Le Saviez-Vous ► Traité de Versailles : ces plats qui ont mis fin à la Grande Guerre…


Avant on disait qu’on attrapait un mari par le ventre,(heureusement cette expression est quasi disparue), alors qu’en juin 1919, c’est peut-être par le ventre que les présidents de divers pays qui ont signé le Traité de Versailles qui a mit fin à la Première Guerre mondiale. La gastronomie française a su faire plaisir au palais des signataires. Entre autres, le camembert servi en dessert a été symbolique, car il a aidé à garder le moral des soldats et en 2018 ce fut 1 million de camemberts par mois pour les poilus (Poilu est le surnom donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale qui étaient dans les tranchées.) Bref, ce n’est probablement pas la gastronomie qui a été le point décisif, mais il a peut-être contribué un peu.

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Traité de Versailles : ces plats qui ont mis fin à la Grande Guerre…


Traité de Versailles : ces plats qui ont mis fin
à la Grande Guerre…Signature du traité de VErsailles© Wikimedia Commons

Par David Peyrat –

Le 28 juin 1919, après des mois de pourparlers, le traité de paix était signé à Versailles entre l’Allemagne et les Alliés, à l’issue de la Première Guerre mondiale. La gastronomie française a favorisé les négociations.

C’était il y a cent ans. Le 28 juin 1919, à 15h50, le Traité de Versailles était signé. La Première Guerre mondiale était officiellement terminée. Depuis le 18 janvier 1919, une conférence de la paix était chargée de travailler sur ce Traité, mais les négociations entre Alliés étaient longues et difficiles. L’Allemagne vaincue, elle, était tenue à l’écart des débats. En ce 28 juin 1919, Georges Clémenceau, président du Conseil français, Thomas Woodrow Wilson, président des Etats-Unis, David Lloyd George, Premier Ministre britannique, et Vittorio Emanuele, président du Conseil italien, s’étaient réunis dans le Salon du célèbre hôtel Trianon Palace, à Versailles, pour dicter les conditions finales du Traité. En élaborant ce texte, qui mit fin aux combats -et ulcéra l’Allemagne-, les vainqueurs alliés n’avaient pas boudé le plaisir des papilles. Que de déjeuners et dîners pour se pencher sur le sort d’une Europe exsangue ! Frédéric Larquemin, l’actuel chef du palace versaillais, s’est penché sur les archives des menus des grands dîners officiels de l’année 1919 pour en savoir plus sur ces plats servis pendant les discussions. A l’issue de ces recherches, il a élaboré un « Menu de la Paix » *composé de ces plats français qui ont favorisé la signature du Traité.

On apprend ainsi que des œufs brouillés aux pointes d’asperges avaient été à plusieurs reprises servis en entrée pour plaire au président américain Woodrow Wilson qui les trouvaient « absolutely delicious and exquisite » (absolument délicieux et exquis).

On s’attardait aussi sur la volaille de Bresse Soubise, plat favori du « père de la victoire » Georges Clémenceau (sa fidèle cuisinière,Marcelle Boulin, aimait lui confectionner cette recette).

En dessert, le camembert, appelé « le compagnon des tranchées », était incontournable car symbole de la lutte contre l’Allemagne. Pour quelle raison ? Durant la Grande Guerre, il avait beaucoup contribué à maintenir le moral des troupes. En 1914, lors de la déclaration de guerre, le camembert n’était connu qu’en Normandie et à Paris. Pour alimenter les Poilus sur le front, le gouvernement envoya du gruyère qui commença, en 1916, à être en rupture de stock. Il fallut rapidement trouver une solution… Les producteurs de camembert signèrent un accord avec le ministère de la Guerre, en décembre 1917, pour envoyer 400 caisses de ce fromage par jour. En 1918, on livra 1million de camemberts pour les Poilus chaque mois ! Ces bons petits plats rentrèrent ainsi dans l’histoire du Traité de Versailles qui deviendra, quelques années plus tard, le terreau de la propagande nazie qui fustigeait ce texte « humiliant pour l’Allemagne ».

