Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune


Un voyage touristique sur la lune, cela vous intéresse ? Attention, il y aura des conséquences à vouloir s’envoler vers l’espace. Des maux que vous ne pourrez pas y échapper, c’est un pansez-y bien !
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Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune

 

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SpaceX va lancer deux touristes autour de la Lune fin 2018.Photo Fotolia

Laurence Coustal, Mariëtte Le Roux

Pas de vaccins ou de monnaie locale à prévoir mais plutôt des nausées et une tête bouffie sur leurs égoportraits à anticiper: les premiers «touristes» du voyage autour de la Lune que la société américaine SpaceX annonce pour fin 2018 vont tester un nouveau type de périple, plus que particulier.

SpaceX promet d’envoyer deux passagers payants autour de la Lune, ce qui marquera, en cas de succès, le premier vol habité au-delà de l’orbite terrestre depuis la mission Apollo 17 en décembre 1972.

Le vol, qui devrait durer une semaine, sera effectué à bord du vaisseau spatial Dragon 2, une version de la capsule de fret Dragon destinée au transport des astronautes et mise au point dans le cadre d’un partenariat entre la Nasa et le secteur privé.

Q: Voyager en fusée, est-ce dangereux?

«Dans le spatial, on sait bien évaluer les risques, même les risques d’accident», explique Martin Giard, délégué scientifique espace à l’Institut national des sciences de l’univers (INSU) du CNRS.

Pour lancer un homme vers les étoiles, une certification «vol habité» est nécessaire, un visa délivré par la Nasa qui ne s’obtient que si les risques sont limités.

Mais le lancement d’un vaisseau spatial reste une entreprise périlleuse.

«Il ne faut pas effrayer les gens, mais il est toujours nécessaire d’informer tout le monde sur les risques possibles, des risques inhérents au fait même de s’asseoir dans une fusée!», rappelle Thomas Berger, de l’Agence aérospatiale allemande (DLR).

Avec de possibles explosions, pannes techniques au lancement, pendant le voyage, et même au retour lors de la rentrée atmosphérique.

Mais, bonne nouvelle, les voyageurs n’ont «pratiquement aucun risque de rencontrer des débris et encore moins un astéroïde», assure Martin Giard.

Q: Des risques pendant le voyage?

«Ils vont être très malades», prévient Daniel Grant, du Centre pour l’espace d’altitude et la médecine extrême de l’environnement (CASE) à Londres.

Avec des symptômes du mal de mer, nausée, vomissements, mal de tête pendant quelques heures voire plusieurs jours. Et ils auront droit aux même symptômes quand ils poseront à nouveau les pieds sur Terre.

Avec l’absence de gravité, les liquides que contient le corps ne seront plus attirés vers le bas.

Les touristes «auront le visage vraiment bouffi et les jambes toutes minces».

Mais le problème restera avant tout esthétique et ne devrait gâcher que les égoportraits.

Autre souci d’ordre pratique, les deux aventuriers, comme tous les astronautes, vont uriner davantage.

Q: Et à plus long terme?

La durée assez courte du périple engendre peu de risques pour l’organisme «à moyen ou long terme», assure le Dr Daniel Grant .

Les effets des radiations sur le corps humain, quand on quitte l’atmosphère, représentent le seul danger vraiment important pour un tel voyage. Pour une mission de courte durée, les doses restes faibles, mais cela peut néanmoins augmenter le risque de contracter un cancer, précise Thomas Berger.

Sans parler des tempêtes de particules et de rayons. Si les touristes tombent sur ces éruptions solaires, imprévisibles, ils développeront sûrement des tumeurs.

Q: Possible pour Monsieur tout le monde?

 Jusqu’à maintenant, «nous n’avons envoyé dans l’espace que des gens extrêmement en forme, des humains parfaits», précise Daniel Grant.

Qu’arrivera-t-il à Monsieur tout le monde, voire à quelqu’un en petite forme – un peu fumeur, amateur de bon vin et de bonne chère?

Nous ne savons pas comment ils réagiront dans l’espace, nous n’en avons jamais envoyé auparavant», prévient Daniel Grant.

Et si vous avez certaines maladies, du diabète ou de la tension artérielle?

«C’est un pas dans l’inconnu», avoue le médecin.

La société SpaceX a annoncé que les premiers entraînements des apprentis astronautes doivent commencer dès cette année, après une évaluation de leur condition physique.

