restes et déterminer s’il est le père biologique d’une femme de Gérone», a annoncé le service de communication du Tribunal supérieur de justice de Madrid.

L’exhumation permettra de prélever des échantillons d’ADN du peintre, «restes osseux ou dents», selon la décision judiciaire datée du 20 juin que l’AFP a pu consulter.

Elle est nécessaire «car il n’existe pas d’autres restes biologiques ni personnels pour effectuer une comparaison», lit-on aussi dans ce texte.

Les parties ont 20 jours ouvrables pour contester la décision et la Fondation Salvador Dali, qui gère et protège le patrimoine laissé par le peintre, a aussitôt assuré qu’elle déposerait un recours contre cette procédure civile.

Doutes

Née en 1956 dans une clinique de Figueras, Pilar Abel soutient que Dali et sa mère ont entretenu une liaison clandestine, quand cette dernière travaillait dans la petite localité côtière de Portlligat où le peintre séjournait souvent.

Dans un témoignage confus diffusé en mars 2015 à la télévision catalane TV3, elle assurait que quand elle avait huit ans, sa grand-mère lui avait confié:

 «Je sais que tu n’es pas la fille de mon fils, je sais que ton père est un grand peintre». «Elle m’avait dit le nom : Dali», affirmait-elle.

Sa mère, «amoureuse de Dali», lui aurait confirmé cette histoire avant d’être atteinte de démence sénile.

Son avocat, Enrique Blánquez, a assuré à l’AFP que l’histoire était «connue dans le village». «Il y a des témoins, s’il n’y avait une base de preuves minimale, cette décision n’aurait pas été prise», a-t-il plaidé.

Il a notamment évoqué un témoin qui travaillait pour Dali et que le peintre payait, selon lui, pour enquêter sur les allées et venues de la mère de Pilar Abel.

Dans un premier temps, la cartomancienne avait confié son dossier à Me Francesc Sostres, avocat connu pour avoir représenté un Catalan qui affirmait être le fils de Juan Carlos I, roi d’Espagne de 1975 à 2014, mais s’était vu débouté de sa demande de reconnaissance.

Pilar Abel a, elle, dû se trouver un autre avocat, ne pouvant plus payer les honoraires du premier.

Le journal catalan La Vanguardia l’avait présentée en 2015 sous le titre

 «La voyante qui se prend pour la fille de Salvador Dali», en avertissant que l’histoire paraissait «totalement invraisemblable».

Le journal assurait qu’elle avait déjà vainement réclamé 600 000 euros à l’écrivain espagnol Javier Cercas pour de présumées injures dans un de ses romans.

Grand nom du surréalisme, Salvador Dali est mort à 84 ans le 24 janvier 1989 dans un hôpital de Figueras, après une vie intense et trépidante, alimentée par ses créations géniales et ses extravagances.

Richissime et désespéré, il a vécu ses sept dernières années reclus dans son château de Pubol, près de Gérone, au milieu d’une cour de soignants et de secrétaires.

Il est enterré au sein du théâtre-musée de Figueras qu’il avait lui-même imaginé et qui a reçu, en 2016, plus de 1,1 million de visiteurs.

Dans ses dernières volontés, Dali avait pourtant demandé à reposer à Pubol auprès de sa muse, Gala, qui avait partagé une grande partie de sa vie.

Reste que cette demande en paternité aurait peut-être amusé Dali le facétieux, qui avait vendu un faux poil de sa moustache 10 000 dollars à Yoko Ono, selon un récit de l’actrice et ancienne chanteuse française Amanda Lear.

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Une voyante extorque plus de 500 000 $ à un client


Comment peut-on se faire avoir de la sorte ? Comment peut-on accepter de donner autant d’argent alors qu’il est impossible (pour ma part) de communiquer avec les morts ?
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Une voyante extorque plus de 500 000 $ à un client

 

Pricilla Delmaro lors de son arrestation.

Une voyante de 26 ans, mère de trois enfants, a plaidé coupable mardi à New York, après avoir extorqué plus de 500 000 dollars à un Britannique trop crédule, qui croyait en ses pouvoirs pour retrouver sa petite amie, pourtant décédée.

Pricilla Delmaro, en pantalon de prisonnière et tee-shirt gris, n’a quasiment rien dit lors de sa comparution devant un tribunal de l’Etat de New York. Elle sera formellement condamnée le 26 janvier, probablement à quatre ans de mise à l’épreuve.

Elle disait la bonne aventure depuis une officine près de Times Square.

Sa victime, Niall Rice, 33 ans, était un consultant en marketing ayant très bien réussi, mais il était prêt à tout pour essayer de retrouver Michelle, une femme rencontrée en 2013 dans un centre de désintoxication, et avec laquelle il avait eu une brève liaison.

Il avait d’abord consulté une première voyante, lui laissant des dizaines de milliers de dollars, et lui achetant même une bague Tiffany de 40 000 dollars, avant de perdre confiance dans sa capacité à retrouver Michelle.

À partir de novembre 2013, il consulte Pricilla Delmaro, qui le délestera en quelques mois de 569.411 dollars, lui disant de ne pas croire aux informations annonçant la mort de Michelle en février 2014, et affirmant qu’elle pourrait lui faire rencontrer une Michelle réincarnée.

Pricilla Delmaro, avec lequel Niall Rice a admis avoir eu des relations sexuelles, affaiblissant son dossier, a plaidé coupable mardi de vol qualifié et fraude.

Elle est emprisonnée depuis son arrestation en mai.

Un détective privé, engagé finalement par Niall Rice, Bob Nygaard, a raconté à l’AFP que celui-ci avait dépensé plus de 718 000 dollars entre les deux voyantes.

Selon M. Nygaard, Niall Rice a tenté en vain, d’obtenir que la première des voyantes soit aussi poursuivie.

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