* Servi jusqu’au 31 octobre 2019 au restaurant étoilé Gordon Ramsay, situé au sein du Trianon Palace de Versailles. Le restaurant sert ce menu exceptionnel uniquement sur réservation au 01.30.84.51.20.

https://www.geo.fr/

L’évolution spectaculaire du poulet en 60 ans témoigne de notre impact sur la nature


 

Alors que la nature met des millions d’années pour qu’un animal évolue, l’humain peut réussir en moins de cent ans. Le poulet est un bon exemple.
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L’évolution spectaculaire du poulet en 60 ans témoigne de notre impact sur la nature

TAWATCHAIPRAKOBKIT VIA GETTY IMAGES

Des chercheurs ont remarqué que la volaille, domestiquée il y a 8000 ans, a subi des transformations radicales en quelques décennies.

Corps énormes, pattes difformes et coeurs défaillants… les hommes ont totalement modifié la morphologie des poulets d’élevages en quelques décennies, selon une étude publiée mercredi dans la revue Royal Society Open Science.

« Le poulet d’élevage moderne est méconnaissable par rapport à ses ancêtres ou à ses congénères sauvages », explique à l’AFP Carys Bennett de l’université de Leicester en Angleterre, coauteur de l’étude mettant en avant « un squelette surdimensionné, une composition chimique des os et une génétique distinctes ».

Originaire d’Asie du Sud-Est, le poulet a été domestiqué il y a environ 8.000 ans mais ce n’est qu’à partir des années 1950 et la recherche de rythmes de croissance très élevés que les poulets d’élevages ont rapidement formé une nouvelle espèce morphologique, précise l’étude.

« Il n’a fallu que quelques décennies pour produire une nouvelle forme d’animal contre des millions d’années normalement », précise Jan Zalasiewicz, également de l’Université de Leicester et coauteur de l’étude.

Recherché pour sa chair et ses oeufs, le poulet est actuellement la viande la plus consommée dans le monde: aujourd’hui la planète en héberge 23 milliards.

« La masse totale des poulets domestiques est trois fois supérieure à celle de toutes les espèces d’oiseaux sauvages réunies », fait remarquer Carys Bennett.

S’ils permettent de nourrir une large partie de l’humanité, les poulets d’élevage d’aujourd’hui sont également un bel exemple de la façon dont nous modifions les organismes vivants qui se développent sur la Terre et « un marqueur potentiel de l’Anthropocène », la période actuelle marquée par l’influence de l’homme sur les processus terrestres, notent les chercheurs.

Une évolution « tragique si l’on considère les conséquences pour ces oiseaux », précise Carys Bennett.

Agence France-Presse

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les excréments des poulets pourraient valoir de l’or, selon ces scientifiques


Voilà rendre quelque chose nuisible pour la rendre utile tout en améliorant l’environnement
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Les excréments des poulets pourraient valoir de l’or, selon ces scientifiques

 

Le HuffPost  |  Par Annabel Benhaiem

Les regards sont souvent tournés vers les bouses de vache, rarement vers les excréments de poulet. Pourtant, ils posent aussi des questions en matière d’environnement. Des chercheurs de l’université Landmark au Nigéria ont réussi à créer du carburant à partir d’une mauvaise herbe ajoutée aux déjections de volailles.

Pour le moment, l’essence en question ne semble pouvoir servir qu’à alimenter des générateurs. Ils ont publié leurs résultats dans la section « Energie et carburant«  de la revue de la Société de chimie américaine.

D’autres études devront confirmer le véritable potentiel de cette mixture, d’autant qu’elle permettrait de résoudre deux enjeux environnementaux. Le premier concerne les cacas de poulet. En 2014, la France était le deuxième producteur européen de volailles, avec plus de 1,8 million de tonnes. Imaginez le nombre de mini colombins.

D’une pierre deux coups

Comme pour tout animal d’élevage, les crottes de poulet contiennent des traces d’antibiotiques et des métaux lourds qui contaminent le sol des exploitations et les eaux de surface. Ramassées et réutilisées, ces fientes dégageraient les nappes phréatiques.

Le second enjeu est lié à la mauvaise herbe dite « tournesol mexicain ». Introduite au Nigéria voilà plusieurs décennies en tant que plante ornementale, elle est aujourd’hui qualifiée de mauvaise herbe et « menace la production agricole sur le continent africain », peut-on lire dans la présentation de l’étude. La transformation de ce tournesol proliférant en biogaz, grâce à l’association avec les excréments de poulets, permettrait de désherber à moindres frais.

