Les voitures autonomes vont conduire à plus d’embouteillages


Les voitures autonomes ne seraient peut-être pas la solution contre les embouteillages. Les gens vont vouloir circuler en voiture d’avantage au lieu de prendre le transport en commun ou faire du covoiturage
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Les voitures autonomes vont conduire à plus d’embouteillages


La voiture autonome pourrait aggraver les bouchons en raison de l’égoïsme des utilisateurs qui ne veulent pas partager leurs trajets. © Mark Stay, Adobe Stock

La voiture autonome pourrait aggraver les bouchons en raison de l’égoïsme des utilisateurs qui ne veulent pas partager leurs trajets. © Mark Stay, Adobe Stock


Céline Deluzarche
Journaliste

La voiture autonome, censée être partagée entre les utilisateurs, devrait logiquement faire diminuer la quantité de véhicules sur les routes, d’après ses promoteurs. Plus intelligente, elle devrait aussi fluidifier le trafic et réduire les embouteillages.

Selon une étude de 2017, il suffirait de 5 % de voitures autonomes sur les routes pour éviter la formation de bouchons.

Ce scénario rose est cependant battu en brèche par une nouvelle étude de l’université d’Adélaïde (Australie) parue dans Urban Policy and Research. Les chercheurs ont interrogé plus de 500 personnes sur leur comportement vis-à-vis de leur voiture et établi une modélisation de ces comportements sur le trafic. Résultat : la plupart des futurs usagers de la voiture autonome se détourneront des transports en commun, ce qui va accroître le trafic.

Deuxièmement, les passagers préfèrent circuler bien tranquilles et seuls dans leur véhicule plutôt que de partager le trajet avec un inconnu.

« Au final, cela pourrait augmenter le flux de véhicules en période de pointe et aggraver les embouteillages au cours des 30 prochaines années », mettent en garde les auteurs.

En février, des chercheurs de l’université de Californie avaient déjà prédit ce genre d’effet pervers. Ils avaient montré que les propriétaires de voitures autonomes préfèrent les laisser circuler à vide dans les rues plutôt que de payer des frais de parking. Les meilleurs progrès technologiques auront du mal à venir à bout de l’égoïsme des humains.

https://www.futura-sciences.com/

La voiture autonome pourrait faire le tri des personnes à sauver en cas d’accident !


Utiliser l’intelligence artificielle pour faire le profil des victimes en cas d’accident, me dérange et encore plus si les accidents sont avec des voitures autonomes. On enlève le côté humain pour décider qui peut mourir et qui peut vivre …
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La voiture autonome pourrait faire le tri des personnes à sauver en cas d’accident !

 

accident voiture

Crédits : PxHere

par Yohan Demeure

Une enquête menée par des scientifiques américains a permis d’affirmer que de nombreuses personnes étaient favorables au fait que l’intelligence artificielle puisse choisir qui devrait mourir et survivre en cas d’accident, et ce en fonction du profil des victimes !

L’enquête réalisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) – publiée dans la revue Nature le 24 octobre 2018 – a été menée auprès de deux millions de personnes à travers le monde (dans plus de 200 pays). Il s’agissait de connaître leur sentiment vis à vis des accidents impliquant des voitures autonomes.

Selon les résultats de cette enquête, la majorité des personnes sondées se sont montrées favorables à ce qu’une sorte d’échelle de priorité soit mise en place et respectée par l’IA dans le cas d’accidents. Il est ici question du type de profil des victimes. Par exemple, les sondés ont indiqué préférer que l’IA choisisse – s’il est impossible de faire autrement bien sûr – de sauver un·e jeune en bonne santé plutôt qu’une personne âgée ou malade. Citons un autre cas de figure : un groupe de 7 personnes devrait être sauvé au détriment d’un groupe plus restreint.

Il s’agit d’une vision plutôt déroutante, mais il faut savoir que les personnes interrogées ont été soumises à des dilemmes comme le dilemme du tramway, décrit pour la première fois en 1985 (voir schéma ci-après). Ce dernier consiste à se poser la question de savoir s’il est moral qu’une personne puisse effectuer un geste bénéficiant à un groupe de personnes, mais nuisant en conséquence à une personne hors de ce groupe.

dilemme du tramway

Crédits : Wikipedia

L’enquête du MIT montre une certaine tendance, ponctuée de quelques différences suivant les régions du globe. Par exemple, le sacrifice des anciens est bien moins plébiscité dans les pays asiatiques. De manière générale, ce genre d’enquête pourrait influencer les choix des fabricants de voitures autonomes, ainsi que la législation qui sera élaborée pour réguler ce domaine.

