Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »


Donald Trump voit une grande opportunité commerciale ainsi que l’extraction de pétrole, uranium, or, diamant et autres avec la fonte des glaces en Arctique. C’est plutôt inquiétant cette stupidité extrême d’aller exploiter une zone fragile au détriment des autochtones qui y vivent.
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Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »

Crédits : Willian Justen de Vascon­cel­los


par  Malaurie Chokoualé

Alors même que les aver­tis­se­ments sur les effets catas­tro­phiques du réchauf­fe­ment clima­tique n’ont jamais été aussi pres­sants, le secré­taire d’État améri­cain Mike Pompeo s’est permis une sortie aber­rante lors d’un discours prononcé lundi 6 mai 2019 à Rova­niemi, en Finlande.

Il s’est réjoui des « nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales » qu’offre la fonte des glaces de la région arctique, rapporte CNN.

Il a égale­ment assuré que le président Donald Trump était « déter­miné à exploi­ter les ressources de manière écolo­gique­ment respon­sable ».

Le secré­taire d’État a expliqué que la dispa­ri­tion de la glace pour­rait réduire de vingt jours le temps néces­saire pour voya­ger d’Est en Ouest.

« Les voies mari­times de l’Arc­tique pour­raient deve­nir les canaux de Suez et de Panama du XXIe siècle », a souli­gné Pompeo. « L’Arc­tique est à la pointe des  oppor­tu­ni­tés et de l’abon­dance car [cette région] contient 13 % du pétrole non décou­vert dans le monde, 30 % de son gaz non décou­vert, une abon­dance d’ura­nium, de miné­raux de terres rares, d’or, de diamants, et des millions de km² de ressources inex­ploi­tées et de pêche à profu­sion. »

Selon un nouveau rapport du Natio­nal Snow and Ice Data Center (NSIDC) – centre d’in­for­ma­tion et de réfé­rence des États-Unis à l’ap­pui de la recherche polaire –, le mois d’avril 2019 a enre­gis­tré des éten­dues de glace extra­or­di­nai­re­ment basses en Arctique, avec 230 000 km2 de moins qu’en avril 2018. Il pointe égale­ment que la glace vieille de quatre ans ou plus ne repré­sen­tait désor­mais plus qu’1,2 % de la couver­ture de glace.

Source : CNN

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