D’après les chercheurs agrégés autour de cette étude, il faut huit kilos du mélange fèces et tournesol pour produire trois kilos de biogaz, dont une bonne partie pourrait servir à faire tourner un générateur plusieurs heures.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Quatre faits fascinants au sujet des œufs


Les oeufs font partie de notre quotidien, on les utilises un peu partout en cuisine. Voici 4 points sur les oeufs
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Quatre faits fascinants au sujet des œufs

 

Par Christine Anawati

 

Nous aimons tous les œufs – que ce soit des œufs brouillés au déjeuner ou dans une sauce au souper ou, encore, dans la préparation d’un dessert, nous savons tous que les œufs sont polyvalents et délicieux.

Mais ces petites merveilles ovales cachent encore de nombreux secrets! En fait, du jaune jusqu’à la coquille, vous seriez surpris de savoir jusqu’à quel point les œufs sont complexes, inspirants et tout simplement historiques!

50 nuances de jaune

Lorsque l’on parle des jaunes d’œufs, le jaune est toujours à la mode. Mais les aliments que consomment les poules affectent grandement la teinte du jaune que vous voyez dans votre assiette. D’ordre général, si le jaune est pâle, la poule pondeuse a consommé du blé alors qu’une teinte plus foncée est le produit du maïs.

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Protection de la coquille

À elle seule, la coquille de l’œuf que vous êtes sur le point de casser est très complexe. Elle est en fait formée de carbonate de calcium, le même ingrédient utilisé dans certains antiacides. De plus, la coquille a son propre système de ventilation puisqu’elle est poreuse (en fait, chaque œuf compte entre 7 000 et 17 000 pores minuscules) afin de laisser échapper l’oxygène, le dioxyde de carbone et l’humidité.

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Faites-lui faire quelques tours

Incertain à savoir si l’œuf en coquille devant vous est cuit ou non? Pas de problème. Il suffit de lui faire faire quelques tours. Si l’œuf est cuit, il devrait tourner en douceur. S’il ne l’est pas, toutefois, il tournera de façon inégale

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Les œufs bien avant J.C.

Bien que l’on demande encore qui de l’œuf ou la poule est apparu en premier, nous savons que les poules pondeuses sont domestiquées depuis très longtemps. En fait, la volaille sauvage a d’abord été domestiquée par une civilisation de l’Inde orientale autour de 3 200 avant J.C. Mais le plus grand plaisir fut de découvrir que nos amies de la ferme pouvaient pondre des œufs que nous pouvions manger, et cette découverte qui remonte à 1 400 avant J.C. a été faite par les Égyptiens et les Chinois.

http://www.producteursdoeufs.ca/

Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort


Il existe des oiseaux qui sont toxiques par leur alimentation, et ce à certaines périodes de l’année. Consommer ces volailles peut entraîner la mort de certaines personnes, mais pas à tous. Les scientifiques semblent avoir trouvés une bonne partie de la réponse
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Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort

 

<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Common_quail#/media/File:Coturnix_coturnix_(Warsaw_zoo)-1.JPG">Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie.</a> / Guérin Nicolas via WikimediaCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/">License by</a>

Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie. / Guérin Nicolas via WikimediaCC License by

Megan Cartwright

Traduit par Peggy Sastre

Depuis des millénaires, ils nous empoisonnent

Voici une énigme médico-légale: en Turquie, dix personnes mangent des cailles rôties un soir d’automne. Quelques heures plus tard, quatre convives se mettent à vomir. Ils se sentent de plus en plus faibles, leurs muscles se font de plus en plus douloureux. Aux urgences, on leur diagnostique une rhabdomyolyse – un syndrome pouvant être mortel et observé, durant la Seconde Guerre Mondiale, chez les survivants du blitz londonien écrasés sous les décombres.

Sauf que nous sommes en 2007 et qu’au lieu de subir les bombardements de la Luftwaffe, ces quatre hommes ont été victimes d’un volatile empoisonné.

La caille des blés tue quelques-uns de ses prédateurs humains – mais pas tous – depuis des millénaires. Mais cela fait seulement trois décennies que des chercheurs sont partis à la chasse d’oiseaux toxiques vivant en Amérique, en Australie ou en Nouvelle Guinée. Ces oiseaux secrètent des toxines rares et, selon des biologistes, demandent à être mieux étudiés à des fins médicales.