Sources : MIT Technology ReviewVentureBeatSiècle Digital

https://sciencepost.fr

«The Truth About Killer Robots» sonne l’alarme sur les dangers de l’automatisation


Êtes-vous inquiet de la robotisation dans plusieurs domaines comme des autos-autonomes, des cuisiniers robotisé et la liste est longue, sans oublier ceux qui font ressembler leurs robots a de vraies personnes ?
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«The Truth About Killer Robots» sonne l’alarme sur les dangers de l’automatisation

 

TIFF.NET

Le documentaire est le premier à être raconté par un robot.

Agence France-Presse

L’automatisation nous tue, prévient le cinéaste Maxim Pozdorovkin dans son nouveau documentaire The Truth About Killer Robots (La vérité sur les robots tueurs), qui sera présenté samedi en première mondiale au Festival du film de Toronto.

Signe de ce que l’avenir réserve peut-être à l’industrie cinématographique, le film est le premier à être raconté par un robot.

Le réalisateur d’origine russe dit surtout s’intéresser « à la façon dont la technologie influence » l’humain, « comment l’automatisation nous transforme. C’est un problème plus profond, fondamental pour qui nous sommes en tant qu’espèce », confie-t-il à l’AFP.

Le film examine les lois encadrant les robots qu’Isaac Asimov avait imaginés dans sa nouvelle intitulée Runaround (Cercle vicieux), parue en 1942 et selon laquelle les machines ne doivent pas nuire aux humains.

Il présente les points de vue d’ingénieurs, de journalistes, de philosophes et d’Asimov lui-même, grâce à des images d’archives.

Dans le film, Maxim Pozdorovkin illustre plusieurs accidents mortels causés ces dernières années par des technologies de plus en plus autonomes, comme dans une usine de Volkswagen en Allemagne ou avec des voitures semi-autonomes Tesla aux Etats-Unis. Il aborde également l’affaire de la police de Dallas, qui a choisi en 2016 d’envoyer pour la première fois un robot transportant une bombe pour tuer un tireur ayant abattu plusieurs policiers.

Ces histoires soulèvent de nombreuses questions, mais pour le cinéaste, il est clair que l’automatisation tue des emplois, tout en rendant nos esprits paresseux et en amoindrissant nos rapports aux autres.

« Nous parlons de changements sociétaux importants », note-t-il. « Et je pense que ça va se poursuivre ».

Un bon nombre de conséquences sont graduelles, comme dans le cas des camionneurs américains, maintenant obligés d’être assistés par des logiciels de navigation, en échange de moins d’argent sur leur paie.

Déshumanisation

« L’automatisation remet peu à peu en question les salaires, les compétences et la dignité des camionneurs et finira pas avoir raison de leur métier », soutient le réalisateur.

Il note que les percées de l’intelligence artificielle et des robots bien au-delà des usines, s’étendent maintenant à des cabinets d’avocats, des pizzerias ou des taxis.

Les avantages économiques sont faciles à comprendre: les robots sont plus rapides et plus productifs. Mais que va-t-il arriver à toutes ces personnes qui perdent leur emploi, interroge-t-il.

Ce qui est plus inquiétant encore, selon John Campbell, un philosophe de l’université de Berkeley en Californie, c’est la « perte de liens authentiques avec une autre personne » qu’entraîne l’utilisation de plus en plus répandue des robots et de l’intelligence artificielle.

Il explique dans le film que des robots conçus pour imiter les émotions humaines –ou pour nous piéger– risquent de rendre les gens moins empathiques en général.

« En se fiant à la technologie, votre esprit devient plus paresseux », commente dans le film un témoin d’une collision en Floride entre un semi-remorque et une voiture semi-autonome Tesla, dont le conducteur est mort alors qu’il regardait un film.

Après l’utilisation d’un robot pour abattre un tireur en 2016 à Dallas, le chef de la police a demandé au conseil municipal davantage de technologie, et non de policiers, pour faire face aux menaces futures, une demande qui a interpellé le réalisateur.