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Les astronautes d’Apollo davantage touchés par les maladies cardiovasculaires


Si les vols habités dans l’espace comportent des dangers majeurs pour les astronautes à cause des radiations, alors qu’ils sont en général sont choisi par des critères rigoureux dont la santé. Il se pourrait bien le vol habité sur Mars risque fort bien d’être retardé. Les Terriens ne sont pas faits pour vivre à l’extérieur de la Terre
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Les astronautes d’Apollo davantage touchés par les maladies cardiovasculaires

 

L'étude prend en compte seulement sept de ces... (PHOTO ARCHIVES NASA)

L’étude prend en compte seulement sept de ces décès, Edgar Mitchell, qui apparaît sur cette photo historique, étant décédé en février 2016 alors que les données étaient déjà rassemblées.

PHOTO ARCHIVES NASA

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Gare aux rayons cosmiques : les astronautes d’Apollo meurent davantage de maladie cardiovasculaire que leurs homologues restés plus près de la Terre, sans doute en raison d’une exposition plus forte aux radiations venues de l’espace, révèle une étude.

Les astronautes de ce programme de la NASA qui a permis à l’Homme de faire ses premiers pas sur la Lune sont les seuls humains à avoir voyagé au-delà de la magnétosphère qui protège la Terre d’une partie de ces radiations.

Alors que les États-Unis envisagent d’envoyer un vol habité sur Mars à l’horizon 2030, que le milliardaire Elon Musk pense y parvenir dès 2024 et que la Lune attire à nouveau les puissances spatiales, ces travaux confirment que l’excitante conquête spatiale présente un risque pour la santé.

« Nous connaissons très peu les effets des radiations de l’espace sur la santé humaine, particulièrement sur le système cardiovasculaire » (coeur et circulation sanguine), souligne Michael Delp, principal auteur de l’étude publiée jeudi dans Scientific Reports. « Elle nous donne un premier aperçu de l’impact négatif que ces radiations peuvent avoir sur les hommes », ajoute ce chercheur de l’Université d’État de Floride (FSU).

Le programme Apollo de la NASA s’est déroulé entre 1961 et 1972. Il a été marqué par le premier pas de l’Homme sur la Lune le 21 juillet 1969 (Apollo 11).

Neuf des onze vols habités d’Apollo sont allés au-delà de l’orbite terrestre basse, dans laquelle se trouve actuellement la Station Spatiale Internationale (ISS).

Sur les 24 hommes du programme Apollo qui ont volé dans l’espace lointain, huit sont désormais morts. L’étude prend en compte seulement sept de ces décès, Edgar Mitchell étant décédé en février 2016 alors que les données étaient déjà rassemblées.

« Quarante-trois pour cent des décès des astronautes d’Apollo sont dus à un problème cardiovasculaire », relève l’étude. « C’est près de cinq fois plus » que pour les astronautes décédés qui n’ont jamais volé (9 %). Et « quatre fois plus » que pour ceux qui sont restés dans l’orbite basse de la Terre (11 %), note l’étude.

« Les risques vont augmenter »

« Ces résultats suggèrent que les vols habités dans l’espace lointain pourraient être plus dangereux sur le plan cardiovasculaire qu’on ne le pensait auparavant », ajoutent les scientifiques.

Les astronautes diffèrent de la moyenne de la population générale dans la mesure où ils font l’objet d’une exigeante sélection, qu’ils font du sport, qu’ils ont un haut niveau d’éducation et des revenus élevés, qu’ils bénéficient d’un suivi médical régulier, etc. Autant de facteurs positifs pour la santé. C’est pourquoi les chercheurs ont choisi de comparer la mortalité des membres d’Apollo à celle d’autres astronautes.

Les scientifiques n’ont pas trouvé de différences entre les astronautes sur le plan des cancers.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont mené des expériences sur des souris en les exposant au type de radiations subies par les astronautes d’Apollo. Au bout de six mois (l’équivalent de 20 ans pour un homme) – elles ont présenté des atteintes des artères.

« Cela montre que les radiations de l’espace lointain sont mauvaises pour la santé vasculaire », souligne Michael Delp.

Avec les projets de vols habités pour Mars ou de missions sur la Lune, « les risques pour la santé vont augmenter », avertit l’étude.

Durant leur long voyage interplanétaire, les astronautes seront exposés à toutes sortes de radiations ionisantes, dont des rayons cosmiques galactiques et des particules énergétiques solaires liées à l’activité du Soleil.

Une précédente étude, publiée en 2015 dans Science Advances, a déjà montré que l’exposition à des radiations de l’espace endommage le système nerveux central et entraîne des déficiences cognitives permanentes, selon des expériences sur des souris.

La NASA travaille à trouver des protections efficaces contre ces radiations.

http://www.lapresse.ca/