Sauf que si ces oiseaux peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre génétique, préviennent des scientifiques, ils« disparaissent avec chaque hectare de forêt tropicale abattu, emmenant avec eux les joyaux de la toxinologie».

Dans la Bible, on parlait déjà des intoxications à la caille

Les quatre Turcs que les cailles auront rendu malades ne considèrent sans doute pas ces bestioles comme un joyau toxinologique, à l’instar des Israélites agonisant dans l’Ancien Testament après en avoir mangé. Dans le Livre des Nombres, on peut en effet lire:

«Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie.»

Selon des historiens des sciences, le passage décrit une épidémie de coturnisme – une intoxication à la caille. Comme l’écrasement sous des décombres, cette intoxication provoque une rhabdomyolyse, soit la destruction rapide des muscles et une obstruction des vaisseaux sanguins par les cellules musculaires endommagées. Des débris cellulaires qui peuvent ensuite provoquer une insuffisance rénale, voire un choc septique mortel.

Si la Bible estime que l’empoisonnement des Israélites est un châtiment divin, des médecins antiques à l’instar de Galien allaient observer que ces intoxications à la caille survenaient le plus souvent en automne. En effet, comme le remarqua le précurseur de la médecine moderne, les oiseaux ne devenaient toxiques que lorsqu’ils mangeaient des graines de ciguë au cours de leur migration vers le sud de la Méditerranée – un périple pouvant les mener en Turquie.

Les observations de Galien furent remises au goût du jour en 1992, lorsque des biologistes américains essayèrent de comprendre pourquoi le pitohui bicolore était si puant et amer que les habitants de Nouvelle Guinée le surnommaient «l’oiseau poubelle». Lorsque les scientifiques examinèrent des spécimens de l’animal, ils trouvèrent que ses plumes et sa peau renfermaient des batrachotoxines, de dangereuses neurotoxines que l’on trouve aussi chez certaines grenouilles vénéneuses d’Amérique du Sud. 

Mais la concentration en batrachotoxines n’était pas identique chez tous les oiseaux, ce qui laissait entendre que l’oiseau poubelle ne secrétait pas tout seul ses ordures, mais les récupérait autre part. En 2004, des biologistes retrouvent la trace de ces batrachotoxines dans des coléoptères dont raffolent les oiseaux. Ces insectes, de la famille des Melyridae, sont connus chez les habitants de Nouvelle-Guinée pour causer des brûlures lorsqu’ils se posent sur la peau. En mangeant les insectes, le pitohui saturait sa chair de batrachotoxines – et, au cours du temps, l’espèce avait développé une résistance contre ces toxines, résistance dont ses prédateurs sont dépourvus.  

Privilégiez le poulet, la salade verte et un grand verre d’eau

 

Comme d’autres animaux, le pitohui a découvert qu’en étant vénéneux, il éloignait les prédateurs et les parasites, et que l’alimentation pouvait être une source abondante de poison. Des sources qui varient: l’oie armée de Gambie mange des coléoptères riches en cantharidine, tandis que la gélinotte huppée d’Amérique du Nord et la colombine lumachelle d’Australie récupèrent leurs toxines dans des plantes. Quant à la caille des blés, elle trouve sa neurotoxine, la conicine, dans des graines de ciguë – toxine contre laquelle elle a développé une résistance, contrairement aux humains.

Ce qui nous ramène à notre première énigme: sur les dix mangeurs de caille, seuls quatre ont été atteints de rhabdomyolyse. Pourquoi la maladie n’a-t-elle pas touché tout le monde?

Parce que, pour certains poisons, des gens ont plus de risque de tomber malade s’ils sont porteurs de mutations génétiques spécifiques. A peu près 400 millions de personnes dans le monde sont porteuses d’une mutation qui fait que, lorsqu’elles mangent des fèves (sans forcément de foie ni d’excellent chianti), leurs globules rouges éclatent. D’autres mutations codant pour des enzymes hépatiques responsables de la métabolisation de l’éthanol font que des Asiatiques ont la peau qui rougit lorsqu’ils boivent de l’alcool, ou que d’autres ont immédiatement la nausée dès le premier verre. D’où l’hypothèse d’une susceptibilité génétique à la conicine pouvant expliquer que certaines personnes, et pas d’autres, tombent malades en mangeant de la caille, à l’image des quatre pauvres Turcs de notre histoire.