« Nous devenons plus robotisés », dit un tireur d’élite de la police de Dallas dans le film, qui sera diffusé le 26 novembre par la chaîne HBO.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une piétonne tuée par une voiture autonome d’Uber


Les concepteurs automobiles font la course pour offrir une voiture autonome sécuritaire, il faut croire que ce n’est pas encore au point. Car une mort de ce genre de technologie est une mort de trop, surtout qu’il y avait quand même un opérateur dans l’automobile
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Une piétonne tuée par une voiture autonome d’Uber

 

Par Rédaction

TEMPE, Ariz. — Le service de police de la municipalité de Tempe, en banlieue de Phoenix en Arizona, a révélé qu’un véhicule autonome de la compagnie Uber a happé mortellement une piétonne lundi.

Selon les autorités, la voiture était en mode autonome, mais un opérateur se trouvait tout de même derrière le volant lorsque la femme qui marchait à l’extérieur d’un passage pour piétons a été frappée.

Le sergent Ronald Elcock a indiqué, par courriel, que l’accident a eu lieu durant la nuit, mais il n’a pas précisé s’il s’est produit dimanche soir ou lundi matin.

La victime a succombé à ses blessures à l’hôpital. Son identité n’a pas été dévoilée.

Il s’agirait du tout premier décès d’un piéton causé par une voiture autonome.

Uber met à l’essai des voitures en mode autonome dans les villes de Tempe et de Phoenix depuis plusieurs mois.

Le président et directeur général d’Uber, Dara Khosrowshahi, a offert ses condoléances à la famille par un message sur son compte Twitter. L’entreprise dit offrir son entière collaboration à l’enquête.

À la suite de cet accident, Uber a décidé de suspendre tous ses essais. D’autres tests de véhicules autonomes se déroulent à Toronto, Pittsburgh et San Francisco.

Les constructeurs automobiles et les entreprises de haute technologie se font la course pour être les premiers à développer un véhicule autonome efficace et sécuritaire.

http://journalmetro.com/

Des experts se questionnent sur les droits et limites de l’utilisation des robots


On se croirait dans le film Robot, quelles sont les lois que l’on doit accorder au robot. Peuvent-ils prendre des décisions d’ordre moral ? Doit-on laisser l’intelligence artificielle agir où s’en remettre seulement à l’être humain ?
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Des experts se questionnent sur les droits et limites de l’utilisation des robots

 

L'humain est de plus en plus transformé par les technologies.

L’humain est de plus en plus transformé par les technologies. Photo : iStock

Quels droits les robots doivent-ils avoir? Qui est responsable des actions d’une machine autonome : son fabricant ou son propriétaire? Des experts se penchent sur ces questions, rendues pressantes par les récents développements technologiques.

Un texte de David Savoie aux Années lumière

Des participants du monde entier, dont des roboticiens, des philosophes et des ingénieurs, étaient réunis à l’Université Laval à Québec, cette semaine, pour discuter des robots et de tout ce que représente leur présence dans notre société.

Ici, pas question de robots tueurs, ceux qui pourraient soumettre l’humanité à l’esclavage ou l’annihiler, comme dans le cas des films hollywoodiens. Mais plutôt de considérations assez terre à terre : voitures autonomes, intelligence artificielle et robots utilisés dans des maisons de retraite comme compagnons pour aînés.

Les intervenants ne manquent pas d’exemples pour démontrer l’urgence de se doter de règles pour encadrer les robots, leur conception et leur statut.

Par exemple, le cas de véhicules autonomes, développés en ce moment par des compagnies comme Google et Uber. Que doivent faire les véhicules devant la possibilité d’un accident? Comment la machine peut-elle trancher lorsque des vies doivent être préservées? Cette décision devrait-elle reposer sur des humains plutôt que sur un automate?

Des machines au statut moral?

« Il y a une pression à trouver une solution face à ces problèmes », soutient Tomislav Bracanovic, professeur de philosophie des sciences et de l’éthique de l’Université de Zagreb, en Croatie.

Il n’y a pas d’encadrement comme c’est le cas dans d’autres disciplines académiques ou scientifiques, comme la médecine. Pourtant, la robotique pourrait avoir des impacts sérieux sur les êtres humains.

Tomislav Bracanovic, professeur de philosophie des sciences et de l’éthique à l’Université de Zagreb

Pour le philosophe, la robotique, particulièrement la biorobotique, est si avancée qu’elle porte la promesse de créer des êtres qui seront similaires à l’humain à plusieurs égards, ou même supérieurs à l’homme.

« C’est important : comment allons-nous traiter ces êtres et doivent-ils avoir un statut moral ou des droits pour éviter les abus? »

D’autres aspects ont aussi été évoqués durant les discussions, entre autres la question juridique. Charles-Étienne Daniel, doctorant en droit à l’Université de Sherbrooke, s’intéresse à la question de la robotique, un domaine où les lois canadiennes paraissent peu adaptées.

« Sur le plan du droit réglementaire, est-ce qu’on doit élaborer des catégories spécifiques à la robotique? Est-ce qu’on doit prévoir les différents risques qui peuvent se poser, comment ces cadres-là vont se mettre en place? » se demande-t-il.

Ces échanges entre des roboticiens, des ingénieurs et des philosophes constituent les débuts d’un dialogue entre les disciplines, selon Alexandre Pitti, qui est roboticien et maître de conférence à l’Université Cergy-Pontoise, en France.

Une voiture autonome est testée à Pittsburgh.

Une voiture autonome est testée à Pittsburgh. Photo : La Presse canadienne/Jared Wickerham

Une première mondiale

Un robot doit-il être soumis aux trois lois de la robotique, ces règles inventées par l’auteur de science-fiction Isaac Asimov, dans les années 40?

« Ce sont de vraies questions, parce que les robots, on est en train de les programmer, donc sur un plan pratique, il est important de penser les normes d’actions sociales et les régulations sociales », estime Marie-Hélène Parizeau, professeure de philosophie à l’Université Laval et organisatrice du colloque.

Elle est également la présidente de la Commission mondiale de l’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) de l’UNESCO. À l’issue de ces discussions, le comité va déposer un rapport en septembre au sujet de l’éthique des robots, qui sera remis aux États membres de l’UNESCO.

Une éthique pour les machines?

C’est une des questions qui est revenue régulièrement dans les discussions : comment établir la responsabilité juridique des machines, et comment un robot peut prendre une décision aux conséquences morales?

Plutôt que de s’attaquer de front à cette épineuse question, la professeure en ingénierie électrique de l’Université de Tel-Aviv Hagit Messer-Yaron propose de contourner le problème avec une charte qui vise à restreindre les décisions que pourraient prendre des machines. Une solution imparfaite, concède-t-elle, mais une approche pragmatique qui pourrait être mise en place rapidement.

La charte qu’elle propose couvrirait l’ensemble des situations : certains moments où la machine suit les algorithmes déterministes qui font partie de son programme, alors que dans d’autres circonstances – par exemple lorsqu’il est question de vie ou de mort – la machine ne prendrait pas de décisions, un être humain serait en charge de le faire. Et enfin, le robot décidera d’éléments avec peu ou moins d’impacts sur l’homme, comme le chemin le plus court à prendre, par exemple.

Selon elle, cela éviterait de devoir tenter de programmer les machines en fonction de critères moraux.

« Les décisions reposeraient sur des codes moraux qui existent déjà pour les hommes. Cette solution pourrait servir de cadre aux débats actuels à ce sujet », fait-elle valoir. « Je suis une ingénieure, je cherche une solution pratique », dit-elle en riant.

http://ici.radio-canada.ca/

Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres


La voiture autonome sera probablement bientôt sur nos routes. Il y aura des points positifs dont les gaz à effet de serre et des mauvais côtés qui sera des pertes considérables d’emplois
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Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres

 

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iStockphoto

Les véhicules autonomes dominent depuis quelques années déjà les listes des nouvelles technologies les plus susceptibles de changer notre vie.

Les voitures autonomes, qui peuvent rouler sans intervention du conducteur, sont maintenant très près d’envahir les routes.

Dans un message à ses actionnaires, Mary Barra, PDG de General Motors, a affirmé que «l’industrie automobile changera davantage dans les 5 prochaines années qu’elle n’a changé au cours des 50 dernières».