En attendant que la génétique de l’intoxication à la caille soit parfaitement décryptée, peut-être vaut-il mieux en rester au bon vieux poulet, préférer la salade verte plutôt que les fèves, et arroser le tout d’un grand verre d’eau.

Megan Cartwright

http://www.slate.fr/

Des épiceries trichent sur les dates d’emballage de viande et de volaille


C’est décourageant, en plus que la viande coûte plus chère, voilà qu’il faut se méfier des dates d’emballage. Les épiceries et supermarchés semblent tricher avec la loi au risque de contaminer ses clients. Une viande que l’on croit fraîche et qu’on met au réfrigérateur plutôt qu’au congélateur risque de se gaspiller car la date de péremption n’est pas bonne
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Des épiceries trichent sur les dates d’emballage de viande et de volaille

 

Exclusif – Si vous vous fiez aux dates d’emballage pour choisir votre viande en épicerie, il y a de fortes chances que vous vous fassiez avoir. Plusieurs commerçants changent les étiquettes des paquets de viande et de volaille afin de faire croire aux consommateurs que leurs produits sont plus frais qu’ils ne le sont réellement.

Une enquête de Julie Vaillancourt et de François Mouton

Un boucher qui travaille chez IGA a accepté de lever le voile sur cette pratique à condition que nous préservions son anonymat.

En théorie, les viandes emballées en magasin doivent être consommées dans un délai de deux à trois jours après la date d’emballage, selon la recommandation du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Mais, à l’IGA où travaille notre collaborateur, on aurait tort de se fier à cette date pour savoir si le produit est encore propre à la consommation. Chaque matin, avant l’ouverture du magasin, on retire la viande des tablettes et… on la remet.

« Quand le produit est périmé, que ça fait trois jours qu’il est là, on vérifie s’il est beau en le sentant et si ça semble acceptable, on le remet en tablette. » — Un boucher chez IGA

extrait

Le problème, c’est qu’au passage, les bouchers apposent une date plus récente sur l’étiquette, explique notre boucher. « Dans notre IGA, on étire la date d’une journée, dans d’autres magasins, on peut lui donner jusqu’à trois jours. »

Cette pratique est illégale. Selon la loi fédérale sur les aliments et les drogues, la date qui figure sur un produit doit nécessairement correspondre au jour où le produit a été emballé pour la première fois.

Selon nos sources, dont un autre boucher qui témoigne également sous le couvert de l’anonymat, trafiquer la date d’emballage n’est pas une pratique exclusive à IGA.

« Tout le monde le fait, tout simplement. Dans tous, tous, tous, tous les magasins que j’ai faits dans ma vie, ils le font tous. »
— Un boucher chez IGA

viande

En caméra cachée dans un IGA

Un de nos collaborateurs a travaillé à la boucherie d’un IGA pendant deux jours, muni d’une caméra cachée. Le 5 novembre, l’emballeuse lui explique que tous les matins, il faut retirer des comptoirs les paquets qui datent de quelques jours afin de leur donner une nouvelle vie.

Ce matin-là, on retirait des étalages les produits datés du 2 novembre.

L’emballeuse dit : « Les produits qui arrivent sur la palette, c’est pour changer la date. »

Notre collaborateur : « J’enlève le 2? »

L’emballeuse répond : « Oui, emballe en date du 3 novembre ».

Ce jour-là, on a donc donné un jour de plus à un produit qui aurait autrement risqué d’être périmé.

Nous avons acheté certains de ces morceaux de viande, et les avons fait analyser afin de mesurer la présence de bactéries. Les deux steaks étaient acceptables. Par contre, les deux morceaux de poulet ont obtenu un taux de bactéries près de quatre fois – et même dans un cas, 35 fois – supérieur à ce qui est acceptable pour la consommation humaine.

viande

Chez Sobey’s, propriétaire de l’enseigne IGA au Québec, on n’a pas voulu commenter les résultats des analyses de laboratoire. Sobey’s fait valoir qu’elle a recours aux services d’une compagnie privée pour inspecter ses établissements en plus de se soumettre aux inspections du MAPAQ.