Et selon le magazine Business Insider, 19 entreprises travaillent à mettre au point des véhicules autonomes d’ici 2020. Parmi elles, des constructeurs automobiles, mais également des sociétés du secteur technologique, telles que Google, Apple et Uber.

Mais quelles seront les répercussions de cette technologie sur la vie des Québécois?

Les aspects positifs

488 : C’est le nombre de morts causées par des véhicules à moteur au Québec en 2012. En comparaison, 107 homicides ont été commis durant la même période. Selon des experts de McKinsey, un des plus grands cabinets de consultation au monde, les voitures autonomes ont le potentiel de réduire les morts par accident de 90 %.

59 minutes : C’est le temps moyen que les Montréalais consacraient quotidiennement à leur transport lié au travail, selon le recensement de 2011, et 70 % d’entre eux utilisaient une automobile, un camion ou une fourgonnette pour se déplacer. À Québec, 44 minutes étaient consacrées au transport et 80 % des gens se déplaçaient en voiture. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire ce temps, car ils pourront circuler plus efficacement et diminueront la densité de la circulation. Ils ont aussi le potentiel de libérer les conducteurs pour qu’ils puissent se divertir ou travailler.

2,32 millions : C’est le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus qui vivront au Québec en 2031, selon l’hypothèse de référence des perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec. En 2061, l’Institut prévoit qu’il grimpera à 2,88 millions. Les véhicules autonomes ont le potentiel d’augmenter la mobilité de ces personnes et celle des jeunes sans permis de conduire.

43 % : Au Québec, c’est le pourcentage des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports, selon les dernières statistiques des autorités de la province. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire considérablement ces émissions. D’abord, ils rendront l’usage des voitures électriques plus facile, car celles-ci pourront, après chaque utilisation, retourner automatiquement à une borne de recharge. Ensuite, ces véhicules choisiront les niveaux d’accélération et la vitesse idéaux pour limiter au minimum les émissions. Enfin, davantage de personnes décideront de ne pas acheter de voiture et choisiront, en fonction de leurs déplacements, des véhicules beaucoup plus petits et donc moins énergivores.

10 443 dollars : C’est ce que les ménages québécois dépensent en moyenne en transports au cours d’une année. Il s’agit de leur troisième poste budgétaire après le logement (13 187 dollars) et l’impôt (13 005 dollars). Les véhicules autonomes auront le potentiel de leur faire épargner plusieurs milliers de dollars en facilitant la décision de ne pas posséder de voiture ou de n’en avoir qu’une par ménage au lieu de deux. Ceux qui choisiront de posséder plus d’un véhicule pourront les offrir en location et les transformer ainsi en sources de revenus.

L’aspect négatif

2,5 % : C’est une estimation prudente du pourcentage d’emplois qui pourraient disparaître au Québec à cause de cette nouvelle technologie. De 2011 à 2013, il y avait en moyenne 69 300 chauffeurs de camion, 8 000 de taxi et de limousine, et 21 000 d’autobus au Québec. Cela représente près de 2,5 % des quatre millions d’emplois du Québec. Ils ne disparaîtront pas tous, et ils ne le feront que progressivement, mais un bon nombre de ces 98 300 travailleurs devront se trouver une nouvelle activité dans les 20 prochaines années.

L’aspect incertain

Les véhicules autonomes auront en outre un grand nombre de retombées, potentiellement positives ou négatives, tout aussi importantes. Par exemple, ils auront des répercussions sur le prix des propriétés — il sera notamment plus simple de se déplacer quotidiennement de la ville aux banlieues, ce qui rendra celles-ci plus attrayantes —, l’industrie du tourisme et l’aménagement urbain et rural.

Personnellement, j’ai très hâte de pouvoir regarder un film en faisant la route de Montréal à Québec et de dormir en chemin vers la maison de mes beaux-parents, à Baltimore!

http://www.lactualite.com/

Conduire sa voiture par la pensée grâce aux ondes cérébrales


Est-ce mieux une voiture autonome, c’est à dire sans conducteur, ou bien, une voiture contrôler par la pensée ? Dure de choisir ! Surtout, si une personne est anxieuse qui a tendance a peser trop souvent sur le frein,
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Conduire sa voiture par la pensée grâce aux ondes cérébrales

 

Les ondes cérébrales ont déjà été utilisées pour contrôler des prothèses de membres et même des fauteuils roulants. L’application de cette technique à la conduite d’une voiture n’est finalement pas si surprenante… © Allan Ajifo, Flickr, CC by 2.0

Les ondes cérébrales ont déjà été utilisées pour contrôler des prothèses de membres et même des fauteuils roulants. L’application de cette technique à la conduite d’une voiture n’est finalement pas si surprenante… © Allan Ajifo, Flickr, CC by 2.0

Des chercheurs chinois ont mis au point un système de contrôle d’une automobile via un casque EEG (pour électroencéphalogramme). Il transforme l’activité électrique du cerveau en commandes pour faire avancer, reculer et s’arrêter le véhicule. Au-delà de la faisabilité, l’intérêt d’une telle technique soulève des doutes à l’heure où l’avenir de l’automobile semble placé sous le signe des systèmes autonomes.

Vous trouvez que la voiture autonome n’est pas suffisamment futuriste ? Attendez de voir ce que des chercheurs chinois de l’université de la ville de Tianjin ont mis au point : une voiture qui se contrôle par l’esprit. Plus exactement, les scientifiques ont relié un casque qui capte l’activité du cerveau à une voiture, ce qui permet au conducteur qui se concentre de donner des instructions au véhicule sans lever la main.

L’expérience a été concluante dans la mesure où le conducteur a pu faire avancer, reculer et s’arrêter le véhicule ou encore verrouiller et déverrouiller les portières. Zhang Zhao, qui a travaillé sur le projet, a confié à l’agence Reuters que l’équipement se basait sur 16 capteurs électroencéphalographiques mesurant l’activité électrique du cerveau. Il s’agit d’un logiciel développé par son équipe qui permet de trier ces informations et de les traduire en ordres donnés à la voiture.

On peut légitimement se demander à quoi cela peut servir alors que l’innovation dans industrie automobile se tourne massivement vers la voiture autonome, qui n’aurait pas besoin d’un pilote. Un Elon Musk est allé jusqu’à dire qu’une voiture était un engin de mort, une balle de plusieurs tonnes projetée à plus de 100 km/h et conduite par des humains dont les réflexes sont loin d’être efficaces.Google, de son côté, a abandonné l’idée de faire des voitures semi-autonomes très vite, en voyant à quel point la déconcentration au volant était un problème et souhaite foncer vers une autonomie totale.

Zhang Zhao, étudiant de l’université de Tianjin, en Chine, a travaillé sur ce projet de conduite via une interface neuronale. Il pose ici avec son casque, devant la voiture équipée du dispositif. © Kim Kyung, Reuters
Zhang Zhao, étudiant de l’université de Tianjin, en Chine, a travaillé sur ce projet de conduite via une interface neuronale. Il pose ici avec son casque, devant la voiture équipée du dispositif. © Kim Kyung, Reuters

« Humaniser » le comportement des voitures autonomes

Du coup, cette technologie chinoise, qui remet l’humain au poste de conduite, semble à première vue complètement anachronique. Pourtant, le professeur Duan Feng qui a dirigé le projet ne l’entend pas de cette manière. Pour lui, l’idée, à terme, serait de combiner le contrôle par le cerveau et la voiture autonome, pour fluidifier toujours plus les interactions entre le véhicule et le passager. Par exemple, sur une Tesla Model S, il faut aujourd’hui activer le clignotant dans la direction souhaitée pour que la voiture fasse un dépassement. Avec cette technologie, le conducteur pourrait simplement penser qu’il est temps de dépasser ou de se rabattre et la voiture suivrait l’ordre dans la limite de la faisabilité.

« Les voitures, qu’elles soient autonomes ou non, sont des machines qui doivent servir les humains. Ainsi, nos intentions doivent être clairement perçues », affirme Duan Feng.

On peut imaginer assez facilement comment une telle technologie pourrait être utilisée pour humaniser le comportement des voitures autonomes. Dans une Model S lancée seule sur l’autoroute par exemple, il est possible d’avoir quelques petites frayeurs quand elle se rabat trop près d’un camion. Si cette voiture pouvait lire la poussée d’inquiétude des passagers, elle pourrait alors ajuster sa course

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