Quoi qu’il en soit, le directeur principal aux affaires publiques chez Sobey’s Québec, Alain Dumas, condamne la pratique.

« C’est quelque chose qu’on n’approuve pas, c’est quelque chose qu’on ne supporte pas. Ça reste un acte isolé, car ce n’est pas du tout dans les procédures et dans la politique que l’entreprise prône auprès de ses marchands. »
— Alain Dumas, directeur principal aux affaires publiques chez Sobey’s Québec

Des précédents

Pourtant, au cours des deux dernières années, deux autres épiceries IGA que celle où nous avons enquêté ont été prises à changer des dates d’emballage, selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

L’IGA de Coteau-du-Lac avait changé la date d’emballage de pépites de saumon fumé, un incident que son propriétaire attribue à un imbroglio avec le MAPAQ. Celui de Saint-Hyacinthe avait modifié la date d’emballage de sacs de moules et de filets de truite saumonée. Le propriétaire dit que c’était par mégarde. Tous deux ont été condamnés à 500 $ d’amende par le MAPAQ.

Quoi qu’il en soit, dès que nous avons contacté Sobey’s, les 285 marchands IGA du Québec ont été sommés de rappeler la loi aux propriétaires ainsi qu’aux gérants.

On leur a demandé de s’assurer que le personnel inscrive bien la date initiale lors du réemballage.

Le MAPAQ déplore que certains marchands fassent du réétiquetage illégal. Sa porte-parole Johanne Mainville, conseillère en salubrité au MAPAQ, explique que le procédé est difficile à dépister .

« Les inspecteurs vérifient les aspects qui sont vérifiables avec les informations dont nous disposons. Ce n’est pas une situation qui est facile à observer parce que forcément, ça ne se fait pas dans des heures où l’inspection se fait », explique-t-elle.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Dangereux de laver le poulet cru, selon une agence britannique


Lavez-vous le poulet avant de le faire cuire ? Il semble que cette pratique pourrait amener des infections graves voir mortelle a cause qu’en lavant le poulet, on risque de propager les bactéries a l’extérieur du poulet que ce soit sur les vêtements, la peau, comptoirs et ustensiles
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Dangereux de laver le poulet cru, selon une agence britannique

 

44% des Britanniques lavent systématiquement le poulet à... (Photo FRANCOIS ROY, Archives La Presse)

44% des Britanniques lavent systématiquement le poulet à l’eau avant de le cuire.

Photo FRANCOIS ROY, Archives La Presse

Agence France-Presse
LONDRES

L’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) a lancé lundi un appel à la population pour qu’elle arrête de laver à grande eau la volaille crue avant de la cuire, afin d’éviter la dissémination de bactéries.

Dans une vidéo appelée «la vérité sur campylobacter», la FSA déclare la guerre à cette bactérie responsable d’infections intestinales en général bénignes, mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Environ 280 000 Britanniques sont affectés tous les ans par la bactérie, qui est la cause la plus courante de la gastro-entérite. Et quatre fois sur cinq, c’est la volaille qui est à l’origine du mal.

Dans ce contexte, la FSA s’alarme de nouveaux chiffres qui montrent que 44% des Britanniques lavent systématiquement le poulet à l’eau avant de le cuire. 36% des personnes le font pour «nettoyer» la volaille, un tiers pour «enlever les germes» et les autres tout simplement «parce qu’ils l’ont toujours fait».

Or c’est une pratique dangereuse, prévient la FSA, puisque cela «peut, par projection d’eau, disséminer la bactérie sur les mains, les vêtements, le plan de travail ou les ustensiles de cuisine».

«Nous lançons cette campagne parce que notre étude a montré que, même si les gens ont tendance à suivre les recommandations lorsqu’ils cuisinent la volaille en se lavant les mains et en s’assurant d’une bonne cuisson, ils sont nombreux encore à laver du poulet cru à l’eau», explique la directrice de la FSA, Catherine Brow.

«C’est un problème sérieux, ajoute-t-elle. La bactérie peut entraîner non seulement des maladies graves voire la mort, mais elle coûte des centaines de millions de livres tous les ans en congé-maladies et en dépenses de santé».

http://www.lapresse.ca